16 avril 2015

Parité en France : vers un jugement de Salomon ?

Les dernières élections françaises ont vu l’instauration de la parité sous la forme d’un binôme. Deux candidats, une femme et un homme, se présentent ensemble pour le même siège. Et au final très peu de femmes sont élues présidentes des départements.


parité,france,hommes,femmes,Je passe sur la détestable contrainte - une de plus - que les dirigeants veulent imposer aux citoyens, pour en constater le bug final. Un bug de taille qui a fait rager les féministes professionnelles : la parité sur le bulletin de vote ne fait pas élire plus de femmes aux postes de pouvoir (présidences d’assemblées). Pourquoi?



Quelques commentaires de Réjane Sénac, chercheuse CNRS au Cevipof et présidente de la commission parité au Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh):

«... on a observé, en particulier pour les municipales, que le profil des élues n’est pas le même que celui des élus. Les femmes sont en particulier moins encartées, et n’ont pas les mêmes professions que les hommes. Pourquoi ? Parce que la tentation est grande pour les partis politiques de faire le calcul suivant : «Je suis contraint par la loi de mettre autant de femmes que d’hommes, donc tant qu’à faire, je vais faire d’elles un atout électoral en tablant sur leur complémentarité.» L’ouverture par les femmes à la société dite civile, à la diversité (territoriale ou ethno-culturelle) vise à gagner des voix parmi les groupes qu’elles sont censées représenter (associations, communautés…). Cela permet de jouer la carte du renouvellement de la classe politique. Mais celles qui ont été choisies pour des critères de complémentarité sont moins aguerries en politique, moins en position d’autonomie et d’autorité, et se sentent donc moins légitimes pour candidater à des postes de responsabilité, en particulier à la présidence.»

A la question: «Quel bénéfice en retirent les candidats masculins ?», elle suggère:

«Pour eux, c’est une stratégie de gagnant-gagnant: les femmes apportent de nouvelles voix, sans les concurrencer pour la course au pouvoir. Chacun reste à sa place. C’est ce que j’appelle une égalité sous conditions: les femmes sont inclues en politique pour les mêmes raisons qu’elles en ont été exclues. Elles ont été exclues du droit de vote et de l’éligibilité jusqu’en 1944 au nom de leur incapacité à être autre chose que de bonnes mères et de bonnes épouses. Aujourd’hui la tentation est de les inclure, toujours au nom de leur différence, qui devient une plus-value. Il s’agit de «rentabiliser» et de théâtraliser leur différence. C’est du « sexisme bienveillant » fondé sur le registre de la complémentarité et non de l’égalité. Dans cette logique, les femmes ne peuvent au mieux qu’être de bon n°2, et pas des n°1 légitimes.»


Argumentaire victimaire, encore une fois, qui ne tient pas car les postes de présidents sont pourvus par le vote des élus. Dans ces élus il y a autant de femmes que d’hommes. Cela signifie que ce sont les élues femmes qui, forcément, par leur vote, ont placé 90% d’hommes aux présidences.

Les salôôôpes! dirait Lucchini.

Il  ne reste qu’une solution: un jugement de Salomon. Il faut couper un homme et une femme en deux et mettre une moitié de chaque au poste de président. Ainsi la parité sera respectée. Ce sera sanglant (sans jeu de mot...) et rafraîchissant.


Quant à l’argument selon lequel les femmes ont été exclues en politique, je rappelle que la répartition des espaces de pouvoir épargnaient la guerre aux femmes alors que les hommes y étaient sacrifiés. Que les hommes n’ont eu le droit de vote réel et universel que quelques décennies avant les femmes - car la plupart d’entre eux étaient exclus du vote et des responsabilités pendant des millénaires. Que les hommes étaient exclus des rites et événements de la grossesse et de l’accouchement. Entre autres.


14:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : parité, france, hommes, femmes | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

La parité en France est un système qui a était principalement imposer par les femmes. Si elle on pas les effets escompter peut être qui faudrait la supprimer. Un extrait d'un article de presse « La parité ne pouvait pas s'appliquer aux présidences d'exécutifs départementaux, en raison de la liberté de se présenter garantie par la Constitution ».C'est un système qui pénalise autant un homme qu'une femme et deux systèmes principaux s'oppose liberté/égalitarisme représentation/sélection sans la parité il aurait peut être mois d'élus.
Il faudrait peut-être réapprendre les différences entre les hommes et femmes. Pourquoi ne pas mettre en place des formations ou autre pour permettre aux femmes de faire de la politique. Ce n'est pas en faisant a discours de féministe victimaire et faire des affiches ou autres pour montrer qu'une femme peut s'impliquer que l'on devient crédible après tout les hommes ne le font pas et dans beaucoup de domaine il pourrait le faire.
La parité c'est plus de l'égalitarisme que du respect envers chaque sexe après tout que des hommes ou des femmes soient majoritaire dans un domaine professionnel, politique, ou autre sa ne devraient pas poser de problème.
C'est comme dans les forces armées il faut aux moins 15% de femmes objectif 20% alors ont adapte (tests physique différents,...) les unités les plus prestigieuse et sélective sont très masculine. En chine entre autres les femmes dans l'armée de terre sont regroupées entre elle en section compagnie, il existe même des forces spéciales féminine d'une certaine manière la sélection elle le font entre elle.
Mais ces plus facile pour elles de proposer des guides de la parité, faire des rapports "égalitaire" pour la féminisation (accompagner des femmes par des femmes, des trophée "Femme au début prometteur", clips,...) et dire que c'est à cause de l'homme c'est trop simple : "sont but est de dominer la femme", elle ne font rien pour nous soutenir cela fait bientôt trois ans que nous avons du féminisme radicale ou des hauts conseils à l'égalité pourtant c'est rare quand elle prennent la défense des hommes c'est guerre étonnant d'après leur théories on ne devraient pas avoir de différence :
http://www.g-e-s.fr/base-de-documentation/dossiers/les-discriminations-contre-les-hommes-en-france/
Une chose est sûre pour reprendre les mots d'une féminisme "on ne fabrique pas des Wonder woman ". Arriveront elles à se libérer d'un système que leurs représentantes ont mis en place ? Et les hommes s'assumeront-ils, c'est peut être une solution?

Écrit par : Lafaux | 16 avril 2015

Rien n'empêche les femmes d'adhérer à un parti politique, d'y militer, de faire leurs preuves, de défendre un programme et de se faire élire. Mais la politique les intéresse moins que la plupart des hommes, tout simplement. Elles préfèrent consacrer du temps aux associations ou à leur famille, ce qui est tout aussi honorable. En tout cas, rien ne justifie les passe-droits que sont les quotas. La République donne à tous les citoyens une égalité de droits. Ensuite chacun choisit sa voie.
50 % de femmes dans la population et il faudrait absolument 50 % de femmes en politique ! Cela n'a aucun sens car, avec 6 millions de musulmans en France, on devrait leur attribuer 10 % des sièges, sans compter les jeunes, les noirs, les ouvriers... qui sont également sous-représentés au Parlement. Cette dérive paritaire et communautaire pénalise également les hommes exclus mais méritants ainsi que les partis qui devront payer pour avoir fait passer la compétence avant le sexe. On ne fait pas de politique avec son zizi ou sa zézette mais avec sa tête. Les électeurs l'ont bien compris qui votent en fonction des idées des candidats, à commencer par les féministes de gauche qui ne donneront pas leur voix à Marine le Pen parce qu'elle est femme !

Écrit par : Henri | 18 avril 2015

@Lafaux

Vous cherchez l'agrément des féministes qui plus est radicales.
MDR, c'est tellement drôle :D

Écrit par : rasilak | 18 avril 2015

Je ne cherche pas l'agrément des féministes qui plus est radicales ce que je trouve drôle c'est le féministe est leur contradiction.

Écrit par : Lafaux | 23 avril 2015

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