19 juillet 2013

Foulard: Tartuffe s'appelle toujours Tartuffe

Je reviens rapidement sur les arguments en faveur de l’interdiction du voile: égalité des sexes, dignité des femmes et intégration sociale. Or tout porte à penser que c'est un projet d'inspiration sexiste. Il peut même aboutir à une radicalisation. Explications.


foulard,voile,islam,interdictionDouble sexisme et désintégration

On suppose que les femmes sont incapables de décider pas elles-mêmes de porter le foulard. On les considère comme des aliénées. Rien que cela est sexiste. Je l’ai déjà dit précédemment, je n’insiste pas.

Ensuite il est cocasse qu’un homme dise aux femmes comment elles doivent se libérer et quelle est leur dignité. Cocasse qu'une auto-proclamée féministe lui propose ses services. De quoi avaler son café de travers dans un grand éclat de rire. Le spectacle vaut largement les clowns de Knie. Pourquoi quasiment personne ne tousse sur ce point? C’est quand-même ouf!

L'interdiction du foulard touche à la religion, à la tradition et à l'appartenance communautaire: trois loyautés majeures dans presque toutes cultures. Comment peut-on imaginer un seul instant que les musulmanes qui le portent puissent tout brader d'un coup - si elles le veulent: religion, coutume, communauté? C'est simplement aberrant, pour ne pas dire fou. C'est d'une rare violence psychologique et morale: «Tu es une aliénée soumise mais tu seras bien et libre si tu fais ce que je te dis». Un modèle de domination! Pour les mêmes raisons les Femen ont aussi rendu un très mauvais service aux femmes qui voudraient changer les choses dans leurs pays. Le catéchisme féministe est une dictature rampante. Quand aux hadiths qui prônent la soumission des femmes, c'est aux musulmanes de les mettre en cause un jour, pas à nous. Ce sont elles qui peut-être trouveront la faille de l'absolutisme du coran. C'est leur affaire, elles sont assez grandes pour savoir ce qu'elle veulent. La condescendance et le paternalisme féministe sont impressionnants. L'amalgame entre religion, culture, féminisme, rééducation du peuple, comme cela figure sur le blog de Mireille Vallette, est grave. En la lisant je mesure un peu plus l'ampleur des dégâts du féminisme. Il faudrait, oui, rééduquer le peuple des déviances autoritaires et victimaires féministes.

Et puis si les femmes en foulard n'ont pas de dignité, comme le disent les partisans de l'interdit, on doit en déduire que les hommes qui portent la kippa n’en ont pas plus. Ce sont de pauvres hommes soumis et aliénés. Pourquoi ceux et celles qui disent défendre la dignité des femmes, ne se sont-ils jamais occupé de la dignité des hommes? Je soutiens l'existence d'Israël sur sa terre d'origine; je ne suis pas ogbligé pour autant d'accepter les signes de la religion de son peuple. Si le foulard est un signe de sexisme, la kippa aussi. A moins que certaines femmes ne soient plus faciles à traiter de victimes: elles le réclament tellement elles-mêmes! Elles aiment ça: je ne vois pas d'autre explication.

Le sexisme est donc double: kippa et foulard, même aliénation, même dénigrement! Et Tartuffe s’appelle toujours Tartuffe.

Je suis conscient du fait que la religion enseigne aux enfant pas mal d'idioties. Mais quand le dressage religieux est fait, on ne le défait pas avec une oppression de plus. Les filles à qui on interdira le voile n'auront d'autre issue, par loyauté familiale ou par vocation (après tout ma mère, élevée athée, a eu une vocation à l'âge de 7 ans), que de se soumettre ou se radicaliser.

Pour l'argument de l'interdit en vue de mieux intégrer, c'est encore un mauvais argument. Car l'hypothèse a son contraire. Scénario pour scénario, voici l'inverse: les élèves à qui on refuse le port du voile se sentent exclues. Certaines se radicalisent. Et dans 10 ou 20 ans, on a des petites émules de Mérah. Alors qu'acceptées, elles auraient pu se dire un jour que la liberté en Europe est plutôt cool. En leur mettant la pression on va produire plus d'intégrisme. Ce scénario vaut bien la croyance en l'intégration, non? Il est même très plausible: ce qui se passe en France depuis l'interdiction du voile tend à montrer une nette radicalisation. Mérah est peut-être un produit de cet interdit. Intégration ou désintégration?
 

Le diable n’est pas satisfait
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L’Europe a toujours connu les brassages. Des religions s’y sont succédées, des cultures s’y sont mélangées. Ce continent présente l’extraordinaire paradoxe de la diversité et d’une certaine unité d’esprit, dont les institutions nationales sont un signe. Je vois que la ligne de fond qui en résulte est bien la liberté et la relativisation des trop grands pouvoirs. Les crispations actuelles me paraissent moins importantes que cette évolution et cette quête fondamentale de liberté.

Maintenant, s'il y a pour beaucoup un problème avec l'islam (et je partage la critique de cette religion sur des points essentiels) et s'ils ne se sentent pas capables de promouvoir nos valeurs, qu'ils demandent de limiter radicalement l'immigration musulmane. Là encore ce serait plus clair. Je pense d'ailleurs que l'immigration doit être diversifiée pour éviter les souffrances sociales du communautarisme. Les bons sentiments n'y changent rien. On admet qu'il y a une identité musulmane; le débat sur le voile en est la démonstration. Si l'on admet qu'il y a une identité musulmane et arabe, pourquoi n'accepterait-on pas qu'il y a une identité suisse, européenne, chrétienne? Nous sommes tous des humains, mais avec des spécificités qui parfois sont contradictoires. Et si l'on veut des échanges économiques ou culturels, il y a aussi des croyances dans la valise des migrants.

Je suis d'accord sur ce point: à partir d'un certain nombre l'intégration se complique, quels que soient les étrangers. Le regroupement en communautés est naturel. Le monde a encore des frontières: économiques, culturelles, linguistique, coutumières. L’aplanissement de ces frontières est un processus long et lent car personne ne doit être nié dans son identité ni lésé d’aucune manière. L’Europe est un laboratoire de ce processus depuis des siècles.

Mais le diable n’est pas content. Il me mandate comme avocat. Voici ce qu’il dit: allons plus loin, allons au bout, interdisons totalement la pratique de l'islam en Suisse et en Europe, attendu que l'islam est suspecté d'intentions conquérantes permanentes et universelles (je me demande pourquoi ils n’ont plus fait de guerre - à part contre Israël - depuis qu’ils ont conquis le Maghreb, et pourquoi des pays chrétiens sont toujours en train d’en faire... faudrait demander à Michel Onfray, il doit savoir, lui. Il sait tout. Chuuut... propos incorrects).

Donc le diable en veut plus. Interdire le voile est une mesurette car les enfants de rigoristes seront toujours enfants de rigoristes et toujours installés dans notre pays. Et les enfants sans voile sont peut-être plus dangereux!

- Ah ma bonne dame, c'est terrible. Les pires ce sont ceux que l'on ne voit pas.

Perçons donc l'abcès. La seule vraie mesure serait de changer la Constitution et d'interdire l'islam. Pourquoi ne demanderait-on pas l'avis du peuple sur ce point? On verrait ce qu'en pense la majorité. Moi je voterais non sur une telle initiative. Le diable, je ne sais pas.

En tous cas, les signes de l'islam servent les politiciens: la campagne électorale d’octobre est bien lancée à Genève (chuuut... propos incorrects).

13:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : foulard, voile, islam, interdiction | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Hou-là HL...vous semblez en surchauffe !? Un peu à l'image de certains coureurs du Tour...

Votre billet est de facture inégale, bien argumenté au début mais à la dérive à la fin...

Afin de vous remémorer un fait très important, qui est très très... significatif de ce qui peut fort bien arriver avec l'histoire du voile si l'on ne prend pas garde de toutes les conséquences contre nos institutions.

Je vous le fait en style télégraphique (CEDH en a fait un résumé plus détaillé dans un commentaire précédent):

vaillants musulmans sortent mosquée après prières,

traversent espace public dévolu aux activités sportives de l'école publique,

rencontrent jeunes filles en tenue sportives encadrées par maîtres de gymnastique,

insultent agressent photographient menacent jeunes filles tous choqués,

DIP mettre tête dans le sable et accepte vagues excuses pas de dépôts de plaintes contre vaillants musulmans,

conclusion jeunes filles et maîtres ne plus oser faire activités sportives à cet endroit,

ancien porte-parole mosquée H Ouardiri trouver normal ne plus importuner vaillants musulmans dans espace public,


Vous mettez la sauce (dans ce "télégramme") que vous voulez et en tirez les conclusions que vous pourrez en toute bonne foi.

Écrit par : Exprof | 19 juillet 2013

En effet, l'exemple d'Exprof est plutôt significatif !

Ce qui n'enlève pas non plus le bon développement sur les bonnes intentions qui peuvent paver le chemin vers ... l'enfer et le diable !

Mais je trouve troublant que "de vaillants musulmans" se sentent suffisamment sûr d'eux pour faire plus que du prosélytisme, càd quasi une police des mœurs comme en Iran, sans aucun respects des usages de leur pays d'hôtes.
C'est un comportement de colons qui sont déjà en train d'instaurer leur nouveau droits dans leurs nouvelle colonie.

Est-ce que l'interdiction du foulard est un bon remède ? Probablement pas, mais les représentants visibles des institutions (l’exécutif) sont défaillants pour donner des messages clairs.
Pour l'instant on voit des comportements qui imagent ce que j'écrivais sur votre billet de l'Europe et la liberté:
Des sales gamins non éduqués. Toutes les libertés revendiquées, pas de responsabilités en retour. H Ouardiri en particuliers.

Le problème vient de la défaillance du Conseil d'Etat qui est lui même pris en otage par ce conglomérats gauchiste-féministe.

Donc finalement, HL et Exprof; même problèmes au départ ;)

Écrit par : aoki | 19 juillet 2013

Exprof: quand je surchauffe cela fait de lq fumee... :) Ici ça va encore. J ai lu le comm de CEDH. Combien sont-ils à agir ainsi sur l ensemble des musulmans de Genève? Ou est la police? Ces actes ressortent de la delinquance. Sur ce genre d incidents je suis pour l epreuve de force.

(pfff... ecrit sur un pc... mac sans connexion...)

Écrit par : hommelibre | 19 juillet 2013

Il est révélateur qu'aucune manifestation de citoyens devant la mosquée et les terrains de sports en question n'ait eu lieu. Même les parents d'élèves, même les profs n'ont pas recouru à des actions fortes pour défendre leurs enfants en défendant l'enseignement qui leur est dû. Mais faut-il s'en étonner? Ils savaient certainement d'avance qu'il ne seraient pas soutenu par nos autorités.
Si l'on avait vu M. Ouardiri et ses amis, en compagnie des politiciens et des journalistes avec qui il aime bien s'afficher, se rendre sur place un vendreedi et rappeler rappeler aux Musulmans qui se sont conduits ainsi (dire qu'ils ne sont qu'une minorité est une piètre excuse) qu'ils ne sont pas en terrain conquis, qu'ils ne sont pas non plus des colons sur des terres disputées, on pourrait nourrir quelque espoir pour une définition et une pratique nouvelles de l'Islam.
Le fait qu'il n'en est rien montre que nous sommes devenus tellement paresseux, ou alors que nous avons été à ce point culpabilisés ou intimidés lorsqu'il s'agit ne serait-ce que de défendre les valeurs démocratiques et morales que nous avons acquis au fil du temps, que nier la réalité, fermer les yeux devant un danger, nous mentir à nous-mêmes pour une illusion de paix, sont devenus notre nature première.

Écrit par : Mère-Grand | 19 juillet 2013

Mère-Grand: la paresse dont vous parlez me paraît bien plus problématique que le foulard à l'école. D'où l'appel à soutenir nos valeurs. Je reste dans le constat de minorités. Je lis et suis sensible aux agressions contre l'occident, vous le savez. Mais plus je regarde et plus je vois des exactions ponctuelles, sporadiques, et certainement pas un plan d'ensemble. D'ailleurs si c'était le cas ce serait invisible jusqu'au jour utile. Un guerrier ne gesticule pas pour dire où il est et quand il attaque. Il attend le bon moment dans l'ombre.

Je reste sur le scénario le plus probable: plus la pression est mise sur des points secondaires comme le foulard plus il y aura de radicalisation. Les points principaux c'est différent: la mixité fait partie de notre système de valeurs et la ségrégation à la piscine ne doit pas être acceptée à l'école. La violence contre des élèves n'est pas une éducation musulmane, c'est un délit pur et simple.

Si on pense réellement qu'il y a un plan de destruction de l'occident alors il faut aller au bout et dans la direction de ma fin de billet "avocat du diable": interdire simplement l'islam. Moi je ne le pense pas, mais c'est bien cela qui est derrière le foulard, puisque l'on parle de rigoristes ou d'intégristes, donc de gens qui rejettent notre mode de vie, donc qui peuvent être liés aux terrorisme, etc. On connaît le schéma. Il n'y a donc, dans l'optique d'une forme de guerre en déroulement, que le refoulement de l'islam hors de l'Europe. La Reconquista. Et bien que ceux qui veulent le faire le fassent. Dans quelques générations on verra ce qui était dans le juste.

Il est possible que l'interdiction soit votée, par les députés ou par une initiative. Ce ne sera pas une victoire. Ce sera un jour très sombre. On aura radicalisé la situation pour longtemps sans rien résoudre ni même nous protéger. (Je ne reviens pas sur les prétextes bidons affichés par Pierre Weiss, Mireille Vallette ou le rapporteur de l'UDC. C'est vraiment de la tartufferie).

Écrit par : hommelibre | 19 juillet 2013

"certainement pas un plan d'ensemble"
Tant mieux, s'il n'y a pas de danger. Il n'en reste pas moins que pareille incident aurait certainement provoqué un tollé dans la plupart des pays musulmans, qui se seraient indigné de l'affront fait à leur religion et à leur identité.
Je en demande pas que l'on rétorque en envoyant des bataillons (ou seraient-ils d'ailleurs), simplement que l'on ait le courage de montrer que nous aussi qu'il existe aussi chez nous une sensibilité et une fierté, même si elle n'est pas nécessairement religieuse.
J'en ai simplement assez des perpétuelles complaintes de qui vous savez, toujours blessé, toujours incompris, toujours à vanter la supériorité de leurs propres convictions.
Quant à l'idée d'un plan d'ensemble, il est évident qu'il n'existe pas dans la tête de chaque Musulman, même si chaque bon Musulman est convaincu que sa religion est la seule valable, ce qui fait de tous les autres des incroyants.
C'est cette certitude qui constitue l'équivalent d'un plan, d'autant plus qu'elle s'accompagne d'un ensemble de règles et de prescriptions qui s'insinuent partout où elles les peuvent, comme le montre l'introduction des certains aspects du droit musulman en Grande-Bretagne. Dois-je, une fois de plus, rappeler que je ne vois en cela rien que de normal de la part de gens qui vivent de par et pour la religion et ce qu'elle véhicule, et dont chaque phrase importante s'accompagne d'un appel à leur prophète.
Ils ont le droit d'essayer d'obtenir ce qu'ils veulent, et nous avons le droit, pour moi l'obligation étant nos divergences de valeurs, de refuser.
P.S. Je ne vous fais pas l'injure de vous rappeler le nom des autorités politiques et religieuses musulmanes qui expressément fait état de leurs plans de conquête religieuse de l'Occident et cela à de maintes reprises.

Écrit par : Mère-Grand | 19 juillet 2013

Penser que l'islam est une religion supérieure aux autres: et bien, s'ils ne le pensaient pas, ils ne seraient peut-être pas musulmans (sauf pour une loyauté familiale ou une identité communautaire).

Mais le christianisme ne fait-il pas de même?

Et l'ancien testament n'est-il pas rempli de citations appelant à tuer les infidèles ou les ennemis de dieu?

Moi qui ne suis pas adepte d'une religion je pense que le christianisme est supérieur à l'islam, sur la question par exemple du pardon (trancher la main su voleur est un châtiment irréparable, alors que l'objet volé peut être rendu, donc le châtiment est disproportionné par rapport à la faute), ou sur la question de la responsabilité individuelle qui replace les principes dans une adaptation personnelle (la première pierre) plus que dans la simple obéissance au dogme, sans adaptation intelligente.

Donc pour moi, le christianisme est supérieur à l'islam. Pas seulement différent: comme ils traitent du même thème ils sont sur le même plan et donc l'un est supérieur. Je prépare un billet sur ce point, si j'arrive pour demain.

Écrit par : hommelibre | 19 juillet 2013

Oublié ce point: les plans de conquête de l'occident. Je connais quelques-uns qui construisent leur autorité sur ce thème. C'est un discours à usage interne car ils n'ont pas les moyens de le mettre en oeuvre. Cela fait partie de leur captation du pouvoir dans l'islam même, divisé en de nombreux courants et influences. L'excitation des foules les fait adhérer sans leur permettre de réfléchir. Mais encore une fois si le projet était sérieux ils ne dévoileraient pas leur intentions.

Écrit par : hommelibre | 19 juillet 2013

Au risque de me répéter : je suis sur la même longueur d'ondes que Mère-Grand.
L'exemple de la Grande-Bretagne doit nous servir de garde-fou.
Sans s'affoler, car nous ne sommes ni dans la même configuration historique ni dans des situations sociales comparables.

Il semblerait que l'islam peut être compris, au-delà de l'aspect religieux, comme un mode de vie, avec des prescriptions qui évoluent, depuis 10-20 ans, vers davantage de rigueur. On peut tout de même se demander pourquoi il en est ainsi. D'où vient cette lame de fond et avec quel objectif ?

L'épisode du cours de gym à l'air libre au Grand-Saconnex ne doit pas être oublié. Cela restera peut-être un événement isolé et on ne peut que le souhaiter.

Écrit par : Calendula | 19 juillet 2013

Tout les mouvements communautaires qui ont joué avec beaucoup de véhémence émotionnelle la carte de victime morale des institutions suscitent facilement cette paresse dont parle Mère-Grand.

Il semblerait qu'il suffise de faire peser la menace d'une grande véhémence des émotions pour donner cette envie de renoncer d' y faire face.

Comme si ce registre laissait cette culture occidentale, si mentale, si raisonnable, complètement désemparée, et rechignait à devoir se bouger face à ce type de comportement qui leur est si étranger. Devoir réagir serait une validation, en même temps ne pas réagir est une manière de se faire envahir; de perdre du terrain.

Il n'y pas que la véhémence de "vaillant musulmans", il y a aussi la véhémence des Femens , par exemple qui crée cette même passivité très tolérantes.

Mais pour ce qui concerne ces comportements plus radicaux, ils avancent en gagnant le terrain qui n'est plus occupé et continueront tant qu'ils n'y a pas de vraies réactions.
Pas de plan, mais l'occasion fait le larron

Écrit par : aoki | 19 juillet 2013

Il y a quand même un point très important que personne ne semble avoir mentionné jusqu'ici. Ces "immigrés", ces musulmans; de nos jours la plupart sont français, britanniques ou suisses peut-être. Ils ne sont pas plus maghrébins que moi suédois. Leur parents ou grand parents surtout, eux l'étaient, ils arrivaient ici et se sont donc adaptés comme ils ont pu. Bien qu'un certain nombre parle assez mal français, il n'était pas question de voile à l'école je crois, ni de prières dans les rues de Paris, ou d'hallal à l'école de leur temps.

Aujourd'hui, à mon avis certains de ces français d'origine étrangère mais ici chez eux donc, ont fini par faire des choix rationnels, choix que nous nous n'avons pas et que nous cachons derrière des principes comme "république" ou "laïcité". Ils ont comparé la situation du français tel qu'on nous la présente élogieusement : la famille moyenne avec maman qui commande... euh pardon qui s'émancipe, pater rose, fifille "ouais heu c'est pas juste on a le droit de mettre des strings à 8 ans!", fifils "toutes les femmes sont respectables"; et les applications pratiques de leur religion. Ils ont opté pour l'islam, mais un islam parfois très rigide. Pourquoi ces européens musulmans ont-ils préféré une application rigide de leur religion que de plier complètement aux coutumes, ce qui apparait quand même plus confortable? Que doivent-ils penser d'une société qui présente les prérogatives qu'elle donne aux femmes au détriment des hommes comme un progrès social?

Écrit par : Didier | 20 juillet 2013

"Sur ce genre d incidents je suis pour l epreuve de force."

tout à fait d'accord et le conseil d'état gauchoféministe est incapable de l'épreuve de force, juste capable d'emmerder les hommes éternels oppresseurs !!!
et ces gens là le savent, c'est là la décadence de notre société occidentale nous fonctionnonts sur des valeurs féminines, de la gueule mais pas d'actes, comme les luttes féministes tout en gueule en revendications exagération mensonges, comme des comméres, luttes avec pas de combattants en face, drôles de luttes !!!

les femens onts vu se que ça faisaient avec du monde en face, sans l'appui tacite des forces de l'ordre et des média, manu militari en taule, et aprés aucun respect d'elle mêmes.

faire des manifestations n'y changera rien.

Écrit par : leclercq | 20 juillet 2013

Lire mon billet sur le drame actuel de l'islam dominé par les milliards de la secte wahhabite, c'est ici:

http://pachakmac.blog.24heures.ch/archive/2013/07/20/au-pays-du-cham-entre-lumieres-et-obscurantisme-853383.html

Écrit par : pachakmac | 20 juillet 2013

"que nier la réalité, fermer les yeux devant un danger, nous mentir à nous-mêmes pour une illusion de paix, sont devenus notre nature première."

Écrit par : Mère-Grand | 19 juillet 2013


Et oui Mère-Grand, vous avez parfaitement raison, hélas...

Toute proportion gardée, encore que..., je vous remémore une célèbre citation:

"Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre."

Winston Churchill, 1938, à Londres, Chambre des communes,

A méditer, souvent...

Écrit par : Exprof | 20 juillet 2013

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