08 octobre 2013

Prostitution: la France va fabriquer des coupables

C’était prévu, cela se précise. Les députés français se prononceront dans les prochains mois sur le nouveau projet de loi concernant la prostitution qui criminalise les clients. Le but est de faire du client un délinquant. Des associations de travailleuses du sexe s’opposent à ce projet.


prostitution, abolitionnisme,délit,misandrie,misogynie,prédateur,belkacem,J’ai déjà traité la question de l’abolitionnisme et de la liberté des femmes qui se prostituent sans contrainte, je n’y reviens pas dans l’immédiat. Je ne parle évidemment pas des filles mises de force sur le trottoir, ce qui est une honte, mais de celles qui pratiquent le métier de leur propre chef. Je souligne ici l’aspect le plus stupide et insensé de ce projet, qui projet est dans la droite ligne du corporatisme féministe: le fond de commerce victimaire marche à plein. Les prostituées seraient des victimes, les clients des bourreaux. C’est donc eux que l’on vise en prétendant défendre des femmes en détresse. Comme si nombre de clients n’étaient pas eux aussi en détresse sexuelle. Ce projet de loi est directement inspiré du féminisme radical.

Comme en Suède et dans quelques pays, l’homme sera à nouveau la cible de sanctions au nom des femmes. Je rappelle d’abord ceci à propos de l’idéologie victimaire.

On commence par un communautarisme de genre et une guerre des sexes: le paradigme victimaire laisse entendre que les femmes doivent être défendues contre les hommes. On continue en estimant que les femmes sont moins fortes que les hommes; il leur faut des tuteurs, des théories, des lois spécifiques, des groupes, pour qu'elles soient à égalité de représentation et/ou de protection sociale. Si les femmes ne peuvent exister par elles-mêmes - ce que le corporatisme féministe démontre par son existence même, si elles ont besoin de groupes, de théorie, de soutien de quelques passionarias, alors elles ne sont fondamentalement pas autonomes ni capables de l'être. Elles ne sont pas des individus, des personnes à part entière. C’est, en creux, ce que signifie le féminisme quand on a appris à le décrypter. Le féminisme est misogyne.

Le fait qu'on appuie autant sur les femmes signifie qu'elles sont considérées comme les maillons faibles des sociétés, ce qui en réalité est certainement faux et montre le visage prédateur du féminisme. Les fauves choisissent les bêtes malades; les leader féministes aussi.

Si l’on revient sur ce projet de loi les prostituées pourront continuer à exercer mais les clients seront punis.

Absurde: il y a une prestation légale, et son utilisation est illégale. C’est comme d’avoir des voitures à disposition mais de ne pas pouvoir rouler avec. La schizophrénie de l’occident s’aggrave d’un cran. Merci François Hollande, merci Najat Vallaud-Belkacem.

Toutefois, si on pousse la logique à son terme, les prostituées devraient être condamnées elles aussi. En effet si une prostituée loue ses services à un client, donc un délinquant, en connaissance de cause, en sachant qu’il commet un délit, en l’aidant à le commettre, la prostituée devient complice du délit.

Donc cette loi est doublement stupide car en plus d’être misandre elle peut être retournée contre celles que l’on prétend protéger.

Et comme la loi prévoit un renforcement de la protection sociale des prostituées, on saura lesquelles ont des clients et on contrôlera encore plus leur sexualité. C'est l'idéal féministe...

 

16:53 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : prostitution, abolitionnisme, délit, misandrie, misogynie, prédateur, belkacem | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

"... si une prostituée loue ses services à un client, donc un délinquant, en connaissance de cause, en sachant qu’il commet un délit, en l’aidant à le commettre, la prostituée devient complice du délit."

Elle devient même potentiellement instigatrice du délit.

Écrit par : hommelibre | 08 octobre 2013

Un soir de beuverie avec un ami, nous décidons d'aller faire un tour aux Pâquis. Dans l'état où nous étions, il n'y avait aucune chance pour emballer dans une boîte traditionnelle avec un plan drague... Et avec nos finances aucun moyen, ni véritablement l'envie, de se payer les service d'une fille de joie. Néanmoins, nous avons atterris dans un bars bien connu des Pâquis ouvert jusqu'au petit matin.

A l'intérieur, pas de grande ambiance. Personne ne danse. Une fille discute avec le barmann, une autre attend sur sa chaise.... elles ont compris, en un coup d'oeil, que nous n'étions pas des clients sérieux. Je m'avance donc au bar pour me payer un énième coup à boire. Là, se tient une femme d'environ 45-50 ans avec trois filles, bouteille de champagne sur le zinc. Ca rigole. Je balance une blague et le courant passe rapidement bien avec cette femme belle et imposante, probablement cadre ou fonctionnaire internationale le jour. Une vieille lionne en quête de jeune chatte. Toutefois, notre conversation est vite stoppée par les filles.... cela serait dommage que deux clients finissent la soirée ensembles.

Je rentre chez moi troublé et frustré par cette rencontre improbable. Mais moins con. J'ai appris que certaines femmes fréquentaient les boîte à filles et étaient cliente de prostituées.

Écrit par : Riro | 09 octobre 2013

Prostitution = viol tarifé
Vous savez parfaitement qu'il est impossible d'empêcher les mafias de prospérer, les proxos se planquent dans des pays sans accord judiciaire avec la France ou autres pays européens. Cela a été démontré dans plusieurs reportages récents à la télé française : on piste des proxos, on obtient même leur nom mais leur pays d'origine refuse toute poursuite envers eux (Ukraine, Russie, etc.). Les rares proxos qui se font choper sont trop cons pour être restés en France.
Il est donc virtuellement impossible de stopper la traite d'êtres humains sauf en pénalisant les punters (je n'emploie pas le terme de client qui renvoie à la notion d'objet, un client achète un objet au magasin, les femmes ne sont pas des objets).
La police suédoise a fait des écoutes de conversations de proxos et il est clair qu'ils ne sont plus du tout intéressés par ce pays où les clients risquent la pénalisation.
Donc c'est ça l'objectif : faire comprendre aux proxos que c'est terminé pour eux de se faire du fric sur le dos des femmes.
Vous parlez de la "détresse sexuelle" des punters. Et plus loin, vous parlez du féminisme "misogyne". Mais que connaissez-vous, oh "hommelibre" (quel imposture, ce nom) de la sexualité des femmes ? Que savez-vous de leur détresse sexuelle ? C'est en lisant des milliers de témoignages de femmes (féministes ou pas) que j'ai compris qu'elles aussi ont des frustrations et le féminisme explique justement que le patriarcat nie cette souffrance pour mettre en avant une soi-disant "envie masculine irrépressible due aux hormones". C'est méconnaître totalement la sexualité féminine.
D'autre part, Les punters n'ont aucun moyen de savoir s'ils ont affaire à une prostituée qui ne se sent pas atteinte dans sa dignité ou à une femme que ça va traumatiser, détruire psychiquement.
Avoir recours à une prostituée c'est, chaque fois, jouer à la roulette russe (sauf que le danger, ce n'est pas eux qui le courent!).
Face à ce risque impossible à évaluer, il n'y a qu'une attitude acceptable: l'abstention, courir plutôt le risque de la frustration sexuelle (de toute façon, comment peut-on avoir envie de coucher avec une femme qui n'en éprouve aucun désir?). Face à ce risque, rien ne devrait peser dans la balance.
Je vous invite à lire cet article d'une psychiatre qui travaille depuis 20 ans avec les victimes de sévices sexuels (presque toutes les prostituées en ont subi) : http://stopauxviolences.blogspot.be/2012/09/article-de-muriel-salmona-en-reponse.html

Pour le reste, je ne commenterai pas vos délires antiféministes. Je suis fier d'être un homme pro féministe et je ne me suis jamais senti aussi bien dans ma peau que depuis que je déconstruis le patriarcat qui voulait faire de moi une espèce de robot sans émotions, considérant les femmes comme des objets sexuels à ma disposition

Écrit par : pierregr | 18 octobre 2013

prostitution = viol consenti trifé
travail = exploitation physique ou intellectuelle, consentie, tarifée.

Quant aux pseudo-études sortant de l'Institut de victimologie (association loi 1901 au nom pompeux) je m'en méfie, il s'agit avant tout de tentatives de démonstration de dogmes bien précis.

J'étais probablement féministe bien avant vous,quand cela était justifié (dans nos pays), je ne le suis plus. J'estime aujourd'hui que les hommes méritent autant d'attention que les femmes.

Écrit par : pat | 18 octobre 2013

@ pierregr

"délires antiféministes."

le féminisme est la plus grande imposture actuelle, toutes ses affirmations ne sonts que de l'exagération de la mauvaise foi du mensonge.

le féminisme c'est le commérage de quartier au niveau national et international pas autre chose même fonctionnement.

Écrit par : leclercq | 19 octobre 2013

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