25 septembre 2014

Une Femen reconnaît avoir inventé son agression

L’ancienne membre des Femen Amina Sboui a reconnu aujourd’hui avoir menti et inventé de toutes pièces l’agression qu’elle prétendait avoir subi en juillet. Elle avait lancé l’alerte sur son compte Facebook le 6 juillet, affirmant avoir été attaquée par un groupe de salafistes.


femen,sboui,amina,agression,mensonge,fausse allégation,fausse allégation,facebook,viol,victimine,«A 5h du mat place de Clichy, 5 individus ont commencé à m'insulter. Ils m'ont obligée à sortir du métro, à appeler des amis qui étaient avec moi pour leur dire que j'étais bien arrivée chez moi ! Dans la rue, ils m'attrapent, je crie, et personne ne s’est arrêté. Je n'avais pas de batterie pour appeler les flics ! Ils m'ont rasée les sourcils, les cheveux, en me disant que je ne mérite pas la beauté qu’Allah m'a donnée. Ils m'ont dis sale p*** , on va te violer et Allah va nous remercier pour ça !»

Elle avait été jusqu’à poster une image d’elle sourcils rasés, et avait ajouté: «Ça ira Amina. Ça ira reste forte #agression #tentativedeviol.» Elle annonçais sa décision de porter plainte. La police n’avait pas cru en ses déclaration et l’avait alors mise en garde à vue.

Aujourd’hui elle avoue: 

«Quand j’ai posté ce message, j’ai oublié comme une conne que j’étais Amina Sboui. Pour moi, c’était un appel au secours pour mes amis, mes proches, ce n’était pas adressé à la presse ou à la police. Le problème, c’est qu’il y a plein de journalistes qui me suivent, qui ont commencé à m’appeler, à écrire dessus. Je ne pouvais plus dire que c’était un mensonge », a-t-elle expliqué à « Libération.»

Elle ajoute:

«Par ce mensonge, je suis consciente que je jette le discrédit sur la parole des victimes de violences sexistes et des intégrismes », écrit-elle. Féministes, militantes, journalistes et personnalités politiques : elle présente ses excuses à tous ceux qui l’ont soutenue et indique être décidée à se soigner.»


femen,sboui,amina,agression,mensonge,fausse allégation,facebook,viol,victimineLes fausses allégations de ce genre font la une des journaux. Pour mémoire je rappelle le mensonge de Lola, pour qui une marche blanche avait même été organisée.Elle a ensuite reconnu avoir inventé une fausse agression. Ou le cas de Virginie Madeira. Il y en a trop pour en faire la liste ici.

Comment est-il possible que la presse s’empare aussi facilement, sans la moindre enquête ni réflexion, de telles histoires? Parce que l’on a l’habitude, après quelques décennies de féminisme accusateur, de voir les hommes en agresseurs comme si c’était naturel? Or ce sont ici des femmes qui agressent par ces faux. Elles se lancent à inventer publiquement avec d’autant plus de facilité que le climat misandre les exonère des conséquences de leurs actes et présente ces menteuses comme des femmes courageuses. Alors qu’elles sont hautement toxiques, à l’image du monde actuel. Un monde à l’envers.

La multiplication de ces affaires finit par jeter le discrédit sur la réalité des femmes violentées. On savait déjà que les chiffres sont déraisonnables, abusifs, et de plus les mensonges se multiplient. La victimisation des femmes se heurte ici à leur capacité de nuisance ou/et à un état de déséquilibre psychologique qui atteindrait nombre d’entre elles. Les déséquilibrées sont très persuasives, j’en ai fait l’expérience, et elles semblent nombreuses. De plus le trouble psychologique les met souvent à l’abri de poursuites pénales. Cela signifie également qu'il y aurait beaucoup de femmes à soigner dans les milieux féministes ou parmi leurs soutiens. Et cela montre que la haine de l'homme peut surgir et s'exprimer en toute liberté, et que l'époque expose et jouit des malades mentaux.

Les agressions inventées étant de plus en plus médiatisées et spectaculaires, cela incitera-t-il les groupes de gorgones féministes à calmer leur hystérie anti-hommes? Je n’y crois pas. Les groupes pathologiques s’auto-alimentent au-delà du raisonnable, et l’abus, qu’elles reprochent si souvent aux hommes, est en réalité une de leurs spécialités.

 

 

15:10 Publié dans Féminisme | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : femen, sboui, amina, agression, mensonge, fausse allégation, facebook, viol, victimine | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Ce qui m'étonne énormément, c'est qu'une bonne part de bonnes femmes, féministes, se marient avec des musulmans ... +/- ... tolérants ...

Merci Mai 1968 ... vive la Liberté !

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 25 septembre 2014

"Cela signifie également qu'il y aurait beaucoup de femmes à soigner dans les milieux féministes ou parmi leurs soutiens. Et cela montre que la haine de l'homme peut surgir et s'exprimer en toute liberté, et que l'époque expose et jouit des malades mentaux."

Rholala.. Qu'est ce qu'il faut pas lire comme inepties!

Il faut arrêter de penser que féminisme rhyme avec Femen!
C'est aussi abruti que de dire que homme Blanc rhyme avec Ku Klux Klan!

Je suis ANTI-Femen et pourtant féministe. Donc stop les amalgmames à 2 balles ça devient franchement lourd!

Écrit par : M.A | 25 septembre 2014

Il faut faire gaffe cependant.
En Californie et en Nouvelle Zelande il y a de réelles tentatives de faire disparaître le "innocent avant d'avoir été déclaré coupable" UNIQUEMENT QUAND IL S'AGIT D'UN VIOL" , sous pression des féministes.

Il ne s'agit peut être pas de haine des hommes mais de croyances absurdes poussant les esprits les plus faibles à cette haine et les esprits un peu moins faibles à croire sans réserve tout ce qu'un mouvement peut dire simplement parce qu'il se prétend égalitariste.

Là bas c'est d'ailleurs ça qui est à la mode en ce moment... Se cacher derrière la définition du féminisme pour le rendre inattaquable.
En témoigne la récente déclaration d'Emma Watson à l'ONU:

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1243373-discours-d-emma-watson-sur-le-feminisme-une-rhetorique-entre-l-abbe-pierre-et-mandela.html

Écrit par : nemotyrannus | 25 septembre 2014

Que ce soit une Femen ou un Cahuzac, je pense qu'on est à l'époque du mensonge et de la disparition de la morale, tout simplement. Les gens racontent n'importe quoi pour obtenir de l'argent ou des subventions. Tant qu'il y aura un marché de la pleurniche féministe, il y aura des statistiques bidons, des accusations mensongères et des idéologies tordues. Tricher est devenu la norme car on s'aperçoit que les gens gobent tout avec un degré zéro de réflexion.

On le voit bien pour Emma Watson, suite à son discours à l'ONU, un faux site de menace a été monté et médiatisé, relayé par LeMonde. Comme quoi toutes les manipulations semblent bonnes dès que certains pensent détenir la vérité ou que cela sert des intérêts.

Écrit par : Sub | 25 septembre 2014

@ M.A.:

Osez le féminisme, Femen, SOS Femmes et d'autres groupes, représentent l'essence originelle et l'ancrage récurrent du féminisme. Il n'y a pas de féminisme sans qu'implicitement ou explicitement il n'y ait de reproche global ou d'accusation contre les hommes, de quelque degré que soit celle-ci. Toute analyse féministe part d'une point de vue victimaire pour aboutir à un point de vue revanchard.

Si ce n'était pas le cas, il n'y aurait pas de féminisme, pas de communautarisme féminin, il n'y aurait qu'un humanisme et une analyse objective du passé et du système d'organisation sociale par répartition des rôles et des espaces de pouvoir. Or on est dans une déformation de l'Histoire. Je ne vois pas ce qu'il y a d'utile à se déclarer féministe, donc limitée et partiale dans son point de vue, quand on n'a pas un intérêt financier direct.

Écrit par : hommelibre | 25 septembre 2014

"Si ce n'était pas le cas, il n'y aurait pas de féminisme, pas de communautarisme féminin, il n'y aurait qu'un humanisme et une analyse objective du passé et du système d'organisation sociale par répartition des rôles et des espaces de pouvoir."

Nier que cette répartition des rôles et des espaces de pouvoir a été néfaste à une partie de la population aussi bien féminine que masculine qui ne voulait pas nécessairement se plier au diktat de la société à cette époque est impossible... Pour le simple fait que cette situation a donné lieu à différents mouvements féministes qu'on connait encore aujourd'hui.

Pourquoi diable vouloir encore mettre des gens dans des cases alors que, et vous le dites vous même, la technologie a rendu accessible quasiment tous les métiers aux femmes?

Pourquoi ne pas simplement laisser les gens faire ce qu'il leur plaît et arrêter de vous comporter comme ces féministes extrêmistes que vous haissez tant en vous mettant en position de vicitme en permanence dans vos posts?

Je n'impose rien à personne. Je trouve juste dommage quand je lis des gens comme Leclerq pour qui les tâches devraient encore être attribuée aux gens en fonction de leur sexe...

Pour le reste de votre posts qui tend à dire qu'il n'existe qu'un féminisme coléreux et revanchard... Je suis d'avis de dire qu'il y autant conceptions du féminisme qu'il y a de féministes... Le mien n'est ni revanchard, ni coléreux. Et je ne suis pas en croisade contre les hommes non plus.

Écrit par : M.A | 26 septembre 2014

@ M.A.

Premièrement, lorsque vous affirmez que l'existence de la "révolte" féministe dans les années 60 est la preuve même que la société d'alors opprimait les individus en fonction de leur sexe, vous réécrivez l'histoire.
Le fait est qu'il n'y a pas eu de prise de conscience massive et subite de la part des femmes qui se seraient tout à coup réveillées et rendues compte de leur "condition opprimée". Mais il y a eu des évolutions sociétales, économiques, techniques, scientifiques, qui ont modifiées l'équilibre de jadis et qui sont à l'origine de ce besoin de changement, de "révolte", "d'émancipation" des femmes, et non l'inverse.
La nuance est importante, elle permet de comprendre qu'au sein de l'organisation de la société "pré mouvement féministe" les deux sexes trouvaient leur place sans qu'il y en ait un qui soit perdant par rapport à l'autre. Cette analyse n'est pas admise par l'idéologie féministe qui part du postulat que les femmes ont réussi à se défaire d’un joug masculin dans lequel elles avaient été injustement enfermées, malgré elles, depuis toujours. Elles se placent donc en victime, cette posture est le socle même du combat féministe et il est toujours mis en avant aujourd'hui.
Deuxièmement, je suis d'accord lorsque vous dites que chacun doit pouvoir faire ce qu'il veut. Mais il est faux d'affirmer qu'une femme à plus de difficulté à s'épanouir et à s'accomplir dans la société actuelle qu'un homme.
Comment expliquer alors l'importance et parfois la virulence des revendications féministes aujourd'hui ?
Pourquoi vous sentez-vous féministe ? Comment définissez-vous ce féminisme auquel vous dîtes appartenir alors que vous vous désolidarisez des mouvements modernes mis en avant actuellement (ex femen). Puisque vous estimez qu'il y a aujourd'hui égalité des droits entre les sexes, qu’est-ce qui vous pousse à vous sentir solidaire d’un combat qui n’aurait plus rien à combattre ?

Écrit par : steppenwolf | 26 septembre 2014

@ M.A.:

«Nier... Pour le simple fait que cette situation a donné lieu à différents mouvements féministes qu'on connait encore aujourd'hui.»

L’existence de mouvements féministes ne prouve pas grand chose. Les premières féministes ont été vues à la révolution française. Elles étaient ultra-violentes, au point où le pouvoir d’alors, d’abord favorable à une égalité politique, a cru bon de les freiner.

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2013/05/29/pourquoi-la-revolution-a-ecarte-les-femmes-1.html

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2013/05/30/pourquoi-la-revolution-a-ecarte-les-femmes-2-et-fin-le-coup.html

Ce que l’on peut dire c’est que la notion d’égalité, sous la forme extrême où on la connaît aujourd’hui, n’existait pas. La complémentarité d’alors (répartition des tâches et des espaces de pouvoirs) comportait une réciprocité qui tenait lieu de contrat et représentait une forme d’égalité, de même qu’au Moyen-Âge le paysan nourrissait l’homme d’arme pour autant que celui-ci lui assure en retour une protection. Le service à autrui, s’il n’était pas le même (ce que réclame l’égalité moderne), était cependant réciproque. Aujourd’hui la notion d’égalité a changé de sens et s’est orientée vers la similarité plutôt que vers la complémentarité. A voir combien de temps cela tiendra.

Il y a eu un problème avec le code Napoléon, qui a mis les femmes mariées en dépendance de leur époux. Cela a été appliqué dans une partie de la classe aisée bourgeoise, mais à relativement petite échelle. Les grandes courtisanes du XIXe siècle étaient libres de leur corps, publiquement, et très riches.

http://lenaweb.voila.net/Quelques_autres2.htm

La question du droit de vote universel a été plus décisive. Subsistance de la révolution, les femmes ne l’avaient pas, en France au XXe siècle. Les hommes, faut-il préciser, ne l’ont eu qu’en 1848 sur le papier, et réellement que des décennies plus tard. Soit historiquement pas si longtemps avant les femmes. Au XIXe d’ailleurs des hommes se battaient déjà pour établir ce même droit pour les femmes. Aux Etats-Unis les suffragettes ont vraiment lancé le mouvement (les mouvements) féministe entre deux guerres. La «libération» était, pour une femme, de fumer des cigarettes publiquement, le tout soutenu par les cigarettiers. Eux et d’autres chefs d’entreprises ont compris l’intérêt de voir les femmes disposer de plus d’argent et de liberté de le dépenser. C’était inimaginable avant le XXe siècle, où les femmes tenaient la bourse et travaillaient à l’exploitation avec l’homme pour 90% de la population. Elles étaient co-responsable de la survie de la famille.

Pendant la deuxième guerre beaucoup de femmes ont remplacé les hommes dans les usines, pendant que ceux-ci mourraient sur les champs de bataille. Dès lors, stimulée par quelques auteures bourgeoises comme de Beauvoir, elles ont commencé à dénigrer la maison. Mais si la technologie n’avait pas permis de vivre autrement, ni les femmes ni les hommes ne connaîtraient les conditions actuelles. Le féminisme est la conséquence de la révolution industrielle, du consumérisme, du code Napoléon, et de la contre-culture des années 60. Je rappelle que les femmes étaient la moitié des spectateurs des méga-concerts de rock, qu’elles dansaient nues à Woodstock.

Ce qui était en cause alors était le refus des systèmes de pouvoir. Pour pouvoir faire glisser la théorie marxiste sur les relations de couples, il a fallu inventer une victimisation générale des femmes. Visiblement la psychologie féminine est marquée de ce sentiment de n’en n’avoir pas assez, de pleurer pour se faire entendre, de se plaindre. Tant que cela marche elles auraient tort d’arrêter. Je pense que c’est d’elles-mêmes que les féministes ont eu assez, d’où ce besoin de tout faire comme les hommes au point de nier toute différence ou toute part biologique dans les différences reconnues. Les hommes n’ont pas revendiqué de tout faire comme les femmes.

Le système de complémentarité qui prévalait jusqu’au XXe siècle a-t-il été cause de souffrance pour les hommes? Si oui, je ne vois pas de raison de créer un mouvement spécifique aux femmes, sinon pour signifier qu’elles se moquent des hommes. Mais ce n’est pas cela le problème: les féministes ne peuvent réellement soutenir les démarches masculines puisque l’homme est désigné comme le Mal. Et si elles se mettaient à en tenir compte, on devrait abandonner le terme de féminisme, car les hommes ne peuvent pas se reconnaître globalement dans cette appellation, parce qu’ils sont des hommes et parce que tous ne sont pas crypto-marxistes. Cela dit, les vraies souffrances de l’oppression ont été une oppression de classe bien plus que de sexes, car en matière de sexes il y a autant de femmes dominatrices que d’hommes. Les hommes se sont battus contre l’oppression, c’était autant au bénéfice des femmes que d’eux-mêmes.

Ils apprennent aujourd’hui qu’ils ne doivent pas attendre la réciproque et que le couple est un espace conflictuel. Homme et femme sont en compétition. Le féminisme est un business.

PS: petite lecture amusante:

https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=591135360970548&id=547018822048869

Écrit par : hommelibre | 29 septembre 2014

"Comment expliquer alors l'importance et parfois la virulence des revendications féministes aujourd'hui ?
Pourquoi vous sentez-vous féministe ? Comment définissez-vous ce féminisme auquel vous dîtes appartenir alors que vous vous désolidarisez des mouvements modernes mis en avant actuellement (ex femen). Puisque vous estimez qu'il y a aujourd'hui égalité des droits entre les sexes, qu’est-ce qui vous pousse à vous sentir solidaire d’un combat qui n’aurait plus rien à combattre ?"

Me demander pourquoi certaines femmes pensent que le féminisme passe par la violence et la haine des hommes est aussi simpliste que demander aux musulmans modérés pourquoi certains décident d'appliquer certains passages du Coran de manière littéraire en décapitant des infidèles...
Je n'en sais rien. Comme je vous l'ai dit: chacun sa manière de concevoir le féminisme.

Je me sens féministe parce que je sais qu'il y a encore des situations d'inégalités (pour les hommes et les femmes) que nous devons régler. Dans les faits il n'y a pas d'égalité de droits entre les sexes.


Hommelibre.

Je ne comprends pas très bien pourquoi vous vous sentez dans l'obligation de me faire un cours d'histoire sur le féminisme... Je pense que même si certains aspects du féminisme sont du business c'est en grande partie un moyen aussi de motiver les filles à se donner les moyens de réussir sans dépendre de qui que ce soit.
Si vous voulez nier que les femmes ont souffert du fait que le milieu du travail était quasiment exclusivement réservé aux hommes, c'est que vous êtes de mauvaise foi. Toutefois je pense que les hommes ont très probablement souffert également de cette situation, même si ils l'ont moins laissé entendre.
Le fait est que sans travail, et avec pour seule occupation la tenue de son intérieur et l'éducation des enfants, une femme est vulnérable. Elle devient dépendante de sa survie à travers son conjoint, et c'est dommage. Pour avoir vu toute une génération de femmes avoir fait cette erreur et devoir apprendre à se réinventer après un divorce à 45 ans ou plus, je pense que c'est important d'expliquer aux générations futures de filles que l'indépendance passe par le travail. Certainement le consumérisme et une société tourné sur des valeurs plus superficielles que la famille et le foyer y sont pour quelque chose, mais pour le moment ce sont les faits.

Je respecte les femmes qui choisissent de rester à la maison s'occuper de leurs familles. Mais ce serait bien qu'on puisse avoir le choix, et pour le moment les choses sont toujours plus compliquées pour les femmes qui choisissent de concilier vie de famille et travail que pour les hommes.

Accessoirement le féminisme c'est aussi prendre conscience des exactions commises dans le monde contre les femmes et faire sa petite part pour que les choses changent.

Et en passant me soucier de la cause des femmes ne m'empêche pas de prendre part dans d'autres débats ou m'affilier à d'autres causes qui concernent aussi les hommes.

Je trouve que vous tenez des discours victimaires, et haineux à l'encontre des féministes en vous basant sur une petite minorité qui véhicule la haine des hommes.Et c'est ridicule.

Comme si je venais faire des amalgames entre les hommes du monde entier et certains hommes criminels.

Enfin voilà. Je vous avoue que je ne vais plus trop prendre le temps d'écrire sur vos blogs. C'est assez déprimant.

Je vous souhaite tout le meilleur pour la suite. Bonne continuation :)

Écrit par : M.A | 29 septembre 2014

@ M.A.:

Je ne vous comprends pas. Je ne fais pas un cours je réponds à votre affirmation et comme vous je développe. Voyons d’abord si nous partageons les mêmes références, puisque nous sommes en désaccord.

«motiver les filles à se donner les moyens de réussir sans dépendre de qui que ce soit.»

Apprenons aussi aux garçons à se donner les moyens de réussir sans dépendre de qui que ce soit. La problématique est la même. Où avez-vous vu que cela aurait été ou serait plus facile pour les garçons, ces garçons qui ont été élevés par leur mère et leur père dans le respect de l’engagement et qui devant la société ont dû répondre d’un comportement responsable dans leur famille? Le modèle actuel est de faire pour soi, de développer ses droits tout seul. Plus de compensation par un quelconque devoir.

«Si vous voulez nier que les femmes ont souffert du fait que le milieu du travail était quasiment exclusivement réservé aux hommes, c'est que vous êtes de mauvaise foi.»

Je ne le nie pas. Cela, c’est assez récent dans l’histoire humaine. Il y a encore 200 ans on travaillait à la ferme à plus de 90%, dans l’artisanat, sur les marchés, etc. Certains artisanats étaient réservés aux femmes parce que moins durs physiquement. Elles n’étaient pas exclues. Au XIXe siècle les usines engageaient des femmes et des hommes. Pour les hommes le travail a été une fierté, et surtout leur part dans la famille, part qui leur donnait une place. La souffrance dont vous parlez n’était possiblement que le fait qu’avant le travail des hommes étaient plus à l’extérieur (aux champs) et que cela a continué par habitude, sans pour autant que cela soit absolu. Il faut aussi comprendre les hommes dont la place a été donnée depuis des millénaires par le travail.

«Le fait est que sans travail, et avec pour seule occupation la tenue de son intérieur et l'éducation des enfants, une femme est vulnérable. Elle devient dépendante de sa survie à travers son conjoint, et c'est dommage.»

Oui. Mais il y avait des lois qui protégeaient les femmes, et la dot qui leur restait en cas de séparation ou de veuvage. De plus si souvent le fils ainé héritait du domaine ou de l’exploitation, il était hors de question qu’il exile sa mère: moralement et socialement il aurait été un moins que rien, car cette époque avait des valeurs morales autant sinon plus qu’aujourd’hui. Par ailleurs l’homme était vulnérable dans la paternité: il travaillait, amassait et transmettait le fruit de son travail pour des enfants dont il n’était jamais sûr que ce soit les siens. La femme avait un pouvoir sur l’homme de ce point de vue, car elle savait.

«Je respecte les femmes qui choisissent de rester à la maison s'occuper de leurs familles. Mais ce serait bien qu'on puisse avoir le choix, et pour le moment les choses sont toujours plus compliquées pour les femmes qui choisissent de concilier vie de famille et travail que pour les hommes.»

Oui, parce que que femmes et hommes ne sont pas symétriques. Un homme n’accouche pas, et qu’on le veuille ou non cela conditionne toute sa vie - et celle de la femme.

«Accessoirement le féminisme c'est aussi prendre conscience des exactions commises dans le monde contre les femmes et faire sa petite part pour que les choses changent.»

Alors regardons toutes les exactions, celes contre les hommes aussi, et n’en faisons pas une affaire spécifiquement féminine.

«Je trouve que vous tenez des discours victimaires, et haineux à l'encontre des féministes en vous basant sur une petite minorité qui véhicule la haine des hommes.Et c'est ridicule.»

En effet je ne fais pas de cadeau aux féministes, et malgré ce que vous dites, celles que je décris et dénonce sont celles qui mènent le mouvement et alimentent la guerre des sexes.

«Comme si je venais faire des amalgames entre les hommes du monde entier et certains hommes criminels.»

Je ne fais pas d’amalgame entre les femmes et les féministes, vous devriez le savoir. De même je ne fais pas de cadeau aux hommes criminels.

«Enfin voilà. Je vous avoue que je ne vais plus trop prendre le temps d'écrire sur vos blogs. C'est assez déprimant.»

Bah, c’est un débat, une discussion, émaillée de nombreux désaccords. Rien que de normal pour moi. Mais je respecte votre décision.

:-)

Écrit par : hommelibre | 29 septembre 2014

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