11 novembre 2014

Miley Cyrus et Beyoncé : des icônes féministes ?

Il paraît que les nouvelles féministes sont glamours, riches et sexy. Il paraît qu’elles donnent envie. De quoi? Ben, d’être féministe. Enfin, il paraît. Comme exemple de ces féministes new look, la Tribune de Genève citait samedi, sans rire et sous la plume de Cécile Denayrouse, Beyoncé et Miley Cirus. Eh bien!


miley cyrus,beyoncé,JLo,harry potter,victime,sexe,nue,porno,prostitution,Beyoncé a donné un tour de chant pendant lequel le mot «Feminist» apparaît en grand format au fond de la scène. Quant à Miley, elle adore la vulgarité, cracher sur son public, caresser son sexe devant les spectateurs avec son micro, frotter son cul sur le sexe d’un partenaire. Elles ont pris tous les codes vestimentaires et corporels de la prostitution, du porno et du strip. Le féminisme doit beaucoup au porno, et les stars d’aujourd’hui se vendent comme des prostituées.

Ce serait donc le nouveau visage du féminisme, l’exemple pour nos adolescentes moches et complexées qui comprennent vite que le corps féminin est un bon gagne-pain, le graal bandant de nos garçons qui ont la bosse dans le jean. Ce visage se résume à:

  • la vulgarité,
  • l’hypersexualisation publique,
  • allumer les mecs (les harceler par la provoc sexuelle)
  • cracher sur ses fans,
  • la masturbation publique.

 

La journaliste ne nous épargne aucune des anecdotes qui figurent dans le pense-bête des féministes déculturées: le Suisse qui piège des japonaises (consentantes, quand-même, les japs), le prix des rasoirs jetables (exemple du harcèlement féministe) - tout en invoquant un salaire féminin de 25% plus bas que celui des hommes (ce qui n’a jamais été démontré), le harcèlement de rue bidonné et déjà démonté ici

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Maintenant nous savons ce qu’est le féminisme. Nous ne mourrons pas idiots. Dans le même registre il y a bien sûr Rihanna, qui ne rate pas une occasion d’attirer les regards en montrant son cul et ses seins, Madonna qui mimait déjà la baise sur scène, Lady Gaga, Nikki Minaj et autres poupées de son aussi riches qu’inintéressantes intellectuellement vivant dans un monde déconnecté.

L’injustice est flagrante: seules les plus belles de corps peuvent ainsi se vendre. Les grosses ne font pas long feu, les trop maigres rendent dépressives, les vieilles pendouillent de partout. Les femmes ne sont consommables qu’une courte période de leur vie. C’est ce que semblent vouloir dire ces stars du divertissement sexuel. Mais bon, faut pas rêver: consommable, ok, si vous avez un très bon compte en banque. Les princes de nos contes épousaient au moins les roturières; les princesses d’aujourd’hui n’épousent pas les palefreniers - elles couchent seulement. 

 

Pourquoi ces produits de consommation courante se seraient-elles converties au féminisme? Il faut savoir qu’à ce niveau elles ne sont pas seules à décider. Elles ont un staff qui étudie en permanence leur image. Si elles se disent féministes c’est que leur staff leur a dit de le faire. Parce que c’est ce qui rapporte actuellement. C’est vrai, quoi, le charity business tire à sa fin, épuisé par un usage trop intensif par des superstars qui se faisaient de la pub sur la souffrance des autres.

Un peu comme Emma Watson devant l’ONU, tenant un discours féministe vibrant. Facile pour une poupée qui a eu la chance de jouer dans les Harry Potter, d’une famille aisée, ayant fait ce qu’elle voulait depuis l’enfance et aujourd’hui multimillionnaire.

«Pour établir son classement, le magazine People With Money tient compte des gains directs mais également des revenus issus des partenariats publicitaires, des royalties et 

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tout autre investissement. D'après les calculs, l'actrice-entrepreneuse pèserait près de 145 millions d'euros. Outre ses gains professionnels elle devrait son immense fortune à de judicieux placements boursiers, un patrimoine immobilier conséquent et le très lucratif contrat publicitaire avec les cosmétiquesCoverGirl. Elle possèderait également plusieurs restaurants à Londres (dont la chaîne « Chez la grosse Emma »), un club de Football à Paris, et serait également impliquée dans la mode adolescente avec une ligne de vêtements « Watson Séduction » ainsi qu'un parfum « L'eau d'Emma », autant de succès financiers.»

Toutes ces prises de position sont donc étudiées. Elles visent à séduire le public féminin, principal acheteur, et à faire vendre. Les filles aiment bien quand quelqu’un les plaint. Et justement, Jennifer Lopez par exemple a trouvé son créneau de victime: «Je ne me suis jamais retrouvée avec un œil au beurre noir ou je n'ai jamais eu la lèvre ouverte mais je suis sentie abusée de plusieurs autres manières : mentalement, émotionnellement et verbalement.» Cela ne mange pas de pain. Qui n’a pas une fois ou l’autre subi ou fait subir un gros stress dans une relation amoureuse? « Je ne me suis jamais retrouvée avec un œil au beurre noir ou je n'ai jamais eu la lèvre ouverte...». Le regrette-telle? Ce serait plus vendeur.

 

Quant à Miley Cyrus, son narcissisme fait une nouvelle victime: son cochon d’adoption, dont elle a fait vernir les sabots. 

 

Génial, dingue, le féminisme.

 

 

Miley Cyrus crache sur les fans hystériques qui en redemandent:

 

 

 

 

 

 

 

 

08:06 Publié dans Féminisme | Lien permanent | Commentaires (36) | Tags : miley cyrus, beyoncé, jlo, harry potter, victime, sexe, nue, porno, prostitution | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

J'aime bien Miley, c'est une vraie nature. Elle se fait du pognon, et alors...

Elle sait chanter, elle a une vraie gueule, un corps superbe, y compris une grande langue et pas mal d'autres choses... C'est autre chose que notre Carla Bruni.

http://www.youtube.com/watch?v=aSpkaBeZckY

Mick Jagger, Bowie et d'autres à la même époque ont joué sur les mêmes tableaux provocateurs, mais il n'en reste pas moins qu'il faut du souffle pour mener de telles carrières nécessitant aussi du talent quitte à faire de la provocation putassière. Nos sociétés constamment en phases de rétrécissements ont besoin de ces personnes qui secouent les sensibleries des convenances frileuses.

Écrit par : pli | 10 novembre 2014

Je pense qu'aucune féministe ne s'identifie à ces espèces de poupées de foire. Bien que pas toujours d'accord avec les féministes, il ne faut pas non plus les prendre tout(e)s pour des demeurés

Écrit par : spartacus | 10 novembre 2014

De toutes manière qu'on aime ou pas peut-être que l'humanité un jour n'aura plus que des corps d'hommes à vénérer ,qui sait`?
Personne ne peut affirmer avec conviction que tous ces embryons congelés ne subissent pas une mutation du temps que leurs futures mamans hyperféministes veuillent bien oublier pour un temps leur profession
Sans compter tous ceux éliminés et d'après certains reportages jetés dans les océans .On remarquera tout de même que ce sont des hyperféministes qui ont peur de tout ,qui mettent des barrières dans de nombreuses professions comme les pécheurs et chasseurs mais en oubliant qu'elles sont elles-mêmes responsables de ce qui pourrait être très polluant pour toutes les espèces océaniques
Depuis les premiers singes l'espèce humaine a subi nombre de mutations génétiques et naturelles et que nous devons appréhender tout au long de notre existence quand aux misogynes restant ils s'entretueront et peut-être qu'étant obligés de manger des produits remplis de spermato,ils seront enfin femmes celles-là mêmes qu'ils jalousent tellement ,qui sait?
La terre tourne et la roue de la vie avec elle et chaque génération en est affectée qu'on le veuille ou pas

Écrit par : lovsmeralda | 11 novembre 2014

Etre vulgaire n'est en aucun cas se dire ou penser "être féministe". Le mot féministe est à la mode comme "harcèlement de rue" est une expression dans la bouche de certaines féministes ciblant les milieux dits "défavorisés" parce que c'est plus simple et au moins aucune réponse ne viendra les contredire !

Quant aux artistes que vous citez, au-delà de la vulgarité, il n'y a rien voire pas grand chose à retenir, si ce n'est éventuellement pour des ados qui cherchent à s'identifier à une "star", comme l'ont fait les générations précédentes.

Écrit par : Lise | 11 novembre 2014

Par les Féministes pionnières Miley aurait été dénoncée (non aux flics)! comme nuisant au féminisme. Libre à cette artiste d'exercer ses talents. Mais comment peut-elle se réclamer du féminisme?

Artiste de cabaret, soit.
Qui trouverait à redire?

Parlant de la Suisse, de ce pays... une fois inscrits dans la loi ce que nous attentions: droit de vote, "à travail égal salaire égal", décriminalisation de l'avortement, femmes en politique: quotas! nos militantes les premières, nos aînées, déclarèrent terminé ce valeureux combat croisade dynamique (et joyeuse, rieuse... en se tordant: congrès et contre-congrès/ MLF à Berne)! A chacune, désormais, le soin de poursuivre cette émancipation-désencagement de la "femme au foyer" dépendant uniquement des horaires et rythmes de sa famille époux comme enfants.

Douloureux, lourd chemin parfois "calvaire" des mères célibataires "au social!


Désormais partenaire la "femme libérée" volerait oiseau au complet de ses propres ailes: évidentes indispensables ouvertures de crèches, plannings, etc.


Le féminisme d'alors, avouons-le, ne rapprocha pas les féministes du Vatican.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 11 novembre 2014

"Par les Féministes pionnières Miley aurait été dénoncée (non aux flics)! comme nuisant au féminisme. Libre à cette artiste d'exercer ses talents. Mais comment peut-elle se réclamer du féminisme?"

Si vous voulez mon avis, elle s'en fout complètement, mais alors complètement. Qui pourrait lui donner tort ?

Écrit par : Plouf Ploufovitch | 11 novembre 2014

@ Plouf Ploufovitch

Qui pourrait donner tort à Miley qui fait ce que bon lui semble. Mais en quoi est-elle féministe (non "féminine"? Les femmes d'avant le féminisme qui luttèrent pour cette forme de progrès social: vote des femmes, salaires équitables, décriminalisation de l'avortement, homosexualité plus obstacle à une recherche d'emploi. etc. A l'époque ces féministes très souvent de professions libérales qui avaient pris des risques concernant leurs propres carrières dénoncèrent les premiers couacs soi-disant "féministes" en réalité non au service du respect de cet être humain qu'est également une femme.

Je ne sais pas quoi comprendre par "e-conne". Comme on sait, Karol Wojtyla était fort opposé non seulement à l'avortement mais également à la contraception (à part celle de la méthode dite des bébés Ogino)! S'adressant aux papes qui viendraient après lui Il refusa également une fois pour toutes la prêtrise aux femmes. S'il faut le préciser nombreuses d'entre nous, sous ce pontificat, quittèrent l'Eglise catholique. S'il y a allusion à Ecône par "Une e-conne féministe en ligne" aucune féministe ne se dirigea vers cet endroit (En ce cas, allusion: discourtoisie et ignorance crasse sentant de loin son auteur)! Par lettres de lecteurs à l'époque hélas pas forcément publiées nous avons tenté d'alerter l'opinion quant à cet OPUS DEI cher non seulement à Karol Wojtyla mais, stupeur, à Guy Gilbert (l'un de ses bouquins ou plusieurs... coups d'encensoir habituels, cette fois, au fondateur de l'OPUS DEI.
Epoque de nausée et d'écoeurement si bien que les lignes des Plouf et Dirait-on (...) ci-dessus ne peuvent en vérité que retomber à côté du but visé. A force de médisance et stupidité: "auto goal"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 11 novembre 2014

P.S. Je note que les lignes signées "Dirait-on (...) que je mentionne viennent d'être supprimées mais je confirme qu'elles s'y trouvaient il y a quelques minutes.

Écrit par : Myriqam Belakovsky | 11 novembre 2014

Pour un "Homme Libre" vous devenez l'esclave de votre haine pour le féminisme. Vos exemples de féministes devraient donner la nausée à n'importe quelle femme sensée, féministe ou pas.
Lire ce genre de billet au XXIe siècle est monstrueux ou désopilant. "Génial, dingue"? Au choix.

Écrit par : Ambre | 11 novembre 2014

@ Myriam,

Les lignes que vous mentionnez ressemblaient à un post de troll, je n'ai pas jugé utile de les garder.

Écrit par : hommelibre | 11 novembre 2014

Bof... Je trouve un peu déprimante cette manière d'aborder le sujet. D'abord, les chanteuses citées dans l'article, au moins certaines d'entre elles, ne sont pas dénuées de talent, en plus d'avoir un physique agréable. J'aime beaucoup Rihanna par exemple. Il est vrai que nombre de leurs performances sont vulgaires mais c'est l'époque tout entière qui est vulgaire dans les expressions de sa culture populaire. Et ce n'est pas seulement le fait des femmes : que dire des films de Judd Apatow ou des frêres Farelly ? De l'humour de Jean-Marie Bigard ou Mickael Youn ? (peut être ces personnalités sont elles inconnues en Suisse, si c'est le cas, vous ne perdez rien).
Ensuite, cracher par principe sur les actrices / chanteuses / mannequins qui utilisent en partie leur physique pour séduire leur public (même si elles le font avec un certains mauvais goût) , va tout à fait dans le sens d'un certain féminisme puritain, qui voit dans toute forme de jeu de la séduction une atteinte à la dignité des femmes. Il me semblait que l'un des objets de ce blog était justement de dénoncer cette idéologie d'effacement des rôles sociaux entre les sexes. je dois dire que mon idéal féminin (sur le plan esthétique) ne s'habille pas en pull à grosse maille et jean rapiécé. (bon j'imagine les femmes qui s'habillent ainsi doivent totalement se ficher de ne pas être conformes à mon idéal...)
Enfin, il est vrai que se dire "féministe" est devenu aujourd'hui une scie du discours politiquement correct que l'on soit homme ou femme. Mais personnellement, un féminisme "standard" qui se bornerait à dénoncer les discriminations objectives entre les hommes et les femmes, et à pousser un maximum de jeunes filles à prendre leur vie en main, me conviendrait tout à fait. Même si je vous accorde qu'il y a sans doute des "role models" plus appropriés que Miley Cyrus pour porter cette cause...

Écrit par : F-Cat | 12 novembre 2014

Si on dit que le porno doit beaucoup, fantasmes actifs compris, à la trivialité, d'accord. Mais comment oser affirmer que le porno doit beaucoup au féminisme? Femmes libérées, soit, dévoyées si bon leur semble mais, s'il était possible, sans référence au féminisme démarche purement sociale de justice, d'équité dans le respect des différences et de solidarité (on parlait dans les années 70 et suivantes entre femmes féministes non de bordel mais de "sororité"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 12 novembre 2014

Le mot "féminisme" n'est pas une marque protégée. Tout semble se passer comme s'il suffisait d'être femme et de sortir du cadre des convenances minimales, pour pouvoir se proclamer féministe.
N'importe qui peut donc s'emparerdu mot et faire n'importe quoi (p.ex. cracher sur son public ou afficher le mot pendant un spectacle ), sans devoir faire preuve de d'actes sensés. Je vois là une grande responsabilité des "Femen". Il me semble que ce sont elles qui ont ouvert la voie à ces mises-en-scène trash, qui brouillent complètement le message.

Ainsi, ce mot aura perdu sa signification historique et sera devenu une coquille vide ou plutôt une "auberge espagnole". Chacune y va de sa tentative, en essayant de se faire remarquer un maximum, en inventant chaque semaine un nouveau attrape-gogo.
Que faire ?
Les ignorer me semble un bon début. Ou alors, les contempler, pour son bon plaisir, elles sont là pour ça. Bien sûr, j'ai compris que tout ça sert à faire de l'argent, mais on n'est franchement pas obligé de se laisser embobiner.
Restent les jeunes et leur difficulté à discriminer.
Il faudrait arriver à parler avec eux de ces stars de façon sobre et détachée, pour ne pas induire des réflexes d'adhésion par simple esprit de contradiction ou pour se démarquer des adultes ennuyeux.

Écrit par : Calendula | 12 novembre 2014

Pour rebondir sur les commentaires précédents, il y a clairement un effet de mode. Il y a ne serait-ce que 2 ou 3 ans, toutes les actrices/ chanteuses plaçaient toujours dans leurs interviews un petit couplet sur le thème "je ne suis pas féministe mais je suis contre... la violence masculine / les inégalités salariales / les critiques contre les femmes libres, etc..." On "s'excusait" par avance de dire quelque chose qui pouvait être considéré comme "féministe". Aujourd'hui, le mot "féminisme" est davantage assumé, jusqu'à l'excès inverse et n'importe quelle star féminine se sent obligée de se dire féministe pour montrer sa solidarité envers ses congénères.
Les "féministes" authentiques (militantes j'entends) ne sont pas exemptes de contradictions. Elles étaient les premières à vitupérer les stars qui tenaient à préciser qu'elles n'étaient pas féministes il y a quelques années. Et aujourd'hui, elles critiquent ces mêmes stars pour oser revendiquer le mot...
Il me semble que ces féministes historiques devraient se féliciter de la récupération de ce mot - cela prouve que ces idées sont devenues plus consensuelles et c'est un signe de progrès. Alors bien sûr, au nom du purisme et du respect des combats passés, on peut s'agacer que des jeunes donzelles se présentent en icônes de la bataille pour l'égalité en ne faisant rien de plus que s'exhiber sur scène. Mais la liberté, c'est aussi la liberté de faire preuve de mauvais gout, d'excés, de démagogie.... Et c'est dans la nature même de la pop culture de récupérer les tendances profondes de la société, et de les rendre ainsi accessibles à davantage de monde, même sous une forme plus ou moins dévoyée.

Écrit par : F-Cat | 12 novembre 2014

En regardant l'un des clichés que vous présentez les féministes militantes n'auraient pas reproché à cette femme d'être ou de ne pas être féministe, de le dire ou de ne pas le dire. Les féministes des années 70 et suivantes auraient reproché à cette femme de ne pas servir la "cause", c'est-à-dire le féminisme.

Écrit par : M.B. | 12 novembre 2014

A MB : Et bien elles auraient eu tort. Quand on défend les droits des femmes, n doit accepter qu elles en usent comme elles l entendent !

Écrit par : F-CAT | 12 novembre 2014

Finalement en lisant les commentaires, je me dis qu'il y a quand même des féministes demeurés.
Je pensais surtout à ces féministes luttant contre la femme-objet dont la société tend à en faire la promotion.
M'enfin force est de constater qu'étrangement quand il s'agit d'une femme qui fait ce choix, le coup de la femme-objet tombe de fait.
Ah mais suis-je sot ? Il n'y a pas de ficelles patriarcales ... Quoique !

Écrit par : spartacus | 12 novembre 2014

Et de rappeler aux compères et aux commères féministes que ces femmes ont la responsabilité de donner une certaine image aux adolescentes (adolescentes qui s'identifient forcément à des adultes d'un âge plus avancé et se démarquant plus du reste de la société), adolescentes qui deviendraient anorexiques, complexées par leurs corps, leur sexualité ... et qui seraient de fait uniquement un objet de foire tout comme ces célébrités malgré elles.

Écrit par : spartacus | 12 novembre 2014

F-CAT

Pensez-vous, sans rire, qu'en se présentant telles que sur ces clichés, les militantes féministes auraient obtenu droit de vote, salaires égaux, décriminalisation de l'avortement, plannings et crèches, carrières politiques et pastorales?
Un commentaire attirait notre attention sur le fait que ce qui a été accordé pourrait être repris et si vous avez suivi l'ensemble des commentaires pas ces tous derniers temps mais en 2014... vous aurez apprécié comme il se doit les très nombreux propos d'hommes plus qu'hostiles concernant les "féministes". Hommes blessés en leur dignité, méprisés se regroupant se rassemblant afin de parvenir à faire valoir leurs droits. Pas question ici de vouloir avoir le dernier mot. Juste: quid pour la suite?

Écrit par : M.B. | 12 novembre 2014

"qui voit dans toute forme de jeu de la séduction une atteinte à la dignité des femmes."
Sauf qu'il y a un monde entre s'exhiber/se vulgariser/se pornocratiser devant des millions de spectateurs sans parler des téléspectateurs et séduire.

Une femme peut parfaitement être séduisante, sans pour autant avoir recours au racolage.

On dirait des Femens en mode people

Écrit par : spartacus | 12 novembre 2014

C'est intéressant. Il y a beaucoup de divergences, d'éclairages.

"... des Femens en mode people", c'est bien trouvé ça!
:-D
Je suis captivé par les différents perceptions qui s'expriment ici.

Cette palette de chanteuses fait le job. Elles chantent bien, dansent, tiennent le show. Le look c'est pas The Wall. C'est peut-être ce qu'il y avait derrières The Wall: le sexe, revendiqué déjà et avec quelle force. Le sexe première et dernière intention.

Vous savez ce que je me dis en les voyant? C'est que cette humanité affiche une assez pétante santé. :-)

Écrit par : hommelibre | 12 novembre 2014

A MB : personne n a jamais parle d en faire des héroïnes de la libération féminine ! Mais que des chanteuses qui a priori ne brillent pas par leur conscience politique approfondie se revendiquent féministes , même pour des raisons d image , devrait vous paraître un signe encourageant .
A spartacus: non non je ne suis pas demeure si c est à moi que ce charmant qualificatif s adresse. Je comprends bien votre raisonnement ( même si ne le partage pas complètement ): les filles qui s exhibent de cette manière ne font que reproduire en croyant les subvertir les pires clichés machistes réduisant la femme à une créature purement sexuelle. Mais quand bien même ce serait vrai, je ne vois pas en quoi cela justifierait les préjugés envers les autres femmes et en quoi on pourrait les tenir pour responsables des violences ou discriminations que subit une partie de la gent féminine ( votre argument sur l exemple négatif donne aux adolescentes est plus défendable je le reconnais ).Vous avez le droit de trouver miley et compagnie vulgaires, en faire des Traîtresses à la Cause des Femmes me paraît too much

Écrit par : F-cat | 12 novembre 2014

Le combat "pour la cause de l'émancipation des femmes" est terminé. Officiellement terminé depuis des années. Les revendications ont été entendues et désormais les femmes n'ont plus les mêmes préoccupations, objectifs, visées. Mais les inquiétudes des hommes concernant le "féminisme" comme les Femen sont, fondées ou non, réelles.

Dans les temps anciens (historique) des collèges de femmes au pouvoir réduisirent les hommes à l'état de domestiques et "bêtes à jouir" (Bergères de l'apocalypse, voir Google
L'auteur prévient: son roman est une sorte de divagation mais le soc de cette divagation, lui, est réel.
Cassandre, on le sait, n'était écoutée qu'une fois qu'il était trop tard.

Écrit par : M.B. | 13 novembre 2014

Après avoir évoqué le féminisme des années 70 et suivantes en Suisse, je signale les articles sur le féminisme européen... son "printemps rose" en Suède publiés par La Cité-Novembre 2014 dont Jean-Noël Cuénod est le Rédacteur en chef. Fondatrice et leader de F (Feministik Initiativ) une femme de 66 ans, fluette, "Gudrun", est "la figure la plus médiatique de la scène politique suédoise actuelle" pour ne citer que ces lignes propres à réconforter les anciennes militantes du féminisme. En page 9 l'analyse par Drude Dahlerup, Professeur de Sciences politiques à l'Université de Stockholm de ce "phénomène" qu'est le Parti F !

Qu'on se le dise(en page 9): "Plus une société est égalitaire moins elle tolère les inégalités"!

Compliments à La Cité pour l'ensemble de ses articles.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 13 novembre 2014

Le parti suédois que vous mentionnez existe depuis quelques années. Sa figure de proue, Gudrun Schyman, a un background anti-mâle très marqué. Son parti avait repris des propos de Valérie Solanas, l'une des folles qui ont fondé idéologiquement le mouvement féministe dans les années 60-70.

"Limage radicale, voire anti-mâle de FI pourrait constituer un sérieux problème : outre que la moitié de lélectorat est mâle, de nombreuses électrices, y compris féministes, sont opposées au discours guerre des sexes de certaines féministes radicales. Ainsi, la présidente de lorganisation nationale des centres pour femmes battues (ROKS), Ireen von Wachenfeldt, avait défendu lors dun reportage avec caméra caché un article paru dans son bulletin interne selon lequel dire que les hommes sont des animaux cest les flatter. Ce sont des machines, des godemichés ambulants, des parasites émotionnels . Le scandale causé par ces déclarations, quelle a mollement tenté de démentir par la suite, a été tel que de nombreux centres pour femmes battues ont décidé de quitter ROKS"

http://forum.aufeminin.com/forum/societe2/__f12437_societe2-mal-dire-que-les-hommes-sont-des-animaux-cest-les-flatter-ce-sont-des-machines-des-godemiches.html


Suir la nudité et la sexualisation, ce n'est pas nouveau. Le Living Théâtre en son temps jouait nu sur scène. Le corps était le lieu de l'événement. Les grandes courtisanes du XIXe siècles vivaient de manière très libre avec leurs riches amants. Joséphine Baker dansait quasiment nue dans les années 1920. Le porno est en place depuis plus d'un siècle et semble destiné à rester comme une composante de la culture libertaire occidentale. J'aime la liberté, je n'y suis donc pas opposé. Mais le rôle d'objet tenu par les chanteuses actuelles est cocasse, alors que le féminisme dans son ensemble a beaucoup glosé sur le fait (réel ou imaginaire) d'être un objet, avec tout ce que cela supposait de négatif pour elles.

La vulgarité n'est pas nouvelle mais je n'aime décidément pas.

Que le cul fasse vendre, on le sait, et ça continue à travers les époques. Le discours anti-cul-de-femmes tenu par nombre de féministes (dans la pub et ailleurs) entre en collision frontale avec ces chanteuses qui se disent (ou que l'on dit) féministes et dont le comportement est à l'opposé du dogme anti-cul.


@ Ambre: je ne vois pas le sens de l'allusion au XXIe siècle. Mes exemples de féministes sont ceux d'une journaliste dans un article de 3 pages dans La Tribune de Genève. Et je ne suis pas sûr qu'elle l'ait écrit au second degré. Pourquoi cela devrait-il donner la nausée? Moi je n'achète par principe pas de musique quand l'accroche tourne sans raison autour du sexe. Si les autres aiment, si les filles aiment hurler devant leur idole qui leur crache dessus, c'est leur droit, et l'idole aurait tort de s'en priver vu qu'on la paie très bien pour ça. Les gens ont ce qu'ils veulent.

Vous ai-je choqué en parlant de la courte période où la femme est "consommable"? Il suffit de regarder ces chanteuses pour comprendre que cela fonctionne ainsi, même si ce n'est politiquement pas très correct de le dire aussi crûment. Tout cela signe un fondamental des espèce: le besoin de se reproduire. Que les femmes aiguisent le désir des hommes, c'est normal, et ce n'est pas nouveau.

Pour le reste, la guerre contre les hommes demande une riposte, qui sera longue et difficile, car il y a beaucoup à démonter. Les enjeux de cette guerre sont très importants.

Écrit par : hommelibre | 13 novembre 2014

Signant juste M.B. au-dessus, je suggérai la lecture de Bergères de l'Apocalypse par Françoise D'Eaubonne divagation, précisait-elle, certes, mais fondée... mise en garde évidente.

Effarant: une lesbienne anti-homme.
Froid dans le dos.

Science-fiction prophétique (robots, Asimov) bébés mâles impitoyablement tués à leur naissance (à l'époque)!

Mais les hommes qui jouent avec les femmes comme avec des bilboquets avant de les tourner en dérision pour en fin de conte et de comptes les jeter par-dessus bord feraient pas mal de se poser la question de savoir si l'on naît forcément lesbienne ou qu'à force de coups de poignards au cœur ou dans les lombes une femme au départ hétéro ne finit pas par tomber dans les bras d'une copine en hurlant: "Tuons-les tous?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 13 novembre 2014

La question que vous posez, Myriam, est également celle de l'origine de l'homosexualité. Une remarque, que je développerai un jour dans un billet, est que l'on ne peut exclure que l'homosexualité soit une construction et non une nature. En effet, la théorie du genre, largement alimentée par les milieux LGBT, dit que notre orientation sexuelle est une construction sociale.

"J’ai appris à l’université que l’hétérosexualité est une construction sociale dans un cours sur l’homosexualité. "

http://www.jesuisfeministe.com/?p=6987

et aussi:

"Il semblerait que plusieurs liens existent entre les luttes LGBT et féministes. Dans un premier temps, les deux mouvements se rejoignent en ce qu’ils mettent en lumière les revendications de groupes marginalisés, opprimés par la contrainte à l’hétérosexualité et la binarité des genres."

La contrainte à l'hétérosexualité: on y est. On voit ici que tout est relativisé et supposé obligé. L'hétérosexualité ne serait pas "naturelle" mais construite et contrainte. C'est bien étrange comme conception. Cela signifie alors que l'homosexualité est également une construction, donc qu'elle n'a rien de "naturel".

Il y a donc une volonté de déconstruire, d'invalider l'hétérosexualité comme référence de la sexualité. Et comme on n'attaque pas le clan des femmes, "groupe minoritaire et opprimée"... , on attaque les hommes.

Ce n'est pas par hasard que cette théologie nouvelle est largement issue des et soutenue par les milieux lesbiens politisés.

Les chanteuses mentionnées ici ont d'ailleurs bien compris aussi que le lesbianisme est en vogue et peut rapporter. D'où ces habituels baisers sur la bouche qu'elles se donnent entre elles sur scène ou sur des spectatrices.

Écrit par : hommelibre | 13 novembre 2014

hommelibre Y a-t-il des rapports homosexuels entre animaux et ou autres espèces?

Si oui, l'homosexualité ne serait pas une construction, une "invention". L'homosexualité serait naturelle.

Je relève également ce "lesbianisme en vogue" qui peut rapporter gros de vos lignes et trouve en tant qu'ancienne militante ADF puis MLF que décidément en ce cas les femmes devenues "émancipées" en fait devenues corrompues de la foutaise sans pour autant renier nos avancées, nos poussées et impulsions sociales. Par exemple: pensant que J. de Nazareth fréquentait les synagogues l'une d'entre nous s'y rendit. Les femmes
ne doivent pas s'y asseoir à côté des hommes mais bien comme au théâtre aller s'asseoir sur les galeries (ce qui permet d'autant mieux de bien voir les hommes)!!
A notre époque, se dit-elle, c'est dépassé! Elle s'assied donc en bas. Arrivée immédiate d'un rabbin qui l'envoie en haut, certes, mais non "au ciel"! A la fin de la rencontre "au coucher du soleil" elle rejoint l'homme et lui demande pourquoi les femmes ne peuvent pas s'asseoir à côté des hommes? "Pour raison de tradition" lui est-il répondu.

Cette femme étudiera le pourquoi de la chose: parce qu'autrefois on disait "impure" la femme qui avait ses menstrues et par le fait en mesure de rendre impur tout ce qu'elle touchait (indisposée, donc "impure", elle rend impur le banc sr lequel elle est assise et, par le fait, assis sur le même banc "impur" les hommes qui s'y trouvent assis! "Mais, depuis, vous avez eu d'immenses médecins, savants?! "Affaire de tradition"!
Vous le voyez, hommelibre, notre combat "féministe" était parfois imperceptible, certes, mais non... antihomme!

Et l'amour?

Écrit par : Myriam | 14 novembre 2014

"notre combat "féministe" était parfois imperceptible"

Ya d'autres choses qui sont très perceptibles.

Écrit par : Tagada tsoin tsoin | 14 novembre 2014

En suivant la voie du bouddhisme, Tagada tsoin tsoin, rien n'est "anodin": nos pensées, nos paroles, nos actes y compris les plus infimes.

Écrit par : Myriam | 14 novembre 2014

Mais vous qui connaissez si bien la voie du Bouddisme authentique et véritable, chère Myriam, diriez-vous que le Bouddha lui-même et en personne était plus proche d'un Tagada Tsoin Tsoin, ou plutôt d'un Tirelipinpon ?

Écrit par : Tagada tsoin tsoin | 14 novembre 2014

Je n'ai pas eu le privilège de connaître le Bouddha historique.

Que rien n'est anodin est l'enseignement du Dalaï Lama présent.

En voyant les années passer on pense de même.

Écrit par : Myriam | 14 novembre 2014

Laissez Myriam, c'est un troll.

Et l'amour? Difficile en temps de guerre. Réservé à de rares personnes.

Écrit par : hommelibre | 14 novembre 2014

Lorsque nous parlons du féminisme, de ces figures néo-féministes que sont Miley Cyrus ou Beyoncé, nous nous plaçons dans une perspective purement occidentale.
Nous en venons à essayer de distinguer des postures très opposées, qui revendiquent l'étiquette féministe.
C'est un luxe de pouvoir débattre de nos opinions à ce sujet, d'essayer de savoir ce qui est adéquat, légitime, dépassé ou esthétiquement agréable.
Il me semble qu'il faudrait trouver des termes plus précis, pour nommer une personne qui déteste les hommes et une autre qui essaye de faire de l'argent, en adoptant des codes décryptables comme des appels à l'accouplement.
Ces deux "philosophies" ne peuvent pas porter exactement le même nom.

Lorsque, par ailleurs, on lit des nouvelles comme celle-ci :
"Une adolescente de 17 ans, contrainte d'épouser son violeur, a été défigurée au rasoir parce qu'elle venait de demander le divorce."*, on est en droit de se demander, s'il ne reste pas encore un peu boulot à faire de par le monde.
Longue vie à Miley et à Beyoncé - je ne me fais pas trop de souci pour elles, féministes ou pas, elles s'en sortiront.

* lien pour l'article de la TdG en ligne:
http://www.tdg.ch//30093944

Écrit par : Calendula | 14 novembre 2014

"Mais quand bien même ce serait vrai, je ne vois pas en quoi cela justifierait les préjugés envers les autres femmes"
Les préjugés tout le monde en a faute de connaissance scientifique approfondie dans un domaine. Maintenant, je sais personnellement distinguer les femmes entre elles et ne pas généraliser comme le font certains artistes dans le milieu du Rap. Mais ces femmes nourrissent elles-mêmes des préjugés qui n'aident certainement pas à les combattre.
"et en quoi on pourrait les tenir pour responsables des violences ou discriminations que subit une partie de la gent féminine"
Attention je n'ai en aucun cas accusé ces femmes d'être responsables des maux que subissent les femmes qui étrangement n'ont rien à voir dans le monde des strass et paillettes. Au contraire le féminisme doit défendre les droits des femmes contre le viol réel, le harcèlement réel, la maltraitance réelle des femmes à cause de leur sexe. Et c'est - et celà est mon avis - à celà qu'il aurait du s'arrêter tout en encourageant les autres pays à faire respecter les droits de la femme.
Aujourd'hui le féminisme perd davantage de crédibilité parce que certaines depuis Hannah Haraway, Valérie Solananas, Judith Butler se sont radicalisé et ont eu une forte influence sur le féminisme citoyen au point de se retrouver avec des militantes tant "victimes" que vengeuses des hommes. Bien qu'il existe certains hommes brutaux, ces dernières tendent à généraliser. Et maintenant le féminisme a été récupéré par des peoples dont une a déclaré que "les femmes sont supérieures aux hommes" et l'autre est plutôt tout ce que l'Amérique charrie de plus pathétiques et bestiales chez la femme. Donc oui ces femmes outre le fait de véhiculer le mauvais exemple, ont compris que le féminisme est influent et galvaudé et s'en servent pour véhiculer une image pour le moins tragique sur la femme. Les féministes sont les premiers à hurler lorsque l'on réduit les femmes au rôle de mère, mais pas au rôle de débauchée sexuelle ?
"Vous avez le droit de trouver miley et compagnie vulgaires, en faire des Traîtresses à la Cause des Femmes me paraît too much"
Ben disons que c'est un peu comme si j'érigeais 50Cent, Rohff et Booba en modèle pour le milieu masculin. Ces femmes sont l'équivalent du beauf, grand bien leur fasse, mais dans ce cas qu'elles arrêtent de mettre n'importe quoi dans la tête de jeunes qui ont déjà bien du mal à écrire une phrase sans faute

Écrit par : spartacus | 15 novembre 2014

Par contre pour Beyoncé je retire ce que j'ai dit, elle ne donne pas l'impression d'être une Femen. Je pensais plutôt à Miley Cyrus qui de par sa posture dans l'image lui donne une posture affreuse ... j'espère que peu de filles suivront son exemple

Écrit par : spartacus | 15 novembre 2014

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