28 août 2013

Syrie: l'occident se jette volontairement dans le piège

La Syrie est un pays de grande et ancienne culture, carrefour entre les civilisations. Toutes les grandes influences du passé ont inscrit leur marque. On pense que c’est dans cette région qu’ont débuté l’agriculture et la sédentarisation, donc une prospérité permettant l’augmentation démographique et la construction de villes et de palais. On attribue également à cette région le début de l’alliage du cuivre et de l’étain, soit l’âge du bronze.


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Cet âge du bronze a radicalement changé le monde connu de l’époque en transformant l’économie. Alors que la production du cuivre était locale et familiale, le bronze a créé de vastes échanges commerciaux entre lieux de production et de distribution et engendré des activités métallurgiques nombreuses et variées: mineurs, bronziers, artisans, marchands, transporteurs, etc. La mondialisation posait ses premiers jalons, la hiérarchisation sociale façonnait les sociétés, l’insécurité grandissait et nécessitait des forces de protection permanentes. Les grandes civilisations et les empires prenaient naissance, que la guerre a faits et défaits.

La Syrie a été toujours près du centre de ce développement, au moins jusqu’au basculement du pôle géopolitique vers le nord du bassin méditerranéen.

Aujourd’hui ce bassin a perdu de son importance stratégique. Pourtant, depuis des décennies, il est au centre de l’actualité. D’abord pour le partage entre les conquérants modernes en son nord et les producteurs d’or noir en son sud. Ensuite pour ce que l'on nomme le conflit des cultures et des religions. Enfin pour la révolution qui secoue ses flancs sud et est.

Révolution, peut-être, mais avec ses ambiguïtés comme toutes les révolutions. Est-ce d'ailleurs bien une révolution, ou une guerre comme il en a été de tous temps? Les temps changent peu. Dans le chaos les plus forts ou les plus organisés triomphent, au moins pour un temps. Pourtant rien ici ne distingue clairement la nature morale des forces opposées. Le régime syrien est dur et cruel. L’opposition l’est tout autant. On sait aujourd’hui qu’Al Qaïda fait un enjeu de la Syrie, au point où les insurgés de la première heure, les islamistes et les kurdes se battent entre eux tout en combattant le régime.

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La guerre n’est jamais belle. La guerre est moche et sale. Elle est faite pour jeter dans la rue des corps décapités, des ventres déchirés, des troncs mutilés, des fronts percés, des cervelles sans plus d’os autour, des coeurs troués. Conventionnelle ou chimique la guerre est la même. Elle s’en prend à tout ce qui bouge. Les gouvernements occidentaux, partagés entre le libre arbitre d’une guerre civile et le prétexte moral des armes chimiques, mettent aujourd’hui en place des plans d’intervention. Laurent Fabius annonçait avec conviction il y a deux jours que le pouvoir avait fait usage d’armes chimiques, avant même qu’une enquête ait pu rendre ses conclusions, et alors que des rumeurs contradictoires et insistantes circulent sur ceux qui les auraient utilisées: l’armée de Bachar ou les djihadistes. Pour ceux-ci c’est le dernier moyen de forcer la main à l’occident.

Obama rejoint aujourd’hui le clan des «justiciers». Mais pourquoi n’arrivé-je pas à les croire? Pourquoi leurs rodomontades morales sur l’indécence du tour pris par cette guerre ressemble-t-elle à un prétexte opportun? Et pourquoi vouloir aller faire la guerre aux côtés des terroristes d’Al Qaïda? Déjà ceux-ci reçoivent des armes de certains pays occidentaux. L’exemple libyen de dissémination des armes et le développement du terrorisme au Sahara n’a pas suffit.

Aujourd’hui des gouvernements occidentaux veulent, en connaissance de cause, aller soutenir les terroristes. Ils vont se jeter volontairement dans le piège. L’occident nourrit la bête qui le mord. Pour quel gain? Pour quelle morale? Le droit d’ingérence est-il si dépouillé de toutes intentions secrètes pour y souscrire sans se questionner? J’y croyais au moment de la Libye. Je ne suis plus sûr de trouver encore des raisons d’y croire aujourd’hui. Je perds confiance dans nos gouvernants.

Commentaires

Mais que signifie donc cette attaque aux gaz dans un quartier de Damas, au vu et au su de tout le monde ? A qui cela sert-il ? A Bachar, en tout cas pas. A son armée, pas plus. A mon avis, cela sert aux Iraniens et aux Russes de démontrer à la face de leur monde que les USA n'ont plus de pouvoir, qu'ils réagissent ou non. Ce ne sont pas quelques Tomahawk qui vont faire la différence...
Quant à l'argument de détruire les stocks, ç'aurait dû être fait depuis deux ans...
Les Israéliens ne sont plus ce qu'ils étaient...

Écrit par : Géo | 27 août 2013

Géo, vous ne connaissez pas le poker menteur ?

En tout cas, le premier à avoir massacrer les foules de manifestants pacifiques n'étaient pas les rebelles !

Écrit par : Corto | 27 août 2013

Ce qu'il se passe en Syrie actuellement, est une guerre entre factions et un pouvoir en place.
Les uns ne valent pas mieux que les autres, et ce quelque soit le manichéisme des médias européens.

SI l'ASL (auberge espagnole de rebelles) venait à passer l'épaule, la guerre continuerait de toutes façons entre l'ASL et d'autres factions, telle Al Nusra pour la principale.

En fait bien des pays voisins ont placé des billes dans ce grand champs de bataille, où les pires atrocités sont du côté des rebelles, du moins si l'on regarde d'autre sources que les médias français.
Les Saoudiens ont envoyé des Salafistes enrichis par des cohortes de mercenaires repris de justice sans foi ni loi. Le Qatar soutient les factions proches des frères musulmans. Avec l'aide de la Jordanie , du Koweit et de la Turquie. Sans compter des troupes tchétchènes. Tout ce monde ne sont pas amis. Ils ont simplement un but commun à court terme. Si l'on rajoute les Israéliens qui donneraient une aide logistique et des soins aux rebelles parce qu'ils combattent le vieil ennemi, alors que les kurdes Syriens sont aux côtés de Bachar ... !

Une mère n'y retrouverait pas ses petits dans ce guêpier.

La seule chose de sensée est de ne surtout pas s'y mêler. Laisser les chose se décanter et offrir une aide sanitaire optimale vu les circonstances.
D'abord parce que dans ce merdier on ne sait plus qui fait quoi et les actes de manipulations sont courants et faciles.
Ensuite parce que c'est le moyen le plus sûre d'attiser le brasier et s'attirer des ennemis tenaces de manière large. Surtout si par le jeux d'alliance l'Iran et Israel commencent à mettre le pied dans l 'engrenage guerrier, la région deviendrait un foyer tel qu'il mettrait en péril la paix dans le monde.

La majorité du peuple américain sont contre un quelconque engagement, je pense que les Français aussi.

Il y a fort à parier qu'il y aura quelques missiles bien ciblés pour la galerie et garder la face et rien d'autres.

La Syrie ce n'est ni le Mali, ni la Libye !

Écrit par : aoki | 27 août 2013

Il me semble que personne ne croit à une innocuité des 2 opposants.

L'idée est de leur imposer une négociation à Genève pour initier un processus long de plus longues négociations.

L'ingérence ne sera que temporaire de façon à équilibrer les forces d'un côté ou de l'autre, pas de déterminer qui l'emportera. Les 2 opposants seront affaiblis au point de n'avoir plus qu'à négocier.

C'est la seule solution pour leur démontrer que l'affrontement armé ne peut que leur nuire. Une forme de défaite bilatérale orchestrée par la communauté internationale.

Écrit par : pli | 27 août 2013

@ Pli: un tel scénario est-il viable à long terme? Un accord tiendrait combien de temps? Le temps que les uns et les autres se réarment? Je n'avais pas envisagé la solution que vous suggérez. Mais les deux parties sont plus que deux: les djihadistes et autres factions n'ont pas à être englobés dans une solution.

La France n'est pas innocente: elle arme les insurgés depuis longtemps. Elle se pose en partisan. Ne voudra-t-elle pas pousser sa logique au bout?

Écrit par : hommelibre | 27 août 2013

@ Aoki: je crains que Hollande ne se moque de l'avis des français. Les haines tenaces qui suivront sont plus que probables. En intervenant l'occident attire encore une fois sur lui. Laisser se décanter, oui, malgré la somme des souffrances. Car il faut aussi que les pays et groupes qui ont initié cette guerre civile prennent leurs responsabilités. Si nous intervenons la responsabilité nous sera imputée d'une manière ou d'une autre.

Écrit par : hommelibre | 27 août 2013

Je pense que la France comme les Usa ne veulent plus mettre leur pognon dans des guerres improbables entre fanatiques. Elles équilibrent les forces pour épuiser ces forces, une tête tapée contre l'autre tête.

C'est une leçon dialectique, il n'y a aucun parti à prendre, mais de les épuiser comme forme co-agoniste.

Quand le conflit enfle, seule la fin des parties le solde.

Les jihadistes et les loyalistes n'ont pas su négocier, ils seront détruits tous les deux pour aller vers autre chose. L'occident n'a pas à trancher, mais à faire le jugement de Salomon.

Écrit par : pli | 27 août 2013

@ Pli

Les USA peut être, mais il est vrai que Hollande à l'air de se prendre très au sérieux. Une façon d'adoucir les dettes de la France vis à vis du Qatar ?

Quant à la branche terrorisante d'al qaida dans la région, (EIIL en ang.ISIL) a déjà commencé le détournement des armes fournies par l'occident à la rebellion, vers son fief d'Irak.
Pays où ils se sont installé grâce à une autre intervention occidentale...

Pour témoin les attentats sanglants contre les chiites pendant le ramadan.
Avez-vous vu cette vidéo ou des camionneurs syriens faisant simplement leurs travail, sont abattus séance tenante sur le bord de la route. Les dialogues sont hallucinants. Quand le camionneur répond que l'usage est de 3 prières par jour, ils signent à l'instant leur arrêt de mort qui survient tout de suite après. ça se passe en Irak et la frontière est plus qu'une passoire.
Je ne mets pas le lien tellement c'est écoeurant. Une amie syrienne qui a encore ses enfants (grands) là-bas, m'avaient déjà montré il y a un an, les horreurs des salafistes dans le conflit. Des femmes enceintes éventrées, les foetus transformés en ballon de foot. J'ai vu ces images, ainsi que celles de décapitation sauvage dans la rue, j'ai vu un de ces rebelles sortir le coeur de sa victime encore vivante et mordre à pleine dents dedans.

Le délire français pour aider les rebelles sous prétexte de protéger la population de Bashar Al Assad, avec le grand renfort des médias n'est pas délirant, il est odieux. Comme avec l'Irak, on sait que dans ces affaires rien n'est clean. Quelles sont les raisons de ces manipulations de communications ? Pourquoi, les actes décrits plus haut ne viennent jamais ou presque dans les actualités ?

La seule organisation que l'occident considère propre est le CNS -Conseil National Syrien, bien qu'il soit noyauté par les frères musulmans, est divisé, minoritaire et n'a pas d'autorité sur l'Armée Syrienne libre.
Je ne vois pas comment ont oserait espérer éviter à la Syrie, ce qui s'est passé en Irak, c'est à dire l'installation d'al qaida pour de bon, en cas d'intervention occidentale.

Écrit par : aoki | 28 août 2013

Beaucoup de gens vont mourir, peu importe leur camp, nationalité, origine, convictions politiques, etc.

Barack Hussein Obama, soutenait il y a 2 jours, qu'il ne voulait plus voir des cercueils de soldats américains revenir par avion au pays.

Malheureusement, il n'en sera rien.

Alea Jacta Est.

Paix à leurs Âmes !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 28 août 2013

Je reviens sur mon hypothèse. Cette attaque au gaz, certainement ordonnée par Téhéran, permettrait de lancer une attaque massive de tous les missiles syriens sur Israël si les USA font la bêtise que l'on sait...
(hypothèse émise ce matin par un professeur belge de droit international sur RTS1)

Écrit par : Géo | 28 août 2013

On voit que les hypothèses sont multiples, en cas d'intervention. Aucune ne me paraît bonne, car même l'épuisement des belligérants peut n'être que temporaire et un accord permettrait aussi un réarmement des plus fatigués ou des moins armés. A moins qu'il y ait un contrôle par une présence permanente d'une armée occidentale sur place et un plan de reconstruction contraignant, ce qui sera évidemment très mal ressenti par la population et le monde arabe.

Quant à Al Qaïda, en effet il s'installe partout où les occidentaux sont passés. Les occidentaux et leur complexe du sauveur.

Aoki, j'ai vu certaines de ces images, c'est largement aussi monstrueux que 300 morts par le gaz.

Écrit par : hommelibre | 28 août 2013

Après le Vietnam, l'Afghanistan, l'Irak et la Lybie, les Américains (et ceux qui les suivent) n'ont toujours pas appris la leçon.

Écrit par : Mère-Grand | 28 août 2013

Je n'ose commenter le drame syrien tant la situation est complexe comme le relève Aoki. Mais je m'interroge sur le concept de souveraineté d'un Etat.
Si les frontières physiques sont encore bien dessinées, le monde est devenu un village global. Tout s'interpénètre. Tout le monde sait tout sur tout le monde. Les populations se mélangent, le commerce et le sport ne sont plus le reflet de particularismes nationaux. Certains commencent timidement à parler d'un redécoupage par régions. Ce ne sera pas pour demain, mais la pensée fait son chemin.
Le piège tendu par on ne sait trop qui ici, c'est peut-être simplement un auto-goal des USA soucieux de rester le gendarme du monde moral. En définissant une ligne rouge, le président Obama est maintenant contraint d'agir pour ne pas perdre sa crédibilité. Je parie qu'il se contentera d'une intervention minimale, trop conscient des risques d'escalade sans espoir de résolution.
Aujourd'hui, plus que jamais, les nations sont contraintes de collaborer et de prendre des décisions consensuelles. C'est plutôt une bonne nouvelle qui devrait participer à l'harmonisation de nos relations en focalisant sur ce qui nous lie plutôt que sur nos dissensions.

Écrit par : Pierre Jenni | 28 août 2013

"Tout le monde sait tout sur tout le monde" Oh l'erreur !!!
Les idiots croient tout savoir sur tout le monde, oui...

Écrit par : Géo | 28 août 2013

Géo,
je partage vos suspicions. Cette attaque "chimique" du 21 août tombe trop bien.
Provocation émanant de l'Iran ?
Cela se pourrait bien. Mais quel risque d'embrasement général, que les occidentaux doivent bien connaître en toute conscience. C'est vrai qu'ils sont piégés.

Obama ne souhaitait en aucun cas intervenir, mais voilà ce piège tendu en provocant le rôle de gardien de la ligne rouge à ne pas franchir, qu'il s'est assigné lui-même.

Comme vous l'évoquez le dessous des cartes n'est pas facile à distinguer. Les manipulateurs qui cherchent la guerre existent partout. Ce à quoi il faut rajouter la géopolitique des états qui surfe avec opportunisme sur tout ce qui se passe. Tout s'utilise dans la mouvance d'une partie d'échec qui ne finit jamais. L'art de la diagonale du fou qui renverse une situation est l'apanage des dirigeants qui se font face. L'échiquier est le Proche-Orient depuis 70 ans et la souffrance des population de toute la région est infinie.

Il n'y a qu 'une seule chose de sûr, c'est que des parties cherchent à en découdre vraiment de manière plus franche et cela fout la trouille.

Écrit par : aoki | 28 août 2013

Aoki@ Cela fait depuis le début de l'islam que sunnites et chiites se massacrent. Je ne peux pas complétement leur en vouloir, car venant d'un milieu protestant, les catholiques me flanquent de l'urticaire dès qu'ils ouvrent la bouche. Lisez le Figaro et vous me comprendrez. Leur opposition au mariage gay et au suicide assisté : ces gens ont de la naphtaline dans la tête...
Les protestants ont un avantage. On ne les entend plus depuis longtemps...
Alors laissons gentiment ces chers musulmans se massacrer entre eux. Nous avons tout à perdre à nous en mêler. Après l'échec de l'Irak, qui a consisté à offrir ce pays à leurs pires ennemis en supprimant le bon papa Saddam, les Américains devraient l'avoir compris.

Écrit par : Géo | 28 août 2013

Pour information :

http://www.veteranstoday.com/2013/08/27/wnd-corsi-cites-syria-false-flag/

Écrit par : Johann | 28 août 2013

Suite au lien mit par Johann

Une news qui tombe à 18h04, les enquêteurs de l'ONU ont plus d'éléments à décharge qu'autre chose vis à vis de Damas.
Une tête d'ogive de fabrication occidentale a été retrouvée sur les lieux de la frappe.
Qui dans le conflit n'utilise pas des armes occidentales ?
De plus; le timing, le contexte, la localisation de l'attaque est complétement illogique pour les forces régulières.

http://allainjules.com/2013/08/28/indiscretion-embarras-dobama-syrie-lonu-en-voie-de-disculper-damas-des-attaques-chimiques/

Les manipulations de ce genre ont déjà eu lieu en 2012, lors du massacre de Houla.

A lire aussi l'article d'antlantico.fr, les commentaires sont édifiants

http://www.atlantico.fr/decryptage/armes-chimiques-en-syrie-spectre-desinformation-alexandre-del-valle-825201.html

On assiste, en Europe, au même aveuglement médiatique qui avait eu lieu aux USA lors de la guerre contre Sadam.

Écrit par : aoki | 28 août 2013

"On assiste, en Europe, au même aveuglement médiatique qui avait eu lieu aux USA lors de la guerre contre Sadam."

Sauf que la France s'était opposée à cette agression.

L'arme fatale d'Al Assad pour la reconquête d'Homs a été le Hezbollah. Et c'est au moment de la défaite des djihadistes que pouf! apparaissent des frappes au gaz. Il y a au moins de quoi donner à réfléchir quand on connaît toutes les opérations de désinformation précédentes ayant servi à justifier une agression : le mensonge du vol des couveuses, le mensonge de l'achat d'uranium au Niger, etc.

Et toujours les mêmes à la manoeuvre. Ils continuent à nous prendre pour des cons.

Écrit par : Johann | 29 août 2013

Le site Atlantico publie aujourd'hui une analyse des enjeux régionaux dans la question syrienne: la lutte entre chiites et sunnites semble être devenue prioritaire. La guerre de 2003 a ouvert un boulevard à l'Iran, entre autres, ce que les pétromonarchies ne supportent pas. La Russie reprend également de l'influence.

L'intervention en Syrie aurait entre autre pour but réparer la connerie de la guerre d'Irak, de freiner l'expansion de l'influence iranienne et chiite, de renforcer les sunnites en Irak, d'affaiblir durablement le Hezbollah, et probablement d'avoir quelques bonus des alliés qatari et saoudiens.

C'est bien, encore et pour longtemps, le théâtre de luttes intermusulmanes. Bref, c'est le merdier

Écrit par : hommelibre | 29 août 2013

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