23 novembre 2013

Femmes en politique: Genève n’a pas à rougir

Les élues genevoises, surtout au Conseil d’Etat, sont-elles particulièrement maltraitées? Sont-elle victimes d’un véritable acharnement systématique et d’un lynchage populaire et médiatique rageur? Genève serait-il un canton particulièrement conservateur et anti-femmes?


femmes,politique,geneve,lynchage,discrimination,chromosomes,égalité,élue,vieux,cons,sexe,genre,hormones,bite,testostérone,isabel rochat,michele kunzler,torracinta,maudet,staufferPréambule

C’est ce que prétend Grégoire Barbey sur son billet du jour. Je ne comprends pas cette prise de position alarmiste sur les femmes en politique. Sur le pourcentage de femmes élues on pourrait discuter. Pour ma part je prends pour principe qu’un élu ou une élue oeuvre pour la cité et non pour un genre plus que l’autre. J’ai pleinement confiance en ce qu’une femme me représentera aussi bien qu’un homme. Ce n’est, je le sais, pas toujours vrai et certaines élues ont une tendance au vote communautariste: quelles femmes politiques s’inquiètent de la violence faite aux hommes, du suicide des hommes, du chômage des hommes, de la misandrie, de la prévention du cancer de la prostate, des fausses accusations? Où sont les Bureaux de l’égalité vraiment égale pour les hommes? On le voit aussi avec les lois de genre, ou les discussions sur la prostitution: nombre de femmes politiques ne parlent que des femmes, pas des hommes. Comme si eux n’avaient jamais de difficultés.

Deuxième remarque concernant le pourcentage de femmes au parlement ou au Conseil d’Etat: ce sont des femmes et des hommes qui votent. Les femmes élisent donc majoritairement des hommes. C’est leur choix et il n’y a pas à le dénigrer. Il n'y aurait pas plus à le dénigrer si c'était l'inverse. Mais passé ce préambule, je comprends que des femmes aimeraient avoir accès aux places politiques. A leur place je serais peut-être frustré. Ce que je pense est qu'il faut se battre pour cela, non pas l'imposer comme une récompense de genre.


Haro sur les hommes

Sur le fond, les femmes en politique seraient moins bien traitées que les hommes. Grégoire Barbey n’en fait pas la démonstration. Les femmes seraient-elles davantage objets de lynchage médiatique et populaire? Voyons si les hommes sont mieux considérés.

Rappelons-nous comment le Conseiller d’Etat M. Muller fut traité (à raison ou à tort, ce n’est pas l’objet ici) pour constater qu’il a pris le rouleau compresseur comme personne nefemmes,politique,geneve,lynchage,discrimination,chromosomes,égalité,élue,vieux,cons,sexe,genre,hormones,bite,testostérone,isabel rochat,michele kunzler,torracinta,maudet,stauffer l’avait pris depuis longtemps. Rien ne lui a été épargné. Pierre Maudet a également été l’objet d’attaques virulentes pendant la campagne récente, suite en particulier au meurtre d’Adeline.

Charles Beer a été pris à partie de manière régulière, presque permanente depuis quelques années, sur sa gestion de l’école genevoise largement contestée. Il a été désavoué quand l’initiative de l’Arles a été acceptée. Je ne vois pas qu’il ait été l’objet d’un traitement particulier ou privilégié parce qu’il est un homme. Manuel Tornare n'a pas été présenté, parce qu'il est un homme. Un autre politicien lynché est Eric Stauffer. Il en prend régulièrement pour son grade, bien plus que les femmes. Non, je ne vois pas que les hommes soient épargnés par la virulence de la critique.


La course des spermatozoïdes

Isabel Rochat - que j’ai soutenue - a été mal servie avec son premier Département. On a donné la patate chaude à une femme nouvellement élue: pas vraiment cool. J’avais approuvé son plan de retour à la maison des petits délinquants avec un petit viatique en échange d’une identification formelle (empreintes, état civil) et la promesse de ne pas revenir. Mais elle n’a pas eu le talent de communicante d’un Pierre Maudet.

femmes,politique,geneve,lynchage,discrimination,chromosomes,égalité,élue,vieux,cons,sexe,genre,hormones,bite,testostérone,isabel rochat,michele kunzler,torracinta,maudet,staufferMichèle Künzler a été critiquée pour sa gestion mais aussi pour la politique des Verts qu’elle incarnait. Elle s’est victimisée en tant que femme, ce qui était une bonne manière d’éviter de débattre du fond. Ce n’est pas acceptable. Imaginons Mark Muller pleurnicher en disant: «On ne m’aime pas parce que je suis un homme.» Un homme tenant de tels propos se ferait siffler.

Anne Emery Torracinta, je l’aime a priori bien, je l’ai écrit. Mais je regrette qu’elle ait instrumentalisé sa fille handicapée sur la fin de la campagne. Je m’attendais à autre chose que l’étalage de son héroïsme familial qui n’indique aucune compétence politique particulière (au fait, comment vont ses autres enfants? Elle n’en a pas parlé...).

Il faut cesser d’alimenter l’idée que les femmes sont maltraitées et de leur donner des encouragements comme si elles n’étaient pas capables de se stimuler elles-mêmes. Les pousser à se tenir les coudes entre elles est non seulement un encouragement au communautarisme de genre mais c'est condescendant et paternaliste. Voire flagorneur. Les femmes font vendre, Grégoire l’a compris. Les caresser dans le sens du poil attire leurs bonnes grâce. Hé oui, comme les hommes elles apprécient d’être admirées. Et pourquoi pas?

Mais en investissant fortement le terrain politique, les femmes apprennent ce que les hommes connaissent bien: la course des spermatozoïdes. Beaucoup au départ, peu à l'arrivée. Les dominants et les dominantes - au sens animal du terme - gagnent. C’est l’apprentissage normal. Le féminisme a aboli toute position protégée pour les femmes - car avant, cela existait. Il serait donc déloyal de permettre à certaines de passer en force ou d’être traitée différemment grâce à leurs chromosomes.


Oestrogènes contre testostéronefemmes,politique,geneve,lynchage,discrimination,chromosomes,égalité,élue,vieux,cons,sexe,genre,hormones,bite,testostérone,isabel rochat,michele kunzler,torracinta,maudet,stauffer

Selon Grégoire les quotas poseraient un problème d’«hormones»: «... en cas d’erreur de casting, on prendra la gent féminine en otage. On dira que 40% c’est bien trop. Que les femmes n’ont pas les mêmes capacités que les hommes. Et l’on rentrera inévitablement dans des discours hormonaux.» Même dit au second degré, c’est quand-même introduire le sujet... Les hommes connaissent d’ailleurs aussi, quand on dit qu’ils agissent avec leur testostérone ou qu’ils pensent avec leur bite. Ce qui ne semble pas soulever plus d'indignation que cela.

Parenthèse sur les quotas: j’y suis opposé idéologiquement car c’est une contrainte de plus sur le libre choix de l’électeur, c’est rigidifier la souplesse de notre démocratie, et c’est donner un bonus politique selon les chromosomes. Pour le coup on serait réellement dans une dictature du genre et une différenciation irrémédiable femmes-hommes. Cela dit, ne pourrait-on critiquer une femme politique sans que l’on nous taxe d’en vouloir à ses hormones?


Vieux et cons: reste qu’à crever dans le froid

Quand aux vieux ringards dont parle Grégoire, qui use même du qualificatif insultant de vieux cons (ce que je trouve totalement déplacé) et dont certains se sont investis dans un idéal pendant 30 ou 40 ans pour être au final traités de manière aussi moche, ne méritent-ils pas autant de respect pour leur engagement que les femmes qui s’engagent? Leur expérience est-elle donc à jeter? Faut-il reléguer les ainés dans les EMS pour qu'ils cessent d'encombrer la cité? Drôle de discrimination par le dénigrement, par l’âge, par le genre, drôle le mépris et de déni de leur investissement au service de la communauté. On devrait mettre les vieux cons en haut du Salève, nus, en plein hiver. L’affaire serait réglée en une nuit.

femmes,politique,geneve,lynchage,discrimination,chromosomes,égalité,élue,vieux,cons,sexe,genre,hormones,bite,testostérone,isabel rochat,michele kunzler,torracinta,maudet,staufferBrefs, aucun des arguments sur le supposé acharnement subi par les élues ne trouve grâce à mes yeux. Grégoire se dit atterré. Mais atterré par quoi? Mettre les pieds dans le plat est parfois utile. Encore faut-il qu'il y ait un plat...

J’ai une trop grande idée des femmes pour jouer au boy scout et les aider à traverser la rue, ce qu’elles savent très bien faire toutes seules. La galanterie n’est pas de la démagogie, c’est seulement une caresse de l’âme. Ce sont les enfants que l’on prend par la main, pas les adultes. Les femmes que je connais attendent autre chose des hommes qu'un soutien béat. Une bonne engueulade est parfois une meilleure marque de respect qu'un miel de guimauve.

Plus que des hommes qui soutiennent les femmes en démolissant les autres hommes (ce qui n'aura jamais valeur d'argument mais seulement de technique de séduction), les femmes ont besoin de se donner à fond, comme les hommes, si elles veulent des places. Rien n’est acquis par principe ou par la grâce du genre. Tout le monde doit se battre et affronter les autres. Les hommes entre eux se battent férocement pour les places. C’est le jeu. C’est la course des spermatozoïdes. Souhaiter qu’il en soit autrement pour les femmes est une forme insidieuse, déguisée, de sexisme.

J’aime profondément les femmes et les admire, comme Grégoire que je crois tout-à-fait sincère sur ce point. C’est pour cela que je peux les critiquer comme les aimer. L'auto-flagellation ou la posture du paillasson, très peu pour moi.

 

Commentaires

Bonsoir,

Juste pour la bonne cause celle des hommes :
Attention à ceux qui cherchent à diviser les hoministes dans leur combat en amalgalmant masculinisme, antiféminisme et hominisme : association de père, hommes battus.
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/790189-sos-papa-et-autres-masculinistes-l-antifeminisme-comme-raison-d-etre.html

Promis je ne posterais plus

Écrit par : un revenant juste de passage | 22 novembre 2013

@Hommelibre
"Les élues genevoises, surtout au Conseil d’Etat, sont-elles particulièrement maltraitées? Sont-elle victimes d’un véritable acharnement systématique et d’un lynchage populaire et médiatique rageur?"

Mme Torracinta a payé le prix de la nausée que les femmes politiques ont provoquée par leur lobbyisme dévastateur. Je dis bien dévastateur parce que les souffrances des femmes avaient été usurpées et abusivement utilisées à des fins de propagande. Dans les années qui ont suivi le Mouvement de Libération de la Femmes, on a eu droit à des chapelles et des femmes-prêtresses en matière de prêche sur un certain féminisme de pouvoir qui n'avait rien à voir avec les promesses de libération de leurs conditions sociale, professionnelle et culturelle par le biais de réformes législatives. Les féministes corporatistes n'étaient centrées que sur quelques critères pour former leurs troupes de soutien et de combat. Leur but était moins d'apporter une amélioration globale que de parvenir au pouvoir comme démonstration de gloire plus que de victoire, que de devenir au moins l'égal de l'homme du pouvoir, sinon de supériorité absolue.

Pendant cette période, la plupart des femmes a eu à subir leur marginalisation bien qu'elles se fussent mobilisées sur presque tous les thèmes. Force était de constater qu'au moment de partager le gâteau, elles en ont été écartées et seules celles reconnues par l'élite féministe y avaient droit: la prise du pouvoir était le but. Pas l'intérêt de toutes les femmes. Dans le sérail, on pouvait entendre pire que ce que fascisme pourrait distiller.
Voyant par la suite qu'elles n'étaient pas plus défendues face à toutes sortes de discriminations exercées autant par les hommes que par les femmes elles-même une fois arrivées au pouvoir, elles ont fini par en tirer leçon. La grande majorité des femmes du peuple sont douées d'intuition et de perspicacité. Elles n'ont pas eu besoin de plusieurs années de psychologie ou de sociologie pour comprendre comment fonctionne la pathologie addictive du pouvoir.


En pleine campagne, elles se souviennent encore que tous leurs problèmes de femmes, justifiables ou non, étaient détournés au profit d'un style de vie, d'une pratique sexuelle d'une très petite minorité de femmes. On le voit aujourd'hui, la magistrate aux finances de la Ville de Genève l'a dit, elle avait fait adopter un crédit qui avait permis l'ouverture d'un bureau LGBT au sein de l'Agenda 21 pour mieux les légitimer dans l'administration (rapport de projet de budget 2010). Alors qu'il n'existe rien pour les jeunes et très jeunes femmes en ce sens que la libération de la condition féminine nécessitait au moins d'un poste d'ombudwoman pour l'information et l'accompagnement dans cet exercice d'émancipation avec des conséquences parfois insolubles et des problématiques communicationnelles inédites en famille comme à l'école.

On aura compris, la déception leur a ouvert les yeux sur la nature du féminisme des femmes politiques. Elles qui n'y ont pas accès, préfèrent s'en détourner et laisser ces dernières prendre les armes à l'égalité des hommes qui ont fait ce même choix. Celles qui n'ont pas cherché à tenter cette expérience ont préféré s'économiser pour n'appuyer que ce qui concerne plus directement LES CONDITIONS DE VIE DE TOUT LE MONDE vu le climat austéritaire ambiant.
Il ne faut pas y voir une sanction quelconque contre les candidatures féminines. Les électrices, contemporaines et jeunes, sont plus pragmatiques. La question de survie prime sur les guerres idéologiques.

"je comprends que des femmes aimeraient avoir accès aux places politiques. A leur place je serais peut-être frustré. Ce que je pense est qu'il faut se battre pour cela, non pas l'imposer comme une récompense de genre."

Vous y avez répondu vous-même. Et même l'appât du quota ne fonctionne plus: elles veulent une marche pacifique mais déterminée et sincère vers l'égalité (disons plutôt vers l'absence de discriminations), de gagner, pour chacun, homme ou femme, de comprendre l'intérêt à abolir la discrimination qui agit comme un facteur nocif donc destructif des échanges et du créatif. Pour moi, la récompense doit être celle-là et non pas un trophée qu'on vous met occasionnellement dans les mains.

"Rappelons-nous comment le Conseiller d’Etat M. Muller fut traité (à raison ou à tort, ce n’est pas l’objet ici) pour constater qu’il a pris le rouleau compresseur comme personne."

Ne soyons pas trop dupes ou naïfs. M. Mueller a bien dû étudier sa sortie de sa fonction de magistrat. On pourrait penser qu'il préférait de loin être jugé pour son libertinage que sur ses responsabilités de Conseiller d’État. Lui seul sait ce qu'il avait fait et ce qu'il avait vraiment voulu faire. Rien de tout cela ne me semblait spontané ou accidentel.


"Isabel Rochat - que j’ai soutenue - a été mal servie avec son premier Département. On a donné la patate chaude à une femme nouvellement élue:..."

On se rappellera l'issue des scrutins d'octobre 2009. Le suspens n'avait pas lieu, on avait appris assez vite qu'aucun super-homme ne voulais de ce département-suicide. La nouvelle, dans la nuit, qu'on le reléguait à Isabelle Rochat sonnait comme une marque de courage des hérauts du jour. La sortie de Marc Mueller, à moyen terme, se lisait aussi simultanément à ce moment là.

"Les femmes font vendre, Grégoire l’a compris".

C'est bien pour cela qu'il est né une tendance explosive d'hommes-féministes dans les années 1990 - 2000, et un peu au-delà, une épopée payante pour tous les opportunistes hommes et femmes. Mais des hommes, ceux qui s'autoproclamaient féministes bénéficiaient d'un capital de sympathie multiplié par deux dont il eût été stupide de s'en passer.
En dehors de ces contextes, il existe aussi des hommes qui ne spéculent pas là-dessus. Ils sont souvent moins machos et plus attentifs aux préoccupations des femmes dans leur vie privé, moins miel en public.

"On devrait mettre les vieux cons en haut du Salève, nus, en plein hiver. L’affaire serait réglée en une nuit."
C'est une vieille tradition dans le japon antique, une pratique à peine déguisée aujourd'hui. On abrègerait toutes les souffrances et frustrations.
C'est à quel âge qu'on les y amène? à 40? 50? 60? 80?
On peut être vieux très tôt comme on peut être con assez vite aussi, mais c'est quoi être con?
Chaque individu happé par le pouvoir a toujours rêvé de déporter son rival. Cependant ce sont les autres qui décident des circonstances et du moment.

Écrit par : Beatrix | 23 novembre 2013

Beatrix,

J'aime beaucoup vous lire. C'est pointu, stimulant, cela apporte un plus. Je n'ai rien à ajouter tout de suite, j'y reviendrai dès que possible - mon week-end est chargé. Mais je confirme ceci:

"il existe aussi des hommes qui ne spéculent pas là-dessus. Ils sont souvent moins machos et plus attentifs aux préoccupations des femmes dans leur vie privé, moins miel en public."

Bien vu.

Et pour les cons... :-).

Écrit par : hommelibre | 23 novembre 2013

Les femmes françaises au pouvoir dénoncent les moqueries, railleries et autres que leur feraient ou font subir les hommes...
Ex MLF je cherche en vain à voir en quoi les femmes humanisent les conditions de vie des moins privilégiés... ce que, stupidement, j'eusse imaginé, appelé de mes voeux...
Mme Lagarde ayant déclaré que l'on ne saurait entrer en politique pour "faire du sentiment" (...) échos féminins suisses immédiats! Mais s'il pouvait s'agir par là d'être en mesure de se mettre à la place d'autrui moins favorisé...? On devrait lire ou relire ou découvrir Bergères de l'apocalypse, par Françoise D'AUBONNE, qui précise que s'il s'agit d'une divagation... ladite divagation n'est hélas que trop fondée (avec référence à ces anciens Collèges de femmes qui firent tant de mal aux hommes que ce serait de façon atavique la raison même de l'antipathie notoire d'hommes vis-à-vis des femmes: PEUR, en fait! (lire le livre avant de "sourire"(...)!

Écrit par : Myriam Belakowsky | 23 novembre 2013

On me permettra un P.S. à mon commentaire ci-dessus... Témoignage d'Arlette Laguiller, salariée, en usine: "Tout!. sauf travailler sous les ordres d'une femme...

Bon dimanche, mesdames.

Écrit par : Myriam Belakowsky | 23 novembre 2013

Un autre lien plus d'actualité avec la France qui accroit son retard par rapport au Canada sur la violence faites aux hommes :
http://femmes.gouv.fr/decouvrez-les-principales-mesures-du-plan-de-lutte-contre-les-violences-faites-aux-femmes/

Écrit par : revenant de passage | 23 novembre 2013

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