15 septembre 2013

Comprendre les enjeux de l'déologie du genre

D'abord l'information suivante: j'ai créé un deuxième blog, centré sur la politique et la vie à Genève. A découvrir ici avec en deuxième article le Parti Pirate.

A lire toutes affaires cessantes: la marxisation de la société va se répandre dans l’école française dès l’âge de 6 ans.

Je propose aujourd’hui un article d’une grande limpidité sur l’idéologie du genre, écrit par Alexis Aguettant sur son site Homme Culture Identité, dont je recommande la visite. Les enjeux politiques et culturels sont ici parfaitement résumés.


«Pour comprendre que les idéologues du genre font une guerre sournoise aux garçons, aux pères, et aux hommes

genre,gender,féminisme,terrorisme,misandrie,marxisme,indifférenciationEn cette rentrée 2013, l'idéologie du genre s'impose à nous car elle sera prochainement enseignée aux enfants dès l'âge de 6 ans dans le cadre du programme «ABCD de l'égalité». Cette idéologie pénètre discrètement de très nombreux domaines de nos vies, dont le monde de l'entreprise, et il est aujourd'hui devenu urgent de comprendre sa logique politique pour en refuser la teneur.
 
Cette idéologie se développe derrière la recherche moderne de l’égalité et de la parité et à pour objectif de libérer la société, et les femmes, d'une hétérosexualité qui aurait été fabriquée par les hommes pour exercer leur domination. L'idée qui fonde politiquement l'idéologie du genre professe que de tout temps la femme a été sous la domination de l'homme et qu'il est venu le temps de subvertir la société hétéropatriarcale. Nous contestons vivement cette approche idéologisée et caricaturale qui est poursuivie par les milieux féministes radicaux à l'origine de l'idéologie du genre.
 
Pour mieux cerner cette idéologie, découvrons ensemble la méthodologie des études de genre qui se déploie autour de trois critères très précis relatés dans un ouvrage pro-genre de référence*: 1.«Faire éclater les visions essentialistes», 2. «Appréhender les relations sociales entre les sexes comme un rapport de pouvoir», et 3. «Ne pas analyser les rapports de genre indépendamment des autres rapports de pouvoir».
 

1. Le premier critère des études sur le genre est de «faire éclater les visions essentialistes» en niant la différence des sexes. Une vision essentialiste consiste à attribuer aux femmes et aux hommes des caractéristiques immuables en fonction de leurs caractéristiques biologiques. Les sciences humaines et sociales questionnent les identités masculine et féminine, et, jusqu’à un certain point, ce questionnement est légitime. Cependant, il apparaît absurde de nier les qualités biologiques propres à chaque sexe. Si les idéologues du genre vont jusqu'à cet extrême c'est pour les besoins de leur cause, car en partant du postulat que «homme» et «femme» sont des sujets complètement détachées du biologique et exclusivement construits par l'éducation, ils peuvent ensuite affirmer que si les femmes ne font pas les mêmes métiers que les hommes c'est par ce qu'elles n'ont pas été correctement éduquées par leur famille et la société. De là découlent, les actuels programmes gouvernementaux de lutte contre les stéréotypes sexistes à l'école, à l'université, dans l'entreprise... Nous nous trouvons face à une utopie politique qui veut nier toutes les différences entre les sexes au nom d'un égalitarisme dogmatique.


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2. «Appréhender les relations sociales entre les sexes comme un rapport de pouvoir», telle est une autre démarche des pro-gender. C’est-à-dire que l’on ne pourrait pas penser le masculin et le féminin l’un par rapport à l’autre sans penser à des rapports de force, de pouvoir et de domination. Ce critère positionne le gender dans le champ de la théorie marxiste: la femme serait le sexe oppressé et l'homme le sexe oppresseur, c'est donc bien dans une guerre des sexes que les idéologues du genre sont engagés aujourd'hui, de façon sourde, mais bien réelle. Une résolution du Parlement Européen du 12 mars 2013 va jusqu'à prétendre que la femme subit aujourd'hui en Europe une ségrégation. En victimisant les femmes dans de nombreux domaines, les pro-genre veulent faire voter des lois exclusivement pour les femmes. (Exemples: en France, loi relative aux violences faites spécifiquement aux femmes du 10 juillet 2010 ; en Europe, Convention d'Istanbul du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique). L'objectif des pro-gender est de subvertir la société pour, à terme, mettre les femmes en situation de domination. Le projet passe par une transformation culturelle de la société en lui faisant adopter des codes féminisés (le projet du «care» de Martine Aubry se situe dans cette perspective). Cependant le cas le plus symbolique, et le plus politique aussi, serait sans nul doute de permettre à la femme de procréer sans s'unir avec l'homme. Les féministes radicales revendiquent aujourd'hui l'accès à la PMA (Procréation Médicalement Assistée) pour toutes les femmes. Un tel projet marquerait de façon béante un changement de civilisation tel que voulu par Christiane Taubira. 


Il est donc temps de comprendre que derrière les slogans égalitaristes un tout autre projet de société est à l'oeuvre, un projet animé par la volonté d'une revanche sur des hommes perçus de façon caricaturale par les milieux féministes radicaux comme étant des dominants ayant construit une société à leur seul bénéfice.

En janvier 2013, sur une radio, Roselyne Bachelot a affirmé que la famille était une «construction sociale créée par les hommes pour dominer les femmes»: si l'idéologie du genre est aujourd'hui un logiciel politique d'une partie de la gauche, elle a aussi ses adeptes à droite.
 

3. «Ne pas analyser les rapports de genre indépendamment des autres rapports de pouvoir.» Par ce critère, la dimension politique des études du genre prend une envergure genre,gender,féminisme,terrorisme,misandrie,marxisme,indifférenciationplus large encore. Les études de genre portent en effet aussi sur les rapports de classe, de race et toutes les autres formes de rapport de domination. On reconnaît ici une vision très déterministe: toute relation sociale serait fondée sur des rapports de domination, tout s’explique à partir de là. La racine marxiste de l'idéologie du genre est là confirmée, mais que deviendrait alors l'aspiration de notre pays à vivre en Fraternité, que deviendraient aussi les sentiments qui unissent l'homme et la femme, et que dire enfin de notre République qui se veut indivisible, si en son sein même, l'homme et la femme sont divisés. Non décidément l'idéologie du genre n'est pas un projet d'avenir dans une France qui aspire à plus grand, à plus haut, que les divisions mesquines de quelques idéologues égarés.

Ce décryptage de l'idéologie du genre et de son fondement politique autour de ses trois critères donne à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté des clés pour comprendre les enjeux sous-jacents aux débats relatifs au genre, à la parité, à l’égalité homme-femme, à la lutte contre les stéréotypes et contre les discriminations.

A ceux et celles qui veulent nier le biologique pour asseoir une approche exclusivement éducative, nous devons répondre que tant l'inné que l'acquis sont constitutifs de nos vies. Des études scientifiques internationales contestent magistralement le postulat théorique du gender, et rendent lisibles de façon éclatante les identités masculine et féminine. Les travaux du Professeur anglais Simon Baron-Cohen sont à ce titre déterminants. La Norvège a mené dans ses médias un très large débat scientifique en 2010 et a relativisé la portée de ses politiques égalitaristes depuis.

A ceux et celles qui veulent opposer les deux sexes à des fins politiques, nous répondons résolument que, ayant compris leur projet, nous le refusons. L'homme a intrinsèquement besoin de la femme, et la femme de l'homme. Les deux sexes participent de l'alchimie de la vie et vouloir les opposer est vain et irresponsable.

Il appartient maintenant à chacun et chacune de faire émerger un débat dans notre pays sur l'idéologie du genre. Celle-ci ayant pénétré tant les réseaux onusiens que bruxellois, tant les ministères parisiens que l'université française, tant la présidence de notre République que les écoles de nos enfants, il n'est pas à douter que de ce débat adviendront des bouleversements majeurs dans les nombreuses institutions aujourd'hui égarées dans les folies conceptuelles, et politiques, de l'idéologie du genre.



Alexis Aguettant, septembre 2013

Publié avec l'autorisation de l'auteur.

 

*BERENI, CHAUVIN, JAUNAIT, REVILLARD, Introduction aux Gender Studies. Manuel des études sur le genre, De Boeck, Bruxelles, 2008.

 

Mon deuxième blog: Genève bouge, à lire ici.

Commentaires

Homosexualité, mariage pour tous, PMA pour tous...

La normalité de chez normal... simplement juste à cause d'un vote.

Le DSM (bible du diagnostic en psychiatrie) fut, et fait encore l’objet de nombreuses controverses. Un des exemples les plus cités est celle de la nature pathologique de l’homosexualité. Celle-ci a été retirée du manuel diagnostique au cours d’un vote parmi les membres de l’APA en 1973. Ceci faisait suite à trois années des pressions (manifestations, etc.) d’associations représentant les homosexuels.

Ainsi va la Science ! ...politique

Écrit par : petard | 13 septembre 2013

Voilà un article qui fait réfléchir par rapport au Gender imposé par la confédération lors des prochaines votations :

http://www.lesobservateurs.ch/2013/09/09/loi-sur-les-epidemies-gender-la-suisse-emboite-le-pas/

Écrit par : MM | 13 septembre 2013

@ MM
Merci pour ce lien. Le texte commenté mérite d'être lu attentivement.
C'est hallucinant comme la bêtise ou la perversion puisse s'ériger en valeur.
Pire encore, on veut instituer une manipulation par l'éducation dès l'âge de 2 ans.
Oui, je vois à travers cette étude Gender comme une exhortation à l'indulgence vis-à-vis de la pédophilie. Les textes de loi suintent de dérives qui seraient incontrôlables parce que, sujets à interprétations, elles autorisent des conclusions qu'il n'y a jamais acte de crime nulle part ou d'ajourner toute possible doléance.

Pour moi, ces chercheur "Genger" se fourvoient, ils brassent tout sur un même mode opératoire confondant pratiques sexuelles et différence de sexes, différence physiologique et morphologique donc différence de fonctionnement entre l'homme et la femme.
On veut substituer volontarisme aux facultés et propriétés d'une nature . On fait une lecture étrange de la sexualité et de sexisme et on ne craint pas de sexualiser les sensitivités pour justifier des thèses hasardeuses.

Sidérant par ailleurs de considérer un enfant de deux ans comme une personne adulte, doté d'une certaine somme d'expérience capable de formuler des thèmes et des choix avant même qu'il ne teste ses cinq sens: l'ouie, la vue, l'olfactif, le toucher et le goût. Que les enfants se mettent en scène pour "jouer aux amoureux hétéro ou homosexuels" C'est mépriser qu'ils peuvent avoir des sentiments personnels et que parfois l'enfant d'en face ne l'inspire pas à telle ou telle posture. Ce ne serait pas pour autant qu'il ressente de l'hostilité ou de l'amitié. Pour se sentir amoureux, il faut être deux sur la même longueur d'onde. Et ça, ces chercheurs castrés l'ont oublié.

Si on peut blâmer notre éducation sexiste (que je dirais plutôt ségrégationnaire ou discriminante), c'est vers elle seule qu'il faut diriger nos réflexions et nos réformes.

Toute contrainte à un quelconque jeu de rôle est une atteinte à son intégrité intellectuelle et affective. Toute expérience sexuelle, ne fut ce au titre de la vocation éducative, viole l'intégrité corporelle de l'enfant. D'autant plus qu'il est sous l'emprise du climat institutionnel, de l'autorité éducative et de l'ambiance sociale.
A 2 ans, à 4 ans, à 7 ans ou plus il n'est pas en mesure d'opposer un refus.

Comment ne pas voir à travers ce dressage de la violence insoutenable et du non respect des droits de l'enfant à son intimité en tant qu'individu, en tant que personne? Toute une unité qui constitue sa vie et son devenir serait menacée.

Ce dressage risque de déchaîner dans le futur des cas psychiatriques en nombre et en gravité.

Je soupçonne ces chercheurs de ne pas être désintéressés ni honnêtes. Nous devons veiller à ce que dans le code pénal certaines lois et dispositions protégeant la personne physique et morale ne disparaissent petit à petit au profit de ces agressions légalisées.

Oui, en effet, l'éducation Gender qui interviendrait dans le glissement des lois qui la précèdent, en votation, menacerait l'ensemble de nos institutions éducatives, culturelles et scientifiques de dévoiements qu'elle induirait si elle parvenait à s'imposer.

Écrit par : Beatrix | 14 septembre 2013

Avec l'instauration de ce genre de doctrines, il est bon de s'interroger:Quelle société les féministes veulent-ils instaurer? Dans sa version extrême, le gender enseigne que l'homme est l’oppresseur et la femme l'oppressée. J'ai lu la définition de l'opression, et cette approche me semble douteuse. L'idéologie actuelle ne semble pas vouloir créer une société équilibrée.

Dans cette optique, il est est essentiel de se poser trois questions: 1) quel parti politique osera mettre à bas ces lois délétères qui tendent la société? 2) Comment peut-on purger les féministes d'une idéologie devenue nauséabonde? 3) Faut-il dissoudre tous les groupes féministes?

Écrit par : ApprentissageVie | 16 septembre 2013

@ ApprentissageVie

Quelle société les féministes veulent-ils instaurer?

une dictature féministe comme en suéde, où les parents ne sonts plus libres d'éduquer leurs enfants !!!

où les enfants sonts poussés à la délation, pour dénoncer les moindres faits des parents non conformes à la doctrine en place.

une intrusion à ce point dans la vie privée c'est grave !!!

http://lesvendredisintellos.com/2011/12/16/au-pays-de-la-fessee-interdite-reportage-arte-suede/

charlottem28C dit :
17 décembre 2011 à 11:02
Je trouve que vous avez une réelle tendance à moraliser le comportement des gens en catégorisant directement la fessée dans le côté "obscur". La fessée n’est pas forcément une faiblesse de parents fatigués ou la domination violente des adultes sur l’enfant. Elle peut s’inscrire tout simplement dans le projet d’éducation. Quand un enfant dépasse des limites (et je ne parle pas de briser un malheureux verre ou de "bêtises" du même genre), il n’est pas forcément encore enclin à recevoir une explication démontrant par A + B que son action est néfaste pour lui ou autrui. Montrer la limite dans sa chair ne me choque pas et peut valoir mille discours, surtout que les enfants ne sont pas égaux en comportements. Et je ne parle bien sûr pas de maltraiter son enfant, une tape dans la fesse fait plus de bien que de mal dans bien des cas selon mon humble avis.
Quant au commentaire ci-dessus (maman dragon), conseillant une campagne médiatique de grande ampleur contre la fessée et même laisser pleurer (??!!) me choque au plus haut point : de quel droit décide-t-on pour autrui de la meilleure façon d’élever son enfant? Cela m’effraie toujours un peu de voir des personnes prêtes à imposer leur point de vue à d’autres, persuadées que c’est pour le bien général.

Écrit par : leclercq | 18 septembre 2013

suite

malain dit :
25 février 2012 à 10:24
La fessée ça ne fait pas mal pour celui qui la donne …. est déjà une affirmation fausse. Tous les parents savent que donner une fessée est douloureux moralement, la plupart des parents se font violence pour la donner, parce que c’est tellement plus facile de laisser les enfants faire de qu’ils veulent que de les structurer.
De plus je trouve amusant que le gouvernement fasse la leçon aux parents, alors même qu’aucun cours concernant l’éducation et la parentalité n’existe dans aucune école de ce pays d’une part.
Que d’autre part, ses services sociaux sont incapables d’obtenir de meilleurs résultats que les parents qu’ils accusent de mauvais traitements (consultez donc les statistiques de criminalité des enfants issus de la dass, ou demandez aux enfants enlevés à leurs parents par les services sociaux ce qu’ils en pensent).
Et enfin, et c’est le pompon, et il est incroyable que personne ne remarque l’aberration de ce que nous disent les média et les politiques, qui dans le même temps voudraient condamner les parent qui donnent une fessée (en confondant cela avec un mauvais traitement à enfants), . Peut-être l’état devrait-il mettre des cellules à disposition des parents pour qu’ils évitent de donner des fessées, mettre son enfant en prison quelques mois pour avoir pris de l’argent dans le porte-monnaie de maman est tellement plus civilisé!

Comme tout le monde, je pense qu’autant que possible, la punition physique est à éviter, mais il y a des moments où, des enfants qui, … Et tous les parents n’ont pas l’éducation, le temps, les moyens de faire autrement. Il y a aussi des enfants qui ne vous laissent guère le choix, et les adultes qui ont côtoyés suffisamment d’enfants savent que tous sont différents, et ne sont pas sensibles ni aux mêmes raisonnements, ni aux mêmes moyens de pression.

Pour terminer, notre société est de plus en plus violente alors même que les parents le sont de moins en moins avec les enfants, peut-être devons nous nous questionner à ce sujet.
Les enseignants ont vu leurs moyens de rétorsion envers les enfants diminuer au fil du temps, il me semble que si c’est la meilleure façon d’éduquer les enfants, alors ils devraient être plus respectueux et moins violents qu’hier au sein des établissements. Pourtant c’est le contraire qui se passe,
Le manque d’autorité et la féminisation complète de l’éducation (80% d’enseignantes et explosion du nombre de familles dites "monoparentales") ont à mon avis un grand rôle dans ce processus d’augmentation de la violence dans notre société.

Réponse
■ Maman d'Yne dit :
23 juin 2013 à 7:52
"Pour terminer, notre société est de plus en plus violente alors même que les parents le sont de moins en moins avec les enfants, peut-être devons nous nous questionner à ce sujet."
50% des enfants de moins de 2 ans ont déjà été tapés. 85% des enfants de moins de 5 ans. En France, 2 enfants par jour meurent des suite de maltraitance. La violence éducative ordinaire est partout, je le constate chaque jour, dans les foyers, à l’école, dans les parcs, magasins, etc. Je ne sais pas s’il y a plus ou moins de violence qu’avant, si elle a le même visage. Quoi qu’il en soit, elle est encore très (trop) présente…

on appréciera la réponse nulle de Mamman d'Yne, elle constate sans donner aucun argument à Malain une pure réthorique féministe.

"La violence éducative ordinaire est partout"

n'importe quoi 40% des enfants sonts en manque éducatif, en manque de limites de péres.

http://blog.lefigaro.fr/education/2011/04/sos-enfants-battus-et-societe-a-la-derive.html

". L’argumentation est rodée : la « violence » est un échec, un « aveu d’impuissance », il faut « privilégier le dialogue »… Argumentation qui ressemble à s’y méprendre à celle qui fut servie pendant des années aux jeunes professeurs dans les IUFM, à propos des punitions, et dont les résultats se lisent à la rubrique faits divers des journaux."

"On pourra déplorer les « parents démissionnaires », et les petits monstres qu’ils produisent à grande échelle. Mais il serait plus opportun d’enfin constater que ce discours culpabilisant et délégitimant a créé des générations de jeunes parents totalement paumés, et incapables de savoir eux-mêmes quelles sont les limites à fixer à leur enfant, quelles sont les conduites acceptables et celles qui ne le sont en aucun cas. Les milliers d’enfants qui verront ce petit film (car le premier renoncement au bon sens se manifeste face à cette télévision qu’on laisse allumée devant eux) comprendront parfaitement le message : sanction et brutalité aveugle sont de même nature, et le parent qui voudrait leur imposer quoi que ce soit, éventuellement par la force, est un bourreau. Détruire ainsi l’image d’un parent aux yeux de son enfant est une grave responsabilité. Car on ne sait jamais quels modèles de substitutions celui-ci se choisira."

Écrit par : leclercq | 18 septembre 2013

@ leclercq: http://lesvendredisintellos.com/2011/12/16/au-pays-de-la-fessee-interdite-reportage-arte-suede/

"Un faux pas des parents et hop l’enfant dénonce à BRISSE".
Je parlerais plutôt de dictature progressiste, puisque ces "avancées" sociétales ne concernent pas uniquement les droits et la place des femmes.
Si le gender est créé par des féministes, il a va bien plus loin.


On peut voir dans la dictature progressiste la menace du multiculturalisme: en France dans les années 80 jusqu'à nos jours, le culte de la 'diversité' a eu lieu: beaucoup de Français ne se voient pas comme français culturellement puisqu'on a brisé le modèle assimilationniste.

http://glorieusefrance.fr/forces-et-faiblesses-du-modele-assimilationniste-francais/


Certains Français de souche disent "on n'est plus en France".
Eric Zemmour le décrit comme la 'gauche intellectuelle', donc des partis de droite peuvent tout à fait appliquer des idéologies féministes, vertes...


Le problème est que deux courants essentiels s'affrontent: le Progrès, pour l'avancée des droits et des libertés, contestant l'ordre établi, aimant l’État, se méfiant de la stabilité, nomade, la défiance de l'autorité.
L'Ordre, pour le maintien de la société dans son état actuel, défendant l'ordre établi, se méfiant de l’État, aimant la stabilité, sédentaire, le soutien de l'autorité.

A mon sens jusqu'aux 1970-1980, le Progrès et l'Ordre se combattaient mais étaient en équilibre. Depuis, notamment avec les droits féministes accordés, le Progrès utilise l'Ordre existant pour augmenter encore son emprise sur la société.

Un exemple? le néolibéralisme était un nouveau modèle économique, fondé sur le profit virtuel, non fondé sur le réel. Ainsi, alors que la bourse ne cessait d'augmenter son avancée, la situation réelle des peuples occidentaux se dégradait.
Si le système fonctionnait, c'était grâce à l’État, qui s'était construit au fil des siècles. Donc l'Ordre.


Je ne prétends pas juger en quoi l'Ordre ou le Progrès sont meilleurs l'un que l'autre: ils sont tous deux nécessaires. Si l'Ordre permet de conserver ses acquis, le Progrès permet de ne pas stagner. Et s'ils cherchent à s'éliminer mutuellement, ils n'y arrivent pas, car ils ne peuvent survivre quand ils ont triomphé.

Donc la loi sur la fessée est progressiste en tant qu'avancée, mais mauvaise dans ses effets. Et certaines lois sont comme cela, comme la parité, le mariage pour tous, l'enseignement du gender à l'école.

"n'importe quoi 40% des enfants sonts en manque éducatif, en manque de limites de péres."
Pour le Progrès, il est logique de rejeter l'éducation des pères car ils étaient dans le modèle précédent les représentants de l'autorité. Pour certains, l'autorité est criminelle car elle bride le Progrès.
Ainsi, l'homophobie est un délit, car la reconnaissance de l'homosexualité est une avancée sociale.

Je parle de système, mais pas du peuple. Je pense que beaucoup de personnes sont malheureuses (burn-out, solitude, suicides...) parce que l'Ordre n'est plus assez prégnant. En soixante ans, il y a eu plus de changements qu'en trois siècles. Or, si l'être humain a besoin d'évoluer, il a également besoin d'être en sécurité, essence de l'Ordre.

Aujourd'hui, les progressistes dominent, les ordonnateurs sont dominés. Et cela ne va pas aller en s'arrangeant: aujourd'hui on enseigne le gender à l'école.
Après l'autorité, ce sera probablement la culture qui sera mise au rencart.
Bref, rien de bon pour les ordonnateurs et la majorité des gens.

Écrit par : ApprentissageVie | 18 septembre 2013

http://revueagone.revues.org/917

L'auteur dit en substance que le progressisme ne peut pas se passer de la culture, donc de l'Ordre. Le progressisme agonise parce qu'il a mis l'Ordre à bas.
Le fait qu'il n'y ait plus de morale nationale ou européenne prouve qu'il n'y a plus d'Ordre.
Il n'est pas étonnant que le peuple ne croit plus en la politique et soit peu religieuse: car les politiques sont censés être les gardiens de l'Ordre mais ils sont actuellement sous la coupe du Progrès; la religion, chrétienne, est devenue progressiste également.
On appelle cela la "bien-pensance".


Il va donc falloir faire un choix: résister passivement, en maugréant contre l'ordre établi, fait de Progrès triomphant et d'Ordre dévoyé, ou résister activement, en rassemblant tous les ordonnateurs (chefs d'Entreprise, chefs de famille, intellectuels conservateurs) et créer un changement de la société, ou plutôt revenir à un véritable équilibre.
Vous me demandez pourquoi j'affirme cela? Parce que cela va empirer, y compris parmi la société, il y a aura un soulèvement si rien n'est fait pour enrayer la mécanique.

Écrit par : ApprentissageVie | 18 septembre 2013

C’est histoire de PMA et d’éclatement du modèle hétéro ressemble à une grosse manipulation. Cela me donne l’impression que le système pour à la rupture de l’ancien modèle pour n’avoir que des individualités qui vont consommer et alimenter le dit système.

Écrit par : Alexandre | 18 septembre 2013

Chritiane Taubira a dit à propos du mariage pour tous: "C'est un changement de civilisation". Alexandre, vous oubliez l'enseignement du gender à l'école.
J'ai l'impression que la nouvelle civilisation voulue sera une civilisation du mirage, du déni du réel.

Écrit par : ApprentissageVie | 19 septembre 2013

@ ApprentissageVie

"ce progrés" va dans le sens d'une régression intellectuelle (lois de genre lois de censure lois mémorielle), bizarre pour du progrés.

http://www.amazon.fr/product-reviews/2960047397/ref=dp_top_cm_cr_acr_txt?ie=UTF8&showViewpoints=1

Écrit par : leclercq | 19 septembre 2013

@ leclercq:
Voici une intervention audio de Philippe Nemo:

https://www.youtube.com/watch?v=qHVmcJStO4M


Mais si l'action des progressistes est si mauvaise, pourquoi les conservateurs ne font rien pour changer les choses? A moins qu'ils ne peuvent pas imaginer un changement qui leur soit favorable...

Écrit par : ApprentissageVie | 24 septembre 2013

@ ApprentissageVie

les conservateurs je pensent qu'ils sonts peux nombreux, donc qu'ils ne peuvent rien faire devant ce totalitarisme de la pensée qui n'en dit pas le nom.

la gauche et le féminisme portent en eux ce totalitarisme de la pensée.

http://www.france5.fr/et-vous/France-5-et-vous/Les-programmes/LE-MAG-N-3-2013/articles/p-17408-L-Affaire-Kravchenko-La-Guerre-froide-a-Paris.htm

Écrit par : leclercq | 29 septembre 2013

". En France, sa description de la terreur stalinienne et des goulags a provoqué le scandale dans les milieux communistes alors très influents. L’hebdomadaire Les Lettres françaises publie un article signé Sim Thomas qui dénonce Kravchenko comme un traître à la solde des services secrets américains, un affabulateur n’ayant pas écrit son livre et un ivrogne"

maintenant ce sonts les gens de gauche qui sonts trés influents, toute pensée contraire est bannie, comme à l'époque Kravchenko considéré comme traitre par les communistes français.

ils soutenaient aussi pol pot voir le terrorisme intellectuel de jean Sévilla

Écrit par : leclercq | 29 septembre 2013

@ leclercq: alors ce serait pour cela que les chefs d'entreprise sont asphyxiés en France et que la gauche et la droite aient à peu près les mêmes solutions: les positions intellectuelles sont progressistes.
Je n'aime pas le terme de conservateur, puisqu'il implique le maintien du statu quo. Quand la société est désorganisée, faut-il la conserver telle quelle?
Je parlerais plutôt de progressistes et d'ordonnateurs, les partisans du Progrès et de l'Ordre.

Et les soviétiques persécutaient les religieux... le Progrès n'est pas bon par nature...

Écrit par : ApprentissageVie | 30 septembre 2013

Voilà un site 'conservateur':
http://semperfidelis.over-blog.fr/article-dieu-se-rit-des-hommes-qui-cherissent-les-causes-dont-ils-deplorent-les-effets-117450825.html

Écrit par : ApprentissageVie | 30 septembre 2013

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