03 mars 2014

Poutine, Ours patient

Vladimir sait encaisser. Et sait se montrer patient. Après avoir été la cible de commentaires particulièrement agressifs avant et au début des JO - pour mémoire le suisse Massimo Lorenzi qualifiait le spectacle d’ouverture de «propagande soviétique» - Vladimir Poutine est maintenant vilipendé et menacé pour sa politique envers l’Ukraine. Lui ne dit rien et ne bouge pas.


poutine,russie,ukraine,obama,fascistes,ours,coyote,russophobie,C’est ce qui énerve le plus: son silence. Deux commentateurs nomment déjà cela sa «méthode». Moi je dirais que c’est plus proche d’une posture symbolique: celle de l’ours. Le plantigrade a le cuir dur et ne court pas comme un coyote. Coyote auquel fait davantage penser l’agitation d’Obama. L’Europe, elle, ressemblerait plus à une marmotte. Ou à un tigre de papier.

L’ours sait attendre, sans trop montrer son intention. Ni caché ni très ostentatoire. Mais attention à ne pas trop l’énerver: le coup de patte est d’une rare puissance, digne des gros félins. Et il a de quoi être énervé, Poutine. Qui supporterait comme il l’a supporté les tonnes d’insultes déversées sur la Russie? Comment digère-t-il la russophobie?

Et qui l’eût cru: la Russie est redevenue l’ennemi public d’un occident désorienté, un occident qui n’offre bientôt plus rien de lisible! Un occident qui salue avec tant d’empressement la «révolution» ukrainienne, tout en reconnaissant que ce sont des milices fascistes qui ont occupent maintenant une bonne partie de lieux de pouvoir. Une «révolution» qui nomme président par intérim un millionnaire possédant une bien jolie poutine,russie,ukraine,obama,fascistes,ours,coyote,russophobie,datcha. Une «révolution» dont on ne saura jamais si les morts sont tombés davantage sous les balles de la police ou sous celles des milices armées. Quelle rapidité pour nommer ces événements une révolution. Quelle rapidité pour reconnaître de fait le nouveau pouvoir, sans savoir vraiment qui le détient.

De plus Poutine énerve avec sa défense des valeurs historiques de l’Europe. Il énerve avec sa puissance, avec les ressources énergétiques du pays, avec son influence politique. Il énerve à tenir tête. Il peut attendre et se taire. Chaque jour de silence renforce sa position. Il n’a rien besoin de dire. Pour le moment.

Et l’on découvre que la guerre est à nouveau possiblement proche du coeur de l’Europe. Les Balkans, c’était le solde du vieux monde, pensait-on. La liquidation de l’ex-empire soviétique. On pouvait croire qu’après c’en serait fini. En réalité cela n’était que déplacé: Libye, Syrie, Tchad, et cela revient: Ukraine.

Je lisais aujourd’hui une affiche d’un spectacle ayant pour titre: «La guerre n’a pas de sens». Et je me disais que, malheureusement, elle en a bien un. Morceau par morceau la géopolitique fait son oeuvre. Le monde lutte, tente de trouver un nouvel équilibre et de redéfinir les rapports de force.

Dans ces mouvements presque tectoniques, Ours patient est assis au milieu du monde. Son silence est sa force. Il n’a pas besoin d’en dire plus. On connaît la rapidité de sa patte.

 

18:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (41) | Tags : poutine, russie, ukraine, obama, fascistes, ours, coyote, russophobie | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

L'économie Russe n'est pas en pleine forme non plus :

Les grandes valeurs de la bourse de Moscou dévissent, et derrière ces grandes valeurs, il y a de grosses fortunes dont on peut penser que les commentaires arrivent aux oreilles de Poutine plus vite encore que ceux de Barack Obama. Si on prolonge l’incident, c’est une inflation qui risque de partir en flèche, des ruptures d’approvisionnement sur des importations essentielles, la population russe qui se pose des questions, bref, de quoi faire sérieusement réfléchir un dictateur avisé.

http://www.bfmtv.com/economie/marches-contre-poutine-723908.html

Écrit par : pli | 03 mars 2014

@hommelibre,
Vous écrivez ceci :
"Et qui l’eût cru: la Russie est redevenue l’ennemi public d’un occident désorienté, un occident qui n’offre bientôt plus rien de lisible!"
Cela m'a surpris, car je n'ai pas souvenance d'une période récente, où l'occident aurait été russophile !
Très vite après la disparition du système soviétique, qui n'avait pas beaucoup de supporters chez nous, on a vu arriver des "nouveaux riches" en Suisse. Je me souviens bien de la méfiance qu'ils ont inspiré dès le début, car l'origine de ces fortunes soudaines posait problème et l'ostentation n'était pas très bien vue. On s'y est peut-être un peu habitué depuis...

Originaire d'un pays qui partage plus de 1000 km de frontière avec la Russie et qui a du céder des territoires importants à l'Est pendant la guerre de 39-45, je n'arrive pas à être à l'aise avec l'idée qu'il y aurait une sorte de droit du très grand voisin.(Pas plus du côté de l'Oncle Sam non plus, d'ailleurs !)
Les Finlandais se sont retrouvés très seuls l'hiver 39. Les Soviétiques ont rapporté un incident de frontière qui aurait été provoqué par des finlandais voulant les envahir (imaginez le tableau de cette invasion-là !). Et ils ont attaqué. Les Finlandais ont le mérite de s'être défendus tout seuls et ont obtenu un cessez-le-feu, ce qui peut être considéré comme une petite victoire, au vu des forces en présence.
Beaucoup de personnes ayant vécu cette période sont encore de ce monde (dont ma mère, qui a dû quitter le territoire perdu). Sans faire de parallèle direct, il m'est difficile de ne pas me poser mille questions sur " le droit" d'une grande puissance à revendiquer un territoire qui appartient à une autre nation.
La Crimée a été attribuée pour de bonnes ou mauvaises raisons à l'Ukraine, mais s'agit-il de cela ?
Ici même, l'intervention militaire en Syrie a été remise fortement en cause, parce que la guerre est la moins bonne des solutions. Alors que la Russie a une base militaire en Syrie, elle a oeuvré pour éviter l'affrontement militaire, pour des raisons qui lui appartiennent, mais qui ont été vivement salués par d'aucuns.
Espérons que dans le cas présent, il ne s'agit que de démonstrations de force et que l'on évitera la guerre.
Je comprends qu'ici en Suisse, on se sente davantage envahi par l'Union Européenne, mais il ne faut pas pour autant oublier que le voisinage d'une superpuissance n'est pas forcément plus confortable.


A propos d'ours russes : depuis que la frontière entre la Russie et la Finlande n'est plus le rideau de fer d'autrefois, les animaux sauvages profitent de la libre circulation. Les forêts du côté finlandais ont été repeuplés par les loups et les ours et il faut drôlement se méfier. Les ours ne détalent pas forcément.

Écrit par : Calendula | 03 mars 2014

http://a395.idata.over-blog.com/0/44/51/81/Ukraine.jpg

Écrit par : pli | 03 mars 2014

@ Pli:

Le dévissage de la bourse est en effet un élément fort. La suprématie du politique sur l'économie, désirée par beaucoup en occident, a ses limites. Jusqu'où cela peut-il continuer? Grosse interrogation. En vision à long terme, la Crimée a-t-elle vraiment un intérêt stratégique? Ou est-elle un enjeu plus psychologique, un bras de fer avec l'Europe? Cela semble très complexe. Le risque de tout lâcher est aussi, à terme, l'émiettement de la Fédération de Russie.

Cela dit j'imagine mal Poutine agir totalement seul. Mais il perce si peu sur les tensions internes à la Russie.

Écrit par : hommelibre | 03 mars 2014

Excellente, l'image, Pli.
:-)

Mais je ne suis pas certain que Poutine soit cet homme-là. Mon sentiment (mais qu'est-ce que j'en sais vraiment?) est qu'il est plus avisé. Je doute qu'il veuille jouer ce qu'il a reconstruit en Russie et je pense qu'il est conscient de l'importance de la Fédération dans l'équilibre mondial. La question syrienne l'a d'ailleurs montré.

Son long silence est peut-être le signe d'une longue réflexion sur ce qui est préférable, pour la Russie mais aussi, qui sait, pour la région entière. Les gens qui ont renversé le pouvoir ukrainien ne donnent pas très envie.

Écrit par : hommelibre | 03 mars 2014

Selon le correspondant en Russie de "Helsingin Sanomat" (le journal d'Helsinki), un sondage d'opinion fait en Russie en fin de semaine dernière indiquait que 73 % des personnes interrogées étaient contre une intervention militaire en Ukraine.
Cela me surprend énormément.

Par ailleurs, le groupe des "Elders", fondé par Nelson Mandela et qui réunit d'anciens chefs d'état, se prononce bien sûr contre une intervention militaire. Ce groupe essaye d'oeuvrer pour faire baisser la tension.

Écrit par : Calendula | 03 mars 2014

Calendula:

Ces événements soulèvent beaucoup de questions dans beaucoup de directions.
Celle du grand frère est fondamentale car c'est celle du rapport de force, de la loi du plus fort. Le Droit est une évolution vers la fin des rapports de force, en principe. Or on est ici en plein rapport de force.

Vous en parlez d'expérience, c'est important, et c'est le respect du droit qui permet à des populations moins nombreuses ou moins équipées militairement de pouvoir vivre en paix et librement.

Vous rappelez à juste titre que je m'étais opposé beaucoup plus fermement au projet d'intervention occidentale en Syrie. J'ai peut-être un parti-pris. En Syrie, les conséquences d'une chute du régime auraient été entre autre la voie libre à un autre régime ouvertement anti-occidental et totalitaire. Du point de vue géopolitique la chute de Assad présenterait d'autres conséquences à long terme.

En Ukraine la présence des groupes fascistes ou fascisants m'inquiète autant que celle ldes djihadistes en Syrie, même s'ils n'ont pas la même force. Ils n'en existent pas moins, et de plus sont à côté de la Hongrie qui suit depuis quelques années une politique ultra nationaliste.

Il se passe quelque chose au coeur de l'Europe qui est potentiellement bien plus dangereux pour la paix, me semble-t-il, qu'avec les extrémistes flamands par exemple. L'idée que la Russie puisse, par sa présence en Crimée, freiner un tel mouvement, n'est peut-être pas une si mauvaise chose. Poutine le conçoit-il? Je ne l'exclus pas. Combien de fois n'a-t-on pas dit qu'il aurait fallu arrêter le nazisme pendant qu'il était encore temps à l'époque?

L'Ukraine n'est pas l'Allemagne nazie, les mouvements fascistes n'y ont pas le même degré de théorisation, mais il y a une progression dans la violence et l'affirmation de son extrémisme par rapport à d'autres pays d'Europe.

Ensuite, même avec le développement de l'Etat de Droit, à l'international comme à l'interne, les coups de force ont presque toujours fait partie de l'Histoire. Ce n'est pas une raison pour les approuver, mais on peut, peut-être, tenir compte de la finalité, et non seulement du strict droit. Cela dit, c'est tout aussi casse-gueule, cela revient au droit d'ingérence cher à Kouchner dont on ne peut jamais savoir s'il est justifié, et qui reste une gifle au Droit international.

La géopolitique et la démocratie ont de la peine à s'accorder... Mais n'oublions pas que nous vivons dans une "pax americana", sans quoi la démocratie serait plus fragile.

Il reste à espérer que les plus forts ont un minimum de réalisme et de sagesse, à défaut de pouvoir les empêcher d'agir...

Écrit par : hommelibre | 03 mars 2014

Je n'ai aucune préférence, chacun joue ses cartes. Je ne crois pas à un basculement majeur, chacun y perdrait gros. L'UE est assez faible, la Russie pas si forte, les USA de même. Tout le monde se tient par la barbichette.

Il y aura des renégociations plus ou moins obscures pour ramener le calme, le reste relève de la propagande des deux côtés. La dissuasion nucléaire empêche toute escalade, obligeant les parties à trouver un accord. Au mieux Poutine vise l'annexion de la Crimée dans le deal, le reste de l'Ukraine lui est moins utile et négociable.

Écrit par : pli | 03 mars 2014

Pour ce qui est de la russophilie, Calendula, en effet elle n'est pas vraiment dans le calendrier récent. Je pense que les européens ont eu un grand espoir avec la fin de l'URSS: la fin de la guerre froide devait aller dans le sens de la paix.

La Russie n'a pour autant pas été plus appréciée, plus respectée, plus recherchée. Etrange d'ailleurs, alors que son histoire est insérée dans celle de l'Europe.

Écrit par : hommelibre | 03 mars 2014

C'est probablement l'issue la plus réaliste, Pli.

Écrit par : hommelibre | 03 mars 2014

"La Russie n'a pour autant pas été plus appréciée, plus respectée, plus recherchée. Etrange d'ailleurs, alors que son histoire est insérée dans celle de l'Europe."
Pas étrange du tout. Les Américains ont tout fait pour éviter cela. Ils ont continué d'agir contre les intérêts russes comme du temps de l'URSS. Leur haine des Slaves s'est manifestée particulièrement lors des événements du Kosovo.(Yougo veut dire "sud" et les Slaves du Nord sont les Russes).
Cette vieille théorie de la lutte des puissances atlantistes contre les intérêts continentaux européens...
Les grandes oreilles de Echelon qui écoutent les tractations d'Airbus pour favoriser Boeing alors que l'Angleterre (où se trouvent les grandes oreilles) fait soit-disant partie de l'Europe et de Airbus...

Écrit par : Géo | 03 mars 2014

La Russie effectue donc des exercices militaires à la frontière finlandaise en ce moment. Poutine en personne est allé observer les troupes.
Les autorités gouvernementales finlandaises n'y voient rien de spécial, rien qui ne sorte de l'ordinaire.
En revanche, les commentateurs du site du journal d'Helsinki sont tous très remontés. Ils expriment, certes de façon ironique, des craintes quant à la prochaine libération des russophones de Lituanie, de Lettonie et d'Estonie. Ils insistent sur la souveraineté de l'Ukraine et bien sûr, reparlent de tout le passé post-Seconde Guerre Mondiale, où la Finlande a dû marcher sur la pointe des pieds et espérer se faire oublier, pour ne pas subir des aléas de la géopolitique.
Personne ne veut banaliser la démonstration de force et personne n'a oublié que V. Poutine est un ancien officier du KGB.
Et certains de réclamer que la Finlande adhère à l'OTAN.
C'est vraiment intéressant de constater, comme les anciens traumatismes remontent à la surface. Ce sont des discours que je n'avais plus lus et entendus depuis au moins 20 ans.

Écrit par : Calendula | 03 mars 2014

Ce soir, sur France -info, Chevènement s'était exprimé lors d'une interview. Pour l'instant, c'est le seul Français qui a gardé la tête froide et le sens de la mesure.

En effet, dans cet épisode qui risque de durer encore longtemps, c'est l'Europe qui aura beaucoup à perdre. Poutine avait appelé plusieurs fois les Occidentaux à la raison durant ces trois à quatre mois de mise à sac de l'Ukraine, il avait rencontré Angela Merkel. Lavrov avait rencontré Fabius pour discuter des leurs intérêts communs à ne pas déstabiliser l'Ukraine. Il les appelait au développement de leurs relations et à la collaboration et dans cet optique, de trouver une solution politique pour Kiev.

Malheureusement, l'Union Européenne était resté sourde. Elle était allée au charbon comme droguée. Même en la secouant énergiquement, elle ne se serait pas réveiller.

Pour l'instant, Poutine n'a pas envahi l'Ukraine. Les troupes se trouvent en Crimée sur sollicitation de son parlement qui avait donné mandat au Président de faire appel aux Russes. De toute façon la flotte russe et son arsenal avaient besoin d''être sécurisés, alors, quoi de plus normal que de renforcer les effectifs permanents déjà sur place.

Une petite rétrospective ici. Des manifestations populaires et très pacifiques sur Maïdan ?

http://www.voltairenet.org/article182424.html

Écrit par : Beatrix | 03 mars 2014

Bravo, John Goetelen, pour ce billet!

Écrit par : Johann | 04 mars 2014

C'est vraiment intéressant Calendula, ce que vous décrivez des réactions de journalistes en Finlande. Le temps qu'il faut pour digérer l'Histoire et ses événements est très long. On pense en avoir fini par la fuite en avant, peut-être aviez-vous vu ce que j'avais écrit à ce sujet, et je pense que vous comprenez mon insistance à venir et venir encore sur les choses.

C'est analogue au processus physiologique de digestion.


Ce qui est bien aujourd'hui c'est que les gens parlent, qu'il y ait l'espace et la liberté de visions différentes, qu'il y ait les blogs pour s'épancher ou aussi faire évoluer notre vision.

Je suis tellement convaincu de la nécessité de revenir, de redigérer.


"Fais le tour, disait le Courbe" dans Peer Gynt, Peer Gynt qui cherchait plus loin, plus loin, qui accumulait des expérience mais avançait en somnambule à lui-même d'une certaine façon. Je suis content à cause de vos origine, Calendula, il y a une dimension de l'imaginaire apparemment non productif que vous comprenez, cela amène de l'oxygène pour que les bactéries respirent.J'ai l'impression (et l'oppression) de trois ou quatre siècles à redigérer, depuis ce qui s'est mis en mouvement vers le 13e et 14e siècle,revisiter et rediscuter trois siècles, avec le sens des mots, le contexte, les rapports sociaux, la définition des mots, les contradictions.

L'Ukraine nous ramène presque 60 ans en arrière. On a besoin de parler, encore, pour peu à peu trouver nos propres rites. Tiens je vais voir si l'idée est assez bonne pour la proposer.


Mais cela n'est pas tout. Dans la palabre j'ai aussi des envies masculines


Il y aurait un exercice de se promener sur clavier dans la nature, avec des moments de chants improvisé, de paroles qui viennent, librement, sans jugement.

De faire connaissance ainsi, autour d'une parole partagée ou d'une improvisation musicale.

Écrit par : hommelibre | 04 mars 2014

Je rejoins Johann avec ses félicitations.

On s'étouffe désespéramment et c'est très rafraichissant, merci Hommelibre!

Écrit par : vlad | 04 mars 2014

Très rapidement, parce que la journée de travail n'attend pas :

La peur est une chose très difficile à maîtriser.
La peur du changement, la peur devant le plus fort, qui fait qu'on ne fait rien.
Les personnes qui mettent en route des protestions, des révoltes , qui s'élèvent contre le pouvoir en place peuvent être des personnes horribles, mais également des personnes qui ont décidé de maîtriser leur peur et d'essayer de faire changer les choses, malgré les risques et malgré l'aspect pas propre-en-ordre de l'action sur le terrain.
Je ne comprends pas réellement ce qui se passe en Ukraine et ne me permets pas de prendre parti, mais je me méfierai toujours des très grands qui auraient des droits supérieurs. Le droit des nations à des frontières sûres n'est pas à géométrie variable.
Lorsque les très grands se mettent à se faire peur les uns aux autres, on ne sait pas où ça s'arrêtera.
Comme en Syrie.
(Juste une précision : les commentateurs dont je parlais plus haut sont des gens comme nous, pas des journalistes. je n'ai pas encore eu le temps de lire davantage.)

Écrit par : Calendula | 04 mars 2014

Oui, merci homme libre! merci aussi à Beatrix de son analyse toujours si pertinente. Je crois qu'on oublie le rôle minable joué par l'UE dans cette affaire, d'autant plus que cette même UE ne fera rien - car elle n'en n'a pas les moyens - pour aider la 'nouvelle Ukraine'. Le sort de la Crimée est le seul enjeu, à mon avis de ce roulage de mécaniques physique et verbal et là, on peut en être sûr, la Russie n'est pas prête de lâcher le morceau (un "morceau" offert, il faut s'en souvenir à l'Ukraine pas le cher Nikita K., cadeau à l'intérieur d'un empire aujourd'hui disparu).
Et si la prochaine étape était du style je vous laisse la Syrie , laissez-moi l'Ukraine ? Qui serait vraiment gagnant ? Certainement pas l'UE !

Écrit par : uranus2011 | 04 mars 2014

"je vous laisse la Syrie , laissez-moi l'Ukraine ?"
Exclu. les Russes tiennent à Lattaquié comme à Sébastopol. Ils ont bien raison et qui se donne le droit de le contester ? Les amis de l'humanité américains ? Les bienfaiteurs français ?

Écrit par : Géo | 04 mars 2014

Ici un article qui laisse entendre que la baisse de la bourse russe n'est pas fatale à l'économie du pays. La perte des pays occidentaux en cas de faillite de l'Ukraine ou de gel des avoirs occidentaux en Russie (en réponse à un éventuel gel des avoir russe en Europe) serait comme un nouveau Lehman Brother.

www.atlantico.fr/decryptage/crise-en-ukraine-panique-bourses-occidentales-mais-profite-economie-russe-999796.html

Écrit par : hommelibre | 04 mars 2014

He ouaip !

Je lisais le même papier ce matin !

Même sans parler de gel, on pouvait déjà lire auparavent que la faillite de l'Ukraine était imminente. ça promet de beaux jours ce merdier.

Il semblerait qu' à l'heure actuelle Poutine stoppe les manoeuvres militaires le long de la frontière.
Quel deal se joue en se moment ?

Écrit par : aoki | 04 mars 2014

Regardez la première vidéo... et imaginez la même scène en France...
Voilà les personnes soutenues par Fabius and co. Voilà les personnes maintenant au pouvoir en Ukraine. Pas besoin d'en dire plus.

http://www.voltairenet.org/article182424.html

Écrit par : Johann | 04 mars 2014

Qu'est-ce qu'un logarque comme Poutine en a à battre de la bourse de Moscou, si il y en a bien un qui possède des milliers de milliards sur des comptes suisses et autres, c'est bien lui et en dollars, d'où peut être son invasion de l'Ukraine !

Il n'était pas très compliqué qu'une telle position allait faire monter le dollar et faire chuter le rouble et de ça, qui en profite le plus, les populations russes ?

Je ne suis convaincu qu'il faille s'appesantir sur le sort de Poutine dans cette affaire ukrainienne, seriez-vous prêts d’accueillir chez vous une ou deux familles d'ukrainiens ?

Non, nos yeux devraient plutôt se tourner sur le lointain M'bama, désormais officiellement aux ordres de Téhéran et qui va s'en prendre une comme jamais un président des US n'a prit dans le beignet depuis la chute du siège babylonien en perse !

Poutine lui, vient d'inversé la logique bien-pensante des braves penseur de plaies européens, qui se posent sans l'avouer ; Où va t-il s'arrêter ?

Si Poutine se dit proche de Depardieu, pas si donné que ça, il n'en préfère pas moins le rôle du nettoyeur dans le film de Besson !

Qui sait, ce seront peut être nos islamistes de l'avant garde qui défendrons le mieux le vieux continent et ce qui est sure, c'est l'Amérique ne répond plus au téléphone, sauf si l'on passe par Téhéran !

Une vingtaine de tanks et un bataillon de danseuses du bolshoi et la "GRANDE UE" est en pénurie de couches culottes, tous à vos laxatifs car quant le renard s'excite très vite dans un poulailler !

Tel-Aviv peut enfin respirer, l'orage est passé !!

Écrit par : Corto | 04 mars 2014

Ne pas oublier d'informer l'aviation russe des horaires de bureaux et autres détails stratégiques !

Écrit par : Corto | 04 mars 2014

Rien ne vous dit que le pilote éthiopien va très vite repartir en classe affaires ?

Écrit par : Corto | 04 mars 2014

Hommelibre, vous confondez la Russie et le KGB !!!

Écrit par : Corto | 04 mars 2014

Johann @ Vous n'avez pas mentionné la suite :
"L’Otan ne devrait pas intervenir en Crimée, mais selon le politologue russe, Alexandre Douguine, une filiale d’Academi (ex-Blackwater), Greystone Limited, a débuté son déploiement en Ukraine.

Les mercenaires arriveraient par groupe, en civil, avec de lourds paquetages, à l’aéroport de Kiev, d’où ils seraient envoyés vers Odessa."

Ces salauds d'Américains sont vraiment prêts à tout. Je me demande si je ne vais pas mettre une bombe dans le blog de DJ ?

Écrit par : Géo | 04 mars 2014

Oui, Géo.

http://www.voltairenet.org/article182432.html

"Je me demande si je ne vais pas mettre une bombe dans le blog de DJ ?"

Surtout pas! Il est trop drôle en ce moment notre libéral avancé. Il ne se sent plus. Et il nous livre son vrai visage.

Écrit par : Johann | 04 mars 2014

Géo, vous n'avez pas soutenu obamuzz dans toute sa largeur, dj et Corto, pas !

Écrit par : Corto | 04 mars 2014

En plus vous vous mélangés les pinceaux, MDR !!

Écrit par : Corto | 04 mars 2014

Accroche-toi au tien, Corto, je vais retirer l'échelle...

Écrit par : Géo | 04 mars 2014

@ hommelibre
"Ce qui est bien aujourd'hui c'est que les gens parlent, qu'il y ait l'espace et la liberté de visions différentes, qu'il y ait les blogs pour s'épancher ou aussi faire évoluer notre vision.

Je suis tellement convaincu de la nécessité de revenir, de redigérer."

Vous hommelibre et beaucoup d'autres, vous avez compris. Les blogs sont de véritables lieux d'expression. On y peut exprimer ses doutes, ses impressions, poser ses interrogations, partager ses lectures et ses réflexions. C'est bien plus que l'information et la désinformation industrielles en ingestion passive. Et puis, on y rencontre des familiers...

Il est vrai que rédiger demande un peu d'énergie, de concentration et du temps pour synthétiser; mais ça stimule l'envie d'apprendre et de comprendre. L''éducation populaire! N'est-ce-pas la vocation tout trouvée des blogs.

Les blogs, sont des ateliers animés par des gens anonymisés pour leurs semblables, sans élitisme. Sans vulgarité (je l'espère).

Les gens apprécient et affectionnent ceux des blogs où l'éditeur manifeste de la présence et de l'attention. C'est votre cas. Je l'aime particulièrement parce que vos sujets sont très variés, bien cadrés et parfois traités avec humour, ironie ou dérision.
Oui! vous réussissez aussi à nous faites rire aux éclats. C'est tellement rare dans la vie et ça fait du bien.


Alors NSA, dit nous ce tu entends, vois et compris?
De toute façon, on s'en fout! On va t'intoxiquer.

Écrit par : Beatrix | 04 mars 2014

Le plus drôle c'est que l'UE va financer l'achat de gaz russe par l'Ukraine ! ah quand les discours se heurtent à la réalité du terrain. oui, drôle ...

Écrit par : uranus2011 | 04 mars 2014

" Ces salauds d'Américains sont vraiment prêts à tout. Je me demande si je ne vais pas mettre une bombe dans le blog de DJ ? "

Dés maintenant vous pouvez aller carrément en mettre deux voir trois de bombes.

D.J

Écrit par : D.J | 04 mars 2014

"Dés maintenant vous pouvez aller carrément en mettre deux voir trois de bombes."
Désolé, mais même à coups de bombes, je renonce à essayer de vous convaincre. A l'impossible nul n'est tenu.

Écrit par : Géo | 04 mars 2014

C'est assez symptomatique cette volonté de "vouloir convaincre" !!

"Faites moi confiance !!!"

Eh les pépères noël, c'est finit le spectacle en différer, maintenant c'est du live !!!

Écrit par : Corto | 04 mars 2014

Nul n'est plus tenu d'être convaincu, votre copain obamuzz et sa clique de barbus vont faire exploser la bien-pensance "humaniste" jusque sur mars, puisqu'une fatwa interdit aux muzzs de s'y rendre, comme si ils allaient aller quelque part de galactique en chameau !

Écrit par : Corto | 04 mars 2014

@Calendula, (ou autres haineux de Russie&Poutine)

Si vous avez des racines finlandaises, baltes, polonaises, roumaines, bulgares, hongroises, tchèques, slovaques ou machin-chose-que-sais-je...

Je vous suggère de pardonner a la Russie vos douleurs fantômes, vous l'avez fait pour l'Allemagne nazis, et vous ne vous sentez pas en danger avec elle aujourd'hui...
Donc, cooooooooool

Écrit par : ANNA | 05 mars 2014

Anna, pas d'accord.

Connaissant Calendula pour suivre ses intervention depuis très longtemps, elle n'exprime jamais de haine. Elle pose un constat et un vécu et tente d'en tirer une vision plus large.

Evitons les attaques personnelles de ce genre qui bloquent les échanges ou forcent à des positions crispées.

Écrit par : hommelibre | 05 mars 2014

Soulignons : "très faible tolérance à la frustration avec abaissement du seuil de décharge de l’agressivité, une incapacité à éprouver de la culpabilité et une tendance à blesser autrui."

Écrit par : Géo | 05 mars 2014

Qui parle de "haine" ??

Juste en passant un pays voisin de l'Europe se fait envahir, que diraient nos russophiles angéliques si c'était la Russie qui était envahie ?

Écrit par : Corto | 05 mars 2014

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