20 juin 2015

« Qu’avons-nous fait à nos hommes ? »

« Quand j’écoutais les réponses j’étais intérieurement terrorisée qu’on était rendus collectivement à penser ça de nos maris, à penser que les hommes de nos vies sont tous violents. ( … ) Comment il se fait que collectivement nous pensions ça ? »

Dans la vidéo qui accompagne le précédent billet quelques passages méritent d’être gravés dans le marbre. Telle cette déclaration ci-dessus, exprimée par la journaliste que l’on voit au début réaliser un micro-trottoir. 


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A propos justement de ce micro-trottoir: certaines et certains pensent qu’environ 70% des femmes sont battues au Québec, et que 70% des hommes sont violents. C’est dingue. Irrationnel. Le résultat le plus réaliste des campagnes sur la violence domestique est ce stéréotype sexiste massif sur les hommes. La lutte contre les stéréotypes en a engendré un nouveau.

 

Regardons aussi les visages et la manière de s’exprimer. Pour des femmes supposées victimes à 70% des ces horribles hommes, elles semblent bien cool, bien relax, souriantes, détendues, libres, sans trace d’inquiétude ou de sentiment d’être menacées. A moins qu’elles ne soient d’excellentes comédiennes… 

 

Ce que l’on voit est que le sujet ne concerne en général pas les gens. Pourquoi? Ils et elles le disent: ils n’en savent rien. Parce que c’est si minime que peu de gens sont touchés. D’ailleurs il suffit aussi de regarder dans les rues de nos villes. En été beaucoup de femmes sont souriantes, vêtues légèrement, et se promènent librement - même tard le soir - dans cette société où les hommes dans leur ensemble sont supposés terroriser les femmes. Il y a comme un sérieux décalage, là.

 

Dans cette vidéo encore, une juge à la Cour du Canada déclare que l’égalité est aujourd’hui biaisée par le féminisme. 

 

Un médiateur y réfute l’argument selon lequel les hommes sont violents uniquement pour contrôler les femmes. C’est la doxa féministe. Pour certains c’est le cas, pour d’autres non. L’envie de contrôler l’autre n’appartient pas à un sexe plus qu’à un autre. Fouiller dans un téléphone portable pour voir si son copain a des sms compromettants n’est pas si exceptionnel. 

 

Il est  très regrettable que la représentation du couple, de la femme et de l'homme selon le féminisme prenne cette tournure. Opposer femmes et hommes de cette manière n'a pas de sens. En Suisse nous sommes encore relativement épargnés. Pour combien de temps ? Cette vidéo déconstruit une bonne partie des dogmes féministes misandres ( oups, pléonasme… ). Je la remets ici :

 

 

 

 

 

 

12:06 Publié dans Féminisme, société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : hommes, femmes, québec, violence conjugale | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

En France également, on passe sous silence les violences conjugales exercées par les femmes: le Ministère des droits des femmes (il n'y en a aucun pour défendre ceux des hommes) ne parle que de la violence faite aux femmes ; les aides pour protéger les victimes sont prévues uniquement pour les femmes ; les appels téléphoniques sont pour les femmes ; les infos que l'on trouvent dans les gendarmeries sont faites pour les victimes féminines ; etc...
La médiatisation de cette violence masculine est telle qu'un sondage identique à celui du Québec donnerait sans doute le même résultat. Or les enquêtes menées par l'Observatoire national de la délinquance donnent 32 % d'hommes parmi les victimes de violence conjugale physique. Quant à la violence psychologique dans le couple, c'est la parité. Aujourd'hui, féminisme = mensonge = misandrie.

Écrit par : Henri | 21 juin 2015

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