07 septembre 2013

Méditerranée: les flottes se renforcent, l’enjeu se précise

On compte actuellement une dizaines de navires de la marine de guerre russe en Méditerranée, plus un nombre inconnu de sous-marins. Plusieurs de ces navires sont des amphibies, possiblement pour évacuer des ressortissants russes en cas de nécessité.


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Un croiseur lance-missiles, le Moskva, est également en route. Ce croiseur dispose entre autres d’un système de radars puissant pour la détection antiaérienne de longue portée. Il pourrait ainsi détecter les missiles de croisière américains dès leur lancement et en informer la Syrie pour faciliter leur interception.

Par ailleurs un autre navire de débarquement, le Nikolaï Filtchenkov, va également faire route vers la Syrie après avoir embarqué une «cargaison spéciale» non spécifiée en Mer Noire. La flotte russe est selon certaines informations positionnée entre les côtes syriennes et la flotte américaine.


La nouvelle Russie est en marche

La présence russe en Méditerranée orientale s’est effondrée avec l’ex-URSS il y a plus de vingt ans. Vladimir Poutine a une stratégie lisible: rétablir la puissance de la Russie telle que le Tsar Pierre le Grand l’imaginait déjà il y a quatre siècles. La présence militaire et navale est un des éléments de ce rétablissement, de même que la maîtrise du gaz, ressource économique primordiale pour ce siècle, et le versant culturel: la défense du christianisme et de la culture européenne. La Russie maîtrise déjà les mers du nord depuis la Baltique, avec accès sur l’Atlantique. Elle a des côtes sur le Pacifique. Il lui manque desyrie,guerre,russie,etats-unis,gaz,marine,mediterranée,urss,europe,union,hollande,obama,poutine,bruxelles,iran, reprendre le premier rôle dans la région moyen-orientale.

L’empire russe a beaucoup perdu avec l’effondrement de l’URSS, en particulier son influence sur une large partie de l’Europe. La précipitation de Bruxelles à inclure les pays de l’est dans l’Union européenne est aussi une manière de reprendre l’avantage dans cette région. Mais cela a un coût exorbitant et plombe l’Union et l’euro. Pendant quel’Europe unie s’affaiblit, la Russie se renforce et les Etats-Unis se font détester. C’est malheureux car je reste persuadé que cette grande démocratie qui a libéré l’Europe de l’emprise nazie conjointement aux valeureux soldats russes, joue un rôle important dans la liberté, quoi qu’on puisse en dire, malgré son illisibilité et sa morale à géométrie variable, et malgré sa volonté hégémonique. Laquelle volonté hégémonique est partagée par les pays arabo-musulmans, la Russie mais avec plus de finesse, et la Chine en partie - bien que la Chine n’ait jamais été une conquérante militaire du monde.


La Syrie, entrée vers l’Iran

Ce qui se joue en Syrie est lourd d’enjeux à court et long terme. Si les Etats-Unis perdent la main dans le bassin du Levant ils perdent leur hégémonie sur une grande partie de l’Europe, dont la Turquie qui sera aussi l’un des grands perdants, elle qui n’a déjà pas les moyens de ses ambitions régionales. C’est donc une phase décisive du jeu d’échec mondial qui se passe actuellement, avec une dangerosité bien réelle. Les flottes n’ont pas une simple présence symbolique, pas plus que les navires de guerre chinois qui font également route vers la Méditerranée.

syrie,guerre,russie,etats-unis,gaz,marine,mediterranée,urss,europe,union,hollande,obama,poutine,bruxelles,iran,Si les Etats-Unis font tomber Assad, ce sera l’inconnu au vu de l’imprévisibilité des régimes fascislamistes du djihad dont ils auront facilité l’installation. Si éventuellement les Etats-Unis interviennent au sol, installent une base opérationnelle et ne se limitent pas à la Syrie (Obabush a déclaré qu'un vaste plan de soutien à l'opposition existe et n'a inscrit aucune limite - ndlr: ni de temps, ni territoriale, ni en type d'engagement - à sa demande de guerre), où iraient-ils sinon vers l’Iran à travers l’Irak - ou par-dessus? A moins que ce ne soit au Liban*. Ils pourraient gagner la partie et en sortir renforcés. Car il faut bien réaliser que la Syrie est la porte d’accès terrestre à l’Iran via l’Irak, pays si peu réorganisé et revalorisé, en proie au djihad et au terrorisme, que personne ne pleurera sa traversée. Il n’y a pas d’autre accès terrestre acceptable vers l’Iran. Mais c'est une vue à très haut risque et très aléatoire. Cela rejoint la fiction. Il reste que la phrase d'Obabush et la position géographique de la Syrie font se demander vers qui les Etats-Unis déborderaient. Pour la réaliser il faut mater la Syrie. Le mensonge incroyable de John Kerry sur la non-présence du djihad n'est qu'un élément de stratégie pour semer la confusion et créer un climat favorable à l'opération militaire.

Mais il n’est pas certain que la Russie laisse faire, bien qu’il soit peu probable que les deux géants s’affrontent directement. Une guerre USA-Russie serait trop coûteuse pour l’ex-URSS alors qu’elle est encore en phase ascendante, et de toutes façons trop dangereuse. Avant de jouer plus gros elle va donc soutenir le régime d’Assad sur le plan technologique. Si Assad gagne et se maintient, la Russie en sera renforcée. Ce sera également la fin d’une époque, celle du droit d’ingérence, de la morale universelle et des bonnes intentions de façade. Le monde occidental se rétrécira. On verra l’effondrement total de l’idéologie socialiste sous Hollande et du libéralisme à l’américaine sous Obabush.

Les modèles qui se profilent sont le capitalisme autoritaire à la chinoise et le despotisme éclairé à la Russe. L’Europe sera trop affaiblie par ses propres contradictions pour être à nouveau un modèle avant longtemps. Elle-même se cherche dans sa construction, et le chemin est si difficile que le recours aux bonnes vieilles méthodes autoritaires comme le fait Hollande donnera illusion que nous avons encore une éthique politique.

Le gaz sarin sert peu Assad. Mais il sert beaucoup le clan occidental et les pétromonarchies qui n’ont pas le courage ou la bêtise d’engager leurs propres armées. Il est probable que le Congrès américain autorise Obabush à faire la guerre. Le spectre de l’axe Syrie-Iran devrait fonctionner à plein.


* Patrick Ventrell, porte-parole adjoint du département d'Etat, déclarait en mai dernier: «La décision des dirigeants du Hezbollah d'accroître sa participation dans les combats en Syrie va à l'encontre et mine la politique libanaise de distanciation (par rapport au conflit syrien) et risque d'entraîner le Liban dans une guerre à l'étranger».


A lire aussi: le protocole de Doha. Edifiant. Le plan contre la Syrie est exposé point par point.

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Commentaires

" L’Europe sera trop affaiblie "

L'affaiblissement de l'Europe est le premier objectif des usa.

Écrit par : Johann | 08 septembre 2013

Merci,jhon 's.

Ton article,est bien ecrit.
Tu sais magnier la plume.
La situation s'aggrave.
Je choisie l'option de penser
Positive et de prier pour les syriens,et les habitants de la terre. Definitivement,le mot de la fin sera,paix,et amours.

Écrit par : bernel. fabienne | 12 septembre 2013

Très bon article, une analyse assez fine, toutefois j'y vois plusieurs problèmes: vous parlez de clan occidental, toutefois ce clan est divisé: le Royaume-Uni, pays atlantiste par excellence, a refusé d'entrer en guerre aux côtés des Etats-Unis, la France, équilibriste par excellence, est à la pointe de cette guerre.

A mon sens, ce n'est pas par calcul politique mais par conviction morale: Hervé Morrin le disait l'arme chimique c'est "l'arme nucléaire des pauvres". L'arme chimique a été utilisée, il faut intervenir. C'est une forme d'obligation morale. Cela peut être hypocrite, après la centaine de milliers de morts, mais c'était une guerre civile. Peu importe quel camp a utilisé l'arme chimique, il faut intervenir.

Concernant l'Europe unie, le problème est de savoir jusqu'où va l'Europe. Est-ce qu'elle inclut la Russie et la Turquie alors que ces pays ont leurs propres plans? D'ailleurs, on peut remarquer qu'il en de même pour la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne.

Il est clair que cette Europe unie que nous voulons tous les deux n'existe pas encore: premièrement, tous les pays européens ne sont pas regroupés dans le même système politique (même le Conseil de l'Europe), deuxièmement, il y a de nombreuses parties d'échec aux visées différentes et dont les pièces sont différentes à chaque partie, les partenaires peuvent être adversaires ou neutres, les neutres d'une partie peuvent être partenaires ou adversaires; troisièmement, il n'y a pas de stratégie européenne.

Prenons pour exemple la défense européenne, elle n'existe pas. C'est triste à dire, mais la défense européenne ce sont surtout les défenses française et anglaise. Le problème est que l'Union Européenne fait reposer sa défense sur l'OTAN, donc les Etats-Unis, la plus grande armée du monde. Or, l'armée américaine se redéploie du côté du Pacifique. Donc l'Europe est défendue par des effectifs en baisse.
Deuxièmement, l'Europe et l'Union Europe ont leurs propres intérêts, différents des Etats-Unis. Se lier ainsi à l'OTAN alors que cela peut les desservir n'est-il pas problématique? On pense à la guerre d'Irak, qui a montré le manque de cohésion de l'Union Européenne. l'Europe n'a pas compté politiquement.
Troisièmement, ce manque de cohésion de l'Europe montre notre faiblesse politique.

Mais plutôt qu'une nouvelle domination d'un pays sur d'autres régions, j'y voit une évolution vers un monde multipolarisé. Et cette guerre syrienne ne sera pas la destruction de l'influence occidentale, mais un affaiblissement progressif. Car les relations internationales sont comme un gigantesque jeu d'échec dont la fin de la partie n'est pas perceptible. Peut-être est-ce le début de la fin en cas de perte, ou juste une manœuvre ratée et rattrapable ans le temps.

Peut-être connaissez-vous le site le Taurillon? Ce site propose des articles très intéressants sur le fédéralisme et la situation européenne. Cela nous éclaire sur les difficultés de l'Union Européenne

Écrit par : ApprentissageVie | 08 septembre 2013

@ ApprentissageVie:

La conviction morale des tenants d'une intervention ne me convainc pas. Au vu de l'ensemble de la question depuis près de deux ans, du soutien aux rebelles dont des djihadistes par la France et les Etats-Unis, de la lutte d'influence et commerciale, au mensonge de Kerry, aux précédent de l'Irak, etc, je ne peux adhérer au discours franco-américain. Il serait au fond plus logique que l'Arabie Saoudite s'y lance.

Cette crise montre en effet que l'Europe est encore faible et disparate. Doit-elle pour autant se renforcer? La position de Hollande devrait nous en faire nous méfier! Mais non, je continue à penser que l'Europe est un grand projet, difficile. Je pense même - quitte peut-être à provoquer quelques réactions - que la Russie devrait en faire partie. Elle y viendra ou pas, selon ses propres ambitions. La Turquie c'est plus délicat. Il y aurait sens à ce qu'elle adhère mais historiquement elle a aussi un passé parfois opposé à l'Europe chrétienne.

Je ne connais pas le site dont vous parlez, je vais le visiter.

Écrit par : hommelibre | 08 septembre 2013

hommelibre
Au vu de vos justes, éclairés propos, ne devrai-il pas exister, ne faudrait-il pas créer, imposer, une instance mondiale hors des calculs et visées usuels, une instance mondiale impartiale, désintéressée... en mesure d'imposer son veto dés, tel Malborough, qu'il s'agirait de partir en guerre?
Pourquoi la Suisse, pays neutre, ne s'entendrait-elle pas appelée à lancer, impulser, une telle instance de paix respectueuse en tout premier lieu de la vie, et santé mentale, d'autrui? Myriam Belakovsky

Écrit par : myriam belakovsky | 08 septembre 2013

@ApprentissageVie.
"Mais plutôt qu'une nouvelle domination d'un pays sur d'autres régions, j'y voit une évolution vers un monde multipolarisé. Et cette guerre syrienne ne sera pas la destruction de l'influence occidentale, mais un affaiblissement progressif. Car les relations internationales sont comme un gigantesque jeu d'échec dont la fin de la partie n'est pas perceptible. Peut-être est-ce le début de la fin en cas de perte, ou juste une manœuvre ratée et rattrapable ans le temps."

Vers un monde multipolaire. Je crois qu'une majorité de nations l'a compris, les puissances comme la Russie et la Chine en tête. Non seulement le monopole ruine le monopoliste mais aussi ses partenaires qui sont tantôt alliés tantôt adversaires selon les intérêts conjugués à leur propre évolution.

Quant à l'Union Européenne elle-même, il n'y a pas besoin d'un grand frère yankee pour la descendre. Elle se descend toute seule à vouloir maintenir son fameux Quintett au service des plus grandes multinationales industrielles et financières. Un Quintett élu par aucun crutin. On y voit des aberrations impensables qui font plonger ses membres les uns après les autres. Cette Union doit vraiment repenser sa politique étrangère et sa mondialisation, sa logique des relations avec toutes les autres nations puissantes ou non.
Si elle maintient sa logique pro-impérialiste, elle restera inféodé aux USA par le jeu des alliances, de partenariat, d'accords où elle sera toujours la principale collaboratrice, la grande perdante.

Il n'y a que l'Administration Obama qui ne veut admettre ou accepter la multipolarité de notre monde.
A l'instar de cette vérité qui devient criarde, le peuple Américain en a assez des guerres continues d'un coin à l'autre de la planète, alignant mensonges sur mensonges. Il aassez de son président-marionnettes aux mains d'une petite élite pétrolière, économique et financière tournée vers l'extérieur négligeant leur propres concitoyens. Preuve en est qu'aujourd'hui, des citoyens toujours plus nombreux - y compris parmi les personnels du pentagone - appellent à refuser cette guerre immorale, illégale, faite de mensonges de complots secrets et de manipulations de toutes sortes. Les militaires professionnels ne veulent pas être assimilés aux combattants terroristes d'Al Qaeda ou d'AL Nustra ou d'autres mercenaires recrutés.
Les Américains disent clairement que Obama et son administration sont des criminels de guerre et qu'ils devront être traduits devant la cour de La Haye pour crimes en évoquant le procès de Nuremberg pour les dirigeants Nazies, de même que doivent l'être les gouvernement alliés comme la France et le Royaume-Uni.s

Cet ultime feuilletons en Syrie aura eu le mérite de réveiller la conscience endormie des peuples. Ils ne tarderont plus à exprimer des désirs de paix, d'équilibre et de stabilité partout sur la planète. Payer le juste prix de ce que l'on consomme sera, de toute évidence, nettement moins cher que de voler par la violence et le mensonge. Et l'on sait le prix: le chaos, beaucoup de sang et la paupérisation à grande échelle.

En post-scriptum je signale qu'un collège d'oppositions au régime a fait passer un communiqué unitaire, qu'aucune presse occidentale n'a retransmis, qui dit vouloir rejeter toute idée de frappes militaires contre son pays et qu'il croit fermement que la solution ne peut qu'être politique en réunissant toutes les parties en conflit autour d'une table de négociations comme l'a toujours proposée la Russie avec GenèveII.

Écrit par : Beatrix | 08 septembre 2013

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article23895
Je viens de lire la lettre de Pierre Charasse adressée à François Hollande.
L'ancien ambassadeur de France n'a pas perdu son sens de l'humour et de l'ironie malgré son âge. Bref j'en ai bien ri.

Écrit par : Beatrix | 08 septembre 2013

Le chef de la diplomatie britannique, William Hague:

«La situation serait "alarmante si les différents Parlements du monde" décidaient eux aussi qu'il ne faut pas intervenir […]»


Décidément, les parlements et les peuples des pays démocratiques sont des plaies pour les gouvernements !

Vivement la dictature, c'est plus clair, net et précis !

Écrit par : petard | 08 septembre 2013

Le crime de propagande de guerre

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Assemblée générale des Nations Unies a légiféré pour interdire et condamner la propagande de guerre.

La Résolution 110, du 3 novembre 1947, relative aux «mesures à prendre contre la propagande en faveur d’une nouvelle guerre et contre ceux qui y incitent», sanctionne la propagande de nature à provoquer ou à encourager toute menace à la paix, rupture de la paix, ou tout acte d’agression».

La Résolution 381, du 17 novembre 1950, consolide cette condamnation en condamnant la censure des informations contradictoires comme partie intégrante de la propagande contre la paix.

Enfin, la Résolution 819, du 11 décembre 1954, sur «la suppression des obstacles au libre échange des informations et des idées», pose la responsabilité des gouvernements à supprimer les obstacles qui entravent le libre-échange des informations et des idées.

L’ensemble de la presse dominante travaillant aux ordres des politiciens appelant à la guerre tombe dans ces attendus.

En l’absence d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU autorisant «l’action militaire» contre la Syrie, ces dispositions correspondent en tous points à l’agression en cours de planification par les présidents Obama et Hollande. Si les USA se sont bien gardés de ratifier la CPI, tout en essayant de l’instrumenter, la France a bien signé le traité créant cette Cour Pénal Internationale.

Le président Hollande pourrait donc être traduit devant la CPI s'il engageait la France à côté des USA.

Écrit par : petard | 08 septembre 2013

@ hommelibre: je sais que François Hollande ment, je me suis mal exprimé, il faut intervenir dans ce genre de cas par conviction morale. Peut-on laisser un groupe d'êtres humains gazer un autre?
Je vous le rappelle que ce fut employé par les nazis pour provoquer des millions de morts, notamment parmi le peuple juif...
Aujourd'hui, cette technologie a dû se perfectionner. En tant qu'Européens, peut-on laisser ce qui arriva pendant la Seconde Guerre mondiale avec des résultats plus destructeurs encore? Il sera bien plus facile pour tous les despotes du monde de gazer leurs opposants en sachant qu'ils seront intouchables.

Mais vous avez raison, François Hollande n'agit pour cet impératif moral: en effet, dans la note du service des renseignements dont vous avez communiqué le lien, il y est dit qu'une première attaque similaire a eu lieu le 29 avril 2013. Donc il ment, puisqu'il aurait déjà dû agir. Une coalition ne doit quand même pas se préparer pendant plus de cinq mois pour faire la guerre...

Mais une question se pose alors: même s'il a menti, faut-il accepter de rester neutre? Faut-il éviter le droit d'ingérence à l'avenir malgré les attaques de gaz prouvées et dont on connaît la nature? Sans le gaz, les nazis n'auraient pas été aussi "efficaces".
Ce sont les questions qu'il faut se poser, car s'il a menti sur la première attaque il réagit quand même sur la seconde.

Et puis si c'est pour punir, cela peut être une punition légère, comme l'explosion d'un stock d'armes ou le torpillage de quais, par exemple. Ainsi, l'obligation morale sera exprimée, car il ne faut pas utiliser le gaz en tant qu'arme, mais en laissant intactes les forces de Bachar El Assad afin qu'il défende son peuple contre les islamistes.
Mais aura-t-il la sagesse de faire cela? Il me semble que cela fait beaucoup de bruit pour rien.
François Hollande devrait s'inspirer de la philosophier machavielienne comme le général De Gaulle en son temps.


@ Beatrix: vous avez tout à fait raison. L'Union Européenne est la première puissance économique et normative au monde. Si elle le voulait aujourd'hui, elle pourrait changer les règles du jeu, créer une économie saine.
Toutefois les Etats les plus puissants économiquement sont des adversaires puisqu'ils se battent pour les mêmes marchés. S'unir économiquement sera contre leurs intérêts économiques et donc la puissance économique de l'Union, donc la capacité à créer un nouvel économique.

Mais le point positif est qu'il y a plusieurs harmonisations de faites, comme le droit ou l'espace économique européen. Je pense que le sort des Anciens Grecs nous a servi de modèle à ne pas suivre et qu'un jour tous les peuples européens œuvreront ensemble, dans cinquante ans peut-être.
Tout n'est donc pas négatif, car nous vivons des bouleversements très importants, qui créeront un nouvel ordre mondial, plus juste si je vois les changements qui ont eu lieu récemment.
PS: cette lettre m'a beaucoup fait sourire, merci de la présenter.

Écrit par : ApprentissageVie | 08 septembre 2013

Côté propagande, le discours des Etats-Unis varie a peu près tous les jours. Ils sèment la confusion. A ce niveau chaque mot est choisi, pesé, amené selon un plan comm. Ils jouent sur les nerfs et la confusion pour déclencher un stress et un réflexe de peur.

@ Petard et Beatrix: merci pour ces infos. @ Myriam: oui, mais cela suffirait-ils à les arrêter? Ils sont déterminés depuis le premier jour, et certainement avant.

Écrit par : hommelibre | 08 septembre 2013

@ ApprentissageVie:

L'utilisation de gaz neurotoxique est au banc des nations, c'est heureux, car cela tue tout un quartier sans exception: on ne peut s'en protéger nulle part.

Quelle que soit l'horreur il faut cependant détacher ses yeux de ces morts, voir les autres, voir aussi qui cela sert. Sur le terrain on ne peut gazer une ville entière, c'est une arme qui reste limitée à cause de sa dangerosité. Les nazis ont utilisé le gaz dans le génocide, pas sur le terrain. C'est trop dangereux.

Faire exploser les stocks? Combien de centaines, de milliers de morts? Des frappe chirurgicales? Un missile n'est pas un scalpel. Ils vont tirer pour faire très mal puisqu'ils veulent casser la Syrie. Comme en Irak et en Libye: après nous le chaos.

"Le Pentagone se prépare de son côté à des frappes plus longues et plus intenses qu'initialement prévu, pendant trois jours, a indiqué le Los Angeles Times. Les stratèges américains optent pour un barrage massif de tirs de missiles, suivi de frappes supplémentaires contre les cibles manquées, selon des responsables du Pentagone cités par le quotidien."

http://fr.news.yahoo.com/syrie-europ%C3%A9ens-fermes-unis-approuver-frappes-165606747.html

Et puis Obama et Hollandes sont juges et parties: ils ont armé la rébellion et trouvent aujourd'hui la guerre vilaine...

Les djihadistes ont repris Maaloula, les chrétiens fuient, les djihadistes revendiquaient à la télé ce soir d'éliminer les mécréants.

Et vous imaginez quelles armes ils ont? L'armée de Assad défaite à Maaloula, des chars qui explosent.

Non, je ne peux pas être solidaire de ce montage. Obama pourra rendre son prix Nobel.

Écrit par : hommelibre | 08 septembre 2013

@ hommelibre: dans l'idéal, Hollande et Obama décideraient qu'un coup de semonce serait le plus favorable, pour proclamer l'interdiction de gaz mortel.
Alors, ils préviendraient leurs alliés que cette attaque serait juste une prévention, un exemple. Comprenant leur intérêt, la communauté internationale soutiendrait cette action.
Hollande expliquerait la situation à Assad et lui demanderait l'endroit qui l'handicaperait le moins et où il pourrait frapper. Assad le lui dirait, un missile exploserait sur un point non vital de la Syrie, voire même un point vital des terroristes.
Toute le monde serait content: Hollande pourrait dire qu'Assad était prévenu, que personne ne devait recommencer ce genre d'actes, Assad ne serait pas affaibli et pourrait donc continuer sa lutte contre Al-Qaida, l'Occident garderait sa puissante intacte tout en montrant sa supériorité morale, il n'y aurait pas de conflit, ce qui épargnerait de l'argent au contribuable français...

Non, il faut se demander quels sont les objectifs secrets de Barack Obama et de François Hollande? Car deux hommes aussi intelligents qu'eux (il en faut pour gravir les marches du pouvoir) ne peuvent être aussi maladroits? A moins qu'ils ne soient pas doués en politique internationale?

Écrit par : ApprentissageVie | 08 septembre 2013

"Faut-il éviter le droit d'ingérence à l'avenir malgré les attaques de gaz prouvées et dont on connaît la nature? "

Il n'y a aucun "droit d'ingérence". Ce "droit" n'existe pas. Le terme exact est "agression" purement et simplement.

Et non, vous ne savez pas qui a utilisé le gaz.

Qui a intérêt à son utilisation? Une armée qui est en train de reconquérir le terrain avec l'aide du Hezbollah, ou une milice aux abois qui a besoin qu'une "ligne rouge" soit franchie pour obtenir désespérément des "secours"?

Je ne sais pas. Comment croire ceux qui affirment détenir des "preuves" qui n'en sont pas?

Une chose pour moi est sûre: tout pouvoir corrompt. Certains plus vite que d'autres.

Écrit par : Johann | 08 septembre 2013

"Obama pourra rendre son prix Nobel."

+1000

Écrit par : Johann | 08 septembre 2013

Les objectifs de Hollande sont très obscurs. Ceux des USA? On peut les imaginer en droite ligne de la géopolitique: contenir et rabaisser la Russie qui ne saura pas empêcher les américains de frapper, déstabiliser le Moyen-Orient et les pays arabes au profit de la branche sunnite dure d'AS et en tirer les bénéfices pétroliers, vendre sa technologie à l'AS. Le reste n'est que prétexte.

Écrit par : hommelibre | 08 septembre 2013

Déstabiliser! C'est le cœur de la doctrine belliciste des USA. Déstabiliser est à la fois arme inégalable et instrument de couverture pour toutes sortes d'opérations de rapine à bon compte car le personnel impliqué aux ordres américains est local. Dans le chaos, il est impossible d'établir quelque règle qu'elle soit du fait de l'absence d'institutions pour traduire les diverses volontés qui représenteraient les différentes entités qui se seraient formées par nécessité de survie et qui conduirait à l'envie d'un vrai développement.

Un pays vaincu s'organise toujours qu'on le veuille ou non, vaincu, il pourra conserver ses institutions et sa société civile.

Pratiquement depuis le VietNam, les pays agressés ne connaissent plus de stabilité post-guerre. L'irak, l'Afghanistan, la Lybie, ne connaissent que tourmentes et délitement du peu de semblant d'institution comme la police. Le Kosovo est entre des mains plutôt mafieuses, il est devenu une véritable plaque tournante pour des trafic en tous genres.

Les avantages d'une déstabilisation sont incomparables en terme d'influence, de prééminence, de prérogative dans la rapine. Il serait intéressant de savoir ce que sont devenus les gens, leur économie, leurs institutions... leur pétrole... J'avais juste lu quelque chose sur le pétrole d'Irak qui serait payé en nature par de l'aide US, celle de la communauté internationale, de l'aide logistique pour la création d'une "force de sécurité" interne du pays en la formation d'une police professionnelle autochtone. Ce serait à peu près tout.

Tout le monde l'a constaté l'a dit: les USA veulent leur hégémonie mondiale. Le dollar a été le premier instrument de pénétration et de coercition.

Quand à Hollande, ne l'oublions pas, comme Ségolène, c'est un ressortissant de l'ENA laquelle recèle de vieilles traditions coloniales dans une connotation aristocratique. L'armée française a toujours été reconnaissante à l'endroit de ses serviteurs et de leur famille. Ensemble, ils constituent une grande famille appelée à régner sur l'empire des colonies qui s'étendait du Maghreb à la chine en passant par l'Afrique. Une caste de privilégiés déconnectée des réalités économiques civiles. On pourrait penser que celle-ci vit dans l'intemporel.
Hollande ne fait que perpétuer ces traditions et ces nostalgies et, pense-t-il, sans doute, rendre un fier service à son pays s'il parvient à reconquérir une partie du Moyen Orient qui était sous influence française. Un petit cinquième des territoires arabes et africains dont faisait partie la Syrie (le partage des zones d'influence en cinq parts toutefois inégales). Il s'agissait de l'Accord secret de Sykes/Picot que j'avais cité dans un précédent post.

Pour emprunter un instant le cynisme Obamarien et Hollandiens, je dirais que pour ces Va-t-en-guerre" les populations en questions ne devraient tout simplement pas exister. Ce ne sont pas eux qui les intéressent. C'est le sous-sol de leur pays et leur positionnement face aux puissances économiques émergentes qui sont devenus à la fois des protagonistes politiques incontournables bien pourvus d'influences au-delà de leur voisinage immédiat. Dans ce contexte, ces populations sont juste embarrassantes. Frappes précises ou imprécises, effets directs ou collatéraux ne sont d'aucune importance. Leur reddition auraient été plus naturelle à leurs yeux. Al Assad qui leur résiste et qui défend le droit à la souveraineté pour son pays, à l'autodétermination pour son peuple, droit normalement garanti par la charte de l'ONU, est un mauvais gars. Il faut l'abattre pour l'exemple. Qu'il soit un présumé dictateur n'est pas leur véritable préoccupation. Bachar Al Assad a été un instrument commode pendant un temps. Ça ne l'est plus aujourd'hui parce que le contexte économique international vient de changer la donne.

Mais voilà que Obama et Hollande (et Cameron) n'en finissent plus, après deux ans, de ronger cet os. Il leur faudra combien plus de temps pour l'os russe et chinois?

Écrit par : Beatrix | 09 septembre 2013

hommelibre
La force mondiale à laquelle je pense, sa création est travail de longue haleine. Faire passer l'idée de cette instance dans le monde entier ce de façon pratiquement lancinante... Le noyau fondateur, comme écrit plus haut, pourquoi pas en Suisse? Puis, agir... au plus vite et tout le temps qu'il faudra... Quel bel idéal, pour notre jeunesse: sortons-les du bêton! et de la banalisation (voir Paul Diel, Psychologie de la motivation) banalisation, maladie de notre civilisation qui, si nous n'y mettons un terme, signera la perte définitive, la fin de ladite civilisation. Myriam Belakovsky

Écrit par : myriam belakovsky | 09 septembre 2013

@ Johann: "Et non, vous ne savez pas qui a utilisé le gaz."

Il y a deux choses importantes en politique: réussir ses objectifs et ne pas être pris en flagrant délit de mensonge. Le document lui-même affirme 1) qu'il ment quand il affirme agir sous le coup de l'obligation morale; 2) qu'Assad a seulement les capacités de le faire, pas qu'il l'a fait.

Hollande a affirmé que c'était Assad? C'est Assad qui doit être puni. Peu importe si Assad a réellement gazé son peuple ou non, la réalité ne compte pas forcément dans les prises de décision politique. Peut-on tout dire à son peuple?
Dans le jeu d'échecs, l'adversaire peut exploiter une de vos failles pour gagner. Malheureusement, toujours suivre le droit international alors que vos adversaires, comme les djihadistes, ne le suivent pas, peut être une faille, et même très grave. Il faut donc savoir quels sont ses objectifs.


@ Beatrix :"les USA veulent leur hégémonie mondiale".

Je pense plutôt qu'ils tentent de conserver leurs avantages acquis, ils étaient en situation d'hégémonie il y a vingt ans, après la guerre froide. Ils n'avaient pas de réelles difficultés économiques, ils avaient de bons et fidèles alliés...

Aujourd'hui leur influence s'est réduite considérablement, leur économie bat de l'aile (une autre crise se profile, étant donné qu'ils continuent dans leur approche néo-libérale...), leur capacité militaire régresse...
Pourquoi croyez-vous que la France est intervenue au Mali avant les Américains?
C'est parce qu'ils n'avaient pas la possibilité de le faire, puisque leurs effectifs se réduisent et se redéploient vers le Moyen-Orient.

Et il y a une différence entre l'"os" syrien et les os "russe" et "chinois": le premier n'est pas intégré à leurs économies, les seconds si...


@ myriam belakovovsky: joli programme... mais comment le mettre en oeuvre?


@ hommelibre:"Les objectifs de Hollande sont très obscurs"

L'avantage de François Hollande est d'être sous-estimé. C'est comme ça qu'il a pu être élu.

On peut faire plusieurs hypothèses:
1) Hollande souhaite imposer une réforme difficile en focalisant les énergies sur la crise syrienne.
2) Il y a une entente Obama-Hollande dans le but de couper l'Arabie Saoudite de ses soutiens et ainsi profiter de son pétrole sans devoir soutenir le régime "ami", affaiblissant ainsi le Qatar.
3) faire pression sur l'Iran pour qu'il cesse son programme nucléaire afin de laisser Isarël comme seule puissance de ce type.
4) Débusquer et éliminer tous les terroristes présents en Syrie sous prétexte d'intervenir en Syrie.
5) Affaiblir la Russie dans le domaine maritime.
6) Déstabiliser tout le Moyen-Orient afin d'établir un tampon entre l'Occident et les puissances.
7) Surveiller l’Égypte.

Et encore, il n'y a que deux joueurs, le troisième joueur étant discrédité par ses propres pions. Qu'en est-il de l'Union Européenne et des autres États qui la composent?
A) Faire gagner à l'Union de l'influence et de la force en s'opposant à la France et les États-Unis.
B) Montrer l'union politique.
C) Respecter le droit international.
D) Préparer le terrain avec la future élection du président du Conseil Européen par les parlementaires européens.
E) Affaiblir les États-Unis en lui faisant croire qu'elle a des alliés, où elle devra intervenir seule.
F) Améliorer les conditions du traité transatlantique de libre-échange, qu'Obama doit attendre avec impatience.

Et encore je ne parle pas des autres joueurs: la Russie, l'Inde, la Chine, l'Iran, l'Egypte, la Turquie, l'Allemagne, l'Afrique du Sud, le Brésil...
Tous ces joueurs jouent en fonction de leurs intérêts et pas par volonté de paix internationale.

Avec la montée en puissance de la Chine notamment, penser que nous n'avons pas besoin de nous défendre est illusoire.

Écrit par : ApprentissageVie | 09 septembre 2013

@ hommelibre: votre terme d'Europe chrétienne me semble curieux pour cinq raisons:
1) il y a en Europe des juifs et des musulmans. A moins de les chasser et de mettre en place une immigration restrictive, les musulmans risquent d'être plus nombreux que les chrétiens dans un avenir plus ou moins proche.
2) L'Albanie est un pays à majorité musulmane, comme la France est à majorité catholique. Pourtant c'est un pays européen, puisqu'il est candidat à l'Union Européenne.
3) La liberté de culte est consacrée. A moins de déclarer telle branche de la religion chrétienne religion d'Etat, comment peut-on rétablir le christianisme?
4) L'athéisme et l’agnosticisme existent, de même que le bouddhisme, le shintoïsme... ils ne constituent pas une partie du christianisme.
5) L'Europe prétend à l'universalité de ses valeurs. Si l'Europe est chrétienne, elle ne peut plus y prétendre, alors que cela fait partie de ses armes les plus efficaces pour servir ses intérêts.

A mon sens, l'Occident s'est construit contre la religion, afin de la réduire, de la limiter au maximum. Les branches catholique et protestantes portent cette marque, au contraire l'Islam n'a pas été réprimé.
Officiellement, l'important n'est-il pas l'obéissance aux lois fixées par l'Union Européenne? Qu'il n'y ait pas de corruption, que la justice soit indépendante et juge en équité, que l'économie ne soit pas gangrenée pas par les différents trafics existants, que le pays soit en paix, qu'elle respecte les minorités ethniques...
L'Union Européenne a choisi cela plutôt que le respect de la religion, qui est différent de la croyance.
Donc n'attendez pas de l'Union Européenne qu'elle agisse pour une Europe chrétienne, cela se saurait...

Non, il y a clairement d'autres enjeux: la Turquie est un pays très peuplé, les membres historiques, qui font partie de l'Occident (France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne) ont une population importante et donc un nombre de voix important au Parlement Européen. La Turquie, avec sa population importante, aurait un nombre de parlementaires important et donc égal à la France...
Un nombre important pourrait venir de Turquie s'installer et déstabiliser ainsi certains pays, l'Allemagne l'étant déjà en partie.

En conclusion: si pour certains le fondement de l'Europe c'est le christianisme, pour d'autres c'est le combat de toute religion. Peut-être que le christianisme a besoin d'apprendre des anciennes colonies européennes, comme aux États-Unis ou au Brésil.
D'ailleurs, je ne comprends pas: si vous êtes pour une Europe chrétienne, pourquoi acceptez-vous le voile à l'école? Jamais je n'ai lu dans la Bible ou les écrits religieux que les femmes doivent se voiler.

Écrit par : ApprentissageVie | 09 septembre 2013

@ ApprentissageVie:

Rapidement pour l'instant: je veux dire que les racines culturelles, coutumières, et des valeurs, sont chrétiennes. Le christianisme a engendré l'égalité et la réflexion critique chère aux Lumières. Le marxisme est dans la ligne morale du christianisme, malgré son extrémisme.

Écrit par : hommelibre | 09 septembre 2013

hommelibre
Imaginons un instant la Croix-Rouge, de la Croix-Rouge passons à l'ONU ("machin", De Gaulle. Nous ne voulons plus la(de) guerre nulle part. Contemporains religieux, ou philosophie, de notre avis: pape François, Dalaï Lama... prenons un engagement, devenons des artisans de paix... Contaminons nos enfants, proches, courriers de lecteurs, internet, etc,
Manifestons... Tous les amis qui lisent votre blog et commentent, et les autres blogs: Emm... tout le monde quitte, manifestations, à sortir les toupins (si le nom est juste pour la sorte collier autour du cou des vaches), bref: laissons libre cours à notre créativité, bonne humeur, aussi (pinte de bon sang!) en l'idée d'une ONU nouvelle, ou autre chose... attendons, il y aura une "étincelle"! Myriam Belakovsky

Écrit par : myriam belakovsky | 09 septembre 2013

En tout cas, les Russes montrent qu'ils défendent bec et ongles leur civilisation chrétienne.
En Europe, la France en particulier s'est complètement sabordée... Les Etats latins (Italie, Espagne, Portugal) sont encore épargnés par pareille anarchie sous islamisme galopant. Quant à la Suisse... elle en prend le chemin.

Écrit par : petard | 09 septembre 2013

@ hommelibre: la culture européenne est composée de la religion chrétienne mais aussi du rejet des religions en général: à l'époque de Galilée, l'Eglise pensait que le Soleil tournait autour de la Terre. Ce qu'on pense comme une évidence a été interdit par l'Eglise.
L'Eglise prône également le respect de la vie mais des lois sont faites pour légaliser l'avortement.
Le système économique précédent (néolibéralisme) ne s'inspire pas de la religion chrétienne.
Avant la Révolution française, l'Eglise gallicane (française) avait un pouvoir politique. Avec la loi de 1905, l'Eglise a perdu son rôle d'influence en France et a commencé son long déclin.


Bref, dire que l'Europe chrétienne est vrai, toutefois vouloir recréer une Europe chrétienne dans les faits implique de redonner à l'Eglise un rôle politique, l'Eglise se rapprocherait alors de l'Islam politique prôné par les islamistes en ce qu'ils veulent donner à la religion un rôle politique... d'autre part, redonner de l'importance à cette Europe c'est lui donner la possibilité de restreindre certaines libertés au nom de sa morale. Et ça, je doute que vous l'acceptiez.

Écrit par : ApprentissageVie | 09 septembre 2013

ApprentissageVie, recréer une Europe chrétienne, non! parce que cette Europe n'est pas morte... En partant de cet amour que nous devrions éprouver, ce, de façon active, les uns pour les autres... avancer dans le temps et penser par la pensée, par la parole et par l'action à une mouvance universelle qui finirait par aller de soi... Hors de l'Eglise, pas de salut! nous n'en voulons plus: parlons grâce, musique, poésie, soins, partage... Myriam Belakovsky

Écrit par : myriam belakovsky | 10 septembre 2013

@ myriam belakovsky: l'Europe est chrétienne par religion. Or, il reste peu de chrétiens, notamment en France. La majorité des Français sont sans religion, agnostiques ou athées.
Ce que vous proposez n'est donc pas la forme traditionnelle du christianisme puisqu'il y a plusieurs Eglises, mais une nouvelle forme de christianisme.

Certes, on pourrait dire que l'Europe est chrétienne par philosophie ou morale mais c'est un abus de langage, puisque cette morale ou cette philosophie est créée par la religion chrétienne. De plus, cette religion a été influencée par le courant européen de remise en place du religieux à sa portion congrue.

Écrit par : ApprentissageVie | 10 septembre 2013

ApprentissageVie, est-il faux de penser que pas mal d'entre nous, avec ou sans religion/s, agnostiques ou athées, tous sommes "en recherche" avec le droit d'avoir chacun, chacune, notre ressenti propre en rapport avec notre vécu, donc, nos chemins sont différents, certes, mais notre attente commune: la paix, l'amour, la liberté dans l'espoir... on parle parfois de Diu en disant qu'il est un "champ dondes pensantes et créatrices"... qui sait? Au moins, nous avons le droit de penser ce que nous voulons en une vis où nous ne faisons que passer, où tout est flux (pourquoi Dieu serait-il "fixe"? Ce que nous savons de façon certaine, c'est que nous dépendons les uns des autres... Myriam Belakovsky

Écrit par : myriam belakovsky | 10 septembre 2013

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