21 février 2014

Love Big Bang

Il faut savoir ce que l’on veut. Une petite vie peinard, en bon père de famille, les pieds dans les babouches, le coït étalé dans le temps à raison d’une ou deux fois par semaine. Ou la course intense à l’extase, non stop, furieuse, à se vider les amourettes en deux semaines et en mourir. Le grand flash. Ou le Love Big Bang.


marsupiaux,antechinus,australie,sexe,reproduction,polygamie,Bon, ce n’est pas un choix: c’est une stratégie de reproduction. D’ailleurs, qu’est-ce qui n’est pas stratégie de reproduction? Celle-ci est fast and furious, pratiquée par une petite souris marsupiale d’Australie: l’Antechinus.

Homo Sapiens a une stratégie bien à lui: il se trouve une jolie petite femelle, la pose dans son jardin, construit une maison autour et se détend les week-ends en position horizontale - ou autre. L’avantage de cette stratégie monogame est que l’on supprime le stress de la conquête. Quand c’est emballé, hop, cela dure un certain temps. Enfin en principe. Il semble qu’à notre époque cela dure de moins en moins. Raison pour laquelle les hommes devraient multiplier les X games pour assurer leur descendances. Le temps est si court entre le premier baiser les yeux dans les yeux et le divorce, que bientôt la reproduction ne sera plus qu’un lointain souvenir.

Mais revenons à Antechinus, pour qui l’affaire est sérieuse, raaahhh. Comme il ne sait pas construire de maison, le mâle se répand dans une polygamie époustouflante et débridée. Il attend sagement d’être grand, et à la saison des amours il devient insatiable. Hop une femelle, hop une autre, hop à nouveau la première, et que j’y vais, et que j’y retourne, me retourne, la retourne, et que la tête des femelles tourne comme les hélices d’unmarsupiaux,antechinus,australie,sexe,reproduction,polygamie, quadrimoteur!

Il ne s’arrête plus. Les scientifiques qui l’ont étudié (oh les voyeurs!) on compté jusqu’à 14 heures d’affilée de coït. L'extase cosmique...

Non, mesdames, pas la peine de rêver: leur quéquette est toute petite et la durée ne saurait remplacer l’étroitesse du cylindre. Sans compter qu’il a des dents et qu’il vaut mieux être prudente.

«Selon l'étude, cette reproduction suicidaire serait notamment due à une saison des amours très courte (environ trois mois) qui n'apparait qu'une fois par an. Un rythme tranquille dû aux femelles. Celles-ci ne sont capables de donner naissance à des petits que lorsque la population des insectes dont elles se nourrissent atteint un pic, expliquent les scientifiques.»

Bref, le mâle se vide littéralement de toute sa réserve de sperme dans des partenaires multiples au cours de parties de pattes en l’air répétées, au point où les humains ont l’air ringards avec leurs clubs échangistes BCBG. Le but: assurer leur descendance. Et cela marche. Encore heureux: eux-mêmes ne survivent pas à ce Love Big Bang. En effet, au bout d’une quinzaine de jour à ce rythme, ils sont en stress total, à zéro immunité, perdent leurs poils, et meurent d’épuisement ou d’infections.

Ah, mourir d’amour dans une intensité digne des premiers instants de l’univers...

 

Voici qui s'appelle sauter sur tout ce qui bouge:

21:48 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : marsupiaux, antechinus, australie, sexe, reproduction, polygamie | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

@Hommelibre d'où la célèbre phrase ayant suivi une masturbation et qui remonte à une époque ou vous étiez encore dans les limbes de la Sagnes ,quel dommage quand on sait les nombreux petits napoléons partis dans l'espace,rire
très belle soirée pour vous

Écrit par : lovsmeralda | 22 février 2014

" quand on sait les nombreux petits napoléons partis dans l'espace"

Ben quand on sait ça, on doit en savoir des choses.

Écrit par : Plouf | 22 février 2014

J'ai cru que votre début de texte était en train de décrire F. Hollande avec son X-gamme à l’Élysée.

Ainsi quel bonheur et quelle belle chose pour les mâles, que les femelles les fassent mourir d'amour.

Certaines espèces les mangent tout crus après le coït sans attendre.
C'est le cas de la Mante-Religieuse. Il paraît qu'elle torture le mâle jusqu'à la mort pour qu'il puisse bander, et dans le coït, elle l'achève en le consommant. Ça, C'est au moins de l'amour consommé!

Écrit par : Beatrix | 22 février 2014

@ Beatrix: quoi de plus romantique!!! Mourir d'avoir tout donné à ses belles... :-D

FH, hummm... j'ai des doutes sur l'animalité...
:-D


@ Lovsmeralda:

C'étaient des hommes canons. Très canons. Et le son du canon rend sourd...
:-DDDD

Bonne nuit.

Écrit par : hommelibre | 23 février 2014

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