31 octobre 2014

Harcèlement sexuel à New York (2) ? Un autre son de cloche.

Beaucoup d’hommes et de femmes contestent fermement le message de la vidéo réalisée par le publicitaire Rob Bliss. Ce message laisse entendre que les femmes sont habituellement victimes de harcèlement sexuel dans la rue. L’intention est double: d’une part contribuer à développer une paranoïa féminine susceptible d’accentuer la pression et la domination sur les hommes, d’autre part d’inciter les pouvoirs publics à donner de plus en plus d'argent à des organisation féministes qui pratiquent le terrorisme intellectuel et sociétal.


J’ai analysé cette vidéo. J’en ai démonté les mécanismes. Je ne suis pas le seul. Je cite ici des extraits d’un article d’Ameena Schelling, journaliste américaine qui vit entre Philadelphie et New York. Son expérience de femme est singulièrement différente de celle prétendue par l’actrice inconnue qui fait sa pub dans la vidéo.

 

harcèlement,new york,«Beaucoup de libéraux ont affirmé que ceci est la preuve définitive que toutes les femmes américaines sont confrontées au harcèlement systématique et sont quotidiennement victimes d'une culture patriarcale. Cependant, en tant que femme, j’ai de sérieux problèmes avec cette vidéo - et avec la croisade que la gauche féministe cherche à rallier derrière elle. 

Tout d'abord, je n'ai jamais rien vu ou rien vécu de ressemblant au «harcèlement» que les femmes libérales prétendent expérimenter. Même en tenant compte du fait que je ne pouvais être inesthétique, je trouve ahurissant que les femmes soient poussées à se plaindre de manière aussi viscérale et généralisée d’une chose que je n'ai jamais vue. Mis à part un compliment de temps en temps dans la rue, je n'ai jamais reçu de sifflets agressifs. J’ai rarement eu des avances importunes. Je n'ai jamais ressenti autre chose qu’une absolue sécurité - un sentiment soutenu par une étude récente de Thomson Reuters qui a désigné le système de métro de New York le plus sûr des grandes capitales du monde. 

J'ai vécu et travaillé à Philadelphie, et passé assez de temps à New York (y compris dans les quartiers visités dans la vidéo) pour avoir été exposée à ces questions. Je me suis promenée tard dans la nuit, ai pris les transports en commun et passé du temps dans les bars et les boîtes de nuit et autres endroits où les gens ne sont pas toujours sous leur meilleur jour. Je ne peux pas dire que je m’habille modestement. Et en près de 25 ans je n’ai vécu que deux - oui, deux - expériences négatives, dont je me suis souvenue uniquement parce que je me creusais le cerveau pour trouver des exemples.

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Si vous regardez la vidéo, vous verrez qu'elle file vite sur ce qui est considéré comme des offenses. Je ne considérerai jamais que quelqu'un me souhaitant une bonne journée ou me disant que je suis jolie est du harcèlement - tout simplement parce que je n’endosse pas le conte de fée féministe selon lequel chaque interaction d’homme avec moi serait entachée par l'oppression patriarcale.

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Fondamentalement et biologiquement, les hommes sont attirés par les femmes. Sauf si vous voulez vivre dans une sorte de moralité arabe asexuée où les femmes se promènent avec des sacs en papier sur la tête, cela se passe ainsi. Vous pouvez essayer de faire que ces interactions soient respectueux, mais vous ne pouvez pas exiger qu'elles disparaissent - ce qu’un mouvement comme Hollaback tente de faire.»

 

L’article complet en anglais est ici.

 

Cette femme est lucide: le féminisme veut criminaliser toute tentative d’approche initiée par l’homme. Au risque de rendre la sexualité et les relations hommes-femmes plus impossibles et dramatiques qu’aux pires régressions historiques.

A ce train les femmes, dont le corps est littéralement sacralisé et devient intouchable sans que l’homme se soit d’abord soumis, les femmes donc seront comme dans une cloche de verre. Les hommes ne leur parleront plus. Le féminisme, c’est la mort de l’amour, le contrôle du désir masculin, la domination féminine sur l’homme, la fin de la spontanéité et de la communication non contrainte. C’est une voie sans issue.


19:43 Publié dans Féminisme, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : harcèlement, new york | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Confirmation de l'orientation raciste de cette vidéo, par l'héroïne elle-même: les images avec des blancs ont été coupées au montage.

www.slate.fr/story/94075/harcelement-de-rue-racisme

Écrit par : hommelibre | 31 octobre 2014

Belle démonstration de cette journaliste et merci Hommelibre de nous en avoir livré la version française.

Écrit par : Lise | 01 novembre 2014

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