20 novembre 2013

Marion, 13 ans, harcelée au collège, suicidée

Le suicide de Marion est la conséquence non seulement d’un harcèlement d’une violence insupportable, mais aussi de la résignation ou de l’acceptation complice de membres du personnel scolaire qui semblent n’avoir pas pris leurs responsabilités.


france,collège,marion,fraisse,harcèlement,suicide,Les faits datent d’il y a quelques mois. Aujourd’hui les parents interviennent dans les médias et déposent plainte. L’affaire est au stade de l’enquête. Des éléments graves sont déjà apparus et l’enquête d’un journaliste fait découvrir la dérive de ce collège français de l'Essonne.

Marion a été victime du harcèlement intensif de quelques élèves de sa classe, et parfois de sa classe entière. Il semble que cela ait duré pendant des mois. Le harcèlement passait par les paroles en direct, par Facebook (compte qu’elle avait ouvert en secret contre l’avis de sa mère), par son téléphone portable. Elle a été insultée, traitée de «sale pute», menacée de mort, à longueur de journée et même la nuit sur son téléphone. Elle était devenue le souffre-douleur.

Les résultats de cette bonne élève se sont peu à peu dégradés. Sa mère a demandé à trois reprises le changement de classe de sa fille, sans que le directeur ne lui réponde ou ne lui accorde un rendez-vous. Il n’a pas plus répondu aux lettres recommandées d’autres parents, dont certains ont finalement mis leur enfant en école privée.

Marion a été insultée en classe sans qu’apparemment les enseignants ne bougent le petit doigt. Par ailleurs certains profs ont été eux-mêmes pris à partie:

«Cette année de quatrième, Marion se plaint de ne pas pouvoir travailler. Elle revient du collège un peu triste à force d'être vue comme une "balance" ou une "intello", quand elle ose demander le silence dans sa classe. Au collège, c'est la foire, bavardages, insultes et provocs imposés par quelques fortes têtes. Un garçon dit à une enseignante : "Toi, je te baise !" Un autre jette son carnet de correspondance au visage de la prof d'histoire-géo. A la récré, ça castagne ; il paraît aussi que, parfois, ça picole et ça fume dans les toilettes. Les élèves le racontent, tout fiers.»

La direction a renvoyé deux meneurs, sans autre mesure qui à ce stade aurait permis de france,collège,marion,fraisse,harcèlement,suicide,reprendre en main un établissement qui avait passé sous la loi de certains élèves. Les profs eux-mêmes ont admis, doux euphémisme, être un peu dépassés:

«La première réunion de rentrée, le 12 octobre 2012, a été plutôt rock and roll. Trois heures durant lesquelles les parents, inquiets des problèmes de discipline, ont interpellé les profs qui, eux-mêmes, ont admis être un peu dépassés, sous l'oeil agacé du nouveau directeur.»

Ses bourreaux reprochaient à Marion, pêle-mêle, d’être sortie avec un garçon puis d’être tombée amoureuse d’un autre, d’avoir répondu aux insultes par la même insulte, d’être trop intello et de demander le silence en classe. Il lui a même été demandé de présenter ses excuses en classe pour l’insulte qu’elle a renvoyé (après l’avoir reçue) alors que rien de tel n’a été demandé à ses bourreaux. Etaient-ce donc les violents qui faisaient la loi? Phénomène localisé ou symptôme d’une dérive plus généralisée des valeurs et de l’autorité dans l’école française? La simple lettre de condoléance de François Hollande n'y changera rien, ce pouvoir ayant abandonné les français.

Un matin Marion s’est pendue à un porte-manteau de sa chambre avec un foulard. Elle n’a plus supporté. Elle a laissé deux lettres: l’une, au collège, où elle désigne ses bourreaux et les insultes qu’elle subissait régulièrement, l’autre est vide. Ce sont les bons souvenirs qu’elle garde de ses camarades: avant de mourir Marion avait encore eu le cran de faire de l’humour noir.

Les parents ont déposé plainte et pris la parole en public pour témoigner. Les harcèlements entre enfants ou ados ne sont pas exceptionnels. Marion n’est pas la seule à s’être suicidée. Si l’école a vocation d’éveiller et de transmettre et non d’éduquer ni de faire la police, dans un tel cas il est de son devoir d’intervenir. Les dysfonctionnements et agressions qui se déroulent dans l’enceinte scolaire sont sous la responsabilité des adultes responsables de l’établissement.

Puisse la mort de Marion faire se réveiller quelques consciences, avant que l’école publique ne soit abandonnée comme zone de non-droit par ceux-là même qui ont mission de maintenir le droit à la sécurité personnelle et à la formation dans des conditions normales.

Ne faudrait-il pas demander à tous les collèges de France une minute de silence suivie d'un débat sur le harcèlement scolaire dans les classes? Et réitérer cela à chaque rentrée scolaire? Le suicide de Marion aurait alors un sens autre que son désespoir.



09:59 Publié dans Politique, société | Lien permanent | Commentaires (41) | Tags : france, collège, marion, fraisse, harcèlement, suicide | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Merci pour cette information.
Les faits sont terribles, inadmissibles, scandaleux.
Faillite des adultes, à tous les niveaux.
Incompétences, aveuglement, manque de communication.
Que dire de plus?

Écrit par : Johann | 19 novembre 2013

"ce pouvoir ayant abandonné les français."

Instrumentaliser ce drame me dégoûte.

Écrit par : Johann | 19 novembre 2013

C'est minable, honteux! Mais c'est devenu un nouveau mode de vie, et pas que chez les jeunes. Les personnes plus âgées aussi. C'est à croire que pour certains le niveau est tellement bas, qu'il faut dénigrer, rabrouer ceux qui sont biens....pour se croire à niveau! Pauvre monde!
Il va bien falloir que la justice s'occupe sérieusement du harcèlement, la diffamation, les injures et les calomnies à tout va!

Écrit par : Corélande | 19 novembre 2013

@Corélande,malheureusement c'est dans l'air du temps et pour vous en convaincre lisez sur le Site* Les Observateurs *l'article mentionnant la RTS célèbre le pédophile Matznet et vous y découvrirez aussi le réel visage d0un Vert Ecologiste
Comment voulez vous ensuite que l'école soit encore un endroit sécurisant?on y avait débusqué des Scientologues mais lire qu'il faut pratiquer comme il est dit par certains,l'art de la pédophilie pour se sentir bien dans sa tête et son corps on ne savait pas qu'écologiquement parlant celle-ci faisait partie de l'enseignement scolaire du moins dans l'esprit de gens très malades et qui soi disant veulent en obliger d'autres à mieux soigner la nature
On nous prend vraiment pour des ploucs.Heureusement de plus en plus de citoyens ont pris conscience du jeu des moutons qu'on essaye de faire grimper par la peur dans le train qui fonce droit dans le mur

Écrit par : lovsmeralda | 20 novembre 2013

notre société souffre c'est certain mais vous mélangez tout, je ne vois pas ce que viens faire le national socialisme la dedans mélanger au fumeur de pétard, bref du grand n'importe quoi comme si bien le produire le net, attention, mon cœur pleure pour cette petite, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, j'ai été très affecté par ce drame

Écrit par : anton | 31 janvier 2015

pour ceux qui possèdent le don de l'écoute,le Verlan était une nouvelle forme de langage soit mais qui participa aussi à remettre à l'ordre du jour par l'envers ou par derrière des mœurs en dormance et qui peu à peu ont pu éclore au grand jour grâce à certains partis extrêmistes et gauchistes comme les néo-nazis surtout les Verts cultivateurs de cônes biologiques
Alors pourquoi s'étonner si de plus en plus de drames arrivent en milieu scolaire puisque de nombreux parents endoctrinés eux -mêmes n'arrivent plus à différencier le vrai du faux et qu'apparemment les directions elles-mêmes baissent les bras faute de pouvoir endiguer ces nouveaux fléaux d'origines du trop célèbre National Socialisme Allemand

Écrit par : lovsmeralda | 20 novembre 2013

voilà le résultat de l'éviction des pères de l'éducatif

Écrit par : leclercq | 20 novembre 2013

leclercq

Ca n'a rien à voir. Vous faites sans doute allusion au père qui, autrefois, aurait grondé un enfant en rentrant de son travail, alors que la mère serait plus laxiste, ou plus faible. Mais ça, c'est du passé. En fait, je crois que le problème, ce sont surtout les théories psychanalytiques mal comprises. Les parents (pères et mères confondus) craignent de traumatiser irrémédiablement leur progéniture s'ils leur interdisent ou refusent la moindre chose, et qu'en plus l'enfant ne les aimera plus.

Écrit par : alena hochmann | 20 novembre 2013

c'est ce que tu veux dire.

http://blog.lefigaro.fr/education/2011/04/sos-enfants-battus-et-societe-a-la-derive.html

"On pourra déplorer les « parents démissionnaires », et les petits monstres qu’ils produisent à grande échelle. Mais il serait plus opportun d’enfin constater que ce discours culpabilisant et délégitimant a créé des générations de jeunes parents totalement paumés, et incapables de savoir eux-mêmes quelles sont les limites à fixer à leur enfant, quelles sont les conduites acceptables et celles qui ne le sont en aucun cas. Les milliers d’enfants qui verront ce petit film "

"au père qui, autrefois, aurait grondé un enfant en rentrant de son travail, alors que la mère serait plus laxiste, ou plus faible. Mais ça, c'est du passé."

non ce n'est pas du passé, vite que les péres reprennent leur rôle de donner des limites aux enfants et que les méres les respectent et les soutiennent dans ce rôle.

Écrit par : leclercq | 20 novembre 2013

le probléme est là pas ailleurs !!!!

http://www.homme-culture-identite.com/article-aldo-naouri-contre-la-tyrannie-des-meres-108528284.html

Écrit par : leclercq | 20 novembre 2013

http://blog.lefigaro.fr/education/2011/04/sos-enfants-battus-et-societe-a-la-derive.html

" L’argumentation est rodée : la « violence » est un échec, un « aveu d’impuissance », il faut « privilégier le dialogue »… Argumentation qui ressemble à s’y méprendre à celle qui fut servie pendant des années aux jeunes professeurs dans les IUFM, à propos des punitions, et dont les résultats se lisent à la rubrique faits divers des journaux."

là on en a un bel exemple.

"les directions elles-mêmes baissent les bras faute de pouvoir endiguer ces nouveaux fléaux d'origines du trop célèbre National Socialisme Allemand"

le fleau c'est le maternage généralisé pas autre chose.

Écrit par : leclercq | 20 novembre 2013

Internet, les téléphone portables, toutes ces évolutions au service du mal !!

C'est comme donner une kalachnikov à un psychopathe, quoi que concernant les kalachnikovs, c'est pas mal non plus, enfin les médias français parlent des meurtres et rien que pour la semaine passée, c'était un cadavre par jour, aussi des gamins, comme si les "adultes" avaient abandonnés leurs responsabilités !

Peter Brook avait fait un film ; Sa Majesté des Mouches, ça résume très bien la situation !!

Écrit par : Corto | 20 novembre 2013

et en plus les petits jeunes issus de l'immigration sonts pires, notre société maternante les fait passer pour des victimes, ils en profitent bien ils sonts dans l'irrespect des institutions des profs des autres éléves.

Écrit par : leclercq | 20 novembre 2013

les hommes ne peuvent donner des limites aux enfants s'ils ne sonts pas respectés par les méres, et l'irrespect des méres envers les péres est maintenant général, les campagnes bidon contre la violence conjugale y sonts pour beaucoup, ces campagnes mal faites accusant uniquement les hommes, exonèrent les femmes de tous leurs comportement inadmissibles, résultats il y a de plus en plus de femmes invivables hystériques.

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/entretien-avec-sylvianne-spitzer-57815

"Ensuite, les hommes victimes de violence physique sont d’abord passés par la phase de destruction mentale. Rabaissés, humiliés, continuellement traités de « bons à rien, mauvais à tout » même devant les enfants, privés de leur capacité de décision et d’action, petit à petit ils perdent leur réactivité. Ils ne savent plus agir par eux mêmes. On a affaire à un vrai lavage de cerveau. L’homme est sans cesse dans l’obéissance parce qu’il ne sait plus faire autrement mais aussi parce que chaque « rébellion » donne lieu à des éclats voire à des représailles.

Enfin, ces femmes violentes savent utiliser la loi pour elles. En fait parfois elles n’attendent que ça : que leur compagnon réagisse. Cela leur permettra de déposer plainte pour violence conjugale s’il frappe à son tour ou abandon de famille s’il part du logement et avec toutes les sanctions immédiates que cela sous-entend : garde à vue, interdiction d’approcher du foyer, interdiction de voir les enfants…. Elles le disent d’ailleurs à leur compagnon. Donc s’il réagit, il se met immédiatement dans son tort. Les représentants de l’ordre tout comme la Justice portant plus de poids aux dires d’une femme qu’à celle d’un homme."

Écrit par : leclercq | 20 novembre 2013

suite

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/08/26/01016-20100826ARTFIG00447-les-hommes-aussi-sont-victimes-de-violence-conjugale.php

"la mère était très dominante, ce qu'elle a transmis à sa fille. Le fait d'être en couple va faire ressortir tout ça à l'âge adulte, notamment à la naissance du premier enfant: le père est alors limité à son rôle de géniteur, d'apport financier, il est réduit à sa plus simple expression.»"

ce genre d'hystérique est de plus en plus courant.

"Les hommes eux, sont souvent très amoureux, dans le déni complet. «Ce sont des hommes peu sûrs d'eux, passifs, qui mettent la femme sur un piédestal. Ils n'ont aucune capacité de décision. Au début des violences, ils pensent qu'ils s'y prennent mal, ils cèdent à tous les caprices. Les femmes ne sont jamais confrontées à un contre-pouvoir. On entre alors dans une spirale», ajoute la psychologue."

voilà ce que les femmes onts demandé que soient les hommes et voilà le résultat.

ces hommes bien entendu sonts dans l'incapacité de jouer leur rôle de pére de s'interposer entre la mére et l'enfant pour casser la fusion entre la mére et l'enfant.

Écrit par : leclercq | 20 novembre 2013

vous derapez quand vous dit /les petits jeunes issus de l'immigration sonts pires /
QUI VOUS DIT QUE LES HARCELEURS NE SONT PAS DES FRANCAIS DE PURS SOUCHES?
JE SUIS MOI MEME FILLE DE L IMMIGARTION ET JE NE CAUTIONNE PAS CE QUI S EST PASSE
CE PETIT ANGE PARTIT TROPS TOT A CAUSE DE LA MECHANCETE D AUTRES ENFANTS C EST INTOLERABLE ET JE SUIS DE TOUT COEUR AVEC LES PARENTS DANS CETTE DOULEUR ET DANS LE COMBANT QU IL ONT DESCIDE DE MENER JE LEUR DIT RESPECT§
MAIS NE DEVIONS PAS DU SUJET LES ENFANST SONT MECHANTS ENTRES EUX ; IL Y A UN LAXISME AU NIVEAU DE L ENCADREMENT ENSEIGNANT QUI A LAISSE CETTE VILOENCE VERBALE ET PHYSIQUE S 'INSTALLER, UNE CARENCE EDUCATIVE AU NIVEAU DES FAMILLES DES HARCELEURS QUI N ON PAS DONNE OU VU QUE LES VALEURS HUMAINES N ETAIENT PAS ASSIMILEES PAR LEURS ENFANTS, LES ENFANTS TOUT COURT DE N IMPORTE QUEL ORIGINES!
merci

Écrit par : riahi | 20 novembre 2013

riahi, dans le cas de Marion, il s'agit bien d'arabes !

Écrit par : Corto | 20 novembre 2013

"vous derapez quand vous dit /les petits jeunes issus de l'immigration sonts pires "

non je ne dérape pas c'est la réalité actuelle, mon épouse là vécu en collége et en lycée.

tout éléve français de souche osant les contrarier est immédiatement traité de raciste, tout éléve les regardant dans les yeux est attendu à la sortie.

racisme anti-blanc" de Tarik Yildiz

Entretien avec Bastien, lycéen : « Quand on dit racisme, personne ne pense au racisme anti-Français ».Bastien est en seconde, lui aussi dans un lycée ZEP. Il décrit le même enfer au quotidien, les brimades, les moqueries, la violence. « Le pire, c'était les années collège. Au lycée il y a plus de Français de souche, je me sens moins seul. Cela n'a rien à voir avec ce que je vivais avant. Chaque matin, en allant en cours, j'avais la peur au ventre. Chaque jour, la seule chose que j'espérais c'était de rentrer sans avoir pris de coup ou sans me faire insulter. »Au départ, il n'osait pas en parler à ses parents : « Je ne voulais pas leur faire de peine, qu'ils sachent ce que je vivais au quotidien. Je ne sais pas tellement pourquoi, mais je n'en parlais pas. » Cependant, un événement l'a convaincu de partager cette souffrance avec ses parents.«J'étais en cinquième. Mes parents avaient remarqué que je n'aimais pas l'école, mais ils ne savaient pas vraiment pourquoi. Un jour, dans la cour, certains ont commencé à jouer au "petit pont massacreur". C'est un jeu qui se joue avec un ballon ou une balle de tennis. On joue au foot et l'objectif est de faire un "petit pont", faire passer la balle entre les jambes de quelqu'un. Ce dernier est ensuite roué de coups par tout le monde. Moi, je ne jouais pas, je ne faisais que passer par là. Un des élèves s'est diri¬gé vers moi et m'a fait un petit pont. C'est alors que tous ceux qui jouaient et même d'autres qui étaient dans la cour se sont précipités sur moi et m'ont donné des coups à n'en plus finir jusqu'à ce qu'un surveillant intervienne. J'ai eu mal pen¬dant plusieurs jours et j'ai tout raconté à mes pa¬rents. »
La douleur n'était pas seulement phy¬sique, Bastien a souffert longtemps psychologi¬quement de cette agression qui n'était pas la première. « Je suis allé consulter un psychologue parce que je ne voulais plus aller à l'école, j'avais peur tout le temps. À mon retour en cours, rien n'avait changé, au contraire, c'était encore pire ». Il explique que la seule règle au collège était celle de la loi du plus fort. « Quand on se fait frapper une fois, on est la victime, la victime perpétuelle et plus personne ne nous respecte alors qu'on n'a rien fait de mal, on s'est juste fait agresser ! C'est le monde à l'envers. »
La victime est donc la personne qui n'est pas respectée. Et selon Bastien, les victimes sont presque toujours les Français de souche pour une raison qu'il ne s'explique pas. « Je crois que comme nous sommes différents d'eux, pas mu-sulmans, et qu'on a l'air d'être plus faibles alors ils s'attaquent tout de suite à nous. Ensuite, une fois qu'on reçoit les premières insultes ou les premiers coups, ça ne s'arrête plus. » Il déplore la situation, mais se sent impuissant. «Qu'est-ce qu'on peut faire contre ça ? Je ne sais pas, vrai-ment pas. Le seul moyen ce serait de les punir à chaque fois, mais dans ces cas-là ça veut dire qu'il faut beaucoup de surveillants qui écoutent ce qui se dit. Sinon ça ne sert à rien. »
Comme Guillaume, il pense être délaissé des adultes, des représentants de l'autorité qui n'interviennent pas. «Un jour, j'ai hurlé en classe alors qu'on était en cours de mathéma¬tiques. Un de mes camarades me demande une cartouche d'encre. Je lui réponds que je n'en ai plus et là, il commence à m'insulter. À plusieurs reprises il me dit "sale Français de merde", m'insulte en arabe. Après, il me crache dessus. C'est à ce moment-là que j'ai crié, le prof a de¬mandé ce qu'il se passait, mais il n'a pas écouté les explications. Il nous a demandé à tous les deux de sortir ! Dehors, celui qui m'a insulté m'a mis une claque, j'ai rien pu faire, le prof ne vou¬lait rien entendre par la suite. Je suis certain que si moi j'avais proféré des insultes racistes, le prof n'aurait pas eu la même réaction. »
Ce sentiment de deux poids et deux me-sures est prépondérant dans les différents témoi-gnages de ce livre. Bastien le dit très clairement et sans aucune ambiguïté, il a l'impression que
toutes les formes du racisme ne sont pas traitées de la même façon. « Quand on dit racisme, per-sonne ne pense au racisme anti-Français. Si moi je dis que je suis victime de racisme, on va trou¬ver beaucoup d'excuses à celui qui a dit ça. Par contre, si c'est un Français de souche qui commet un acte raciste, là tout le monde va en parler par-tout. C'est complètement injuste. J'ai l'impres¬sion que je suis un étranger ici en banlieue. Même pas un étranger, parce qu'un étranger on l'agresse pas. Pour eux, je suis un moins que rien, ils pensent qu'ils ont tous les droits. » Quand je lui demande de préciser le "ils" qu'il emploie, il répond qu'il s'agit de « certains élèves, pas tous, mais ce sont ceux qui sont dans le rapport de force permanent. Ils sont arabes ou noirs, musul¬mans en tout cas. » Il tient enfin à préciser qu'il ne prétend pas que « tous sont comme ça. Il y a des gens bien aussi. » Entretien avec Anne, mère de Bastien : « J'ai vraiment l'impression que c'est la loi de la jungle ».
Anne, la mère de Bastien, est en colère. Elle est très remontée et veut crier à tout le monde le malaise général en banlieue et cette réalité qu'elle estime trop peu connue. « J'ai l'impression qu'en banlieue, ou même en France en général, on n'a pas le droit de se plaindre si on est Français de souche ! »
Elle était loin de s'imaginer ce qu'endu¬rait son fils au collège. « Lorsqu'il m'a raconté tout ça, les insultes, les violences, ce racisme terrible, ça a été un choc incroyable. Je n'arrivais pas à y croire et je m'en suis voulu de ne pas avoir été plus vigilante, de ne pas avoir pris le temps de discuter davantage avec mon fils. Et puis, on en parle tellement peu que jamais j'aurais pu penser qu'un tel racisme pouvait exis¬ter chez des enfants. » Elle dit elle-même avoir subi des injures racistes, mais elle n'imaginait pas le phénomène aussi développé.
Cela fait donc déjà quelques années qu'elle est au courant de tout et qu'elle tente de faire changer les choses. Elle refuse de fuir : « Bien sûr, il y a l'aspect financier. On vit ici parce qu'on n'a pas les moyens d'habiter dans des quartiers chics. Mais moi je ne veux pas abandonner. Je ne vois pas pourquoi ce serait à moi de fuir alors que des voyous nous rendent la vie impossible. J'ai vraiment l'impression que c'est la loi de la jungle. »
Anne et son époux ont en effet déjà pensé à déménager, avant même que Bastien ne fasse état des violences et du racisme qui le visent. « Mes parents et mes grands-parents vivaient déjà ici, mais beaucoup de familles ont déménagé. À un moment, on s'est dit, pourquoi pas nous en aller nous aussi parce qu'on ne se sentait pas très bien. La population a changé et on s'est retrouvés minoritaires. Bastien était parfois le seul "Gau¬lois" de sa classe. »
Pour elle, l'attention que l'on porte aux personnes issues de l'immigration est beaucoup plus importante que celle accordée aux Français de souche. « Diversité, quand on entend ce mot dans les médias, on veut dire qu'il faut qu'il y ait plus de gens issus de l'immigration dans les en-treprises, etc. Mais c'est ici qu'on a besoin de diversité ! Il n'y a presque plus de Français de souche, de non-musulmans ! »
Elle a déjà parlé de ce problème aux diffé-rents professeurs de Bastien et elle a parfois été excédée par les réactions qu'elle a entendues : « Je suis bien évidemment allée plusieurs fois rencontrer les professeurs pour évoquer la situa-
tion de Bastien, les injures racistes et les vio-lences. Parfois, on nous dit qu'ils ne peuvent pas être derrière chaque élève. Parfois, on nous dit qu'ils vont faire plus attention. Mais le pire, c'est quand ils disent que ça vient d'un sentiment, comme le sentiment d'insécurité et qu'ils préten-dent à demi-mot que c'est de la paranoïa ! »
Indignée, Anne veut que les pouvoirs pu-blics fassent quelque chose pour plus de diversité en banlieue et pour que le racisme anti-blanc soit reconnu. « C'est un racisme comme un autre, j'en ai marre de ceux qui trouvent des justifications à tout. Peut-être qu'ils ont des problèmes, mais tout le monde a des problèmes. Il y a une véritable impunité, il ne faut pas s'étonner du fait que les derniers Français de souche s'en vont. »
Anne explique donc que les "Gaulois" ont de bonnes raisons de s'en aller, même s'ils n'ont pas d'enfants scolarisés. Elle a subi ce racisme personnellement à plusieurs reprises : « Un jour, dans une grande surface, une gamine d'une quin-zaine d'années avec une de ses amies passe de-vant moi alors que je fais la queue. Je lui dis gen-timent que j'étais là avant elle et c'est alors qu'elle commence à m'insulter et se fait mena¬çante. Elle me crache dessus et me dit, "sale Française de merde". J'étais terriblement cho¬quée. Des gens impolis, il y en a partout, mais ce racisme-là je ne le vois qu'en banlieue, je n'ai
pas de problème quand je fais mes courses à côté de mon lieu de travail, dans le sixième arrondis-sement de Paris ».
Anne nous raconte d'autres événements où à chaque fois, une dispute éclate. Au-delà des incivilités, les insultes visent tout de suite ses origines : « Heureusement, ce n'est pas mon quo-tidien. Mais c'est après avoir pris conscience de la situation de Bastien que tous ces événements et ces insultes ont commencé à résonner en moi. Maintenant, je considère que c'est inacceptable donc je ne veux pas l'accepter et je veux que l'on reste ici, dans notre ville. C'est à ceux qui ne res-pectent rien de s'en aller ou d'être punis. »
Entretien avec Hasan, père de famille : « On
nous reprochait de ne pas être de "bons musul-mans " ».
Hasan est père de trois enfants. Après avoir habité des années en banlieue parisienne dans des villes défavorisées, il a décidé de démé-nager, notamment à cause des pressions qu'il subissait. Il se dit musulman, mais il ne fait pas le jeûne du ramadan et consomme, de temps à autre, de l'alcool. Il n'a jamais imposé le jeûne à ses enfants qui n'ont jamais fait le ramadan.
À l'école et dans la cité, lui et ses enfants ont subi de nombreuses pressions : « Quand on recevait des amis à la maison, il nous arrivait d'acheter une bouteille de vin ou de la bière. C'était tout à fait normal pour nous, mon épouse et moi, mais quand des voisins nous voyaient, ils nous regardaient avec mépris. » Ces regards n'étaient pas la seule manifestation d'hostilité : « Plusieurs fois, des voisins nous ont fait des ré-flexions sur notre consommation d'alcool. Il est arrivé que sur notre porte, on lise "gaouri", "har-ki". On nous reprochait de ne pas être de "bons musulmans" et c'est vite devenu très pesant. »
Ces reproches et ces intimidations ont forcé la famille à se cacher : « On était obligés d'acheter les boissons dans des magasins se trou-vant plus loin de la cité. Ensuite, on cachait le
tout avec des sacs noirs, non transparents. » L'autre difficulté pour eux était de ne pas manger en public lors du jeûne du ramadan : « La pre-mière fois, j'avais oublié que le jeûne avait com-mencé et j'étais allé prendre un café en bas de la cité. J'ai très vite compris que j'avais fait une erreur. Tout le monde l'a su. On m'a fait des ré-flexions et des sermons dans le meilleur des cas. Sinon, c'était des insultes, j'étais un vendu. Là encore, nous avons dû nous cacher, mais le plus grave, c'est la situation des enfants. »
Ses enfants ont en effet subi le même type de pressions à l'école pendant le mois du jeûne. Des camarades de classe les invectivaient régu-lièrement et leur reprochaient de ne pas jeûner : « Le plus dur pour nous, ça a été de savoir ce qu'enduraient nos enfants. Mon fils me disait qu'à l'école, on lui demandait sans cesse pour¬quoi il ne jeûnait pas, s'il n'était pas musulman et qu'il commettait un péché grave. Il a, pendant longtemps, fait semblant de jeûner alors que ce n'était pas le cas ».
Ce contrôle social était si difficile à vivre pour Hasan qu'il a tout fait pour déménager. « Je trouve cela désolant. Vous imaginez ? Nous sommes en France ! En France, on doit se cacher pour boire un verre de vin, pour ne pas faire le ramadan... Je suis musulman, mais à ma façon et je n'ai pas envie qu'on s'immisce dans ma vie

privée, cela ne regarde que moi. Mais malheureu-sement, dans les cités, en tout cas dans celles que j'ai connues, ce n'est pas possible, on n'échappe pas au regard des autres. »
Hasan explique que le racisme anti-blanc dans la cité est en fait un racisme contre ceux qui n'appliquent pas à la lettre certaines obligations religieuses de l'islam. « Je ne sais pas si on peut dire que c'est du racisme parce que je suis moi-même issu de l'immigration et que je suis mu-sulman. Mais en tout cas, c'est de l'intolérance contre tous ceux qui ne pensent pas comme eux. » Il dit qu'il se sentait plus proche des rares familles françaises de souche que de la plupart des familles issues de l'immigration.
Finalement, Hasan a déménagé : « Cela a été un grand soulagement. On a commencé à avoir une vie normale, sans avoir à se cacher. J'ai le regret de ne pas avoir pu le faire avant, mais les prix sont tellement chers qu'on est contraint de rester dans les cités. Il a fallu travailler dur pour se sauver de cette situation. » Il déplore le fait de devoir fuir, mais il s'agit pour lui de l'unique solution : « Que voulez-vous qu'on fasse d'autre ? Rester là-bas et vivre un enfer, se ca¬cher, jouer le rôle d'une personne qu'on n'est pas ? Ou alors essayer d'imposer notre manière de vivre aux autres ? En réalité, il ne s'agit pas d'imposer, mais juste de leur faire accepter que
l'on puisse être différent. Pour moi, c'est impos-sible parce que même s'il y a des familles qui respectent cela, on aura de toute façon une mau-vaise image auprès des gens, des voisins. »
Le témoignage de Hasan montre donc un nouvel aspect du problème. Il existe un racisme anti-blanc mais plus généralement, on constate une intolérance envers ceux qui ont une manière de vivre différente, qu'ils soient issus de l'immigration, musulmans ou non.
Entretien avec Fatma, étudiante : « Le racisme anti-blanc n 'est pas très connu alors que ceux qui vivent en banlieue le constatent au quoti¬dien ».
Aujourd'hui étudiante en droit, Fatma a fait toute sa scolarité dans les villes défavorisées d'Île-de-France : « J'ai fait ma scolarité en France, mais j'avais l'impression d'être autre part, parfois en Arabie Saoudite ! On faisait toutes et tous le ramadan en même temps, ceux qui ne le faisaient pas, mais étaient musulmans étaient traités de harkis. Et on voyait aussi clai¬rement du racisme envers les Français de souche. » Française issue de l'immigration, elle s'est toujours sentie mal à l'aise avec ce qu'elle voyait.
Protégée parce que du sexe féminin et musulmane, elle décrit cependant une violence quotidienne qui pouvait toucher n'importe qui : « En règle général, celui qui trinquait, c'était le Français de souche de la classe. Mais il ne faut pas croire qu'il était le seul à vivre les violences, nous aussi on en souffrait. C'est vrai que pour les filles, c'est plus facile parce qu'on ne frappe pas aussi facilement une fille qu'un garçon. Mais les moqueries fusaient en permanence, c'était la vio-lence au quotidien, surtout au collège. »
Pour elle, aucun doute, il y a un véritable
racisme anti-blanc qui s'exprimait régulièrement dans sa classe : «Un jour, alors que j'étais en sixième, le petit caïd de la classe va voir un ca-marade de classe et lui dit, "gros porc", l'insulte et le traite de tous les noms gratuitement. Le malheureux a répondu, et a essayé de se défendre verbalement. Le petit caïd n'attendait visiblement que ça et a commencé à le frapper, d'autres sont venus le brutaliser aussi. Quelques-uns l'ont ti-midement défendu. Quelle était sa faute ? Pour-quoi l'avoir choisi lui plutôt qu'un autre ? La réponse est simple, c'est parce qu'il est Français de souche qu'il s'en est d'abord pris à lui. »
Elle a d'autres anecdotes qui vont dans ce sens. Elle s'étonne qu'on ne parle pas davantage de ce racisme. Elle ne veut pas nier l'existence d'autres formes de racisme et ne fait pas de hié-rarchie : « Souvent on entend qu'il ne faut pas faire de hiérarchie entre les racismes, que ce soit un racisme anti-noir, anti-blanc, anti-juif, anti-arabe... Je suis d'accord. J'ai vécu personnelle¬ment le racisme, un propriétaire a refusé de me louer son appartement quand il a appris mon nom en me disant qu'il a déjà été loué. J'ai demandé à une amie avec un nom français de le rappeler pour lui demander et il lui a dit que l'appartement était disponible. »
Ayant donc vécu elle-même le racisme, elle considère qu'il faut en parler le plus possible
pour faire évoluer les mentalités : « Pas de hié-rarchie, d'accord. Mais il faut dénoncer le ra¬cisme quel qu'il soit et je constate que le racisme anti-blanc n'est pas très connu alors que ceux qui vivent en banlieue le constatent au quotidien. Le racisme que j'ai subi, on en parle plus souvent, mais pour moi l'un n'est pas plus important que l'autre. Les deux sont à combattre de manière égale. » Elle veut une égalité de traitement des différentes affaires liées au racisme.
Fatma pense qu'il est difficile de changer la situation : « Comment changer les choses, je n'en sais rien. D'abord en parler, pour que ça se sache, mais ensuite il faut faire quelque chose. Pourquoi ne pas inciter les élèves ou les gens victimes à porter plainte directement, à chaque agression, même verbale ? Je pense que pas beaucoup oseront parce qu'on a toujours peur des représailles, mais si tout le monde s'y met, ça peut changer la donne. Il faudrait que les adultes dans les écoles soutiennent les élèves. »
Parmi les adultes qui ont, selon elle, un grand rôle à jouer, il y a avant tout les ensei-gnants : « Les profs pourraient avoir ce rôle de soutien aux enfants agressés et les inciter à porter plainte. Mais il est vrai que c'est tellement diffi-cile de tenir une classe dans ce genre d'établis-sement de banlieue que ce serait une charge sup-plémentaire pour des profs déjà dépassés. »
Elle considère par ailleurs que les surveil-lants pourraient être plus actifs et plus vigilants : « Les surveillants que j'ai connus ne sont pas très actifs, ils contrôlent les entrées, surveillent les classes de permanence et surveillent la cour d'assez loin. Il faudrait leur donner un peu plus de pouvoir pour qu'ils incarnent vraiment l'autorité. »
Enfin, elle précise que les familles issues de l'immigration vivant en banlieue parisienne ne sont pas forcément toutes racistes : « Moi dans ma famille, on m'a jamais appris que les Français de souche sont mauvais ou quelque chose du genre. Au contraire, on m'a toujours incitée à bien m'intégrer. Je ne suis pas la seule à être dans ce cas. »

Écrit par : leclercq | 20 novembre 2013

http://ilikeyourstyle.net/2013/11/18/harcelee-marion-13-ans-sest-suicidee/

effectivement !!!

Ce que l‘on voit : Marion était une française blanche poussée au suicide par des français blacks-blancs-beurs et personne n’en n’a parlé autrement que sous un aspect abstrait, non racial.

Écrit par : leclercq | 20 novembre 2013

suite

http://www.medialibre.eu/france/marion-13-ans-assassinee-au-college-par-la-gauchiasse-et-la-racaille-video/13961

voilà à quoi même les lois de censure, merci le MRAP et SOS racisme d'avoir assassiné Marion, voilà le résultat de l'antiracisme au forceps.

http://lci.tf1.fr/france/societe/suicide-d-une-adolescente-harcellee-les-parents-portent-plainte-8311431.html

"Je dis aux harceleurs : ce que vous avez fait est intolérable, inadmissible, inexcusable. Ca doit être sanctionné de manière très sévère. Il n'y a pas d'excuse de minorité.

cette phrase a une lourde signification !!!!

Écrit par : leclercq | 20 novembre 2013

http://www.contrepoints.org/2012/12/06/106207-racisme-anti-blancs-2-negation-universitaire-du-phenomene

les média se taisent parce que selon nos universitaires le racisme ant-blanc n'existe pas.

Écrit par : leclercq | 20 novembre 2013

Merci pour ces compléments, Leclercq. Je n'avais pas trouvé ces précisions. Elles doivent être dites en effet. Il n'y a pas d'excuse de minorité.

Écrit par : hommelibre | 20 novembre 2013

Il est vrai qu'autrefois les pères grondaient leurw enfants lesquels sont sensibles au fait que la semonce, ou l'eng(...) était, est fondée ou non.
Un enfant "tenu ferme" et "juste" apprécie...

Mais, avant même de parler de jeunes et de harcélement, que dire de la vie affective et professionnelle des parents? s'ils sont à bout, qu'y peuvent-ils? Au fond, qui est responsable sinon le goût du gain plus que tout et avant tout autre chose des décideurs... et qui, sous peine de se faire licencier oserait dire quelque chose!?

Alors, quoi faire? personnellement, mère de l'enfant suicidée, je n'accepterai pas une lettre de F. Hollande, en aucun cas. Je la lui renverrai...

Écrit par : Alix | 20 novembre 2013

@ Alix

"s'ils sont à bout, qu'y peuvent-ils? Au fond, qui est responsable sinon le goût du gain plus que tout et avant tout autre chose des décideurs..."

le gros probléme c'est surtout que les méres sonts toutes puissantes et que les hommes n'onts plus droit au chapitre.

Écrit par : leclercq | 20 novembre 2013

@leclecq (je fus féministe) mais si les femmes sont toutes puissantes il faut lutter là- contre... d'urgence (sans coups, qui seraient nouvelles victoires pour elles, mais lutter avec détermination avant qu'il ne soit trop tard!) Mères toutes puissantes? grève générale masculine: plus d'engendrements aucun voulus, décidés d'entente avec elles... Voir, de Françoise D'Aubonne Bergères de l'apocalypse, une divagation, précisait-elle, mais divagation fondée... Mais il y a aussi perte progressive des acquis sociaux... Or, nous subissons en nous courbant... alors qu'il s'agit de nos vies avec, par-dessus tout, de nos vies, pour finir, le "sens"!

Bonne journée.

Écrit par : Alix | 21 novembre 2013

@ riahi

"MAIS NE DEVIONS PAS DU SUJET LES ENFANST SONT MECHANTS ENTRES EUX "

le probléme n'est pas là mais là

"Sennels : D’un point de vue psychologique et humaniste, il est très clair que des personnes de cultures différentes ont des besoins différents, quand ils ont ou quand ils créent des problèmes. Ma propre expérience est que les musulmans ne comprennent pas notre façon toute occidentale de gérer les conflits par le dialogue. Ils sont élevés dans une culture comportant des figures d’autorités et des conséquences externes à l’individu et très bien définies. La tradition occidentale, qui utilise compromis et introspections comme principaux outils pour gérer les conflits tant intérieurs qu’extérieurs, est considérée comme une faiblesse dans la culture musulmane. Dans une large mesure, ils ne comprennent tout simplement pas cette façon plus douce et plus humaniste de traiter les affaires sociales. Dans le contexte du travail social et de la politique, cela signifie que l’individu a besoin de plus de limitations et de conséquences plus sévères pour être en mesure d’adapter son comportement"

http://christinetasin.over-blog.fr/ext/http://www.bivouac-id.com/2009/05/15/un-psychologue-danois-%e2%80%9cl%e2%80%99integration-des-musulmans-dans-nos-societes-occidentales-est-impossible%c2%bb/

mon épouse a entendu un camarade beur au collége dire mon pére bats ma mére moi je battrais mon épouse plus tard !!! ça les a choqués

comment voulez vous que ces jeunes respectent les profs en majorité des femmes, à qui l'on a appris qu'il fallait privilégier le dialogue, et le gouvernement fait quoi face à ce probléme il mets la tête dans le sable, nos guerriers morts en Algérie que ces merde de journalistes ne citent que pour les accuser de torture en exonérant les horreurs de ceux d'en face doivent se retourner dans leur tombe, c'est vrai que beaucoup sonts d'anciens combattus, mais il y a toutes les troupes d'intervention qui onts combattu avec honneur et courage comme combattait les fellouzes.

Écrit par : leclercq | 21 novembre 2013

@ riahi

quelques écrits sur les effets de la victimisation des beurs

par Jean-Pierre Le Goff, sociologue, président du club Politique autrement
La mort de deux jeunes à Clichy-sous-Bois a servi de déclencheur à des violences et des actes de vandalisme de bandes de jeunes dans les banlieues. Les formules, provocatrices et indignes d’un homme d’État, du ministre de l’intérieur accompagné d’une cohorte de journalistes et de caméras, avaient auparavant contribué a exacerber la tension. Ces violences dans les cités révèlent une réalité dont il faut prendre la mesure en évitant l’angélisme et les faux-fuyants.




Jean-Pierre Le Goff (photo d'Olivier Roller, 2002) Quelle solidarité première ?

La vie dans les banlieues ne se confond pas avec les images de ces nuits de violence et de destruction. Des réseaux d’entraide et de solidarité entre habitants se sont mis en place dans des conditions souvent difficiles. La grande majorité désire plus de sécurité, plus d’emploi, de meilleures conditions de vie et d’habitat. C’est sur ce terreau-là qu’une dynamique positive peut se développer et non sur les bandes de jeunes adolescents et post-adolescents qui ont basculé dans la délinquance et la destruction.
Attaquer les pompiers, brûler la voiture de son voisin, ou tuer ce dernier comme par inadvertance, - « sans le faire exprès » diront certains -, incendier des magasins, des écoles, des gymnases du quartier où l’on habite, arrêter des bus pour y déverser de l’essence et y mettre le feu devant des passagers affolés... Face à de tels actes sauvages, la condamnation claire et la nécessité urgente d’un retour à l’ordre ne se discutent pas. C’est le préalable à tout débat sensé sur la question.
Mais, là aussi, on a pu assister à des réactions minoritaires, au sein du milieu journalistique et gauchiste, qui rompent avec la morale et le civisme élémentaires. Le mouvement spontané de sympathie ne se tourne pas vers les victimes des violences qui sont, non seulement les pompiers et les policiers, mais les habitants de ces quartiers qui craignent pour leur sécurité et leurs biens, se voient privés de moyens de transport, de commerces, d’écoles... On ne prend guère en considération la crainte des autres jeunes des quartiers qui ne veulent pas être confondus avec les bandes, continuent de croire à l’école et au travail pour « s’en sortir ».
Chez certains beaux esprits s’opère un curieux renversement : ce sont les agresseurs eux-mêmes qui sont considérés d’emblée comme les victimes. De telles réactions délétères rejoignent la façon dont les agresseurs mettent en avant leur statut de victime comme justification de leur violence et de leurs exactions ; elles contribuent à enfoncer un peu plus ces jeunes déstructurés dans l’impasse.
Les mesures pour rétablir l’ordre donnent lieu pareillement à des protestations qui dénoncent aussitôt les mesures prises comme une marque supplémentaire de répression et de « stigmatisation » des banlieues, sans se soucier outre mesure du climat de peur et de « ras-le-bol » des populations concernées.
On peut se demander si la prolongation des mesures de couvre-feu est l’instrument approprié du retour au calme ; on doit demeurer vigilant contre des brutalités policières et des atteintes possibles à l’État de droit. Mais considérer la répression nécessaire comme une dangereuse atteinte aux libertés ou une marque supplémentaire de la « stigmatisation » des banlieues relève d’une idéologie gauchisante de plus en plus coupée des réalités et du sens commun.

Comment interpréter les événements ?

De multiples analyses et commentaires interprètent les événements avec des schémas qui, pour l’essentiel, se refusent à voir ou secondarisent le caractère sauvage, désespéré et nihiliste de la révolte des bandes de jeunes. Certains y voient un signe de la montée des communautarismes, de l’emprise de l’islam radical, voire la concrétisation d’une guerre des civilisations. D’autres au contraire les considèrent à tout prix comme l’expression d’une pure révolte contre les discriminations et les inégalités, ou encore, à l’inverse de toutes les apparences, comme étant le signe d’une intégration. De tels schémas idéologiques ont pour effet de rabattre des événements dans des catégories générales prédéterminées qui en dissolvent la singularité. Avant même d’aborder les conditions qui ont rendu possible de tels événements et de le situer dans le cadre des banlieues et de la société, il convient de délimiter le phénomène et de cerner ses aspects nouveaux.
Il importe en tout premier lieu de prendre en compte ce que les éducateurs, les enseignants, les psychiatres observent depuis des années. Il existe un phénomène de bandes constituées de jeunes adolescents et de post-adolescents en situation d’échec et désocialisés, animés par le ressentiment et la haine à l’égard de la société et des institutions. Ces jeunes minoritaires sont désœuvrés et déstructurés ; ils ont perdu l’estime d’eux-mêmes et le sens du réel. Leur sentiment d’appartenance se limite souvent à leur quartier ou à leur immeuble. Leur langage colle aux affects et aux pulsions ; ils ne mesurent pas la portée de leurs actes et le sentiment de culpabilité est le plus souvent absent. Fascinés par les clichés sur la réussite et l’argent, ils vivent dans un univers où l’image est maître, et ils acquièrent des comportements de dépendance à l’égard des stupéfiants. Ils se réfugient dans des bandes machistes où les rapports de force dominent avec les phénomènes de caïds et s’enferment dans une sous-culture de la délinquance et du ghetto. Nombre d’animateurs, d’éducateurs sociaux, mais aussi d’enseignants se trouvent désemparés devant de tels individus perpétuellement agités, aux comportements asociaux et immaîtrisables. Ces jeunes ont une image dépréciative d’eux-mêmes qui peut se retourner en agression. Lors des nuits de violence, ils sont entrés dans une logique de destruction et d’autodestruction en s’attaquant aux quartiers où ils habitent.
C’est précisément cette réalité dérangeante qu’il s’agit d’aborder en face. Des militants de gauche et des journalistes bien-pensants la dénient en y collant des formules passées en complet décalage. C’est ainsi qu’on répète bêtement la formule attribuée aux classes dominantes de l’ère industrielle : « Classes laborieuses, classes dangereuses », pour l’appliquer aux actes de vandalisme des banlieues. Quel rapport avec des jeunes désocialisés qui ne travaillent pas et ne forment pas une classe ? S’il fallait tenter des comparaisons historiques, la notion de lumpenprolétariat serait plus proche de la réalité. Mais là aussi, le caractère très jeune des casseurs qui ne sont guère en haillons [1] et agissent souvent par mimétisme télévisuel, sort du schéma.
On invoque également le chômage pour expliquer les événements. Mais il est d’autres périodes dans l’histoire de France où le chômage était massif, comme dans les années trente, sans qu’on assiste pour autant à de pareils phénomènes de destruction. Comme on oublie souvent de le dire, ces jeunes ne sont pas en total abandon, mais ils sont assistés par l’État providence. Leur univers n’est pas la survie matérielle, mais ils sont fascinés par l’argent facile et les marques du look branché. Les chômeurs ne s’attaquent pas, que l’on sache, aux écoles, aux gymnases, aux centres sociaux, aux bus... comme le font ces bandes. Et si l’on tient, là aussi, à la comparaison historique, il faudrait poser la question : a-t-on jamais vu les chômeurs des années trente s’attaquer à la « soupe populaire » ?
Quant aux conditions matérielles de vie et de logement dans les cités, elles n’ont rien à envier à la pauvreté et aux logements insalubres des cités ouvrières du début du siècle. Chômage et habitat, s’ils entrent bien en ligne de compte, ne suffisent pas à expliquer le phénomène dans sa nouveauté. Contrairement à ce que laissent entendre nombre de commentateurs attitrés, le type de violence auquel on assiste aujourd’hui n’est pas mécaniquement et unilatéralement déterminé par la situation économique et sociale des banlieues, sinon c’est à un autre mouvement de révolte d’une bien plus grande ampleur à laquelle on aurait assisté. La misère existante dans les cités de banlieues n’est pas comparable à celle qu’ont pu connaître les couches populaires dans le passé : il existe des mécanismes d’assistance sociale qui, s’ils ne transforment pas les conditions matérielles de vie, en atténuent la dureté.
Les événements des banlieues relèvent moins de la pauvreté et de la misère telles qu’on a pu les connaître autrefois que de phénomènes de déstructurations identitaires qui sont plus difficiles à comprendre. Les violences des bandes de jeunes des banlieues révèlent de façon paroxystique une désaffiliation due à l’érosion des collectivités d’appartenance qui inscrivaient l’individu dans une collectivité et le structuraient « de l’intérieur » : famille, collectivité de travail, classes sociales, appartenance nationale... Autant d’éléments qui sont aujourd’hui érodés ou en crise et qui, contrairement aux discours angéliques « post-modernes », sont constitutifs des identités individuelles et collectives. Les situations de chômage et d’habitat dégradé se combinent avec une déliquescence des liens familiaux, pudiquement dénommée « famille monoparentale » : le plus souvent absence du père, la mère subsistant tant bien que mal des revenus de l’aide sociale et étant la plupart du temps absente lorsqu’elle travaille. Dans les familles issues de l’immigration, cette situation peut être aggravée par une inadaptation des parents à la culture française, entraînant une désorientation des jeunes qui coincés entre deux cultures peuvent « errer sans repère dans une sorte de no man’s land anthropologique » [2]. C’est sur ce terreau que les groupes fondamentalistes musulmans présents dans les quartiers peuvent tenter de se développer en présentant leur doctrine comme le levier d’une restructuration identitaire et leur encadrement des jeunes désœuvrés comme la condition de la paix sociale dans les banlieues.

Que faire ?

Face à cette réalité, il n’existe pas de remèdes simples dont les effets seraient immédiats. Mais il est important à la fois de fixer des repères et de tirer des leçons des pratiques passées. Avant même d’envisager des mesures particulières, il est des questions centrales auxquelles il n’est plus possible d’échapper.
Tout d’abord, la question de l’érosion de l’autorité parentale n’est pas facile à traiter. Les mesures de sanctions financières envers les parents des familles décomposées sont démagogiques et ne résolvent rien. Les associations aidées par des psychologues et des psychiatres pour s’occuper des parents et des enfants en difficulté paraissent indispensables, mais on ne peut reconstruire de façon volontariste des familles déstructurées. La puissance publique ne peut pas se substituer complètement aux familles et les aides psychologiques ne peuvent pas tout. Le problème n’est pas seulement à poser dans des termes psychologiques - le risque existe bien de s’enfermer dans cette problématique - en dehors du terreau social et culturel, d’un ethos commun. On ne peut échapper à la question de la famille comme une des structures anthropologiques de base de la société que des conceptions modernistes et gauchistes ont rapidement mis de côté. Il en va de même des fonctions structurantes de la morale, de l’interdit et de la limite qu’un angélisme post-soixante-huitard et rousseauiste a trop longtemps dénié. Dans ce domaine, comme dans d’autres, ce qui se passe dans les banlieues, reflète de façon extrême des phénomènes que l’on retrouve à différents degrés dans l’ensemble de la société.
D’autre part, le comportement fortement instable et violent d’une minorité de jeunes en grande difficulté n’est compatible ni avec l’enseignement ni avec le travail en entreprise. La réponse à cette situation ne peut pas être seulement répressive. Elle implique avant tout un type d’aide et d’encadrement social relevant d’institutions spécialisées, avant même d’envisager de les réinsérer dans le cursus scolaire ou dans les entreprises. Il existe des stages fortement encadrés mêlant vie collective, travail, réalisations concrètes et activités physiques dans des lieux fermés ou ouverts qui sortent les jeunes de la cité. L’idée d’un service civil pour tous les jeunes alliant réalisations de tâches utiles, apprentissage de la vie collective et formation professionnelle va dans le même sens. Cela suppose d’importants moyens, particulièrement en termes d’encadrement, et tout cela à un coût pour des résultats qui ne sont pas acquis pour la totalité des jeunes concernés.
L’apprentissage, s’il doit être pleinement pris en compte et valorisé, ne constitue donc pas une panacée. L’appel constant à l’« éthique » et à la « citoyenneté » des entreprises, pour nécessaires qu’il puisse paraître, ne suffit pas : même si les entreprises peuvent faire des efforts pour accueillir des jeunes en difficulté, leurs perspectives d’embauche sont liées à celles des carnets de commande et leurs critères restent avant tout ceux de la compétence et de l’efficacité. Les employeurs ne sont pas vraiment désireux de prendre en charge des jeunes instables, peu assidus. Et l’association de l’idée d’apprentissage à celle de jeunes en grande difficulté risque de nuire à la revalorisation de l’image de l’apprentissage dans l’opinion.
Il n’y a donc pas de solution simple. Mais il n’en demeure pas moins que la réalisation de tâches pratiques, l’insertion dans un collectif de travail, sont des éléments indispensables pour retrouver une confiance en soi pour ceux qui sont en situation d’échec scolaire, quitte à retrouver une filière scolaire après cette expérience. Qu’on le veuille ou non, dans sa dimension anthropologique, le travail demeure un élément fondamental de la structuration individuelle et sociale. Il est un élément décisif de la constitution de l’estime de soi, de la confrontation avec la réalité et de l’apprentissage de la limite, de l’insertion dans les rapports sociaux. Toute la question est de savoir quelles conditions favorables sont à mettre en place pour que l’insertion et la formation des jeunes en situation de travail puissent se faire dans de bonnes conditions. L’expérience des entreprises dites « intermédiaires » » qui insèrent les jeunes dans le travail en échappant pour partie aux contraintes et aux lois du marché méritent, dans cette optique, d’être valorisées.
Le discours généreux de la citoyenneté coupée du travail est une impasse. Toutes les mesures d’assistanat économique et social, de même que les activités associatives multiples, pour nécessaires et utiles qu’elles soient, ne peuvent suppléer à l’absence de travail. Les responsables associatifs, les animateurs, les formateurs, les psychologues..., malgré tous leurs efforts, se voient condamnés à jouer un rôle d’accompagnateur ou de « pompier » du social, s’il n’existe pas d’activité de travail et de perspective d’emploi pour les jeunes en difficulté.
Le modèle républicain implique un modèle d’égalité et de citoyenneté qui fait fi des appartenances ethniques et communautaires. Ce modèle a un caractère d’idéalité qui ne coïncide jamais avec les faits, mais c’est ce caractère d’idéalité lui confère sa dynamique et il a su au cours de l’histoire passer des compromis. Ce modèle s’appuie sur une certaine morale du travail, sur une culture commune liée à notre histoire, sur l’idée de promotion sociale... Ces points-clés sont en panne, mais la question est de savoir comment les relancer, plutôt que d’affirmer qu’il a définitivement échoué et passer rapidement à un autre modèle de type anglo-saxon qui n’a pas d’ancrage solide dans notre tradition et qui montre aussi ses limites. La discrimination positive dans le domaine économique et social mérite d’être évaluée à la lumière de ses résultas effectifs et non aux « bonnes intentions » qu’elle affiche. Elle peut créer des effets pervers comme l’évaluation des ZEP l’a montré. Dans le domaine de l’habitat, la discrimination positive apparaît comme une mesure pouvant favoriser la rencontre et l’échange entre les différentes catégories sociales. Là aussi il convient d’examiner avec soin à quelles conditions précises elle peut être efficace, en évitant les effets qui amèneraient les catégories sociales plus favorisées à aller habiter ailleurs. Mais dans ces deux domaines, la discrimination positive nous paraît rester dans le cadre du débat sur les adaptations possibles et nécessaires.
La discrimination positive à destination de ce qu’on appelle désormais les « minorités visibles » - autrement dit une différence de traitement, notamment à l’embauche, fondée sur les critères de race et de couleurs de peau - , est d’une autre nature et portée. Elle ouvre la boîte de Pandore en favorisant la généralisation de la suspicion de racisme dans les rapports sociaux, l’hypertrophie des plaintes et des droits. Elle renforce la « victimisation » existante dans une logique de concurrence sans fin entre tous ceux qui s’estiment être des victimes, contribuant ainsi au délitement du lien social et de la citoyenneté. _ La discrimination positive en faveur de ce qu’on appelle les « minorités visibles » constitue un nouveau tremplin pour le courant xénophobe et raciste, et peut favoriser à terme des affrontements ethniques.
On ne saurait enfin passer outre la question de la nation comme cadre central d’intégration, élément constitutif de l’existence collective d’un peuple, et partie constitutive de l’héritage européen. Qu’on le veuille ou non, la nation demeure une référence identitaire et le lieu central de la citoyenneté. Elle constitue un pôle d’identification avant même l’appartenance européenne dont la prégnance demeure faible, tout particulièrement dans les banlieues. Cela implique l’acceptation de l’ambivalence de son histoire en étant conscient qu’aucun peuple en l’affaire ne dispose d’un blanc-seing et un patriotisme qui ne se confond pas avec le nationalisme chauvin et xénophobe. À l’inverse, toute une idéologie gauchisante minoritaire au sein du milieu associatif réduit l’histoire de notre pays à ses pages les plus sombres et renforce la mentalité victimaire des jeunes désaffiliés en présentant leur situation dans la continuité de celle qui fut celle des esclaves et des peuples colonisés. Cette idéologie travaille à l’encontre de l’intégration et elle peut recouper ou se trouver mêlée à des thèmes fondamentalistes musulmans. Sans nier les pages sombres de notre histoire, l’intégration implique la conscience des acquis de notre histoire et le partage d’un patrimoine culturel commun. C’est aussi dans ce cadre, que l’éducation populaire peut retrouver un nouveau souffle. La citoyenneté n’est pas l’affichage des différences dans une logique de victimisation, mais elle implique le souci de partager les acquis de notre propre histoire et de créer un avenir commun.
L’histoire n’est pas tracée d’avance ; elle est ouverte sur de possibles régressions. Les violences récentes nous le rappellent. Les problèmes rencontrés dans les banlieues sont les nôtres, ils concernent une partie de nos compatriotes fragilisés par la crise que nous vivons. Dans cette affaire, notre responsabilité est engagée et il importe à la fois de regarder la réalité en face et de savoir quel modèle de vivre-ensemble et de citoyenneté nous voulons essayer de faire prévaloir au milieu du chaos ambiant. Les paroles d’Albert Camus « empêcher que le monde se défasse » prononcées dans d’autres circonstances [3] gardent leur acuité dans la situation présente.


Notes
[1] Lumpen signifie miséreux, en haillons.
[2] Emmanuel TODD, Le destin des immigrés, Seuil, Paris, 1994, p. 382.
[3] Albert CAMUS, Discours de Suède (1957), Folio Gallimard, Paris, 2001, p. 19.

Écrit par : leclercq | 21 novembre 2013

on en est au stade où une jeune fille de 13 ans est morte mais il ne faut rien dire et rien faire de concret sur la cause de sa mort et ne pas parler de l'origine des coupables ça serait du racisme mais on va où là le monde est tombé sur la tête.

ces jeunes voyous onts besoin de profs hommes fermes, qui aient le droit de leur filler une baffe quand ils le méritent, (des baffes ils en prennent par leur pére), sans craindre de représailles, et s'il y a représailles une descente de flics musclée chez la famille et ses amis, de la fermeté de l'autorité voilà ce qu'il manque à ces voyous et à leurs familles.

@ Kavia, Hervé, Robes, Annee-May
samedi 9 janvier | 17:45
Il y a 40 ans dans un lycée de "durs", on mettait des pions de 2 m x 120 kg et s'ils foutaient une volée aux gamins, le directeur (c'est aussi son rôle) arrangeait les choses. Et en général, le père à la maison, il doublait la mise. Et si les flics parfois en rajoutaient ce n'était pas trop méchant. Au nom d'une société de "droit", nos juristes (qui ont ainsi résolu leurs risques de chomedu) se sont réfugiés dans le "texte", oubliant que celui-ci ne servait qu'à combler les cas d'insuffisance du bon sens et de la civilité. Autant il faut blâmer des parents, des flics ou des pions qui amocheraient un gamin de 18 ans, timide, chétif et souffreteux autant il faut les féliciter de foutre une bonne volée à un balaise de 16 ans qui joue les caïds. Beaucoup moins grave mais "exemplaire", un gamin de 17 ans s'amusait il y a quelques jours à jeter des boules de neige dans ma salle à manger, je suis sorti, il s'est pris une "engueulade de première" et (je l'en ai menacé) s'il recommençait, il se serait retrouvé "à poil" à -5°C, ses fringues au feu, à devoir rentrer chez lui à pinces (à 1 km). Et tout le monde dans la rue a approuvé ! Mais pour ces formes de discipline, il faut alors des juges qui jugent, pas qui lisent la loi. Des profs qui éduquent, pas qui pissent un cours. Des flics chargés de maintenir l'ordre, pas de faire des concours de PV stationnement. Mais pourquoi ce "mamouth" persiste-t-il à vouloir s'appeler "Education Nationale", ce n'est même plus de "L'instruction publique". Quand il avait limité son ambition à instruire, l'éducation relevait : "Des parents", du "mammouth" et du "Service militaire". C'était la conjonction des 3 qui donnait un résultat statistiquement meilleur. Les parents ont démissionné devant l'influence média. Le mammouth a surtout été présidé par ses grévistes. Le service militaire n'existe plus. A ce propos, qu'est devenue cette idée de Kouchner qui, devant la nécessaire professionnalisation de la "Défense Nationale" voulait un "service national" où les jeunes donnaient 1 à 2 ans de leur vie pour des services à l'état (humanitaires ou autres) ? Ce qui va être "marrant", ce sont les discours qu'on va entendre aux obsèques ! Juste à chaud, comme ça, un tel drame arriverait à un des mes petits fils, j'organiserais le sabotage total de tous les discours politiques qui suivraient ! Quitte à passer un peu de temps au Gnouff ! NB : ce "comportement" un peu dur mais sensé, m'a déjà valu 2 passages au "Pénal" et 2 "rappels à la loi" !

Écrit par : leclercq | 21 novembre 2013

et mon épouse son collége n'était pas un collége de banlieue mais en plein coeur de Roanne !!!

autre fait des jeunes beurs en sixiéme sonts entrés dans les vestiaires des filles onts pris toutes les affaires d'une et les onts trempées dans la douche et ses chaussures dans l'eau d'un WC

Écrit par : leclercq | 21 novembre 2013

bonjour
ma fille Samantha a été aussi agresser par un groupe d'africain musulman. soit disant elle aurait insulter des jeunes qui ont un age compris entre 13 ans et 15 ans alors que ma fille n'a que 11 ans. comme l’école s'est retourner contre Samantha ont a préférer prendre la fuite. et donc je fais cour a ma fille.
y'a pas de solution. ils promettent la protection de nos enfants? non ils content les laisser crever!!!
je suis maghrébine Samantha est issu de père français et mère d'origine maghrébine née en France
rien a voir avec tout ce que l'on entend
les blancs sont autant en danger que nos amis les juifs malheureusement!!
j'ai honte d'etre maghrébine et honte d'etre française !!
je poursuit mon combat dans le silence toute les porte se sont fermer sur ma pepette. tout ces droit ont ete bafouer

Écrit par : ferrandier | 24 janvier 2015

Le journaliste qui pose les questions à la mère, il est en stage ?

Certains ados sont d'une bêtise, d'une superficialité et d'une cruauté mais l'éducation (par les parents) de ces 5 ados bourreaux est en cause je pense car tous les ados ne font pas ça.

Écrit par : lou | 24 janvier 2015

N'y a-t-il pas une forme d'idéologie en vogue qui prône et met en avant celle et celui qui écrase l'autre pour arriver en haut? N'y a-t-il pas une forme de refus et de dénigrement d'une humanité égalitaire et fraternelle, excellente aux études, perspicace et démocratique remplacée par une loi des caïds qui veulent se venger de leur échec et paresse scolaire mais qui suivent la logique darwinienne implacable voulant que celui qui possède les biens matériels et les femmes est celui qui est le chef et que, par mimétisme au pouvoir, les femmes tombent également dans le même piège en étant plus attirées par les petites crapules que par le bon élève bien éduqué et aimant les études? Cette fille suicidée ne faisait-elle pas partie de ces bons élèves qui veulent grandir sur un terreau humaniste, partager des valeurs universelles de bonté et de fraternité, grimper sur l'échelle de l'intelligence de coeur et d'esprit plutôt que de se laisser rattraper par la pauvreté et l'imbécilité de ces faux camarades de classe; le fric facile récolté, voir d'origine crapuleuse, plutôt que l'argent honnêtement gagné par un travail d'excellence acquis à la sueur des heures d'études?

Que fait notre société pour donner de la valeur à ce qui mérite d'être mis en valeur? Que font nos profs pour défendre les élèves agressés? Il est une idéologie, dans les quartiers sensibles où se mêle plusieurs souches culturelles, qui doit être combattue sans relâche: celle du droit du plus brutal, du clan le plus régressif, à se mettre en première place devant tous les autres de la classe, y compris les profs. Le corps professoral a le devoir de remettre à la juste place ces idiots violents: à cette place du cancre, de celui qui ne sera jamais personne dans la société s'il ne change pas d'état d'esprit avec ces camarades. Alors peut-être cela changera à nouveau dans le sens logique de toute démocratie qui se respecte et qui respecte l'être humain. Parce qu'à force de donner de l'importance aux cancres, à leur trouver toutes les excuses du monde alors qu'ils commettent des actes et des paroles inadmissibles, de finalement leur donner le signal de l'impunité ce qui, en plus, leur octroie un prestige démesuré auprès des autres camarades de classe, on va finir par cette guerre civile que de plus en plus de personnes redoutes...ou espèrent pour certains et certaines.

Un enfant mal élevé et mal éduqué, cela fait un mal relatif à la société. Un adolescent mal élevé et mal éduqué, cela fait déjà des dommages plus importants à la société. Mais des adultes abrutis en masse sans culture, sans éducation, sans pouvoir autre que celui de la force brutale, cela peut déboucher sur quelque chose de globalement monstrueux.

Écrit par : pachakmac | 24 janvier 2015

@pachakmac

En tant qu'enseignante, j'ai beaucoup de mal à encaisser ça :

"Le corps professoral a le devoir de remettre à la juste place ces idiots violents: à cette place du cancre, de celui qui ne sera jamais personne dans la société s'il ne change pas d'état d'esprit avec ces camarades."

Dire cela, c'est entretenir l'idée que les enseignants seraient veules et laxistes.
Pourquoi partir sur l'idée que les profs n'aident pas les élèves agressés et laisseraient faire les caïds ?
Mon quotidien est fait de surveillances de récréations, de punitions diverses à infliger, de prises de contact avec les parents, la direction, de tentatives d'obtention de témoignages. Tout ça se fait avant même qu'il ait passage réel à l'acte, on observe, on écoute, on reste vigilant.
Parfois, il y a des bagarres, mais je peux vous jurer que même en tant que femme, j'interviens. Il m'est arrivé d'aller témoigner à la police, après dépôt de plainte.
Nous avons également à gérer les retombées des haines développées sur les réseaux sociaux, alors qu'à priori, cela fait partie de la vie extra-scolaire. Ca peut prendre beaucoup de temps et d'énergie et c'est un investissement qui est ignoré ou pas reconnu par le grand public. On prend le relais de familles, dans ce cas-là.
Les enseignants n'ont aucun avantage à laisser régner la terreur. Comment faire son travail dans de telles conditions ? Ce n'est simplement pas envisageable! Aucun enseignant ne peut vivre avec la violence. Si dans une école donnée (en France?) la direction n'a pas été à la hauteur, je ne peux accepter que l'on mette "le corps professoral" dans son ensemble en cause.

Le plus gros problème concerne la scolarité obligatoire. Il est difficile pour un établissement de "caser" un/ des élèves violents ailleurs. L'école est dans l'obligation de s'occuper des enfants en âge d'être scolarisés. Nous avons besoin d'aide, de lieux-relais pour les élèves problématiques, pas de critiques à l'emporte-pièce.

Depuis les événements qu'on connaît, l'école en France est à nouveau chargée de résoudre les problèmes de la société. Je lui souhaite de réussir à remplir au moins la moitié des attentes que l'on fait peser sur elle.
Mais à chacun sa peine : sans une vraie prise de conscience de la responsabilité familiale et des priorités d'une société, l'école n'y arrivera pas.
Tout attendre de l'école est juste irréaliste et même irresponsable.

Écrit par : Calendula | 24 janvier 2015

@Calendula je rejoins vos propos car votre profession est mise sous les feux de la rampe tout comme la psychiatrie ou pourtant les infirmiers et je puis vous l'assurer auraient mérité des médailles d'endurance psychique pour ce qui était exigé de leur part
Les profs sont confrontés à des épreuves dont ils se passeraient très bien mais le problème de nos jours c'est que tout le monde croit tout savoir et ce dans tous les domaines même et très souvent sans n'avoir pas encore franchi la barre des 30 ans ,idem pour la psychiatrie
Je connais d'anciens instits qui eux aussi auraient mérité une médaille et ceux-ci n'ont jamais je pense regretté le temps de l'enseignement une fois retraités

c'est tellement facile de juger surtout quand on n'est pas directemenr concerné

Écrit par : lovsmeralda | 24 janvier 2015

"les blancs sont autant en danger que nos amis les juifs malheureusement!!"

pouvez-vous être plus précise dans cette alerte, svp?

Écrit par : Keren Dispa | 24 janvier 2015

@lovsmeralda,

Merci pour votre empathique réponse.Vous sentez bien, à quoi je fais allusion : on se retrouve devant des situations incroyables, souvent inattendues et il faut pouvoir réagir juste, pas le droit à l'erreur.

Les profs sont souvent souvent confrontés à des groupes d'adolescents plus ou moins excités et excitables et il faut être 100% au clair de ce qu'on veut obtenir et comment le faire, sans ajouter de l'huile sur le feu.

Il faut savoir défendre un élève pris pour cible avec beaucoup de détermination, mais aussi de discrétion. Essayer d'obtenir les noms des harceleurs peut être très compliqué.
Il n'est pas question de médailles, c'est notre boulot.
Je demande juste qu'on ne soit pas ignorant du travail effectué, de ne pas exiger des profs des compétences, des pouvoirs et des résultats qui dépassent leur dicastère.
S'il y a échec, si des élèves souffrent au-delà du raisonnable, c'est que beaucoup de personnes (tous les adultes qui entourent l'enfant, ainsi que ses amis) n'ont pas su trouver la bonne piste pour sortir du bourbier.

Dans une mes classes, on vient de sortir d'une longue séquence, où un garçon se faisait taquiner verbalement, ce n'était pas archi-méchant, mais archi-usant, ça a bien duré 3-4 mois et se passait en-dehors de la classe.
On y a travaillé avec moult interventions de toutes sortes, de punitions, convocations. Ca a cessé, mais un autre élève a ensuite été pris pour cible, même l'ex-victime y a participé !
Il ne faut pas perdre les nerfs dans un tel cas...
Il y a 10 jours, lors d'un débat plus général en classe, le nom de l'organisateur de cet harcèlement "soft" est sorti d'un coup, de la bouche de la première cible. L'air penaud du coupable et les rires collectifs de la classe ont confirmé l'information.
C'était un moment de catharsis, mais je n'ai jamais compris, pourquoi son identité ne nous avait pas été révélée plus tôt. On avait bien des soupçons, mais aucun témoignage direct, rien à recouper.

L'exemple ci-dessus est une situation simple: pas d'internet, pas de violence physique ni de racket, le groupe est resté circonscrit à la classe, la cible étant en même temps très copain, mais pas tranquille avec les harceleurs.
Nous les profs, on "devenait chèvre", parce que le garçon s'absentait plus souvent que la normale, il se confiait à nous, mais sans en dire assez. On devait sévir à l'aveuglette, essayer de réunir nos maigres renseignements et soupçons et faire classe , dans une ambiance, où personne ne se fait confiance.
Les élèves auront certainement appris beaucoup sur la vie en groupe pendant ces quelques mois et j'ai eu la chance d'assister à un moment fort, à la revanche publique.
Je ne suis pas convaincue que l'affaire est réellement close, parce que certains groupes ont besoin d'avoir des boucs émissaires, mais une des capacités que ces adolescents peuvent développer, c'est celle de résister à la pression, d'apprendre à se blinder et à saisir sa chance, lorsqu'elle se présente, pour sortir par le haut.

Écrit par : Calendula | 24 janvier 2015

@Calendula sincèrement je ne voudrais pas être à la place des enseignants Aussi en possédant une mémoire presque d'outre tombe permet de mesurer la distance qui sépare les faits réels de ceux qui sont inventés de toutes pièces ou réchauffés voire publiés en boucle à défaut de trouver sujet nouveau
On a beaucoup parlé des enfants difficiles qui ont donner du fil à retordre à des instits qui eux aussi avaient été battus du temps de leur enseignement dans certaines institutions ou les Directeurs n'y allaient pas de mains mortes
Cependant on le sait après témoignages oraux avec des anciens qu'en 1920 -1930 certains instits devaient avoir des nerfs d'acier pour contrer les quolibets d'enfants nés de la classe moyenne , la plupart étant des garçons
Et quand on sait les nombreuses difficultés qu'il faut appréhender en étant parent ,on ne peut que rendre hommage à ceux qui enseignent de nos jours surtout qu'à notre époque si les parents ne manifestaient aucune réprobation envers les enseignants car si l'enfant était puni c'est qu'il l'avait mérité,aujourd'hui c'est tout le contraire certains parents souffrent d'abandonnite et préfèrent reprocher aux enseignants leur propre manque d'autorité
Très belle soirée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 24 janvier 2015

@lovsmeralda,
Merci, à vous également et ... à la prochaine ";-))

Écrit par : Calendula | 24 janvier 2015

"sans une vraie prise de conscience de la responsabilité familiale"

Ah ça il ne faut pas le dire c'est pas bien !!!

à l'heure du pouvoir absolue des mères et de l'éjection des pères de l'éducation des enfants, parler de responsabilité familiale serait pointer du doigt les mères ces vaches sacrées !!!

Écrit par : leclercq | 29 janvier 2015

@ Calendula

félicitations pour votre travail, mais j'ai l'impression que ce que vous arrivez à faire ce n'est pas général dans les lycées et collèges français

Écrit par : leclercq | 29 janvier 2015

J ai subit ce genre de harcelement a l ecole. Des brimade de camarade et une violence morale infernale. On voudrais juste que ca s arrete . Tout ce qu on se souhaite s est mourir. Et je cimprend cette jeune fille.

Écrit par : rouvre | 03 février 2015

Les commentaires sont fermés.