14 juillet 2014

Traversée de la rade : le coût discuté

Le TCS a refait le compte des dépenses pour pour la construction du tunnel sous la rade. Et conclut sur un montant diminué de presque moitié par rapport à l’évaluation officielle. La Tribune de Genève s’en fait l’écho.


geneve,lac,traversée,rade,tunnelLa centrale du TCS n’a pas confiance dans le coût articulé de près de 1 milliard 200 millions. En effet le gouvernement est opposé par principe à cette traversée de la rade, préférant la grande traversée à hauteur du Vengeron. A l’époque le coût était estimé à 560 millions de francs. Selon le TCS, qui a refait le calcul ce prix ne doit subir que deux augmentations et arriver à 660 millions.

L’ingénieur cantonal conteste ce chiffre. Il assure que l’évaluation de 560 millions réalisée en 2004 ne tenait compte que du coût de la construction. Il faut ajouter «les honoraires, les acquisitions foncières, les systèmes de sécurité et d’évacuation des personnes ainsi que la prise en compte des contraintes géotechniques.»

Cette information est surprenante. Pourquoi n’aurait-on pas délivré à la population un chiffre complet? Le gouvernement devrait s’en expliquer car aujourd’hui on est dans le brouillard.

Mais quel que soit le coût final, même à plus d’un milliard comme on l’a dit, cette traversée est une vraie amélioration de la qualité de vie à Genève, pour les vélos comme pour les voitures et pour les usagers des bords du lac. Et elle est rendue indispensable par les travaux que devra subir le pont du Mont-Blanc.

De plus elle n’est pas remplacée par la grande traversée. A terme les deux voies soulageront réellement Genève. Comme la grande traversée pourrait prendre de nombreuses décennies, il faut déjà commencer par soulager le U du centre.

Pour que Genève respire, il faudra voter oui en septembre.


14:17 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : geneve, lac, traversée, rade, tunnel | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

"Pourquoi n’aurait-on pas délivré à la population un chiffre complet ?"
Un certain réveil ... tardif ?

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 14 juillet 2014

C'est les mêmes méthodes que pour le CEVA. Pas de traversée de la rade sans libérer toutes les rues à la circulation. Pourquoi cette manipulation qui consiste à interdire des voies pour engendrer de nouveaux embouteillages qui légitiment de nouvelles interdiction de circulation n'est pas dénoncée ? Parce que ça plaît aux benets écolo-pastèques et aux bétonneurs. Le TCS est à l'image de ses assemblées générales. Beaucoup de bétonneurs qui imposent la politique de leur business. Boucher les autoroutes avec des limitations ridicules alors qu'au début c'était 150k./h. conseillé. Le TCS adore, pour que les copains puisse contruire d'autres pistes évidemmente! Et qui est-ce qui dénonce tout le trafic est-ouest qui fonce sur les autoroute allemandes, puis suisses parce que leur gratuité est devenu un aspirateur à cause des Français, des Italiens qui ne maîtrisent plus leurs dépenses et qui imposent des multitudes de taxes sur les transports pour finir par sombrer dans le chaos économique. Taxer, voilà le thème préféré de la Leuthard pour résoudre des problèmes à la française et nous imposer l'Europe et son bordel, en attendant sa retraite...

Écrit par : amilcar | 20 juillet 2014

Lors de la deuxième votation - la première ayant été acceptée, la ville a mené une campagne contre telle - la gauche a engagé une jeune homme,cycliste, qui disait travailler à temps partiel dans le social, pour faire paraître journellement, jusqu'à la votation, une annonce contre ladite traversée dans la TdG. Inutile de vous dire qui payait.... Les électeurs de la gauche se sont mobilisés et le non est passé à un cheveu du oui!

Ne comprenant pas le pourquoi de cette 2ème votation, j'avais demandé des explications à un député qui m'avait répondu: "C'est la Constitution" j'avais rétorqué: "Vous la changez! Il n'est pas normal qu'une ville grande comme un mouchoir de poche, ait un Etat dans l'Etat: Ville/Etat de Genève. Réponse du député: Impossible, on ne change pas la Constitution comme ça!
Faut croire que si...... Mais ont-ils pensé à changer cette politique de l'Etat dans l'Etat?

Écrit par : Patoucha | 20 juillet 2014

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