10 février 2015

Publication du témoignage d’un homme battu

Ces hommes-là sortent peu du bois. Ils restent discrets, protégés de la vue, n’en parlent pas. Ils en parlent d’autant moins que ce n’est pas dans l’ordre des choses. Ils n’ont pas à être des victimes eux aussi. L’ordre des choses serait qu’ils soient les méchants, ceux qui frappent et cognent.


Gaget1-hommebattu.jpgEh bien non. Ils n’entrent pas dans le stéréotype de la moderne Féminista. Ils sont perdus dans ce monde qui les condamne avant de les entendre. Atypiques, comme d’étranges objets dont on cause à voix basse à une table de bistrot.


Parfois l’un d’eux élève la voix. Avec tous les risques que cela comporte. Violence physique et psychologique, fausses accusations, dénigrement, sexisme: les hommes en auraient à raconter. Mais raconter, c’est s’exposer, se montrer faible, dominé. Ce n’est pas dans la culture masculine. La culture masculine repose sur l’effort, la prise de risques, la discrétion sur les coups que l’on prend, entre autres. Alors s’affirmer ouvertement victime homme est difficile. On les croit moins. Ou pas du tout. On se dit: «Pourquoi ne se défendent-ils pas? Ils sont plus fort». 

 

Oui. C’est bien le problème. Les hommes ne devraient pas se plaindre. Les larmes, la victimisation, sont chasse gardée. Les hommes serrent les dents et continuent à avancer.

 

Alors quand l’un d’eux témoigne, ou mieux: quand il est publié par un éditeur, il prend un risque. On change de sujet, on rit de lui, on doute par principe. On l’accusera. On pense qu’il se plaint pour cacher ses propres actes. On lui dira d’abord: «Il n’y a pas de fumée sans feu. Tu l’as forcément cherché». On ne l’écoutera pas. Ce genre de sujet dérange. On voit par exemple que le thème de la violence conjugale refuse encore et toujours d’entrer dans les discussions. Malgré la surenchère féministe sur les chiffres. Malgré le matraquage publicitaire. Preuve que cela ne convainc pas. On lui fera un papier minimal dans la presse. Comme ici pour France 3, sous la plume de Bernard Dussol:

 

«Maxime Gaget est pourtant un solide gaillard de 90 kg et on a quelques difficultés à l'imaginer humilié, battu par une femme qu'il appelle Nadia et qui va empoisonner sa vie. Le couple se connaît via un site de rencontres sur Internet, démarre une vie commune et très vite la situation dérape : elle le frappe, le gifle, le brûle, le fait dormir sur un tapis, puis dans un réduit, en fait son homme de ménage, son esclave. Ensuite elle s'empare de ses cartes bancaires pour vider ses comptes.

 

Sa compagne multiplie les sévices, Maxime s'en accommode, espérant que la journée suivante sera meilleure. Peine perdue, Nadia lui mène une vie d'enfer. Il perd du poids (30 kg), son métier d'informaticien, hésite à appeler sa famille à l'aide. Prévenus par un tiers, ceux-ci vont organiser une véritable opération commando pour délivrer leur fils des griffes de sa tortionnaire. Ils le retrouvent anéanti.»

 

Ou ici pour RTL sous la plume de Marie-Pierre Haddad:

 

«Depuis, Maxime Gaget a subi huit opérations dont deux au nez et quatre à l'oreille gauche. Quant à son ancienne compagne, elle a été mise en examen en 2009 pour violences volontaires et actes de torture. Ne s'étant pas présentée devant la chambre correctionnelle du tribunal de Paris pour être jugée, le procès de Nadia a été renvoyé au mois d'avril».

 

Sorti de cet enfer il témoigne dans un livre: «Ma compagne, mon bourreau».

 

 

Selon SOS Hommes battus, en France 547 000 personnes se déclarent victimes de leur conjoint actuel ou de leur ex-conjoint (0,7% d’hommes et 1,8 % de femmes).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires

protégez la nature sauvez l'environnement et plus on nous asperge de ces phrase miraculeuses plus le monde s'enfonce dans un gouffre puant et désespérant
Certains avaient dit,allez y vos belles apparences vont faire ressortir les cotés le plus immonde de la nature humaine
Nous les enfants Ciba Geigy ,ceux restés couchées des lustres dans les hôpitaux pour x raisons familiales on a eut de la chance malgré tout car la vraie nature humaine ne se cachait pas derrière de vains mots ,seule et très importante différence avec aujourd'hui

Écrit par : lovejoie | 10 février 2015

Il ne faut pas le nier, les femmes violentes physiquement ou psychologiquement existent réellement : si les hommes subissent, les enfants sans doute également !

Mais on n'en parle très peu et pourquoi ? Sans doute pour ne pas s'attirer les foudres de celles qui se disent féministes dont pour certaines la particularité est de dire/voire écrire : je peux me débrouiller seule, je n'ai pas besoin d'un mec !

Dans une ville de Suisse, un homme allant à la poste le matin chercher son courrier, avait régulièrement des "bleus", un œil au "beurre noir", etc ... jusqu'au jour où une personne très inquiète l'a obligé à déposer plainte, ce qu'il a fini par faire accompagné par d'éminents hommes de loi ! Il s'est révélé par la suite qu'il était couvert de dettes faites par Madame et qu'il a dû quitter la corporation dans laquelle il travaillait car il ne pouvait plus l'exercer s'étant vu notifier des poursuites !

La violence féminine se conjugue aussi par " une intrusion dans la vie privée de certaines personnes vivant seules", surveillant les moindres faits et gestes (heures de sortie/rentrée) mais soi-disant parce qu'elles sont inquiètes ... ???

Écrit par : Lise | 10 février 2015

Cher John hier vous avez fait paraitre un texte au sujet de la santé que je n'ai point retrouvé aussi je me permets d'ajouter ceci
je vous parle d'un temps ou sans doute n'étiez vous pas né et les enfants restés alités souvent de longs mois sans doute aussi pour assurer leur sécurité ont tous sans exception adopté le personnel soignant de l'époque comme seuls membres de leur famille
Aussi passant de longues heures à anticiper sur ce qu'il leur adviendrait en cours de journée tous auront développé un sixième sens
Et par force une fois revenus dans leur famille plus aucun parent n'aura eut autorité sur eux .
Quand aux instits eux aussi dépassés par les évènements ,les pauvres ont dû adopter un enseignement aux électron libres qui une fois revenus en classe primaire ne tenaient plus en place.Certains instits avaient compris d'autres pas et continuèrent de tabasser ces gosses remplis de joie de vivre et d'enthousiames pour chaque jour que dieu fait
Mais pour en revenir aux femmes qui brutalisent leurs maris.
On sait que tout gosse battu cherchera des poux parfois jusqu'à l'extrême et en fera voir de toutes les couleurs à son entourage
Ces femmes brutales ont sans doute été victimes de brutes pendant leur enfance et répètent le même schéma envers leur mari
D'où l'importance de savoir qui on est et d'où on vient

Écrit par : lovejoie | 11 février 2015

@ lovejoie

"Ces femmes brutales ont sans doute été victimes de brutes pendant leur enfance et répètent le même schéma envers leur mari "

http://aeud.fr/Hommes-battus-les-oublies-des.html

"Toujours selon Sylvianne Spitzer, quels que soient les cas de figure, un profil-type des femmes violentes se dessine. « C’est à l’origine une petite fille très capricieuse, qui utilise la colère pour obtenir tout ce qu’elle veut. Elle vient soit d’une famille où le père exerçait une violence, soit d’une famille où la mère était très dominante, ce qu’elle a transmis à sa fille. Le fait d’être en couple va faire ressortir tout ça à l’âge adulte, notamment à la naissance du premier enfant : le père est alors limité à son rôle de géniteur, d’apport financier, il est réduit à sa plus simple expression. » Les hommes eux, sont souvent très amoureux, dans le déni complet. « Ce sont des hommes peu sûrs d’eux, passifs, qui mettent la femme sur un piédestal. Ils n’ont aucune capacité de décision. Au début des violences, ils pensent qu’ils s’y prennent mal, ils cèdent à tous les caprices. Les femmes ne sont jamais confrontées à un contre-pouvoir."

Écrit par : leclercq | 11 février 2015

@ lovejoie

"On sait que tout gosse battu cherchera des poux parfois jusqu'à l'extrême et en fera voir de toutes les couleurs à son entourage"

http://blog.lefigaro.fr/education/2011/04/sos-enfants-battus-et-societe-a-la-derive.html

" « La violence engendre la violence », tel est l’argument massue, le réflexe intellectuel qui fait office de pensée pour les gentils porteurs d’œillère qui n’ont toujours pas compris qui exerce aujourd’hui la violence, dans les sociétés occidentales. Ceux-là oublient que pour l'heure, c'est l'absence d'éducation et de règles qui engendre la violence et la barbarie. Non, nous ne vivons plus dans un monde où l’ordre patriarcal et l’impitoyable machine du pouvoir broient les individus. Et la violence quotidienne s’exerce contre ceux qui respectent les lois et leurs voisins, de la part de ceux qui se croient dans la jungle, du petit caïd de hall d’immeuble au délocaliseur d’usines, chantre d’une « mobilité » qui ne profite qu’à lui. « La violence engendre la violence », disent-ils, ce qui signifie, dans un simplisme merveilleux, que c’est bien l’adulte qui est coupable de la violence du jeune, lui qui a voulu le corriger d’une gifle; c’est bien le parent qui est coupable, lui qui a donné une fessée."

Écrit par : leclercq | 11 février 2015

@ Leclercq : vous avez raison dans le sens où les adultes seraient responsables de la violence des jeunes alors que l'on sait très bien que l'effet de "groupe" la favorise puisqu'elle permet à certaines voire certains de sortir du lot en utilisant toute forme de violence à l'égard d'autrui : taper, voler, cracher, insulter, moquerie, humiliation, etc ... l'imagination de ces personnes est sans limite pourvu qu'ils deviennent le caïd et se faire respecter comme tel !

Pour avoir travaillé comme secrétaire d'avocats pendant de longues années, je peux vous affirmer que c'est hélas une réalité !

Votre démonstration de "violence quotidienne" est plus que réelle, elle existe et selon @lovejoie ce serait la faute des parents ... et encore quoi, raccourci un peu trop facile.

Il suffit de se promener le dimanche ou tout autre jour de la semaine pour constater que certains parents se moquent éperdument de leur progéniture trop occupés à taper/communiquer avec leur smartphone, et ce même ceux qui choisissent de déjeuner ou dîner dans un restaurant : il suffit pour cela de poser la question au personnel !

J'ai aussi vu des mères allaiter leur bébé sur un banc public, voire dans un restaurant/salon de thé, des éducatrices/nurses promener les enfants qui leur sont confiés avec leur portable ouvert à la main ...

Écrit par : Lise | 11 février 2015

@leclerc on est rassuré en voyant la déprogrammation complète d'une éducation intelligente quand on voit les nombreux adultes reliés à tous ces bidules virtuels ,lesquels on le sait n'ont que pour seul but, briser leur propre volonté et leur force morale
Sans oublier que le subjectif sans cesse sollicité par de nombreux conseils et infos le plus souvent grâce à de savantes publicités toutes plus mensongères les unes que les autres tout ceci additionné les conduira tous en division psychiatrique
vous parlez d'une bonne éducation!

Écrit par : lovejoie | 11 février 2015

La langue française peut s montrer traitre imaginez une personne qui ne saisit par la différence subtile qui existe entre les mots mal et mâle et qui lit ,vous ne devez jamais vous laisser posséder par le mal!

Écrit par : lovejoie | 11 février 2015

@lovejoie : il existe un livre utile et indispensable : le dictionnaire !

Écrit par : Lise | 12 février 2015

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