06 février 2014

Enfant roi et théorie du genre: un mélange explosif

La collision est inévitable. Elle a déjà commencé. D’une part le règne de l’enfant roi est solidement installé. Aujourd’hui tout tourne autour de l’enfant. La famille nucléaire a glissé du centrage sur les parents en tant que pôle de référence réelle: géniteurs, protecteurs. nourrisseurs et éducateurs, au centrage sur l’enfant en tant que projet hypertrophié et harassant.


hommes,femmes,enfant roi,genre,gender,pouvoir,père,fascisme,masculin,autorité,hiérarchie,couple,explosion,Le règne de l’enfant-roi

Les signes de ce règne sont nombreux. D’abord le petit nombre d’enfants engendrés par les couples. Un, deux, voire trois enfants contre six, sept, huit ou plus il y a un siècle ou deux. Moins d’enfants signifie que la perte d’un seul est un risque plus grand pour l’espèce aujourd’hui qu’hier. L’enfant est donc plus valorisé, avec des recherches pédagogiques pointues, des livres et jeux éducatifs représentant un réel créneau économique, une place de chaque individu plus grande au sein de la famille. Le nombre de divorces, l’enjeu que sont les enfants en cas de séparation, les familles recomposées ou monoparentales, accentuent le fait que l’organisation des adultes tourne non pas autour d’un projet familial moribond mais autour des enfants. Sans parler des questions scolaires accaparantes, des activités parascolaires chronophages, des dangers de la société moderne - de la rue à internet.

L’enfant-roi est au centre de la société. Son pouvoir d’achat direct ou par l’entremise parentale en est un indice économique, sa volonté souvent moutonnière de faire élire tel produit formaté à la Star’ac en est un indice culturel, l’aggravation des questions sexuelles en terme de répression ou de libéralisme en est un indice moral. En tant qu’enfant-roi les limites qui prévalaient se sont effacées. Ces limites provenaient en partie de la grandeur de la fratrie. Une famille nombreuse oblige à trouver une place limitée et à y exceller, à respecter une hiérarchie d’âge, à avoir des préférences, des affinités ou des alliances hors de l’omniprésence parentale. A un ou deux enfants par couple cela n’existe plus et l’on se trouve dans une polarisation parents-enfants extrême.
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Les relations se construisent alors sur un modèle unique et sur un même rapport de force pendant toute l’enfance et l’adolescence. Les seules aires de repos sont extra-familiales. Elles n’offrent donc pas la même solidité que celles tissées au sein de la famille. On voit des adolescents traitant leurs parents en copains, et les parents accepter cela pour éviter d’être une fois de plus en conflit, puisqu’il n’y a pas d’autre dérivatif que cette relation monolithique. L’enfant-roi a le pouvoir au sein de la famille. Il dicte ses règles, ses horaires, ses envies, sans être trop contrarié. Il n’apprend pas ses limites ni la hiérarchie naturelle des âges ou de la chronologie de l’apparition et de l’expérience. Il croit tout savoir comme ses profs ou ses parents. Il n’est plus humble et donc ne sait plus apprendre.



Le genre, ou l’illimité des possibles

Sur ce tableau arrive la théorie du genre, qui dit en résumé ceci, dans la foulée de Simone de Beauvoir: le genre sexué n’est pas un déterminisme, c’est un choix individuel. Cela signifie que l’on décide si l’on est une femme ou un homme. Cette théorie étant appliquée sur des cobayes enfants, on laisse ceux-ci disposer de leur identité dès l’âge de quatre ou six ans, comme s’ils étaient adultes et surtout comme s’ils avaient les moyens de choisir.

Or pour choisir il faut des références: qu’est-ce qu’être homme, qu’est-ce qu’être femme? Où sont ces références si justement on les nie et si les parents ou les adultes ne les incarnent pas? Le choix que l’on donne aux enfants est simplement impossible. Impossible et profondément perturbant et ne peut que déboucher sur une inhibition et une forme de castration du pouvoir par l’excès même de ce supposé pouvoir (trop de choix tue de choix). Il y a en effet excès - le fait de demander à un enfant de six ans de choisir son genre sexué - alors pourtant qu’il n’y a pas de magie dans la baguette de pouvoir, c’est-à-dire pas de représentation possible puisqu’il n’y a plus de référent.

hommes,femmes,enfant roi,genre,gender,pouvoir,père,fascisme,masculin,autorité,hiérarchie,couple,explosion,Dans les crèches dites «égalitaires» on fait jouer les garçons avec des poupées et les filles avec des camions. C’est tout ce que l’on a trouvé pour donner des représentations masculines et féminines. Ce ne serait que caricatural et dérisoire si ce n’était en même temps profondément destructeur des structures anthropologiques qui façonnent l’humanité depuis des millions d’années. Le choix de références qu’impose la société féministe aujourd’hui est le camion ou la poupée, ou encore l’hétérosexualité ou l’homosexualité. Cela se comprend aisément quand on écoute la ministre des droits des femmes (et pas des hommes) Najat Vallaud-Belkacem, la Robespierre féminine, qui dit aux filles que l’égalité c’est faire maçonnes, et aux garçons c’est faire puéricultrices (vidéo ci-dessous). Tout ceci est posé en terme de «droits». La théorie du genre est particulièrement perverse et dangereuse en ce qu’elle évacue toute notion de contrainte.

La stupidité et l’enfermement idéologique éclate ici au grand jour. Pourquoi y a-t-il plus d’hommes maçons que de femmes? C’est d’abord une question de force physique, puis de conditions sociologiques où traditionnellement l’homme qui s’exile pour trouver du travail là où il y en a. En Norvège, ce genre de programme volontariste qui visait à mener les femmes dans les travaux du bâtiment a totalement échoué, et le gouvernement à fermé les subventions aux idéologues du genre.



L’explosion à venir ou le réveil des hommes

L’enfant-roi sans limites, se gouvernant sans plus d’autres balises qu’un rapport de force - soumettre ou être soumis - et la théorie du genre conférant un supposé pouvoir illimité sur soi - celui de choisir d’être femme ou homme, indépendamment de la biologie et de ses contraintes - se sont aujourd’hui rencontrés. Deux concepts fonctionnant sur la suppression des limites, la dénégation des formes collectives d’identité et des marqueurs catégoriels, et donnant tout pouvoir à l’individu. La seule limite est aujourd’hui la sanction pénale du comportement puisqu’il n’y a plus de morale normative intermédiaire.
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Le risque à venir est que les garçons tenteront un jour de reconquérir ce qui a toujours fait leur identité: la force. Les hommes ayant comme fonction essentielle dans l’espèce la protection - les femmes ayant fondamentalement celle de la reproduction - on ne pourra faire l’économie de cette quête d’identité puisque les référents du choix seront annulés, voire criminalisés comme pour les comportements masculins.

On peut certes dire que la société moderne offre davantage de possibles que la préhistoire. L’homme peut être protecteur ou protégé, guerrier ou nounou, etc. Oui, c’est vrai, et cela a toujours été. Mais la construction intime et la puissance individuelle ne peuvent faire l’économie de schémas simples comme celui du héros.

Le réveil du masculin pourrait être très explosif. Quand surviendra-t-il? Dans ce siècle probablement. Ce réveil, sans l’éducation masculine qui doit être donnée aux hommes pour organiser leur force, pourrait être dévastateur. Il est possible que d’autres cultures contribuent à ce réveil car les hommes ne sont pas partout aussi soumis à la féminisation qu’en occident. Ce réveil pourrait se produire par une augmentation de la criminalité masculine spécifiquement orientée contre les femmes, perçue comme cause de leur limitation dans une projection des frustrations, ou par une modélisation sur des représentations extrêmes allant jusqu’au fascisme ou un retour aux bandes violentes. Le fascisme s’est développé à une période où les pères étaient manquants: morts à la Grande guerre, émigrés, dans les mines, entre autres. Des images compensatoires extrêmes se sont développées. Ce n’est pas par hasard qu’aujourd’hui, époque de pères manquants, Vincent Peillon, ministre de l’éducation, parle d’imposer une nouvelle religion laïque et se réfère à un modèle aussi extrémiste que Robespierre.

Le réveil des hommes pourrait aussi se produire par un refus du couple et du partage avec le féminin - aujourd’hui déjà, près de 20% des hommes de cinquante ans n’ont pas d’enfants ou n’ont jamais vécu en couple selon l’Insee en France. Enfin on pourrait aussi assister à une grande dépression masculine, à une sorte d’implosion: les hommes, moralement et socialement castrés et inutiles, sans projet et sans plus d’image positive d’eux-mêmes, deviendrait la cause d’un enrichissement démesuré des psychiatres et thérapeutes en tous genres, d’échecs scolaires et professionnels, et d’une démission sociétale à grande échelle. C’est déjà le cas. Le déficit d’hommes responsables aujourd’hui est le signe que l’implosion a commencé. Mais comme une supernova se contractant sur elle-même avant de s’expanser brutalement, on peut encore avoir le rebondissement et l’explosion.

On voit ici un peu mieux l’enjeu de la déconstruction des théories misandres féministes. Mes discussions avec des femmes divorcées, assurant l’éducation des enfants, et dont l’ex-mari est devenu fantomatique, m’amènent à poser une question brutale et sans complaisance: où sont les hommes? J’y reviendrai.

 

Image2: film Le démantèlement; 3: film Alamar; 4: Garde de fer fasciste.




ABCD de l'Egalité : des modules pédagogiques... par EducationFrance

19:49 Publié dans Philosophie, Politique, société | Lien permanent | Commentaires (66) | Tags : hommes, femmes, enfant roi, genre, gender, pouvoir, père, fascisme, masculin, autorité, hiérarchie, couple, explosion | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

"Je pense que le Genre est une idéologie. Le refus de la différence entre hommes et femmes est le fait des pervers" dixit Boris Cyrylnik, neuropsychiatre

Écrit par : Yvon Dallaire | 07 février 2014

L'enfant-roi est déjà une conséquence de l'idéologie du genre. C'est parce que cette idéologie nie la différence entre les fonctions symboliques de mère et de père que l'enfant n'intègre pas les limites

Interview de Mr. Jean Gabard . Film "Adieu Gender" /
http://vimeo.com/user12224338/review/83965501/9d8f362f4b

Écrit par : Jean GABARD | 07 février 2014

"L’enfant-roi a le pouvoir au sein de la famille. "

les lois féministes ont éjecté l'homme de son rôle de poseur de limites aux enfants, des lois comme en suéde ont obligés les parents à materner les enfants, résultat une pléthore d'enfants rois.

certains tirent la sonnette d'alarme.

http://www.lepoint.fr/societe/les-suedois-ces-enfants-gates-a-qui-on-a-laisse-le-pouvoir-28-10-2013-1748628_23.php

"Son livre "Comment les enfants ont pris le pouvoir" explique que l'interdiction des châtiments corporels que la Suède a été la première au monde en 1979 à introduire dans son code pénal a peu à peu dérivé en interdiction de corriger les enfants de quelque manière que ce soit."

Écrit par : leclercq | 07 février 2014

@ Leclercq : d'abord, la conclusion de l'article: ""Il voit pourtant certains avantages à ce style éducatif. "Les enfants suédois sont très francs et savent exprimer leur avis", affirme-t-il. "La Suède n'est pas très portée sur la hiérarchie et d'une certaine manière c'est une très bonne chose. C'est une des raisons pour lesquelles le pays va relativement bien d'un point de vue économique".""

Ensuite, l'interdiction des châtiments corporels a été institué dans les années 80. Si c'était une telle catastrophe, les adultes suédois seraient tous des névrosés aujourd'hui...hors, le pays tourne, prouvant qu'on peut élever des enfants sans châtiment corporels.

Il y a juste des coincés de votre espèce qui, n'ayant pas d'enfants, savent tout sur la manière d'éduquer ceux des autres, et surtout, ne les supportent pas....

Écrit par : pffffffff | 07 février 2014

@ pffffffff

il est écrit ça dans l'article

"Bien sûr il faut écouter ses enfants mais en Suède c'est allé trop loin. Ils ont tendance à tout décider dans les familles: quand se coucher, quoi manger, où partir en vacances, même la chaîne de télévision", estime-t-il, qualifiant les enfants suédois de mal préparés à la vie adulte.

"On voit beaucoup de jeunes qui sont déçus de la vie: leurs attentes sont trop élevées et la vie trop dure pour eux. Cela se manifeste par des troubles de l'anxiété et des gestes d'autodestruction, qui ont augmenté de manière spectaculaire en Suède", ajoute le psychiatre."

"D'une certaine façon les enfants en Suède sont vraiment mal élevés", indique à l'AFP David Eberhard, psychiatre et père de six enfants.

"Ils crient s'il y a des adultes qui parlent à table, ils vous interrompent sans arrêt et ils exigent la même place que les adultes", relève-t-il."

il y a quand même de quoi se poser des questions !!!
si c'est ça être coincé, là je comprends pas tout il faudra que tu m'explique.

lis ce lien c'est bien aussi.

euh Natacha Polony a des enfants.

http://blog.lefigaro.fr/education/2011/04/sos-enfants-battus-et-societe-a-la-derive.html

Écrit par : leclercq | 07 février 2014

suite

http://www.wat.tv/video/suede-fin-enfant-roi-6izgr_2i1bb_.html

il va falloir leur envoyer super nanny, elle remettra les péres à leur rôle de chef de famille. même un bistrot a interdit l'entrée aux enfants.

les parents restent opposés à tout châtiment corporel, mais sans avoir de solutions cherchez l'erreur.

Écrit par : leclercq | 07 février 2014

http://www.psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Relationnel/Articles-et-Dossiers/De-l-enfant-roi-a-l-adulte-tyran

ce sont aussi des pervers narcissiques, auteus de violences conjugales envers les femmes, féministes vous accusez les hommes c'est vous qui les avez fabriquer les PN en éjectant les hommes de leur rôle de chef de famille.

Écrit par : leclercq | 07 février 2014

Leclerq: j'ai des enfants, qui ne sont pas des tyrans, et je travaille avec des enfants, qui ne me crachent pas dessus.
Aucun châtiment corporel. Jamais. Cherchez l'erreur....
La plupart des pays européens ont interdit les châtiments corporels.
Pas au nom du féminisme, mais au nom du respect de l'intégrité physique et de la lutte contre les mauvais traitements, qui sont certainement plus dommageables pour un enfant que ce que vous appelez laxisme.
Ne pas les taper est une bonne base pour sortir de "la domination parentale", qui a peu à faire avec l'éducation. Les enfants étant des personnes, ils ont le droit de s'exprimer. En étant respectés, ils apprennent le respect...
On est d'accord de "murmurer à l'oreille des chevaux", de ne pas taper chats et chiens, mais les enfants, on s'imagine qu'ils ont besoin d'être tapés pour être éduqués....
Quelle idiotie...
Quand on les tape, c'est généralement pour avoir la paix....ou pour imposer sa domination. Ce n'est pas de l'éducation, c'est juste un moyen de leur imposer notre volonté.

En tant qu'adultes, on a un devoir de protection et d'éducation envers les enfants. Etant donné qu'il est prouvé qu'on peut le faire sans violence, celui qui l'utilise est malsain. Et tous vos copiés-collés qui montrent simplement que vous êtes incapable de penser par vous-même n'y changeront rien.

Écrit par : pffffffff | 07 février 2014

@ pfffff

"vous êtes incapable de penser par vous-même n'y changeront rien."

ah c'est vrai maintenant le but c'est de penser par soit même, comme ça sans faire de recherche ça tombe du ciel, pour se forger une opinion il faut des sources ça tombe pas du ciel !!!

"ils ont le droit de s'exprimer. En étant respectés, ils apprennent le respect..."

ce que vous écrivez est faux, que ça vous plaise où non

ils entrent surtout dans le cercle vicieux de la négociation, et apprennent surtout l'irrespect. les enfants ont aussi besoin de limites,

en suède il n'y a plus comme garde fou la petite fessée où la gifle pour un ados insolent, ben on en voit le résultat, ils sont dans la négociation dans l'impasse. mais bon vous avez des oeilléres, vous êtes butée j'y peu rien.

d'ailleurs mon avis une mère une femme, n'a pas a interdire à son mari, compagnon de donner la fessée à son enfant, sa façon à lui en tant qu'homme d'éduquer les enfants est différente de la sienne en tant que femme, elle là investit de son rôle de père, elle doit donc le respecter dans sa maniére d'éduquer les enfants.

vous qui prônez le respect, commencez par avoir ce respect là, beaucoup trop d'hommes maintenant doivent user de fermeté envers les mères pour pouvoir éduquer leur enfant.

http://www.marianne.net/Une-fessee-pour-Edwige-Antier_a182833.html

"La plupart des pays européens ont interdit les châtiments corporels."

La loi, sauf exceptions, n’a pas à s’immiscer dans la vie domestique, dans notre espace d’autonomie où nous sommes les témoins de nous-mêmes et de nos proches, vraiment proches.

Écrit par : leclercq | 07 février 2014

"mais au nom du respect de l'intégrité physique et de la lutte contre les mauvais traitements, qui sont certainement plus dommageables pour un enfant que ce que vous appelez laxisme."

la lutte contre les mauvais traitements, vous incluez, une banale fessée une gifle salutaire dans les mauvais traitements, je rêve, vous êtes tombée sur la tête, vous avez la même vision que le clip cité par natacha Polony, ça sonne faux en déconnexion avec la réalité. et en plus le laxisme est plus dommageable, les dégats du laxisme sont plus graves.

"Tel est d’ailleurs le message de la campagne de publicité matraquée depuis aujourd’hui par la Fondation pour l’Enfance, qui n’a visiblement pas de cause plus urgente que la criminalisation des parents normaux, pour faire oublier qu’on laisse agir sans s’en préoccuper plus que cela de très nombreux parents bourreaux. La scène nous montre donc une petite fille faisant tranquillement ses devoirs, une enfant modèle, dans une cuisine modèle – que peu de Français pourraient s’offrir. Sa mère passe l’aspirateur, sa grand-mère n’est pas loin. Soudain, la petite fille renverse son jus d’orange, sa mère se met à hurler comme une aliénée et lui assène une gifle au claquement effroyable. La fillette s’effondre, en larmes, et la grand-mère qui regarde la scène d’un air désolé, s’approche de sa propre fille pour la serrer dans ses bras en lui demandant pardon. La morale de l’histoire s’affiche sur fond noir : « Des parents qui battent ont souvent été des enfants battus. Eduquons nos enfants sans violence ni claques ni fessées ».
Passons sur la nullité absolue d’une vidéo dans laquelle tout sonne faux, les voix, les regards, les attitudes… Cette petite fille dont le geste, censé relever de la maladresse, est forcé, cette mère hystérique dont les hurlements sortent de nulle part, cette grand-mère aux airs compassés… Mais qui diable a pu concevoir une telle accumulation de grotesque outrance ? Le plus grave réside évidemment dans la manipulation intellectuelle dont relève ce message. Grave, parce qu’il s’agit de focaliser l’attention sur des gestes, gifles et fessées, qui sont courants, pour faire croire que les parents qui en usent sont des monstres, au même titre que ceux qui attachent leur enfant à un radiateur ou lui assènent des coups de ceinture. Le meilleur moyen, bien sûr, de laisser ceux-là agir en toute impunité."

"En tant qu'adultes, on a un devoir de protection et d'éducation envers les enfants. Etant donné qu'il est prouvé qu'on peut le faire sans violence,"

il est prouver, euh partez vites en suède ils ont besoin de vous parce qu’apparemment ils n'ont pas tout compris.

"Pas au nom du féminisme, mais au nom du respect de l'intégrité physique et de la lutte contre les mauvais traitements,"

pas au non du féminisme au que si c'est bien le féminisme, qui a supprimé la notion de chef de famille au profit de autorité parentale partagée et les femmes ont compris ça comme contestation de l'autorité de l'homme. au non de l'égalité sois disant au non de l'égalitarisme mis à toutes les sauces oui !!!

Écrit par : leclercq | 07 février 2014

Là dessus, je reste très perplexe et prudent. Tout d'abord, les enfants ne sont pas tous pareil. Le mien est de nature obéissante et moi aussi je pourrais dire que je n'ai jamais eu besoin de lui mettre une fessée jusqu'ici mais je sais bien que je n'y suis pour rien. Au contraire, j'aurais plutôt envie de lui suggérer quelques bêtises... Aussi arrêtons de juger les autres parents.

De plus, mon expérience est que simplement interdire un mode éducatif sans apporter de solutions de rechange ni expliquer aux gens comment s'y prendre autrement est désastreux. Je le vois dans l'éducation scolaire. On a privé les profs de certains moyens de pression (copier des lignes, heures de colle, laver les dégâts, zéros pointés, exclure d'un cours, redoublements) et résultat l'école est devenu un gros n'importe quoi. Le jour où il y aura un mort, on parlera d'accident, mais moi je saurais que ce n'est pas vrai.

On peut changer les mots, appeler sanction à la place de punition, mais le principe reste quand même qu'il faut que ce soit désagréable pour être dissuasif. Et c'est là où je veux en venir :

Ayant des difficultés à établir la discipline lorsque j'étais jeune prof et malgré tout mes bons principes, je me demandais comment s'y prenait certains autres profs qui avaient le silence en classe. Un jour, j'ai pu assister à l'une de ces fameuses classes et je suis tombé de haut. En fait la "violence des punitions" avait été remplacé par de l'humiliation psychologique qui, je dois le reconnaître, est extrêmement efficace. En gros, pour avoir cette paix royale, les fameux enseignants répondaient aux élèves avec une violence et un manque de respect total, leur parlait comme à des sous-m...e . Le gamin, plus bas que terre et honteux à jamais ne l'ouvrait plus pendant un mois, c'est clair.

Aussi, je me méfie de ces parents qui prétendent ne pas utiliser de punitions. En fait, quand on gratte un peu ou que l'on assiste à leur vie de tout les jours, la réalité est moins reluisante : menaces, mensonges, moqueries, dénigrements, humiliations. Tout est bon pour se faire obéir. Est-ce mieux qu'une fessée ? C'est juste que cela ne laisse pas de traces, oui.

De plus, n'oublions pas la société et son fonctionnement. On met en prison. On fait des guerres. Si on attaque des gens, parfois ils répliquent directement. Aussi que doit-on faire au niveau éducation ? Préparer un monde meilleur ou préparer l'enfant à la réalité de la vie ? Là, encore le choix est ouvert.

Écrit par : Sub | 07 février 2014

@ pfffff

je pense que vous êtes une femme, c'est étonnant comme une femme peut être butée bornée, manquer d'objectivité, d'honnêteté, ça doit être pour ça qu'a un certain moment nous les hommes on doit dire stop être ferme être un contre pouvoir pour elles, elles ont un besoin inné qu'un homme soit protecteur, donc elles le testent le poussent dans ses retranchements, s'il ne réagit pas elles le considère comme une lavette, ne le respectent pas, il n'est pas digne d'être leur protecteur, et dans le monde actuel, les femmes ne trouvent plus ce contre pouvoir, elles ont voté des lois qui fait quelles sont toutes puissantes et les hommes ne sont plus protégés dans leur rôle de père de mari par la société et pourtant cet appui cette protection leur est nécessaire.

et des lois ont été votées comme en suède pour empêcher les hommes d'éduquer leurs enfants en tant qu'homme, des lois qui les obligent à être d'éternels assistants maternels facilement remplaçables éjectables.

tu est butée j'y peu rien c'est dans ta nature.

Écrit par : leclercq | 07 février 2014

Vous êtes complètement malade. J'espère que vous ne comptez pas avoir d'enfant, et que vous n'avez pas de compagne. Ca m'étonnerait d'ailleurs qu'une femme veuille d'un homme qui a une vision d'elles aussi erronée, rabaissante, et qui se sente si supérieur. Vous avez du avoir une vie difficile pour en arriver à avoir des idées pareilles. Sinon vous êtes juste un imbécile.

Écrit par : frank | 12 août 2014

Mon dieu, j'espère que vous n'aurez jamais d'enfant! Vu le peu de respect que vous avez rien que pour les gens qui répondent à vos commentaires, je doute que vous puissiez lui apprendre quoi que ce soit (en tout cas ni la réflexion, ni l'orthographe)
Rendez service à la société! N'ayez pas d'enfants!

Écrit par : pffffffff | 07 février 2014

@ pffff

"Vu le peu de respect que vous avez rien que pour les gens qui répondent à vos commentaires,"

le respect envers les hommes c'est toi qui en manque.

"d'ailleurs mon avis une mère une femme, n'a pas a interdire à son mari, compagnon de donner la fessée à son enfant, sa façon à lui en tant qu'homme d'éduquer les enfants est différente de la sienne en tant que femme, elle là investit de son rôle de père, elle doit donc le respecter dans sa maniére d'éduquer les enfants.

vous qui prônez le respect, commencez par avoir ce respect là, beaucoup trop d'hommes maintenant doivent user de fermeté envers les mères pour pouvoir éduquer leur enfant.

et là tu conforte juste mes écrits, pas d'objectivité aucune remise en question, aucune lucidité, de la stigmatisation un avis bidon à l'emporte pièce sans arguments concrets. "je doute que vous puissiez lui apprendre quoi que ce soit (en tout cas ni la réflexion, ni l'orthographe)
Rendez service à la société! N'ayez pas d'enfants!"

tu ferais bien de te poser la question sur l'éducatif des enfants en famille monoparentale, belle catastrophe !!!

j'ai dit que vos écrits étaient mensongers, vous en concluez que contester vos écrits c'est de l'irrespect, prouvez le, moi je vous ai prouvez que votre attitude c'était de l'irrespect envers les hommes prouvez moi le contraire !!!

je vous ai prouvez que vous n'étiez pas objective prouvez moi le contraire !!!

Écrit par : leclercq | 07 février 2014

@Pffffff,nous on a reçu des raclées et pas des moindres en foyers ou même à la sortie des classes.parcontre aucune n'enfant n'a reçu coups de notre part excepté en grandes surfaces quand l'un deux insistait trop à la caisse.Tout parent a le droit d'être énervé surtout si le client qui suit commence à critiquer ce dernier pour son manque de fermeté
Juste une tape sur le derrière pour bien montrer qui est qui et qui commande à la maison.
Et vous seriez étonné du nombre d'enfants ayant subi cette fessée symbolique et qui la raconte en riant à leurs propres enfants
Comme quoi savoir s'imposer en tant que parent c'est primordial sinon ce sont les psychologues ,,pasteurs ou d'autres qui prendront la relève et le résultat sera pire car l'enfant devenu ado dira à ses parents de toutes manières c'est pas toi qui m'a éduqué,alors basta

Écrit par : lovsmeralda | 07 février 2014

Sur la Suède relevé par pffffff, la situation est loin d'être satisfaisante.

On a constaté des troubles psychologiques en recrudescence.
Des années soixante jusqu'à l'année 2000, on a constaté une tendance se dessiner. Ce sont les garçons 10-11 ans qui sont envoyés consulter les pédopsychiatre par l'école, pour des sentiments d'une grande agressivité paranoïaque.
On voit aujourd'hui des troubles chez les plus jeunes (5-6 ans) du simple déficit de l'attention à des manifestations beaucoup plus inquiétantes. Comme des phénomènes autistiques, fuyant le sens du réel. Développant un monde intérieur étrange et violent, parfois qualifié de perverse ... A l'extérieur il sont adaptables et pas concernés.
Bref le tableau est plutôt inquiétant et pas très étonnant à mon sens.

Un grand quotidien suédois publiait en 1997 un article qui disait en substance:
« Les problèmes neuropsychiatriques chez l’enfant sont sans doute actuellement la plus grande menace contre la santé publique. Des problèmes de ce type ont été diagnostiqués chez 120 000 enfants. »

Mais le modèle ne sera pas remis en cause, puisque les causes admises seraient en fait des "dysfonctionnements neurologiques" ... !


Ach... j'ai pas le temps de développer , mais j'aimerais bien ....

Source:

http://www.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2001-1-page-142.htm

Écrit par : aoki | 07 février 2014

Leclercq, avez-vous vous-même été fessé quand vous étiez petit?
Aoki, chez nous aussi les pédopsychiatres font recette, on s'occupe aujourd'hui de cas sur lesquels on ne se serait pas attardé jadis...
Leclercq, battre ses serviteurs, trousser ses servantes, était monnaie courante il n'y pas si longtemps....
Les enfants recevaient des coups de règle sur les doigts dans les écoles, et quelques enfants sont devenus sourds avec des gifles bien méritées...
Il faut sortir de vos ornières. Il est interdit aujourd'hui de toucher les enfants dans les écoles; pourquoi ce changement?

Écrit par : pffffffff | 07 février 2014

@ pffff

"on s'occupe aujourd'hui de cas sur lesquels on ne se serait pas attardé jadis..."

" Aujourd'hui, il y a un malaise du côté de l'enfance. Tous les soucis que nous, pédiatres, rencontrons traduisent un gros retard de maturation psychologique et affective. On constate une multiplication de troubles qu'on voyait peu autrefois: troubles du langage, de l'apprentissage, de la motricité fine, de l'intégration du schéma corporel. Des dyslexies, des dysorthographies, et des troubles du comportement: agressivité, hyperactivité, tyrannie."

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/famille/remettre-l-enfant-a-la-bonne-place_489894.html

Écrit par : leclercq | 07 février 2014

suite

"Les enfants recevaient des coups de règle sur les doigts dans les écoles, et quelques enfants sont devenus sourds avec des gifles bien méritées...
Il faut sortir de vos ornières. Il est interdit aujourd'hui de toucher les enfants dans les écoles; pourquoi ce changement? "

maintenant c'est ça

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/la-symbolique-du-pere-l-autorite-l-41717

vous trouvez que c'est mieux

Écrit par : leclercq | 07 février 2014

Leclercq, battre ses serviteurs, trousser ses servantes, était monnaie courante il n'y pas si longtemps....

euh exagération féminine aucun rapport avec le sujet.

ça me fait penser à cette hystérique.

http://www.liberation.fr/evenement/0101108464-la-suede-royaume-de-l-enfant-roi

"Lena Nyberg s'emporte : «Accepteriez-vous qu'un collègue vous colle une gifle ?» Certes non, mais les parents ne devraient-ils pas pouvoir élever librement leurs enfants, sans être menacés en permanence d'une plainte devant les tribunaux ? «Alors vous êtes aussi favorables à ce qu'on laisse les hommes battre leurs femmes ?» Bien sûr que non. Mais on parle ici d'une toute petite fessée. La médiatrice explose : «Et où donc sont les limites ? Faut-il attendre que l'enfant soit mort pour réagir ?» Difficile de trouver des arguments. Surtout que «le recours à la violence n'est pas une méthode efficace sur le long terme», affirme Åsa Landberg. La psychologue précise : «Les enfants battus sont généralement plus agressifs quand ils deviennent adultes.»"

Écrit par : leclercq | 07 février 2014

"Les enfants recevaient des coups de règle sur les doigts dans les écoles, et quelques enfants sont devenus sourds avec des gifles bien méritées...
Il faut sortir de vos ornières. Il est interdit aujourd'hui de toucher les enfants dans les écoles; pourquoi ce changement? "

on est passé du coq à l'âne sans transition, l'école est devenue maternante comme la société, comme la famille, le résultat est catastrophique, il serait bien d'en prendre conscience ce n'est pas trop tard.

avant l'insolent prenait une baffe à l'école et deux à la maison par le pére et la mére respectait le pére, et ça marchait droit pas le bordel actuel.

toi dans tes propos tu ne respecte pas le pére et tu ose parler de respect.

Écrit par : leclercq | 07 février 2014

Faut arrêter de boire, Leclercq...je n'ai même pas mentionné le père...
Par contre, décréter que quelqu'un est une femme et donc bornée et têtue (les femmes sur ce blog apprécieront), et, de part ce décret, se mettre à tutoyer cette personne, c'est un manque grave de politesse et de respect.

Vous semblez malade, malgré que vous ayez probablement été giflé et fessé lorsque vous étiez enfant. Si le résultat de ce mode d'éducation, ce sont des personnages aussi mal éduqués que vous, vaut mieux changer.
Allez voir un psy, vous souffrez de névrose obsessionnelle.

Écrit par : pffffffff | 07 février 2014

@ pffff

se mettre à tutoyer cette personne, c'est un manque grave de politesse et de respect.

grave !!!!douce rigolade, je me marre lis donc les liens correctement au lieu de chercher la petite bête ça t'instruira et t'évitera d'écrire n'importe quoi.

"une femme et donc bornée et têtue (les femmes sur ce blog apprécieront),

il faut reconnaitre qu'une certaine proportion on les reconnait à ce fonctionnement comme le tien d'ailleurs même style même stigmatisation, même manque d'argument, même manie d'avoir toujours raison même quand elle ont tort.

"Vous semblez malade, malgré que vous ayez probablement été giflé et fessé lorsque vous étiez enfant. Si le résultat de ce mode d'éducation, ce sont des personnages aussi mal éduqués que vous, vaut mieux changer.
Allez voir un psy, vous souffrez de névrose obsessionnelle."

c'est bien ce que j'écrivais aucun argument, le vide !!!! le moins que l'on puisse dire c'est que tu est borné où bornée.

"Les enfants recevaient des coups de règle sur les doigts dans les écoles, et quelques enfants sont devenus sourds avec des gifles bien méritées...
Il faut sortir de vos ornières. Il est interdit aujourd'hui de toucher les enfants dans les écoles; pourquoi ce changement? "

http://blog.lefigaro.fr/education/2011/04/sos-enfants-battus-et-societe-a-la-derive.html

beau résultat.

"il faut « privilégier le dialogue »… Argumentation qui ressemble à s’y méprendre à celle qui fut servie pendant des années aux jeunes professeurs dans les IUFM, à propos des punitions, et dont les résultats se lisent à la rubrique faits divers des journaux."

Écrit par : leclercq | 07 février 2014

C'est bien ce que je dis: vous souffrez de névrose obsessionnelle! Mais il existe un espoir!
"La clinique peut révéler que des conduites de contraintes ou obsessionnelles reposent sur des mécanismes plus archaïques, voire psychotiques.[réf. souhaitée] Elles peuvent s'apparenter à des stéréotypies psychotiques, qu'il s'agit alors de traiter en fonction du trouble primaire. « Le symptôme ne signe pas la structure », dit Jean Bergeret (psychanalyste) dans ses écrits.[réf. insuffisante]

Dans l'approche psychanalytique, elle est la deuxième grande maladie nerveuse de la classe des névroses après l'hystérie1."
"Les obsessions sont nombreuses ; elles peuvent être :

Idéatives ou intellectuelles : abstraites et symboliques, elles paraissent absurdes : auto-interrogations, doutes sans fin, répétition de chiffres, de mots... Elles ont l'allure de ruminations mentales, souvent interrogatives, réoccupant sans arrêt le champ de la pensée. Leur contenu peut être une idée concrète (mot, chiffre, objet), mais parfois il s'agit de questions abstraites, métaphysiques, religieuses, morales...;"

Traitement:

Le traitement repose sur :

La psychothérapie et la psychanalyse ont des résultats incertains.
Les antidépresseurs sérotoninergiques (Prozac, Deroxat)
Les neuroleptiques sédatifs ou anxiolytiques quand l'angoisse est très importante.
Bonne thérapie!

Écrit par : pffffffff | 07 février 2014

Baaahhh... Il semble qu'on est passé dans la bataille de tranchées...
:-)

A propos de coups de règles, à 11 ans j'ai eu un prof qui ne jurait que par cela. Une règle carrée en métal. Je dois dire que cela ne m'a pas fait aimer l'école ni la discipline à l'ancienne.

Cela pour dire que si je suis parfois pour une confrontation par le corps, parce qu'elle place les limites et la hiérarchie du pouvoir dans la famille d'une manière on ne peut plus claire, elle doit être menée par l'adulte avec une grande sagesse et un à-propos très mesuré. On doit aussi reprendre le dialogue après l'escarmouche dès que les conditions psychologiques le permettent.

Je parle délibérément de hiérarchie du pouvoir parce que c'est aussi de cela qu'il s'agit dans l'éducation. On ne peut nier qu'il y ait un rapport de pouvoir entre les parents et les enfants. Vivre dans un rapport de pouvoir sain, intégrer dans une relation riche en dialogue et en négociation, c'est une manière d'apprendre à assumer son propre pouvoir avec mesure. Enfin il me semble.

Écrit par : hommelibre | 07 février 2014

... "intégré", et non "intégrer".

Écrit par : hommelibre | 07 février 2014

Bien sûr, Homme Libre, l'enfant est mineur, et pour sa propre protection, c'est bien sûr les parents qui doivent "commander", sinon c'est un défaut d'éducation!
Mais cela n'implique pas d'utiliser de la violence physique ou psychologique.
Personne n'étant parfait, il y a bien sûr des débordements dans un sens comme dans l'autre....mais cela me semble inévitable, et pas dommageable non plus....

Mais l'enfant est un être pensant, et le réduire à un être dont le principal attribut doit être d'obéir à ses parents et de ne pas les déranger, sous peine de fessée ou claque, n'est pas très propice à son développement...

Écrit par : pffffffff | 07 février 2014

La controverse sur cette question est vive et loin d'être épuisée. N'utiliser que du verbal et du cognitif avec un enfant me paraît se priver d'un outil pédagogique. La contrainte - ne serait-ce que de tenir un enfant par le bras et faire la grosse voix - est un moyen de faire descendre l'information ailleurs que dans le cortex, là où la dialectique cède la place à l'introspection.

Bien sûr il faut être très prudent avec l'usage de la contrainte.

Il y a aussi différentes formes. Un parent qui punit en privant de console et qui dit "C'est comme ça" fait usage de contrainte et de violence (détournée sur un objet mais destinée à atteindre l'enfant).

Il ne s'agit pas dans mon esprit de faire ce que l'on veut de l'enfant, mais pas non plus de lui accorder le droit de dénoncer pénalement ses parents pour une fessée.

Écrit par : hommelibre | 07 février 2014

La structuration différente du psychisme conditionne le rapport à la loi. La maman n’est perçue ni comme le papa et ni pareillement par les petits garçons et par les petites filles. Fantasmée toute-puissante, elle ne peut jouer les mêmes fonctions symboliques que le père. Ce qu’elle fait et dit est toujours interprété différemment par le tout petit enfant qui, s’il peut emmagasiner énormément de sensations n’a pas encore les moyens de tout comprendre. Cette maman peut tout à fait faire preuve de sévérité. Si elle fixe seule des limites sans faire intervenir un tiers, l’enfant lui obéira peut-être, mais cherchera surtout à lui faire plaisir pour ne pas la perdre. Il aura même envie de l’imiter, c'est-à-dire de rester dans la toute-puissance qu’il voudrait continuer à partager avec elle. Quand la maman cherche à le limiter, l’enfant lui n’a en fait qu’une idée : l’imiter. Et même s’il ne ressent pas un chantage affectif, il n’est jamais question pour lui de loi à respecter. Il reste hors la loi (Il ne la connaît pas alors que l’enfant victime de l’autoritarisme peut la rejeter)!

extrait de : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-place-des-peres-et-des-meres-145293

Écrit par : Jean GABARD | 07 février 2014

L'autoritarisme dans la société patriarcale traditionnelle générait des névroses.
Aujourd'hui avec la nouvelle idéologie en réaction (réactionnaire ?),le manque d'autorité pourrait entraîner des psychoses !

Déjà la non-violence engendre la violence !

Écrit par : Jean GABARD | 08 février 2014

@Hommelibre vous oubliez tous quelque chose d'important ,le rôle joué par les belles-mères/mère du conjoint/qui très souvent agissaient dans le sens éducatif de leur propres enfants
Et la grande différence d'âge entre conjoints qui joue un rôle prépondérant au cas ou l'homme ne désire pas contrarier l'épouse et qui par force contraintes éducatives de son époque à lui aura tendance à tout laisser faire aux enfants , les gronderie elles seront du ressort de Maman
Combien de mères ont constaté que l'homme très souvent redevenait aussi enfant que les siens ,préférant jouer avec eux et montrer par là que quoiqu'on dise ou fasse dans le domaine éducatif,l'enfant finira toujours par n'en faire qu'à sa tête comme tout homme qui se respecte
L'éducation entre fille ou garçon n'est pas identique ,la petite fille saura très bien protéger le suivant, un garçon lui aura d'autres idées en tête comme par exemple inviter l'autre à l'imiter dans ses bêtises que d'autres par millions ont faite avant eux
Et des enfants sages comme de images vaut mieux s'en méfier généralement c'est un signe avant coureur des crises d'adolescents ou tout le monde se demande ensuite mais comment avons nous fait pour résister à l'envie de tout envoyer balader ,cette crise comme beaucoup prouvant la solidité ou pas du couple
Finalement il y a autant de système éducatifs que d'étoiles.Chaque famille a sa propre histoire, l'endroit ou l'enfant est né, son tempérament hérité parfois d'un ancêtre lointain et parfois même inconnu au bataillon sans oublier tous les aléas de la vie qui fait qu'en somme pour bien réussir sa vie et bien élever ses enfants il suffit juste de savoir protéger sa sphère intime .et que chacun adulte ou enfant on a tous une horloge biologique correspondant à notre tempérament et qu'il vaut mieux suivre son intuition plutôt que prendre à la lettre les conseils d'autrui
Celles qui ont reçu l'éducation Victorienne ensuite la Prussienne et ayant cherché à inclure les préceptes éducatifs de Laurence Perrenoud /1966/avec leur progéniture ont compris dès la 10e page que c'était pure théorie et que la pratique ne s'acquièrerait qu'au fil des ans au fur et à mesure que l'enfant grandirait car c'est en majeure partie lui qui ouvrira les yeux à ses parents ,La crise des trois ans le Non péremptoire montre bien qu'un enfant sait s'imposer et le fameux redevenez des enfants prouve peut-être qu'en étant parent faut aussi savoir l'imiter
Apprendre à redevenir enfant ,de nombreux hommes n'auront sans doute retenu que cette phrase de leur éducation religieuse/rire
toute belle journée pour vous

Écrit par : lovsmeralda | 08 février 2014

@ pffff

et la stigmatisation continue !!!!!

où sont tes arguments ?

"Mais l'enfant est un être pensant, et le réduire à un être dont le principal attribut doit être d'obéir à ses parents et de ne pas les déranger, sous peine de fessée ou claque, n'est pas très propice à son développement..."

nulle part dans mes liens et écrits il n'est préconisé ce type de fonctionnement.

donc en plus exagération !!! comme les féministes très douées dans ce domaine.

"Bien sûr, Homme Libre, l'enfant est mineur, et pour sa propre protection, c'est bien sûr les parents qui doivent "commander", sinon c'est un défaut d'éducation!"

quand on interdit les gardes fous fessée etc comme en suède les parents s’avèrent incapables de commander, ils sont dans la négociation et négocier ce n'est pas éduquer.

"Etant donné qu'il est prouvé qu'on peut le faire sans violence"

alors pourquoi les parents suédois dans leur grande majorité n'y arrivent t'ils, pas l'éducation des enfants dans ce pays est un échec voilà la vérité.

si tu est incapable de l'admettre je n'y peut rien si tu est incapable d'écrire que tu a tort je n'y peut rien.

" Et tous vos copiés-collés qui montrent simplement que vous êtes incapable de penser par vous-même n'y changeront rien."

là tu écrit carrément que tu est incapable de changer d'avis c'est grave il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.

Écrit par : leclercq | 08 février 2014

@Jean Gabard ave internet les névrose seront multipliées par 10.Tout enfant comme tout humain a besoin pour sa propre évolution de vie de la tonalité d'une vois humaine et surtout de chaleur humaine sentiment qui semble de plus en plus en perte de vitesse .Perceptible seulement au moment de la paie ou en veille de pleine lune voire avant les jours de congé
A croire qu'aujourd'hui pour être bon politicien faut avoir à cœur d'enrager tout le monde ,pas étonnant dés lors qu'il y ait de plus en plus d'humains lunatiques dont le comportement automatiquement rejaillit sur l'enfant ou le conjoint
Alors au niveau névroses on peut dire qu'il y en a autant aujourd'hui qu'hier

Écrit par : lovsmeralda | 08 février 2014

Je n'ai pas dit qu'il y avait moins de névroses aujourd'hui j'ai dit qu'elles n'étaient plus causées par l'autoritarisme qui a été remplacé par le manque d'autorité: par "l'autorité pas rentable"

Écrit par : Jean GABARD | 08 février 2014

Bon, je résume ma pensée:1) l'autorité est un devoir envers un enfant, pour sa protection pendant son développement. On a un devoir de l'empêcher de faire ce qui est mauvais pour lui, dangereux, etc...

2)Autorité et violence éducative ne sont pas synonymes.

3) la majorité des pays européens ayant interdit toute violence éducative depuis plusieurs années, on aura tout le loisir de voir ce que ça donne. En Suède, à part déranger les adultes (consentants dans le cas des suédois) cela n'a pas conduit à l'effondrement de la Suède, de son économie, de sa société (35 ans déjà que la violence éducative et même sa menace a été bannie) Je ne pense pas que le chômage ait augmenté pour cause de névrose généralisée de la génération sans fessée, mais je vérifierai...

Donc, ce qui est prouvé, c'est qu'on peut éduquer sans violence. Voici un article intéressant sur les statistiques de la maltraitance en Suède et dans d'autres pays.
http://www.oveo.org/index.php?view=article&catid=7%3Apaysabolitionistes&id=40%3Alinterdiction-des-chatiments-corporels-naccroit-pas-la-maltraitance&option=com_content&Itemid=16

Bon samedi

Écrit par : pffffffff | 08 février 2014

@ pffffffff

"2)Autorité et violence éducative ne sont pas synonymes."

oui mais l'interdire "la violence éducative", peut mettre les parents dans l'impasse comme en suéde créer des enfants rois
et de futurs adultes tyrans.

" à part déranger les adultes (consentants dans le cas des suédois)"

http://www.wat.tv/video/suede-fin-enfant-roi-6izgr_2i1bb_.html

à ce stade là moi j'appelle plus ça déranger !!!!

Écrit par : leclercq | 08 février 2014

suite

Aldo Naouri : osez l'autorité
Retour à la raison dans l'éducation
Josee Pochat, le 18-09-2008

Il faut réhabiliter l’autorité des parents. Celle qui permet de dire “non” sans avoir à se justifier. Dans notre entretien, le Dr Naouri explique que les parents doivent retrouver leur statut d’adulte.

Quand Aldo Naouri parle de la relation parents-enfants, évoque la crise que traverse l’éducation, aborde le problème lié à l’autorité, il est très loin des discours “psy” qui font la mode et aux antipodes du mythique best-seller d’Alexander S. Neill, Libres enfants de Summerhill. À 70 ans, ce pédiatre passionné de psychanalyse a vu défiler des générations d’enfants – et de parents – dans son cabinet. Il a assisté, au fil du temps, à l’évolution de l’éducation de nos enfants, de moins en moins “éduqués”, de plus en plus ingérables. La réflexion qu’il livre aujourd’hui sur l’autorité est avant tout fondée sur le bon sens d’un pédiatre qui a croisé des parents débordés, voire perdus, face à des enfants de plus en plus “indomptables”. Son livre Éduquer ses enfants, l’urgence aujourd’hui, paru avant l’été chez Odile Jacob, est devenu un best-seller en quelques semaines. Naouri a reçu des centaines de lettres de parents le remerciant de leur avoir, enfin, proposé un nouveau schéma, en les réhabilitant dans leur rôle d’éducateur de leurs enfants.

« Redevenez parents, leur clame-t-il, n’hésitez pas à faire preuve d’autorité, vos enfants ont besoin d’entendre ce “non” qui pose des limites. » En confondant autoritarisme et autorité, au lendemain de Mai 68, on a plongé les parents dans un profond désarroi. Par souci de bien faire, ils ont abandonné leur rôle d’adulte pour devenir “parents copains”, “parents complices”, incapables d’imposer un horaire de coucher sans discussion, paniqués devant des enfants qui se roulent par terre le jour où ils tentent, timidement, de leur refuser une quatrième sucette avant le dîner.

Aldo Naouri parle d’urgence parce qu’au-delà du problème des parents déboussolés qui n’arrivent plus à se faire obéir, c’est à l’école que l’on enregistre dorénavant les dégâts de l’abandon de l’autorité. Pour le pédiatre, une bonne partie du problème des 40 % d’enfants qui arrivent au collège sans maîtriser la lecture et le calcul vient directement du déficit éducatif de parents à qui l’on a fait croire que faire preuve d’autorité faisait d’eux des bourreaux. Aujourd’hui, ce sont les instituteurs qui se trouvent face à des enfants refusant de sortir leurs cahiers quand on le leur demande, incapables de respecter une consigne parce qu’ils n’ont jamais appris à obéir. Et les parents, toujours perdus, d’expliquer que les enseignants ne font pas leur travail, parce qu’ils manquent d’autorité.


Comment définissez-vous l’autorité ? L’autorité, c’est tout simplement le pouvoir de parvenir à se faire obéir sans difficulté. Cette capacité d’un parent, tranquillement installé dans la certitude de la légitimité de sa place, de donner des ordres sans douter de leur pertinence. À partir de ce moment, l’enfant obéit. Il faut avant tout comprendre que, pour l’enfant, le parent n’est pas un simple partenaire, un “copain” avec qui il a une relation horizontale.

Qu’entendez-vous exactement quand vous parlez de la légitimité de la place de parent ? La légitimité vient du statut de parent, de la position d’adulte, fondé à savoir pour son enfant et qui n’a pas à douter des responsabilités à prendre pour lui. L’enfant doit rester dans une position d’enfant, ayant une relation verticale avec ses parents. L’essentiel est là. De tout temps, les parents se sont sentis dans cette position, légitimée parce que la société les confortait dans ce rôle. Depuis quatre décennies, on a décidé, au nom d’un idéal démocratique et d’un pseudo-discours éclairant, qu’il n’y avait plus de différence générationnelle entre le parent et l’enfant, qui est devenu un “partenaire”. On est passé à une relation horizontale, avec des parents constamment dans la crainte d’écorner l’image qu’ils espèrent donner. Ce sont des parents qui fonctionnent sur le mode de la séduction. Le ¬problème, c’est que la séduction, c’est tout le contraire de l’éducation.

Les parents ont donc peur ? Les parents ont peur de mal faire. Dans ces conditions, il y a tou¬jours un défaut d’autorité. Comme le disait très bien Freud, le parent est condamné à « mal faire », par rapport à l’idée qu’il se fait d’une éducation idéale. Qui n’existe pas. Ni l’enfant ni le parent idéal n’existent.

Quels conseils donnez-vous aux parents ? Il est fondamental de comprendre le développement psychique d’un tout-petit. C’est le premier message que je leur délivre. Il y a encore quarante ans, on pensait que le nouveau-né était un tube digestif. On s’est aperçu à cette époque que le bébé était doté de potentialités considérables, ayant avec sa mère un lien très étroit, un langage commun, non verbal, qui fait que leur relation est d’une grande fiabilité. La mère devine son bébé et lui la perçoit. Pendant les dix premiers mois de sa vie, le bébé croit qu’il est un morceau de sa mère. Ensuite, il s’aperçoit avec horreur qu’il est un être indépendant de sa mère. Dès lors, il va prendre conscience de son immaturité motrice, comprendre qu’il n’est pas capable de se débrouiller seul. C’est la fin du nirvana. Il va revêtir sa mère d’une notion de toute-puissance.

Quelle est la relation entre cette explication et l’éducation ? Quand le bébé prend la mesure de la puissance de sa mère, il va développer contre elle sa propre toute-puissance, totalement illusoire. Mais néanmoins très expressive. C’est le bébé qui jette la cuillère par terre, crache sa purée, se comporte en “sale gosse”, enchaîne les caprices. Ce phénomène culmine pendant la crise d’opposition, vers 3 ans. L’attitude des parents à ce moment-là est déterminante. S’ils veulent impérativement satisfaire cet enfant, ils vont le conforter dans son attitude et dans sa stratégie. Et ils vont faire de lui un individu qui ne se débarrassera plus de cette illusoire toute-puissance. Ce sera un enfant tyran, un adolescent infernal et, plus tard, un adulte égocentrique. Si les parents entreprennent d’éduquer, c’est-à-dire précisément de marquer la différence générationnelle, ils vont contenir cet enfant, lui imposer des limites et l’amener petit à petit à reconsidérer son scénario et à se débarrasser de l’illusion de sa toute-puissance. Là est le but de toute éducation. Ce constat permet de ¬comprendre les enjeux de l’autorité.

Nous traversons donc une crise de l’éducation ? Oui et elle a entamé l’exercice de l’autorité. Parce que justement on a laissé croire aux parents que leur enfant était un partenaire. Ça n’est pas par un effet de hasard mais c’est un effet collatéral des excès de Mai 68. Ce qui est resté dans tous les esprits, c’est “jouir sans entrave” et “il est interdit d’interdire”. Et dans la foulée, on a complètement déformé les propos de ¬Françoise Dolto à la radio. Ses interventions étaient thérapeutiques. Et on a cru que cette attitude devait être une norme, à adopter systématiquement. Par exemple, quand Dolto s’apercevait qu’une femme n’avait pas fait le deuil de sa mère, elle lui expliquait que son enfant sentait sa ¬dé¬tresse et elle lui conseillait d’expliquer à cet enfant pour¬quoi elle était si triste. On en a déduit qu’il fallait tout dire à un enfant, pour ne pas risquer de produire chez lui un désordre quelconque. J’ai vu dans ma carrière des caricatures. Des mères déshabillant leur bébé de 3 semaines et leur disant : « Tu vois, mon chéri, là je t’enlève ton bonnet et maintenant la manche gauche de ton manteau. » Cela n’a aucun sens. Dolto n’avait jamais dit qu’il fallait tout dire aux enfants. Pour autant on s’est engouffré dans cette voie. Il ne devrait pas y avoir de règle figée sur ce qu’il faut dire ou pas aux enfants, c’est une question de conjoncture, de circonstances, de problématique.

Pouvez-vous nous don¬ner des exemples de comportements pa¬ren¬taux à proscrire ? Je vais vous raconter une histoire. Un jour, je vois un père arriver dans mon cabinet avec son fils de 5 ans. Le garçonnet se précipite sur le pèse-personne et se met à sauter dessus. Le monsieur lui dit : « Tu sais, mon chéri, c’est un pèse-personne, c’est l’instrument du médecin. Si tu continues comme cela, tu vas le casser et le docteur Na¬ouri ne pourra plus s’en servir. » L’enfant file vers le pèse-bébé et se met à le secouer. Son papa lui dit alors : « Tu sais, c’est un pèse-bébé, c’est fragile, cela pèse même à 10 grammes près, le docteur en a besoin. » L’enfant laisse tomber le pèse-bébé, monte sur mon bureau et se met à sauter. Le papa lui dit encore : « Tu sais, le bureau du docteur est en verre, non seulement tu vas le casser et le docteur n’aura plus de bureau, mais en plus tu risques de te blesser. » Et il continue à parler et l’enfant à sauter. Nos regards se croisent alors et je lui demande s’il ne peut pas, tout simplement, lui dire “non” ? Il a réagi avec une violence terrible. « Vous voulez que je me comporte en fasciste ? » m’a-t-il crié. Et là, je lui ai répondu : « Vous allez lui donner quels arguments, à votre fils, quand il vous dira qu’il veut coucher avec sa mère ? Notre espèce est soumise à une loi. Celle de l’interdit de l’inceste, qui est purement arbitraire. Chaque fois que vous dites “non”, vous rappelez cet arbitraire et vous humanisez votre enfant. » J’avais été tellement violent moi-même que l’enfant s’est arrêté, est descendu tranquillement et n’a plus bronché du reste de la consultation. Cet homme m’a ensuite expliqué qu’il venait me voir parce qu’il n’arrivait pas à se faire obéir. Cette attitude, même si ce cas est un peu caricatural, est très répandue. Il fallait donner une explication dès que l’on donnait un ordre.

Que se passe-t-il quand un parent ¬n’arrive pas à donner fermement un ordre ? L’enfant perçoit que le parent ouvre la voie de la négociation, est prêt à lui rendre des comptes. Il peut donc prendre le pouvoir. N’oublions pas qu’il est habité par son désir de toute-puissance infantile. Le message environnant a installé l’enfant au sommet de la pyramide familiale. Nous vivons une époque où l’enfant est roi. Et on a fabriqué cette machine à donner des ¬adultes infernaux. C’est pourquoi je dis : « Soyez parents » et que l’on lit sous ma plume¬, scandalisant certains : « Élevez vos enfants de façon fasciste et ¬autori¬taire, vous en ferez des démocrates, élevez-les de façon démocratique, vous en ferez des fascistes. »

Dans ces conditions, prônez-vous le retour de la fessée, de la gifle ? Absolument pas. J’ai toujours dit que je condamnais totalement les châtiments corporels, jusqu’à la petite tape sur la main. Chaque coup donné est le résultat d’un échec de la parole. Le parent qui sait exercer son autorité n’a pas besoin de donner une gifle, puisque son enfant lui obéit. Pourtant, dans ¬cer¬taines circonstances, le parent perd sa maîtrise et le coup part. C’est ¬inévitable mais ce n’est pas une catastrophe. Une fessée n’a jamais ni tué ni démoli qui que ce soit. En revanche, je pense qu’il est fondamental de ne pas intervenir dans ce type de situation et je ¬condamne l’intervention des institutions. Il ne faut surtout pas légiférer. En entrant dans l’intimité de la relation parents-enfants, on nuit encore une fois aux parents, on altère leur position. Beaucoup d’enfants disent encore accepter l’autorité de leurs parents parce ¬qu’elle est juste. Cela signifie que l’enfant per¬çoit que les limites posées fonctionnent comme des parapets autour de lui. ¬Solides, justifiés et qui le protègent. Il remer¬cie ses parents de les avoir construits et de lui donner une très grande sécurité. Parce que les limites posées sont rassurantes. Et c’est là le problème. Aujourd’hui, les parents, bien souvent, ne fabriquent plus ces parapets, ne placent plus ces limites avec leurs enfants au nom de l’idée selon laquelle il est fondamental de laisser l’enfant se déployer. Même l’école, dans les ¬consignes qu’elle donne, a parfois perdu le sens commun. On est passé de l’individu à qui l’on délivrait un savoir et dont on contrôlait les acquisitions à un enfant qu’il faut “accompagner” dans le dé¬ploiement de ses potentialités. Il serait en quelque sorte un être capable, seul, de découvrir la bonne voie.

Quelle est, selon vous, la proportion de parents qui ne savent plus exercer cette autorité légitime ? L’Éducation nationale, en septembre 2007, a relevé que 40 % des enfants arrivent en sixième sans maîtriser l’écrit ni le calcul. Et je crois que cela correspond aux parents ne sachant plus comment éduquer leurs enfants. Ce qui les met d’ailleurs en difficulté. Pourquoi j’associe ces deux phé¬nomènes ? Parce que le ¬sys¬tème ¬scolaire, qui est là pour délivrer un savoir, exige de l’enfant qu’il ne déploie plus sa toute-puissance infantile, qu’il ait intégré un certain nombre de règles. Un jour, une institutrice de CE2 m’a dit, désespérée, qu’elle n’avait plus des élèves, mais des clients. Quand elle disait : « Ouvrez vos livres, on va faire de la lecture », la moitié de la classe se levait, se mettait à discuter. Les uns disaient qu’ils voulaient plutôt dessiner, les autres chanter. Quand cette enseignante essayait de signaler aux parents ces comportements, ils lui répondaient qu’elle manquait d’autorité. Cette institutrice n’en pouvait plus. Et les parents avaient tort. Ce qu’ils ne comprennent plus, c’est que l’école n’est pas là pour éduquer, même si l’on parle d’Éducation nationale. L’éducation doit être préalable à l’entrée à l’école et doit commencer au berceau. Ce n’est pas à l’école mais aux parents d’éduquer. L’école est là pour délivrer un savoir. Autre problème, nous sommes passés d’une société de pénurie dans laquelle le message était : “Dans la vie on ne peut pas tout avoir”, où chacun allait essayer d’obtenir le maximum en étant conscient qu’il ne pourrait pas tout obtenir, à une société d’abondance où l’on considère avoir droit à tout. C’est au nom de cette idée que les publicitaires se vantent de ce que 53 % des décisions d’achat dans les familles sont prises par les enfants.

"Dans ces conditions, prônez-vous le retour de la fessée, de la gifle ? Absolument pas. J’ai toujours dit que je condamnais totalement les châtiments corporels, jusqu’à la petite tape sur la main. Chaque coup donné est le résultat d’un échec de la parole. Le parent qui sait exercer son autorité n’a pas besoin de donner une gifle, puisque son enfant lui obéit. Pourtant, dans ¬cer¬taines circonstances, le parent perd sa maîtrise et le coup part. C’est ¬inévitable mais ce n’est pas une catastrophe. Une fessée n’a jamais ni tué ni démoli qui que ce soit"

Écrit par : leclercq | 08 février 2014

@sub,

Vous écriviez ceci hier :

"De plus, mon expérience est que simplement interdire un mode éducatif sans apporter de solutions de rechange ni expliquer aux gens comment s'y prendre autrement est désastreux. Je le vois dans l'éducation scolaire. On a privé les profs de certains moyens de pression (copier des lignes, heures de colle, laver les dégâts, zéros pointés, exclure d'un cours, redoublements) et résultat l'école est devenu un gros n'importe quoi. Le jour où il y aura un mort, on parlera d'accident, mais moi je saurais que ce n'est pas vrai."

Je n'ai pas bien compris si vous enseignez toujours, et j'étais surprise de lire qu'il n'y aurait plus de punitions à l'école.
Je travaille au Cycle d'Orientation depuis 35 ans et nous avons toutes les punitions que vous citez entre parenthèses. Elles sont appliquées du lundi au vendredi et de septembre à juin. En plus, il y a l'exclusion des excursions scolaires, du camp de ski et du voyage d'étude. Les élèves ont un carnet, dans lequel tout est consigné.

Si je vous lis bien, il n'y aurait que 3 possibilités face à des élèves problématiques :
- le laxisme par manque de punitions,
- la sanction physique interdite
-la violence psychologique délétère.

La réalité est bien plus compliquée. D'autant plus qu'on sanctionne vraiment. Notre problème peut se trouver dans le comportement des parents, souvent des personnes ayant eu des problèmes scolaires eux-même ou provenant de systèmes très différents.
La majorité des parents est présente, fait son job et leurs enfants ne font pas de grosses vagues.
Beaucoup de parents, dont les enfants dysfonctionnent, comprennent qu'ils ont un rôle à jouer et soutiennent l'école.
Mais ensuite, il y a cette minorité qui ne comprend rien à rien et qui pèse terriblement sur le système. Des parents absents ou peu adultes eux-même.
Il faut déjà comprendre la différence entre l'individu et le groupe, saisir qu'à l'école on doit apprendre à fonctionner dans un grand ensemble et renoncer à vouloir vivre son individualité dans toutes ses dimensions adolescentes pendant les cours et les récréations.
Ensuite, il faut saisir l'enjeu de formation, comprendre qu'il faut travailler et que c'est parfois difficile, mais nécessaire.
Les profs doivent souvent essayer d'expliquer ou rappeler aux parents à quoi sert l'école.
C'est peut-être l'un des aspects les plus frustrants de ce métier, à la longue. Les ados sont inconscients , c'est de leur âge et on a l'espoir de les voir évoluer, mais des parents butés ...

Écrit par : Calendula | 08 février 2014

Personnellement je n'ai pas vraiment vue une masse d’enfant roi.
Par contre le gender (qui est apparemment indissociable de l'égalité entre hommes et femmes selon nos élites) et tous ce qui est associé label égalité (comprendre inégalité, sexisme et préjugés) ça je sens que ça va devenir explosifs pas pour un futur proche mais dans un futur lointain ça pourrait avoir des répercussions explosives....
Je pense que c'est l'évolution technologique qui mettra le feu au poudre.

Écrit par : marz | 08 février 2014

@Calendula

Je n'enseigne plus, effectivement et tant mieux car je trouve que l'école marche sur la tête et je ressentais un gros malaise. J'ai du faire 4 écoles différentes (en France) et dans trois écoles, il n'y avait effectivement aucune sanction. Une vraie mascarade. Même les élèves "bien-élevés" ne mettaient pas bien longtemps pour s'apercevoir que passé les 15.000 mauvaises croix, il ne leur arriverait strictement rien...

Bien sûr qu'il y a les deux types de parents comme vous dites et cela créé encore plus d'injustice puisque finalement, seul les bons élèves sont punis, les seuls ayant quelque chose à perdre. Les vrais fauteurs de troubles n'ont jamais rien. On retrouve exactement ce qui se passe dans notre société où ce sont les gens honnêtes qui morflent tandis que l'on cherche des excuses aux pauvres petits délinquants multi-récidivistes.

Je pense qu'on est dans une longue et pénible période de transition d'un système scolaire élitiste et autoritaire à une école censée mener tout les gamins au maximum d'eux-mêmes et qui serait fondée sur le respect et l'adhésion des élèves. Malheureusement les deux façons de procéder sont incompatibles donc on va encore galérer pendant quelques dizaines d'années à moins qu'un violent retour en arrière s’opère. Exemple typique, on continue de noter les élèves les uns par rapport aux autres et non pas en fonction de leurs propres progrès ou d'objectifs à atteindre.

Après, je ne sais pas si c'est l'époque qui veut cela mais je trouve dommage que chacun doive faire le boulot des autres. Les policiers doivent faire de la prévention. Les profs doivent jouer les parents. Les chef d'entreprises doivent faire du social. Les mères doivent jouer les papa et réciproquement. Est-ce qu'on ne pourrait pas simplement chacun faire son boulot pour lequel on a la compétence et que tout le monde reste à sa place ?

Mon propos n'est pas d'accuser l'école, les profs ou les parents : c'est toute la société qui marche sur la tête. Les entreprises arnaquent leurs propres clients, les politiciens mentent à leurs électeurs, les gens se détestent entre eux, même la violence devient absurde et gratuite (happy slapping). Ce qui est marrant c'est de s'en prendre à quelqu'un sans raison, surtout s'il n'y est pour rien. Pour que nos jeunes en arrivent là c'est qu'ils ont dû en manger de l'injustice, des situations absurdes et de la violence aveugle.

Alors société sans violence, mon œil... Certain n'ont pas du mettre les pieds dans une cour de récré depuis longtemps. La violence est partout, tout le temps, mais on ferme les yeux, on subit.

Écrit par : Sub | 08 février 2014

Merci à Calendula et à Sub de remettre un peu de réalité de terrain dans le débat....:=)

Écrit par : pffffffff | 08 février 2014

Ce n'est pas parce que la violence a pu être négative dans l'éducation des enfants qu'il faille aujourd'hui, en réaction supprimer aussi la violence positive qui se trouve dans toute éducation.

L'éducation est forcément violente puisque il s'agit d'amener un enfant où il n'a pas envie d'aller parce qu'il ne connaît pas.

IL serait peut-être bon d'arrêter d'être dans la réaction (d'être réactionnaire !)

http://www.podcastjournal.net/TRIBUNE-Refondation-de-l-ecole-ou-education-des-eleves_a15676.html

Écrit par : Jean GABARD | 08 février 2014

Tombé là-dessus par hasard, mais vraiment par hasard, je ne connais rien de l'hébergeur: néanmoins, l'article est intéressant au vu de la discussion!
http://laitman.fr/2012/10/14/pourquoi-les-enfants-refusent-d%E2%80%99aller-a-l%E2%80%99ecole-incompatibilite-plus-evoluee/
A+

Écrit par : pffffffff | 08 février 2014

@Jean Gabard,
Je ne suis pas sûre qu'il faille dire "violence positive", je dirais plutôt
"interdits" ou "contrainte".
En effet, je vois "violence" forcément comme un excès ou une transgression.
"Violence positive" serait un oxymore.
Il me semble que c'est normal de s'opposer aux envies spontanées des enfants et de les amener vers ce qu'ils ne connaissent pas. D'ailleurs, les enfants ne sont pas tous réticents à la nouveauté ou à l'obéissance.

A l'adolescence, il est clair que certains ont vraiment besoin d'avoir peur de l'autorité. Il faut qu'ils craignent la sanction. Jeune prof, je ne l'avais pas compris, car moi-même enfant ou ado, je n'avais pas eu ce besoin-là. J'avais bien sûr des camarades anarchiques, mais en tant que gamine, je n'y comprenais rien, ça ne me concernait pas.
Pour les parents et le grand public en général, il est difficile de comprendre ce que cela signifie que de se trouver seul face à un groupe d'une vingtaine d'élèves qui n'ont pas envie d'apprendre ceci ou cela et qui s'opposent, soit par l'inertie ou l'agitation. Tout le monde pense savoir faire face, parce que tout le monde est allé à l'école. Mais être dans le rôle de prof, ce n'est pas du tout la même chose que d'être élève.
Surtout pas de nos jours.
Comme Sub, il m'a fallu apprendre par la dure, que les enfants ne sont pas tous naturellement bons et ne demandent pas qu'à bien faire. La violence existe aussi entre eux.
Selon moi, un adulte n'a pas besoin d'être violent, il doit juste être ferme, intransigeant au sujet les règles qui existent et infatigable et patient. Il doit être certain du bienfondé de son rôle et l'assumer à fond.
Chaque année, ce sont de nouveaux élèves qui arrivent et chaque année il faut recommencer ce que certains veulent appeler du "formatage".
Je ne suis jamais arrivée à formater qui que ce soit, mais on est arrivé à fonctionner dans une sorte de cadre de l'acceptable. Et à travailler.
On apprend souvent bien plus tard, par des anciens élèves devenus adultes (j'en ai revu beaucoup dans le rôle de parent), combien les années du CO ont été importantes. Ils se souviennent avec gêne ou honte de leurs incartades et s'en excusent. Ca veut dire que le système a marché.
Je ne suis pas d'accord de me focaliser uniquement sur ce qui ne va pas.

Écrit par : Calendula | 08 février 2014

il ne faut pas oublier que dans violence il y a VIE

et quand je parle de violence positive ce n'est pas avec excès mais simplement de la violence positive

Mais il est vrai que ce mot violence ne fait penser qu'à la violence dont on ne veut plus

Écrit par : Jean GABARD | 08 février 2014

@ sub,
Ce passage de votre comm' est particulièrement intéressant :

"Après, je ne sais pas si c'est l'époque qui veut cela mais je trouve dommage que chacun doive faire le boulot des autres. Les policiers doivent faire de la prévention. Les profs doivent jouer les parents. Les chef d'entreprises doivent faire du social. Les mères doivent jouer les papa et réciproquement. Est-ce qu'on ne pourrait pas simplement chacun faire son boulot pour lequel on a la compétence et que tout le monde reste à sa place ?"

Comme vous, je pense que une grande part de nos concitoyens ont de la peine à assumer le boulot qui demande d'être "mal vu".
Cette histoire de la police qui doit faire de la prévention au lieu de mettre des amendes ! Ca m'a toujours fait rire. C'est vraiment de hypocrisie.
A mes yeux, il s'agit là justement de cet individualisme béat, qui nous pousse à vouloir une société bien réglée et agréable à vire, mais qui nous empêche de faire des efforts à notre niveau.
Tout le monde est d'accord qu'il faut que les criminels soient en prison, les rues propres et sans crottes de chien, les enfants obéissants et bien élevés, les règles de la circulation respectées etc. Mais qui est d'accord de payer les impôts ou les amendes sans râler ou tricher, de supporter la présence de policiers ou de caméras de surveillance et surtout de surveiller ses enfants ou son chien ?
Probablement la majorité des gens, mais en se sentant brimé.

Je ne suis pas contre le fait que la police fasse de la prévention, mais ils ne peuvent pas faire seulement cela ;-))

Écrit par : Calendula | 08 février 2014

Heureusement qu'il existe des gens ou parents considérés comme imparfaits,sinon beaucoup de professions pourraient mettre la clé sous le paillasson et il n'y aurait plus de tirages à sensation pour la presse People

Écrit par : lovsmeralda | 08 février 2014

Mais, Lovsmeralda, personne n'est parfait, les parents pas plus que les autres....d'ailleurs, que pourrait-on qualifier de parfait?
Le rôle des parents, c'est d'aimer, de nourrir,de protéger leurs enfants, et si possible de les rendre apte à se débrouiller dans la société dans laquelle ils évoluent....:=))
Les notions de morale et de politesse varient fortement d'une société à l'autre, et ce qui est admis chez certains est tabou chez les autres. La même société évoluant elle-même, ce qui était jadis admis (père chef de famille, notion qui a disparu du droit suisse depuis 20 ans) est ainsi remis en cause, et des choses autorisées aujourd'hui ferait bondir nos aïeux (mariage homosexuel, avortement). C'est ainsi.
Les enfants sont des personnes, imparfaites, aussi l'éducation doit être bienveillante, dans le seul but d'amener un enfant à être autonome, et certainement pas dans un but de le dominer et de l'humilier.

Écrit par : pffffffff | 08 février 2014

On parle de violence ou pas. Mais d'abord il faut savoir de quelle période de l'enfance on parle.

L'être en évolution passe par des stades très différents et nécessite des attitudes adaptée à chaque périodes. En fait, on parle beaucoup de l'enfant sans avoir une idée très précise de ce par quoi il passe. Beaucoup de références mentionnent ce dont il est ou serait capable de maîtriser à tel ou tel âge. Ces études sont orientées sur la performance, pas forcément sur l'épanouissement personnel.

Quand je lis dans un comm de pfffff que l'enfant est un être pensant ... ! Je nuancerais beaucoup cette affirmation. Pour le moins un être pensant en devenir ... ! Et cela dépend de son âge.

Les premières années sont orientées sur le développement physique, la maîtrise de la coordination corporelle. Est-ce vraiment l'âge pour négocier face à un être pensant ? Assurément pas. Le petit enfant acquiert des dispositions surtout par le mimétisme, la sensorialité et l'exemple. Il peut intégrer par répétition que deux et deux font quatre, mais il ne peut pas y parvenir par sa simple capacité cognitive. Même si un enfant est doué ou précoce, il ne devrait pas forcément être stimulé dans le domaine où il parait avoir de la facilité, pour maintenir une malléabilité cérébrale le plus longtemps possible, afin de posséder par la suite un mental souple et inventif.

La maîtrise de la pensée est un processus très long qui s'acquiert à partir de l'adolescence.

Donc un adulte qui considère un petit enfant à même d'intégrer un discours raisonnant dans une négociation concernant son éducation, le plonge dans un univers qu'il ne maitrise pas et donc forcément anxiogène.

Entre 5-7 ans, l'enfant quitte le monde protégé de la petite enfance, la fusion avec ses parents. Cela peut passer par des périodes très morbides , des dessins désemparants pour les éducateurs ou les parents. Un stade peu commenté en science de l'éducation. Il peut passer par une vraie période de deuil ou ne pas vouloir rentrer dans le monde un peu plus autonome. Une provocation d'un adulte peut être perçue comme une violence négative ou positive pour dépasser ce stade par exemple.

Bref on pourrait développer une multitude d'exemples ....

Tout cela pour dire que ce genre de débats me paraît souvent bien simpliste et bien trop généralisant.

Écrit par : aoki | 08 février 2014

......mais, Aoki, une punition, physique ou autre, ne peut s'appliquer qu'à un enfant qui comprend, sinon, à quoi ça sert?

Écrit par : pffffffff | 08 février 2014

@ pfff

"et certainement pas dans un but de le dominer et de l'humilier."

vous en avez pas marre de voir de la domination et de l'humiliation des enfants partout !!!!

"La même société évoluant elle-même, ce qui était jadis admis (père chef de famille, notion qui a disparu du droit suisse depuis 20 ans) est ainsi remis en cause, "

oui et on s'aperçoit qu'on a accepter un peu vite les exigences féministes.

Écrit par : leclercq | 08 février 2014

@ Pfff,

" Ensuite, l'interdiction des châtiments corporels a été institué dans les années 80. Si c'était une telle catastrophe, les adultes suédois seraient tous des névrosés aujourd'hui...hors, le pays tourne, prouvant qu'on peut élever des enfants sans châtiment corporels. "

Oui la Suisse tourne tout aussi bien que la Suède sans les interdire qui prouve que l'interdiction ne veut rien dire là-dessus. Reste que faudrait encore un policier surveillant chaque famille à domicile pour s'avoir si la loi anti-châtiemnt corporel en Suède est bien appliquée par les parents à domicile.

" Il y a juste des coincés de votre espèce qui, n'ayant pas d'enfants, savent tout sur la manière d'éduquer ceux des autres, et surtout, ne les supportent pas.... "

Exactement comme les politicards suédois qui ont interdit les châtiments corporels étant sûr de savoir mieux que les autres parents comment éduquer leurs enfants.

Les suédois pays de féministes qui rend propriétaire de l'état l'éducation des enfants et le corps des prostituées.

D.J

Écrit par : D.J | 08 février 2014

Les abolitionnistes des châtiments corporels dans l'éducation des enfants qu'ils estiment traumatisant pour ces derniers commencent maintenant à passer par la vitesse supérieur.

Il estime maintenant que d'engueuler leurs enfants traumatise l'enfant. C'est bien de leur dire non qui ce sera considéré comme traumatisant.

C'est bien cette culture de la tolérance et du pardon à l'outrance dans nos société et cela sans discernement que l'on arrive à des drames tel qu'il est arrivé avec l'affaire Adéline.

Pfff défend le principe que la plupart des pays ont interdit les châtiments corporels sans se rendre compte que les enfants rois deviennent aussi de plus en plus une réalité.

D.J

Écrit par : D.J | 08 février 2014

C'est parce que le petit enfant n'est pas capable d'entrer dans le symbolique que la fonction symbolique de père ne peut être jouée avec lui que par un homme.

Écrit par : Jean GABARD | 08 février 2014

@ Aoki ; intéressant : "Un grand quotidien suédois publiait en 1997 un article qui disait en substance:
« Les problèmes neuropsychiatriques chez l’enfant sont sans doute actuellement la plus grande menace contre la santé publique. Des problèmes de ce type ont été diagnostiqués chez 120 000 enfants. » "

Peut-être parce qu'il leur aurait été administré des médicaments, en lieu et place de l'éducation "traditionnelle" d'autrefois, où la claque et la fessée ne nécessitaient pas une prise quotidienne 3 fois par jour. Je pense par ex. à la Ritaline.

Ou encore une conséquence de la malbouffe, mais c'est un autre débat.

Personnellement j'ai reçu davantage de coups de mes instituteurs que de mes parents ; ces derniers m'ont frappé 3 fois au grand maximum dans mon enfance, alors que les professeurs, surveillants et instituteurs d'un internat catholique connu, mal intentionnés, m'ont laissé quelques séquelles physiques.

Mais du haut de mes 70 années et avec le recul, je n'en veux pas à mes parents, contrairement aux membres du corps enseignant (VD) qui agissaient par pure méchanceté et sans aucun esprit humaniste.

Écrit par : Keren Dispa | 08 février 2014

Jean Gabard @

Votre remarque me fait penser à une anecdote; j'ai un petit-fils de deux ans, qui n'a quasi pas connu son père qui a eu de la peine à l'assumer. Ce petit garçon charmant tourne pousse déjà sa mère au bord de la crise de nerf. Mais quand je joue au tigre avec lui, il rigole, il sait que c'est un jeux et il aime. Cependant en même temps quelque chose en lui a peur de la puissance animale potentielle que je peux exprimer. Ce qui fait qu'avec moi, je n'ai même pas besoin d'élever la voix pour qu'il obéisse où se calmer quand il fait une crise. Car il a senti que j'ai une puissance qui le dépasse totalement.

@ pffffff cela répond aussi à votre question. Pas besoin de compréhension mentale, son instinct a compris d'emblée une réalité.

Écrit par : aoki | 08 février 2014

Parce qu'évidemment, l'enfant de 2 ans a peur de notre ô toute puissance de mâle, alors que la force de sa mère, il peut la maîtriser... hum.
Même si cet argument-ci était ridicule, et qu'il le serait jusqu'à l'adolescence de l'enfant (ou plus, ou même parfois toujours, selon les individus), je suis d'accord avec le fait qu'on ne puisse pas nier que la moyenne des hommes aient une masse musculaire plus importante que les femmes.
Sur le plan psychologique en revanche, il serait temps de vous mettre à jour. Ce genre de petit article tout simple peut vous aider :
http://www.huffingtonpost.fr/2013/02/08/differences-entre-hommes-femmes-peu-nombreuses-genre-science_n_2642186.html

Écrit par : frank | 12 août 2014

...ce qui serait donc un démenti de la théorie du genre...
et pan, exit les espoirs des lesbiennes d'être de bonnes mères, alors?

Écrit par : pffffffff | 08 février 2014

Etre bonne mère ne remplacera jamais un père ou un substitut.

La théorie du genre est précisément une notion décorporalisée, une production dangereuse précisément sur ce point. Une poussée mentale qui s'émancipe des réalités physiques naturelles est un manque d'instinct. On oublie que les faculté mentales se construisent par dessus un cerveau reptilien instinctif et un cerveau social mammiférien qui touche l'affectif. Nier les strates qui ont engendrer le cerveau pensant et parlant est déjà une forme de schizophrénie.
La vigilance propre à la survie est une faculté du bulbe rachidien que l'on utilise tous les jours et pourtant c'est la partie la plus archaïque du cerveau ...

Écrit par : aoki | 09 février 2014

@Keren Dispa

Votre témoignage relève bien que le contexte prévaut avant toute chose concernant cette définition de la violence. A vous entendre l'adjectif facho-catho n'est pas une pure invention et je peux très bien entrevoir le sadisme pervers d'un tel milieu à une certaine époque.

La question d'interdiction de la fessée se discute aussi en Suisse et d'après ce que j'en connais, c'est moins par idéalisme que pour donner plus de puissance d'intervention dans des milieux familliaux catastrophiques alcooliques et violent à l'excès.
Mais je ne pense pas que cela soit une bonne réponse. Le problème est un contexte social et la réponse devrait être au même niveau.

Écrit par : aoki | 09 février 2014

La Suède a banni les châtiments corporels pour les remplacer par quelque chose de tout aussi destructeur, les humiliations, rebuffades et rappels à l'ordre genderiste. Ce qui fera plaisir à pffffffff, c'est que leur but est d'amener les enfants à une totale autonomie, c'est-à-dire, à ne dépendre de personne d'autre que l'Etat. De sorte que les Suédois adultes soumis à ce traitement depuis petits sont incapables de coopérer avec les autres et ne connaissent qu'un seul maître, le réglement (de l'Etat, de leur lieu de travail, de leur immeuble, etc).
Tout ça se solde par un taux record de troubles mentaux et de suicides (n°1 d'Europe chez les moins de trente ans). D'un autre côté, parce que la consommation est le seul autre système de référence qui leur reste - le premier étant l'Etat-règlement -, ils consomment beaucoup plus que les habitants de l'Europe du Sud.
D'où la volonté acharnée de "suédiser" l'Europe qui s'est récemment emparée de la droite comme de la gauche, à Bruxelles.

Quand aux châtiments corporels, aucun besoin. A l'école, les heures de colle marchent tout aussi bien que les gifles (ne parlons même pas de la fessée, cette invention de pervers) et à la maison, les familles violentes doivent être tenues en laisse par la loi.
Une autorité parentale s'impose par sa justesse et non par la violence.

Écrit par : Isa | 11 février 2014

"Quand aux châtiments corporels, aucun besoin. A l'école, les heures de colle marchent tout aussi bien que les gifles (ne parlons même pas de la fessée, cette invention de pervers) et à la maison, les familles violentes doivent être tenues en laisse par la loi.
Une autorité parentale s'impose par sa justesse et non par la violence."

effectivement à l'heure actuelle ça fonctionne comme le préconise Isa, à l'école et à la maison et le résultat est on ne peut plus catastrophique comme quoi la réalité et les grandes idées issues de cerveau féminin maternant, qui veulent expliquer aux hommes comment ils doivent éduquer les enfants en tant qu'hommes ça fait deux, que les femmes s'occupent de materner les enfants et quelles laissent les hommes éduquer les enfants en tant qu'hommes, qu'ils leur donnent des fessées où des gifles, ne les concerne pas, ce n'est pas leur problème, elles n'ont pas à régenter les hommes dans ce domaine et leur dire ce qu'ils doivent faire, quelles commencent déjà à analyser la réalité et les catastrophes qu'ont donner leur directives ça sera un bon début, mais sont t'elles capables d'analyse d'objectivité de remise en cause j'en doute fortement, et j'estime que des personnes incapbles de cette démarche d'esprit sont des nuisibles on doit les museler.

"les familles violentes doivent être tenues en laisse par la loi."

en Suède c'est la réalité et le résultat est catastrophique.

les familles sont sous la coupe d'hystériques féministes qui racontent n'importe quoi.

http://www.liberation.fr/evenement/0101108464-la-suede-royaume-de-l-enfant-roi

" Lena Nyberg s'emporte : «Accepteriez-vous qu'un collègue vous colle une gifle ?» Certes non, mais les parents ne devraient-ils pas pouvoir élever librement leurs enfants, sans être menacés en permanence d'une plainte devant les tribunaux ? «Alors vous êtes aussi favorables à ce qu'on laisse les hommes battre leurs femmes ?» Bien sûr que non. Mais on parle ici d'une toute petite fessée. La médiatrice explose : «Et où donc sont les limites ? Faut-il attendre que l'enfant soit mort pour réagir ?» "

il faut en tenir une sacrée couche pour dire des conneries pareilles, pauvre conne.

Écrit par : leclercq | 12 août 2014

Une jeune connaissance à moi, femme, décida de devenir maçonne. Quelques temps plus tard, épuisée, elle renonça. Hommes parce qu'hommes puéricultrices! Quelle stupidité.

A propos des heures de colle (je ne crois pas qu'il faut à choix soit cogner sur un enfant soit lui infliger des heures de colle) les heures de colle sont utiles si l'enfant est appelé à revoir ce qui ne va pas bien en classe, comme maths, dictées, etc. mais s'il s'agit de simples heures de présence, quelle utilité? En aucun cas, coups. Important aussi de profiter de la présence de l'enfant pour voir s'il y a perturbation, préoccupation, chagrin. La psychothérapie permet parfois d'arranger les choses gentiment en discutant mais l'enfant, ou l'adulte, qui a comme une "écharde" (un traumatisme, ou plusieurs enfoncé/s dans sa peau psychique) a besoin d'une psychanalyse cure qui lui permet de remonter dans le temps à la recherche de ce ou ces traumatismes qu'il lui faut alors revivre pour en être délivré. Argent? Pour les enfants, F. Dolto leur demandait de quoi affirmer leur désir de se soigner: petits sous, timbres, un dessin... Psychanalyses à prix réduits par excellents psychanalystes désireux de se rendre utiles en signe de gratitude pour une carrière gratifiante.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 12 août 2014

"effectivement à l'heure actuelle ça fonctionne comme le préconise Isa, à l'école et à la maison et le résultat est on ne peut plus catastrophique comme quoi la réalité"

Natacha Polony explique très bien cette réalité.

http://blog.lefigaro.fr/cgi-bin/mt/mt-ftsearch.fcgi?IncludeBlogs=80&tag=fess%C3%A9e&limit=20

"les heures de colle marchent tout aussi bien que les gifles" !!!!

"En aucun cas, coups. " oui et les résultats se lisent à la rubrique faits divers des journaux !!!

" La gifle, pour qui a un quelconque sens des relations d'autorité, est un geste plus violent qu'une fessée (destinée au jeune enfant, et qui ne doit pas faire mal), et qu'il faudrait pouvoir éviter. Mais elle vient généralement, vis-à-vis d'un enfant plus âgé ou d'un adolescent, sanctionner une provocation manifeste, une marque d'irrespect (et si ce geste ne pourra jamais pallier une absence d'autorité ou de légitimité, il ne prouve absolument pas pour autant un "échec" ou une "impuissance")."

"L’argumentation est rodée : la « violence » est un échec, un « aveu d’impuissance », il faut « privilégier le dialogue »… Argumentation qui ressemble à s’y méprendre à celle qui fut servie pendant des années aux jeunes professeurs dans les IUFM, à propos des punitions, et dont les résultats se lisent à la rubrique faits divers des journaux."

"(ne parlons même pas de la fessée, cette invention de pervers)"

" Soudain, la petite fille renverse son jus d’orange, sa mère se met à hurler comme une aliénée et lui assène une gifle au claquement effroyable. La fillette s’effondre, en larmes, et la grand-mère qui regarde la scène d’un air désolé, s’approche de sa propre fille pour la serrer dans ses bras en lui demandant pardon. La morale de l’histoire s’affiche sur fond noir : « Des parents qui battent ont souvent été des enfants battus. Eduquons nos enfants sans violence ni claques ni fessées ».
Passons sur la nullité absolue d’une vidéo dans laquelle tout sonne faux, les voix, les regards, les attitudes… Cette petite fille dont le geste, censé relever de la maladresse, est forcé, cette mère hystérique dont les hurlements sortent de nulle part, cette grand-mère aux airs compassés… Mais qui diable a pu concevoir une telle accumulation de grotesque outrance ? Le plus grave réside évidemment dans la manipulation intellectuelle dont relève ce message. Grave, parce qu’il s’agit de focaliser l’attention sur des gestes, gifles et fessées, qui sont courants, pour faire croire que les parents qui en usent sont des monstres, au même titre que ceux qui attachent leur enfant à un radiateur ou lui assènent des coups de ceinture. Le meilleur moyen, bien sûr, de laisser ceux-là agir en toute impunité.
Cette obsession contre la fessée, rebaptisée « violence éducative », ou même « châtiment corporel », est une vieille lune de quelques militants forcenés, parmi lesquels la pédiatre Edwige Antier, également adepte de l’allaitement jusqu’à deux ans et autres utopies délicieuses."

"On pourra déplorer les « parents démissionnaires », et les petits monstres qu’ils produisent à grande échelle. Mais il serait plus opportun d’enfin constater que ce discours culpabilisant et délégitimant a créé des générations de jeunes parents totalement paumés, et incapables de savoir eux-mêmes quelles sont les limites à fixer à leur enfant, quelles sont les conduites acceptables et celles qui ne le sont en aucun cas. Les milliers d’enfants qui verront ce petit film (car le premier renoncement au bon sens se manifeste face à cette télévision qu’on laisse allumée devant eux) comprendront parfaitement le message : sanction et brutalité aveugle sont de même nature, et le parent qui voudrait leur imposer quoi que ce soit, éventuellement par la force, est un bourreau. Détruire ainsi l’image d’un parent aux yeux de son enfant est une grave responsabilité. Car on ne sait jamais quels modèles de substitutions celui-ci se choisira."

Écrit par : leclercq | 12 août 2014

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