16 mars 2013

L’ONU valide la discrimination de genre

L’UN Women, commission onusienne du statut des femmes, vient de faire signer par les membres une déclaration sur la violence faite aux femmes et aux filles. La commission recommande une politique d’éradication des violences faites aux femmes en tant que genre. Les pays signataires sont appelés à «traiter et éradiquer en priorité les violences domestiques».


onu,femme,homme,violence domestique,genre,discrimination,Par ailleurs «La Commission demande instamment aux Etats de condamner avec force toutes formes de violence contre les femmes et les filles et de s'abstenir d'invoquer toute coutume, tradition ou considération religieuse pour se soustraire à leur obligation de mettre fin.»

Le texte adopté résulte d’un compromis. Jusqu’à vendredi les pays où l’influence des Frères musulmans est forte refusaient de le signer, de même que l’Iran, la Russie et le Vatican. La disposition sur les droits des personnes homosexuelles, une des dispositions qui bloquaient la situation, a finalement été abandonnée. On ne voit d’ailleurs pas ce qu’une telle disposition venait faire dans le texte, l’homosexualité n’étant pas spécifiquement féminine.

On remarque que toute la rhétorique de la commission est centrée sur les femmes et les filles, soit sur un genre. Cette déclaration suppose implicitement que la violence est exclusivement masculine, donc genrée, et établit une discrimination contre les hommes. En effet il n’est nulle part question de la violence faite aux hommes, qu’elle soit domestique (physique et psychologique), sociale, culturelle, religieuse, professionnelle, militaire. Les droits des hommes diffèrent donc des droits des femmes.

Dont acte. Les hommes ne se sentiront plus concernés par les droits des femmes puisque ce ne sont pas leurs droits. Ils ne dénonceront pas la violence de la société, la violence contre eux-même, la violence domestique, puisqu’ils en seraient les uniques et universels auteurs. Ils ne dénonceront pas les violences subies par des femmes puisque cela ne les concerne pas.

Par ce texte l’ONU consacre une société à deux vitesses, ou à deux classes: la classe des hommes et la classe des femmes. Les traitements des classes sont différenciés. C’est l’aboutissement d’une démocratie faussée et d’un féministe communautariste: on est au contraire du but initialement recherché d’une société où les sexes sont égaux en droit et en valeur. L’ONU établit une différence de genre et une discrimination, voire une stéréotypie misandre. Avec de purs non-sens. La violence des couples de lesbiennes, répandue et connue, serait due aux hommes. La maltraitance sur les enfants (1,5 à 2 fois plus commise par les mères que par les pères) n’est pas condamnée. Les enfants garçons qui la subissent ne sont pas protégés.

On sait que l’infanticide féminin peut aboutir à l’acquittement, que le meurtre au féminin est en général moins fortement sanctionné que le meurtre au masculin, que les femmes jouissent de tarifs préférentiels le 8 mars sur des services de transports (Canada, Thalys en Belgique, etc) en toute discrimination misandre. Le sexisme n'a pas de sexe...

On sait que l’égalité est un leurre.

On sait que la théorie du genre est un enfumage.

16:32 Publié dans Féminisme, Politique, société | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : onu, femme, homme, violence domestique, genre, discrimination | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

merci HL de ce billet le grand n'importe quoi continue !!!!

Écrit par : leclercq | 16 mars 2013

l'égalité a l'heure actuelle part du principe que l'homme et la femme sonts indifférenciés identiques et là comme par hasard ils ne le sonts plus

à bas toutes ces bêtises sur les inégalités salariales, taches ménagéres carriéres, pouponnage des enfants puisque les hommes et les femmes elles viennent de le faire signer ne sonts pas indifférenciés.

" La commission recommande une politique d’éradication des violences faites aux femmes"

en faisant quoi en judiciarisant encore plus pourtant le niveau est déjà haut.

c'est déjà du m'importe quoi, on a pas fini de voir des hommes condammés pour viol sans aucune preuve, pas fini de voir de fausses accusations de violences conjugales, ça va amener quoi ça, à déséquilibrer encore plus les couples en enlevant encore tout contre pouvoir aux femmes dans le couple contre pouvoir pourtant nécessaire, et femmes sans contre pouvoir égal homme ne jouant plus son rôle par rapport aux enfants l'homme étant réduit à être une simple mére bis facilement éjectable, de plus en plus d'enfants sans limites, donc de plus en plus de pervers narcissiques, donc de plus en plus de violence conjugale !!!
celle là la judiciarisation ne pourra rien y faire, voilà ce qui va arriver, leur délire va se retourner contre elles, les pervers narcissiques quelles fonts tout pour multiplier ce sonts eux qui vonts les mettre au pli

eux c'est autre chose que la schimogénése complémentaire, les disputes qui dégénérent où elles sonts co-responsables de la violence dans le couple tout en étant dans l'impunité totale. être victimes d'un pervers narcissique, c'est la violence quelles fonts subir elles au hommes quand ce sonts elles les auteurs de violences, et dans les banlieues qui sonts des zones de non droit toutes ces belles lois quelles onts fait voter elles servent à quoi à rien, ces banlieues nos sociétés fonctionnants sur des valeurs féminines sonts incapables d'assimiler leurs habitants, j'ai un ami qui a fait son service militaire chez les gendarmes, il a vu des femmes de ces banlieues subir de la violence physique grave venir poser plainte, elles revenaient trois jour aprés la peur au ventre la retirer la plainte !!! dans ces banlieues là nos chieuse d'assistance sociales n'y vonts pas elles onts peur !!!

Écrit par : leclercq | 16 mars 2013

" ...the Commission on the Status of Women (CSW) is a functional commission of the United Nations Economic and Social Council (ECOSOC), dedicated exclusively to the promotion of gender equality and the advancement of women."

Promotion of gender equality : Ce n'est pas en donnant préférence aux femmes qu'on peut promouvoir l'égalité.
Avancement of women : Il suffirait de dire que tous les être humains ont les même droits. Cela comprendrait tous les êtres humains irrespective de leur sexe, age, race, religion, provenance, taille, poids, orientation sexuelle, longueur de cheveux, etc. Que se qui veulent profiter de ce droit, s'activent eux-mêmes et elles-mêmes pour s'avancer, c'est ça qu'on appelle émancipation: prendre l'iniative pour faire ce que le droit permet et garantit.
Mais que font notre société, notre politiciens ? Ils considèrent que droit égal obligation, donc ils poussent notamment les femmes à envahir les conseils d'administration, a briguer des postes de direction dans les entreprise, de combler avec détermination l'absence relative des femmes dans la politique, de entamer des études universitaire dans des facultés qui sont traditionellement (et non pas par manque de droits) occupées par des hommes.

Cependant rare sont les appels à postuler pour d'autres activités professionnelles comme pour la voirie, les chantiers de construcction, l'industrie lourde, le service militaire. On se satisfait d'avoir le droit mais on ne sent aucune obligation.

Écrit par : benpal | 16 mars 2013

Pendant ce temps là en Syrie et au Mali ... je ne vais pas vous faire un dessin ^_^

Plus sérieusement, y en a marre de ces deux extrêmes qu'ils se foutent sur la tronche et qu'on en parle plus et au moins ça aurait le mérite de laisser enfin vivre les individus innocents en paix.

A bas les fanatiques idéologues et religieux et vivement un monde plus libre où aucun des deux sexes ne seraient discriminés.

Écrit par : prometheus | 16 mars 2013

c'est du grand n'importe quoi a trop d'intelligence médiatique,la femme en oublie l'essentiel c'est à dire aussi apprendre à respecter l'homme en tant qu'humain à épauler et non assommer de théories angéliques
A trop les rabaisser,ils se transforment en animaux sanguinaires,en cela une certaine gente féminine en est responsable à cent pour cent
Quand a certaines moeurs considérées par les occidentaux comme infamies déjà qu'en Suisse une taloche bien appliquée et qui ne tue pas est perçue comme une catastrophe internationale ,on comprend mieux ces réactions plus proches de celles d'un gastéropode en fuite suite à la pierre qui roula et qui montra un tombeau vide.
Certains prédisaient la terre sauvée par la femme,ils se sont diablement trompé!

Écrit par : lovsmeralda | 17 mars 2013

@ Benpal

"Cependant rare sont les appels à postuler pour d'autres activités professionnelles comme pour la voirie, les chantiers de construcction,"

les chercheuses de l'INSEE poussent dans ce sens pour plus "d'égalité"

et aussi la CAPEB en faisant faire de la propagande mensongére à des ados

http://femmes.gouv.fr/wp-content/uploads/2012/12/CIDF-Feuille-de-Route-MACT.pdf

http://www.capeb.fr/laureats/

écouter la conclusion du lauréat 1er prix faire voter une loi pour obliger les entreprises du batiment à avoir 40% de femmes on est en plein délire !!!

Écrit par : leclercq | 17 mars 2013

" écouter la conclusion du lauréat 1er prix faire voter une loi pour obliger les entreprises du batiment à avoir 40% de femmes on est en plein délire !!!"

Exactement comme j'ai dit : on oblige les femmes à prendre des jobs qu'elles ne veulent évidemment pas. Comme si remplir un quota était le seul but dans la vie des femmes.

Écrit par : benpal | 17 mars 2013

Permettez-moi d'exprimer une surprise déçue à la lecture d'une condamnation globale d'un texte qui pourrait p.ex. amener à réduire le nombre d'excisions dans le monde !
Je songe en particulier à ce passage : "toutes formes de violence contre les femmes et les filles et de s'abstenir d'invoquer toute coutume, tradition ou considération religieuse pour se soustraire à leur obligation de mettre fin.»

Sans avoir une confiance aveugle dans la puissance des textes issus de l'ONU,
je ne comprends pas en quoi ce texte va rendre la situation des hommes moins bonne dans le monde.

Écrit par : Calendula | 17 mars 2013

Bonsoir Calendula,

La victimisation de genre atteint ici son sommet de mépris des femmes.

Je comprends votre point de vue sur le fond, mais j'y apporte les arguments suivants.


L'excision ne se réduit pas par des textes ou des lois répressives qui donnent bonne conscience à ceux qui les les signent mais sont de très peu d'efficacité sur le terrain.

« Les mutilations sexuelles féminines en Afrique constituent des normes sociales. Pour les faire reculer, nous devons privilégier un travail de terrain qui passe par l’éducation et sensibilisation des communautés locales », soutient-il. Un credo que partagent de nombreuses ONG spécialisées dans la question.

C’est notamment le cas de l’une d’entre elles, basée en Suisse, Masanga Éducation et Assistance (MEA). Elle intervient dans un village au centre de la Sierra Leone. Sa stratégie : « aller sur le terrain, s’intégrer et agir tout en douceur ». Michèle Moreau, fondatrice de l’association, offre un deal aux communautés bénéficiaires de son programme. « Comme elles s’attachent à des traditions bien établies, nous leur proposons de maintenir les cérémonies d’initiation de leurs jeunes filles, dans le respect de tous les rituels, sauf l’excision ».

En retour, la MEA qui a ouvert une école maternelle dans le village, supporte tous les frais de scolarité des filles dont les parents acceptent cette nouvelle formule. « Aujourd’hui, à Masanga, le nombre de petites filles de moins de 6 ans qui ne sont pas excisées dépassent le nombre de celles qui le sont », se réjouit Michèle Moreau. Une vraie victoire, si petite soit-elle, dans la grande bataille contre l'excision."

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120209171228/

On voit que la question est plus complexe qu'une déclaration d'intention.


Ensuite l'excision doit être comprise comme une atteinte à l'intégrité et une mutilation à l'individu, quel que soit son genre, sa nationalité, sa religion, son ethnie, etc. C'est dans cette perspective que sa pratique pourra être déracinée culturellement. Car le but est bien de la déraciner. Le fait d'en faire une problématique spécifique et de genre est de nature à diminuer l'efficacité de la prévention, puisque dans les pays où elle est pratiquée elle est considérée comme une mise en valeur sociale de la fille. Pourquoi interdire une valorisation sociale? Les populations concernées pourraient y voir un dénigrement des filles et un refus de cette valorisation sociale.


Enfin les atteintes à l'intégrité sont des problèmes généraux de la loi, qui que ce soit qui en est victime. C'est cela qui est fondamental. La lutte contre l'excision est une lutte contre l'atteinte à l'intégrité qui peut faire l'objet d'un programme local spécifique, mais pas être inscrit dans une loi fondamentale. Il y a des lois contre l'atteinte à l'intégrité. En faire des lois spécifiques différencie les degrés d'atteintes selon l'origine: selon que l'on est homme ou femme. C'est anti-démocratique (et cela démolit un peu plus la théorie du genre). A quand des lois selon que l'on est noir ou blanc, jeune ou vieux, riche ou pauvre? Les seules différences admissibles aux principes de la loi sont le fait d'être mineur ou diminué physiquement ou psychiquement. Doit-on considérer que les femmes font maintenant partie du groupe des mineurs ou des êtres diminués? C'est le sens des lois de genre. Je tombe des nues que des gens à l'ONU ne comprennent pas ce biais extrêmement dénigrant pour les femmes. Les femmes sont donc des êtres plus faibles qu'il faut protéger de manière spécifique: lois de genre, discrimination positive, argent déversé à grand flots pour leurs associations, etc. Les femmes ne seraient-elles pas capables de vivre dans ce monde sans béquille? Question provocatrice, mais vraie question.


De plus les conséquences pour les hommes sont déjà catastrophiques. J'en parlerai prochainement à propos de l'Espagne.

Écrit par : hommelibre | 17 mars 2013

"Enfin les atteintes à l'intégrité sont des problèmes généraux de la loi, qui que ce soit qui en est victime. C'est cela qui est fondamental. "
Exactement, pas besoin de renchérir. Mais : du coup, la circoncision tomberait aussi sous cette règlementation. Est-ce qu'on veut éviter ça, donc ne pas interdire l'atteinte à l'intégrité masculine?

Écrit par : benpal | 18 mars 2013

@hommelibre,

Ce n'est pas la première fois que nous débattons de cela. Cette fois-ci, je suis dans l'incompréhension à cause de votre rejet total.
Je ne suis probablement pas assez idéaliste et trop terre-à-terre de ne pas m'offusquer de l'existence d'un texte qui demande que les actes qui sont spécifiquement dirigés contre des femmes parce qu'elle sont femmes (p.ex. avortement sélectif) soient déclarées comme indésirables.
Si les femmes ne sont plus assez nombreuses pour permettre à chacun d'avoir sa chacune(lorsque l'homme est hétérosexuel) ou bien que cette femme est transformée dans son corps au point d'avoir de la peine à procréer, je ne suis pas sûre que les hommes en sont plus heureux.
Vous voyez dans ce texte une stigmatisation implicite des hommes. J'y vois une mise-en-cause de traditions ou de régimes. Il y a toujours cette idée de l'ingérence dans les affaires internes de pays autres. Si on s'en tient à cela, on peut dissoudre l'ONU.

Pour reprendre l'exemple de l'excision, je pense qu'il est utile de traiter ce problème à plusieurs niveaux.
Le travail de terrain, qui prend en compte la spécificité d'un lieu donné, ne peut être remplacé par une déclaration d'intention générale. C'est une évidence.
L'un n'exclut pas l'autre.
Pour que le travail de terrain puisse avoir lieu, il faut qu'il soit au moins toléré par le pays en question.
Lorsque le grand échange au sujet de l'excision a eu lieu ici même, sur votre blog, on avait bien mis en évidence le fait que cette pratique avait lieu dans beaucoup de pays différents et qu'il était en principe pratiqué par des femmes.
Si un texte sort maintenant à un niveau onusien, il me semble que cela pourrait avoir un impact positif sur le quotidien de pas mal de petites filles, sans faire de mal à des hommes.

Si des instances que vous nommez (Vatican, Frères musulmans, Russie, Iran) se sont opposés à ce texte de l'ONU, ce n'est pas pour rien. Etait-ce seulement à cause de l'homosexualité ?
Si ce texte parlait à l'origine de l'homosexualité en plus des femmes, des personnes onusiennes avaient donc pensé que des hommes pouvaient subir des violences également.
Faut-il dénoncer le compromis ? Ne faut-il pas s'en prendre à ceux qui ont voulu gommer le homosexuels ?
Je comprends bien l'argument selon lequel une loi doit avoir une portée générale, mais si on constate qu'elle n'est pas suffisante, faut-il s'interdire des alinéas spécifiques ? Il ne s'agit d'ailleurs pas d'une loi, mais d'une déclaration.
Comme bien des déclarations, nous savons qu'elle ne changera pas la face du monde.
Si on part du postulat que les hommes et les femmes ne sont pas identiques (ce qui est une évidence biologique ), je ne vois pas en quoi c'est stigmatisant et dénigrant pour une femme de s'entendre dire qu'elle peut subir des violences spécifiques à son sexe dans des pays et des traditions données.
De dire cela ne veut pas dire qu'on approuve ou ignore les violences faites aux hommes à travers le monde.
La parole est linéaire. Si on doit tout dire en même temps, on n'y arrivera pas. Tout dire, signifie prendre un temps très long, pour dérouler la totalité de son argumentation.
J'aimerais être peintre, pour pouvoir tout dire en même temps. Mais je ne pense pas que j'arriverais à me faire comprendre davantage. :-)

Écrit par : Calendula | 18 mars 2013

Calendula

Certes ce serait une bonne chose sauf que l' histoire nous a demontre le contraire. Et si le feminisme en est arrive la aujourd'hui c' est que l' homme n' a pas eu de contre pouvoir au sein de la societe ainsi que dans sa vie intime.

Ce texte de loi au contraire de lutter contre les abus faits aux femmes et la barbarie ne ferait qu' exporter la misandrie dans des pays qui sont aux antipodes du paradigme occidental.

Si le feminisme n' avait pas atteint un tel prestige de gynecocratie dans nos contrees et dans les pays progressistes, j ' aurais probablement eu plus de consideration pour ce texte.

Malheureusement oppression de l' homme forcement patriarcal et phallocrate, "liberation" de la femme alienee du patriarcat, mepris pour les hommes qui souffrent.

Les droits de l' homme ayant amorce toute cette folie, desormais nous nous retrouvons dans un systeme encore plus bordelique que jamais ou tout un chacun apporte sa dose de pleurniche a cause des abus qui ont ete cree dans l' histoire deformee par ces memes ideologues...

Ce texte ne fera qu' accroitre la haine des peuples separes par la mediterranee et la caucase, a cote les guerres de religion passeront pour une colonie de vacances.

Pour plus de liberte et de rationalite luttons contre les fanatiques en tout genre...

Écrit par : Prometheus | 18 mars 2013

Benpal

Imposer de ne pas circoncir qui plus est dans des pays ou l Islam est roi demontre votre megalomanie et votre fascisme impose...
Si on obligeait les gosses a se circonscrire pour voir ou mene tristement ta reaction?

Et dire que certains pensent qu' il n y a que les americains pour imposer la "democratie" de force.

La plupart des gens qui veulent interdire la circoncision ne savent meme pas de quoi ils parlent.

Vive la liberte et a bas le fanatisme

Écrit par : Prometheus | 18 mars 2013

@Prometheus,

Vous en appelez à une expérience basée sur l'Histoire, mais elle ne se reproduit jamais deux fois pareillement.
Vous mettez les désordres actuels sur le dos de la Déclaration universelle des droits de l'Homme. C'est votre interprétation. Permettez qu'on puisse en avoir une autre.

Si les hommes (je pense ici au sexe masculin) étaient si faibles qu'une déclaration de l'ONU les mettait en danger, alors oui : l'heure serait grave.

Je ne sais pas comment vous définissez le fanatisme, mais je suis d'avis qu'il y a façon et façon de s'exprimer, façon et façon de s'adresser à une personne qui n'est pas de votre avis.
Vos propos envers benpal sont nettement excessifs.

Écrit par : Calendula | 18 mars 2013

En quoi sont ils excessifs je vous prie je me sens atteint dans ma liberte de culte religieux, imposer a l humanite quelque chose oui c du fascisme. Appelons un chat un chat

Écrit par : Prometheus | 18 mars 2013

Vous avez parfaitement le droit de dire ce que vous voulez. Et faire ce qui reste dans le cadre des lois du pays.
Toutefois, il me semble que vous arrivez très vite à des conclusions massives, suite à une question hypothétique, dont l'objectif n'était pas d'empêcher quoi que ce soit, mais peut-être de rendre attentif au fait qu'on ne modifie pas seulement les organes des petites filles.
Il est clair que la circoncision ne peut être mise en question, en l'état.
Faut-il pour autant continuer les excisions ? Par un réflexe d'égalitarisme bien compris ?
A chacun sa réponse, selon sa conscience.
Heureusement qu'en Europe, la question est réglée par la loi et son application. En-dehors de tout fanatisme et fascisme.

Écrit par : Calendula | 18 mars 2013

@Prometheus: Calendula (qui a pris ma défense) a parfaitement exprimé mon opinion et le sens de mon intervention. Fascisme ? On se connait ?

Écrit par : benpal | 18 mars 2013

Euh calendula je ne parlais aucunement de l'excision mais de la circoncision.

Je sais que des gens comme Benpal tendent à confondre deux pratiques une qui n'est pas majoritairement courante mais qui n'a rien à voir avec la religion et qui est une horreur et l'autre qui peut paraître horrible pour certains mais n'est pas aussi horrible que certains le prétendent : la circoncision.

Que benpal veuille interdire la circoncision chez lui dans son territoire soit c'est son droit mais qui ne l'interdise pas ailleurs, car chaque Etat a ses propres coutumes et tradition et en imposant une valeur de façon hégémonique, on tue la diversité mondiale.

Un peu comme pour le métissage généralisé où l'on rêve d'atteindre un asiat-latino-blanc et noir à la fois.

Écrit par : prometheus | 18 mars 2013

Calendula:

"J'aimerais être peintre, pour pouvoir tout dire en même temps."

Oui, ce serait bien. Il faut donc choisir ce qui doit être dit et hiérarchiser. Une Constitution, une loi pénale, une charte de l'ONU, sont les lignes majeurs de l'organisation de la société. Les applications spécifiques ne doivent pas être définies dans la loi. C'est par exemple une des raisons pour lesquelles j'étais contre l'initiative sur les minarets.

Les violences spécifiques doivent être inclues dans la loi, elles ne doivent pas être la loi. D'autant qu'ici la spécificité implique une criminalisation de la moitié de l'humanité.

Je viens de publier mon billet sur les lois de genre en Espagne. Ces lois sont anti-démocratique et discriminantes. Il y a l'arsenal qu'il faut dans les lois générales pour poser des règles sociétales claires. Faudrait-il aggraver les sanctions contre l'insécurité sur les chantiers sous prétexte que ce sont très majoritairement des hommes qui y travaillent? Cela n'aurait pas de sens.

Cette question des lois de genre est très problématique car elles trouvent une justification émotionnelle. Mais elle détournent la loi, érodent la loi, et créent une tension chez beaucoup d'hommes, tension que je sens de plus en plus monter.

Écrit par : hommelibre | 18 mars 2013

@hommelibre,
Ce que j'essaye de dire : Vous voyez dans la déclaration de l'ONU une attaque implicite contre les hommes.
J'y vois une possible ( je dis bien possible) avancée pour une amélioration des conditions de vie des populations dans des pays, où les femmes rencontrent des problèmes spécifiques.
Il se peut que vous considériez le statut des femmes tout à fait acceptable à travers le monde et que dans leur cas, le désir de changement (caractéristique occidentale) soit une chose dangereuse. C'est OK.
Je ne suis pas de cet avis.
Si les Frères musulmans et l'Iran (en plus des autres instances que vous citez) s'opposent à ce texte, c'est qu'il contient peut-être 2-3 éléments qui pourraient déséquilibrer leur vision du monde. Ces personnes désirent conserver un statut quo pour des raisons qui leur appartiennent. Les traditions, les coutumes, la religion sont primordiales pour eux.
Il est possible pour nous et pour l'ONU de s'en laver les mains et dire que la communauté internationale ne doit pas aller déranger un ordre pré-existant et qu'au fond, tout ne va pas si mal.

Écrit par : Calendula | 19 mars 2013

J'ai lu le billet sur l'Espagne.
Je comprends votre colère et je la partage.

Il est pourtant important de séparer les niveaux.
Une déclaration de l'ONU, réclamant qu'on n'applique pas des coutumes et exigences religieuses qui impliquent des violences envers une partie de la population n'est pas ouvrir la porte à des abus féministes.

C'est clair que si un gouvernement décrète, d'en haut, qu'il faut changer les coutumes, tout le monde va être perturbé. A commencer par les femmes elles-mêmes.Ca va créer des tensions à l'intérieur des familles.

En tant qu'enseignante, je pense que le changement est lié à l'instruction.
Il a été prouvé que l'instruction des femmes améliore le niveau de vie des familles africaines, p.ex.
L'instruction est un processus lent et qu'un déclaration de l'ONU est juste un grain de sable dans le château en construction ou une vague dans le mouvement général. Eventuellement un coup de vent, rien de plus. Cela donnera peut-être des arguments à des personnes qui veulent s'investir dans le travail sur le terrain, travail de fourmi.
J'y vois un signe de bonne volonté, une petite porte ouverte.
Si les hommes se sentent pointés du doigt, c'est qu'on n'a pas assez bien expliqué le contexte, pas assez dit combien les femmes font partie du tableau général, qu'elles sont responsables de l'état de la société, même si elles sont pas majoritaires dans les instances dirigeantes, gouvernements des pays concernés par les fortes tradition et coutumes.
En vous lisant, je me rends compte qu'il faut donner des gages, toujours tout expliciter. Il n'y a aucun présupposé qui ne doive être prononcé, afin de préciser où on se situe.
En cela, le tableau serait génial : un fond d'une certaine couleur signifierait : je sais, les femmes sont responsables et non victimes, une autre : il est important de ne pas culpabiliser les hommes, une autre encore : ne pas aller trop vite. Une quatrième: attention de ne pas commettre les mêmes erreurs qu'on peut observer ailleurs. Et encore: comment venir de l'extérieur, pour arranger les affaires d'un autre pays ?
La Chapelle Sixtine ne suffirait pas pour abriter cette fresque. Et n'est pas Michelange qui veut.
Et pourtant, je ne peux me satisfaire du statut d'avant la déclaration de l'ONU ...

Écrit par : Calendula | 19 mars 2013

@prometheus: Vous empoisonnez ce débat avec vos attaques personnelles, infondées et erronées. Avant de répondre à un commentaire, lisez-le afin de comprendre ce qui est dit. C'est trop demander?

"Que benpal veuille interdire la circoncision chez lui dans son territoire soit c'est son droit mais qui ne l'interdise pas ailleurs, car chaque Etat a ses propres coutumes et tradition et en imposant une valeur de façon hégémonique, on tue la diversité mondiale."

Mon argument suit une logique évidente: Si l'intégrité physique d'une personne est protégé sous la déclaration onusienne des droits de l'homme, toute mutilation corporelle qui n'a pas de raison sanitaire ou médicale et qui n'a pas le consentement exprès de la personne concernée doit être proscrite. Que ce soit l'excision, la circoncision, le dépucelage, ...
La gravité de l'intervention n'entre en principe pas en ligne de compte.

A moins de rendre l'adhésion à une religion obligatoire, les commandements religieux n'ont rien à voir dans une société moderne et éclairée. Sinon, on devrait aussi tolérer le sacrifice de la veuve, la lapidation, l'amputation de membres, la castration, sous prétexte que c'est la religion qui les dicte.
Etant donné que c'est l'homme qui agit en tant que porte-parole de Dieu et que personne n'a encore jamais pu avoir confirmation par Dieu directement, on est en droit d'avoir des doutes sur la valeur absolue de tels commandements.
Anisi, les déclarations de l'ONU sur les droits de l'homme se mettent à juste titre en dehors de tout contexte religieux.

Si vous n'arrivez pas à suivre cette logique, prometheus, laissez tomber ...

Écrit par : benpal | 19 mars 2013

Je comprends parfaitement la logique, c'est vous qui ne comprenez pas ... Par ailleurs rien qu'à votre phrase :"on est en droit d'avoir des doutes sur la valeur absolue de tels commandements. ", vous vous contredisez, car les lois de l'ONU sont justement fondées sur le doute, soit la "foi" de soi-disant droits de l'homme.

Je reconnais que dans le paradigme d'un non religieux, la question de la circoncision est plutôt épineuse voire complexe, car comme vous le dites il doit y avoir consentement, âge légal du gamin ... d'un point de vue législatif si l'on se place du côté de l'ONU alors oui la circoncision ça peut pas le faire.Mais bon à une époque où la médecine a fait d'énorme progrès je trouve dommage d'interdire la circoncision sous prétexte que celà ne rentre pas dans le cadre de vie de certains.
Si la circoncision avait été dangereuse pour les gamins je crois qu'il y a longtemps que Juifs ou musulmans n'existeraient pas, sachant que pour les premiers la pratique existe depuis 4000 ans tandis que pour les seconds depuis 1400 ans.
J'ai donné mon point de vue en tant que pratiquant musulman circonscrit et vous en tant qu'athée laïque, je sais bien que cette idée de circoncision ne rapprochera jamais musulmans et athées et pourtant je fais tout ce que je peux pour ne pas heurter la sensibilité d'autres communautés religieuses et de non religieux. Mais je ne crois pas qu'interdire la circoncision soit la bonne solution, juste une prise en charge ainsi qu'un encadrement, tous les musulmans devraient y participer, de cette façon-là, c'est les musulmans qui doivent prouver que la circoncision à l'instar du sacrifice des animaux à une époque moderne doit être perfectionné et être soucieuse de l'individu.

On devrait surtout voter démocratiquement entre chaque individu résidant dans cette planète des éventuels bien fondés d'une loi, et non laisser dicter une poignée d'individus à l'humanité entière ce qui est bien ou pas bien. Sachant que ces dits individus et les restant de l'humanité ne partagent les mêmes valeurs. Vous en avez la preuve avec ce texte qui prend en compte 50 % de l'humanité, comme si l'homme ne souffrait pas et n'a jamais souffert. Les billets de l'auteur sont là pour le rappeler.

Écrit par : prometheus | 19 mars 2013

Calendula

Il n'y a pas que les femmes qui souffrent des excès traditionnels religieux. Je connais certaines familles où l'homme est traité comme un domestique avec bien souvent l'aval de ses parents parce qu'il est plus vieux par exemple. Pour ne citer que cet exemple.

J'ai à une certaine époque entendu les féministes se plaindre que les grands frères étaient oppressifs envers leurs petites soeurs. Ce qu'elles ne savent pas c'est que certains le sont tout autant envers leurs petits frères quand ils en ont.Et celà concerne toutes les religions. C'est comme ça, mais il faut être indulgent et avoir un juste milieu.
D'ailleurs certains jeunes hommes se sont plaint de maltraitances de leurs soeurs aînées, donc on peut aussi dire que des hommes souffrent de la tyrannie de leur soeur aînée
Le problème n'est pas les femmes, les enfants, les unijambistes ... mais les excès de certains tyrans.

Et si on inversait les cas que j'ai évoqué plus haut ce serait tout autant horrible d'un point de vue droit de l'homme. Ce serait en somme l'anarchie contre l'ordre établi depuis la nuit des temps.

Enfin ce n'est que mon humble avis :)

Écrit par : prometheus | 19 mars 2013

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