03 janvier 2015

Vita Zaveroukha : héroïne en France, néonazie à Kiev

On apprend que des milliers de militants nationalistes ukrainiens ont défilé dans le centre de Kiev lors du Nouvel-An (image 1). Ils fêtaient la naissance de Stepan Bandera, «héros» local qui s’allia aux nazis durant la seconde guerre mondiale.


ukraine,kiev,vita,sveta,elle,nazi,On apprend également que le 14 novembre dernier le magazine français Elle, connu pour ses dérives féminisantes, a tracé un portrait flatteur de combattantes ukrainiennes et montré avec insistance l’une d’elle, appelée Sveta, ou Vita Zaveroukha de son vrai nom (image 2). Par cette image le magazine de mode et colifichets veut rendre hommage aux femmes en tant que femmes:



«Elles étaient étudiante, secrétaire ou journaliste de mode... De la révolution de Maïdan à la guerre contre les séparatistes russes, les Ukrainiennes sont aujourd'hui sur tous les ukraine,kiev,vita,sveta,elle,nazi,fronts». Concernant Sveta dont la photo en treillis orne la première page de l’article, voici la légende d’une des photos de Sveta-Vita: «19 ans, secrétaire et engagée volontaire dans un groupe d'autodéfense».



Elle fait précisément partie du bataillon de volontaires Aïdar. Ce bataillon a été dénoncé par, entre autres, Amnesty International. Certes Amnesty est devenu un instrument politique et son relais du féminisme radical enlève une bonne part du crédit de cette organisation. Mais de nombreux témoignages confirment les exactions, voire les crimes de guerre, de ce bataillon pur jus de croix gammée.



ukraine,kiev,vita,sveta,elle,nazi,A propos de croix gammée l’héroïne présentée par Elle les apprécie. Elle porte un t-shirt décoré de cet emblème. Ailleurs on la voit faire le salut Nazi ou poser devant l’emblème des ultra-nationalistes. Vita est également membre d’un réseau qui s’appelle: «Sans tolérance». Tout un programme. Quand on tape free_of_tolerance sur google, on trouve de nombreux liens dont un, entre autres, parle de la présence des juifs en Crimée comme d'un cancer métastasé.



ukraine,kiev,vita,sveta,elle,nazi,L'ancrage du renouveau fasciste en Ukraine continue, avec la bénédiction de l'occident. Au coeur de l’Europe. C'est encore un peu bricolé mais cela avance. Cela nous rappelle que les Femen ont longtemps flirté avec cette droite ultra-nationaliste avant de faire leur soupe dans le féminisme extrémiste.


Le magazine Elle a présenté ses excuses suite à ce reportage. Le journaliste ignorait cet aspect de la personnalité de Vita.






Sur cette vidéo de 15 minutes, on peut en particulier regarder à partir de 5'30? et de 13?25". Mais le tout est intéressant.



 

 

13:17 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : ukraine, kiev, vita, sveta, elle, nazi, femen | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

@hommelibre

« Le magazine Elle a présenté ses excuses suite à ce reportage. Le journaliste ignorait cet aspect de la personnalité de Vita. ».

Présenté ses excuses pour avoir ignoré un aspect de personalité ????
Mort de rire!

M'enfin John ! Qu'est ce qui t'étonne ou t'interroge ?

C'est pas du journalisme, c'est de la PU-BLI-CI-TE.

Écrit par : Chuck Jones | 03 janvier 2015

Je pense que l'on pourrait trouver tout aussi édifiant du côté des séparatistes russes qui n'ont rien de bisounours :

http://blogs.mediapart.fr/blog/vincent-presumey

Écrit par : pli | 03 janvier 2015

Hommelibre,

Si les médias suisses jouent sur l'endormissement de ses lecteurs et de ses édiles politiques Atlantistes et Européistes, l'Allemagne, elle, s'inquiète et se mobilise - mieux vaut tard que jamais - contre ce qui va devenir l'Atlantide sur le continent européen. Elle en appelle au sursaut, au réveil et à la mobilisation.

http://www.mondialisation.ca/les-allemands-se-mobilisent-contre-la-guerre-et-contre-lotan/5422368


Vous avez là, une très bonne idée de reprendre dans votre blog l'article paru dans cette édition qui ne donne pas de retour d'échos des réactions que cette célébration a pu susciter, peut être par soucis et par respect des autorités nationales et supra-nationales, de banaliser le nazisme et de le légaliser en jouant sur le temps.
L'aspect instrumentalisation de la gent féminine mérite une déconstruction sans complaisance parce qu'elle est au service des crimes de sang, dans le contexte actuel. Vous avez raison de le souligner. L'implémentation d'éléments déviateurs, un sujet difficile, du reste, à cause de leur enracinement profond et drageonnant dans le souterrain de notre éducation récente comme en surface, renforcé par la multitude d'associations créées pour leur développement et soutenues par tous les aspirants au fauteuil du pouvoir. Inconsciemment, on travaille tous, ingénieusement pour ce type de cancer moderne.

J'avais posté 400 caractères sous l'article pour dénoncer cette banalisation et cette légalisation tacite par le silence volontaire des pays membre de l'Union Européenne.
Le post n'a pas été publié.

Le plus à craindre, je crois, ce ne sont pas le nationalisme ni le nazisme en tant que tels quand on est déterminés à leur faire échec, mais c'est l'assentiment consensuel autour de cette idéologie (plutôt pathologique), autour de ces formations qui en font leur fracassante promotion et qui les incarnent, comme normes actuelles de la démocratie occidentale.
Le fait qu'aucun gouvernement, aucun élu, d'ici ou d'ailleurs ne se soit élevé contre leurs agissements criminels, dans ce long épisode de putsch, en dit long sur la démission des classes politiques occidentales, cela en dit long surtout sur ces gauches qui deviennent promptes à écharper celui qui a eu le malheur d'une parole de travers, d'une interjection née d'une colère ou simplement un cri de conjuration jaillissant du cœur qui ne blesse ni ne péjore personne. On est plus affligé d'une lourde peine et calomnié pour avoir prononcé "sale con" que d'avoir brûlé vif un individu qui n'est pas du même avis.

Cela en dit long sur les moyens adoptés que justifient les fins.

On devient grands dans les petits procès d'intention sur l'usage de notre lexique remanié dans le féminisme, dans l'anti-racisme, dans la discrimination positive, dans la démocratie made in CIA, dans la sexualité instrumentalisée... En deux mots, dans le politiquement correct.
Mais on se fait petits, silencieux, discrets et invisibles quand il faut alerter l'opinion sur les dérives meurtrières des groupes fascistes, sur les crimes avérés de ce gouvernement fantoche à Kiev dont aucun dirigeant, même d'une Suisse neutre, n'a osé prendre ses distances.

Pourquoi donc?
Raison d’États, Raison d'Europe, Raison d'OTAN!
Raison supérieure qui supplante nos valeurs humaines!
Une réponse qui n'a même plus besoin d'être dite, elle doit être comprise: Parce que Kiev aime l'Union Européenne de Bruxelles et l'UE qui lui avait fait des avances, ne lésine pas sur les efforts de ses peuples pour l'aider à payer ses factures en retard, pour ses 20 années de faste de ses voleurs devenus oligarques, ses futures factures d'entretien et de chauffage -
Bien sûr! Je ne parle pas du peuple d'en bas qui grouillait au pied de Maidan comme figurant hollywoodien, lui qui travaille toujours dur pour un salaire divisé par deux en 2015 et dont on prive une bonne partie de ses retraités à l'Est de ses salaires différés (rente de retraite et de vieillesse).

Les seuls qui peuvent et qui devraient se lever pour dire "non ça suffit", ce sont les contribuables de ces nations Bruxelloises. C'est à leur dépens que les gouvernements lui allongent les largesses. Des largesses à ceux qui ont pris le pouvoir.
Mais hélas, ces nations ne le feront pas.

Après la Russie qui avait portée cette Ukraine parasitaire à bout de bras, à présent, c'est au tour de l'Union Européenne de le faire, elle qui se trouve déjà en si mauvaise posture pour ses propres peuples, elle devra réquisitionner davantage. L'Amérique, de l'autre côté de la gouille, n'aura que faire de l'Europe, sinon que de l'utiliser comme marche-pied pour aller guerroyer plus loin.

Et cela pour combien de temps encore?
Et devons nous être euphoriques pour rester dans le ton? Le nazisme, le fascisme, le cœur de notre démocratie nouvelle?

Écrit par : Beatrix | 03 janvier 2015

Glorification des femmes nazies.
Après le féminisme, c'est treillis, armes et la bible du fascisme.
"ELLE". Ce magazine, aurait-il accordé une telle tribune pour des exploits humains d'une autre femme?
C'est carrément un noir tournant très à droite que ELLE a choisit de faire en 2015. Ça se vend bien et c'est dans le ton de l'Otan.

L'humour d'Olivier Berruyer est plutôt grinçant et caustique. Il a l'art de déloger le diable de sa botte de foin.

http://www.les-crises.fr/elle-est-pas-mal-aussi-la-2e-egerie-ukrainienne-de-elle/

Écrit par : Beatrix | 05 janvier 2015

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