12 octobre 2014

Négationnisme : faut-il vraiment interdire la parole ?

A Genève un négationniste de l’Holocauste vient d’être condamné en appel. Cinq mois sans sursis, soit une peine plus sévère qu’en première instance. La condamnation mentionne la discrimination raciale, en plus de calomnie et d’autres chefs d’accusation.


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Quelle peut être la pédagogie d’une telle décision? Probablement nulle. Les affaires de ce type répondent à des dynamiques intimes bien installées et construites. Une peine de prison ne peut que dissuader certains à exprimer des avis contraires à ce qui est communément admis. Mais cela ne les fera pas changer. Ce discours continuera à exister, puisqu’il existe déjà.

On peut donc attendre de la pénalisation un frein, pas une éradication du racisme.

L’homme condamné avait fait du lourd. Pendant trois ans il avait publié sur internet des dizaines d’articles au contenu antisémite patent et ouvrant la porte à une violence à l’égard des juifs. Le Matin Dimanche (édition papier) mentionne entre autres ce propos: «... l’extermination des juifs serait un bienfait pour l’humanité...».

On est clairement au-delà de la ligne rouge. 

Mais l’interdiction de la parole est-elle la bonne méthode? Je n’en suis pas certain. Je crains davantage la parole enfouie, secrète parce qu’interdite, que la parole libérée. Je ne nie pas le risque de cette libération. L’antisémitisme exprimé dans le passé, repris par des médias, des politiciens et des auteurs, a facilité l’instauration de lois racistes et antisémites en Europe ainsi que le développement d’une pensée meurtrière à l’égard de certaines communautés.

Le traumatisme a été tel qu’il marquera nos sociétés pour des générations. Il en résulte une inhibition contre-productive et contaminante sur d’autres thèmes. Ainsi aujourd’hui la critique d’une femme est taxée de misogynie, celle du mariage gay d’homophobie, entre autres (alors que l’on peut impunément décrire les hommes comme globalement violents et bourreaux). La peur d’être pris pour raciste ou discriminant alimente cette inhibition.

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... ou débattre pour combattre?

Or la discrimination ne doit pas être abandonnée. Elle permet de reconnaître les différences. Toute pensée ou connaissance se fonde sur une discrimination nécessaire. La première, par exemple, est que «Moi» n’est pas «Toi». Ces différences reconnues peuvent donner lieu à un plus grand respect mutuel, mais aussi à un rejet mutuel. L’interdit des discriminations ne fait que masquer le risque de rejet et la non-gestion de ce risque. 

La discrimination est naturelle, elle est une conséquence positive de l’altérité. D’ailleurs aujourd’hui - comme rarement - la différence, et donc les argumentaires discriminants pour l’exprimer, est revendiquée. La société occidentale est composée aujourd’hui de nombreux groupes identitaires et communautaristes: religieux, culturels, politiques, sexuels, etc. Toutes les communautés restent ancrées sur le droit à vivre leurs spécificités.

Par contre on peut et doit agir dans l’éducation, dès l’enfance. L’altérité et la discrimination ne doivent pas conduire à une pensée de supériorité ni à un rejet de type criminel. Le négationnisme à l’égard de la Shoah est ressenti comme douloureux par les juifs dans le monde. La mémoire du drame de l’Holocauste, et des millénaires d’exclusion, restera longtemps dans leurs mémoires. Le fait qu’une personne ou un groupe en viennent à poser des écrits ouvertement antisémites suppose une construction cognitive pouvant porter à conséquence. Toutefois la pénalisation ne peut modifier cela.

histoire,antisémitisme,nazis,holocauste,shoah, négationnisme,geneve,condamnation,Pour ma part je préconise de laisser la parole la plus libre possible et de débattre sur le fond, sur les éléments de preuves et sur les témoignages. Un tel débat devrait avoir lieu de manière répétée, de génération en génération, dans les médias, dans les écoles. Mais je le redis: ici on avait dépassé la ligne rouge. C’est une chose de mettre en cause le nombre de morts dans les camps de concentration ou de dire comme Eric Zemmour que le gouvernement de Pétain avait négocié avec les nazis une protection pour les juifs de nationalité française; c’en est une autre d’affirmer que l’extermination d’un peuple a été une bonne chose pour l’humanité.

 

 

16:38 Publié dans Philosophie, Politique | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : histoire, antisémitisme, nazis, holocauste, shoah, négationnisme, geneve, condamnation | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Pourquoi cacher le nom du condamné le journaliste F.B. ? Je suis convaincu que son nom paraîtra dans tous les blogs bien orientés et que les habituels commentateurs en feront des gorges chaudes.

Pendant ce temps la haine d'une frange d'islamiste développe une nouvelle forme d'antisémitisme qui s'avère bien plus sournoise que supposée. On l'a vu lors de la dernière ratonnade d'Israël à Gaza, pour eux une promenade pour les autres la mort.

Écrit par : F.H.Jolivet | 12 octobre 2014

....http://www.partinationalistesuisse.ch

....Et vous saurez tout !

Écrit par : Galileo | 12 octobre 2014

Je ne tiens pas à connaître le détail des écrits du journaliste condamné. Certes, je devrais lire sa prose in extenso, afin de m'exprimer de façon éclairée. Disons que je fais confiance aux comptes-rendus et que je m'exprime plutôt sur le principe général que le cas particulier.

Affirmer qu'une extermination est une bonne chose relève d'une opinion, pas d'une manipulation des faits. C'est assumer, à la face du monde, son manque d'humanité. Dont acte.

La négation de faits avérés est d'un autre ordre.
Il est intéressant de constater que les négationnistes considèrent que les actes d'extermination sont suffisamment abominables pour ne pas admettre leur réalité. (On se trouve dans un autre registre avec l'Etat Islamique, qui revendique les décapitations, images à l'appui.)
Nier la shoah, c'est essayer de sauver l'image du national-socialisme, envers et contre tout. C'est prendre sa propre parole pour tellement puissante, qu'elle arriverait à anéantir des preuves intangibles et à semer le doute chez des personnes peu informées.
Il faudrait donc être présent pour donner des preuves à chaque fois, qu'un négationniste serait à l'oeuvre pour minimiser ou nier les faits. J'imagine que la condamnation pénale a pour but de décourager ces velléités, puisqu'il est impossible de contrer le négationnisme en tout temps et lieu.

Tout le problème d'une parole libérée est l'aspect prosélyte.
Le condamné est journaliste. Ses écrits sont destinés à être diffusés et lus. Cela lui donne une responsabilité particulière.
Dans le contexte actuel, avec la liberté d'internet, nous sommes face à un dilemme énorme. La liberté d'expression est non seulement souhaitée, mais elle est quasiment inévitable. De plus, elle peut être anonyme.
Faut-il tout laisser passer ? En espérant qu'on arrivera à y opposer de la pédagogie et de l'information éclairée ? Nous savons bien que c'est impossible, l'entreprise est tellement vaste.
La condamnation de ce négationniste n'est qu'un grain de sable, mais probablement malgré tout nécessaire. Il faut des bornes, même minuscules, pour signifier que certaines choses ne sont pas admises dans le domaine public.

Écrit par : Calendula | 12 octobre 2014

"Mein Kampf", le fameux livre d' Adolf Hitler est interdit de publication dans de nombreux pays, ce qui n'empêche pas sa diffusion dans d'autres pays.

Les mesures d'interdiction doivent être prises partout, ou alors nulle part.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 13 octobre 2014

Hommelibre le négationnisme est la forme la plus abjecte qui soit.
C'est une manœuvre d'origine sectaire voire religieuse ou politique de la part de certains partis qui préférent jouer au jeu de l'Au-truche
Depuis 2000 beaucoup s'exercent à un art comme l'écriture pour dénoncer justement le dégout ressenti par de nombreux gosses obligés de se laisser taper dessus pour ne pas être en plus tapés à la maison etc etc on ne va pas y revenir
A croire que le travail de fourmi effectué n'a servi à rien
Jai écouté hier Mélenchon interviewé par un journaliste sur FR3 et j'ai apprécié ce qu'il disait en parlant de Fr.Hollande ,c'est le champion pour nier l'évidence de son échec
Ce à quoi on peut ajouter il n'est pas le seul mais peut-être est-il rassuré en voyant certains autres le suivre! A cette seule idée qui doit le faire jouir il pense peut-être le moment venu d'autres me suivront aussi,qui sait

très bon début de semaine pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 13 octobre 2014

V.-L Dumitrescu, l'ouvrage est disponible en ligne sans problème pour ceux qui veulent lire les écrits d'une folie meurtrière:

http://www.angelfire.com/nb/ad_hitler/new_page_11.htm

http://tybbot.free.fr/Tybbow/Livres/Hitler/Mein%20Kampf%20%281926%29.pdf

Dans plusieurs pays "dont par exemple l'Allemagne", Mein Kampf est interdit à la vente, pour cause"d'incitation à la haine raciale".

Toutefois, Mein Kampf fait partie des livres disponibles plus ou moins facilement.

Cette situation est à l'origine de débats qui opposent droit d'expression et lutte contre le racisme (ici, sous ses formes les plus violentes).

Cacher aux gens comment leurs aînés ont pu se faire manipuler n'est pas lutter contre le racisme.

Au contraire, qui ne veut pas apprendre l'histoire s'expose au danger de la revivre.

En France, Mein Kampf aurait pu être interdit à la vente en raison des lois interdisant l'incitation à la haine raciale mais l'argument selon lequel pouvoir analyser de façon critique le passé est le moyen le plus sûr de l'empêcher de se répéter fut entendu.

La Cour d'appel de Versailles a tranché sur la position suivante : compte-tenu de son intérêt historique et documentaire, Mein Kampf reste autorisé à la vente, mais doit obligatoirement comporter en tête d'ouvrage les attendus de ce même jugement expliquant les raisons de cette autorisation.

Ainsi l'ouvrage prend un sens différent,il devient un enseignement sur ce qui a pu manipuler les foules allemandes des années 30, et une mise en garde sur les procédés rhétoriques qui pourraient nous manipuler demain si nous ne sommes pas vigilants.

Certains réclament que ce principe de mise en garde préalable soit étendu à tous les écrits historiques,y compris religieux.

Ce livre,très difficile a trouver en librairie (et uniquement sur commande) est autorisé en france .

D'un point de vue historique,c'est une pièce essentielle quant à la compréhension des horreurs de la deuxième guerre mondiale et de la Shoah .

Mein Kampf (Mon Combat en français) est un ouvrage rédigé par Adolf Hitler entre 1923 et 1924 pendant sa détention à la prison de Landsberg am Lech,détention consécutive au putsch de la Brasserie,coup d'État manqué. Il contient des éléments autobiographiques ainsi qu'une présentation de l'idéologie politique du nazisme et l'histoire des débuts du NSDAP.

Lors de son emprisonnement il dicte son texte à plusieurs de ses camarades emprisonnés, dont Rudolf Hess.

Le titre de l'ouvrage vient d'une idée de l'éditeur Max Amann. Les premiers lecteurs furent les fidèles de Hitler, et le succès du livre auprès des siens encourage Adolf Hitler à rédiger un second tome.

Le texte originel a été remanié à plusieurs reprises par l'entourage d'Hitler pour lui donner une forme plus cohérente et plus lisible.

Le premier volume fut publié le 18 juillet 1925 le second le 11 décembre 1926 se termine avec une dédicace à son "professeur" Dietrich Eckart.

À sa parution,le livre "qui coûtait le prix élevé, à l'époque, de douze reichsmarks" ne connut qu'un succès modeste : jusqu'en 1929,seuls 23 000 exemplaires du premier volume et 13 000 du second furent vendus. Après 1930, le tirage augmenta fortement jusqu'en 1935, il s'en vendra 1,5 million d'exemplaires.

À partir de 1936, il devint le cadeau de mariage de l'État aux couples allemands. Ian Kershaw estime le tirage à environ 10 millions d'exemplaires en allemand jusqu'en 1945, ce qui représente près d'un foyer allemand sur deux.

Le livre a été traduit en seize langues étrangères,dont une dizaine par l'éditeur officiel.

Les versions traduites sont souvent expurgées.

Seule la version en français est censurée par l'éditeur allemand.

À partir de 1933, le livre devient une référence politique et est édité en plusieurs formats une version de luxe réservée aux dignitaires nazis, parfois dédicacé du sang d'Adolf Hitler lui même, une version en braille a également été publiée.

En 2008, les ventes totales du Mein Kampf depuis sa parution en 1925 sont estimées à 80 000 000 d'exemplaires.

Écrit par : Keren Dispa | 13 octobre 2014

Merci pour ces précisions, Keren, qui répondent utilement à la question de Victor-Liviu.

"Cacher aux gens comment leurs aînés ont pu se faire manipuler n'est pas lutter contre le racisme.

Au contraire, qui ne veut pas apprendre l'histoire s'expose au danger de la revivre."

Oui, c'est aussi ce que je pense.

Écrit par : hommelibre | 13 octobre 2014

"Oui, c'est aussi ce que je pense."

Moi également, et la même chose pour le coran.

Écrit par : Johann | 13 octobre 2014

Ma question à le mérite d'être posée, d'autant plus que je l'ai lu, ce qui peut être vérifié auprès de la bibliothèque de la Cité, en Vieille-Ville.
Le livre vous est donné pour l'emporter à la maison uniquement sur présentation de votre identité et l'enregistrement de celle-ci.

Donc, le problème reste entier.

"Les mesures d'interdiction doivent être prises partout, ou alors nulle part.
Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 13 octobre 2014"

Les allemands ne peuvent pas le lire, ou alors en français et à Genève.
Les autres endroits qui peuvent être mis sur une liste, m'importent peu, inutile donc de vous amuser à en créer une.

Je ne suis pas non plus narcissique, vu que je me cite moi-même.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 13 octobre 2014

"Merci pour ces précisions, Keren, qui répondent utilement à la question de Victor-Liviu."
Pas d'accord, Keren Dispa omet l'essentiel : les Français se sont battus dans les années 30 pour que ce livre soit traduit dans leur langue, pour des raisons assez évidentes : Hitler y indique très clairement ses intentions de se venger du Traité de Versailles (à raison, par ailleurs...).
L'exemplaire de mon grand-père porte en exergue : "Tout Français doit lire ce livre", signé : Maréchal Lyautey.
Traduction J.Gaudefroy-Demombynes et A.Calmettes, Nouvelles éditions latines, qui terminent leur avertissement au lecteur par : " Au surplus - et c'est à son honneur - Hitler n'est pas un homme d'argent; il n'a pas écrit son livre pour battre monnaie (sic !?!). S'il s'oppose à sa diffusion en France, c'est parce qu'il y voit des inconvénients pour sa politique. Et c'est justement pourquoi nous y voyons des avantages."

Écrit par : Géo | 13 octobre 2014

Géo @
En lisant ceci, avant donc la signature, j'étais persuadé que c'était vous.

"L'exemplaire de mon grand-père porte en exergue : "Tout Français doit lire ce livre", signé : Maréchal Lyautey."

Mon père adoptif (paix à son âme) se moquait régulièrement des frouzes, qui ne s'était en rien préparés à ce qui allait leurs tomber sur la tête.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 13 octobre 2014

"Toute pensée ou connaissance se fonde sur une discrimination nécessaire."
Je pense que vous revenez aux origines du terme, ou même à son étymologie, qui équivalait à distinction. En ce sens toute perception, si elle veut passer au niveau du langage et de la réflexion doit effectivement séparer ce qui est perçu de ce qui l'entoure et qui est différent. Cette discrimination (sans jugement dans un premier temps du moins), distinction (sans le sens hiérarchique attaché souvent au terme par la suite) ou enfin séparation (dans un sens uniquement intellectuel d'abord) fonde donc notre langage, puis nos classements, puis nos jugements, ces deux derniers termes impliquant dans nos sociétés fondées sur la compétition, l'établissement de hiérarchies des valeurs.
Dans le langage courant, le seul qui règne en dehors des échanges philosophiques, la même dérive a privé d'autres termes de leur pendant positif: il en est ainsi du mot "qualité" qui n'est plus perçu que sous aspect positif (en dépit de la notion grammaticale de "adjectif qualificatif, qui peut désigner des termes comme "salaud"). Je n'insiste pas sur d'autres assimilations qui touchent à des termes comme "moral", qui est immédiatement confondu avec moralisme, et une multitude d'autres termes neutres dans leur première acception mais qui ne peuvent plus être utilisés dans des débats rationnels sans infinies précautions oratoires, tant ils ont chargés de qualifications (voir plus haut) reflétant souvent des préjugés partisans ou un manque de culture.

Écrit par : Mère-Grand | 13 octobre 2014

En effet Mère-Grand, c'est bien dans le sens originel que je pose ce terme de discrimination. Je partage pleinement votre commentaire.


@ Géo: merci pour ces précisions.
La deuxième guerre a été un tel traumatisme, et pas seulement par la shoah, qu'il y a eu une volonté de tourner la page. Ou plutôt une cécité. Mais sans analyse lucide, on ne peut voir ce qui en nous adhérerait à cette emprise: besoin d'une représentation paternelle surjouée, peur de l'autorité ou fascination pour elle, sentiment d'humiliation réelle ou non à venger (et en effet le Traité de Versailles fut une humiliation pour les perdants de la première guerre), etc.

Écrit par : hommelibre | 13 octobre 2014

"Mon père adoptif (paix à son âme) se moquait régulièrement des frouzes, qui ne s'était en rien préparés à ce qui allait leurs tomber sur la tête."
Henri Guillemin, certes très à gauche mais néanmoins très brillant, prétendait que ce n'était pas par hasard que les munitions des fusils des soldats français n'étaient pas du bon calibre...
Id est : la bourgeoisie française aurait ouvert les portes aux Allemands pour se débarrasser des socialistes, du Front populaire et pourquoi pas des Juifs, vu l'ambiance de cette époque...
Ce qui a sidéré le monde, c'est que les Français, avec des forces alors nettement supérieures, ont laissé faire ça : http://www.strategium-alliance.com/histoire/le-xxeme-siecle/lentre-deux-guerres/operation-schulung/

Écrit par : Géo | 13 octobre 2014

Il ne me semble pas que F.B. soit dans le domaine didactique et pédagogique... Il serait plutôt dans l'incitation à la haine, voire à l'éradication d'une "race" qu'il n'aime vraiment pas.

D'ailleurs il est une caricature des deux paradoxes classique:
- il n'y en a pas eu six millions; ce sont des menteurs! mais Hitler avait raison...
- ce sont des Untermensch qui dominent et manipulent le monde... (faudrait savoir... unter oder über ?)

Bref, la haine n'est pas facteur de réflexion, de compréhension et d'évolution.

Écrit par : archi-bald | 13 octobre 2014

Géo, confondez-vous "bourgeoisie" et "noblesse" ?
Je vous pose la question parce que la vieille noblesse française n'est pas connue pour apprécier les juifs, notamment les riches juifs, devenus banquiers.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 13 octobre 2014

"confondez-vous "bourgeoisie" et "noblesse" Dans les années trente, la distinction est moins aisée qu'en 1789...La base de cet anti-sémitisme (terme encore une fois discutable), c'est un catholicisme ultra-réactionnaire partagé par ces deux classes...

Écrit par : Géo | 13 octobre 2014

Oui Géo, je crois bien qu'il s'agissait bien plus(+) à l'époque de jalousie, maladive certes, mais jalousie quand même.

D'ailleurs, de nos jours aussi, il ne fait pas bon être riche en France.
Les roumains ne sont d'ailleurs pas meilleurs en la matière.
Ils ont juste 200 ans de retard sur 1789.
En Décembre 1989, Ceaușescu fut assassiné, sans aucune sorte de procès.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 13 octobre 2014

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