03 juin 2015

Kouchner, M6 et Genève : même combat

A Genève des enseignants n’osent plus aborder la question du fait religieux ou de la guerre entre Israël et le Hamas. Ils se censurent d’eux-mêmes. En France Bernard Kouchner propose d’abandonner le mot « euthanasie ». On y entend la résonance « nazie » et il a dit en 2014 que ce n’est pas un mot gentil.


kouchner,nazi,euthanasie,Certains mots deviennent tabous. Que se passe-t-il?

 

Monsieur Kouchner trouve que le mot « euthanasie » est malvenu. « D'abord, il y a le mot nazi dedans, ce qui n'est pas très gentil. Et puis on a tout de suite l'impression qu'il y a une agression, qu'on va forcer les gens ».

 

Eh oui, les mots ont un sens. On ne peut pas supprimer les mots parce qu'ils nous dérangent. Ou parce que l'on prend les gens pour des cons, à mélanger sans discernement les sons et les sens. Kouchner prend les gens pour des cons. On ne peut pas supprimer des mots arbitrairement, comme les nazis supprimaient les livres en 1933.

 

Dans le même temps le directeur de la chaîne M6, Nicolas de Tavernost, reconnaissait récemment censurer des reportages pour ne pas contrarier certains clients. Ne parlons pas de France télévision, organe d'Etat. La pensée et la parole sont de plus en plus limités, contraints à l’insignifiance. C’est la régression du XXIe siècle. Portée par la gauche et sa peur maladive du langage, la censure revient. La parole se limite.  

 

C’est une grande régression sociale et intellectuelle. 

C’est la liberté en danger.

 

 

Bienvenue dans le monde « exemplaire ». 

Le monde du silence progressif.

 

La peur gagne.

 

 

 

17:27 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : kouchner, nazi, euthanasie | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

La novlangue progresse. A propos, à la liste des mots trompeurs (antisémite, pédophile, race humaine,etc...) il faudrait ajouter "homophobie", qui signifie "qui craint son semblable".

Écrit par : Géo | 03 juin 2015

Lorsque l'on parle de faire des économies la "masse salariale" pas la plus à l'aise se réjouit en imaginant que le pouvoir songe à réduire des dépenses d'escalade de prestige ou de vanité. Pour apprendre mais un peu tard que par "économiser" il aurait fallu comprendre réduire les prestations sociales, les acquis sociaux.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 03 juin 2015

Peut-être qu'il devient plus compliqué d'utiliser certains mots dans le cadre d'institution. Mais il est extrêmement facile de balancer le fonds "brut" de sa pensée, sous pseudonyme, sur le web.

Écrit par : Riro | 04 juin 2015

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