30 septembre 2014

Genève : violence domestique en hausse

Les autorités genevoises ont fait connaître de nouvelles statistiques concernant la violence domestique. Elle sont présentées en hausse pour 2013, après quatre années de baisse. Les chiffres ont été publiés hier par la Tribune de Genève.


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La hausse annoncée est de 12%.

«La proportion d'habitants du canton victimes ou auteurs de violences est passée de 1 à 1,2% l'an dernier, ont indiqué ce lundi 29 septembre les départements de la sécurité et de l'économie (DSE) et présidentiel (PRE). Ce taux ne tient compte que des données des quinze institutions membres de l'observatoire genevois des violences domestiques.»

1,2 % de personnes touchées? Pour mémoire, certaines informations non vérifiées du Conseil de l’Europe, d’Onufemmes, d’Amnesty et de diverses organisations font état de 10% à 30%, voire 70% de femmes victimes, sans même parler des hommes. Comment l'OMS par exemple trouve-t-elle ces chiffres: «D’après une étude réalisée en 2013 par l’OMS, 35 pour cent des femmes dans le monde ont déjà été victimes de violence physique et/ou sexuelle. Néanmoins, certaines études réalisées à l’échelle nationale indiquent qu’au cours de leur existence, jusqu’à 70 pour cent des femmes ont été confrontées à la violence physique et/ou sexuelle exercée par un partenaire intime.» Par la compilation d'autres études n'offrant pas la fiabilité ni la rigueur nécessaires car émanant de groupes qui extrapolent à partir d'un nombre limité de cas - quand ils n'inventent pas, comme démontré au Québec. Ici l’approche est plus réaliste et rejoint les chiffres recueillis dans d’autres régions ou pays.

D’après une étude réalisée en 2013 par l’OMS, 35 pour cent des femmes dans le monde ont déjà été victimes de violence physique et/ou sexuelle. Néanmoins, certaines études réalisées à l’échelle nationale indiquent qu’au cours de leur existence, jusqu’à 70 pour cent des femmes ont été confrontées à la violence physique et/ou sexuelle exercée par un partenaire intime - See more at: http://www.unwomen.org/fr/news/in-focus/end-violence-against-women#sthash.gwJlCWC1.dpuf

Pourquoi cette hausse?

«La hausse est due à une augmentation du nombre des infractions ne mettant pas directement la vie des victimes en danger, à savoir les injures, la contrainte et les voies de fait, précise le communiqué. En revanche, le nombre d'homicides, de tentatives d'homicide, de viols, de lésions corporelles graves et de séquestrations-enlèvements a baissé entre 2012 et 2013.»

Les violences graves, celles qui portent atteinte à l’intégrité physique, les plus vérifiables également, sont donc en baisse. L’article précise d’ailleurs:

«La violence domestique la plus fréquente est d'ordre psychologique. Elle représente 85% des prises en charge, contre 66% pour la violence physique.»

85% des cas dénoncés sont de la violence psychologique (alliée dans certains cas à la violence physique). Celle dont, quand on en parle au sujet des hommes, on entend dire: «Ils n’ont qu’à se défendre». La violence physique, celle que l’on représente le plus, ne représente donc que 66% des 1,2%, soit environ 0,9%.

L’article dit encore:

«La violence domestique est principalement subie ou exercée dans un contexte conjugal, au sein du couple (42 %) ou après la séparation (17 %). Mais pour 38 % des personnes recensées, il s'«agit de violences entre parents et enfants mineurs.»


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On n’est alors plus dans une violence de couple mais familiale, et près de la moitié des victimes désignées dans ce rapport sont des enfants mineurs, violentés par des parents. En France on sait que la maltraitance aux enfants est à plus de 50% due aux mères et à moins de 30% aux pères, selon le Snatem.

Dans le cas présent, si l'on enlève la violence sur les mineurs, la violence physique dans le couple ne représente que 62% des 0,9% soit 0,5% environ de la population.

Cette violence, comparée à l’ensemble des violences, est minime, même si toute violence est de trop. Le site de l’Etat genevois indique, en confirmation de ceci, que sur 59’000 infractions en général, 3’736 sont des infractions avec violence, et sur ce nombre 1’438 ressortent de la violence domestique. Les chiffres de la TdG sont supérieurs pour des raisons de différence entre les rapports à disposition. Je me base sur celui des statistiques genevoises, qui prend ses sources dans les rapports de l’Observatoire genevois des violences domestiques:

«Cet Observatoire est issu du partenariat entre le délégué aux violences domestiques (DvD, rattaché au Département de la sécurité et de l’économie) et l’Office cantonal de la statistique (OCSTAT, rattaché au Département présidentiel), et conçu en étroite collaboration avec la majorité des institutions membres de la Commission consultative sur les violences domestiques (CCvD). (...) Les résultats de cet Observatoire sont complétés par les statistiques policières du canton de Genève en matière de violences domestiques.»

Autre point: les victimes annoncées sont à 75% des femmes, s’agissant de violences entre adultes. Et donc 25% des victimes sont des hommes. Ce qui confirme la tendance déjà observée en Suisse précédemment. On n’est pas encore aux 40 à 50 % de victimes hommes comme en Amérique du Nord, mais on est loin des seulement 5% comme l’affirment les féministes françaises. La victimisation masculine est donc tout sauf négligeable. On devrait en tirer comme conséquence que tous les budgets alloués aux seules associations d’aide aux femmes doivent être partagés au pro rata.



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Dernier point: d’où viennent ces chiffres et représentent-ils la totalité des cas? Ils proviennent d’une dizaine d’associations, dont une seule prend pleinement en charge la question des femmes violentes, et de services de l’Etat. La plupart des cas de violence ne sont donc pas démontrés. Le chiffre des condamnations n’ayant pas été trouvé, on ne sait combien de cas sont démontrés par une procédure - s’il ne s’agit pas d’une fausse accusation, souvent difficile à détecter. Les associations ou centres LAVI croient sans vérification à ce qui leur est rapporté. Cela n’a donc pas de valeur statistique rigoureuse. Les chiffres présentés ne sont pas un miroir de la réalité. On dit aussi que tous les cas ne sont pas rapportés, le nombre de dénonciations variant de 10% à plus de 50%. On sait aussi que les hommes, n’ayant pas la culture de la victime, dénoncent deux fois moins que les femmes.


Au final, on peut dire que:

- la violence domestique est un phénomène minime dans la société,
- également minime par rapport à la délinquance en général,
- que les victimes hommes sont bien plus nombreuses que ce qu’en dit la rumeur,
- que presque la moitié des violences domestiques touche les enfants et non le couple,
- que la violence non physique (par exemple fouiller dans le portable du ou de la conjointe ou se traiter de chien ou de salope) représente 85% des cas,
- que la violence physique, celle qui porte atteinte à l’intégrité corporelle, diminue,

- qu’en 2013 seules 48 mesures d’éloignement ont été prononcées contre des hommes, sur 1’400 cas dénoncés,
- et que la hausse ne concerne que les violences psychologiques, soit les plus floues et les moins démontrables.

On est, encore une fois, très loin de la catastrophe annoncée par des groupes féministes, relayés par des instances politiques, catastrophe dont l’intérêt n’est pas les femmes mais les subventions allouées aux groupes sur le dos des femmes et dont le montant augmente avec les chiffres fournis. La violence domestique est un drame comme toute violence. Mais c’est aussi une arnaque et un bon business, en plus d’une possibilité de charger un peu plus la barque des hommes, supposés être le Mal par nature.

Ce qui est vrai. Pour environ 0,1% d’entre eux. Soit un homme sur 1’000.

 

Pour mémoire. Dans cette simulation, les passants défendent la femme maltraitée (1ère partie de la vidéo) et rient de l'homme maltraité (2e partie). La perception sociale de la violence de couple est gravement biaisée:

 

 

12:06 Publié dans Féminisme, société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : violence conjugale, violence domestique, geneve, femmes, hommes, victimes, lavi, famille, violence | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Mais vouais ... personne ne vous le dira haut et fort ... mais la femme, a bien le droit d'être hystérique et en colère ... c'est sa nature, son ADN qui veut cela.

Possessive, jalouse, hystérique, etc.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 30 septembre 2014

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