24 février 2014

Ukraine: qui avait intérêt au bain de sang?

Difficile de voir clair dans ce qui se passe en Ukraine. Les faits eux-mêmes ne sont pas limpides, à part la prise de pouvoir par le parlement - ou ce qu’il en reste. Mais on n’a aucune information médico-légale sur les morts.


ukraine,nazi,kiev,morts,usa,nuland,europe,UE,gaz,russie,Ukraine: qui avait intérêt au bain de sang?  Difficile de voir clair dans ce qui se passe en Ukraine. Les faits eux-mêmes ne sont pas limpides, à part la prise de pouvoir par le parlement - ou ce qu’il en reste. Mais on n’a aucune information médico-légale sur les morts.  Cela pose question quand on voit sur de nombreuses images que des manifestants disposent d’armes. Ianoukovitch a certainement mal géré la crise. Mais pourquoi ne croirait-on pas les policiers qui, vendredi, disaient avoir tiré pour ne pas se faire tuer par les balles des assaillants.  Qui a commencé? Sous quelles balles sont mortes les 80 victimes? La question peut être posée. Les milices défilants au signe nazi étaient organisées, très équipée (entre autres des boucliers des policiers), et tenaient militairement la place de l’indépendance. On peut donc se demander ce qui s’est réellement passé.  Le timing aussi pose question: pourquoi cette violence à deux jours de la fin des JO? Pour tenir l’URSS à distance? Ou pour profiter, par un rebond subliminal, de la visibilité des jeux? Car on a surtout vu des images de feux, de feux d’artifices, de feux de nuit, ce qui est éminemment spectaculaire. On a vu des images de tirs par des policiers et par des manifestants. On a vu un déchaînement de nature à mobiliser l’émotion. De plus ce déchaînement survient après que la présidence ait signé un accord avec l’opposition, sous la férule de l’UE. La situation aurait dû se calmer. Or la journée s’est terminée par un bain de sang. Qui avait intérêt à ce bain de sang et à empêcher un apaisement? Pas le pouvoir.  L’Europe a été l’une des cibles de cette mise en scène. Les nationalistes ukrainiens de l’ouest cherchent ouvertement l’argent de l’Union Européenne. Dans la russophobie ambiante, l’Europe va jouer sa carte, alors que jusque là elle avait été dépassée par les Etats-Unis. On se souvient de la récente conversation enregistrée où la Secrétaire d’Etat américaine adjointe envoie les européens se «faire foutre» et commencer à organiser le prochain gouvernement ukrainien!  On entend dire que l’Ukraine était sous le joug d’une diktature. Cela n’y ressemble pas. Il n’y avait pas d’Etat policier, les partis politiques étaient libres de se présenter et étaient représentés au parlement. Le pays a déjà connu l’alternance politique. L’Ukraine serait-elle simplement un enjeu de géopolitique? Quelqu’un a-t-il payé les milices fascistes pour forcer le crash, ces milices qui tiennent aujourd’hui la mairie de Kiev et y dessinent des croix gammées? Milices fascistes en Ukraine, Black Block violent de l’ultra-gauche à Nantes, les uns et les autres tentent de déstabiliser le continent et sont faits de la même fibre non-démocratique.  Après l’attaque abandonnée contre la Syrie et la place prise par la Russie sur la scène internationale, il ne serait pas surprenant que l’Ukraine soit la nouvelle étape de la guerre du gaz. Pour mémoire, trois importants gazoducs traversent l’Ukraine et alimentent l’Europe. Il ne serait pas raisonnable que les milices fascistes et le gouvernement auto-proclamé coupent l’alimentation. Mais l’isolement de Moscou, le fait de détenir un moyen de pression, et la présence d’une zone de tension entre la Russie et l’Europe font possiblement partie d’un plan d’affaiblissement du Kremlin. Rappelons-nous que «le 1er ministre russe a averti Fredrik Reinfeldt, président en exercice de l’UE, que l’Europe pourrait manquer de gaz pour cause de facture impayée par l’Ukraine.» C’était en 2009.  http://www1.rfi.fr/actufr/articles/119/article_86178.asp   Toutefois la Russie s’active à contourner l’Ukraine:  «Au nord, un premier gazoduc, le Nord Stream, a été construit en pleine mer Baltique, reposant sous les eaux pour rejoindre l’Allemagne et se brancher sur l’Europe. Une première tranche a été inaugurée en novembre 2011, une deuxième a été mise en service un an plus tard pour en doubler la capacité.  Un autre projet, South Stream, qui contourne l’Ukraine par le sud, est en cours de réalisation à travers, cette fois, la mer Noire pour aboutir en Italie. Ce projet est à l’origine d’un bras de fer entre Bruxelles et Moscou à cause d’accords conclus par la Russie avec des pays de l’Union qui contreviennent à la législation européenne. Dans l’énergie, les rapports de force sont musclés, à la hauteur des enjeux stratégiques pour les pays. Mais South Stream verra le jour, signant la victoire russe et l’abandon du projet concurrent Nabucco (Arabie Saoudite - Quatar) qui aurait permis de diversifier les approvisionnements au détriment de Gazprom.  D’autres projets vont également aboutir, tel le trans-adriatique pour l’acheminement du gaz de la mer Caspienne.»   Il y a des raisons historiques dans les tensions internes en Ukraine, et des souvenirs de voisinage assez mauvais avec le grand voisin de l’est. Mais, pourquoi cette petite idée reste dans mes pensées depuis vendredi: les événements d’Ukraine ne sont peut-être pas innocents? Et cette question, qui n’a pas de réponse: qui avait intérêt au bain de sang?  http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2013/08/30/syrie-ca-sent-le-gaz-246283.htmlCela pose question quand on voit sur de nombreuses images que des manifestants disposent d’armes. Ianoukovitch a certainement mal géré la crise. Mais si la police a été brutale, on doit en dire autant des quelques milliers de manifestants masqués qui l'ont attaquée et pris d’assaut des bâtiments administratifs bien avant le bain de sang. Pourquoi ne croirait-on pas les policiers qui, vendredi, disaient avoir tiré pour ne pas se faire tuer par les balles des assaillants?

Qui a commencé? Sous quelles balles sont mortes les 80 victimes? La question peut être posée. Les milices se revendiquant du nazisme étaient organisées, très équipées (entre autres des boucliers de policiers), et tenaient militairement la place de l’indépendance. On peut donc se demander ce qui s’est réellement passé.

Le timing aussi pose question: pourquoi cette violence à deux jours de la fin des JO? Pour tenir l’URSS à distance? Ou pour profiter, par un rebond subliminal, de la visibilité des jeux? Car on a surtout vu des images de feux, de feux d’artifices, de feux de nuit, ce qui est éminemment spectaculaire. On a vu des images de tirs par des policiers et par des manifestants. On a vu un déchaînement de nature à mobiliser l’émotion. Ce déchaînement survient après que la présidence ait signé un accord avec l’opposition, sous la férule de l’UE. La situation aurait dû se calmer. Or la journée s’est terminée par un bain de sang. Qui avait intérêt à ce bain de sang et à empêcher un apaisement? Qui a tiré en premier?

L’Europe a été l’une des cibles de cette mise en scène. Les nationalistes ukrainiens de l’ouest cherchent ouvertement l’argent de l’Union Européenne. Dans la russophobie ambiante, l’Europe va jouer sa carte, alors que jusque là elle avait été dépassée par les Etats-Unis. On se souvient de la récente conversation enregistrée où la Secrétaire d’Etat américaine adjointe envoie les européens se «faire foutre» et commencer à organiser le prochain gouvernement ukrainien!
ukraine,nazi,kiev,morts,usa,nuland,europe,UE,gaz,russie,Ukraine: qui avait intérêt au bain de sang?  Difficile de voir clair dans ce qui se passe en Ukraine. Les faits eux-mêmes ne sont pas limpides, à part la prise de pouvoir par le parlement - ou ce qu’il en reste. Mais on n’a aucune information médico-légale sur les morts.  Cela pose question quand on voit sur de nombreuses images que des manifestants disposent d’armes. Ianoukovitch a certainement mal géré la crise. Mais pourquoi ne croirait-on pas les policiers qui, vendredi, disaient avoir tiré pour ne pas se faire tuer par les balles des assaillants.  Qui a commencé? Sous quelles balles sont mortes les 80 victimes? La question peut être posée. Les milices défilants au signe nazi étaient organisées, très équipée (entre autres des boucliers des policiers), et tenaient militairement la place de l’indépendance. On peut donc se demander ce qui s’est réellement passé.  Le timing aussi pose question: pourquoi cette violence à deux jours de la fin des JO? Pour tenir l’URSS à distance? Ou pour profiter, par un rebond subliminal, de la visibilité des jeux? Car on a surtout vu des images de feux, de feux d’artifices, de feux de nuit, ce qui est éminemment spectaculaire. On a vu des images de tirs par des policiers et par des manifestants. On a vu un déchaînement de nature à mobiliser l’émotion. De plus ce déchaînement survient après que la présidence ait signé un accord avec l’opposition, sous la férule de l’UE. La situation aurait dû se calmer. Or la journée s’est terminée par un bain de sang. Qui avait intérêt à ce bain de sang et à empêcher un apaisement? Pas le pouvoir.  L’Europe a été l’une des cibles de cette mise en scène. Les nationalistes ukrainiens de l’ouest cherchent ouvertement l’argent de l’Union Européenne. Dans la russophobie ambiante, l’Europe va jouer sa carte, alors que jusque là elle avait été dépassée par les Etats-Unis. On se souvient de la récente conversation enregistrée où la Secrétaire d’Etat américaine adjointe envoie les européens se «faire foutre» et commencer à organiser le prochain gouvernement ukrainien!  On entend dire que l’Ukraine était sous le joug d’une diktature. Cela n’y ressemble pas. Il n’y avait pas d’Etat policier, les partis politiques étaient libres de se présenter et étaient représentés au parlement. Le pays a déjà connu l’alternance politique. L’Ukraine serait-elle simplement un enjeu de géopolitique? Quelqu’un a-t-il payé les milices fascistes pour forcer le crash, ces milices qui tiennent aujourd’hui la mairie de Kiev et y dessinent des croix gammées? Milices fascistes en Ukraine, Black Block violent de l’ultra-gauche à Nantes, les uns et les autres tentent de déstabiliser le continent et sont faits de la même fibre non-démocratique.  Après l’attaque abandonnée contre la Syrie et la place prise par la Russie sur la scène internationale, il ne serait pas surprenant que l’Ukraine soit la nouvelle étape de la guerre du gaz. Pour mémoire, trois importants gazoducs traversent l’Ukraine et alimentent l’Europe. Il ne serait pas raisonnable que les milices fascistes et le gouvernement auto-proclamé coupent l’alimentation. Mais l’isolement de Moscou, le fait de détenir un moyen de pression, et la présence d’une zone de tension entre la Russie et l’Europe font possiblement partie d’un plan d’affaiblissement du Kremlin. Rappelons-nous que «le 1er ministre russe a averti Fredrik Reinfeldt, président en exercice de l’UE, que l’Europe pourrait manquer de gaz pour cause de facture impayée par l’Ukraine.» C’était en 2009.  http://www1.rfi.fr/actufr/articles/119/article_86178.asp   Toutefois la Russie s’active à contourner l’Ukraine:  «Au nord, un premier gazoduc, le Nord Stream, a été construit en pleine mer Baltique, reposant sous les eaux pour rejoindre l’Allemagne et se brancher sur l’Europe. Une première tranche a été inaugurée en novembre 2011, une deuxième a été mise en service un an plus tard pour en doubler la capacité.  Un autre projet, South Stream, qui contourne l’Ukraine par le sud, est en cours de réalisation à travers, cette fois, la mer Noire pour aboutir en Italie. Ce projet est à l’origine d’un bras de fer entre Bruxelles et Moscou à cause d’accords conclus par la Russie avec des pays de l’Union qui contreviennent à la législation européenne. Dans l’énergie, les rapports de force sont musclés, à la hauteur des enjeux stratégiques pour les pays. Mais South Stream verra le jour, signant la victoire russe et l’abandon du projet concurrent Nabucco (Arabie Saoudite - Quatar) qui aurait permis de diversifier les approvisionnements au détriment de Gazprom.  D’autres projets vont également aboutir, tel le trans-adriatique pour l’acheminement du gaz de la mer Caspienne.»   Il y a des raisons historiques dans les tensions internes en Ukraine, et des souvenirs de voisinage assez mauvais avec le grand voisin de l’est. Mais, pourquoi cette petite idée reste dans mes pensées depuis vendredi: les événements d’Ukraine ne sont peut-être pas innocents? Et cette question, qui n’a pas de réponse: qui avait intérêt au bain de sang?  http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2013/08/30/syrie-ca-sent-le-gaz-246283.html
On entend dire que l’Ukraine était sous le joug d’une dictature. Cela n’y ressemble pas. Il n’y avait pas d’Etat policier, les partis politiques étaient libres de se présenter et étaient représentés au parlement. Le pays a déjà connu l’alternance politique. L’Ukraine serait-elle simplement un enjeu de géopolitique? Quelqu’un a-t-il payé les milices fascistes pour forcer le crash, ces milices qui tiennent aujourd’hui la mairie de Kiev et y dessinent des croix gammées? Milices fascistes ultra-violentes à Kiev (images ci-dessous), Black Block violent de l’ultra-gauche à Nantes, les uns et les autres tentent de déstabiliser le continent et sont faits de la même fibre non-démocratique.

Après l’attaque abandonnée contre la Syrie et la place prise par la Russie sur la scène internationale, il ne serait pas surprenant que l’Ukraine soit la nouvelle étape de la guerre du gaz. Pour mémoire, trois importants gazoducs traversent l’Ukraine et alimentent l’Europe. Il ne serait pas raisonnable que les milices fascistes et le gouvernement auto-proclamé coupent l’alimentation. Mais l’isolement de Moscou, le fait de détenir un moyen de pression, et la présence d’une zone de tension entre la Russie et l’Europe font possiblement partie d’un plan d’affaiblissement du Kremlin. Rappelons-nous que «le 1er ministre russe a averti Fredrik Reinfeldt, président en exercice de l’UE, que l’Europe pourrait manquer de gaz pour cause de facture impayée par l’Ukraine.» C’était en 2009. Les tensions étaient vives.


ukraine,nazi,kiev,morts,usa,nuland,europe,UE,gaz,russie,Ukraine: qui avait intérêt au bain de sang?  Difficile de voir clair dans ce qui se passe en Ukraine. Les faits eux-mêmes ne sont pas limpides, à part la prise de pouvoir par le parlement - ou ce qu’il en reste. Mais on n’a aucune information médico-légale sur les morts.  Cela pose question quand on voit sur de nombreuses images que des manifestants disposent d’armes. Ianoukovitch a certainement mal géré la crise. Mais pourquoi ne croirait-on pas les policiers qui, vendredi, disaient avoir tiré pour ne pas se faire tuer par les balles des assaillants.  Qui a commencé? Sous quelles balles sont mortes les 80 victimes? La question peut être posée. Les milices défilants au signe nazi étaient organisées, très équipée (entre autres des boucliers des policiers), et tenaient militairement la place de l’indépendance. On peut donc se demander ce qui s’est réellement passé.  Le timing aussi pose question: pourquoi cette violence à deux jours de la fin des JO? Pour tenir l’URSS à distance? Ou pour profiter, par un rebond subliminal, de la visibilité des jeux? Car on a surtout vu des images de feux, de feux d’artifices, de feux de nuit, ce qui est éminemment spectaculaire. On a vu des images de tirs par des policiers et par des manifestants. On a vu un déchaînement de nature à mobiliser l’émotion. De plus ce déchaînement survient après que la présidence ait signé un accord avec l’opposition, sous la férule de l’UE. La situation aurait dû se calmer. Or la journée s’est terminée par un bain de sang. Qui avait intérêt à ce bain de sang et à empêcher un apaisement? Pas le pouvoir.  L’Europe a été l’une des cibles de cette mise en scène. Les nationalistes ukrainiens de l’ouest cherchent ouvertement l’argent de l’Union Européenne. Dans la russophobie ambiante, l’Europe va jouer sa carte, alors que jusque là elle avait été dépassée par les Etats-Unis. On se souvient de la récente conversation enregistrée où la Secrétaire d’Etat américaine adjointe envoie les européens se «faire foutre» et commencer à organiser le prochain gouvernement ukrainien!  On entend dire que l’Ukraine était sous le joug d’une diktature. Cela n’y ressemble pas. Il n’y avait pas d’Etat policier, les partis politiques étaient libres de se présenter et étaient représentés au parlement. Le pays a déjà connu l’alternance politique. L’Ukraine serait-elle simplement un enjeu de géopolitique? Quelqu’un a-t-il payé les milices fascistes pour forcer le crash, ces milices qui tiennent aujourd’hui la mairie de Kiev et y dessinent des croix gammées? Milices fascistes en Ukraine, Black Block violent de l’ultra-gauche à Nantes, les uns et les autres tentent de déstabiliser le continent et sont faits de la même fibre non-démocratique.  Après l’attaque abandonnée contre la Syrie et la place prise par la Russie sur la scène internationale, il ne serait pas surprenant que l’Ukraine soit la nouvelle étape de la guerre du gaz. Pour mémoire, trois importants gazoducs traversent l’Ukraine et alimentent l’Europe. Il ne serait pas raisonnable que les milices fascistes et le gouvernement auto-proclamé coupent l’alimentation. Mais l’isolement de Moscou, le fait de détenir un moyen de pression, et la présence d’une zone de tension entre la Russie et l’Europe font possiblement partie d’un plan d’affaiblissement du Kremlin. Rappelons-nous que «le 1er ministre russe a averti Fredrik Reinfeldt, président en exercice de l’UE, que l’Europe pourrait manquer de gaz pour cause de facture impayée par l’Ukraine.» C’était en 2009.  http://www1.rfi.fr/actufr/articles/119/article_86178.asp   Toutefois la Russie s’active à contourner l’Ukraine:  «Au nord, un premier gazoduc, le Nord Stream, a été construit en pleine mer Baltique, reposant sous les eaux pour rejoindre l’Allemagne et se brancher sur l’Europe. Une première tranche a été inaugurée en novembre 2011, une deuxième a été mise en service un an plus tard pour en doubler la capacité.  Un autre projet, South Stream, qui contourne l’Ukraine par le sud, est en cours de réalisation à travers, cette fois, la mer Noire pour aboutir en Italie. Ce projet est à l’origine d’un bras de fer entre Bruxelles et Moscou à cause d’accords conclus par la Russie avec des pays de l’Union qui contreviennent à la législation européenne. Dans l’énergie, les rapports de force sont musclés, à la hauteur des enjeux stratégiques pour les pays. Mais South Stream verra le jour, signant la victoire russe et l’abandon du projet concurrent Nabucco (Arabie Saoudite - Quatar) qui aurait permis de diversifier les approvisionnements au détriment de Gazprom.  D’autres projets vont également aboutir, tel le trans-adriatique pour l’acheminement du gaz de la mer Caspienne.»   Il y a des raisons historiques dans les tensions internes en Ukraine, et des souvenirs de voisinage assez mauvais avec le grand voisin de l’est. Mais, pourquoi cette petite idée reste dans mes pensées depuis vendredi: les événements d’Ukraine ne sont peut-être pas innocents? Et cette question, qui n’a pas de réponse: qui avait intérêt au bain de sang?  http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2013/08/30/syrie-ca-sent-le-gaz-246283.htmlToutefois la Russie s’active à contourner l’Ukraine:

«Au nord, un premier gazoduc, le Nord Stream, a été construit en pleine mer Baltique, reposant sous les eaux pour rejoindre l’Allemagne et se brancher sur l’Europe. Une première tranche a été inaugurée en novembre 2011, une deuxième a été mise en service un an plus tard pour en doubler la capacité.

Un autre projet, South Stream, qui contourne l’Ukraine par le sud, est en cours de réalisation à travers, cette fois, la mer Noire pour aboutir en Italie. Ce projet est à l’origine d’un bras de fer entre Bruxelles et Moscou à cause d’accords conclus par la Russie avec des pays de l’Union qui contreviennent à la législation européenne. Dans l’énergie, les rapports de force sont musclés, à la hauteur des enjeux stratégiques pour les pays. Mais South Stream verra le jour, signant la victoire russe et l’abandon du projet concurrent Nabucco (Arabie Saoudite - Quatar) qui aurait permis de diversifier les approvisionnements au détriment de Gazprom.

D’autres projets vont également aboutir, tel le trans-adriatique pour l’acheminement du gaz de la mer Caspienne.»


Il y a des raisons historiques dans les tensions internes en Ukraine, et des souvenirs de voisinage assez mauvais avec le grand voisin de l’est. Mais cette question demeure: qui avait intérêt au bain de sang?




Les manifestants à Kiev - confrontation voulue, très violente:

22:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : ukraine, nazi, kiev, morts, usa, nuland, europe, ue, gaz, russie | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Gagné !

Les vraies questions ne sont jamais traitées dans les médias. Derrières les troubles de grandes envergures se dissimulent la plupart du temps des manœuvres pour l'accès aux matières premières énergétiques. Une mode lancée par les Etats Unis avec Mossadegh en 53.

Chevènement déclare dans Marianne: L'Union Européenne a commis quelques maladresses. La démarche qui a été faite vis-à-vis de l'Ukraine, tendant à un accord d'association, aurait pu être concertée avec la Russie.

Maintenant la dernière question, qui avait intérêt au bain de sang ? Je crois que les Etat-Unis et plus précisément la CIA sont une réponse possible après l'échec apparente de leur politique en Syrie. En tous cas c'est bien dans leurs traditions. Ai-je dit ce que vous ne vouliez pas dire ouvertement ?

Écrit par : aoki | 24 février 2014

Zut parti trop vite ... il y a des trous et des fôtes ! Tant pis c'est compréhensible

Écrit par : aoki | 24 février 2014

@ Aoki

Je vous rejoins quant à la question de qui a eu intérêt au bain de sang.
C'est bien les USA et la CIA.
L'UE n'a été que leur agent territorial (continental) pour faciliter les opérations que nous avons vues. Elles ont été diverses. Il me semble que c'est la version Syrie adaptée à l'occidentale.

A mon avis, c'est bien les ressources énergétiques qui motivent leur mobilisation. Mais ce n'est qu'une des motivations.
L'autre, plus importante: isoler la Russie, affaiblir la Russie, s'attaquer à la Chine, déstabiliser l'Inde pour vulnérabiliser l'Iran.
A ce propos, les accords de libre échange dans le pacifique avec l'Australie, le Japon, la Corée du Sud et quelques petits pays asiatiques sont destinés à préparer le garrot à la Chine qui soutient économiquement l'Iran contre ces longues sanctions.
La Chine sera attaquée, parce qu'elle s'avise à développer sa politique extérieure de manière trop active.

Ce que l'on constate en fait, c'est que les guerres Etatsuniennes et Occidentales sont sur le même alignement dans leurs intérêts: faire reculer les investissements étrangers de la Russie et de la Chine et empêcher leur influence de gagner les nations et les peuples aux politiques et aux programmes de paix permettant leur autodétermination, leur auto-suffisance et leur indépendance. Enfin devenir des partenaires stables, capables de protéger ce qui est investi et réalisé. Construire des collaborations durables. Le sens noble de développement.
C'est vraiment une tout autre idéologie. Et cette idéologie fait peur à l'Occident qui se voient déjà remis en cause d'être des prédateurs et pour avoir organisé les pillages que l'on sait et ceux à venir, toujours dans la violence.


A présent que l'opposition Ukrainienne a gagné, (je crois que tout le monde, FMI compris) va se poser la question de qui est l'interlocuteur de qui. Sûrement pas l'Ukraine en première ligne. On sait sa légendaire irresponsabilité encore une fois démontrée dans son dernier épisode de fanatisme.

Dans l'immédiat, je crois que Moscou ne va plus considérer l'Ukraine comme son interlocuteur. Ses interlocuteurs vraisemblablement seront l'UE, Les USA et le FMI, mais dans quel ordre hiérarchique, je ne sais pas.
Moscou a intérêt à placer le FMI comme interlocuteur central tout en engageant l'UE dans la danse pour contrer Washington, vu que l'UE est dépendante directe principalement de ses hydrocarbures.

D'après moi, il découlera de la doctrine du bloc BRICS, que Moscou ne va pas s'ingérer dans les affaires de l'Ukraine, il interviendra pour une aide via le FMI et cela ne sera pas sans conditions pour l'UE et les USA.
Moscou veut des garanties en béton cette fois-ci, c'est normal vu les trahisons à répétition de l'ensemble des acteurs.

A ce stade, on commence à voir combien l'indépendance de l'UE est une supercherie, et on se demande si elle a opté délibérément pour sa dépendance à la puissance transatlantique.
Je veux croire que non.
L'Allemagne qui a des comptes à régler avec ses voisins a tout intérêt à faire partie de l'OTAN. Également la France qui veut reconquérir certaines colonies . l'Angleterre, qui a eu son expansionnisme très loin jusqu'en Asie et en Arabie, s'inscrit naturellement dans le programme général de la politique étrangère américaine qui leur dispute l'inclination de ces pays.

l'OTAN ressort clairement comme étant le bras armé Etatsunien sur le continent. l'UE va faire travailler tous ses peuples, patrons, travailleurs, gouvernements pour financer ces guerres et les futures, toujours plus proche de nous.
Cette prochaine décennie, nous verrons que les guerres auront perfectionné leurs méthodes et instruments où la communication aura une part envahissante. Elle l'est déjà et elle pénètrera toutes les cultures, les structures étatiques.
Si ce n'est fait que timidement, l'adhésion des partis politiques occidentaux à ce modèle de démocratie très sélective va développer, sous couvert de culture et de nouvelles normes humanitaires, d'égalité (d'où l'introduction de la notion absurde de genre), de nouveau outils de gestion sociétale (même plus société), un arsenal verbal et législatif qui ne laissera personne prendre la liberté d'aller à contre-courant.

l'OTAN, c'est mieux qu'une police nationale.
C'est la super armée Européenne pour mater les nations récalcitrantes (comme la Grèce) ou trop légaliste comme la Suisse. Nos propres concitoyens pourront tous devenir des révolutionnaires à la Maidan. Ils seront aidés!

Écrit par : Beatrix | 25 février 2014

Il y a deux ans, lorsque j'exposais les mêmes faits, personne ne répondait à mes comm., comme c'est amusant, l'Europe est passée su stade suivant, le stade militaire et cela sans réponse vis-à-vis d'éventuels débordements, mais c'est un peu tard et de toute manière, l'Europe n'a pas les moyens de faire face à d'éventuels débordement à ses frontières !

Au fait, combien de missiles "made in Russia" sont pointés sur l'Europe en Ukraine ??

Il semblerait que les européens ont peur d'avoir peur, du moins au regard de leur silence alors qu'un pays voisin pourrait être prit en main par des mains peu scrupuleuses, d'ailleurs l'épisode ukrainien est loin d'être réglé, les pro-russes à l'Est du pays sont en plein remaniement militaire, mais silence, ça risque de montrer à quel point l'Europe est impuissante !!

Écrit par : Corto | 25 février 2014

Le problème , à peine sous-entendu dans l'excellent commentaire de Beatrix, est celui de l'argent ! Bien joli de se lancer dans des grandes déclarations de soutien au peuple et à la démocratie mais ce que veulent les ukrainiens qui ont manifesté c'est surtout de l'aide financière efficace et garantie. Or l'Europe ne leur proposera rien du tout puisqu'elle en est incapable , vu sa situation.
La partie est de l'Ukraine va se rapprocher encore plus de ses anciens maîtres, les nationalistes durs choisiront la violence et certains rêveront du soutien de l'Europe sans jamais ne rien voir venir. Pauvre Ukraine, enjeu de destins qui la dépassent complètement. Pauvre pays dont les gouvernements successifs auront été la mainmise de minorités très actives dans la confiscation de richesses mais pas dans la construction d'une vraie démocratie , forte, indépendante et économiquement viable.
Encore une fois, bravo et merci à Beatrix d'avoir pris la peine de développer son analyse.

Écrit par : uranus2011 | 25 février 2014

Beatrix, la CIA convole en noce avec Poutine depuis qu'Obama a avoué avoir viré sa cuti !

C'est justement le gros problème de l'Europe, elle ne peut plus compter sur les USA, même que les président américain téléphone en privé avec le mollah en chef bientôt nucléarisé.

Les russes et les américains sont pour une fois d'accords, en finir avec cette Europe boiteuse qui empêche de tourner en ronds et accélérer la chute de cet empire en papier-mâché, peut être que les fils d'oligarques en vacance dans les bases d'aviations militaires suisses pourrons repousser les menaces en présences !

Mais du point de vue stratégique, l'Europe ne vaut plus rien, c'est tout !!

Écrit par : Corto | 25 février 2014

En fait, Nabucco était non seulement une alternative au gaz russe pour l'Europe, elle représentait également un couloir d'exportation nouveau pour le gaz de la Caspienne et d'Asie Centrale, par la Géorgie et la Turquie, évitant ainsi le passage à travers la Russie ou ses alliés Iraniens et Arméniens. Comme son prédécesseur l'oléoduc BTC (Bakou-Tbilissi-Ceyhan), il répond, plus qu'à une logique économique (car beaucoup trop cher pour être rentable), à des impératifs géostratégiques soutenus par les Etats-Unis pour réduire la dépendance économique des ex-républiques soviétiques vis-à-vis de la Russie.

Visiblement, en réussissant à signer avec Bakou un accord pour le passage prioritaire via son propre gazoduc South Stream du gaz extrait du gigantesque gisement de Shah Deniz, Moscou a réussi à vider Nabucco d'une bonne partie de sa substance et de sa raison d'être, raison pour laquelle le projet stagne actuellement, et on ne sait pas s'il se fera.

Écrit par : Mikhail Ivanovic | 25 février 2014

Et oui, le contre de gravité des affaires géopolitiques a quitté l'europe ou l'atlantique et se trouve maintenant sur le pacifique, zone de tous les enjeux.
L'Europe n'est qu'un tigre de papier qui fait le gros dos mais qui n'a aucun moyen d'action. La prochaine élection présidentielle américaine sera , à ce titre , un réel tournant pour beaucoup de monde.

Écrit par : uranus2011 | 25 février 2014

Le processus devient tellement évident qu'on a du mal à nier les ressemblances.
Ce n'est que le nom du pays qui change. Cet autre Ukraine de l'autre côté de la planète, plus près de l'Oncle Sam s'enflamme et la tête de l’État est réclamée.
Pourtant là, on ne peut pas invoquer le choc des cultures, les religions ou les minorités ethniques.

Derrière le paravent de l'Humanitaire et de la Démocratie, le scénario est rodé, le plateau est mis en place, les acteurs dopés au dollar sont prêts à entrer en scène. Mince! on connaît l'histoire par-coeur...

Venezuela: http://www.legrandsoir.info/la-lutte-des-grands-medias-contre-la-democratie.html
Ukrania: http://ilmanifesto.it/allargamento-a-est-si-ma-della-nato/

Écrit par : Beatrix | 25 février 2014

Mikkail, vous n'y comprenez pas grand chose, vous ne faites que reprendre à votre compte les versions de Novosti, Nabucco serait selon vous un projet sans avenir, est-ce pour cette unique raison que la Russie soutien un tyran comme el assad ?

Allez sur votre Explorer et taper "Leviathan", vous verrez que ces réserves dépassent celles de la Russie, de quoi perdre l'Ukraine et d'autres alliances !

Écrit par : Corto | 25 février 2014

Venezuela...

Avez-vous songé à Cuba ? L'amitié Chavez-Castro et les accords commerciaux essentiels à Cuba ?

Et les importants gisements de pétrole cubain dans le Golfe du Mexique ?

Qu'on vienne encore nous raconter une histoire de Blanche Neige et les sept nains !

Les USA veulent Cuba ! Point à la ligne.

Écrit par : petard | 25 février 2014

"Pétrole cubain", pétrole de tous les pays à parts égales, Cuba pas plus que les autres !

Écrit par : Corto | 25 février 2014

@Corto: Euh... Leviathan c'est peut-être 450 Mia de m3, certes plus que Shah Deniz, mais c'est quand même très loin des réserves totales de la Russie (près de 48'000 Mia), il ne faut pas raconter n'importe quoi; d'autre part, je n'ai pas dit que Nabucco ne faisait pas de sens politiquement, mais seulement économiquement. C'est beaucoup trop cher à cause de la complexité du tracé. Il aurait été plus intéressant d'exporter le gaz de l'Asie Centrale et de la Caspienne en le reliant au gazoduc projeté entre l'Iran l'Irak et la Syrie. Et puis la guerre civile syrienne a éclaté peu après la signature d'un mémorandum sur la construction du pipe-line entre ces trois pays, comme quoi le hasard est parfois bien facétieux... Maintenant, est-ce que ce fruit du hasard suffira à relancer Nabucco, rien n'est moins sûr?

Écrit par : Mikhail Ivanovic | 25 février 2014

Mikkail, premièrement les dernières estimations de Léviathan dépassent les 1'000 Mia de tonnes quant aux 48'000 Mia (de quoi), quelle est votre source ??

Car il n'y a pas vraiment d'évaluation fiable concernant les réserves russes que je sache !

De plus prenez-vous en compte les gisements hors territoire russe, tadjik et azerbaïdji ?

Il ne faut pas confondre les mesures faites en tonnes et celles faites en M3 ou encore celles faites en barils !!!

Aussi, concernant les réserves de la mer de Barent, le cas n'est pas du tout réglé !!!

Il faut également souligné que les réserves de Leviathan ne sont pas du tout explorées et à chaque évaluation, ça double, mais avec ce qui est recensé, il y en a pour 20 ans de consommation européenne, ce n'est pas rien !

En dernier, le problème lié à Lukoil est loin d'être résolu, un procès est en attente auprès de la CEDH ratifiée par la Russie, Khodorkovski et ses associés ne sont pas prêt de lâcher le morceau !!!!!

Écrit par : Corto | 25 février 2014

@Corto: N'oubliez pas que vous comparez un seul des gisements israéliens (il y en a d'autres plus petits comme Tamar par exemple) avec l'ensemble de ceux qui se trouvent sur le gigantesque territoire russe. Mes chiffres pour le gaz sont évidemment toujours mentionnés en m3, les barils ou les mt (metric tons) s'utilisent généralement pour parler du pétrole, puisque par définition applicables à des liquides (on ne parle pas ici du gaz naturel liquéfié). Les ressources prouvées de gaz. Les sources pour la Russie sont nombreuses et faciles à trouver sur le net, on peut citer celle-ci:
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/rankorder/2253rank.html
(n'oubliez pas que ce sont les réserves PROUVEES et non pas ESTIMEES, donc Leviathan n'est pas pris en compte en totalité)

Écrit par : Mikhail Ivanovic | 26 février 2014

Mikhail, la carte en annexe montre bien ce qui est confirmé et ce qui ne l'est pas encore mais reste potentiel, comme vous le dites, mais si l'on observe cette *carte, on voit que le confirmé est infime vis-à-vis du potentiel !

*)

http://www.leblogfinance.com/files/2012/07/egypte-israel_leviathan-gas.jpg

Écrit par : Corto | 26 février 2014

Tout ça pour dire que Nabucco n'est pas forcément mort, que les réserve de l'Est méditerranée risquent bien de rallumer le moteur, maintenant avec le fou qui a vendu les 3/4 de la Turquie, c'est pas gagné !!

Egalement la Russie ne voit pas vraiment cette concurrence d'un très bon oeil, d'où les embrouille entre l'Europe et Chypre et bravo pour la Russie qui a réagi en maître dans l'affaire chypriote et du coup ne pas s'étonner de voir autant de pression sur la Syrie et le Liban, aussi "parties" dans le partage de ce gaz !

Est-ce une raison suffisante pour acheminer des S300 et S800 dans les mains des syriens et du hizbollah, c'est une question que l'Europe devrait se poser avant que le glas sonne à ses portes !

Maintenant il faut aussi considérer l'implication du gaz dans l'affaire encore loin d'être résolue avec l'Ukraine qui semble tomber dans les extrêmes les plus malsains, puisque c'est le sujet de ce blog, Poutine commence à avoir beaucoup de foyers à entretenir, tout ça sans que les 48'000 Mia de M3 profitent vraiment à l'économie publique de la Russie !

Mikhail, que pensez-vous de la situation de la Russie dans ce mis-mac gazier et ses capacités de maintenir la pression sur le marché mondial si d'autres républiques alliées se mettent à tourner leurs vestes comme ça se passe en Ukraine ?

Écrit par : Corto | 26 février 2014

Russie: Poutine ordonne une inspection des troupes pour vérifier leur aptitude au combat

Cette annonce intervient en pleine crise en Ukraine, qui inquiète les autorités russes

Le président russe Vladimir Poutine a ordonné mercredi une inspection surprise des troupes des districts militaires de l'Ouest, non loin de l'Ukraine, et du Centre, pour vérifier leur aptitude au combat, a indiqué le ministre de la Défense Sergueï Choïgou.

Le commandant en chef a été chargé de vérifier l'aptitude des troupes à agir pour faire face à des situations de crise menaçant la sécurité militaire du pays, a déclaré M. Choïgou, cité par l'agence Interfax.

"Les troupes du district militaire de l'Ouest - un vaste territoire à la frontière de l'Ukraine, du Bélarus, des Etats baltes, de la Finlande et de l'Arctique - ainsi que la deuxième armée du district militaire du Centre, le commandement de la défense spatiale et les troupes aéroportées ont été mis en alerte à 14h00 (11h00 GMT)", a-t-il indiqué.

"L'opération durera jusqu'au 3 mars", a-t-il précisé.

La Russie a également décidé de renforcer la protection de sa flotte basée en Crimée, république autonome russophone dans le sud de l'Ukraine en proie à des tensions séparatistes, a annoncé mercredi le ministre russe de la Défense.

"Nous étudions attentivement ce qui se passe en Crimée et autour de la flotte de la mer Noire", a déclaré le ministre, Sergueï Choïgou, cité par les agences russes. "Nous prenons des mesures pour garantir la sécurité de nos installations, nos infrastructures et notre arsenal sur la mer Noire", a-t-il ajouté, sans donner plus de détails sur ces mesures.

La Crimée, d'abord appartenant, au sein de l'URSS, à la Russie, a été rattachée à l'Ukraine en 1954. Elle continue d'héberger la flotte russe de la mer Noire dans ses quartiers historiques, la ville portuaire de Sébastopol.

De brefs affrontements ont opposé mercredi des manifestants pro-russes et des partisans des nouvelles autorités ukrainiennes à Simféropol, capitale de la Crimée, alors que le chef du parlement local excluait tout débat sur une éventuelle sécession.

Les pro-russes réclament la tenue d'un référendum sur le statut de la Crimée, dans le sud de l'Ukraine, en proie à des tensions séparatistes qui se sont accrues depuis la destitution la semaine dernière du président Viktor Ianoukovitch.

Ces annonces interviennent en pleine crise en Ukraine, qui inquiète les autorités russes.

Toutefois, M. Poutine a déjà ordonné à plusieurs reprises des inspections surprise des troupes russes depuis son retour au Kremlin en 2012, la dernière, visant les troupes d'Extrême-Orient, avait eu lieu en juillet dernier.

Mardi, le président avait dirigé une réunion du Conseil de sécurité russe consacrée à la situation en Ukraine.

M. Poutine ne s'est pour l'heure pas exprimé publiquement sur la destitution en Ukraine du président Viktor Ianoukovitch et l'arrivée d'un nouveau pouvoir à Kiev.

Le Premier ministre Dmitri Medvedev a jugé lundi que c'était une aberration de considérer comme légitime ce qui est en fait le résultat d'une révolte. Il nous sera difficile de travailler avec un tel gouvernement, a-t-il dit.

Écrit par : Corto | 26 février 2014

Bien sûr les russes sont embarrassés, mais à mon avis il ne s'agit pour le moment que de gesticulations, on n'attaque pas l'Ukraine comme la Géorgie, une guerre éclair serait improbable; de plus il n'y a pas de "casus belli" vis-à-vis de la Russie, pas de république sécessionniste à "protéger" (pour l'instant du moins, on verra comment évoluera la situation en Crimée). Et que pourrait faire la Russie, militairement parlant? Reprendre la Crimée? And so what? c'est certes un asset stratégique, mais cela ne garantit pas le contrôle sur toute l'Ukraine.

Vous me demandez ce que je pense de la stratégie de "diplomatie gazière" de la Russie? franchement pas grand-chose, ça permet de mettre une pression à moyen terme sur certaines républiques de l'étranger proche, mais ne tiendra pas en cas de développement de sources d'approvisionnement alternatives (on a parlé de Nabucco, mais à un moment les Ukrainiens s'étaient aussi rapprochés des Géorgiens, et un embranchement de Nabucco aurait pu rejoindre l'Ukraine via la Mer Noire - et la Crimée!!!).

Et c'est surtout à double tranchant pour l'économie russe, qui si elle rend ses vassaux dépendants de son gaz, se met elle-même dans une situation de dépendance vis-à-vis de cette source de devises, accentuant le phénomène de "Dutch disease", de désindustrialisation et perte de compétitivité du pays, et les problèmes de corruption. Poutine joue à mon avis un jeu dangereux qui ne fait qu'accroître les problèmes structurels de son pays (ce qui est plus ou moins masqué par l'afflux d'argent qui permet de construire des villages "potemkine" du genre Sotchi), mais ne sera pas viable sur le long terme.

Écrit par : Mikhail Ivanovic | 27 février 2014

Pour la Crimée, je crois que les choses s'accélèrent.

"Armed men seized the regional government headquarters and parliament on Ukraine's Crimea peninsula on Thursday and raised the Russian flag."

Écrit par : Mikhail Ivanovic | 27 février 2014

En tout cas, comme aide mémoire de l'invasion russe de la Crimée on aura la date des JO d'hivers de Sotchi !

Écrit par : Corto | 28 février 2014

ça me rappel les JO de Berlin, en 36 !!

Écrit par : Corto | 28 février 2014

Mikhail Ivanovic, je ne peux que m'incliner vis-à-vis de votre objectivité, mais que peut faire la Russie de Poutine si ce n'est de continuer dans cette voie pentue ?

Comme disent les russes, "ni de la viande, ni du poisson" !

J'adore cette expression, vous pouvez la caser partout !

Écrit par : Corto | 28 février 2014

Quelques uns parmi les intéressés à la déstabilisations de l'Ukraine
http://www.jta.org/2014/02/28/news-opinion/world/in-kiev-an-israeli-militia-commander-fights-in-the-streets-and-saves-lives#ixzz2uvYcMBEl

Écrit par : Beatrix | 04 mars 2014

Oui Beatrix, malgré les massacres de juifs en Ukraine pendant la deuxième guerre mondiale, sans parler des autres, malgré tous ces juifs massacrés en Ukraine durant le siècle passé, il y a encore plus de 200'000 juifs dans ce pays et Moshe Azman illustré dans l'article en aparté est également ukrainien et non russe comme beaucoup d'envahisseur dans ce pays !

Oui, ils sont beaucoup d'ukrainiens prêts à se battre pour l'honneur de leur pays et pour ne pas être inféodé à la corruption généralisée proposée par Poutine à tous ses alliés !

Écrit par : Corto | 05 mars 2014

Comme en Ukraine, peut être qu'un jour Poutine soutiendra les immigrés en Suisse contre le pouvoir helvétique, surtout qu'il y a bientôt plus d'immigrés que de suisse dans le pays de Willam-Tell, un héro norvégien !

Écrit par : Corto | 05 mars 2014

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