04 mai 2014

Les raisons d’une critique (2): femme libérée

Le discours de reproches et de revendications a aussi des racines plus anciennes. Il y eu des raisons de corriger les effets néfastes de la révolution française et du code Napoléon, qui avaient placé les femmes en sujétion sociale. Mais cette correction et le retard à leur accorder le droit de vote expliquent-ils à eux seuls la violence du discours sur les hommes et la société, telle que décrite précédemment?


Il y a eu des périodes et des textes misogynes. C’est très regrettable. Mais est-ce là le modèle que les féministes tentent d’appliquer aux hommes? Les hommes étaient-ils dans leur ensemble rejetant des femmes? Je propose d’en douter car ces récriminations, érigées en système, débordent largement du cadre du simple ajustement. Elles produisent un système de pensée aboutissant à une légitimation totale de la domination culturelle féminine et à une mise en accusation généralisée et grave des hommes. Si les citoyens lambdas ne la voient pas tous, la «bête» féministe se faufile avec insistance dans les cabinets ministériels, dans les médias et dans les prétoires.

  

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Des droits spécifiques pour les femmes?

L’une des récriminations devenue récurrente est la critique du patriarcat. On y met tout, en particulier la supposée domination masculine. Je rappelle que le patriarcat est un système de répartition des rôles et des tâches, un partage des pouvoirs selon les espaces - la maison ou les champs - ainsi que la transmission du nom du père et la représentation juridique familiale unique (pendant longtemps par le père, en tant que chef des champs donc responsable vis-à-vis de l’extérieur). Le champ du paysan est devenu le territoire, et la gestion des territoires, donc la politique et la guerre, ainsi que la justice. La maison, elle, est le cocon de croissance et de pérennité. Elle s’est attaché la protection, le soins, le langage et les règles de la communauté. 

La société industrielle et le besoin de masse de travailleurs et de travailleurs dans les fabriques a favorisé un changement: les femmes ont aussi investi l’espace du dehors. Et pourquoi pas d’ailleurs? Ce n’est pas totalement nouveau car, dans les société paysannes et artisanales, elles ont aussi été marchandes, commerçantes, cultivatrices. Mais une adaptation des lois donnant aux femmes plus de garanties de vie hors du couple me paraît être une bonne chose.

Ce système patriarcal a toutefois fonctionné assez longtemps pour que l’on y voit une forme d’économie utile à l’espèce humaine et non une domination d’un sexe sur l’autre. En effet il est difficile de croire que les femmes n’auraient pas eu d’existence avant le XXe siècle et que pendant des millénaires elles aient accepté sans réagir une situation que certaines féministes qualifient d’esclavage. Soit les femmes se voyaient elles-mêmes inférieures aux hommes - et donc peut-être l’étaient, soit elles ont co-décidé et perpétué volontairement l’organisation de la société par répartition des rôles, dans laquelle elles devaient avoir leur intérêt. Par défaut, et puisque les femmes n’étaient pas enfermées dans des caves mais étaient indispensables à l’économie familiale, il faut considérer que le patriarcat est un choix de la raison dans lequel les femmes ont été co-décidantes.

Cette réflexion est particulièrement importante puisqu’il en découle la justification ou non du discours guerrier anti-homme, et la contamination sociale totale par le détournement des fonctions premières du patriarcat (détournement couramment pratiqué aujourd’hui): assurer la survie de l’espèce et son développement. Cette contamination sociale se manifeste aussi par la mise en place d’un discours misandre violent, systématique, ainsi que d’une discrimination positive pour les seules femmes (ou parfois les immigrés, assimilant les femmes à des étrangères en leur propre terre). La femme étrangère à elle-même, se réinvestissant sans les hommes et contre eux, fait partie du mythe victimaire et de sa réponse: l’idéologie de la toute-puissance où toute dynamique relationnelle et de partage, fondatrice du couple, est évacuée. 

On voit ainsi se développer une idéologie violente, utile à une seule moitié de la hommes, femmes, féminisme, guerre, invincible, cookie dingler, sexes, new age, marxisme, féminin, masculin, femen, vallaud belkacem, bovary population, et qui entend représenter les femmes en elles-mêmes en dehors de toute démarche relationnelle, interactive avec les hommes. La notion de «droits des femmes» exprime exactement cette absence volontaire de dimension relationnelle dans l’analyse de la place des femmes dans la société. Elle exprime aussi la différence sexuée à la fois combattue et pourtant si largement utilisée par le féminisme toutes tendances confondues, et la prévalence accordées aux femmes sur les hommes. On est loin de la notion d’égalité, notion que le féminisme utilise comme un leurre mais qu’il ne représente pas. Les hommes sont les épouvantails que l’on garde à distance et dont on discrédite la parole si elle ne reproduit pas la nouvelle théologie féministe.

 

Femme libérée, ou le reniement de soi

Dans la réalité nos mères et grand-mères n’étaient pas des taiseuses. Elles parlaient, rudoyaient parfois les hommes, géraient l’argent du ménage, imposaient leur loi dans la maison, parlaient entre elles, hébergeaient des blessés, participaient aux travaux des champs. Il faut donc entendre dans la parole féministe une profonde revanche contre quelque chose dont l’homme est supposé être la cause, mais une revanche qui se trompe de cible. La notion d’émancipation était juste en regard de la sujétion mentionnée plus haut. Mais la victimisation à grande échelle et la supposée libération font partie d’une mythologie bien plus que du réel. Les femmes n’étaient pas prisonnières, ou alors tout le monde l’était, hommes compris, hormis une minuscule classe dirigeante.

Après «I am Woman» vue dans le précédent billet, le succès d’une autre chanson, «Femme libérée», illustre à la fois le besoin de cette mythologie et la jouissance d’une posture révolutionnaire. La révolution a pris place dans la culture et dans l’iconographie mondiale. Au passage elle en perd son essence: l’offrande de son corps aux balles de l’oppresseur. Aujourd’hui, dans une société où tout s’achète et se vend, 1789 est une comédie musicale. Et l’on ne sait pas encore s’il faut se raccrocher à une forme de pureté qui critique la marchandisation générale, à une forme d’intégrité personnelle, sans compromis, sans se vendre, ou si au contraire il faut se vendre pour être libre et si le commerce généralisé impose la fin des idéologies partisanes et meurtrières. 

Avec sa chanson Cookie Dingler a fait un tabac dans les charts. C’est une chanson dont tout le monde peut reprendre le refrain facilement, même 30 ans après sa sortie. La musique y est pour beaucoup. Pourtant, le texte est bête et paradoxal. «Elle est abonnée à Marie-Claire, Dans l’Nouvel Obs elle ne lit que Brétécher»: est-ce bien cela la  hommes, femmes, féminisme, guerre, invincible, cookie dingler, sexes, new age, marxisme, féminin, masculin, femen, vallaud belkacem, bovarylibération? C’est dérisoire. Avoir jeté la Bible au feu pour obéir collectivement à la nouvelle religion de la mode et du narcissisme, je ne suis pas certain que le genre féminin y ait gagné en indépendance. La liberté ne serait-elle que la liberté de choisir son maître? «Femme libérée» en serait un indice.

Le refrain n’est guère mieux: «Ne la laisse pas tomber» suppose que la femme est en dépendance affective, «Elle est si fragile» entretient un stéréotype de fragilité largement endossé par les bourgeoises bovarystes et les chieuses urbaines (dit crûment!), alors que les paysannes étaient des femmes solides. Il faut dire que les hommes solides se font plus rares et qu’ils tendent eux aussi à devenir chieurs. Les héros penchent vers le dérisoire et l’anecdote. Il suffit de les entendre se raconter sur les émissions psychologisantes ou la téléréalité.

De cela il faut retenir que la posture dite révolutionnaire est excitante, esthétique, pratique pour l’énergie qu’elle véhicule, mais qu’elle produit au fond peu de changement dans l’être lui-même. Les femmes ne se sont pas libérée d’une posture de récrimination dans laquelle elles cultivent un statut d’opprimées. Quand je dis «les» femmes, il ne s’agit évidemment pas de toutes, mais d’une frange agissante qui trouve écho chez d’autres femmes, dont la situation moderne est pourtant largement enviable en terme de liberté. A se demander ce que les leaders du mouvement féministe vont encore inventer pour se plaindre.

Si la chanson de Cookie Dingler est bien jolie à entendre, elle a aussi servi à entretenir le rituel dont le parlais dans le précédent billet. Elle a maintenu et élargi l’idée d’une oppression généralisée implicite des femmes, qui devaient se «libérer». Et donc qui reniaient tout ce qu’elles avaient été au profit d’un Moi entièrement voué à leur seule satisfaction. C’est un des effets de la toute-puissance: casser la mutualité des liens sociaux et des responsabilités qui en découlent, rejeter ce que le monde propose comme cadre culturel pour dire l’humain, du passé «faire table rase» et devenir un être sans mémoire, vivant dans l'instant de ses envies et de ses émotions, au profit de sa seule parole personnelle et de sa seule loi individuelle. Au point où demander l’avis d’un homme deviendrait une soumission et où le langage serait vecteur de l’oppression. Le féminisme a introduit une notion extraordinaire: les femmes se placent elles-mêmes en auto-surveillance! Georges Orwell avec son 1984 n’aurait pas imaginé un totalitarisme plus efficace: le totalitarisme culturel.

 

 

A suivre.

Commentaires

"Au point où demander l’avis d’un homme deviendrait une soumission et où le langage serait vecteur de l’oppression. Le féminisme a introduit une notion extraordinaire:"

en réalité ce quelles ont voulu c'est régenter les hommes, mais ce quelles n'ont pas compris c'est qu'un homme soumis elles ne le respectent plus elles le quitte.

"http://largeur.com/expArt.asp?artID=871

Nos femmes devraient en prendre de la graine...

Citation:

Pour garder un mari, il faut toujours lui dire oui. C'est la thèse d'un livre qui connaît un succès phénoménal aux Etats.Unis. Aucun rapport avec l'Afghanistan.
PAR MARTINE PAGE
L'actualité est paradoxale. Au moment même où les Etats-Unis se mettent à bombarder le régime le plus misogyne de la planète, ils voient apparaître, sur leur propre territoire, un curieux mouvement social revendiquant la soumission de la femme.

Après des décennies de combat pour se faire respecter, les femmes américaines s'aperçoivent qu'elles n'ont pas forcément trouvé le bonheur, du moins pas sur tous les plans de leur existence. Leur mariage se termine souvent par un divorce et elles regrettent que leur vie amoureuse ne soit pas aussi réussie que leur vie professionnelle.

Une rédactrice publicitaire américaine, Laura Doyle, croit détenir la solution au malheur conjugal. Elle suggère aux femmes malheureuses de ne pas jeter leur époux à la poubelle, mais plutôt de se transformer elles-mêmes... en femmes soumises!

Dans le livre «Femmes soumises, ou comment garder son mari en disant toujours oui», Laura Doyle explique sa méthode du bonheur conjugal en quelques chapitres, dont les titres feront grincer des dents même les moins féministes d'entre nous: «Respectez votre homme en l'écoutant», «Dites adieu au mythe de l'égalité», «Travaillez la vulnérabilité», etc.

Le bonheur n'est pas dans le pré, Mesdames, il est dans l'art de l'abandon. Laura Doyle, une «control freak» avouée, n'en pouvait plus d'avoir à tout gérer dans son couple, des finances à la maintenance de l'automobile familiale, en passant par le choix des vêtements de son mari. Fatiguée, malheureuse, et en voie de divorce, elle a constaté que son mari était beaucoup plus agréable à vivre et avait davantage le sens de l'initiative quand elle cessait de lui dire que faire.

Elle aurait pu s'arrêter là et décider de respecter les différences entre elle et son partenaire de vie. Mais puisqu'elle est américaine, et qu'elle a le sens de la formule infaillible, Laura Doyle a tenté le tout pour le tout. Elle a décidé d'abandonner son sens critique à tout jamais (sauf au travail, bien sûr, productivité oblige).

Son mari gère désormais le chéquier du couple et fait lui-même son choix de vêtement. S'il décide de mettre des chaussettes rayées avec un pantalon à carreaux, elle évitera de le critiquer et lui dira: «C'est comme tu veux, mon chéri». S'il veut acheter une nouvelle voiture, elle donnera son accord, même s'ils n'en ont pas les moyens.

Pourquoi se soumettre, après nous être tant battues pour l'émancipation? Parce que, selon Laura Doyle, nous y gagnerons toutes au change. A force de ne plus recevoir de critiques, aussi constructives soient-elles, l'homme de votre vie se verra dans l'obligation d'avoir un peu plus de jugement, et de se montrer responsable de ses propres actions.

Au lieu de se sentir diminué, il sera renforcé dans sa masculinité et se mettra à prendre soin de vous, ce dont toutes les femmes rêvent, n'est-ce pas? Les rôles seront clairs et l'épouse pourra enfin se reposer.

On pourrait s'offusquer devant ses propos, pas seulement réducteurs pour les femmes, mais aussi pour les hommes – qu'elle propose de manipuler comme des enfants. Sous de bonnes intentions, Laura Doyle cache une certaine ruse. Cessez de vouloir tout contrôler, dit-elle, et ayez ainsi plus de pouvoir...


Le livre a connu un immense succès dès sa sortie aux États-Unis. L'auteure offre des séminaires sur l'abandon féminin qui sont très populaires. Des cercles de femmes se forment à travers les États-Unis pour discuter du sujet. Laura Doyle aura même sa propre émission de radio en octobre. On peut parier que la version française de son livre, récemment parue chez les Éditons Efirst, se vendra tout aussi bien. Pourquoi tant de femmes, et, on le soupçonne, tant d'hommes, se tournent donc vers un ouvrage aussi rétrograde?

Les rôles traditionnels ont fait place à une certaine confusion des genres, parfois difficile à assumer. Le couple est en crise et il a soif de modèles. Les livres de psychologie populaire s'efforcent, à grands coups de campagne de marketing, de lui en offrir quelques uns: «Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus», «Le nouveau couple», «Les couples heureux ont leurs secrets», etc.

Malgré son aspect atrocement réducteur, le livre de Laura Doyle apporte quelques suggestions intéressantes. Elle démontre que les femmes qui cherchent à tout contrôler perdent à la fois leur respect envers leur partenaire et envers elles-mêmes. L'auteure suggère par exemple de laisser son mari organiser une soirée entière et de le laisser tout choisir, de la robe portée par son épouse jusqu'au chemin pour se rendre au restaurant, en passant par le choix des mets. Le sentiment de vulnérabilité (et de frustration!) généré par un tel exercice peut être révélateur de la puissance de ce besoin féminin de contrôle, et de l'insécurité qu'il cache, en filigrane.

Laura Doyle suggère aussi de respecter et d'honorer les différences entre les hommes et les femmes en évitant toute critique, qui risque de toute manière de finir en dispute.

Les éléments que Laura Doyle apporte sont les mêmes que ceux suggérés par la plupart des thérapeutes de couple. Mais le modèle qu'elle propose va inutilement trop loin. Même si elle précise qu'il y a certains hommes auxquels il ne faut jamais se soumettre (les violents, abusifs ou toxicomanes), la soumission à l'homme reste une solution réductrice. L'intérêt que de nombreuses Américaines lui portent est carrément inquiétant.

Dans un article sur le dernier livre de Candace Bushnell, l'auteure du populaire «Sex and the City», une journaliste américaine lance l'affirmation suivante:

«Alors que les femmes ne veulent pas dépendre des hommes en tant que groupe, la plupart d'entre elles considèrent qu'il est «sexy» d'être dépendante de l'homme qu'elles ont choisies. Elles sont féministes – sauf en ce qui a trait à leur style de vie.» Selon la journaliste, si bien des femmes américaines refusent de se marier pour l'argent, elles ne sont toujours pas à l'aise avec l'idée d'épouser un homme qui gagne moins qu'elles...

Alors que les États-Unis entrent en guerre avec des territoires où les droits des femmes sont ignorés, la soumission, ou du moins, «l'abandon» de la femme américaine résonne curieusement dans l'actualité. Apparemment, l'Amérique a besoin de certitudes et de réponses claires, et c'est dans sa cellule familiale de base qu'elle viendra de plus en plus souvent se rassurer.
http://largeur.com/expArt.asp?artID=871"

Écrit par : leclercq | 04 mai 2014

Avec mes propres expériences et celles de beaucoup d'autres, mon constat est que les femmes ne sont plus capables d'aimer un homme. Peut-être en on t-elle jamais été capable. De plus, dans cette quête de la liberté, elle est devenue ESCLAVE de sa liberté. Comme Moïse a dit au peuple dans le film les dix commandements: Il n'y a pas de liberté sans loi. Or, ces lois du respect, de l'amour, de l'ordre, de la bienséance, de la tolérance, des compromis, de la négociation, et surtout de l'amour profond, ne sont plus dans le cœur des femmes. Esther Vilar: "Dans l'univers de la femme, l'homme n'existe pratiquement pas."

Écrit par : serge | 04 mai 2014

Concernant la chanson "Femme Libérée":
Je l'ai toujours entendue comme une gentille raillerie, comme l'expression une ironie légère, à cause de la petite mélodie joyeuse, des paroles qui se moquent des initiatives qui se veulent émancipatoires. En définitive, cette femme libérée ne convainc pas, puisqu'elle est perçue comme "fragile". Elle échoue dans sa tentative d'apparaître comme capable de dépasser les clichés de la femme "non-libérée". J'utilise les guillemets, parce que je pense qu'il n'y a pas de libération-standard.
Personnellement, je préfère des termes comme "autonomie" ou "indépendance".

Dans ce contexte, la couverture de Marie-Claire est assez parlante.
En lisant les titres en couverture, on peut se demander si Penelope Cruz a eu la possibilité de les connaître d'avance et si elle se sent valorisée de véhiculer ces choses à l'aide de son sourire exceptionnel.
Est-ce que ces préoccupations-là sont censées être celles de femmes libérées ? De quelle liberté parle-t-on ? Bien sûr celle d'être belle, habillée sexy pour pas cher. On est invité à se préoccuper de la sexualité de son conjoint sous deux angles très opposés, à réfléchir sur le choix de la maternité à l'aide d'un test certainement très pointu !
Je crois surtout qu'on nous prend pour des nunuches un peu superficielles. Et ça marche, probablement ....
Marie-Claire a évolué depuis les années 1970-80 et plutôt en direction d'un certain trash et sensationnalisme. Ces couvertures ne donnent pas du tout envie de l'acheter, on dirait qu'il n'y a même plus un article du type "bonne conscience" (une interview ou un reportage sur une femme méritante ou une initiative louable). Alors, je le feuillette chez le coiffeur ou dans la salle d'attente du dentiste. Et j'ai envie de dire : tout ça pour ça ?
Certes, il y a une autre possibilité : il se peut que j'aie évolué depuis les années 70-80 et que je manque désormais d'humour.
Peut-être faut-il prendre cette presse-là juste pour ce qu'elle est : un passe-temps ludique et irréaliste, qui véhicule les mêmes contenus que la publicité par laquelle elle vit. Une sorte d'esthétisme et légèreté qui est passablement déconnectée de la vraie vie.

Écrit par : Calendula | 04 mai 2014

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