11 septembre 2013

Réflexions après le rapport de l’ONU

La Commission onusienne qui enquête sur le bombardement du 21 août dans les faubourgs de Damas a rendu un rapport intermédiaire contrariant pour messieurs Obabush et Hollande. En résumé: les enquêteurs ne peuvent pas certifier que du gaz toxique a été utilisé, et si c’était le cas ils ne désignent pas les responsables. En outre les frappes «punitives» sont clairement déconseillées.


syrie,guerre,armes chimiques,russie,poutine,usa,obama,france,hollande,souffrances,onu,rapport,Ce rapport confirme ce qui circule et est commenté depuis des semaines sur les forums: c’est le règne du doute.

Sur l’accusation de crimes de guerre les adversaires sont renvoyés dos à dos. Les rebelles comme l’armée de Assad commettent des actes contraires aux conventions internationales. Remarques et réflexions suite au tournant pris par les événements:


1. Les informations mentionnées dans le rapport intermédiaire de l'ONU circulaient sur internet depuis des mois. Malgré la difficulté à les vérifier, malgré la propagande insensée que les médias officiels ont soutenue, les sources, recoupements, et reportages de la «presse libre» (internet) disaient la même chose. Certes le net est une jungle et tout y circule, ce qui demande de l’expérience, du savoir-faire et de l’intuition pour ne pas être soi-même pris en faute de foi aveugle et trop rapide dans des fleuves de mensonges. C’est comme être sur une corde raide. Moi-même qui commence à savoir différencier le plausible de l’improbable, et qui travaille au mieux à vérifier et/ou recouper les sources, je suis parfois sur cette corde raide tendue entre deux pitons rocheux. Non seulement les informations sont loin d’être fiables par principe, mais mes propres sentiments sont susceptibles de m’influencer. Le travail sur soi est constant. J’accepte cependant une marge d’incertitude sans laquelle plus aucune audace ou libre pensée n’est possible. Dans le cas de figure de cette crise, une des difficultés est de détacher ses yeux des images de victimes supposées du bombardement à l’arme chimique, et de garder un minimum de raison, quoi qu’il en coûte émotionnellement.

2. La précipitation tant de François Hollande que de Barak Obama incitaient à la prudence et faisaient rapidement suspecter un enfumage d’Etat. Quelles que soient les raisons que j’ignore mais que j’ai en partie tenté d’analyser, cette précipitation et la succession de variations dans les versions officielles, ainsi que les différences entre la version française et la version US, étaient des raisons supplémentaires de garder ses distances. La mémoire de Colin Powell mentant sur l’Irak a servi en partie de catalyseur aux doutes légitimes.

3. Au vu des conclusions intermédiaires de la commission onusienne, qui a quand-même eu trois semaines pour les rendre, les deux versions, française et américaine, sont pour lesyrie,guerre,armes chimiques,russie,poutine,usa,obama,france,hollande,souffrances,onu,rapport, moins fantaisistes. Lire dans la presse que les USA ont visionné des vidéos de youtube pour tirer leurs conclusions est proprement hallucinant. La pression de lobbys semble indiscutable à ce niveau d’incompétence et de mensonge - je repense ici à l'enfumeur (ou girouette?) John Kerry, entre autres.

4. Internet est devenu, malgré ses risques et errances, une forme de contre-pouvoir. Les informations ont largement circulé, quelle que soit l’appartenance politique de celles et ceux qui les ont relayées. Les opinions publiques (les citoyens et citoyennes) ont ouvertement exprimés leurs désaccords et leurs doutes.

5. On ne saura peut-être jamais la part de bluff dans cette affaire, comme lors de la crise de Cuba en 1962. Toutefois l’aplomb de la Russie, et le revirement rapide d’Obabush et le silence de Hollande, semblent significatifs d’une reculade qui est plus que de circonstance. Le grand perdant étant ici François Hollande. Il est KO debout même s’il tentera un tour de clown triste pour reprendre la main. Il voulait gagner en visibilité internationale et en stature nationale: c’est réussi, mais pas comme il le souhaitait. Accessoirement, François Hollande nous rappelle que ni la gauche française ni ses propres promesses de gouverner autrement n’ont plus la moindre épaisseur. Je n’en dirai pas plus, car comme on dit: ne tirez pas sur l’ambulance. Vladimir Poutine  sort politiquement et moralement renforcé, la Russie aussi. A mon sens c’est plutôt une bonne chose. Même si je ne suis pas devenu anti-américain, même si je reste admiratif à bien des égards de cette démocratie imparfaite et de ce peuple, je crois que la vision de Poutine mérite toute notre attention dans une Europe malmenée bien qu’espérante. Nous savons aussi mieux où sont et qui sont les ennemis de l’Europe, ainsi que leur duplicité. Restons toutefois attentifs à faire la part des choses et à bien distinguer l’islamofascisme, qui tient le haut du pavé médiatique, et les musulmans de coeur (même si nous pouvons être critiques envers les religions). Enfin, au vu de ce qui se passe, il semble qu’Israël ait eu la bonne attitude en restant sur la réserve.

6. La transparence politique aurait-elle ici atteint sa limite? Les états ont des secrets, leurs dirigeants les préservent, et cela a probablement du sens. Il est évidemment difficile de donner sa foi aveuglément à un dirigeant, la crise vient de le démontrer. Mais nous ne savons pas tout et c’est probablement mieux ainsi. Les stratégies politiques évitent parfois des souffrances. Celle de Vladimir Poutine en est pour le moment la démonstration. Je me refuse d’ailleurs à croire que les dirigeants sont par principe malveillants envers les peuples qui les ont élus. J’ai même le sentiment que la démocratie en sort plus forte.

7. Petite ironie en passant, l’égalité raciale semble enfin atteinte symboliquement aux Etats-Unis: un président noir ment aussi bien et est autant va-t-en-guerre qu’un président blanc.


La géopolitique suivra son cours et il faudra plus de temps pour sonder les conséquences mondiales de cette crise. Chaque chose en son temps. Dans l’immédiat, restons lucides et vigilants.



20:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : syrie, guerre, armes chimiques, russie, poutine, usa, obama, france, hollande, souffrances, onu, rapport | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

@ homme libre
Une autre analyse vient compléter la vôtre.
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3891
Je crois qu'Obama a tout intérêt à saisir cette perche venant de Moscou et réfléchir sur ses futurs moyens de gouvernance autres que ceux connus jusqu'ici à savoir la domination et rien que la domination jusqu'au suicide. Bien sûr que si seulement cette idée de balayer cette équipe de Faucons dans ses coulisses l'avait au moins effleuré.
Et là, la dimension de l'offre de sauvetage est immense et très positive car, en tant que puissance inégalée en perte de vitesse et de crédibilité, les USA pourront encore figurer demain en tant qu'acteur principal sur l'échiquier mondial.

Il faudra qu'Obama sache tourner la page des armes chimiques avec ses accusations bluffées et qu'il opère un tournant pour son pays, qu'il amorce une logique qui puisse intégrer son pays dans un monde multipolaire qui est en train de se dessiner sous nos yeux avec ou sans les USA. Cette logique est la voie inéluctable. On ne peut plus faire abstraction de toutes les réalités qui gênent ses rêve. Des réalités bien plus intéressantes qui méritent d'être rêvées et il ne faudra pas que son pays passe à côté de cette chance. Il a déjà assumé un grand passif avec plus de 6 milliards de milliards de dollars en 12 ans de guerres à l'extérieur, loin de son territoire.

En un mot, à l'opposé de celui fermé d'Obama, le jeu Poutine semble être très ouvert; il ouvre des portes et des passages.
L'analyse de Khandil me semble très proche de ce que les deux présidents pensent mais alors que ces cartes sont à disposition et à portée de main, que va faire Obama?

Écrit par : Beatrix | 12 septembre 2013

Beatrix@ Il y a aussi cette vieille théorie de la confrontation des pays atlantistes contre les pays continentaux. A ce titre, l'agressivité des USA envers les Slaves du sud ou du nord (sud se dit "yougo", à tout hasard) même après la chute du communisme ne vous a certainement pas échappé. Bombarder Belgrade, fallait oser. Faire venir et aider les pires islamofascistes en Bosnie, fallait oser. Selon une personne amie ayant travaillé pour une organisation internationale basée à Genève, un Herkules américain amenait chaque semaine des armes pour les Musulmans en Bosnie malgré le blocus international...

Écrit par : Géo | 12 septembre 2013

Les peuples ne veulent plus de guerre. Il est temps que les politique comprennent qu’il doit agir par rapport aux gens et à l’intérêt de tous et non plus par rapport à la politique des intérêts financiers supra nationaux.

Écrit par : Alexandre | 12 septembre 2013

"Selon une personne amie ayant travaillé pour une organisation internationale basée à Genève, un Herkules américain amenait chaque semaine des armes pour les Musulmans en Bosnie malgré le blocus international..."

C'est ce que je dis: la stratégie des ricains est de déstabiliser les pays européens en instrumentalisant les musulmans, en Europe et à sa périphérie.


"que va faire Obama?"

Ce que le congrès lui dira de faire :

http://data.huffingtonpost.com/2013/09/congress-syria-positions?img


"un président noir ment"

Métis. Et il y a le précédent Ben Laden.


"Israël ait eu la bonne attitude en restant sur la réserve."

N'ont-ils pas bombardé des objectifs en Syrie cette année?


"En résumé: les enquêteurs ne peuvent pas certifier que du gaz toxique a été utilisé, "

Sur le web circulent des vidéos où l'on voit le ou les morts se relever. Plus fort que Lazare ou Jésus!

Tout cela porte un nom: propagande de guerre. D'un côté comme de l'autre.

Écrit par : Johann | 12 septembre 2013

Conflit très mal géré :

L’autre choix possible pour Hollande était celui du pire et c’est, aussi stupéfiant que cela puisse paraître, celui qu’il va préférer. Sans doute très mal conseillé par Laurent Fabius (très visiblement habité, depuis le début, par une espèce de profonde et très irrationnelle détestation maladive pour le président syrien et son régime et dont le rôle, ici, fût, probablement très néfaste), il privilégia, en effet, la voie consistant à attiser le conflit en jetant délibérément et systématiquement, de l’huile sur le feu d’un brasier qu’il fera, depuis, tout pour entretenir comme si la Syrie et son peuple étaient, à ses yeux, un terrain d’expérimentation au profit d’un projet inavouable à savoir, et plus particulièrement, la tentative d’élimination du dernier régime arabe réellement hostile à Israël – qui continue à occuper, d’ailleurs, une partie de son territoire depuis bientôt 50 ans – et capable, par son potentiel économique et militaire, d’en menacer la suprématie régionale).

http://www.les-crises.fr/syrie-ou-le-suicide-moral/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+les-crises-fr+%28Les-Crises.fr%29

Écrit par : pli | 12 septembre 2013

Merci pour ce lien, Pli.

Le développement d'historien est magistral. L'analyse sous l'angle de vue neocolonial est celle qui semble trouver sens, tant les analyses faites sous l'angle du devoir humanitaire ou du droit international sont aujourd'hui devenues dérisoires.

La crise n'est pas finie, méfions-nous de l'enterrer trop vite, mais nous pouvons tenter déjà de poser des constats. L'importance de l'enjeu historique est perceptible, plus encore qu'avec l'Irak, même si in fine elle n'exprime qu'une lutte d'influence politique et économique et un ajustement geopolitique. Il y a en même temps beaucoup d'autres enjeux et des voiles sont tombés dans un fracas assourdissant.

Il faudrait peut-être aller chercher loin dans le passé pour comprendre pourquoi la Syrie nous interpelle autant. Des quelques contacts que j'ai avec des personnes originaires de Syrie, j'ai le sentiment d'un background culturel très proche, formé dans une pâte commune, où les références et connotations subtiles de la pensée sont nombreuses et intuitivement très apparentes.

Une page de l'Histoire est en train de se tourner. Je vois mal comment la gauche pourrait survivre à ces événements. Si j'ai eu quelques sympathies pour certaines thèmes de gauche dans le passé (sans avoir cependant jamais adhéré à un quelconque mouvement), j'en ai déjà viré ma cuti dans le constat de la soumission des gauches à l'idéologie féministe qui transfère le schéma et la substance de la lutte des classe dans les relations hommes-femmes, ce qui pour moi est inacceptable et mauvais.


Nous sommes aujourd'hui de plus en plus nombreux à être orphelins politiquement - ce qui est peut-être le début du vrai libéralisme de pensée. Le monde me semble devoir être repensé en dehors des lignes installées. Tout doit aujourd'hui pouvoir être abordé sans plus de "guerre de religion" ni procéès d'intention politique, en détachant chaque thème de la chapelle politique ou intellectuelle qui se l'était approprié.

Je m'y essaie dans ma petite mesure, mais je n'ai pas encore trouvé de nouveau cadre de référence stable et complet, tout au plus quelques fondamentaux se fraient peu à peu leur chemin. Je ne sais pas où cela me conduira ni comment je pourrai assumer les étapes futures en terme de loyauté intellectuelle ou non à ce qui a fait mes espérances passées. Peut-être d'ailleurs est-il urgent de ne pas le savoir!... L'essentiel demeure mais que de révisions déjà en cours!

La voie effleurée par Edgar Morin, qui cherche un langage adapté à la complexité du monde, entre autres, reste comme une petite musique. Mais pour être valablement entendue cette petite musique demande que soient mises au grenier nombre de croyances et de parti-pris pour laisser place à une liberté vertigineuse. Il y a aujourd'hui de nouvelles quêtes à mener, qui tourneront peut-être la page de certains aspects de la Révolution française et des idéologies qui ont marqué les deux siècles précédents.

Pour cette raison, si je partage sensiblement l'analyse proposée dans ce lien, ainsi que dans celui proposé plus haut par Beatrix, je garde une distance d'avec un discours qui garde d'anciennes empreintes et une pensée encore partisane et clivée, au moins dans le vocabulaire, peut-être davantage. Cela prendra encore du temps pour qu'une nouvelle pensée émerge. Peut-être faut-il remercier Hollande et Fabius du gâchis intellectuel qu'ils ont nourri: la France intellectuelle n'a - enfin - plus de certitudes (même si certains tenteront de pousser leur avantage aussi loin que possible). Ce séisme devrait devenir de plus en plus visible.

Écrit par : hommelibre | 12 septembre 2013

@homme libre

Dans vos propos:
"Nous sommes aujourd'hui de plus en plus nombreux à être orphelins politiquement - ce qui est peut-être le début du vrai libéralisme de pensée. Le monde me semble devoir être repensé en dehors des lignes installées. Tout doit aujourd'hui pouvoir être abordé sans plus de "guerre de religion" ni procéès d'intention politique, en détachant chaque thème de la chapelle politique ou intellectuelle qui se l'était approprié."
vous y donnez directement la réponse. Plutôt le bon constat sur un phénomène assez répandu et grave.

Nous ne sommes pas orphelins politiquement, nous sortons des orphelinats politiques pour retrouver notre pleine liberté de respiration, d'inspiration, de penser... Nous avons enfin compris que seuls les outils forgés par nous-même nous font école.
En tout cas ils ne sont pas des lieux de développement ni de créativité.

Les dirigeants de partis politiques haïssent consciemment ou inconsciemment ces gens qui s'affranchissent de leur tutelle. Qu'ils soit de gauche ou de droite, les premières opérations qu'ils réalisent sur vous c'est d'abord de vous stériliser (castrer), de vous culpabiliser pour ce que vous êtes et pensez, ensuite faire votre lavage de cerveau.
Si vous êtes un dur-à-cuire, ils ont une arme efficace: ils vous font lyncher par les leurs et par leurs alliés si possible encore par tous ceux qui vont sont plus ou moins proches. Ils chercherons à vous faire sombrer tôt ou tard.
C'est le goulag sans murs à la nomenklatura invisible.

Voilà pourquoi il faut travailler à sa résistance, garder son indépendance d'esprit, son indépendance économique, son indépendance affective. Si on n'est pas vigilant, on est vite capturé dans une encablure. Les associations et ONGs qui développent des buts dit sociaux ou/et culturels utilisent régulièrement les mêmes procédés de sélection et d'éviction, elles calquent leur organisation hiérarchique sur le modèle des pouvoirs totalitaires autocratiques.
Partis et associations dit civiles pour le développement de la trompeuse démocratie participative et la proximité-cohésion sociale ne sont, de loin, pas des foyers de démocratie.

Si un jour vous publiez une note sur ce thème, je suis certaine que votre blog sera pris d'assaut comme sur le thème de la Syrie.

Se faire confisquer tous ses droits dans une petit ou grand cercle est la pire des choses. Nous sommes tous imparfaits et fragiles comme la Syrie lynchée.
Au lieu de nous aider à grandir, ces lâches habillés en gladiateurs vous font flétrir! Eux se contentent d'attendre votre fin.

L'exemple de la Syrie nous ramène aux questions fondamentales de droits, de légitimité, d''intégrité et de respect. Bref d'auto-détermination. De souveraineté sur soi-même. Ces valeurs concernent l'individu seul, elles concernent universellement tous les individus.

Je reviens à notre sujet actuel.
Voici un bilan sur le stockage des produits et armes chimiques à travers le monde ainsi que le rappel de quelques utilisations qui ont fait histoire.
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20130912/manip2pg/02/manip2pz/345687/
Par respect des droits d'auteurs, je ne reproduis pas leur texte. Il faut le lire sur site et s'y inscrire au préalable.

Écrit par : Beatrix | 12 septembre 2013

@hommelibre
@Beatrix
J'ai apprécié vos derniers commentaires, dont je partage le contenu.

Pour nourrir ma rélexion de "libre penseur", j'ai un petit truc que j'ai piqué à un jeu télévisé: le 50/50...
C'est ainsi par exemple, que j'arrive à "trier" dans les propos d'intellectuels, de journalistes ou de personnalités qui ne me laissent pas indifférent tels que: Michel Onfray, Emmanuel Todd, Marc Bonnant, Élisabeth Lévy, Michel Collom, Jean Ziegler, Pierre Maudet, Christophe Blocher, Alain Finkielkraut, Alain Soral, Jacques Vergès, Michel Houellebecq, Albert Camus, Céline, Michael Moore, Eric Zemmour, Noam Chomsky, Gilbert Collard, Bernard Tapie... Même si pour certains c'est p'têtre que le 20/70...

Et j'ai une autre liste longue, longue, longue... celle de ceux où il n'y a absolument rien à tirer... inutile de l'adjoindre ici... mais, Pierre Weiss et Ueli Leuenberger y sont... Christophe Darbellay, aussi... et le casse-couille du blog d'à côté !

Écrit par : petard | 12 septembre 2013

@ Beatrix:

Merci pour ce comm, nous sommes en phase, et cette liberté est si belle!

@ Pétard:

En phase aussi, et je ne retire personne de votre liste. ;-)

Écrit par : hommelibre | 12 septembre 2013

Les principales firmes sponsorisant les JO de Sotchi sont dans la torpeur, des menaces de boycott des marques associées aux JO russes risquent bien de faire échouer le grandiloquent projet du tsar.

Écrit par : Paul Gaultier | 13 septembre 2013

"Il faudrait peut-être aller chercher loin dans le passé pour comprendre pourquoi la Syrie nous interpelle autant. Des quelques contacts que j'ai avec des personnes originaires de Syrie, j'ai le sentiment d'un background culturel très proche, formé dans une pâte commune"

En un mot la laïcité qui permet une ouverture d'esprit et le vivre ensemble.


"C'est le goulag sans murs à la nomenklatura invisible."

Prenez un exemple, le stade de Genève. La nomenklatura est parfaitement visible. Ce sont ceux qui peuvent faire fi des droits et des décisions démocratiques. Ils sont de presque tous les partis.


"le casse-couille du blog d'à côté !"

MDR.
Un nom svp!

Écrit par : Johann | 13 septembre 2013

Cela vient d'arriver:

Bonne journée

Syrie : un rapport accuse les deux camps de crimes

Le Monde.fr avec AFP et Reuters

jeudi 12 septembre 2013

Une commission d’enquête mandatée par l’Organisation des Nations unies sur les atteintes aux droits de l’homme en Syrie, dans un rapport rendu public mercredi 11 septembre, des "crimes contre l’humanité" commis par les forces gouvernementales et des "crimes de guerre" perpétrés par l’opposition armée. L’enquête porte sur une période allant du 15 mai au 15 juillet. Le rapport n’aborde donc pas l’attaque chimique survenu le 21 août dans les faubourgs de Damas, et qui est au cœur des discussions internationales sur l’éventualité de frappes militaires.
Source : http://www.lemonde.fr/proche-orient...

Écrit par : Patoucha | 13 septembre 2013

@ Pierre Gautier.
Ce boycott est-il de votre désir?
Les JO, Vitrine de chaque pays qui veut être visible. C'est un autre débat qui serait intéressant d'aborder. C'est la visibilité de toutes les multinationales qui sont à l'origine de toutes les guerres pour le pillage.
Mais il ne suffira pas d'en être un exégète.

"We are told by Western politicians and Western media houses that the conflict in Syria began with a spontaneous “peaceful,” “pro-democracy” uprising influenced by similar demonstrations in Tunisia and Egypt. We are told that these peaceful protests were brutally crushed by the Syrian government and resulted in the militarization of the so-called “opposition.”

This is a verified lie.

"In an April 2011 AFP report, Michael Posner, the assistant US Secretary of State for Human Rights and Labor, admitted that [emphasis added]:

“US government has budgeted $50 million in the last two years [starting in 2009] to develop new technologies to help activists protect themselves from arrest and prosecution by authoritarian governments.”The report went on to admit that the US (emphasis added) “organized training sessions for 5,000 activists in different parts of the world. A session held in the Middle East about six weeks ago gathered activists from Tunisia, Egypt, Syria and Lebanon who returned to their countries with the aim of training their colleagues there.” Posner would add, “They went back and there’s a ripple effect.”

extrait du dernier courrier de Global Research Canada.
http://www.globalresearch.ca/continuity-of-agenda-syria-catastrophe-engineered-under-bush-executed-verbatim-under-obama/5349648

Des révolutions implantées. Des multinationales des révolutions!

Je suis très tentée d'appeler l'angélique extrême gauche de l'Europe à
s'engager dans un telle entreprise pour concrétiser ses désirs de révolution armée, car il suffit de tenir une "fusil" pour être révolutionnaire, de combattre son propre gouvernement, l'est encore plus dans son esprit. Pour l'instant cette extrême gauche est en train de participer à la propagande de guerre et, à sa manière, de la faire par mercenaires interposés. L'effort de paix ne la préoccupe pas, semble-t-il; et si on peut rechercher quelques anciens passifs contre les gouvernements à mettre dans la balance pour s'autoriser une vengeance, elle n'y hésitera pas.

En conclusion, je ne tablerai jamais sur l'extrême gauche pour envisager le futur dans la paix car il faut y travailler sans cesse. Ce qui est au-dessus de ses capacités.

Parle-t-elle de Cuba? du Venezuela? de l'Equateur? Et d'autres qui ont réussi à partager un programme commun pour s'affranchir de l'impérialisme...
Ces pays qui ont fait la révolution et vaincu l'impérialisme sont loin d'être angéliques, ils continuent de renforcer leur démocratie par un programme substantiel d'éducation, de réorganisation de de leur économie et d'orientation de leurs politiques étrangères etc. Ils savent que ce n'est pas définitivement acquis mais ils travaillent sans trompette ni tambour.
Pour ces gens qui s'investissent à fond qui auto-entreprennent de gros chantiers pour des changements radicaux dans leur pays, notre gauche de salon et de papier n'est pas indispensable - Ils ont plus besoin d’œuvrer que de parler; les prises de positions de leurs dirigeants face au monde les gênent -. Voilà pourquoi cette dernière est devenue muette à leur égard.

Cependant, je ne perds pas espoir, je pense que le temps les aidera à mettre de l'ordre dans sa tête et à se remettre sur ses deux jambes. Le chantier de paix a besoin de tout le monde.

Écrit par : Beatrix | 13 septembre 2013

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