22 juillet 2014

MH17 : les boîtes noires remises à la Malaisie

La tension sur l’accès au site du crash s’est réduite cette nuit. A Donetsk, les responsables séparatistes ont remis les boîtes noires aux autorités malaises en présence de nombreux représentants de presse. Boîtes noires qui ont été jugées un peu abimées mais en bon état par le récipiendaire. 


ukraine,crash,donetsk,séparatistes,missile,buk,russie,avion,mh17,boites noires,Pourquoi avoir autant attendu pour les remettre? A cause peut-être de la défiance des séparatistes à l’égard des autorités ukrainiennes. Ils ont d’abord négocié une trêve, qu’ils n’ont pas obtenue. La situation s’est débloquée semble-t-il quand le gouvernement ukrainien a confié l’enquête aux Pays-Bas. 

En remettant les boîtes noires cette nuit directement à la Malaisie et devant témoins, les séparatistes sont dédouanés de l’accusation d’avoir voulu altérer d’une manière ou d’une autre ces éléments. Mais surtout le représentant de la Malaisie a signé un document avec les autorités séparatistes, leur donnant ainsi une forme de reconnaissance et une visibilité exceptionnelle.

Les séparatistes montrent leur existence par la gestion du site. La venue des enquêteurs les protège d’une attaque de l’armée ukrainienne et leur confère une forme de légitimité. On peut toutefois leur reprocher d’avoir touché aux morceaux d’avion tombés au sol. Que cela ait été fait dans l’intention de cacher des preuves, comme l’affirme le premier ministre australien, ou pour toute autre raison, le site est contaminé. Mais sur ce sujet l’enquête devrait en dire plus. 

Selon les photos des séparatistes prises sur le terrain, ceux-ci semblent armés plutôt légèrement, principalement d’armes prises dans des stocks de l’armée ukrainienne. Il y a différents modèles de AK 47. On sait qu’ils disposent également de missiles sol-air à moyenne portée, capables de tirer à environ 5 km. Face à l’armée ukrainienne, même affaiblie, ils restent très vulnérables. Pour eux la partie est un quitte ou double.

ukraine,crash,donetsk,séparatistes,missile,buk,russie,avion,mh17,boites noires,Pierre Lorrain, spécialiste de la Russie, affirme qu’ils n’écoutent plus personne. Leur manque de préparation militaire et la fragilité de leur rébellion (elle n’a pas été suivie par un large soulèvement de tout l’est ukrainien) laissent probablement le gouvernement russe circonspect. Difficile d’imaginer que celui-ci, qui n’est pas mené par des têtes brûlées mais par des gens réfléchis, ait pris le risque de fournir des missiles sophistiqués BUK dont le maniement demande une longue formation. Il n’y a d’ailleurs aucune preuve à ce sujet.

Pour rappel, la Russie a diffusé hier des informations concernant le déploiement de missiles Buk ukrainiens. Elle a démontré, graphiques à l’appui, l’activité de ces unités sous contrôle de Kiev. Les satellites militaires russes ont également démontré la présence d’un avion militaire ukrainien dans le sillage du MH17, le jour et à l’heure du crash. Ces informations demandent une enquête approfondie.

La présence de missiles Buk ukrainiens serait une réponse à l’attaque par un avion russe contre la ville de Snizhne au début de ce mois. La Russie s’en défend et accuse l’Ukraine d’avoir tiré des obus en territoire russe dans la même période.

La «Novorussia» joue sa survie avec des moyens relativement limités. L’armée progresse à coups d’artillerie lourde et a pénétré hier jusqu’à la gare de Donetsk. Les rares tanks capturés par la rébellion ne feront pas longtemps le poids face aux bataillons de Kiev. Le mythe d’une rébellion surpuissante et surarmée par le frère russe pourrait s’effondrer bientôt. Il faudra alors craindre les représailles des putschistes de Kiev. Et l’Europe, qui s’est un peu vite associée à cet Etat en faillite et sans plan de reprise économique ni véritable démocratie, devra s’inquiéter du poids de l’Ukraine: dette, chômeurs, tension permanente avec la Russie que l’Europe devra stupidement endosser au nom d’une solidarité dévoyée, ainsi que des idéologies barbares et de la criminalité qu’elle exportera.

L’Ukraine est un des hauts lieux de la traite des femmes. Les réseaux mafieux doivent applaudir au rapprochement avec l’UE.


La question ukrainienne en Europe de l’ouest ne fait que commencer.


 

 


 

 

11:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : ukraine, crash, donetsk, séparatistes, missile, buk, russie, avion, mh17, boites noires | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Excellent article qui change du manichéisme ambiant trop systématiquement favorable aux intérets américains du moment. Il vaut la peine aussi de lire cet article récent du Guardian: http://www.theguardian.com/world/2014/jul/21/government-agents-directly-involved-us-terror-plots-report qui nous apprend que le terrorisme est souvent plus ou moins fabriqué par les USA pour les besoins d`une guerre menée au nom de la démocratie et de la liberté mais véritablement pour tenter de sauver une hégémonie planétaire agonisante. Concernant l`Ukraine en particulier, aucun gvt européen n`a naturellement envie de voir débarquer des hordes de réfugiés ukrainiens (et, dans leur sillage, une mafia particulierement féroce) mais, en meme temps, personne ne veut risquer de voir diminuer ses exportations sur le marché américain en prenant réellement la défense de la paix (que demande la Russie depuis le début des événements).

Écrit par : joachim murat | 22 juillet 2014

voici un lien vers un article du jour:
http://www.les-crises.fr/le-drame-aerien-incite-a-de-nouveaux-jugements/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+les-crises-fr+%28Les-Crises.fr%29

le texte succint:

Le drame aérien incite à de nouveaux jugements

Le président Obama et les « anti-diplomates » du département d’État expriment une vive colère contre la Russie après l’écrasement du vol 17 de la Malaysia Airlines dans l’espace ukrainien. Néanmoins, des analystes américains du renseignement doutent d’un scénario populaire du type « c’est la faute des Russes ».

Par Robert Parry, le 19/07

Malgré les doutes internes à la communauté de renseignement américaine, le gouvernement Obama et les médias nationaux américains continuent d’accuser les rebelles ukrainiens et le gouvernement russe d’avoir tiré sur l’appareil de la Malaysia Airlines. Situation semblable à celle de l’été dernier concernant l’attaque au gaz sarin toujours non élucidée en Syrie.

Dans les deux cas, plutôt que de laisser une délégation d’experts indépendants enquêter, le très agressif département d’État du président Obama et les principaux médias américains ont simplement décidé de désigner leurs opposants dans ces deux crises – Bachar el-Assad en Syrie et le président russe Vladimir Poutine en Ukraine – comme les coupables. Pourtant, certains analystes du renseignement américain ont exprimé leur désaccord par rapport à cette sagesse conventionnelle instantanée.

Concernant la destruction de l’appareil malaisien jeudi, j’ai été informé que plusieurs analystes de la CIA se référant à des photos de reconnaissance satellite américaine suggèrent que le missile anti-aérien qui a détruit le vol 17 a été tiré pas des troupes ukrainiennes à partir d’une batterie gouvernementale, et non par des rebelles prorusses en lutte contre le régime de Kiev depuis le départ du Président Viktor Ianoukovitch le 22 février.

Selon une source informée des résultats provisoires, les soldats aux commandes de cette batterie semblent porter des uniformes ukrainiens et pourraient avoir été en état d’ébriété, considérant ce qui ressemble à des bouteilles de bière dispersées sur le site. Mais la source a précisé que ces informations ne sont pas complètes et qu’on ne peut de fait pas écarter une responsabilité de la part des rebelles.

Une information contraire a été donnée par le Washington Post et d’autres médias américains. Samedi, le Post a rapporté que « vendredi, les responsables américains ont déclaré qu’une évaluation des renseignements préliminaires indiquait que l’avion a été détruit par un missile SA-11 sol-air tiré par les séparatistes. » Mais l’objectivité de l’administration Obama, qui a fermement soutenu le régime de coup d’État, est en cause ainsi que les raisons précises de ses affirmations.

Même avant les évènements du 22 février, des responsables séniors de l’administration, incluant l’assistante au secrétariat d’État Victoria Nuland et l’ambassadeur d’Ukraine Geoffrey Pyatt, encourageaient ouvertement les protestants recherchant le renversement de Ianoukovitch. Nuland est allée jusqu’à distribuer des cookies aux protestants et discuter avec Pyatt qui devait être nommé après le départ de Ianoukovitch.

Après que Ianoukovitch et les membres de son gouvernement s’enfuirent devant la foule des contestataires et les attaques des militants néo-nazi, le département d’État américain a rapidement déclaré « légitime » du nouveau gouvernement et s’est félicité de la nomination du favori de Nuland, Arseniy Iatsenyouk, comme nouveau premier ministre.

À mesure que se déroulent les événements, l’administration Obama a toujours pris le parti du régime de Kiev et à enfoncer Moscou, y compris pendant la sécession de la Crimée en vue de rejoindre la Russie et lors des attentats sanglants visant la minorité russe à Odessa et ailleurs.

Et, depuis jeudi, quand le vol de la Malaisie a été abattu tuant 298 personnes, le gouvernement ukrainien et l’administration Obama ont désigné du doigt les rebelles et le gouvernement russe, sans même attendre les résultats d’une enquête sérieuse qui ne commence que maintenant.

Un des arguments de l’administration américaine a été que le système de missiles anti-avions BOUK, qui a apparemment été utilisée pour abattre l’avion, était « de fabrication russe. » Mais cet argument est plutôt ridicule puisque presque toutes les armes militaires ukrainiennes sont de « fabrication Russe ». L’Ukraine, après tout, faisait partie de l’Union soviétique jusqu’en 1991 et a continué à utiliser du matériel militaire principalement russe.

On n’a pas plus expliqué pourquoi le gouvernement américain pouvait affirmer que le missile était un SA-11 alors qu’il existe d’autres versions du système de missiles BOUK.
Une analyse orientée [ou biaisée]

Pratiquement tout ce que les responsables américains ont dit semble conçu dans le but de porter les soupçons sur les Russes et les rebelles – et de dédouaner les forces gouvernementales. Se référant à plusieurs reprises à la sophistication du missile SA-11, l’ambassadeur américaine des Nations Unies Samantha Power a déclaré « Nous ne pouvons pas exclure l’assistance technique russe. » Mais cette formule signifie implicitement que l’administration ne peut pas l’exclure non plus.

Pourtant, en lisant entre les lignes des comptes rendus de la presse américaine, on peut discerner les lacunes relatives à l’influence russe supposée dans la tragédie de jeudi. Par exemple, Craig Whitlock du Post a rapporté que le général de l’Air Force Philip M. Breedlove, commandant américain des forces de l’OTAN en Europe, a déclaré le mois dernier que « Nous n’avons pas encore vu de véhicules [russes] de défense aérienne à proximité de la frontière. »

Étant donné l’ampleur de ces systèmes de missiles BOUK et le fait qu’ils doivent être transportés sur des camions, il serait difficile de les soustraire à la surveillance aérienne intensive des États-Unis sur la frontière entre l’Ukraine et la Russie au cours des derniers mois.

Le Post a signalé que « le contre-amiral John Kirby, le secrétaire de presse du Pentagone, a indiqué que les responsables de la défense ne pouvaient pas apporter de preuves précises qu’un système de missile SA-11 sol-air avait été transporté de la Russie en Ukraine orientale ».

En d’autres termes, le mystère n’est toujours pas résolu. Il se peut que les rebelles – face aux bombardements intensifs de l’armée de l’air ukrainienne – ont demandé aux Russes de leur fournir des armes anti-aériennes plus perfectionnées que les missiles lancés à l’épaule que les rebelles ont utilisés jusqu’à présent pour abattre des avions militaires ukrainiens.

Il est possible, aussi, qu’un détachement rebelle ait pris l’avion civil pour un avion militaire ou même que quelqu’un dans l’armée russe ait lancé la fusée fatidique sur l’avion à partir de l’espace aérien russe.

Mais le gouvernement russe et les rebelles contestent tous deux ces scénarios. Les rebelles disent qu’ils n’ont pas de missiles qui peuvent atteindre l’altitude de 10.000 mètres où se situait l’avion de la Malaysia Airlines. Outre leur non-participation à la tragédie, les Russes affirment que l’armée ukrainienne dispose de systèmes antiaériens BOUK en Ukraine orientale et que le radar d’une batterie était actif le jour de l’accident.

Le Ministère de la Défense russe a déclaré que « L’équipement russe a détecté le 17 juillet l’activité d’un radar Koupol, déployé au sein d’une batterie BOUk-M1 près de Styla [un village à quelque 30 kilomètres au sud de Donetsk] », selon un rapport de la chaîne RT.

Ainsi, il n’est pas exclu qu’une unité militaire ukrainienne – peut-être un groupe mal supervisé – ait tiré le missile intentionnellement ou par accident. Pourquoi l’armée ukrainienne aurait-elle intentionnellement visé un avion volant vers l’est, vers la Russie reste cependant un élément difficile à comprendre.
Propagande répétée ?

Mais peut-être la question la plus importante est que le gouvernement Obama et le corps de presse des États-Unis devraient arrêter de porter des jugements trop hâtifs. C’est comme s’ils étaient obsédés à tenir un rôle dans la « guerre de l’information » – c’est-à-dire à justifier les hostilités contre des nations adversaires – plutôt que d’informer de façon responsable le peuple américain.

Nous avons vu ce phénomène en 2002-03, lorsque la quasi-totalité du corps de presse de Washington grimpa à bord du train de propagande du président George W. Bush dans sa guerre d’agression contre l’Irak. Ce schéma s’est en partie répété l’été dernier quand on s’est précipité pour porter un jugement dans l’affaire de l’attaque au gaz sarin dans la banlieue de Damas, en Syrie, le 21 août.

Bien que les preuves fussent incertaines, il y avait une forte tendance à supposer que le gouvernement Assad était derrière l’attaque. Tout en accusant l’armée syrienne, la presse américaine a ignoré la possibilité que l’attaque puisse avoir été une provocation perpétrée par les rebelles djihadistes radicaux qui espéraient que la puissance aérienne des États-Unis pourrait changer le cours de la guerre en leur faveur.

Plutôt que de soigneusement étudier les preuves complexes, le Département d’État et le secrétaire d’État John Kerry ont essayé de pousser le président Obama à décider rapidement de bombarder des cibles gouvernementales syriennes. Kerry a prononcé un discours belliqueux le 30 août et l’administration a publié ce qu’elle a appelé une « évaluation gouvernementale » censée prouver les accusations.

Mais ce document de quatre pages ne contenait aucune preuve tangible de ces accusations et il est vite devenu évident que le rapport avait exclu des opinions divergentes que certains analystes du renseignement américains auraient jointes à un document plus formel établi par la communauté du renseignement.

Malgré l’hystérie guerrière de responsables à Washington, le président Obama a rejeté la guerre au dernier moment et – avec l’aide du président russe Vladimir Poutine – a été en mesure de négocier un règlement de la crise dans laquelle Assad a rendu les armes chimiques de la Syrie tout en niant être impliqué dans l’attaque au gaz sarin.
La presse grand public des États-Unis, en particulier le New York Times, et certaines organisations non gouvernementales, telles que Human Rights Watch, ont continué de pousser le thème de la culpabilité du gouvernement syrien. HRW et le Times ont fait équipe pour une histoire importante qui visait à montrer les trajectoires de vol des deux missiles de sarin en charge le routage vers une base militaire syrienne loin 9,5 km.

Pendant un moment, ce rapport a été traité comme la preuve indéniable contre Assad, jusqu’à ce qu’il soit avéré qu’une seule des roquettes contenait du sarin et sa portée maximale n’était que d’environ deux kilomètres.

Bien qu’il ait eu conscience des lacunes dans ces dossiers, le président Obama a soutenu les faucons du département d’État quand il a lu un discours à l’Assemblée générale des Nations-Unies le 24 septembre, dans lequel il a déclaré : « C’est une insulte à la raison humaine et à la légitimité de cette institution de suggérer que quelqu’un d’autre que le régime Assad puisse être responsable de cette attaque “.

En se penchant sur le discours d’Obama, j’ai été frappé par sa désinvolture lorsqu’il a menti. Il savait mieux que presque tout le monde que certains de ses analystes des services de renseignements doutaient de la culpabilité du gouvernement syrien. Pourtant, il a suggéré que toute personne qui n’était pas partisan de la guerre était folle.
Depuis, le journaliste d’investigation Seymour Hersh a révélé d’autres éléments de preuve indiquant que l’attaque au gaz sarin aurait en effet pu avoir été provoquée par les rebelles afin de pousser Obama de l’autre côté de la ‘ligne rouge’ qu’il avait tracée : il ne pouvait tolérer l’utilisation d’armes chimiques.

Maintenant, nous assistons à une répétition dans laquelle Obama comprend les doutes sur l’identité de qui a tiré le missile qui a abattu l’avion de ligne malaisien, mais repousse les soupçons d’une manière propre à attiser l’animosité envers la Russie et le président Poutine.

Obama peut penser que c’est une stratégie intelligente parce qu’il montre une posture forte quand beaucoup de ses ennemis politiques le dépeignent comme faible. Il se protège lui-même en quelque sorte dans le cas où les rebelles russes ethniques ou l’armée russe seraient responsables de la tragédie. Il peut se justifier en ayant été de l’avant en faisant les accusations.

Mais il est dangereux de créer d’une hystérie collective envers une Russie qui possède sur l’arme nucléaire. Comme nous l’avons déjà vu en Ukraine, les événements peuvent échapper à tout contrôle de façon imprévisible.

La secrétaire adjointe Nuland et les autres faucons du département d’État ont probablement pensé qu’ils construisaient leur carrière en encourageant le coup d’État du 22 février – et ils pourraient bien avoir raison, tout du moins pour ce qui est de leur l’avancement dans la hiérarchie à Washington. Mais ils ont aussi déterré la hache de guerre (depuis longtemps enterrée) entre les Ukrainiens ‘ethniquement purs’ à l’ouest et les Russes ethniques dans l’est.

Ces tensions – nombreuses et remontant à la Seconde Guerre mondiale et même avant – sont devenues des haines inextinguibles avec des centaines de morts des deux côtés. La méchante petite guerre civile ukrainienne a également rendu possible l’horreur de jeudi.

Mais d’encore plus grandes calamités pourraient se produire si les ‘anti-diplomates’ du département d’État réussissent à rallumer la guerre froide. L’écrasement du vol 17 de la Malaysian Airlines devrait nous servir d’avertissement quant aux dangers de la surenchère internationale.

Source : Consortiumnews.com.

Écrit par : Fabiano Q. | 22 juillet 2014

Ce qui se passerait en cas de guerre nucléaire régionale... dans l`étude, hypothétiquement entre l`Inde et le Pakistan mais ca serait kifkif dans une guerre OTAN-Russie (qui se déroulerait probablement principalement sur territoire européen): http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/2013EF000205/full En gros, outre les victimes immédiates d`un tel conflit (peut-etre les plus chanceuses), des multitudes seraient appelés a périr plus-ou-moins lentemenet de faim et des maladies de la malnutrition pendant les deux décennies suivantes. Les gouvernements américain et européens devraient peut-etre lire ce genre d`étude par les temps qui courent. Avis tout a fait personnel et peut-etre pas tres intelligent: le grand gagnant d`une guerre nucléaire régionale entre les forces de l`OTAN et la Russie serait ptétbin... la Chine, qui peut éventuellement se permettre de perdre quelques centaines de millions de bonshommes a la différence des USA, de la Russie et de l`Europe. Autre remarque cruelle et peut-etre pas tout a fait intelligente: pour ce qui est des helvetes, si un tel malheur arrivait, vu que la superficie des terres cultivables est plutot réduite et qu`il ne faudrait pas songer a importer de la becquetance (tout le monde en manquerait), je ne sais s`il resterait un seul survivant au bout du compte.

Écrit par : joachim murat | 22 juillet 2014

Ca serait du joli, Keren. Un peu comme dans Salammbo, quand les "barbares" se trouvent piégés dans la montagne: ils commencent par s`étriper pour le peu de nourriture disponible et puis ils continuent par se grignoter les uns les autres. Ventre affamé n`a pas d`oreilles mais pas non plus d`états d`ame. Aujourd`hui on peut se demander a quoi servent l`ONU et les autres organisations internationales dédiées a la paix, si elles se montrent incapables de mettre un peu d`ordre dans le boxon. Il est vrai qu`on a régulierement la preuve de leur inutilité depuis quelques années; aujourd`hui par exemple, une armée réguliere bombarde des villages de paysans en Ukraine pendant qu`a Gaza des gosses sont quotidiennement réduits en chair a paté alors que les médias n`en ont que pour les crimes imaginaires de la Russie. Il me semble qu`une fois de plus nous, les bipedes "intelligents" de cette planete, soyons en train d`échouer a un examen dont nous n`avons meme pas conscience.

Écrit par : joachim murat | 23 juillet 2014

@ joachim: pour le dernier paragraphe, eh bien disons qu'au lieu d'aller chercher de la nourriture avec de l'argent, force sera d'y aller avec une arme.

Un peu comme dans Mad Max.

Écrit par : Keren Dispa | 22 juillet 2014

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