04 octobre 2014

Sihame Assbague : la militante associative a l’émeute dans la tête

C’est une jeune femme issue de l’immigration. Peau mate, cheveux noirs. Son nom? Sihame Assbague. Son job? «Militante associative». C’est une autre manière de dire «politiquement radicale». Elle a exprimé sa posture raciste en prime time sur France 2 jeudi soir (extrait vidéo ci-dessous).


france,assbague,alain juppé,débat,racisme,france 2,pujadas,beurs,immigration,discrimination,Activiste au discours radical

Militante associative: c’est ainsi que David Pujadas l’a présentée lors du débat avec Alain Juppé. Cette locution ne veut rien dire de précis: pour quoi milite-t-on et pour quelle association? Sihame Assbague précise qu’elle est activiste pour les droits civiques. Elle milite dans les «quartiers populaires».

Il faut ici préciser ces termes généraux qui ont pris le pouvoir dans le débat en France. Militante associative signifie: personne engagée politiquement de manière radicale, en principe à gauche de la gauche, et qui est au contact de gens (la clientèle) qui sont désignés comme les victimes structurelles, donc victimes par principe, de la société. Le seul fait d’être mate de peau en ferait des victimes par principe. Quant à la locution «Quartiers populaires» elle signifie: banlieues où vivent principalement des beurs et des blacks. 

L’association dont Sihame Assbague est porte-parole s’appelle: «Stop le contrôle au faciès». On remarque d’emblée d’où elle vient. Il y a presque l’accent. La faute de grammaire est typique des personnes originaires d’Afrique du Nord et ayant des connaissances lacunaires en français. On doit dire soit: «Stoppe (ou Stopper) le contrôle au faciès», soit «Stop au contrôle au faciès». 

Jeudi soir donc, David Pujadas l’avait invitée en tant que représentante du «monde associatif» et des quartiers populaires. Elle a commencé un long speech accusateur et caricatural par quelques mots d’une extrême gravité. S’adressant à Alain Juppé elle dit:

«Les hommes politiques se ressemblent. Vous êtes un homme, blanc, âgé de 60 ans.» 

Interpeller publiquement une personne par sa couleur de peau, son sexe ou son âge, la réduire à cela, ne tombe-t-il pas sous le coup de lois antiracistes ou contre la discrimination? Un blanc disant à l’inverse: «Vous êtes une femme, jeune, de peau mate» et qui en tirerait des conclusions du genre : Vous, enfants d’immigrés, vous êtes les bourreaux de la culture et de la langue française», n’aurait-il pas été stigmatisé et fait l’objet d’une procédure pénale? Madame Assbague défend les droits civique, dit-elle. Mais apparemment les lois de la république ne la concernent pas.

Alain Juppé lui a fait remarquer qu’il ne pouvait rien à sa couleur et à son âge, pourtant elle a redit une seconde fois cette phrase malheureuse comme une leçon bien apprise. Elle voulait faire le buzz et se faire valoir dans les banlieues. S’en est suivi un long monologue où elle traite les politiciens de «bourreaux» des valeurs républicaines. Un discours d’une rare agressivité à la télévision. Alain Juppé lui a répondu point par point, avec précision, mais la dame souhaitait monopoliser le débat et continuer alors qu’elle avait déjà disposé de 11 minutes en place des 6 prévues. On l’entend encore parler de loin sur le plateau alors que son micro est coupé.

 

 

france,assbague,alain juppé,débat,racisme,france 2,pujadas,beurs,immigration,discrimination,Couper les vivres

Son discours frise d’ailleurs le surréalisme quand elle, âgée de 27 ans, affirme qu’elle suit les journaux télévisés depuis plusieurs décennies comme David Pujadas (qui, à 50 ans, les regarde depuis au moins 30 ans). A 27 ans elle aurait écouté les TJ depuis une trentaine d’année! Madame Assbague raconte un peu n'importe quoi.

En regardant cette séquence j’ai réalisé qu’il y a des activistes radicaux au discours anti-blanc à l’oeuvre dans les quartiers blacks-beurs. Le discours tenu est violent et caricatural, et univoque. Par le ton et la radicalité madame Assbague tient un discours d'émeutier.

La défense des droits en tous genres, à la mode actuellement, devrait être accompagnée d’exigences sur les devoirs citoyens.

L’association qu’elle représente est-elle subventionnée par l’Etat ou des collectivités publiques? Si c’est le cas il faudrait immédiatement cesser tout soutien financier. Je comprends ce que le contrôle au faciès à d’oppressant et d’humiliant. On ne peut dénier le fait que des injustices sont commises et que l’apprivoisement mutuel est long et difficile, comme dans d’autres courants d’immigration (les italiens par exemple). Mais cela ne justifie pas que l’on puisse inverser impunément le discours raciste. Ni que l’on tienne des propos contenant les germes des émeutes à venir. C’est la base même de la république, et je m’étonne que la gauche ne trouve rien à y redire. Est-elle complice? Cette personne a déjà été invitée dans d’autres débats télévisés et a écrit pour Libération. C’est grave.

Si madame Assbague souhaite une classe politique plus représentative, avec plus de personnes issues de l’immigration, elle ne devrait pas contribuer à fabriquer un ennemi de l'intérieur. Elle devrait au contraire calmer le jeu et encourager les enfants d’immigrés nés en France à se présenter sur des listes de partis aux différentes élections. Car ce n’est pas en brûlant des voitures que ces personnes se feront respecter.

Madame Assbague a l’émeute dans la tête. Elle alimente le feu. C’est visiblement ce qu’elle transmets dans les quartiers. Il y a du tri à faire chez les «militants associatifs» sans quoi la France va continuer à entretenir une classe de gens antisociaux et racistes anti-blancs. 

Sihame Assbague, «militante associative» et activiste radicale, est elle-même raciste. Elle cultive avec violence un clivage entre les français issus de l’immigration et ceux issus des populations qui ont historiquement construit la France. 

Elle-même usant du clivage de peau, de sexe et d’âge, il n’y a aucun blâme à lui renvoyer l’ascenseur.

 

 


09:42 Publié dans Politique, société | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : france, assbague, alain juppé, débat, racisme, france 2, pujadas, beurs, immigration, discrimination | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Oui John, le racisme anti-blanc existe bel et bien.
Il faut être soit schizophrène, soit masochiste, pour un noir ou un arabe, des anciennes colonies françaises que de venir vivre auprès de son ancien bourreau, non ?
Venir en France, pour exprimer sa haine du blanc ... est-ce ... raisonnable ?

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 04 octobre 2014

" Je comprends ce que le contrôle au faciès à d’oppressant et d’humiliant."

que trouve t'elle d'anormal, ces gens là la gauche et les bobos les à fait passer pour des victimes, cachant à la population française le comportement que ces gens là ont actuellement, à cause du laxisme qu'il y a eu envers eux, ces gens là sont asociaux, non pas de respect, la seule solution c'est de tout remettre à plat, de serrer la vis,de leur apprendre le respect, passage à tabac au moindre écart de tous les voyous qui dérapent, quoiqu'en pensent les journaleux de merde,c'est le seul langage qu'ils comprennent on voit où nous a mener le laxisme, être insulter à la télé par une jeune écervelée.

Écrit par : leclercq | 04 octobre 2014

ils ne seraient pas respectés discriminés, subiraient du racisme institutionnel, mais elle se fout de qui là !!!

quelle ouvre les yeux et quelle analyse le comportement de gens comme elle !!!

juppé lui a expliqué ses actions, plus on fait de la discrimination positive comme il le fait envers ces populations plus ils se plaignent, là Juppé a vu que ces gens là le prenait pour un con.

il manque une chose aux actions de Juppé commencé à imposer le respect à ces gens là, par la force, l'Arabe respecte la Force, plus que la juste, il vaut mieux être injuste et montrer sa force que de ne rien faire de peur d'être injuste.

conclusion tiré du livre D'Argoud

La Décadence, l'imposture et la tragédie

Écrit par : leclercq | 04 octobre 2014

@ Leclercq:

Je pense plutôt qu'il faudrait un autre encadrement. La violence ne ferait que radicaliser les gens, et ce n'est pas l'usage dans nos démocratie. La loi pénale devrait suffire. Mais un autre encadrement, qui valorise la France, qui valorise la démocratie.

Un autre encadrement, donc pas des militants comme celle-ci.

Écrit par : hommelibre | 04 octobre 2014

@ hommelibre

"et ce n'est pas l'usage dans nos démocratie."

c'est bien là le problème.

Sennels là compris cette réalité.

"Sennels : D’un point de vue psychologique et humaniste, il est très clair que des personnes de cultures différentes ont des besoins différents, quand ils ont ou quand ils créent des problèmes. Ma propre expérience est que les musulmans ne comprennent pas notre façon toute occidentale de gérer les conflits par le dialogue. Ils sont élevés dans une culture comportant des figures d’autorités et des conséquences externes à l’individu et très bien définies. La tradition occidentale, qui utilise compromis et introspections comme principaux outils pour gérer les conflits tant intérieurs qu’extérieurs, est considérée comme une faiblesse dans la culture musulmane. Dans une large mesure, ils ne comprennent tout simplement pas cette façon plus douce et plus humaniste de traiter les affaires sociales. Dans le contexte du travail social et de la politique, cela signifie que l’individu a besoin de plus de limitations et de conséquences plus sévères pour être en mesure d’adapter son comportement."

les gendarmes de Marseille l'avait compris cette réalité. mais ils n'ont plus était soutenus par la préfecture (cause la nomination d'un femme préfet), et la violence dont on fait preuve les gendarmes ne les a pas radicaliser, ils n'ont fait que suivre dans leur comportement les préconisations du psychologue Danois Sennels ,il pouvait se promener à deux en toute impunité dans les banlieues maintenant difficiles de Marseille, beaucoup de banlieues sont des zones de non-droit, ces personnes doivent respecter la loi et les forces de l'ordre ce que font le reste de la population.

"donc pas des militants comme celle-ci."

ce type de militantisme genre Licra Mrap SOS racisme s'appuie sur les lois de censure lois qui doivent être abrogées, et ce type d'association interdites. leurs actions ne résolvent rien, à tous les niveaux, ce sont des fabriques de victimes autoproclamées.

avec ces populations le problème vient déjà avec l'éducation nationale qui tolère, le racisme anti-français dont font preuve leurs enfants, qui sont les fouteurs de merde de l'éducation nationale j'usqu'a pousser au suicide en toute inpunitè des Adolescentes studieuses, ces jeunes voyous sont même soutenus par les prof gauchistes avec leur mentalité de voir en ces jeunes des victimes.
ces jeunes beurs ont les fait passer dans la classe supérieure et on leur donne le Bac pour s'en débarrasser. résultat, des asociaux, incapables de s'intégrer dans une entreprise, et cette imbécile de Sihane Assbague dit qu'ils sont discriminés par les entreprises, mais les entreprises font l'amalgame font l’énorme proportion de voyous chez les Beurs, une entreprise n'a pas un but philanthropique, elle n'a que faire d'asociaux, le maternage de l'état des institutions des profs s'arrête au stade de l'entreprise, c'est le coup d'arrêt à ce laxisme pas autre chose.

http://www.communautarisme.net/Violences-dans-les-banlieues-regarder-la-realite-en-face_a646.html

" À l’inverse, toute une idéologie gauchisante minoritaire au sein du milieu associatif réduit l’histoire de notre pays à ses pages les plus sombres et renforce la mentalité victimaire des jeunes désaffiliés en présentant leur situation dans la continuité de celle qui fut celle des esclaves et des peuples colonisés. Cette idéologie travaille à l’encontre de l’intégration et elle peut recouper ou se trouver mêlée à des thèmes fondamentalistes musulmans. Sans nier les pages sombres de notre histoire, l’intégration implique la conscience des acquis de notre histoire et le partage d’un patrimoine culturel commun. C’est aussi dans ce cadre, que l’éducation populaire peut retrouver un nouveau souffle. La citoyenneté n’est pas l’affichage des différences dans une logique de victimisation, mais elle implique le souci de partager les acquis de notre propre histoire et de créer un avenir commun. "

"Mais un autre encadrement"

effectivement nombre d'éducateurs sociaux ont une culture gauchisante qui dénigre la France, on en est au stade de ne plus sévir contre ces populations de peur qu'ils fassent des émeutes et cassent tout.

les policiers peuvent être blessés par ces voyous, mais surtout qu'ils ne sa vissent pas à en passer un à tabac nos journalistes gauchistes veillent.

oui un autre encadrement et le respect de la loi, et d'abroger certaines lois, remettre dans la loi le passage à tabac d'un voyou. ça se passait comme ça avant en France pour les voyous français.

Écrit par : leclercq | 05 octobre 2014

mes liens sont obsolétes.

Violences dans les banlieues : regarder la réalité en face
http://www.communautarisme.net/Violences-dans-les-banlieues-regarder-la-realite-en-face_a646.html

par Jean-Pierre Le Goff, sociologue, président du club Politique autrement
La mort de deux jeunes à Clichy-sous-Bois a servi de déclencheur à des violences et des actes de vandalisme de bandes de jeunes dans les banlieues. Les formules, provocatrices et indignes d’un homme d’État, du ministre de l’intérieur accompagné d’une cohorte de journalistes et de caméras, avaient auparavant contribué a exacerber la tension. Ces violences dans les cités révèlent une réalité dont il faut prendre la mesure en évitant l’angélisme et les faux-fuyants.




Jean-Pierre Le Goff (photo d'Olivier Roller, 2002) Quelle solidarité première ?

La vie dans les banlieues ne se confond pas avec les images de ces nuits de violence et de destruction. Des réseaux d’entraide et de solidarité entre habitants se sont mis en place dans des conditions souvent difficiles. La grande majorité désire plus de sécurité, plus d’emploi, de meilleures conditions de vie et d’habitat. C’est sur ce terreau-là qu’une dynamique positive peut se développer et non sur les bandes de jeunes adolescents et post-adolescents qui ont basculé dans la délinquance et la destruction.
Attaquer les pompiers, brûler la voiture de son voisin, ou tuer ce dernier comme par inadvertance, - « sans le faire exprès » diront certains -, incendier des magasins, des écoles, des gymnases du quartier où l’on habite, arrêter des bus pour y déverser de l’essence et y mettre le feu devant des passagers affolés... Face à de tels actes sauvages, la condamnation claire et la nécessité urgente d’un retour à l’ordre ne se discutent pas. C’est le préalable à tout débat sensé sur la question.
Mais, là aussi, on a pu assister à des réactions minoritaires, au sein du milieu journalistique et gauchiste, qui rompent avec la morale et le civisme élémentaires. Le mouvement spontané de sympathie ne se tourne pas vers les victimes des violences qui sont, non seulement les pompiers et les policiers, mais les habitants de ces quartiers qui craignent pour leur sécurité et leurs biens, se voient privés de moyens de transport, de commerces, d’écoles... On ne prend guère en considération la crainte des autres jeunes des quartiers qui ne veulent pas être confondus avec les bandes, continuent de croire à l’école et au travail pour « s’en sortir ».
Chez certains beaux esprits s’opère un curieux renversement : ce sont les agresseurs eux-mêmes qui sont considérés d’emblée comme les victimes. De telles réactions délétères rejoignent la façon dont les agresseurs mettent en avant leur statut de victime comme justification de leur violence et de leurs exactions ; elles contribuent à enfoncer un peu plus ces jeunes déstructurés dans l’impasse.
Les mesures pour rétablir l’ordre donnent lieu pareillement à des protestations qui dénoncent aussitôt les mesures prises comme une marque supplémentaire de répression et de « stigmatisation » des banlieues, sans se soucier outre mesure du climat de peur et de « ras-le-bol » des populations concernées.
On peut se demander si la prolongation des mesures de couvre-feu est l’instrument approprié du retour au calme ; on doit demeurer vigilant contre des brutalités policières et des atteintes possibles à l’État de droit. Mais considérer la répression nécessaire comme une dangereuse atteinte aux libertés ou une marque supplémentaire de la « stigmatisation » des banlieues relève d’une idéologie gauchisante de plus en plus coupée des réalités et du sens commun.

Comment interpréter les événements ?

De multiples analyses et commentaires interprètent les événements avec des schémas qui, pour l’essentiel, se refusent à voir ou secondarisent le caractère sauvage, désespéré et nihiliste de la révolte des bandes de jeunes. Certains y voient un signe de la montée des communautarismes, de l’emprise de l’islam radical, voire la concrétisation d’une guerre des civilisations. D’autres au contraire les considèrent à tout prix comme l’expression d’une pure révolte contre les discriminations et les inégalités, ou encore, à l’inverse de toutes les apparences, comme étant le signe d’une intégration. De tels schémas idéologiques ont pour effet de rabattre des événements dans des catégories générales prédéterminées qui en dissolvent la singularité. Avant même d’aborder les conditions qui ont rendu possible de tels événements et de le situer dans le cadre des banlieues et de la société, il convient de délimiter le phénomène et de cerner ses aspects nouveaux.
Il importe en tout premier lieu de prendre en compte ce que les éducateurs, les enseignants, les psychiatres observent depuis des années. Il existe un phénomène de bandes constituées de jeunes adolescents et de post-adolescents en situation d’échec et désocialisés, animés par le ressentiment et la haine à l’égard de la société et des institutions. Ces jeunes minoritaires sont désœuvrés et déstructurés ; ils ont perdu l’estime d’eux-mêmes et le sens du réel. Leur sentiment d’appartenance se limite souvent à leur quartier ou à leur immeuble. Leur langage colle aux affects et aux pulsions ; ils ne mesurent pas la portée de leurs actes et le sentiment de culpabilité est le plus souvent absent. Fascinés par les clichés sur la réussite et l’argent, ils vivent dans un univers où l’image est maître, et ils acquièrent des comportements de dépendance à l’égard des stupéfiants. Ils se réfugient dans des bandes machistes où les rapports de force dominent avec les phénomènes de caïds et s’enferment dans une sous-culture de la délinquance et du ghetto. Nombre d’animateurs, d’éducateurs sociaux, mais aussi d’enseignants se trouvent désemparés devant de tels individus perpétuellement agités, aux comportements asociaux et immaîtrisables. Ces jeunes ont une image dépréciative d’eux-mêmes qui peut se retourner en agression. Lors des nuits de violence, ils sont entrés dans une logique de destruction et d’autodestruction en s’attaquant aux quartiers où ils habitent.
C’est précisément cette réalité dérangeante qu’il s’agit d’aborder en face. Des militants de gauche et des journalistes bien-pensants la dénient en y collant des formules passées en complet décalage. C’est ainsi qu’on répète bêtement la formule attribuée aux classes dominantes de l’ère industrielle : « Classes laborieuses, classes dangereuses », pour l’appliquer aux actes de vandalisme des banlieues. Quel rapport avec des jeunes désocialisés qui ne travaillent pas et ne forment pas une classe ? S’il fallait tenter des comparaisons historiques, la notion de lumpenprolétariat serait plus proche de la réalité. Mais là aussi, le caractère très jeune des casseurs qui ne sont guère en haillons [1] et agissent souvent par mimétisme télévisuel, sort du schéma.
On invoque également le chômage pour expliquer les événements. Mais il est d’autres périodes dans l’histoire de France où le chômage était massif, comme dans les années trente, sans qu’on assiste pour autant à de pareils phénomènes de destruction. Comme on oublie souvent de le dire, ces jeunes ne sont pas en total abandon, mais ils sont assistés par l’État providence. Leur univers n’est pas la survie matérielle, mais ils sont fascinés par l’argent facile et les marques du look branché. Les chômeurs ne s’attaquent pas, que l’on sache, aux écoles, aux gymnases, aux centres sociaux, aux bus... comme le font ces bandes. Et si l’on tient, là aussi, à la comparaison historique, il faudrait poser la question : a-t-on jamais vu les chômeurs des années trente s’attaquer à la « soupe populaire » ?
Quant aux conditions matérielles de vie et de logement dans les cités, elles n’ont rien à envier à la pauvreté et aux logements insalubres des cités ouvrières du début du siècle. Chômage et habitat, s’ils entrent bien en ligne de compte, ne suffisent pas à expliquer le phénomène dans sa nouveauté. Contrairement à ce que laissent entendre nombre de commentateurs attitrés, le type de violence auquel on assiste aujourd’hui n’est pas mécaniquement et unilatéralement déterminé par la situation économique et sociale des banlieues, sinon c’est à un autre mouvement de révolte d’une bien plus grande ampleur à laquelle on aurait assisté. La misère existante dans les cités de banlieues n’est pas comparable à celle qu’ont pu connaître les couches populaires dans le passé : il existe des mécanismes d’assistance sociale qui, s’ils ne transforment pas les conditions matérielles de vie, en atténuent la dureté.
Les événements des banlieues relèvent moins de la pauvreté et de la misère telles qu’on a pu les connaître autrefois que de phénomènes de déstructurations identitaires qui sont plus difficiles à comprendre. Les violences des bandes de jeunes des banlieues révèlent de façon paroxystique une désaffiliation due à l’érosion des collectivités d’appartenance qui inscrivaient l’individu dans une collectivité et le structuraient « de l’intérieur » : famille, collectivité de travail, classes sociales, appartenance nationale... Autant d’éléments qui sont aujourd’hui érodés ou en crise et qui, contrairement aux discours angéliques « post-modernes », sont constitutifs des identités individuelles et collectives. Les situations de chômage et d’habitat dégradé se combinent avec une déliquescence des liens familiaux, pudiquement dénommée « famille monoparentale » : le plus souvent absence du père, la mère subsistant tant bien que mal des revenus de l’aide sociale et étant la plupart du temps absente lorsqu’elle travaille. Dans les familles issues de l’immigration, cette situation peut être aggravée par une inadaptation des parents à la culture française, entraînant une désorientation des jeunes qui coincés entre deux cultures peuvent « errer sans repère dans une sorte de no man’s land anthropologique » [2]. C’est sur ce terreau que les groupes fondamentalistes musulmans présents dans les quartiers peuvent tenter de se développer en présentant leur doctrine comme le levier d’une restructuration identitaire et leur encadrement des jeunes désœuvrés comme la condition de la paix sociale dans les banlieues.

Que faire ?

Face à cette réalité, il n’existe pas de remèdes simples dont les effets seraient immédiats. Mais il est important à la fois de fixer des repères et de tirer des leçons des pratiques passées. Avant même d’envisager des mesures particulières, il est des questions centrales auxquelles il n’est plus possible d’échapper.
Tout d’abord, la question de l’érosion de l’autorité parentale n’est pas facile à traiter. Les mesures de sanctions financières envers les parents des familles décomposées sont démagogiques et ne résolvent rien. Les associations aidées par des psychologues et des psychiatres pour s’occuper des parents et des enfants en difficulté paraissent indispensables, mais on ne peut reconstruire de façon volontariste des familles déstructurées. La puissance publique ne peut pas se substituer complètement aux familles et les aides psychologiques ne peuvent pas tout. Le problème n’est pas seulement à poser dans des termes psychologiques - le risque existe bien de s’enfermer dans cette problématique - en dehors du terreau social et culturel, d’un ethos commun. On ne peut échapper à la question de la famille comme une des structures anthropologiques de base de la société que des conceptions modernistes et gauchistes ont rapidement mis de côté. Il en va de même des fonctions structurantes de la morale, de l’interdit et de la limite qu’un angélisme post-soixante-huitard et rousseauiste a trop longtemps dénié. Dans ce domaine, comme dans d’autres, ce qui se passe dans les banlieues, reflète de façon extrême des phénomènes que l’on retrouve à différents degrés dans l’ensemble de la société.
D’autre part, le comportement fortement instable et violent d’une minorité de jeunes en grande difficulté n’est compatible ni avec l’enseignement ni avec le travail en entreprise. La réponse à cette situation ne peut pas être seulement répressive. Elle implique avant tout un type d’aide et d’encadrement social relevant d’institutions spécialisées, avant même d’envisager de les réinsérer dans le cursus scolaire ou dans les entreprises. Il existe des stages fortement encadrés mêlant vie collective, travail, réalisations concrètes et activités physiques dans des lieux fermés ou ouverts qui sortent les jeunes de la cité. L’idée d’un service civil pour tous les jeunes alliant réalisations de tâches utiles, apprentissage de la vie collective et formation professionnelle va dans le même sens. Cela suppose d’importants moyens, particulièrement en termes d’encadrement, et tout cela à un coût pour des résultats qui ne sont pas acquis pour la totalité des jeunes concernés.
L’apprentissage, s’il doit être pleinement pris en compte et valorisé, ne constitue donc pas une panacée. L’appel constant à l’« éthique » et à la « citoyenneté » des entreprises, pour nécessaires qu’il puisse paraître, ne suffit pas : même si les entreprises peuvent faire des efforts pour accueillir des jeunes en difficulté, leurs perspectives d’embauche sont liées à celles des carnets de commande et leurs critères restent avant tout ceux de la compétence et de l’efficacité. Les employeurs ne sont pas vraiment désireux de prendre en charge des jeunes instables, peu assidus. Et l’association de l’idée d’apprentissage à celle de jeunes en grande difficulté risque de nuire à la revalorisation de l’image de l’apprentissage dans l’opinion.
Il n’y a donc pas de solution simple. Mais il n’en demeure pas moins que la réalisation de tâches pratiques, l’insertion dans un collectif de travail, sont des éléments indispensables pour retrouver une confiance en soi pour ceux qui sont en situation d’échec scolaire, quitte à retrouver une filière scolaire après cette expérience. Qu’on le veuille ou non, dans sa dimension anthropologique, le travail demeure un élément fondamental de la structuration individuelle et sociale. Il est un élément décisif de la constitution de l’estime de soi, de la confrontation avec la réalité et de l’apprentissage de la limite, de l’insertion dans les rapports sociaux. Toute la question est de savoir quelles conditions favorables sont à mettre en place pour que l’insertion et la formation des jeunes en situation de travail puissent se faire dans de bonnes conditions. L’expérience des entreprises dites « intermédiaires » » qui insèrent les jeunes dans le travail en échappant pour partie aux contraintes et aux lois du marché méritent, dans cette optique, d’être valorisées.
Le discours généreux de la citoyenneté coupée du travail est une impasse. Toutes les mesures d’assistanat économique et social, de même que les activités associatives multiples, pour nécessaires et utiles qu’elles soient, ne peuvent suppléer à l’absence de travail. Les responsables associatifs, les animateurs, les formateurs, les psychologues..., malgré tous leurs efforts, se voient condamnés à jouer un rôle d’accompagnateur ou de « pompier » du social, s’il n’existe pas d’activité de travail et de perspective d’emploi pour les jeunes en difficulté.
Le modèle républicain implique un modèle d’égalité et de citoyenneté qui fait fi des appartenances ethniques et communautaires. Ce modèle a un caractère d’idéalité qui ne coïncide jamais avec les faits, mais c’est ce caractère d’idéalité lui confère sa dynamique et il a su au cours de l’histoire passer des compromis. Ce modèle s’appuie sur une certaine morale du travail, sur une culture commune liée à notre histoire, sur l’idée de promotion sociale... Ces points-clés sont en panne, mais la question est de savoir comment les relancer, plutôt que d’affirmer qu’il a définitivement échoué et passer rapidement à un autre modèle de type anglo-saxon qui n’a pas d’ancrage solide dans notre tradition et qui montre aussi ses limites. La discrimination positive dans le domaine économique et social mérite d’être évaluée à la lumière de ses résultas effectifs et non aux « bonnes intentions » qu’elle affiche. Elle peut créer des effets pervers comme l’évaluation des ZEP l’a montré. Dans le domaine de l’habitat, la discrimination positive apparaît comme une mesure pouvant favoriser la rencontre et l’échange entre les différentes catégories sociales. Là aussi il convient d’examiner avec soin à quelles conditions précises elle peut être efficace, en évitant les effets qui amèneraient les catégories sociales plus favorisées à aller habiter ailleurs. Mais dans ces deux domaines, la discrimination positive nous paraît rester dans le cadre du débat sur les adaptations possibles et nécessaires.
La discrimination positive à destination de ce qu’on appelle désormais les « minorités visibles » - autrement dit une différence de traitement, notamment à l’embauche, fondée sur les critères de race et de couleurs de peau - , est d’une autre nature et portée. Elle ouvre la boîte de Pandore en favorisant la généralisation de la suspicion de racisme dans les rapports sociaux, l’hypertrophie des plaintes et des droits. Elle renforce la « victimisation » existante dans une logique de concurrence sans fin entre tous ceux qui s’estiment être des victimes, contribuant ainsi au délitement du lien social et de la citoyenneté. _ La discrimination positive en faveur de ce qu’on appelle les « minorités visibles » constitue un nouveau tremplin pour le courant xénophobe et raciste, et peut favoriser à terme des affrontements ethniques.
On ne saurait enfin passer outre la question de la nation comme cadre central d’intégration, élément constitutif de l’existence collective d’un peuple, et partie constitutive de l’héritage européen. Qu’on le veuille ou non, la nation demeure une référence identitaire et le lieu central de la citoyenneté. Elle constitue un pôle d’identification avant même l’appartenance européenne dont la prégnance demeure faible, tout particulièrement dans les banlieues. Cela implique l’acceptation de l’ambivalence de son histoire en étant conscient qu’aucun peuple en l’affaire ne dispose d’un blanc-seing et un patriotisme qui ne se confond pas avec le nationalisme chauvin et xénophobe. À l’inverse, toute une idéologie gauchisante minoritaire au sein du milieu associatif réduit l’histoire de notre pays à ses pages les plus sombres et renforce la mentalité victimaire des jeunes désaffiliés en présentant leur situation dans la continuité de celle qui fut celle des esclaves et des peuples colonisés. Cette idéologie travaille à l’encontre de l’intégration et elle peut recouper ou se trouver mêlée à des thèmes fondamentalistes musulmans. Sans nier les pages sombres de notre histoire, l’intégration implique la conscience des acquis de notre histoire et le partage d’un patrimoine culturel commun. C’est aussi dans ce cadre, que l’éducation populaire peut retrouver un nouveau souffle. La citoyenneté n’est pas l’affichage des différences dans une logique de victimisation, mais elle implique le souci de partager les acquis de notre propre histoire et de créer un avenir commun.
L’histoire n’est pas tracée d’avance ; elle est ouverte sur de possibles régressions. Les violences récentes nous le rappellent. Les problèmes rencontrés dans les banlieues sont les nôtres, ils concernent une partie de nos compatriotes fragilisés par la crise que nous vivons. Dans cette affaire, notre responsabilité est engagée et il importe à la fois de regarder la réalité en face et de savoir quel modèle de vivre-ensemble et de citoyenneté nous voulons essayer de faire prévaloir au milieu du chaos ambiant. Les paroles d’Albert Camus « empêcher que le monde se défasse » prononcées dans d’autres circonstances [3] gardent leur acuité dans la situation présente.


Notes
[1] Lumpen signifie miséreux, en haillons.
[2] Emmanuel TODD, Le destin des immigrés, Seuil, Paris, 1994, p. 382.
[3] Albert CAMUS, Discours de Suède (1957), Folio Gallimard, Paris, 2001, p. 19.

a nation demeure une référence identitaire

http://www.communautarisme.net/Violence-subjectivites-immatures-et-ideologies-victimistes_a641.html

Violence, subjectivités immatures et idéologies victimistes
Par Sophie Ernst, Institut National de Recherche pédagogique
N'y a-t-il pas quelque chose de massifiant, et de mystifiant, dans les discours interprétant les violences urbaines en termes de luttes des classes ? Travaillant dans l'école et avec les enseignants sur "tout ce qui fait débat et désordre", Sophie Ernst attire notre attention sur certaines caractéristiques psychologiques des jeunes auteurs de violence. Elle s'inquiète des effets délétères des dénonciations mémorielles victimistes sur des personnalités immatures, à l'identité fragile. Et s'inquiète tout autant du manque de constance dans les politiques d'accompagnement social et éducatif.



Photo AFP/AFP (droits réservés)
Dès le début des années 90, les violences urbaines ont occasionné des enquêtes de grande ampleur réalisées depuis toutes sortes d’institutions intéressées à en connaître : police, accompagnement social, urbanisme, éducation. Ces enquêtes ont permis de mettre en évidence dans les situations à risque avant tout la dimension sociale et globale du problème (banlieues enclavées, pluriethnicité, grande pauvreté, familles nombreuses, chômage, échec scolaire) et il est hors de doute que ces facteurs touchant globalement une population défavorisée sont essentiels. Cela étant, ces enquêtes sont souvent plus profondes, en termes de diagnostic comme en termes de solutions ; en rester à cette description ne nous donne en réalité aucune prise pour comprendre les passages à l’acte ni pour y remédier, car il manque les articulations fines – il n’y a que depuis les lieux du pouvoir que les pauvres sont une masse indistincte sans différences individuelles dans les conduites, les valeurs et les aspirations. La télévision s’est faite, tout particulièrement, l’écho de cette vision où la compassion la plus convenue le dispute à la fascination pour le spectacle. C’est ainsi qu’un sociologue nous a doctement expliqué pourquoi l’on brûle les voitures : parce qu’on n’en a pas. Normal, quoi. Il est certain que cette explication sommaire quoique basique a le mérite de trancher avec ce à quoi l’on nous avait accoutumé ces dernières années, en allant systématiquement chercher dans d’obscures sourates du Coran les raisons de chaque acte déviant de jeunes illettrés. Mais peut-on en rester là ? L’insistance sur la grande pauvreté et le chômage, comme causes déterminantes et automatiques des violences éveille immédiatement un réflexe offensé de toutes les catégories sociales pauvres ou qui ont grandi dans un milieu pauvre, qui ont le sentiment d’avoir subi avec dignité des situations au moins aussi difficiles : nous n’avions rien, nous non plus, et nous n’avons jamais tout cassé – et certainement pas mis le feu aux autobus, attaqué les pompiers, et détruit les écoles !

C’est là qu’il importe de lire avec plus d’attention des enquêtes réalisées par des psycho-sociologues, l’une des plus intéressantes à mon sens étant celle qu’a coordonnée Jean-Paul Grémy pour l’IHESI, actuellement INHES (Les violences urbaines, Institut des Hautes Etudes en Sécurité Intérieure 1996). Bien loin de ce qui nous est martelé comme «explications» voire justifications des violences, qui donnent des facteurs touchant globalement une population défavorisée, les études psychologiques sur cette petite partie de la population qui passe à l’acte révèlent des êtres qui sont bien moins immoraux, ou intrinsèquement violents, que perturbés et gravement immatures, au sens où ils n’ont pas intégré des apprentissages minimaux de maîtrise de l’émotivité, de l’impulsivité et ne sont pas à même de se poser comme sujets si peu que ce soit autonomes (cette analyse concerne le gros des troupes, non pas les meneurs, dont le profil est sensiblement différent). C’est une pathologie de la rationalité élémentaire qui se révèle ici.
C’est un fait psychologique qui est occulté par la tendance à trouver toutes les explications dans le chômage et les discriminations : or ces jeunes sont très difficilement employables, à peu près pour les mêmes raisons qui les rendaient très difficilement scolarisables... On est très en deça de la moindre qualification, et même de la disponibilité à l’apprentissage. Il est difficile de lier des gestes dans une conduite ayant du sens, avec le minimum de patience et de coordination qu’exige toute réalisation.

La lecture par un éducateur est étonnante car elle offre le portrait en négatif de ce que vise normalement l’éducation à l’autonomie dans les premières années. On a affaire à des individus dont la subjectivité est en grave souffrance, notamment du point de vue de la liaison du temps vécu : pas de sens du lien de cause à conséquence, enfermement dans le présent et l’impulsivité, difficulté à réaliser les conséquences d’un acte, encore moins à l’anticiper, une chaîne temporelle dangereusement hachée. Faire tourner son regard en changeant de point de vue sur une situation est impossible : il leur est notamment très difficile de se mettre en pensée à la place d’autrui. Toute situation est structurée de façon binaire, dans la dépréciation stéréotypée des « autres » : territoire- étranger au territoire, eux-nous, gagnant-perdant, fort-faible…

Ce sont des apprentissages premiers qui se sont mal réalisés et toute prévention devrait d’abord concentrer ses efforts sur la petite enfance et l’enfance, à l’école, dans l’encadrement éducatif de proximité et dans le soutien aux familles, car il est probable que ces ratages éducatifs viennent en partie de déstructurations familiales, dont les causes sont diverses et complexes, jamais réductibles à un seul facteur (et certainement pas à l’Islam). C’est aussi par là qu’on pourra comprendre pourquoi les jeunes issus de l’immigration africaine des vingt dernières années sont surreprésentés dans cette dérive anomique, souvent autodestructrice, parfois délinquante – ce sont ces familles, issues de mondes traditionnels eux-mêmes fragilisés, qui sont le plus désaccordées à une société post-moderne qui les déstructure à bien des égards. Les diffractions symboliques, inévitables dans toute acculturation, produisent ici du chaos, où il n’y a pas tant une perte de repères qu’une pléthore d’injonctions contradictoires et désarticulées, dans une immense confusion. Il est d’autant plus remarquable que certains réussissent à se construire malgré toutes les conditions défavorables. C’est en observant ces parcours exceptionnels, les conditions qui les ont rendus possibles, qu’on peut mettre en place des accompagnements pour aider les familles à aider leurs enfants, pour aider les établissements scolaires à exercer au mieux leur rôle éducatif. Action patiente et pragmatique qui n’a jamais reçu le soutien cohérent et la continuité de politique qu’elle nécessitait.

La différence avec les années 90 est que certaines idéologies ont été abondamment diffusées par des groupes associatifs et politiques, et ont donné lieu à des versions internet très violentes. Notamment toutes sortes de discours qui héroïsent et justifient les actions violentes en leur fournissant une explication stéréotypée jouant de l’inversion de culpabilité. Ce sont ces discours simplistes et manichéens, qui vont fournir une cohérence et une identité en liant des éléments chaotiques et en leur donnant une apparence de sens. Ainsi, à cette immaturité subjective se superpose une posture d’ex-colonisé, indigène de la République, victime du néo-colonialisme républicain, descendant d’esclave, victime du racisme et des discriminations, condamné au chômage ou au rejet sur le seul critère de son appartenance ethnique. Ces idéologies sont d’autant plus propagées et facilement intégrées qu’elles reposent sur une base de vérité, importante à reconnaître et à faire connaître, et que du coup, elles touchent une corde sensible dans l’opinion. Le racisme, l’exploitation et l’humiliation des dominés, c’est ce que nous ne voulons plus ni subir, ni faire subir, pour nous-mêmes ni pour nos enfants. Les enfants apprennent très tôt, et intuitivement, à utiliser les arguments qui leur donnent prise sur les émotions des adultes : il n’est pas sûr qu’ils auraient été convaincus par ces références mémorielles bien lointaines, et parfois complètement en porte-à-faux par rapport avec la réalité de leur filiation, s’ils n’avaient perçu d’abord le pouvoir d’intimidation qu’elles leur donnent sur les « autres » (le prof, le journaliste…). C’est le propre de l’idéologie, d’être non pas un mensonge ou une erreur, mais une vision tronquée de la réalité, mystifiante du fait qu’elle est simpliste et univoque. Lorsque le débat se situe entre intellectuels sur la question des postes à créer dans l’université pour des études post-coloniales, pas de problème, quelque polémiques et anachroniques que puissent être les dénonciations de la francité, de la République, de la société blanche et esclavagiste… Mais la vulgarisation démagogique et venimeuse des mêmes débats a des effets désastreux sur une jeunesse déjantée, qui, faute de pouvoir élaborer une subjectivité cohérente et réaliste, se précipite sur un discours qui lui donne non pas une épaisseur, mais un contour, non pas une consistance, mais une posture.

Ces idéologies victimistes et vindicatives donnent une illusion de subjectivité, parce qu’elles permettent de dire quelque chose à la télé. On est intéressant dans l’exacte mesure où l’on passe à la télévision, on n’existe et on ne se définit que comme l’image de soi fournie expressément à la télévision selon les codes idéologiques en vigueur : puis l’on reçoit de son image télévisuelle la garantie que l’on est bien ce qu’elle montre, dans un bouclage sans fin. Une telle clôture compromet les prises de conscience, aussi bien du côté des jeunes eux-mêmes, que des éducateurs et des responsables de politiques ; elles bloquent les évolutions psychiques et comportementales nécessaires. Il faut mesurer la détresse et le sentiment de chaos qui sous-tendent une telle posture de « dépendance agressive », pour comprendre que le chemin de réapproppriation et de construction de personnalités plus authentiquement structurées sera bien ardu.

En tout état de cause, ce n’est pas le colmatage des subjectivités immatures par les idéologies victimistes qui permettra ce chemin. Tout au contraire en déréalisant la vision de soi et du monde, elles entretiennent des erreurs graves d’adaptation, dont on se sort que par une spirale de haine de plus en plus violente. Une politique de remédiation demande de la persévérance et de la cohérence, et impose de distinguer les problèmes pour apporter des réponses ciblées, finement ajustées et coordonnées. Toutes choses dont s’accommodent mal les dénonciations massives, qui s’enivrent de leur propre intransigeance impatiente et exaspérée. Je doute fort qu’elles aident à repenser, restructurer et consolider les dispositifs d’accompagnement, déjà tellement mis à mal par les politiques de court terme.
Mais qui sait, le temps est peut-être venu pour les dénonciateurs eux aussi d’accéder à plus de maturité ?

Mardi 15 Novembre 2005
Julien Landfried

"C’est un fait psychologique qui est occulté par la tendance à trouver toutes les explications dans le chômage et les discriminations : or ces jeunes sont très difficilement employables, à peu près pour les mêmes raisons qui les rendaient très difficilement scolarisables... On est très en deça de la moindre qualification, et même de la disponibilité à l’apprentissage. Il est difficile de lier des gestes dans une conduite ayant du sens, avec le minimum de patience et de coordination qu’exige toute réalisation. "

"La différence avec les années 90 est que certaines idéologies ont été abondamment diffusées par des groupes associatifs et politiques, et ont donné lieu à des versions internet très violentes. Notamment toutes sortes de discours qui héroïsent et justifient les actions violentes en leur fournissant une explication stéréotypée jouant de l’inversion de culpabilité. Ce sont ces discours simplistes et manichéens, qui vont fournir une cohérence et une identité en liant des éléments chaotiques et en leur donnant une apparence de sens. Ainsi, à cette immaturité subjective se superpose une posture d’ex-colonisé, indigène de la République, victime du néo-colonialisme républicain, descendant d’esclave, victime du racisme et des discriminations, condamné au chômage ou au rejet sur le seul critère de son appartenance ethnique. Ces idéologies sont d’autant plus propagées et facilement intégrées qu’elles reposent sur une base de vérité, importante à reconnaître et à faire connaître, et que du coup, elles touchent une corde sensible dans l’opinion. Le racisme, l’exploitation et l’humiliation des dominés, c’est ce que nous ne voulons plus ni subir, ni faire subir, pour nous-mêmes ni pour nos enfants. Les enfants apprennent très tôt, et intuitivement, à utiliser les arguments qui leur donnent prise sur les émotions des adultes : il n’est pas sûr qu’ils auraient été convaincus par ces références mémorielles bien lointaines, et parfois complètement en porte-à-faux par rapport avec la réalité de leur filiation, s’ils n’avaient perçu d’abord le pouvoir d’intimidation qu’elles leur donnent sur les « autres » (le prof, le journaliste…). C’est le propre de l’idéologie, d’être non pas un mensonge ou une erreur, mais une vision tronquée de la réalité, mystifiante du fait qu’elle est simpliste et univoque. Lorsque le débat se situe entre intellectuels sur la question des postes à créer dans l’université pour des études post-coloniales, pas de problème, quelque polémiques et anachroniques que puissent être les dénonciations de la francité, de la République, de la société blanche et esclavagiste… Mais la vulgarisation démagogique et venimeuse des mêmes débats a des effets désastreux sur une jeunesse déjantée, qui, faute de pouvoir élaborer une subjectivité cohérente et réaliste, se précipite sur un discours qui lui donne non pas une épaisseur, mais un contour, non pas une consistance, mais une posture. "

voilà le fonctionnement de la cruche.

Sihame Assbague

Écrit par : leclercq | 05 octobre 2014

remettre dans la loi le passage à tabac d'un voyou. ça se passait comme ça avant en France pour les voyous français.

"@ Kavia, Hervé, Robes, Annee-May
samedi 9 janvier | 17:45
Il y a 40 ans dans un lycée de "durs", on mettait des pions de 2 m x 120 kg et s'ils foutaient une volée aux gamins, le directeur (c'est aussi son rôle) arrangeait les choses. Et en général, le père à la maison, il doublait la mise. Et si les flics parfois en rajoutaient ce n'était pas trop méchant. Au nom d'une société de "droit", nos juristes (qui ont ainsi résolu leurs risques de chomedu) se sont réfugiés dans le "texte", oubliant que celui-ci ne servait qu'à combler les cas d'insuffisance du bon sens et de la civilité. Autant il faut blâmer des parents, des flics ou des pions qui amocheraient un gamin de 18 ans, timide, chétif et souffreteux autant il faut les féliciter de foutre une bonne volée à un balaise de 16 ans qui joue les caïds. Beaucoup moins grave mais "exemplaire", un gamin de 17 ans s'amusait il y a quelques jours à jeter des boules de neige dans ma salle à manger, je suis sorti, il s'est pris une "engueulade de première" et (je l'en ai menacé) s'il recommençait, il se serait retrouvé "à poil" à -5°C, ses fringues au feu, à devoir rentrer chez lui à pinces (à 1 km). Et tout le monde dans la rue a approuvé ! Mais pour ces formes de discipline, il faut alors des juges qui jugent, pas qui lisent la loi. Des profs qui éduquent, pas qui pissent un cours. Des flics chargés de maintenir l'ordre, pas de faire des concours de PV stationnement. Mais pourquoi ce "mamouth" persiste-t-il à vouloir s'appeler "Education Nationale", ce n'est même plus de "L'instruction publique". Quand il avait limité son ambition à instruire, l'éducation relevait : "Des parents", du "mammouth" et du "Service militaire". C'était la conjonction des 3 qui donnait un résultat statistiquement meilleur. Les parents ont démissionné devant l'influence média. Le mammouth a surtout été présidé par ses grévistes. Le service militaire n'existe plus. A ce propos, qu'est devenue cette idée de Kouchner qui, devant la nécessaire professionnalisation de la "Défense Nationale" voulait un "service national" où les jeunes donnaient 1 à 2 ans de leur vie pour des services à l'état (humanitaires ou autres) ? Ce qui va être "marrant", ce sont les discours qu'on va entendre aux obsèques ! Juste à chaud, comme ça, un tel drame arriverait à un des mes petits fils, j'organiserais le sabotage total de tous les discours politiques qui suivraient ! Quitte à passer un peu de temps au Gnouff ! NB : ce "comportement" un peu dur mais sensé, m'a déjà valu 2 passages au "Pénal" et 2 "rappels à la loi" ! "

Écrit par : leclercq | 05 octobre 2014

voilà où en sont nos forces de l'ordre.

http://www.lepoint.fr/societe/denis-policier-a-la-bac-le-flic-est-un-sous-citoyen-28-07-2010-1219604_23.php

""CE N'EST PAS LES CAÏDS QUI VONT FAIRE LA LOI"

"J'entends certains dire il faut envoyer l'armée. Qu'on nous laisse agir, et ça ira très vite. Ce n'est pas une vingtaine de petits caïds qui vont faire la loi. Ces derniers jours, avec les renforts qui ont débarqué, les types se tiennent à carreau. Hormis quelques marioles qu'il faut savoir calmer. Hier, on est tombé sur un crevard de ce genre. Le type était au téléphone quand on s'est approché pour le contrôler. Je m'adresse à lui en le vouvoyant pour lui demander de mettre fin à sa conversation téléphonique, il me répond en me tutoyant : "Tu es qui toi pour me demander de m'arrêter de téléphoner. Personne ne me contrôle ici." Il a pris direct deux pièces de cinq francs (des gifles). Après, il nous disait : "Bonjour, merci et au revoir." Bien sûr que je me mets hors clous en agissant ainsi. Mais pourquoi devrait-on baisser la tête ? Si tous les flics agissaient ainsi, les problèmes seraient vite réglés. Pour moi, ça, ce n'est pas une bavure, c'est une démarche citoyenne. "

""LA PAROLE D'UN FLIC NE VAUT RIEN"

"Les flics vont se mettre à tirer. S'ils ne l'ont pas encore fait, c'est parce que la peur de perdre leur boulot est plus forte. Mais les flics en ont ras le bol. Après 15 ans de police, sans le moindre problème, je me suis retrouvé du jour au lendemain mis en garde à vue, perquisitionné à mon domicile parce qu'un crevard de cité, multirécidiviste, m'avait accusé de l'avoir agressé. Ce qui était faux. Mon service de nuit à peine terminé, je me suis retrouvé en garde à vue, puis mis en examen par le doyen des juges d'instruction. Pourtant, je suis un des flics les plus décorés de ma génération. Le doyen en question qui n'avait jamais mis les pieds dans un commissariat, ni même dans une voiture de flic m'expliquait comment il fallait que j'intervienne sur la voie publique. J'ai été suspendu durant neuf mois, privé de salaire. Je vivais avec 300 euros par mois. Si je ne suis pas mis une bastos dans la tête, c'est parce que mes proches m'ont soutenu. Au bout du compte, j'ai été relaxé par le tribunal. La parole d'un flic aujourd'hui ne vaut rien. Ni devant un jeune de cité, ni devant un juge, ni devant un élu. Le flic est un sous-citoyen."

voilà où en est notre justice de merde !!!


GRD le 26/09/2010 à 19:08 Signaler un contenu abusif

Où allons-nous ?

En tant que retraité de la gendarmerie, je connais très bien le problème des quartiers et de leurs Caïds. Il faudrait une solution radicale pour mettre hors de nuire tous ces parasites drogués et dealers. Nos élus en grande partie ne pensent qu'à leur bien être et leur porte feuille. A notre époque, les policiers, gendarmes et représentants de la loi ne sont pas soutenus, ni par leur hiérarchie ni pas les membres de la Justice. Les criminels et délinquants sont mieux défendus et écoutés que les victimes et honnêtes citoyens. Il n'y a pas d'argent pour les hôpitaux qui manquent de personnels et de matériels, pour les maisons de retraites qui sont de plus en plus onéreuses, pour le soutient des personnes âgées qui ont œuvrées toute leur vie et qui ne perçoivent qu'une retraite de miséreux. Par contre il y en a pour rénover les prisons et en construire de nouvelle dignes d'un hôtel 3 étoiles. Le police et la gendarmerie manque de moyens et de personnels pour lutter contre la délinquance, mais le gouvernement s'en moque pourvu que les élus s'en mettent plein les poches, quelque soit leur étiquette politique. Ils ne pensent qu'à eux et n'ont de cesse que de critiquer le parti en place, alors que lorsqu'ils y étaient ils n'ont pas été capables de faire ce qu'ils promettent aujourd'hui. Certains Président respectueux et qui n'ont jamais eu de casseroles aux fesses (ils sont rares) doivent se retourner dans leur tombe, comme doivent aussi le faire tous nos valeureux combattants morts pour la France. Ils doivent avoir bien honte lorsqu'ils voient d'où ils sont, les représentants de l'ordre bafoués, insultés et agressés par la pègre, sans que le gouvernement et leur hiérarchie ne les soutiennent. Par contre cela fait bien et amende honorable d'aller se montrer aux obsèques d'un policier, ou d'un gendarme abattu dans l'exercice de sa profession. Messieurs les policiers, gendarmes et représentants de la loi, je vous souhaite bien du courage. Je suis fier d'avoir fait partie de vos rangs mais vu la conjoncture actuelle suis bien content d'être à la retraite. Je ne crois pas que je pourrais m'abaisser à reculer devant caïds et parasites de notre société. A quand un Gouvernement qui prendra ses responsabilités pour notre France redevienne un pays ou règnent la loi et la Justice ?
Messieurs encore une fois, Bon courage et bonne chance

Écrit par : leclercq | 05 octobre 2014

http://www.lepoint.fr/societe/denis-policier-a-la-bac-le-flic-est-un-sous-citoyen-28-07-2010-1219604_23.php


http://xerbias.free.fr/blog/index.php/2010/01/21/453-aujourd-hui-la-police-ne-doit-plus-poursuivre-les-voleurs

"Voilà qui est clair. Et à vrai dire, parfaitement consternant, dans la mesure où il s'agit ni plus ni moins que d'un permis de faire n'importe quoi. Avec cela, on est sûr de ne pas risquer grand chose si on ne se laisse pas arrêter. Il suffit de laisser présager une grande quantité de "troubles" à venir en cas de tentative de faire respecter la loi. On ne se pose plus la question de la justice, et l'impunité est totale...

Les policiers font évidemment un métier difficile, mais ils se trouvent comme handicapés par une société qui les empêche d'agir, ayant pris le parti de ceux qui ne respectent pas la loi. Elle est pourtant la base de la vie en communauté. Alors, plutôt que d'accuser les policiers quand ils font leur travail, pourquoi ne se pose-t-on pas la question de savoir s'il ne vaudrait pas mieux obtempérer quand les forces de l'ordre nous le demandent, ou même mieux, d'essayer de ne pas commettre de délits tout simplement ? "

Écrit par : leclercq | 05 octobre 2014

Les commentaires sont fermés.