16 février 2014

59% des français pour une limitation de la libre circulation

A deux ans d’intervalle le résultat est le même: près de 6 français sur 10 veulent réformer le traité de Schengen et amender le principe de libre circulation des personnes. Autrement dit, ils souhaitent une réactivation des frontières nationales. Il n’y a pas «d’effet suisse» puisque l’opinion est stable depuis deux ans.


europe,schengen,immigration,franceA noter qu’un sympathisant de gauche sur deux est favorable à cette limitation. Et un sympathisant Front National sur quatre y est opposé.

La Suisse n’est donc pas le seul pays européen à demander une plus grande souveraineté sur l’aspect migratoire de sa politique. Il s’agit ici d’immigration intra-européenne. Il est possible que l’intégration de la Roumanie ait une influence sur cette majorité d’opinion. Qui dit Roumanie pense Rroms, dumping salarial et criminalité.

On peut traiter les français de racistes, de xénophobes, de tout les noms d’oiseaux, cela n’éclipsera pas le fait qu’il y a un malaise dans l’Union européenne. Ce malaise ne concerne pas seulement l’immigration extra-européenne: il touche aussi l’intérieur de l’empire. Même un pro-européen ne peut passer sous silence le malaise, le déficit de démocratie, le contrecoup d’une avancée à marche forcée.

Je comprends l’idéal européen mais je suis intimement convaincu que l’on ne peut faire l’économie de débats longs et dérangeants sur son évolution. Les politiques nationales de certains pays suscitent des craintes. La volonté de créer en France une société multiculturelle va encore faire augmenter la résistance à l’Europe. Car dans ce que l’on nomme parfois le progrès, une part importante de la population voit la perte des repères identitaires, de la maîtrise de son destin, l’influence grandissante de cultures difficile à intégrer. Alors qu’en Europe on jouit depuis près de 70 ans d’une liberté formidable, des noyaux conflictuels se développent.

En particulier le sentiment fort d’une déconstruction générale des valeurs: famille, couple, genre, éducation, etc. Déconstruction imposée comme une supposée avancée sociale par quelques représentants de nomenklaturas idéologiques et relayée passivement par les suiveurs qui cherchent une place auprès du roi. Mais déconstruction dont le projet reste opaque voire parfaitement contraire pour le peuple de base.

20:38 Publié dans Europe, Politique | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : europe, schengen, immigration, france | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

La Suisse va pouvoir investir près de 4,5 milliards de Francs dans la recherche et l'innovation à l'intérieur du pays jusqu'à l'horizon 2020. Ce n'est pas une bonne nouvelle?

Écrit par : Charles | 16 février 2014

Confusion absolue.

La liberté de circulation des personnes est une des quatre grandes libertés de l'UE fixée par les articles 21, 45, 49 et 56 du traité FUE. Avec un directive principale d'application, la 2004/38. Dans son prolongement avec la Suisse c'est l'ALCP. S'il est possible de rogner en modifiant la directive avec l'accord du Conseil à majorité idoine et du Parlement, on ne peut pas aller très loin, sauf a modifier le TFUE. Soit avec l'accord des 28 Etats et procédures de ratification. Donc avec l'accord de la Pologne, de la Bulgarie et de la Pologne. La France n'est pas souveraine.

L'accord de Shengen relatif à la suppression graduelle des contrôles aux frontières. Dit ce qu'il est dans son titre. Avec en plus entraide policière, et visas communs. Application dans le code frontière Shengen 526/2006. Dans son prolongement l'accord d'association à Shengen.

Certains disent que c'est la même chose. Et bien non. La Grande-Bretagne n'est pas dans Shengen. Contrôle ses frontières et fiche tout entrant et sortant. Il n'empêche que Cameron doit avaler son parapluie et accueillir roumains et bulgares.

Roumanie et Bulgarie ne son pas dans Schengen. Ils n'empêche que leurs ressortissants viennent légalement en Suisse. Et même en cas de contrôle à la frontière aéroportuaire suisse. Ils montrent leur carte d'identité et c'est tout. Il sont en droit d'être là en vertu de l'ALCP.

Écrit par : CEDH | 17 février 2014

@hommelibre
un autre hommelibre s'exprime ici:http://www.kelblog.com/
Cet autre hommelibre s'est aussi exprimé sur le vote des petits Suisses effrontés.
http://libertarien.overblog.com/2014/02/r%C3%A9fl%C3%A9xions-d-un-fran%C3%A7ais-apr%C3%A8s-le-vote-suisse-sur-les-quotas-d-immigration.html
Son blog politique entre autres.
http://libertarien.overblog.com/

Sur la votation du 9 février, article du Parisien avec ses 382 posts en réaction de lecteurs Français:
http://www.leparisien.fr/international/video-suisse-le-vote-anti-immigration-inquiete-les-europeens-10-02-2014-3576675.php

Non, beaucoup d'entre nous qui ont voté pour ou contre, ne sont ni racistes, ni xénophobes. Nous sommes terrorisés à l'idée qu'on veuille nous faire adhérer à cette entité aux politiques et décisions inhumaines qui déploie son large spectre de prédation depuis 15 ans.
Terrorisés aussi par le délire des mégalomanes Bilatéralistes qui voient Genève comme une métropole de riches dans laquelle les travailleurs pauvres ne seront que des ombres sans vie ou qui se battent entre elles pour une bouchée de pain et un bout de parapluie en attendant de disparaître du champs visuel de la société-bobo.

Et puis, l'Union Européenne, c'est aussi l'OTAN. Ça coûte très cher et ça tue massivement. Les réfugiés qui ont réussi à atteindre nos rivages ont justement fui les feux de cet OTAN. Que fait cet OTAN en ce moment?
Elle prépare d'intervenir en Ukraine pour infliger une bonne torgnole à son Président Ianoukivitch. Elle soutient et arme des fachos autrement plus dangereux que notre Blocher national.

Écrit par : Beatrix | 17 février 2014

A défaut de référendum dans les pays européens, il est absurde d'accuser les suisses !

Écrit par : Corto | 17 février 2014

Vous constaterez que sur son blog Le Plouc décrit la difficulté qu'il a rencontré à expliquer le vote des Suisses sur le sujet de l'immigration. Ce qui montre bien que dire la vérité sur les uns comme sur les autres ne suffit pas. J'entends par là la vérité sur les systèmes politiques différents, et sur la similitude des opinions des peuples français et suisses.

Écrit par : Mère-Grand | 17 février 2014

J'attends avec impatience le résultat des Européennes. Ça va pas être triste.

Sûrement qu'il y en a qui pensent à les interdire. Au point où on en est...

Écrit par : petard | 17 février 2014

@Mère-Grand

Si le Plouc a du mal à expliquer, il peut s'inspirer du billet de Florence Kraft-Babel (son blog de la Tribune de Genève), Conseillère Municipale.

Son billet qui ne renonce pas à une prise de position, est d'une écriture et d'une limpidité magistrales.

On sait que les Français emploient le couple "référendum d'initiative" pour signifier une consultation. S'ils ne séparent pas ces deux termes, j'imagine qu'ils parlent d'une consultation sur un objet proposé à l'initiative du gouvernement (malheureusement ça ne s'est encore jamais produit à part celui sur le Traité pour une Constitution Européenne en 2005 dont nos Bilatérales I en ont repris la quintessence).
Évidence-même. Les Français n'ont pas de droit à l'initiative populaire ni parlementaire.

A mon avis, ce sont les sénateurs qui ont vraiment quelques droits concrets, celui de proposer aux ministres de légiférer sur x ou y objet qu'ils travaillent en commissions sénatoriales.

Sénateurs, comme ministres, ils n'ont pas tous un poids égal ou un portefeuille équitable dans la répartition ou correspondant au volume des charges. On se souviendra de Mme Christine Boutin dont son ministère du Logement n'était doté que de quelques centaines de millions d'Euros pour résoudre l'ensemble des problèmes sur tout le territoire national, alors que d'autres disposaient de plusieurs dizaines de milliards et de personnels conséquents. Manifestement ce gouvernement s'était moqué d'elle. Elle le savait et savait aussi qu'on la poussait vers la porte. Mais que faire?

L'initiative parlementaire, plutôt réduite, se limite à des propositions de modification d'une loi en vigueur ou à des amendements. Les parlementaires Français ne sont pas des législateurs à part entière comme dans les parlements anglo-saxons. Cette habilité en question, intégrée dans les règles de fonctionnement de l'Assemblée nationale est un droit nouveau, il a été introduit par Jean-François Copé sous le gouvernement de François Fillon. Toujours sous Fillon, les débats sous forme de confrontations comme chez nous en sessions plénières, sont une nouveauté. Autrefois on (chaque groupe) prenait position et on apportait des amendements écrits aux lois proposées ou on les vote sur recommandation des commissions.
(Il y a beaucoup de lois votées au parlement en première lecture qui ne repassaientt pas en deuxième lecture et certaines sont congelées dans les ministères. On en trouve qui datent même de 1890, jamais décrétées. Donc jamais promulguées. Les projets de loi pour encadrer une politique d'aménagement et d'équipement du territoire est un exemple de chantier éternellement recommencé, jamais abouti.

Il existe cependant un type d'initiative populaire encore jamais utilisé en France qu'ils dénomment "Référendum d'Initiative" (RIC). Celui-ci consiste à devoir récolter un million de signatures dans toute la France. Même s'ils y parviennent et qu'ils le déposent, le gouvernement n'est, lui, pas obligé de donner suite, ni d'y entrer en matière. C'est vraiment à bien lui plaire.

Écrit par : Beatrix | 17 février 2014

Ne pas entendre non plus les racistes de France ou de Suisse, ou de faire semblant de ne pas les entendre parce que un problème se pose, est une attitude extrêmement dangereuse.

Écrit par : Gilliéron | 17 février 2014

@Béatrix
Merci de tous ces renseignements. Ayant séjourné de nombreuses années en France dans sa qualité de journaliste, j'imagine que Le Plouc connaît tout cela.
Je ne sais pas quelle a été sa prestation dans l'interview dont il parle et je connais assez bien le talent des journalistes et politiciens français pour rendre toute prise de parole posée quasiment impossible pour comprendre que sa tache a été difficile.
Cependant je ne suis pas sûr qu'il ait insisté, et cela avant tout débat sur les résultats de la votation en cours, sur le fait que les Français et les Suisses vivent sous deux manières différentes de concevoir l'exercice de la démocratie: celle des Suisses étant, pour toutes sortes de raisons historiques, plus proche de la démocratie directe, ce qui ne permet pas au Gouvernement suisse de prendre certaines mesures et de signer certains traités sans consulter le peuple, contrairement à ce qui se passe en France, ou le peuple peut se voir imposer des décisions même contre le gré de la majorité, et cela parfois pour le bien, comme dans le cas de l'abolition de la peine de mort. Ce n'est que lors des élections que certaines de ces décisions peuvent se solder par des conséquences comme des changements de majorité ou l'éviction de certains responsables du champ politique.

Écrit par : Mère-Grand | 17 février 2014

@ Gilliéron:

Il y a toujours des réactions individuelles, mais je ne vois pas de théorisation du racisme comme ce fut le cas il y a près de 100 ans en arrière ou bien avant, ou même comme dans l'Amérique des années 1960-70. Je n'entends pas de parti qui fasse profession de foi raciste et qui prétende accéder au gouvernement. Je ne vois pas de mouvement généralisé.

Ce que l'on constate davantage en Europe me paraît être une plus une expression défensive des valeurs dont l'Europe a hérité. Mais on n'est pas dans une attaque en règle et systématique d'un groupe, par l'ensemble de la société, ce groupe étant désigné bouc émissaire. Mais peut-être que je me trompe.

Je refuse de lier le discours de la maîtrise des migrations aujourd'hui en Europe à du racisme parce que je pense que cela n'en est pas. Ouvrir la parole à une forme de critique inter-ethnique peut comporter des risques de glissement vers le mécanisme du bous émissaire mais nous n'y sommes pas - et d'ailleurs les migrants ou demandeurs d'asiles ont aussi leur discours critique à notre égard.

Écrit par : hommelibre | 18 février 2014

La suisse voit un malaise dans la libre circulation mais l'homme politique français est un mondialiste et le vote des français ne veut rien dire entre les quatre millions de descendants des anciens colons d'Algérie et les descendants d'européens. L'Europe ou pas, La France continuera sa politique avec 4000 milliards d'Epargne Nationale, car l'immigration permet de baisser le coût du travail sinon les entreprises delocalisent. En plus ce sondage est stupide car il aurait dû poser la question de l'application et l'élection du 21 avril 2002 a posé le principe du rejet du front national. bref les Francais fantasment mais redoutent le retour de Vichy

Écrit par : roger boulanger | 18 février 2014

Ce sondage a été commandé et payé par le site Atlantico, outil de propagande quasi officiel de l'UMP. Qui a décidé d'enfourcher cette bataille, pour tenter de reprendre la main au Front National. On peut y lire quelques résultats étonnants. D'abord il n'y a aucun "ne sait pas". Zéro, pas le moindre sondé hésitant, ce qui n'arrive jamais. Donc les chiffres ont été manipulés et c'est au mieux 59% des sondés ayant répondu...
Aussi les chiffres sont étonnament homogènes que l'on soit à la ville ou à la campagne, à Paris ou en Province, contrairement aux résultats suisses. Enfin les régions frontalières (qui profitent le plus de la libre circulation en exportant leur main d'oeuvre, en fait) sont celles qui approuvent le plus largement une limitation de cette libre circulation.
Il y a un gros blême, là, soit les gens n'ont pas compris la question, soit les résultats ont été largement manipulés.

Pour ce commentateur d'Atlantico, les gens n'ont pas compris

http://www.atlantico.fr/decryptage/que-sondage-atlantico-europe-veut-dire-et-surtout-qu-ne-dit-pas-benoit-rayski-984400.html

Écrit par : So fresh | 18 février 2014

@ roger boulanger

"car l'immigration permet de baisser le coût du travail sinon les entreprises delocalisent."

euh en france, non l'immigration est absolument inutile, lire les yeux grands fermés d'héléne Tribalat éclairant.

@ Gilliéron:

vous voulez que ceux qui s'interrogent sur l'immigration soient vos boucs émissaires, vous les stigmatisez de racistes, vous avez un mode de pensée primitif, mode de pensée mis en place par des lois de censure anti-démocratique.

mon dernier livre de chevet.
la France aveuglée par le socialisme de Philippe Nemo explique assez bien celà

Écrit par : leclercq | 18 février 2014

@ So fresh

le PS lui fait pire, il fait taire les gens par des lois de censure. on est en plein totalitarisme, notre état est une oligarchie,

Écrit par : leclercq | 18 février 2014

@ Fresh:

Ce désamour français n'est pas nouveau. En 2013, une étude américaines sur 8'000 européens montrait une chute marquée de la confiance dans l'Europe et dans l'intérêt de l'intégration économique pour la France.

www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/05/14/20002-20130514ARTFIG00469-les-francais-plus-eurosceptiques-que-les-anglais.php

Ce n'est pas la seule étude. Celle-ci date de 2012: refus de Maastricht aujourd'hui.

www.metronews.fr/info/les-francais-eurosceptiques/mliq!7TPcnXKkGv8q2/

L'Europe est de moins en moins lisible pour de plus en plus d'européens.

Écrit par : hommelibre | 18 février 2014

Le vrai racisme consiste a "accueillir" des immigrés sans pouvoir le faire !

L'Europe n'arrive pas à faire vivre ses propres administrés, comment dès lors, dans de pareilles proportions, laisser venir des migrations ajoutant à un manque chronique, un manque supplémentaire ?

Écrit par : Corto | 18 février 2014

" L'Europe ou pas, La France continuera sa politique avec 4000 milliards d'Epargne Nationale, car l'immigration permet de baisser le coût du travail sinon les entreprises delocalisent."

@ Roger Boulanger

Avec l'accélération de la délocalisation des grandes entreprises depuis l'arrivée de François Hollande malgré les coups de pouces en milliards d'euros, on ne peut pas dire que le coût surbaissé du travail y ait produit quelque accalmie et retenu qui que ce soit.
J'ai eu l'occasion de dire icique le MEDEF réclame 100 milliards d'euros d'allègement et de subvention sans se prononcer sur la contre-partie que travailleurs et gouvernement sont en droit d'attendre. (avec les 20 milliards déjà empochés pour doper la compétitivité, le MEDEF a affiché plus d'exigence)
Mais la course prend de la vitesse du côté des patrons. On délocalise pendant les discussions (plutôt des rhétoriques) et on réclame la baisse du coût du travail. Mais ne vous en faites pas, si le MEDEF est si bavard c'est que la garantie de l'emporter est déjà plus ou moins dans la poche avec un premier ministre invisible et inaudible, avec un syndicat jaune comme la CFDT dont les têtes ont toujours collaboré activement avec tous les gouvernement traditionnellement cornaqué par le MEDEF.

Et puis, parlons-en du nouveau cadeau de Hollande à cette puissante minorité: Le Pacte de Solidarité, étrangement rebaptisé Pacte de Responsabilité. Élément de langage qui en dit long sur l'offensive que ni Hollande, ni son gouvernement, ni aucun syndicat n'a relevé et encore moins protesté. C'est là encore une vingtaine de milliards d'euros pour faciliter les gros patrons à délocaliser.

Donc, voyez-vous, les 4000 milliards d'épargne vont rester au chaud, ils ne seront certainement pas réinvestis dans le pays. Quand on dit épargne, on dit hors d'atteinte pour l'économie régulée à l'intérieur du pays. Ils n'attendent que les bonnes opportunités, hors domicile, pour être utilisés.

Le phénomène est quasi identique en Suisse, il n'y a que le style qui diffère. Donc pas d'illusion à se faire.

Depuis cinq ans environ les multinationales en Suisses ébauchent un plan de repli - délocalisation vers d'autres paradis - prétextant que la question du logement pour leur personnel était trop problématique.
La vérité c'est que l'économie de profit commençait déjà à ce moment là à s'essouffler dans le monde. Les pays émergents commençaient, eux aussi, à réorienter leur économie interne et d'exportation. Il était donc normal qu'on ressente ici aussi cette contraction.

Je rappelle qu'avec la guerre ouverte contre les banques suisses après la crise des subprimes, nos banques, dès 2010 avaient commencé à licencier (personnels technique de maintenance en premier, ensuite du back-office. Aujourd'hui elles annoncent une très proche future réduction de voilure tout comme HSBC qui l'avait fait drastiquement il y a trois ans.
Dans la métallurgie, les reconfigurations depuis 2004 n'ont cessé de déstabiliser toute l'Europe et au-delà. Chez nous, le Valais et le Jura ont connu la saga.
Toute l'industrie de transformation suivait le mouvement des capitaux qui migraient librement là où il n'y a pas de lois sociales ou que ces dernières se sont effondrées.

Tous les pays sont des stations de transit pour les prédateurs. Ils se goinfrent et puis s'en vont. De nos problèmes, ils n'en ont que faire.


En définitive, l'immigration qu'on veuille la limiter ou non n'est qu'un prétexte pour masquer la réalité qui va être beaucoup plus crue. Certaines boîtes l'ont dit, elles y avaient déjà songé. Elles ne le cachaient pas. Avec cette votation, elles se tâtent et peut-être, elle avanceront la date de leur départ. Vu la stabilité de la Suisse autant pour sa fiscalité d'entreprises très favorable, il est peu probable qu'elles délocalisent tout. Une holding est toujours un bouclier intéressant.

Écrit par : Beatrix | 18 février 2014

«...Le vrai racisme consiste a "accueillir" des immigrés sans pouvoir le faire !

L'Europe n'arrive pas à faire vivre ses propres administrés, comment dès lors, dans de pareilles proportions, laisser venir des migrations ajoutant à un manque chronique, un manque supplémentaire ?...»

Là, Corto, je vous donne pour une fois 100/100 !

Écrit par : petard | 18 février 2014

Corto: "L'Europe n'arrive pas à faire vivre ses propres administrés"

Mais les voler....!

Je remercie petard de nous rappeler cette vidéo du député européen G.Bloom:
www.youtube.com/embed/jbLFo02jlH8

Qui est ,aujourd'hui, encore plus d'actualité. Un copier/coller s'impose donc de son discours qui est un régal et Ô combien vrai!

21.11.2013 : Godfroy Bloom, au Parlement européen, Strasbourg : Programme d'action sur la taxation dans l'UE - 2014-2020.

« Eh bien, monsieur le Président. Il me vient une citation du grand philosophe américain Murray Rothbard qui dit : “l’Etat est une institution de voleurs”. A l’extrême. L’imposition est simplement un système dans lequel les politiciens et les bureaucrates volent l’argent de leurs citoyens, pour le dilapider de la plus honteuse des façons. Cet endroit n’est pas une exception. C’est fascinant et je me demande comment vous arrivez à garder votre sérieux en parlant d’évasion fiscale.

La Commission et les bureaucrates de la Commission ne paient pas d’impôts. Vous n’êtes pas assujettis à l’impôt au même titre que les citoyens. Vous avez toutes sortes d’avantages. Taux d’imposition convertis, plafond d’impôt sur la grande fortune, retraites non imposables. Vous êtes les champions d’Europe de l’évasion fiscale et pourtant, vous êtes là, à donner des leçons. Mais bon, les gens de l’Union européenne ont compris le message.

Vous allez bientôt vous rendre compte que les eurosceptiques vont se faire de plus en plus nombreux, en juin prochain. Et plus grave, quand les gens se seront rendu compte de qui vous êtes, il ne leur faudra pas beaucoup de temps pour prendre cette Chambre d’assaut et vous pendre."

Écrit par : Patoucha | 19 février 2014

José Manuel Barroso est certainement le personnage le plus flou de ce mécanisme incompréhensible qu'est l'UE, une sorte d'éminence grise d'un système opaque quasi mafieux, on voit une volonté claire et net conquérante de la part de ce personnage à la réplique fourbe !

Le peuple suisse s'est exprimé sur un sujet, je ne vois pas en quoi cela fait acte de quoi que ce soit vis-à-vis de l'UE, pour le moment le ministère des affaires étrangères helvétique ne s'est prononcé en rien dans ce dossier, ni sur son approbation ni sur son application ??

deuxièmement, la question de la validité d'un tel scrutin est-il compatible avec ce que la Suisse a ratifié, comme pour les minarets, le peuple s'est prononcé, néanmoins, est-ce applicable au niveau légal ?

Personne n'a encore recouru juridiquement dans le cas des minarets et rien ne dit que cette "loi" est applicable, exactement comme pour le dernier vote !

Donc l'empressement décisionnel de Barroso est complétement incompréhensible !

Écrit par : Corto | 19 février 2014

"L’imposition est simplement un système dans lequel les politiciens et les bureaucrates volent l’argent de leurs citoyens, pour le dilapider de la plus honteuse des façons."
Cela me rappelle ce que disait un humoriste australien qui caricaturait à la télévision des politiciens expliquant les devoirs de leur ministère. Le ministre des finances déclarait (je cite de mémoire): "Et bien, pour résumer ma tâche: elle consiste à prendre l'argent des gens pour le redistribuer à mes anciens copains d'école."

Écrit par : Mère-Grand | 19 février 2014

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