05 mai 2013

Et si le réchauffement climatique était une chance?

Mon récent billet sur la prochaine glaciation remet sur la table la question du réchauffement. Un thème qui divise. J’y reviens sous un angle un peu différent, histoire, comme souvent, de ne pas endosser la pensée dominante simplement parce qu’elle est dominante, surtout quand elle est imposée dans l’angoisse. Je ne cherche à convaincre personne, seulement à ajouter un contrepoint au boum-boum scientifico-idéologique actuel. J’aime le contrepoint: c’est ce qui fait de la danse une salsa ou un tango plutôt qu’une marche militaire.


Ce n’est pas tant le réchauffement lui-même qui est en cause mais son origine supposée unique (gaz à effets de serre d’origine humaine), son ampleur, sa durée, sa nocivité ou son utilité, et son usage politique.


climat,réchauffement climatique,giec,cloud,cern,onu,glaciation,catastrophe,humain,volcan,gaz,co2,terre,sibérie,europe,sahara,recherche,cosmos,soleil1. Son origine, soit la production humaine de gaz à effet de serre (essentiellement le CO2), est-elle la cause unique? Non. Le méthane naturel y contribue aussi. La vapeur d’eau dans l’atmosphère s’y ajoute. Le CERN étudie depuis environ trois ans la théorie CLOUD, basée sur les travaux des chercheurs Wilson et Svensmark concernant la formation des nuages.

En résumé les rayons cosmiques provenant de supernovae auraient une influence sur la formation des nuages. Plus il y a de ces rayons traversant l’atmosphère terrestre, plus il y a formation de nuage, donc de couverture nuageuse qui renvoie les rayons solaires et augmentent l’albédo de la Terre. Ce qui limite le réchauffement. L’activité magnétique solaire joue un rôle dans la quantité de rayons cosmiques qui atteignent la Terre et donc sur le climat.

Les premier résultats du CERN confirmeraient la théorie de Svensmark, pour une partie au moins de la formation des nuages. L’étude finale devrait être bientôt publiée, et même si la chambre à brouillard du CERN ne peut représenter la totalité de l’atmosphère naturelle elle donnera des indications utiles pour comprendre le climat.

L’importance de ce paramètre est tel que le magazine en ligne Futura-science écrit:

«S’il existe bel et bien un lien entre les nuages et les rayons cosmiques, aucun modèle de l’évolution du climat de la Terre ne peut se permettre d’ignorer la nature et l’importance de ce couplage s'il veut reposer sur des bases fermes.»

Par ailleurs l’orbite actuelle, quasi-circulaire, de la Terre autour du soleil est plutôt favorable à un réchauffement global. Enfin on ne sait quelle est l’importance des gaz et poussières interstellaires que traverse actuellement l’héliosphère, gaz susceptibles de comprimer ladite héliosphère et donc l’atmosphère des planètes, contribuant ainsi au réchauffement. L’importance de ce dernier point est très difficile à évaluer. Par contre on sait que les glaciations ont suivi précisément les modifications de l’orbite terrestre autour du soleil et de l’axe d’inclinaison de la Terre. Et l'on sait aussi que sans aucun effet de serre la Terre serait trop froide pour être habitable par les humains.

Aujourd’hui le réchauffement semble plutôt stable depuis 10 ans, et si la banquise arctique fond davantage, le volume de glaces de la calotte antarctique s’épaissit. Paradoxal.

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2. Sur l’ampleur éventuelle du réchauffement, les modélisations faites par le GIEC ne sont pas absolues. Plusieurs modèles existent. Les travaux du GIEC sont par ailleurs très politisés, et leurs conclusions n’ont peut-être pas la neutralité attendue de scientifiques. A ce sujet, et toujours à propos de l’expérience CLOUD, le directeur général du CERN depuis 2009, Rolf-Dieter Heuer, déclarait il y a peu dans une interview:

«I have asked the colleagues to present the results clearly, but not to interpret them. That would go immediately into the highly political arena of the climate change debate.»

Soit:

«J'ai demandé aux collègues de présenter clairement les résultats, mais de ne pas les interpréter. Cela irait immédiatement dans l'arène hautement politique du débat sur le changement climatique.»

C’est une des difficultés à la tenue d’un débat non émotionnel: la politisation très forte du GIEC. Ce qui est imposé par l’émotion est souvent suspect ou incomplet. Cette politisation existe depuis le début du mouvement écologiste et n’a jamais cessé. Or qui dit politisation dit analyse partielle et partiale de la réalité.


3. Sur la durée il est difficile de se prononcer. Les chercheurs que je citais dans le billet sur la prochaine glaciation parlent d’une influence de plusieurs centaines de milliers d’années. Mis à part le fait que cela atténuerait les effets de la prochaine glaciation, ce qui est plutôt positif pour l’humanité, on ne peut connaître tous les paramètres et interactions en jeu sur aussi long terme. La prudence s’impose.


4. Sa nocivité est représentée par les risques de modifications dramatiques du climat en certaines régions du monde. Episodes plus extrêmes, désertification locales, déplacement des écosystèmes, déplacement de populations, augmentation de certaines pathologies. Ces prévisions sont graves. Mais pas plus que les modifications climatiques du passé, lors desquelles des populations entières ont dû se déplacer faute de nourriture ou d’accès à l’eau. On sait aujourd’hui que le Sahara était verdoyant il y a encore quelques milliers d’années. Selon La Recherche:

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On peut dire que le réchauffement qui a suivi la dernière ère glaciaire a été nocif pour cette vaste région de l’Afrique, transformant une région humide et verdoyante en un désert. Mais il a été utile pour l’Europe, faisant fondre la grande calotte glaciaire qui recouvrait l’Europe assez bas et libérant de nouvelles terres à l’agriculture et à l’habitation. Par le passé les réchauffements climatiques ont été souvent des périodes de prospérité, comme pendant l’optimum médiéval.

La Terre n’est pas figée. Elle vit, elle change, elle réagit à ses propres conditions et aux conditions de l’univers environnant. La vouloir figée est une position très conservatrice, même autoritaire. Qu’elle bouge, à cause de nous ou non, nous obligera à nous adapter: cultiver de nouvelles variétés d’aliments, construire autrement et ailleurs, trouver de nouvelles ressources. Grâce au réchauffement les grandes plaines de Sibérie ou du Canada seront par exemple plus facilement mises en culture. Un climat plus doux en Europe provoquera une diminution de l’usage d’énergie fossile pour le chauffage, ce qui diminuera l’émission de gaz à effet de serre. Des conséquences plus positives que les catastrophes annoncées.


5. Sur l’usage politique il y aurait beaucoup à dire. C’est trop long pour être abordé ici. Mais on voit par les déclarations du directeur général du CERN que cet usage politique du débat sur le climat existe bien, et que dès lors aucune déclaration, aucun rapport, ne peut être pris en compte aveuglément sans se poser des questions.

Un aspect de l’usage politique est la culpabilisation des «nantis» occidentaux. «Vous ne climat,réchauffement climatique,giec,cloud,cern,onu,glaciation,catastrophe,humain,volcan,gaz,co2,terre,sibérie,europe,sahara,recherche,cosmos,soleilpensez pas au monde que vous léguerez à vos enfants!» entend-on dire. Mais nos enfants s’adapteront, comme nous nous sommes adaptés. Nos enfants seront aussi intelligents que nous, peut-être plus, et ils reprendront un monde en l’état pour en faire ce qu'eux-mêmes décideront. Nous léguerons à nos enfants le monde tel qu’il est et qu’ils continueront à modeler selon leurs besoins. Lors des grandes éruptions volcaniques du passé les humains ont dû apprendre à vivre dans un air brutalement acidifié et un climat modifié. On cite même un probable goulet d’étranglement du nombre des humains il y a 70’000 ans. L’adaptation est une des plus importantes fonctions du vivant.

Politiquement, une éventuelle diminution de la population due au réchauffement climatique devrait satisfaire les écologistes, partisans de la décroissance.

En conclusion, la question du réchauffement suggère toujours de nombreuses questions. L’aspect catastrophiste n’en est pas l’unique conséquence. Il n’est pas interdit de penser qu’il peut être une chance. L’état d’esprit des humains joue un rôle dans l’interprétation des phénomènes qu’ils vivent. Le réchauffement catastrophiste réunit en général plutôt la famille des humains voyant le verre à moitié vide.

La parole des autres n’a pas moins de valeur même si elle est politiquement incorrecte. D’ailleurs leur attitude est moins une opposition farouche à la thèse du réchauffement qu’un refus des diktats politiques et des interprétations univoques qui en découlent.

Mais évidemment agir contre la pollution et la surconsommation énergétique sont de bons engagements, tant pour la santé que pour la pérennité de certaines ressources, comme l'eau douce entre autres.

Commentaires

@Hommelibre,je me permets de venir quérir votre attention et ce pour savoir si les e-mails concernant mon adhésion à Twitter sont bien de vous,sinon méfiez vous.
Quand au réchauffement climatique ,un volcan en Alaska s'est réveillé de quoi refroidir même la banquise,rire
bonne soirée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 05 mai 2013

Ceci doit il être considéré comme une chance? Italie, grêlons de 10cm, tornade, voyez vous-même.
http://www.atlantico.fr/pepitesvideo/video-impressionnante-tornade-qui-seme-panique-en-italie-717881.html

Écrit par : Ajax | 06 mai 2013

Ne confondez pas la météo avec le climat. Rien ne prouve que le peu de réchauffement climatique des dernières décennies (même pas 1°C) cause des évènement naturelles plus extrêmes. De plus, il n'y a aucune statistique pour prouver une augmentation de la fréquence d’évènements climatiques.

Écrit par : benpal | 09 mai 2013

Ce vendredi en Italie, des centaines de maisons ont été endommagées et au moins douze personnes ont été blessées par le passage d'une puissante tornade entre Modène et Bologne.

Les vents violents ont été accompagnés d'importantes chutes de grêle. Les grêlons ont en effet atteint un diamètre de 10cm, comme le montrent ces images tournées par les témoins de la catastrophe. Le gouverneur de la province, Vasco Errani, a demandé au gouvernement central de déclarer l’état d’urgence."

Réponse de l'auteur "insoumis" de ce blog, qui remet en question la question de la question :
"Il y en a toujours eu, à Paris en 1918, par exemple c'est pour ça, que je ne vais pas en vacances en itlaie, après tout chacun choisi"

Écrit par : Serge Reggiani | 06 mai 2013

Et ça c'est une sucette géante?
http://www.24heures.ch/savoirs/environnement/changement-climatique-franchir-nouveau-seuil/story/22573791

Écrit par : Gaston Jules | 06 mai 2013

@Gaston Jules,à la base ceci est un vaste canular,mais qui a pris une telle ampleur qu'il fallait bien y donner une suite comme dans les évangiles,souvenez vous il était une fois. A chacun disciple ou pas du pro réchauffement d'y ajouter sa propre touche.CEci est un exemple des fameux camps de vacances orgnisés par le Nazis pour enroler des travailleurs Français surtout pendant 39-45
Car étonnemment avant Internet et pourtant les scientifiques étaient tout ausi en avance intelligemment que ceux d'aujourd'hui sinon plus puique eux devaient pratiquer avant d'inventer,le climat et l'alimentation tout ce petit monde se portait à merveille et ainsi le fameux poisson transgénique Marseillais put enfin voir le jour

Écrit par : lovsmeralda | 06 mai 2013

@Alex...


Il faut remettre un peu les choses en place il me semble conernant la fausse impression que tout s'empire. Faire passer des inondation pour des réchauffments climatique ou n'importe quelle autre phénomène naturels comme un résultat du comportement de l'homme.

Concernant les innonadations, cela n'a rien à voir avec le réchauffement climatique mais bien le fait que l'homme a détuit les foret qui lui permettait d'absorber ces quantité d'eau.

Concerant les vent violents, cela n'a rien à voir avec les réchauffement climatique non plus. On a juste supprimer les barrière naturel que sont sont les foret qui nous protégeait grandement de ce vents.

Concerant les grêlons il ne sont pas devenu plus gros qu'avant. Seulement maitnenant qu'il y'a des maisons et des voiture partout, que les voiture et les maison coutent plus cher, ca fait juste augmenter les coûts des dégats. Il y'a 50 ans, quand des grêlon tombaient dans un champs, il n'y avait que les agriculteurs concernés qui perdaient les récoltent et personne n'en parlait.

*-*-*-*-*
La réalité, c'est que cela fait plus de 60 ans que l'on a construit plein de chose pour nous protéger de phénomène naturel, ce qui nous a donné pendant un laps de temps, l'illusion d'être en sécurité.
Mais cette illusion que vous avez aujourd'hui que la nature se déchaine est juste le fait que l'homme à réussi pendant un très court laps de temps (60ans) a maitriser la nature.

Écrit par : DdD | 06 mai 2013

@DjD,entièrment d'accord avec vous sauf avec votre dernière phrase,il n'a pas maitrisé les éléments ,il s'est habitué à vivre en accord avec la nature.En se vêtant ou se déshabillant suivant les saisons.
Encore heureux qu'on ne puisse jamais maitriser dame nature,et c'est là que le bât blesse,c'est le rêve de tous les scientifiques chercheurs professeurs tournesol et tournebroches qui aimeraient tant voir celle-ci se plier à leurs désirs faute de pouvoir commander ses parents ou son conjoint voire son enfant,en somme des frustrés en tous genres
Et la grande différence existant avec aujourd'hui et hier,c'est qu'à l'époque les ennuis étaient distribués afin que celui qui les supporte trouve tout seul la solution alors qu'actuellement ,il y a trop de solutions mais avec un manque flagrant de discernement en tous genres

Écrit par : lovsmeralda | 06 mai 2013

A propos de tornade, rechercher sur le net la tornade de Saint-Claude en 1890. Le lien ne passe pas. Ou lire mon nouveau billet sur le sujet.

Écrit par : hommelibre | 06 mai 2013

Et si le réchauffement était principalement un phénomène naturel? Nos nous trouvons dans une période interglacière. Heureusement que les glaciers qui avaient recouvert les vallées du Léman, du Rhône, du Linth, du lac de Zurich et bien d'autres paysages en Suisse, ont fondus.

On peut clairement observer que la température de l'hémisphère nord augmente avec chaque passage d'un El Nino. L'énergie pour ce réchauffement est puisée dans les grands océans (Atlantique, Indien, Ouest, à l'exception du Pacifique de l'est qui n'est pas touché par El Nino) qui sont couverts de moins de nuages, permettant au soleil de réchauffer l'océan, pendant El Nino.

La température du Pacifique de l'est par contre n'a pas changé en 31 ans.

Faut-il rappeler que les océans correspondent à 70% de la surface de la planète?

Un discours scientifique facile à comprendre et surtout basé sur des données:
http://bobtisdale.wordpress.com/2013/05/07/skepticalscience-still-misunderstands-or-misrepresents-the-el-nino-southern-oscillation-enso/

Pour plus de détails, lire: http://bobtisdale.wordpress.com/2012/09/03/everything-you-every-wanted-to-know-about-el-nino-and-la-nina-2/

Écrit par : benpal | 09 mai 2013

Benpal:

"De plus, il n'y a aucune statistique pour prouver une augmentation de la fréquence d’évènements climatiques."

En effet, et cela bien qu'elles soient théoriquement prédites depuis longtemps.

Écrit par : hommelibre | 09 mai 2013

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