24 juin 2014

Taneïev : Jean Damascène

Pour la Saint-Jean, aujourd’hui 24 juin, une musique profonde et puissante: «Saint Jean Damascène», du compositeur russe Sergueï Taneïev, sur un poème de TolstoÏ. Jean de Damas a vécu à la naissance de l’islam. Il est issu d’une famille chrétienne arabe, la famille Manssour (le Victorieux). Il est devenu moine et a défendu la lecture des icônes alors que le mouvement «iconoclasme» voulait les interdire.


Saint Jean Damascène, défenseur des icônes. Patmos, vers 1500.jpgSelon Wikipedia, «L’iconoclasme (du grec εικών eikon « icône » et klaô « casser ») est, au sens strict, la destruction délibérée de symboles ou représentations religieuses (appartenant à sa propre culture), généralement pour des motifs religieux ou politiques. Ce courant de pensée rejette la vénération vouée aux représentations du divin, dans les icônes en particulier. L’iconoclasme est opposé à l'iconodulie

Le refus des icônes est associé au rejet des idoles:

« Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punit l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fait miséricorde jusqu’à mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements. »

«Les iconodoules les plus renommés sont Théodore Studite et Jean Damascène. La controverse est initiée par l'empereur byzantin Léon III en 726, quand il ordonne la destruction des icônes dans tout son empire. Jean Damascène réussit à argumenter en faveur de l'iconodoulie en avançant le fait que l'interdiction des icônes équivaut à nier l'Incarnation, la présence de Dieu dans le monde terrestre. Les iconodoules arriveront à mettre fin à la prohibition des images religieuses en 843

Jean de Damas fut accusé de complot contre la ville et condamné à avoir la main droite tranchée. Selon la légende elle se recolla et son innocence fut reconnue.

solstice-200.jpg«Cet épisode de la main tranchée et recollée, classé par certains au rang de « légende », montre à quel point Jean était personnellement impliqué dans la défense des icônes, à un niveau que l'on peut qualifier de « foi » profonde et absolue. Il a mis dans cette défense les mêmes force farouche et inflexible volonté que lorsqu'il a décidé, en tant qu'Arabe né en terre arabe, de régler une fois pour toutes le « différend » musulmans-chrétiens, étudiant point par point les oppositions, et aboutissant à une condamnation sans appel qualifiant tout cela d'hérésie, ce qui n'empêcha pourtant pas les Musulmans de le respecter grandement, puisque, après sa mort, son corps reposera, et repose encore, dans une mosquée. Chrétien parmi les Musulmans…»

Depuis le XIXe siècle il est reconnu comme saint et docteur de l'Eglise.

La fête de la Saint-Jean d'été est aussi le symbole de la nature en plénitude. C’est le dernier des quatre jours les plus longs de l’année, quand il y a ce flottement au sommet de la course du soleil. Les mois suivants dérouleront la brûlure et la maturation de la vie, exaltée, sublimée vers sa rouille généreuse.

«Le terme solstice vient du latin solstitium (de sol, « soleil », et sistere, « s'arrêter, retenir »), faisant référence à l’azimut du Soleil à son lever et à son coucher semble rester stationnaire pendant quelques jours à ces périodes de l'année, avant de se rapprocher à nouveau de l'Est au lever et de l’Ouest au coucher. (...) De même, d'un point de vue astronomique moderne, c'est la période où la déclinaison du Soleil semble constante et son mouvement apparent vers le nord ou le sud sur la sphère céleste semble s'arrêter avant de changer de direction.»


(Toutes citations de Wikipedia)

 

 

 

 

 

 

 

 

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