06 octobre 2013

Antigones: les dames patronnesses descendent dans la rue

J’ai déjà parlé ici des Antigones qui s’opposaient à la vulgarité et au délire des Femen. J’ai même soutenu. Et aujourd’hui, horreur, malheur... En mal de visibilité elles ont fait un petit happening dans les sous-sols des Halles à Paris.



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J’espérais que les Antigones mettraient en avant une pensée progressiste par rapport au féminisme victimaire. Qu’elles auraient de l’audace et l’envie de réformer la pensée unique actuelle. Déception: elles ne sont qu’un nouvel avatar de ladite pensée unique. Elles viennent en effet de chuter, comme l’ange, dans le communautarisme victimaire et simplificateur.

Leur happening du jour aux Halles de Paris«Ni consommatrices, ni consommées».


«Le capitalisme de séduction ne reconnait que les pulsions et limite la femme à une position de consommatrice. La féminité n'est pas un argument de vente. Nous ne sommes ni objet à consommer ni images pour faire consommer. Les Antigones ne veulent pas consommer mais créer, transmettre et maintenir.»

Déjà elles ne parlent que des femmes, comme si les hommes n’étaient pas eux aussi consommateurs et consommés. Ensuite la consommation fait partie de l’économie, donc on ne peut généraliser la critique. Les femmes ne sont pas en simple position de consommatrices, elles sont aussi actrices, comme elles l’ont toujours été. Ensuite elles semblent s’opposer à l’utilisation du féminin tant dans images que comme cibles dans les campagnes.

Lobotomisé

Il faut préciser que les femmes (et les hommes) qui prêtent leur image à une campagne de pub sont payés pour, c’est leur job. Personne n’est obligé d’acheter. De plus les campagnes ciblées pour des catégories de genre ou d’âge servent aussi à estimer la production à mettre en place et antigone,féministe,consommation,communautarisme,victimaire,violence conjugale,capitalisme,donc à calibrer l’économie.

Bref, un discours convenu, victimaire et irréaliste. Elles font la leçon. On dirait une descente de dames patronnesses. C’est quoi une dame patronnesse? Une grenouille de bénitier, qui fait la même tête que Bernadette Chirac quand elle veut contrôler et dominer son homme s’intéresse de trop près à une jeune femme blonde (vidéo ci-dessous).

Bon, les Antigones, va falloir trouver mieux. N’y a-t-il pas de vraies penseuses dans vos rangs? Parce que votre paléo-féminisme victimaire et communautariste, on a déjà donné. Le féminisme a décidément lobotomisé la société.

Voir plus grand, plus loin

On pourrait cependant imaginer un vaste mouvement de réflexion et d’action, hors partis et hors communautarismes. Si les Antigones allaient  vers l'universalisme c'est d'humanisme qu'il faudrait alors parler, pas de féminisme, qui lui ne peut qu’alimenter la guerre des sexes et les stéréotypes victimaires. On pourrait constituer un vaste mouvement mixte au-delà des problématiques féministes, mais dont certaines actions pourraient être spécifiques et d'autres mixtes (sur la violence conjugale p.e.). Rien de ce qui est humain ne devrait être étranger à un tel mouvement, qui pourrait comprendre en son sein des gens de tous bords. Tous les débats y seraient acceptés sans stigmatisation ni procès d’intention. On y repenserait aussi bien le contenu des idées que les critères de nos analyses de l’individu et de la société.

Un tel mouvement devrait se doter de mécanismes pour ne pas être capté par une mouvance particulière. Il viserait à remplacer peu à peu les mouvements trop spécialisés et soutiendrait un réel humanisme dont il faut reposer les bases.

La société a besoin d’une nouvelle réflexion. Veulent-elles s’y atteler?




Commentaires

La société de confrontation remporte plus de suffrage et de succès que la société de conciliation. L'humanité moderne aime se foutre sur la gueule. Cela fait partie de l'esprit de compétition sauvage. Pour aller dans votre sens, John, il faudrait changer les clefs idéologiques de nos sociétés. Je crains que nos utopies personnelles ne correspondent pas vraiment à ce que les habitants de la jungle d'aujourd'hui souhaitent et envie dans leur quotidien...

On peut se battre longtemps avec nos mots et notre courage. Si on reste tout seul, que faire? Si on devient des millions, que faire? Nous serions alors la pensée dominante, celle qui opprime à son tour et devient agressive avec les autres. Effet de groupe et mouvement moutonnier obligé. L'homme et la femme libres, dans leurs comportements d'indépendance, sont seuls au monde. Personnellement, le groupe, le mouvement de masse, me fait peur et limite la liberté de pensée. Même les artistes les plus libres au monde se sont plantés quand ils ont tenté des mouvements d'art. Cela a duré quelques années, puis les ego, les excommunications ou les départs volontaires du groupe, ont commencé à pourrir les relations et la survie du mouvement.

Cela fait partie de l'être humain, John. Femmes et hommes, nous avons beaucoup à partager. Encore faut-il un minimum d'ouverture sur l'univers de l'autre, sa provocation ou sa poésie, sa passion et ses désirs, sa différence et sa vision de la relation homme-femme. Pour cela, ce n'est pas un combat de rue que nous avons besoin. C'est de rires, de pleurs, de complicité, de sentiments positifs...et des sensations à fleur de peau...

Écrit par : pachakmac | 06 octobre 2013

Hélas, comme je l'avais pressenti, elles ont fait ce que ce type de femmes savent faire de mieux : moraliser.

J'étais pourtant d'accord avec elles quand elles s'opposaient aux femens; je ne doute pas non plus qu'elles aient de bonnes intentions, je partage avec elles (du moins à ce que j'en ai compris) certaines valeurs, certains principes, tel que le respect, la politesse, la courtoisie.

Malheureusement, les voir maintenant dénoncer "Le capitalisme de séduction", en legging et talons hauts pour certaines (photo de l'article), on se demande si ce n'est pas une blague qu'elles nous font.

On retombe malheureusement dans cette fameuse superficialité féminine, cette incohérence qui fait détester certaines d'entre elles ce qu'elles appellent les "clichés". Ils sont l'ennemi de certaines femmes, car ils les ramènent à la constance et à une invariable réalité qu'une société leur a appris à ignorer le plus longtemps possible, au moins jusqu'au divorce pour beaucoup (encore que là ça concerne surtout les hommes). Je sais que c'est dur de dire ça, mais c'est la vérité.

C'est pour ça que je préférerai toujours une superficialité assumée des femmes, qu'une superficialité reportée malgré soit, vers des domaines intellectuels. Ca pourrait amuser, on pourrait se dire que ce n'est pas grave, malheureusement quand les "intellectuelles" en question envahissent nos ministères et nos facs (voir le documentaire théorie du genre Norvège, accablant sur leurs procédés), ça fait beaucoup moins rire.

Il est insensé en effet, qu'une société se gargarise de l'homoparentalité, et s'effraie de quelques burqas. C'est vraiment le monde à l'envers. Dans une société qui serait vraiment patriarcale, ce genre de dérèglements n'existerait pas.

Écrit par : Didier | 06 octobre 2013

Le féminisme est surtout en crise, ayant eu tous les droits des hommes et mêmes plus, ayant eu plus de respect que les hommes, la société considérant la femme comme plus utile que l'homme (le fameux homme jetable) etc etc, le féminisme en tant qu'idéologie suprématiste est un franc succès.
Le mot d'ordre: Ne surtout rien lâché.
Pourquoi ?
Non pas a cause d'un fantasme misandre qui voudrait que l'égalité recule mais bien au contraire parce que l'égalité va avancé et dans cette avancement de l'égalité, des droits et des privilèges féminins vont être supprimer car contraire a l'égalité.
Voila pourquoi elles adoptent la posture victimiste c'est une valeurs sur pour resté sur un statu quo ou les femmes sont dans une position de privilégiés.
Pour le reste elles se mettent en victime par rapport aux hommes, les hommes ses créatures privilégiés selon elles.
En fait voila les privilèges de l'homme en Europe, être mutilé sexuellement dans la plus grande tolérance des pouvoirs public, avoir une espérance de vie largement inférieur a celle des femmes dans l’indifférence la plus total, ce voir imposer un enfant contre son gré, représente 80 % des suicides, représentent 95% des morts aux travails, être élevés a souffrir en silence et a ne pas se plaindre (c'est pratique quand la moitié de la pop est éduqué a ce taire), être un parent de seconde zone (alias portefeuille), une misandrie et un deux poids deux mesures constant sur des choses extrêmement graves (mutilions sexuelles, violence conjugales etc etc) etc etc
Si une seule des choses que j'ai cités plus haut toucherais les femmes d’Europe, des fonds publiques par millions seraient débloqués, des campagnes publicitaires verraient le jour et naturellement l’appareil judiciaire pondrait un tas de loi pour changer les choses.
La posture victimsite est une posture de haine, une posture profondément misandre.

Écrit par : Immos | 06 octobre 2013

@immos
@tous

Dans ce cas il faut aussi être juste.
L'espérence de vie moindre est déjà naturelle mais elle l'est aussi par le mode de vie des hommes , bien plus relâchés ou choisissant les postes qu'ils leur conviennent même si c'est au détriment de leur santé.
Et personne ne se plaint de ça non plus ou alors on ne le fait pas en fonction du sexe (tant mieux).
Ça ça relève de la responsabilité et du choix personnel. Comme on l'a fait remarquer à propos de la prostitution. Ça craint mais ça peut en de rares cas être un choix.

Les suicides aussi relèvent du choix personnel.
Je ne vois pas comment on peut lier ça à de la misandrie.

Je sais pas...

Pour être un peu plus écoutés je suggère d'abandonner ces deux points ainsi que l'éternelle rengaine de la "féminisation de la société" qui est un délire rétrograde . ( Si vous avez quelque chose contre les homos et les doux , changez de planète , c'est pas à eux de le faire , c'est vous les racailles de dinosaures dans ce cas ).
Pareil pour votre incapacité à vous adapter et à persister dans les rôles traditionnels de la famille et des sexes. C'est sans fondement autre que "on a toujours fait comme ça" et autre antennes relai de la parole divine. C'est à JETER.

Les féministes ont été écoutées parce qu'elles se sont fait passer pour progressistes. C'est indiscutable.
Je crois qu'il faut montrer votre ouverture d'esprit non pas en défendant ces 3 points mais en les combattant.
Parce que c'est ce qui vous fait passer , encore et toujours , pour des masculinistes. Parce que c'est un statut victimaire sans fondement là aussi et qui ne relève donc pas du sexisme.
Et après , on vous voit exactement comme vous voyez ces féministes. Dur mais vrai.

Faites pas comme elles ont fait , montrez l'exemple , combattez ouvertement ces extrêmistes au même titre que les féministes radicales qui en sont un autre.

C'est pas seulement un conseil , c'est une condition sine qua non . Pour la crédibilité .
Sans cette position ouvertement progressiste JAMAIS vous n'aurez l'oreille que vous réclamez.
Même si vous êtes dans le vrai en ce qui concerne les violences conjugales qui touchent les deux sexes ou d'autres choses.

Alors , les féministes victimaires au poteau , oui mais les virilistes victimaires à la con , eux aussi.

On pourra pas dire que je vous l'avais pas dit.

Écrit par : nemotyrannus | 07 octobre 2013

@nemotyrannus

L'espérance de vie moindre des hommes est avant tout du au contexte social, en apprenant aux garçons a ne pas être des faibles (plutôt paraitre), et a ne pas se plaindre, ils finissent par le faire, aller chez le médecin étant vu comme une certaine preuve de faiblesse, je remets en cause l’éducation et l’indifférence de la société vie a vie des hommes.
Et sur ce point je signifie clairement que si les femmes avaient une espérance de vie inférieur a celle des hommes, les choses auraient bouger depuis longtemps, c'est un fait on se retrouve donc au final avec un deux poids deux mesures..
Le fait est que tout un chacun a consciemment/inconsciemment enregistré dans sa tête que la vie d'un homme est moins importante que celle d'une femme.
Sur le suicide aussi je met en cause que si les genre étaient inversé les choses auraient bouger.

Pour le reste ne me prenez pas pour une personne qui rêve du "bon vieux temps", bien au contraire, c'est d'ailleurs parce que j'ai remis en cause le" bon vieux temps" (tu n'a pas le droit de te plaindre, seul les gays montre leurs sentiments, un homme c'est comme ça et pas autrement etc etc) que je me suis intéressé a la condition masculine.

Écrit par : Immos | 07 octobre 2013

Féministe, je n'apprécie pas les Femen mais permettez-moi d'insister sur le fait que, chantées (c'est un simple point de vue, le mien) ä tort ou à raison par Jacques Brel telles... En fait, non grenouilles de bénitiers (pas de bénitiers chez les Réformés)avant le féminisme, elles étaient des paroissiennes protestantes se réunissant pour coudre, repriser, tricoter, préparer et envoyer des paquets, notamment aux soldats... tout en prenant le thé... Quoi de mal? Le féminisme insistant sur le travail des femmes à l'extérieur, les "dames patronesses", à quelques exceptions prèa, ne pouvant, comme on dit, être au four et au moulin, disparurent par manque de temps et autres centres d'intérêts.
Permettons-leur de dormir en paix.
Myriam Belakovsky

Écrit par : myriam belakovsky | 07 octobre 2013

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