17 septembre 2014

L’affaire des cyclistes colombiennes «nues» : suite

Pour le plaisir je cite ci-dessous un article tiré d’un autre portail de blog français, Agoravox. L’auteur s’élève contre ce que signifie à ses yeux cette image: sexisme, lubricité du regard, et au final produit abject du méchant gros capitalisme.


Trop drôle: l’auteur n’a pas eu la curiosité d’aller voir plus loin. Sinon il saurait...

L’article:

Colomb03.jpg«Sport. Le choc des images, le pouvoir du fric, la force du machisme !

Libération nous raconte (voir ci-dessous) le coup de génie des marchands de sport (pardon pour le pléonasme mais il est vrai qu'il y a encore du sport amateur. Encore que...) qui subordonnent la "promotion" de la femme (oui, chez eux et quelques autres on parle comme ça) à la sollicitation enflammée de la libido masculine : ce qui déjà est une saloperie antimasculine puisque ce qui est promu chez nous - re-oui, c'est un homme qui écrit -, c'est la bite, pour faire court, très court, surtout quand on nous la vante en loucedé si longue et si grosse qu'elle en devient l'oeil qui voit les choses. Qui voit, en fait, mais, dans cette logique-là, c'est pareil, des femmes, les femmes.

On a trop dit que le sexisme c'est déplacer le centre de gravité de la femme vers les étages inférieurs de sa plastique personne au détriment de l'intelligence, la sensibilité... Mais regardez bien la photo ci-dessus, ce qui devrait sauter aux yeux, ce n'est pas une "dénudation" de ces femmes, au demeurant scandaleuse car trafiquant le désir, mais ce qu'elle dit du regard censé être convoqué : des yeux, passez-moi l'expression, à la con qui se focaliseront sur ce point précis qui de con n'en a d'ailleurs que l'apparence puisque tout, "là", n'est que bout de tissu et appliques de couleur, enfin, du noir. De con il n'y a point à part nous, du moins dans l'injonction qui nous est faite d'aller, sur le mode macho, voir du sport, des sportives se bouger... le cul pour qu'on en ait tout notre soûl. De cul ! Du cul frelaté mais tant pis, c'est bon, coco, pour le fantasme. Ensuite, côté passage à l'acte, on voit à la maison, si on est dehors, dans la chambre ou la salle de bain, où on voudra, si on est devant son bière-téléviseur-cacahuètes : chérie, tu es là ? Mais on peut aussi faire avec la veuve poignet !

Il se vérifie dans cette manip' où le fric se prend en visée orgiaque-solitaire de lui-même et, pour cela, fait ellipse de nos désirs, que le sexisme fonctionne bien en ses deux volets indissociablement redoublés de mépris des femmes et de mépris des hommes. Mépris contre lesquels, au demeurant, se dessine en creux, si vous ne voulez pas y voir malice sexualiste, la possibilité et la nécessité d'une alliance en révolte des cons et des connasses que l'on voudrait que nous soyons les uns/les unes et les autres : dans l'emblème de ce leurre constitué par ces pubis féminins et "plus" à exhiber, absents, sur selles et pédales avec tout autour des femmes se déhanchant et suant pour gagner la course, est inscrit ce que nous encourons si nous "acceptons". 

kynodesme.jpg

Notre défaite, leur victoire. Eux, c'est le capitalisme pris en flagrant délit (pour autant que l'on s'en donne la peine) de nous dicter ce qui leur sied que nous soyons pour qu'eux soient ce qu'ils sont. Nous, allez, on se répète, des cons, des connasses, eux, des salauds... Les maîtres du monde. Donc de nous-mêmes. 

Libérons nos sexualités !»

 

C'est fou comme les femmes seraient automatiquement des victimes. Elles seraient incapables de choisir par elles-mêmes? Quel mépris pour les femmes de la part de ceux qui prétendent les défendre.

Bon, l'article est à côté de la plaque. Raté par manque de curiosité. Aucun sexisme ici : c’est une des coureuses qui a dessiné le maillot, pas les gros méchants capitalistes !... Damned. J’en ai parlé ici: « Cyclistes colombiennes : de »pauvres jeunes filles« nues ? »

Et les filles le portent depuis 9 mois sans problème, sauf en Toscane où un cul serré a cru bon d’avoir son quart d’heure de célébrité grâce au supposé sexisme... qui n’existe pas ici.

Etre un cul serré est un choix, pas une obligation. La punition puritaine (mise au pilori moral) fait penser que ce siècle devient pire que le XIXeme. Il n'y a même plus besoin du féminisme: il y a des gens stupides par eux-mêmes.

Et puis, que dire de la Grèce antique où des athlètes hommes portaient le kynodesme, petit ruban de cuir noué comme un papillon autour du prépuce. «Il pouvait également être fixé à la base du pénis de telle sorte que celui-ci paraissait vrillé. Dans les jeux sportifs, les Grecs concouraient nus mais ils n’aimaient pas montrer leur gland qu’ils considéraient comme l’un des plus importants ornements corporels du corps masculin.»

 

 

11:37 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : cycliste, colombienne, toscane | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

J'ai ajouté une courte vidéo:

Selon Roselyne Bachelot on les oblige à porter ce maillot ou c'est une blague, et Selon Audrey Pulvar ce sont des connes, c'est "l'instrumentalisation du corps des femmes".

Bravo les féministes! Les femmes qui ne font pas comme vous sont des victimes qu'on oblige ou sont des connes. Et vous, vous êtes quoi?
:-)

Écrit par : hommelibre | 17 septembre 2014

Vici un article du journal LE SOIR à propos de la créatricE des maillots.

http://www.lesoir.be/656081/article/sports/cyclisme/2014-09-16/creatrice-du-maillot-cycliste-denude-defend-son-travail

Écrit par : le belge | 17 septembre 2014

Merci pour ce lien!

Écrit par : hommelibre | 17 septembre 2014

Oublié de préciser: l'article en question émane du NPA, Nouveau Parti Anticapitaliste. C'est lui qui se tape le sale boulot de dénigrer les femmes en les disant incapables de choisir par elles-mêmes.

Preuve par un extrait de ses commentaires:

"... il suffirait qu’une femme participe de son oppression pour justifier celle-ci."

Oilà oilà...

Écrit par : hommelibre | 17 septembre 2014

Ces femmes portent ce qu'elles veulent et ne doivent pas être considérées comme victimes, sauf si elles ont été obligées.

En revanche elles ont dû oublier de se regarder dans un miroir ...

Ces tenues sont aussi fashion faux pas que les leggings faits pour le sport et non pour la rue ...

Écrit par : Lise | 17 septembre 2014

Ben, Lise, elles roulent trop vite, pas le temps de jeter un coup d'oeil dans les vitrines...
:-D

Écrit par : hommelibre | 17 septembre 2014

OK pour les vitrines !!!

En revanche, lors des essayages, n'avaient-elles pas de miroir à disposition ?

Cela m'étonnerait ...

Écrit par : Lise | 17 septembre 2014

Mon sentiment est qu'elle n'ont pas vu de malice à leur maillot, et qu'elles ne l'ont pas regardé sous l'angle qui fait polémique. Ou alors sans s'appesantir, juste une remarque en passant. Et comme c'est une des leurs qui l'a dessiné, une forme de loyauté a pu jouer. Mais je ne suis pas sûr non plus que la dessinatrice a vu malice.

Ou alors c'est fait exprès pour attirer l'attention et les sponsors.

Écrit par : hommelibre | 17 septembre 2014

Ben quoi! Il fait très chauuuuuuuud en Colombie :))))))))

Écrit par : Patoucha | 17 septembre 2014

Les commentaires sont fermés.