26 mars 2015

Criminalité à Genève : les traders du viol

Il y a quelques jours le gouvernement genevois livrait son bilan de la criminalité. Avec une certaine satisfaction puisque les chiffres sont en baisse. Voyons ce que disent ces chiffres dans le domaine particulier et sensible des relations femmes-hommes.


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La Tribune de Genève a relayé l’information. Les viols annoncés sont au nombre de 11. Il n’est pas indiqué si ce sont des plaintes pour viol ou des condamnation finales en justice.

A fin 2014 Genève comptait 482’000 habitants pour une population féminine de plus de 18 ans d’environ 200’000 âmes. 11 viols sur environ 200’000 résidentes femmes: qu’il s’agisse de plaintes ou de jugements, et si l’on s’en tient au chiffre officiel, le taux annuel de viols à Genève est de 0,005% de la population féminine adulte. Tout crime est de trop, mais on voit ici, heureusement, que ce taux est extrêmement faible.

Les taux varient d’un pays à l’autre selon l’organisme responsable de compiler des recherches et selon l’intérêts des acteurs. Par exemple en France les groupes féministes annoncent environ 80’000 viols par an. Soit 0,32% de la population féminine majeure. Comparé au chiffre genevois il y aurait donc 70 fois plus de viols en France qu’en Suisse. Cherchez l’erreur.

Une étude du Département de la justice aux Etats-Unis suggère que 25% des étudiantes sont susceptibles d’être violées pendant leurs études. Comment passe-t-on de 0,005% - ou 0,05% si l’on admet comme vrai que seul un viol sur 3 ou sur 10 est dénoncé (il ne s’agit que d’hypothèses et d’extrapolations) - à 25%? Dit autrement, comment passe-t-on de 5 victimes sur 100’000 (0,005%) à 25’000 victimes sur 100’000 (25%)? Un écart inouï que rien n’explique, sinon la fantaisie des actrices et leur avidité au gain.

Les chiffres extrapolés ne tiennent clairement pas la route. Ils sont affirmés comme vérité indiscutable alors qu’ils ne reposent que sur les besoins des associations en subventions d’Etat. Certaines d’entre elles ont un partenariat avec le pouvoir et reçoivent leurs fonds selon les chiffres annoncés - chiffres jamais vérifiés par les autorités. Leur intérêt n’est pas la vérité mais leur chiffre d’affaire. Ce sont les «traders» du viol.


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La question des viols non dénoncés est délicate puisque l’on table sur quelque chose que personne ne peut vérifier. Mais en supposant que cela soit véridique, on serait à Genève à un taux de viols de 0.05% au lieu de 0,005%.

Aujourd’hui une astuce est développée pour grossir les chiffres. Il s’agit de multiplier par environ 60 (ans) le chiffre annuel. Cela permet de dire que «dans une vie, les femme sont massivement sujettes à être violées». Toutefois le compte n’y est pas. En effet, dans le cas de Genève, 11 cas multipliés par 60 ans, cela donne 660 cas de viols en 60 ans, soit 0,33%. Il ne suffit pas d’additionner les résultats annuels pour avoir une image de la situation.

Le viol étant très politisé aujourd’hui, les chiffres sont en général manipulés, les calculs truqués. Ils ne doivent pas servir à constater un fait mais à donner la charge et à victimiser les femmes. Peu importe la réalité puisque le but est le relais médiatique sur fond de culpabilité sociétale.

Seuls les chiffres des condamnations devraient être pris en compte - ce qui mettrait au chômage nombre de professionnelles de l’accusation. Pour les hommes aussi on ne devrait compter que les cas jugés, et tant pis pour ceux - et celles - qui ne dénoncent pas à la justice.

Revenons à la France. Le discours officiel auto-validé est de 80’000 viols par an, extrapolation comprise (en réalité il y a environ 1’700 condamnations annuelles pour viol). Sur une population féminine majeure de 25 millions de résidentes cela fait 0,32%. Extrapolation comprise on constaterait, si c’est vrai, 7 fois plus de viols en France qu’en Suisse (en proportion de la population). Et si l’extrapolation est écartée ce serait 70 fois plus. C’est incohérent.

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Autre élément troublant conduisant au doute: si l’on pouvait additionner simplement les pourcentages annuels, il se pourrait que sur une vie il y ait plus de 100% de risques pour un homme d’être dénigré, agressé, volé, etc. Or outre l'absurdité théorique du chiffre cela ne semble pas être le cas - du moins pas au point d’aller au tribunal.

Je n'ai pas compté les fausses accusations (image 1: l'affaire Lola) dans ce court tableau, pour lesquelles les chiffres existants et que j'ai déjà relayés sont également suspects sans décision de justice (acquittement de l'accusé, condamnation de l'accusatrice). Et dans cette problématique la misandrie bat son plein. Par exemple, Lola a été condamnée à seulement 300 euros d'amende avec sursis pour avoir inventé, menti, dénigré les hommes, affolé la France entière via la dramatisation télévisuelle, fait défiler un comité de soutien en blanc, ameuté inutilement la justice.

Le viol en terme statistique? A Genève il y a ce chiffre: 11 viols en 2014. C'est 11 de trop, mais pas plus. Le reste n'est qu'extrapolation victimaire ou hystérie émotive.

Les féministes y perdent de leur crédit tant les chiffres qu'elles annoncent sont invérifiables et discutables. Tant mieux. Il serait temps que la société ouvre les yeux. Car quand la vérité plie devant le politique on n'est pas loin d'un désastre. Désormais il faut tout regarder à la loupe. Avec le doute comme principe de base et non l'adhésion béate, émotive et aveugle.

15:08 Publié dans Politique, société | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : femmes, hommes, viol, statistiques, geneve, france, usa, campus | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

C'est marrant , les chiffres sont toujours identiques ou presque à ceux que l'on trouve dans les campagnes américaines contre le viol...

"1/4 ou 1/5 des étudiantes seront violées..."
"2% de fausses accusations..."

Écrit par : nemotyrannus | 27 mars 2015

vous dites que les chiffres sont manipulés et gonflés et en même temps vous ajoutez (en réalité il y a environ 1’700 condamnations annuelles pour viol) sans donner votre source. Comment peut on vous croire?

Écrit par : Yolaine | 30 mars 2015

http://www.wikistrike.com/2014/06/la-france-dissimule-l-ampleur-dramatique-de-la-pedocriminalite.html




383


900

1283 Condammations pour viol !!! le reste n'est que de l'extrapolation !!!

Écrit par : leclercq | 30 mars 2015

suite

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/statistiques-de-la-police-et-de-la-55516

En moyenne par année (moyenne de 2004 à 2006 inclus), la justice condamne 1 728 personnes pour viols et 6 428 pour agressions sexuelles. Ces chiffres ne présentent pas de tendance significative sur la période (voir tableau 2, ici)

En résumé, on peut dire que 25% à 44% des infractions de violence sexuelles élucidées par la police sont condamnées.

j'ai l'impression que cette phrase est mensongère comment peut t'elle affirmer qu'il y aurait 75% de viols élucidés non comdammés, là elle suppose que tous les viols déclarés sont vrais sans émettre même l'idée que 8 viols déclarés sur 10 sont de fausses accusations.

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article388

Écrit par : leclercq | 30 mars 2015

Sont élucidés (existence d’un suspect ou d’un accusé)

magnifique cette notion élucidé selon cette naja !!! visiblement elle prend les hommes pour des cons !!!

Écrit par : leclercq | 30 mars 2015

@ Leclercq: "8 viols déclarés sur 10 sont de fausses accusations."
Citez vos sources.

Écrit par : modelibre | 30 mars 2015

l'honnêteté de ces gendarmes

Selon une source policière, « dans sept ou huit cas sur dix, c’est du pipeau ». Ce fonctionnaire dénonce la perte de temps et l’argent dépensé : « En plus d’un collègue pour le dépôt de plainte, il y a les prélèvements à analyser qui sont envoyés à Lille, au Havre pour les analyses

ça c'est pas des exagérations de féministes

Écrit par : leclercq | 30 mars 2015

j'ai pas dit des on-dits, Leclercq, mais des sources fiables.

Écrit par : modelibre | 30 mars 2015

Sur le net, en recoupant les infos, on arrive à 8 à 10 % de fausses accusations, ce qui est déjà trop, mais rien à voir avec vos chiffres tirés d'on ne sait où.

Écrit par : modelibre | 30 mars 2015

@ modelibre

vous appelez des on-dits des sources policières sérieuses, des propos d'un procureur de la république adjoint. pour une foi qu'on a la chance d'avoir le témoignage d'acteurs de terrain c'est tellement rare au lieu des extrapolations mensongères féministes.

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/1750395/de-fausses-denonciations-de-viol#.VRo05rknMdU

que valent vos recoupement d'infos sur le net par rapport au quotidien de ces personnes dignes de foi "rien", vous appelez peut-être source fiable des enquêtes type ENVEFF, ça fait bien une enquête, ça fait fiable c'est pourtant de la merde.

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article203

vous n'avez peut-être pas pris conscience du niveau de malhonnêteté intellectuelle des féministes.

comme l'autre merde au-dessus. qui redéfini le sens du mot élucidé.

"Sont élucidés (existence d’un suspect ou d’un accusé)"

aprés on en arrive à ça.

Mais que dit Thierry Allègre dans le Parisien ?

"Il aura fallu huit heures aux quinze jurés de la cour d’assises d’appel pour élaborer leur verdict. En achevant sa plaidoirie, l’avocat de l’accusé nous avait exhortés à voter « blanc » si nous avions le moindre doute. Nous sommes partis délibérer vers17 heures. « Je ne veux pas de vote blanc, nous a tout de suite dit la présidente. Vous votez coupable ou innocent.»

En appel, il faut une majorité de 10 voix sur 15 pour que l’accusé soit déclaré coupable. La présidente a procédé à un premier tour, à mains levées. Et là : seulement huit personnes ont voté la culpabilité. Trois ont dit : « Je ne sais pas. » Et quatre ont voté l’innocence. La présidente a qualifié ça de « moment d’égarement » et elle s’est mise à nous parler, à bâtons rompus, de sa propre vie. Elle a évoqué d’autres dossiers. Elle essayait, à coup d’anecdotes, d’orienter notre vote. On se regardait, sans savoir trop quoi faire.

Un juré l’a interrompue. « Là, vous allez trop loin. Vous cherchez à nous orienter », a-t-il dit. Moi, je commençais à bouillir. Mon voisin, qui avait pourtant voté la culpabilité, m’a poussé du coude. « Vous êtes en train de nous dire qu’il est coupable! » ai-je lancé. Une heure plus tard, on a procédé au « vrai » vote. Et là, les trois indécis ont opté pour la culpabilité. J’étais abasourdi. « On peut faire condamner quelqu’un sur un dossier vide», me répétais-je.

On a commencé à discuter sur la peine. « Je ne demande pas qu’il fasse de la prison mais qu’il soit condamné », avait dit la partie civile. J’ai repris son raisonnement. « Vous l’avez condamné, maintenant respectons la demande de la partie civile. Mettons-lui du sursis », ai-je proposé. La présidente s’est aussitôt agacée. « C’est pas comme ça que ça marche », a-t-elle dit. On a d’abord fait deux tours à vide. Avant de passer au troisième tour, la présidente a dessiné trois colonnes sur un paperboard : ce qui accable l’accusé, ce qui l’innocente, les zones d’ombre. On a commencé à rediscuter de l’affaire.

Tout ce qu’on disait remplissait les colonnes « culpabilité » ou « zones d’ombre ». La présidente écartait systématiquement ce qui pouvait alimenter « innocence ». A un moment, j’ai souligné que la victime, tous les mercredis, revenait voir son soi-disant violeur. «Ça l’innocente », ai-je dit. « C’est un détail, a répondu la présidente. On n’innocente pas sur un détail. » Même chose, plus tard, lorsque j’ai rappelé un élément très favorable à l’accusé. J’ai insisté. La présidente m’a sèchement rabroué.

Les tours de vote ont commencé. Les trois juges insistaient pour qu’on inflige de la prison ferme. Ils voulaient que la peine en appel ne soit pas plus basse qu’en première instance. J’ai mouillé la chemise pour essayer de convaincre les jurés. Sur les douze, on était seulement trois à parler et les juges étaient mes principaux adversaires. Après des discussions infinies, on est tombé d’accord sur cinq ans de prison, dont deux avec sursis. Une peine absurde. S’il est coupable, il doit prendre davantage. S’il est innocent, il doit être acquitté.

Il était 2 heures du matin. La peine venait d’être votée. Un juré, à ce moment-là, a dit : «Mais alors, si on le condamne, ce soir il sera en prison? » J’avais envie de hurler : « Tu pensais quoi? Qu’il allait rentrer chez lui avec une fessée? » J’étais hébété. On a signé la feuille. On est retourné dans la salle d’audience. Le condamné était là, calme, posé. Je l’ai regardé. J’avais les larmes aux yeux. Quand il a entendu le verdict, il a hurlé : «Salauds!» Les policiers l’ont encadré, puis emmené. Nous sommes retournés prendre nos affaires. Nous nous sommes dit au revoir. Une jurée suppléante m’a ramené chez moi. Dans sa voiture, je n’arrêtais pas de répéter : « C’est une honte. » Jusqu’au bout, j’avais espéré convaincre les autres. Je n’ai jamais envisagé de jeter l’éponge. En y repensant, j’aurais peut-être dû.

Félicitations Monsieur Thierry Allègre pour votre courage !

c'est des procés comme ça quelles veulent ces merdes de féministes.

Écrit par : leclercq | 31 mars 2015

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/1750395/de-fausses-denonciations-de-viol#.VRo05rknMdU

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article203

http://blogdesinnocents.canalblog.com/tag/ALLEGRE

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/justice-les-femmes-sont-elles-des-juges-comme-les-autres-25-02-2012-1435061_56.php

"Oui, selon certains avocats, surtout dans les affaires de violences conjugales et d'agressions sexuelles. "Les femmes ont un côté implacable, sans complaisance, ne laissant aucune place à la triche lorsque les faits sont avérés", confesse l'avocat pénaliste Vincent Nioré. Dans une affaire d'agression sexuelle à l'encontre d'une jeune majeure, le tribunal féminin a condamné l'auteur à deux ans de prison, dont un avec sursis, en dépit du fait que la victime n'avait pas opposé de résistance à son agresseur. "Les juges ont tenu compte de la fragilité psychologique de la victime pour retenir la qualification d'agression sexuelle", explique l'avocat. Qui présume qu'une juridiction masculine aurait accordé plus de poids au comportement passif de la jeune femme, majeure de surcroît, pour se montrer plus indulgente. "Les femmes ont une perception de l'agressivité plus physique et moins intellectuelle que les hommes", décrypte Charlotte Caubel, ancienne secrétaire générale du tribunal de Bobigny, la juridiction pilote de l'étude du Laboratoire de sociologie juridique.

Les femmes seraient aussi plus enclines à prendre le parti des victimes de discrimination sexuelle"

elles ont beau être juge elle sont d'abord des femmes, l'émotionnel est plus présent avec le manque d'objectivité qui va avec, et après on en arrive au comportement de cette présidente citée ci-dessus.

"Les femmes ont un côté implacable, sans complaisance"

comportement très courant chez les femmes gendarmes, les super pervenches, la population et leurs collègues en sont exaspérés, à Renaison dans la Loire il y en a une qui s'est retrouvée nue attachée plusieurs heures dans un prè, évidement elle a été immédiatement mutée ailleurs.

Écrit par : leclercq | 31 mars 2015

Un homme confronté à une juridiction uniquement composée de femmes n'est pas souhaitable, la qualité de la justice, sinon son équité, peut s'en trouver altérée",

cette phrase est lourde de sous entendus !!!

Écrit par : leclercq | 31 mars 2015

là cet homme a pris un an ferme pour ça

"Dans une affaire d'agression sexuelle à l'encontre d'une jeune majeure, le tribunal féminin a condamné l'auteur à deux ans de prison, dont un avec sursis, en dépit du fait que la victime n'avait pas opposé de résistance à son agresseur. "

et les délinquants multirécidivistes, prennent guère plus pour des délits beaucoup plus graves !!!

Madame Monsieur,

Savez-vous quel est le point commun entre les terroristes Chérif Kouachi (12 victimes), Amedy Coulibaly (6 victimes), Mehdi Nemmouche (4 victimes) et Mohamed Merah (6 victimes) ?

Ne comptez pas sur le gouvernement ou les médias pour vous le révéler - et encore moins la ministre de la Justice Christiane Taubira.

Car ce qui relie le parcours de ces terroristes n'est pas seulement le radicalisme islamique.

Tous les 4 sont des criminels multirécidivistes qui ont bénéficié pendant toute leur vie du laxisme et des failles béantes de notre justice pénale.

Tous les 4 auraient dû être en prison au moment de leurs attentats.

Vous avez bien lu (et je vais vous le prouver dans un instant) : si notre système pénal fonctionnait normalement, toutes les victimes de ces terroristes seraient encore en vie aujourd'hui : la policière municipale, les victimes de Charlie Hebdo, de l'Hyper Cacher, du Musée juif de Bruxelles, les militaires du régiment de Montauban et les enfants de l'école juive de Toulouse.

Coulibaly, condamné à 5 ans de prison en 2013

Prenez le parcours criminel d'Amedy Coulibaly. Voici ce qu'en dit le journal Libération :

« Le casier d’Amedy Coulibaly témoigne d’un lourd passé de braqueur alors qu’il n’avait même pas 18 ans. En 2001, il avait été condamné à trois ans ferme, dont deux avec sursis, par le tribunal d’Evry puis, la même année, à quatre ans dont deux avec sursis toujours pour des «vols aggravés». En 2002 encore, douze mois dont neuf avec sursis pour vol aggravé et recel. En 2004, le voilà renvoyé devant la cour d’assises des mineurs du Loiret, qui lui inflige six ans de prison pour un vol à main armée dans une agence BNP avec deux complices. En 2005, le tribunal correctionnel de Paris condamne Coulibaly à trois ans d’emprisonnement pour «vol aggravé, recel et usage de fausses plaques d’immatriculation». En mai 2007, il prend dix-huit mois pour trafic de stupéfiants. »

Ce que le journaliste oublie de préciser, c’est qu’un seul vol à main armée, dans notre code pénal, est un crime puni théoriquement de 20 ans de réclusion criminel. Mais Coulibaly, malgré ses multiples braquages, s'en est sorti avec quelques années de détention au total.

Plus grave encore : le 20 décembre 2013, il a encore été condamné à 5 ans de prison.

Mais il a bénéficié des remises de peine accordées depuis des années à tous les détenus, y compris les plus dangereux. Certes, il a fait de la détention provisoire. Mais s'il avait purgé la totalité de cette peine, la jeune policière et les victimes juives de l'Hyper Cacher seraient encore en vie.

Et saviez-vous que, pour Christiane Taubira, ces remises de peine sont encore insuffisamment généreuses ?

Pour elle, il était injuste que les récidivistes bénéficient de remises de peine réduites par rapport aux primo-délinquants. Dans sa toute récente réforme pénale, entrée en vigueur au 1er janvier 2015, elle a donc décidé que les récidivistes pourraient désormais avoir des remises de peine plus longues !

Kouachi, parti au Yémen malgré son "contrôle judiciaire"

Cherif Kouachi a aussi un sérieux casier judiciaire de délinquant. Déjà bien connu de la police et de la Justice pour de nombreux délits, il a été condamné à 3 ans de prison en 2008 pour djihadisme dont 18 mois avec sursis.

Mais dans son cas, la faillite de la justice est encore plus hallucinante.

En 2010, il est à nouveau arrêté et placé en détention provisoire pour avoir préparé l'évasion d'un terroriste notoire.

La justice décide de le libérer, en attendant son procès, mais elle lui impose un « contrôle judiciaire » jusqu'en avril 2013 : interdiction de quitter la région et obligation de pointer toutes les semaines au commissariat de Gennevilliers.

Sauf que quelques mois plus tard, Cherif Kouachi part au Yemen s'entraîner dans un camp d'Al-Quaïda, dans la plus parfaite impunité. Ni la police, ni la justice ne viendront l'inquiéter (et encore moins le sanctionner) pour cela.

Une faille, une bavure ? Non, c’est le fonctionnement habituel de notre système.

Un juge interrogé par Le Figaro révèle ce que savent tous les spécialistes : « les pointages au commissariat dans le cadre de contrôle judiciaire ne font jamais l'objet de contrôles stricts. Au mieux, ce n'est qu'au bout de la quatrième ou cinquième absence que le commissariat prévient le tribunal… ». Et quand la Justice est prévenue il est rare qu'elle réagisse, « et « il est encore plus rare que le non-respect des obligations débouche sur une incarcération ».

Bref, c'est l'impunité la plus totale pour nos criminels, y compris les plus inquiétants. Et ils le savent pertinemment. Tout récemment, devant la cour d'Assises du Nord, l'auteur du meurtre d'un commerçant était interrogé par le juge : « pourquoi n'avez-vous pas respecté les obligations de votre contrôle judiciaire ? ». « Cela ne m'intéressait pas », avait-il répondu.

N’est-il pas temps de faire en sorte que les criminels dans notre pays soient « intéressés » aux conséquences de leurs actes ?

Car l'impunité de Kouachi ne s'arrête pas là. En 2010, les juges ont établi qu'il possédait des images pédopornographiques sur son ordinateur. Croyez-vous que la justice a réagi avec fermeté, vu le profil de ce multirécidiviste aux inquiétantes connections djihadistes ?

Non, c’est tout le contraire : elle a tout simplement « classé l'affaire », comme elle le fera à de nombreuses reprises vis à vis des crimes de Mohamed Merah (voir plus loin).

Nemmouche, braqueur multirécidiviste

Medhi Nemmouche, celui qui a tué 4 personnes au musée juif de Bruxelles, a exactement le même profil que Coulibaly. A seulement 14 ans, il est déjà arrêté pour cambriolage. S'ensuit une longue série de délits en tous genre : recels, vols avec violence, dégradations de bien. A 17 ans, il agresse au couteau une enseignante. Tout cela dans la plus grande impunité, puisqu'il faudra attendre qu’il commette de multiples braquages pour que la justice l'envoie enfin en prison.

Au total, il sera incarcéré à 5 reprises à partir de 2004. A chaque fois, pour des durées dérisoires, sachant qu'un seul braquage est théoriquement puni jusqu’à 20 ans de prison. Et à chaque fois, la justice le relâchera bien avant la fin de sa peine.

Lui aussi aurait dû être en détention (et pour de longues années encore !) le 24 mai 2014, date de la tuerie de Bruxelles.

Mohamed Merah, libre à 23 ans malgré 18 condamnations

Le parcours de Mohamed Merah est le plus spectaculaire de tous. Sans doute parce qu’on dispose de tous les détails, plusieurs livres étant paru sur son compte.

Saviez-vous que, moins d'un mois avant ses 6 meurtres, il avait été condamné à un mois de prison ferme ? Et que la Justice l'avait immédiatement remis en liberté, malgré ses 18 condamnations au casier judiciaire ?

Pour vous donner une idée de l'impunité dont il a joui tout au long de son parcours criminel il faut lire sa fiche Wikipédia :

« En 2002, il frappe au visage une assistante sociale. Le tribunal pour enfants le condamne pour violences volontaires. Ses éducateurs se plaignent de lui « Il injurie, insulte les filles, […] qui nous demandent de les protéger et de fermer leur chambre à clé. Chaque jour, nous devons intervenir pour une dégradation, un vol, un conflit, une agression dont Mohammed est l'auteur ». Dans une lettre à un juge datée de 2003, la mère de Mohammed Merah déplore à son tour d'avoir été agressée physiquement par l'adolescent « La violence de mon fils est telle que je me trouve dans l'incapacité d'y faire face ». En février 2004, il est arrêté pour avoir jeté des pierres sur un autobus, il s'en tire avec une simple admonestation. En janvier 2005, il tient tête à l'une des éducatrices du foyer Mercadier et la frappe à l'œil avant de fuguer. Il est condamné à cinq mois de prison avec sursis pour coups et blessures volontaires. Il faudra une convocation assortie d'une menace de révocation de sursis envoyée chez sa sœur Souad pour qu'il reprenne contact avec la Justice des mineurs. En 2005, il est arrêté au volant d'une moto Honda volée. En 2006, il est poursuivi pour un vol de portable avec violence, de moto, et des insultes. Il agresse à coups d'extincteur son oncle qui lui demandait d'arrêter un rodéo bruyant en quad, dans la cité des Izard. Durant sa minorité, il est condamné à quatorze reprises par le tribunal pour enfants pour diverses affaires de dégradations, de manquements à l'autorité ou de vols.

En 2007, il se rend avec un pistolet chez son frère Abdelkader et la compagne de ce dernier. Il tire dans l’écran plat posé sur le meuble télé et saccage leur appartement, jetant les objets par la fenêtre du 4e étage. Il quitte les lieux en menaçant « Si tu lèves encore une fois la main sur moi, je t'en loge une ». En décembre 2007, il arrache le sac d'une personne âgée dans le hall d'une banque. Pour ce vol avec violence, Mohammed Merah devenu majeur, est condamné à 18 mois de prison ferme selon la procédure de comparution immédiate (première incarcération !).

En décembre 2008, il refuse d'obtempérer à un contrôle policier forcé et est réincarcéré à la maison d'arrêt de Seysses jusqu'en septembre 2009. Début juillet 2010, il vient consulter un avocat pour entamer une procédure aux prud'hommes en raison d'heures de travail non payées, chez son carrossier. Un an plus tard, il insulte et menace une employée de la concession Renault qui lui aurait donné par téléphone une indication erronée : « Toi, si je te retrouve dehors, tu es morte ». En février 2012, il est jugé une nouvelle fois pour conduite en 2009 d'une moto sans permis, ainsi que pour blessures involontaires, puis condamné à un mois de prison ferme, mais laissé libre. »

Et encore, il manque dans ce récit tous les faits pour lesquels il n'a pas été poursuivi !

Une mère de famille a révélé dans la presse ce que M. Merah avait fait subir à sa famille deux ans avant ses meurtres : « Il a conduit mon fils à son domicile. (…) Puis il lui a imposé de regarder des vidéos d'Al Qaïda (des scènes insoutenables dans lesquelles des femmes sont exécutées d’une balle dans la tête et des hommes égorgés). Mon fils m'a appelé. On a finalement pu le récupérer. Il est resté enfermé là bas de 17h à minuit... ». La mère a alors déposé plainte, ce qui a provoqué la colère de M. Merah : « Il est venu devant chez nous. Il m'a menacée et frappée. (…) Il disait aussi que lui et ses amis viendraient prendre mon fils et qu'il ne me resterait plus que mes yeux pour pleurer ». Le surlendemain, il s’en est effectivement pris à son fils : « Il l'a frappé, et ma fille est intervenue. Il l'a rouée de coups. Il y avait beaucoup de monde, mais personne n'a bougé ». La femme précise qu’elle a « tout gardé » : « la robe de sa fille tâchée de sang et déchirée, le dépôt de plainte, les courriers de relance, des photos et les certificats médicaux... ». L’avocat de cette mère de famille, Me Mouton, confirme qu’une « plainte très circonstanciée » a été déposée le 25 juin 2010. La mère de famille a relancé les autorités à de nombreuses reprises. Sans aucune suite. « Pourquoi, malgré tous mes signalements, Mohamed Merah n'a-t-il pas été arrêté ? Nous l'avons encore vu la semaine dernière. Il nous narguait. J'ai tout raconté à de nombreuses reprises à la police et à la préfecture. (…) C'est incompréhensible et révoltant. »

Tout ceci alors que Mohamed Merah était déjà ultra-connu de la police et de la justice !!!

Maintenant, la question que nous devons nous poser est la suivante :

Croyez-vous que le gouvernement va tirer les leçons de ces affaires ? Croyez-vous qu'il va, de lui-même, sans pression populaire, prendre les mesures qui s'imposent ?

A la fin de l’année dernière, Christiane Taubira annonçait vouloir réformer la Justice des mineurs, qu’elle jugeait trop ferme et insuffisamment compréhensive vis-à-vis des délinquants…

Le 9 janvier dernier, le jour même de l'attaque de l'Hyper Cacher, Christiane Taubira adressait un document de 2 pages aux 40 Procureurs généraux. Elle leur donnait la ferme instruction d'appliquer immédiatement sa nouvelle réforme consistant à augmenter la durée les remises de peine des récidivistes.

Vendredi 16 janvier dernier, Christiane Taubira a diffusé un communiqué de presse. Pour répondre à la situation actuelle, elle déclare que l'urgence est de durcir l'arsenal répressif contre… le racisme et l'homophobie !

Ne pensez-vous pas qu'il est temps pour nous, citoyens de France, de nous lever en masse pour réclamer une Justice pénale qui nous protège des vrais criminels ?

N'est-il pas temps d'adresser un signal clair au gouvernement sur les priorités que NOUS souhaitons qu'ils appliquent ?

Ne croyez-vous pas qu'il est temps de mettre un coup d'arrêt au laxisme incroyable qui met en danger la vie de nos enfants et nos petits-enfants ?

Écrit par : leclercq | 01 avril 2015

"Oui, selon certains avocats, surtout dans les affaires de violences conjugales et d'agressions sexuelles. "Les femmes ont un côté implacable, sans complaisance, ne laissant aucune place à la triche lorsque les faits sont avérés",

elles feraient bien d'être implacables et sans complaisance avec les vrais voyous qui pourrissent la vie des gens. en étant implacables dans les affaires de violences conjugales elles sont surtout le bras justicier du féminisme mensongé et de la misandrie ambiante.

Écrit par : leclercq | 01 avril 2015

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