25 mai 2014

Réformer l’Union Européenne (1)

Quel que soit le résultat qui sortira des urnes ce 25 mai, l’Union sous sa forme actuelle restera la cible de critiques sévères. Cette critique est portée de manière visible par des mouvements souverainistes, vite qualifiés de populistes ou fascistes, mais pas seulement. A l’intérieur de chaque grand parti on trouve, peu audibles certes, des voix qui demandent une autre Europe.


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Tous les souverainistes ne sont pas des populistes, si tant est que cette qualification soit infamante. S’ils portent le flambeau de mécontentements populaires c’est parce que ceux-ci ne sont pas correctement traités, ou même totalement ignorés, par les autres partis. Le populisme est la part manquante des partis traditionnels, la part refoulée, la peur honteuse d’être pris en délit de réalisme.

Les thèmes de ces mouvements sont donc à étudier avec d’autant plus d’attention qu’ils sont une sorte de no man’s land politique, l’espace intellectuel où germent et se construisent des théories radicales. Radicales parce qu’exaspérées et sans nuances, et radicales parce qu’elles entendent détenir la vérité sur les causes des troubles rencontrés dans l’économie, l’emploi, la justice, la culture et les valeurs de la société, ainsi que sur les solutions à y apporter.

La critique de l’UE n’est pas de l’UE-phobie. Aujourd’hui le piège intellectuel consiste à faire taire tout ce qui porte un discours critique. Critique de l’islam, de l’égalitarisme, de l’intégration des immigrés, de la libre circulation, du mariage homosexuel, entre autres. Une certaine intelligentsia, qui vit encore sur des théories idéales vieilles de plus de 50 ans, fonctionne par un réflexe pavlovien: qui aborde l’un de ces sujets, qui ose une parole ouvertement critique sur ces nouveaux tabous, est au mieux de l’extrême-droite, voire carrément fasciste. Alors que l’on pourrait au pire parler de conservatisme, lequel devient d’ailleurs de plus en plus le nouveau progrès face aux dérives idéologiques et à l’impuissance économique des «progressistes». La préservation d’une prévalence biologique dans la filiation, plutôt que la soupe sociale et socialisante que l’on veut nous servir sur la famille, est aujourd’hui le vrai progrès parce que protecteur des origines des individus.  Alors que la famille dite «sociale» dilue toute paternité et supprime les balises sur lesquelles l’individualité s’est construite historiquement.

 

 

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Des mouvements de contestation de l’Europe sont apparus dans tous les bords politiques. Les «indignés» ne sont pas spécialement des gens d’extrême-droite, pas plus que les altermondialistes qui réclament une Europe plus sociale. Plutôt qu’une fuite en avant qui dénote une surdité politique, il faut oser parler à fond de tous les sujets tabous, sans passer par la case stigmatisation. Beaucoup de français sont d’accord avec l’analyse du Front National sur l’immigration, sans pour autant être eux-mêmes frontistes. 

Mais qui osera contester l’UE actuelle de l’intérieur, parmi ceux qui reçoivent des indemnités importantes de la vache à lait européenne? Les députés qui reçoivent, tout compris (dont leurs frais de secrétariat) 12 255,87 € bruts par mois ? Ou les régions subventionnées sans qu’un contrôle réel de l’utilisation des fonds ne soit effectué sur le terrain? Et que réformer?

Il n’y a pas vraiment de structure politique supra-nationale en Europe communautaire. La Commission de Bruxelles dispose bien d’un pouvoir exécutif et coercitif, mais elle ne supplante pas les Etats-Nations dans les domaines fondamentaux comme par exemple la défense nationale. Chaque Etat de l’UE vit donc dans une sorte de bicéphalité. Une tête dirige en partie depuis Bruxelles, l’autre depuis la capitale du pays.

Faire perdurer le système actuel est une mauvaise voie vers le fédéralisme. Ne montrant aucun goût pour un véritable fédéralisme, qui imposerait une répartition modulée des pouvoirs où il en serait fini du même droit de vote pour petits et grand pays, l’UE doit reconnaître la primauté des Etats dans nombre de domaines de décision. Et diminuer d’autant le pouvoir de la Commission de Bruxelles. Reconnaître la prévalence des Etats-Nations c’est admettre que l’on a encore besoin de cette forme d’administration, relativement récente dans la longue Histoire humaine. Ce n’est pas du simple nationalisme idéologique, c’est une étape pragmatique dans la mondialisation. L’instauration d’un grand fédéralisme est une oeuvre longue et complexe. On pourrait l’imposer par une guerre, comme aux Etats-Unis. Mais je doute que l’Europe veuille encore une fois se déchirer elle-même.

 

 

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La prévalence des Etats doit permettre de dire non à la Commission de Bruxelles sur nombre de sujets. Chacun reste maître chez soi. Il ne s’agit pas de se refermer mais de donner du temps à une construction européenne plus démocratique, et de gommer les antagonismes intra-européens qui s’expriment de plus en plus fort. Car le projet d’Europe, d’enthousiasmant il y a 50 ans, passe peu à peu au stade d’adversaire des citoyens. La surdité de Bruxelles sur ce point est ahurissante.

Un pilier actuel majeur à abandonner pour quelques décennies, est la libre circulation des travailleurs. Il faut en effet inciter chaque entité nationale à se développer par elle-même, avec des péréquations financières comme c’est le cas (subventions encadrées). La force d’un pays vient d’abord de lui-même. Aujourd’hui un pays comme la Roumanie a perdu 30% des ses médecins, qui se sont installés plutôt en France. L’accord avec l’Ukraine va faire venir des millions de travailleurs au détriment du pays. La libre circulation des travailleurs n’est pas seulement un problème pour le pays d’accueil, qui doit être adapté et mettre en place les infrastructures nécessaires pour éviter le développement de zones de jachère sociale. Elle est aussi un problème pour le pays de départ, qui voit parfois ses meilleurs éléments s’en aller ailleurs.

L’Union peut rester un grand marché des biens et capitaux, un lieu d’interaction culturelle et artistique, et favoriser la libre circulation ou l’installation non-professionnelle. La circulation des travailleurs pourrait par contre être soumise à l’acceptation de chaque Etat, dans la mesure des besoins et des possibilités d’accueil. La fin de la libre-circulation des travailleurs ne serait que temporaire, mais durerait quand-même pour des décennies, le temps pour qu'une meilleure répartition des richesses se soit opérée en Europe. 

Cela compliquerait bien sûr la tâche des employeurs, que l’excès de complications administratives rebute. Je les comprends. Mais cette mesure redonnerait à chaque pays le sentiment d’être maître chez soi, le sentiment d’une prévalence d’appartenance qui aujourd’hui fait défaut et n’est remplacée par rien. L’individualisme extrême ne peut faire office d’appartenance collective dans laquelle les gens d’une même région partagent une culture, une musique, une perception du monde, une organisation professionnelle, un niveau d’études. 

Et surtout cette mesure inciterait les citoyens d’un pays européen moins développé de créer eux-mêmes, chez eux, leur propre richesse. A terme l’axe économique et démographique Londres-Milan, cette mégalopole que l’on nomme la «banane bleue», et qui domine toute l’Europe, serait décongestionné. Une meilleure répartition de la productivité en Europe, hors subventions (qui seraient mieux encadrées), irait dans le sens d’une plus grande égalité des pays entre eux et des citoyens entre eux. Les niveaux de vie et de fiscalité se rapprocheraient, l’attractivité de toutes les régions grandirait, et l’on pourrait alors envisager une Europe Unie plus harmonieuse. Avec un modèle européen n’excluant pas la qualité de vie, au contraire de la tendance qui s’accentue à agglomérer des villes jusqu’à bientôt 100 millions d’habitants.

 

 

 

Images: 2, Prague; 3: la banane bleue (mégalopole européenne).

Commentaires

L'Europe , c'est l'immigration incontrôlée facteur de délinquance , c'est le chômage , c'est la fuite des cerveaux Français ,c'est la ruine de notre industrie ,c'est l'augmentation de la pauvreté , sans oublier les directives complétement débile comme faire du vin rosé en mélangeant du blanc et du rouge ou vouloir interdire le fromage au lait cru ! Quand au fascisme , puisque vous employez le mot ; c'est un dérivé du socialisme , toute l'histoire de France depuis la fin du 18 eme siècle le montre ! Jules Ferry discours a l'assemblée du 27/07/1887 je cite " il est du devoir des races supérieures de coloniser les races inférieures". La colonisation c'est la gauche , la collaboration avec l'occupant nazi c'est la gauche ,tout le gouvernement de 1940 a 1944 était de gauche et les 1 er résistants , l' "extrême " droite de l'époque !

Écrit par : Fusone Daniel | 26 mai 2014

Chaque peuple doit être souverain chez lui! l'UE n'est ni plus ni moins qu'une nouvelle forme de dictature. Et de ce fait, n'a plus sa raison d'être!

Écrit par : Patoucha | 26 mai 2014

Le problème est que dans le résultat global des européennes, le PPE est toujours majoritaire et qu'en fin de compte ce n'est pas par le parlement, encore moins par la commission qui se verra sans doute présidée par Junker ou pour le moins pire Schultz qu'un changement pourrait s'amorcer.

Par quel mécanisme cette UE pourrait elle être changée ?
Comme disait Eric Zemmour; une oligarchie s'est installée en tordant la plupart des pays et est parvenue à prendre un pouvoir au-dessus des suffrages universels.
Cela quelques soient les coups de gueules populaire ou populiste.

Écrit par : aoki | 26 mai 2014

".....Cela quelques soient les coups de gueules populaire ou populiste."

C'est ce que nous verrons!

Écrit par : Patoucha | 26 mai 2014

Du côté du vocabulaire un mot est dangereux: régions se substituant désormais aux pays.

L'Europe des régions. Ce qui revient à dire que si chaque pays devenait une région de l'Europe l'Europe serait chez elle en chaque région et chaque région anciennement pays, donc, se trouverait ainsi sous la férule dictatoriale de l'Europe maîtresse et reine chez elle en chaque région. Au vu de l'indifférence (Grèce notamment) à la souffrance des pays qui ne peuvent pas suivre les diktats de cette souveraine glaciale, féroce... est-ce véritablement ce qu'après 2000 ans de christianisme (malgré ses errances, on le sait) en lutte contre l'égoïsme, la cupidité, l'irrespect, la barbarie et l'inhumanité nous souhaitons?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 26 mai 2014

Mais qu'est-ce donc que cette incapacité quasi pathologique à se projeter dans un avenir européen qui corresponde aux vœux de fondateurs. On ne peut quand même pas accuser les Schuman et Monnet d'être de dangereux gauchistes dont le seul but serait de coloniser les régions !

Et au fait, que sont nos cantons suisses, sinon des régions qui ont été phagocytées par un gouvernement central grignotant petit à petit et jour après jour les pouvoirs des dits cantons ?

Est-ce que le mot construire aurait complètement disparu du vocabulaire populaire et citoyen. On se rassure comme on peut en se disant qu'il vaut mieux revenir au temps d'avant - comme dit J. Brel - celui du patriotisme, le vrai, au temps où chaque pays était chez lui si j'ose dire. Mais le patriotisme, sous des abords cordiaux et joviaux peut imperceptiblement glisser vers un nationalisme plus que douteux où ce n'est plus la nation qui est glorifiée mais l'étranger qui est montré du doigt et ostracisé.

On veut détruire l'Europe ? Alors oui, laissons faire. On ressent déjà quelques bruissements nauséabonds en Hongrie. Aube Dorée en Grèce ne vaut guère mieux. L'Ukraine devrait nous faire réfléchir. Le FN et sa Marine veulent couler l'Europe alors que c'est la France qui va prendre l'eau. Les Anglais n'ont pas voulu de l'euro sans pour autant conserver une monnaie forte. Eh oui, chaque pays pris individuellement a la sotte ambition de se débrouiller seul, délié des chaînes européennes, serpent à la fois venimeux et qui étouffe.

Que tous les contempteurs de l'Europe nous disent une fois pour toutes ce qu'ils veulent mettre à la place de l'Europe. Ils n'ont actuellement aucun architecte capable d'esquisser le moindre plan, sinon "sortir de l'Europe". Ils préfèrent se complaire dans le négativisme le plus crasse. Ils utilisent la démocratie européenne pour mieux la détruire. On demande grâce avec de drapeaux blancs et on finit avec des chemises brunes...Belle leçon de démocratie.

Écrit par : Michel Sommer | 26 mai 2014

Monsieur Sommer, je ne peux pas parler au nom de tous les détracteurs de l'Europe, mais en ce qui me concerne, j'ai l'impression que le projet de l'Europe ne s'est jamais imposé de soi aux peuples. Il s'agit d'une idée qui a fait son chemin avec les années. Mais le problèmes des idées consiste en ce qu'elles sont des images virtuelles. Si elles sont en relation avec une prédisposition naturelle elles peuvent faire leurs chemins vers du concret, sinon elles restent une abstraction.

En l'occurrence, l'idée de l'Europe est restée une abstraction qui s'est imposée de force dans le concret. En soi c'est déjà rédhibitoire.
Napoléon Bonaparte poursuivait aussi l'idée d'états unis d'Europe et il s'avère que son côté visionnaire génial était aussi parfaitement tyrannique.

L'Europe actuelle est devenue également ce tyran repoussant et pour pouvoir projeter l'idée de construction positive, il est d'abord nécessaire d'analyser le contexte.

Le cadre actuel est la mondialisation, la géopolitique et le monde de la finance . C' est un terrain de jeux qui n'appartient pas aux peuples.
De fait cette Europe ne dégage aucune identité spécifique autre que d'être un terrain de jeux de grandes puissances financières, un objet manoeuvrable pour les états-unis qui luttent contre leur déclin irrémédiable, une proie pour des lobbys multinationaux.
Un centre de dissolution des nations aspirées dans ce jeux mégalomaniaque. La représentation même d'une fin et non pas de constructions positives concrètes. La mondialisation est un jeux fermé dont les joueurs ne vivent que pour eux-mêmes.

Quelle nouvelle réalisation commune, ouvrant de nouveaux marchés avec des emplois a été réalisée depuis le traité de Lisbonne ? Mon impression est que le marché commun se montrait plus dynamique et innovant.

Le 9 mai 1950, le ministre des Affaires Etrangères français, Robert Schuman, déclare :
"L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble. Elle se fera par des réalisations concrètes, créant d'abord une solidarité de fait"

Moi je ne vois rien de tout cela

Écrit par : aoki | 27 mai 2014

Comme le disait un psychanalyste défenseur d'un Islam moderne, l'usage d'un vocabulaire émotionnel (fasciste, chemises brunes, nauséabond, etc.) ne peut que conforter ceux ainsi désignés dans leurs idées (je dirais volontiers "élémentaire /psychologie/ mon cher Watson) tout en permettant à leurs usagers de se défouler sans aucun gain de vérité.
La seule manière de tenter de faire triompher ce que l'on pense être plus juste et plus vrai, c'est de rappeler des faits historiques, de donner des arguments logiques, d'aligner des chiffres vérifiables. Cela peut se révéler inefficace, mais aura au moins deux vertus: celle de remplacer une expression purement émotionnelle par un exercice d'intelligence et celle de ne pas conforter les autres dans leur position face à ce qu'ils prendront pour de simples insultes.

Écrit par : Mère-Grand | 27 mai 2014

@ mère-Grand:

Vous désignez précisément un mécanisme majeur de blocage du débat sur l'Europe.
Peut-on encore débattre de l'Europe, y compris par la critique, ou est-elle devenue un de ces nouveaux tabous qui remplissent actuellement nos medias? L'étouffement du langage n'est pas un projet d'avenir. L'émotion n'est pas une perspective.

@ Michel:

J'aspire toujours à une Europe ouverte, mais plus la même que celle qui se dessine aujourd'hui. Les nations qui ont amené de la guerre ont été entraînées par des gens qui voulaient la guerre. On peut, on doit même, apprendre à vivre en paix en incluant les différences. L'autre, l'étranger, n'est pas un ennemi, mais on ne devient pas amis d'un coup de baguette magique. Le processus volontariste n'est pas forcément le plus efficace à long terme.

Les nations européennes ont une histoire, les peuples d'Europe aussi. Cela rend l'accès vers un fédéralisme beaucoup plus complexe que par exemple celui des Etats-Unis, où en une seule guerre le fédéralisme a pu être instauré. Napoléon, cité plus haut, a raté son coup. Ses guerres auraient pu mener à un fédéralisme européen, mais il a perdu en Russie et son projet s'est effondré.

Les initiateurs historiques de l'UE avaient certainement une belle idée. Elle a pris d'autant mieux que les deux guerres mondiales avaient éprouvé l'Europe au-delà de l'imaginable. Tout étant à reconstruire, l'union était plus profitable que la désunion.

Mais aujourd'hui les défenseurs de l'Europe ne parlent, comme vous le faites, que de chemises brunes et autres stigmatisations. Pourtant personne n'a défilé au pas de l'oie à Paris le 25 mai au soir. Les groupes qui critiquent la construction européenne sont divers: nationalisme, souverainisme, identitaires, pro-européens modérés, fédéralistes, régionalistes, gauchistes, etc. Certains peuvent être dangereux, comme les milices de Pravy Sektor le sont. Mais les circonstances ne sont aujourd'hui pas identiques aux années 1920 et 1930. Il n'y a pas de situation préparatoire à un fascisme, pas de théorisation de l'exclusion d'un groupe.

L'immigration n'est pas refusée, elle veut être maîtrisée et choisie (la question du droit humanitaire étant séparée). Les migrations internes appauvrissent encore plus les pays d'origine (Roumanie par ex.) sans créer de tissu économique local. Les décisions de Bruxelles atteignent les gens dans leurs domaines les plus proches. Par exemple l'interdiction par Bruxelles de nombre de teintures-mères de plantes, qui jusque là faisaient partie de la pharmacopée de la médecine populaire, a-t-elle une raison autre que de promouvoir l'activité des grands labos? Ne prive-t-on pas progressivement les populations européennes de ce qui leur donnait un pouvoir au moins partiel sur leur vie? Ou l'interdiction de l'usage du lait cru? Et que penser du manque de suivi dans l'attribution de subventions? Et le suivisme béat sur la Syrie et sur l'Ukraine?

Moi, pro-européen, je me sens de moins en moins en phase avec cette Europe-là.

Les défenseurs de l'Europe aujourd'hui n'argumentent plus. Ils se retranchent derrière le discours sur l'extrême-droite. Le gimmick devient usé et l'argument est court. La pression de l'idéologie internationaliste de la gauche met la pression morale depuis des décennies sur l'Europe pour culpabiliser ceux qui ne donnent pas leur chemise et leur femme aux immigrés. Cette idéologie a commencé à s'effondrer, mais cela prendra encore du temps jusqu'à ce qu'une nouvelle révolution culturelle européenne ait eu lieu et donne de nouvelles balises hors des stigmatisations habituelles.

Il manque à une autre Europe une théorisation d'ensemble, faisant la part des choses. Les souverainistes n'ont pas besoin de reprendre des mythologies nationalistes du passé pour défendre l'intérêt administration des pays, tout en reconnaissant l'utilité d'avoir des outils collectifs pour prendre une place économique et politique dans les grands blocs actuels.

Écrit par : hommelibre | 27 mai 2014

"Ou l'interdiction de l'usage du lait cru?"
Excellent exemple d'une décision idiote, qui n'aurait de sens que dans des pays où un l'hygiène dans la "chaîne de production" est absente. Si le but est de pouvoir importer du lait de pays qui sont incapables de répondre à des critères modernes de production au dépends de nos propres producteurs qui sont capables de nous offrir un lait sain et goûteux à la fois, c'est une trahison de notre patrimoine. Si c'est uniquement pour imposer la pasteurisation à toute la production européenne pour satisfaire le besoin des grandes surfaces et donc les grandes entreprises de production, c'est un signe de plus que l'UE n'obéit qu'à des critères marchands et qu'elle est prête à écraser tout ce qui ne respecte pas cette perspective.

Écrit par : Mère-Grand | 27 mai 2014

"c'est un signe de plus que l'UE n'obéit qu'à des critères marchands et qu'elle est prête à écraser tout ce qui ne respecte pas cette perspective."

Alors là Mère-Grand, vous me l'enlevez de la bouche !
C'est avec l'enchaînement de détails comme cela que la colère est montée en ce qui me concerne, une vraie, grande et profonde colère.

Écrit par : aoki | 27 mai 2014

@Mère- Grand au sujet du lait crû c'était avant l'arrivée des produits pasteurisés et le New âge est entrain de nous ressortir toutes les sornettes des années 70.
On pensait que les théoriciens au biberon parental un fois sortis de l'âge des culottes couche évolueraient mais non maintenant ils ont pris la couleur verte qui on le sait est signe de toxicité pour tous vomissements d'aliments dits naturels et non traités sinon il y a longtemps que nous serions tous morts
C'est risible malgré tout car on entend souvent dire aux ringards, vous ne savez pas vivre avec votre temps,désolée mais c'est aux plus jeunes d'apprendre à vivre avec tout ce qui a servi à détoxiquer les aliments pour permettre de survivre à l'humanité
Heureusement que Nestlé a un musée sur l'alimentation et des livres sur de nombreuses sornettes antédiluviennes lesquels sont la base même du new âge doctrine la plus nocive et toxique qui soit car ayant donné naissance aux illuminés d'Are Krisna et autres Jésus se promenant comme Jean Michel dans les rues de Lausanne avec sa troupe de disciples tous drogués !

Écrit par : lovsmeralda | 28 mai 2014

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