22 octobre 2014

Genève : condamnée pour une fausse accusation de viol

La Tribune de Genève fait état de la condamnation d’une femme pour une dénonciation calomnieuse. En l’occurrence une accusation de viol, que les débats ont démontré infondée. Le détail des débats n’est pas connu mais cette condamnation appelle quelques remarques.


geneve,accusation,fausse accusation,viol,acquittement,victime,Il est rare qu’une dénonciatrice soit sanctionnée. Soit on acquitte l’accusé, en laissant planer un doute qui exempt l’accusation d’avoir des comptes à rendre. Soit on estime que si les faits ne sont pas prouvés, l’accusatrice avait des raisons subjectives de se croire victime. Soit on l’exonère tout simplement sous le prétexte de troubles psychologiques. 

Le paravent des troubles psy est fréquemment utilisé pour ces accusations, comme pour les infanticides maternels. C’est une stratégie dangereuse car elle instaure peu à peu l’idée que les femmes sont psychologiquement plus fragiles et moins responsables que les hommes. Ça la fout mal à une époque d’égalitarisme forcené.

On dit souvent, en cas de viol, que les hommes sont capables de comprendre le «non» d’une femme qui n’est pas consentante. Je partage ce point de vue. Un homme peut faire la part des choses et reconnaître quand le «non» est vraiment «non», au-delà du jeu amoureux qui suscite parfois une légitime insistance.

Je pense que, de même, une femme sait très bien si elle a été violée ou si elle était consentante. On ne peut pas se tromper. Certaines estiment, après-coup, avoir été «utilisée» par l’homme qui ne donne pas suite à une relation d’une nuit. Le malentendu ou la déception est possible, mais interpréter cela comme une contrainte est excessif.

geneve,accusation,fausse accusation,viol,acquittement,victime,Le problème d’une fausse accusation est la destruction profonde de la vie de la victime. L’homme est déjà rarement reconnu comme tel. Il fait parfois de la prison. C’est le cas dans cette affaire à Genève, où l’acquitté avait fait 19 jours de préventive. Ce qui démontre une fois de plus, hélas, que dans ces affaires le Parquet emprisonne trop facilement avant toute enquête sérieuse.

«L’homme, qui a dû répondre de ces soupçons devant la justice, a été acquitté après avoir tout de même passé dix-neuf jours en détention provisoire. Ecoeuré, il est rentré l’an dernier dans son pays. En 2007, cet ouvrier avait quitté les favelas brésiliennes pour tenter sa chance à Genève. Il le regrette encore aujourd’hui.»

Une fausse accusation de viol est au moins aussi grave qu’un viol véritable. On nous montre souvent des femmes victimes de viol, qui 15 ans après sont encore comme incapables de se gérer. Elles continuent à vivre leur traumas comme au premier jour. Certaines sont peut-être en effet incapables de résilience. Mais j’ai aussi le sentiment que les milieux professionnels concernés alimentent la victimisation. Elle peut en outre avoir un intérêt à faire perdurer son traumatisme. Un viol est évidemment une violence grave. Mais alors que dire d’une accusation qui dure des années avant éventuellement d’être dénoncée, et dont les effets corrupteurs sur la victime sont inimaginables? Que penser d'une victime homme dont la vie entière bascule? Qui perd souvent travail, famille, réputation, santé?

«Avec cette condamnation, notre mandant retrouve sa dignité après de longues années de souffrance, confirment ses avocats Mes Saskia Ditisheim et Romain Jordan. Il n’y a rien de pire que d’être accusé à tort d’un crime aussi infamant et il est essentiel que les dénonciations calomnieuses soient poursuivies avec détermination, car elles trahissent l’idée même de justice.»

Lui a eu cette «chance» de voir son accusatrice condamnée. Mais il a goûté aux délices de la société féministe occidentale.


Article de Fedele Mendicino dans la Tribune.

11:34 Publié dans Féminisme, société | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : geneve, accusation, fausse accusation, viol, acquittement, victime | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Condamnée mais avec sursis, l'homme faussement accusé lui a vraiment été en prison.

Écrit par : De passage | 22 octobre 2014

De la part de ma maman, véritable victime des Hommes, tant du sien que de ceux qui servent la Justice.

http://www.societedesecrivains.com/librairie/livre.php?isbn=9782342029130

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 22 octobre 2014

c est a cause de femmes comme elle que nos agresseurs restent libres !

Écrit par : lalala | 02 février 2015

c'est bien que cette vérité des fausses accusations soit connue, les féministes ont assez menti et manipuler dans ce domaine.

Écrit par : leclercq | 03 février 2015

Les commentaires sont fermés.