25 février 2013

Femen: fabrication de l'image, manipulation et guérilla urbaine

Les Femen ont une stratégie médiatique très précise et leurs apparitions publiques suivent un scénario victimaire bien rodé. L’analyse d’images de leurs shows à Paris et Varsovie montrent précisément ce scénario. On verra également comment Caroline Fourest ment avec aplomb sur TF1 pour accréditer le scénario.


FemenCouilles.jpg1. Le film des incidents de Paris

Après la manifestation du 18 novembre à Paris et suite aux incidents entre les Femen et une partie des manifestants, la presse avait développé la thèse d’une agression violente contre le groupe féministe. La séquence a été filmée sous plusieurs angles, en particulier par un cinéaste, Joseph Paris.

Ce dernier est leur filmographe attitré. Il a suivi les Femen à deux reprises. De la manifestation du 18 novembre il a fait un petit film. Film préparé puisque l’on voit d’abord le groupes sextrémiste se mettre en scène dans une sorte de rituel esthétisant, avant de prendre des images dans la rue. La manière de travailler du cinéaste consiste en quelques plans calmes. Puis après l’insertion du titre, la caméra est à l’épaule, ce qui produit l’effet du reportage de guerre sur le front. L’image est instable, la caméra balaie rapidement, perd parfois le sujet principal, prend des vues très partielles, courtes et souvent en gros plan. La scène est donc plus suggérée que démontrée.

Cete technique de prise de vue sert à provoquer un stress émotionnel fort et à priver le spectateur de la possibilité de vérifier la réalité des faits. La bande-son est particulièrement importante : c’est elle qui prend la place d’images précises. Dès lors le spectateur imagine ce qu’il entend sans le voir réellement.

Il faut être très attentif à cette bande-son, en particulier à partir d'1'35'':




Ce film étant l’image officielle des Femen, les images présentées sont supposées être véridiques. Contrairement à ce que la presse et Caroline Fourest ont relaté on ne voit pas de Femen tabassée. Le groupe avance d’abord un long moment, librement, au milieu des manifestants. Elle crient continuellement le même slogan provocateur: «In gay we trust», «Nous croyons en l’homosexualité», scandé de plus en plus rapidement.

On les voit aller au contact, dans les rangs des manifestants, et faire usage de ce qui ressemble à des extincteurs. Elles projettent le nuage de poudre soit vers le sol soit vers les visages. Il s’en suit une confusion, et des réactions du service d’ordre qui les repousse et prend leurs «armes». Le nuage de fumée envahit la scène. La confusion des images  brouillées par cet enfumage opaque et par la technique de prise de vue est une technique de dramatisation. Qui donc agresse dans cet incident? On les voit non seulement au contact: elles provoquent également la réaction par les jets de fumée et leurs cris. L’agression débute donc de leur côté à 1’10’’. A 1’20’’ elle commencent à être repoussées. Les manifestants se défendent. A 1’28’’ l’une est poussée, tombe et se relève. On ne voit pas de pluie de coups. Vers 1’32 une autre semble au sol sur les genoux. Elle continue à scander le slogan sans être maltraitée. On ne sait si c’est la même qu’avant, les images n’étant pas forcément dans un ordre chronologique. Dès 1’35’’ on va entendre à plusieurs reprises des cris perçants comme s’il y avait une menace grave imminente ou une agression physique violente. On les voit alors rapidement repoussées hors du cortège. Elles continuent à pousser des cris comme des cochons qu’on mène à l’abattoir. Décidément, après le livre de Iacub sur DSK, le cochon, symbole d’abondance en Allemagne et en Chine, se porte bien. Les Femen l’ont bien compris.

A 2’05’’ elles se sont regroupées sans que l’on ne voie de blessures apparente. UneFemenIm-1.jpg vraie bastonnade produit des signes de contusions et de blessures nettement visibles, comme pour le jeune homme au t-shirt bleu couché au sol, agressé au Togo lors d’une bastonnade réelle.

A 2’17’’ une Femen isolée semble savoir exactement où aller pour provoquer le public devant un groupe de caméras, dont celle du réalisateur du film qu’elle cherche du regard avant d’aller se placer devant son objectif pour faire un gros plan. On voit qu’elle est d’abord repoussée, puis qu’elle provoque en bousculant elle-même avant d’être à nouveau repoussée. C’est là qu’il semble y avoir une petite gifle. On ne sait pas qui gifle: le mouvement vient presque exactement de la direction de l'opérateur qui filme. Coup monté? Question légitime. Son regard devient perdu, elle entre dans le rôle de la victime. Elle a tout fait pour et cela marche. Elle regarde alors toutes les caméras autour d’elle pour bien se montrer en gros plan et continue à provoquer en scandant le slogan. Elle reste un moment dans sa provocation sous l’oeil des caméras, puis va rejoindre son groupe sans être inquiétée. Dans cette séquence, de 2’35’’ à 2’40’’, on ne voit aucune marque de sang sur son visage ou sous son nez. Elle n’a pas reçu de coup visiblement violent. On voit par contre qu’elle est protégée par le service d’ordre de la manifestation.

A partir de 3’03’’, image de groupe avec reprise du slogan. On ne voit pas de dent cassée. Une marque qui semble être du sang sur le visage de celle qui s’était isolée devant la caméra. Elle pourrait provenir provient d’une narine, un saignement de nez. Est-ce dû à un coup? On l’ignore, les causes précises n’étant pas visibles et pouvant être multiples.

On remarque tout au long de ce petit film que l’endroit de la provocation Femen est rempli de photographes et de caméras vidéos. Mais il n’y a aucun policier visible! Provocation du pouvoir? En tous cas les Femen ont une efficacité certaine pour faire jouer les relations publiques. On retrouve les images tournées sous les différents angles mis sur différents médias. Toutes parlent des Femen comme de victimes d’une agression.

Regardons maintenant un autre petit film officiel du groupuscule sextrémiste, réalisé encore une fois par Joseph Paris.


2. Varsovie, manif contre l’Eurofoot

Dans cet autre film on retrouve les mêmes éléments. Une longue préparation, une mise en scène des corps, un discours sous-titré inversé pour ajouter à la confusion, une dramatisation (1’55’’ à 2’05’’). A 5’40 la provocation commence avec les mêmes types de fumigènes et un slogan unique répétée ad libitum «Fuck you», «Enculés». Elles vont au contact. La fumée sert donc de manière récurrente. Deux objectifs sans doute: mettre de la confusion sur la scène pour que la bande-son prenne le dessus sans que l’on voie ce qui se passe, et créer une ambiance de guerre. Les nombreux appareils photos et vidéo présents montrent qu’il s’agit avant tout de se faire voir dans la presse. A partir de 6’20 les cris redoublent d’intensité. La caméra à l’épaule ou sur la tête produit toujours cet effet de stress émotionnel et d’absence de recul sur la scène. Les cris stridents des femmes font croire à des agressions. Il semble simplement que la police est en vue. Dès 6’55’ les cris saturent la bande-son. L’effet-cochon est renouvelé ici pour laisser croire à une agression. De 7’ à 8’ environ la confusion des images et des cris est à son comble.




Il est clair que le scénario se répète. Il est préparé. Les techniques tiennent de la guérilla urbaine, militarisation en moins. Les Femen vont délibérément au contact, provoquent par leurs slogans et arrosent la foule de fumigère. C’est une agression caractérisée. Elle font cette mise en scène pour donner une impression de guerre et pour passer pour les victimes. Et cela marche. La presse fait d’agresseuses déterminées, préparées dans leurs camps d’entraînement, des victimes de la société. La stratégie de victimisation touche ici son paradoxe le plus extrême.


3. Caroline Fourest fourre du mensonge dans l’objectif de la caméra.

Dernière vidéo, reprise du net et raccourcie. Un internaute s’amuse à décortiquer les propos de Caroline Fourest en les comparant aux images de la manifestation. Il le fait d’une manière enfantine qui est irritante mais efficace du point de vue pédagogique. Quelques minutes suffisent pour voir comment cette féministe homosexuelle ment.

Un grand moment de stalinisme:




On voit aussi sur ce troisième extrait comment les images sont manipulées pour leur faire dire le contraire de la réalité.

France24, du groupe France Télévision - la voix du gouvernement - avait même fait très fort en annonçant sur ces images que les Femen avaient été aspergées de gaz lacrymogène!

Ces vidéos montrent donc des Femen organisées selon les principes du harcèlement de la guérilla urbaines développés il y a des années par des groupes maoïstes, mais dont le mode d’action ne dépare pas d’avec la droite la plus extrême telle qu’on la voyait à l’oeuvre dans les années 30: provoquer et accuser l’autre d’être l’agresseur, pousser l'imaginaire dans ses retranchements morbides et bloquer le spectateur sur une position émotionnelle sans plus aucun recul. Dans cette sidération le spectateur peut être matraqué par les slogans et décervelés par une info biaisée. Le scénario des Femen est rodé et répété. Il est amplifié à Paris par une féministe à la mentalité stalinienne, Caroline Fourest. Cela va bien avec l'impérialisme mondialiste des Femen et avec l'omerta qu'elles maintiennent sur les questions gênantes. Des questions comme celles sur leur ex-représentante française, sur la provenance de l'argent dont elles disposent, sur leurs mentors politiques, sur le droit qu'elle se donnent au vandalisme et à l'agression.


13:21 Publié dans Féminisme, Politique, société | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : femen, féminisme, manipulation.image, paris, civitas, varsovie, agression, fourest, eurofoot | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Et encore hier en Italie, même stratégie violente et victimaire:

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=4koePXONKxc#!

Écrit par : hommelibre | 25 février 2013

Ces manipulations marchent outrageusement bien et lors de la manif du 18 novembre les médias français ont moins été dupes que complices. C'est cela le plus inquiétant non ?

Écrit par : aoki | 25 février 2013

En Italie, Hommelibre, il y a eu en 2012 110 femmes mortes par les mains de leurs copains, petit ami, concubin, mari, ex-mari, amant. Cela fait une "moyenne" de 10 femmes par mois ! Et cela continue en 2013, il ne se passe pas un jour sans que les médias italiens en parlent.
Alors qualifié de "stratégie violente et victimaire" ce qui s'est passé hier, jour d'élections .... vous m'excuserez, j'ai dû mal à l'avaler celle-là !!! Surtout que ces femmes aux seins nus s'en sont prises au Sieur Berlu, qui comme tout le monde sait, tient en grande estime les femmes ....

C'était mon coup de gueule du jour. :)
Sur ce, je vous souhaite un bonne soirée ainsi qu'à Aoki

Écrit par : Loredana | 25 février 2013

@ Loredana

110 femmes mortes par les mains de leurs hommes? Ah bon et vous qui avez l'air au courant, combien d'hommes morts des mains de leurs femmes en Italie en 2012? Ou est passé votre sens de la parité?

Oui Berlusconi aime les belles femmes, et alors, c'est plutot positif non? c'est son droit. Franchement quel est le problème? C'est peut-être ça qui ennuie les féministes, faites l'amour pas la guerre; elles, ce serait plutot faites la guerre pas l'amour. Et surtout quel est le rapport avec une bande d'hystériques qui aurait déjà dû être interné en psychiatrie, Berlusconi, et les crimes conjugaux?

Écrit par : Didier | 25 février 2013

Bonsoir Didier

Etant italienne, pas féministe. Je suis au courant de ce que les médias veulent bien nous révéler. Que cela soit en Suisse, France ou Italie. Mes infos sont donc partielles et non partiales ...

Berlu "aime" les très, très jeunes femmes ... pour un homme de passé 70 ans, influent, je ne vois rien de positif là dedans ... Et je n'y vois qu'un seul droit. Le droit de "cuissage"

Quant au "quel est le rapport" ... le rapport je l'ai fait sur le commentaire laissé par Hommelibre.

Écrit par : Loredana | 25 février 2013

ok Loredana je comprend votre coup de gueule, ...

Mais cela reste tout de même spécieux, dans le sens où le chiffre que vous mentionnez concernent tout de même 60 millions de personnes. Certes cela n'excuse rien, mais en comparaisons, cela reste beaucoup moins (1/3 environ) que tous les morts victimes de la mafia.
De plus en recherchant sur le net , concernant cette question, on constate depuis plusieurs années une augmentation constante de crimes d'honneur commis par des immigrés de culture islamique sur le sol italien. Crimes bien évidemment inclus dans les chiffres que vous citez.
Je ne crois pas que les actions des Femen soient très productifs pour ce genre de problème.

En tous les cas ce sujet n'a rien à voir avec l'action parisienne du 18 novembre, où il s'agissait véritablement d'une intox totale de l'opinion publique. Une distorsion d'image, un truc à la Berlu quoi ... ;9

Écrit par : aoki | 25 février 2013

"Je suis au courant de ce que les médias veulent bien nous révéler... Mes infos sont donc partielles".
Exactement, et ils vont toujours dans le sens des féministes, c'est une vraie plaie ces médias dominants. C'est justement pour ça que la manipulation des femens dont parlait hommelibre est possible. Caroline Fourest, très sympathisante des femens, est elle-même une journaliste. Ils filtrent les infos, les travestissent, ou ne les vérifient même pas dès lors qu'elles valident l'idéologie dominante. Je sais pas comment ça se passe en Italie, mais en France c'est à ça qu'on a droit.
Ca ne vous choque pas qu'on passe sous silence le triste sort d'hommes, pour ne s'occuper que des cas malheureux de femmes? C'est du sexisme.

Parler de droit de cuissage concernant Berlusconi est abusif. Il ne faut pas être naïf, les hommes de pouvoir, quel que soit celui-ci, attirent un bon nombre de femmes, où est le problème? Je ne vois pas ce qu'il y a de gênant qu'un homme de son age, aussi influent soit-il, ait des relations avec des jeunes femmes dès lors qu'elles sont consentantes (excepté cas litigieux où la femme parait avoir 22 ans mais elle en a 17 ans, c'est toutes les limites de la loi).
Je pense surtout qu'il y a une jalousie phallique derrière cette acharnement sur lui, à l'instar d'un DSK. L'équivalent femme de Berlusconi n'existe pas, hommes et femmes restent différents; du coup inégalité, discrimination, dominant bla bla bla...
Et puis si on parle de droit de cuissage, il faut aussi parler de femmes qui couchent pour réussir, et là ça s'équilibre.

Écrit par : Didier | 25 février 2013

Didier et Loredana,

Les hommes riches et/ou de pouvoir, sont comme celà, la richesse et le prestige leur donne l'impression de vivre éternellement et d'avoir 18/20 ans toute leur vie . Quand bien même ils auraient 70 ou 80 ans, ils auraient toujours l'impression de vivre jeune, l'argent rajeunit le comportement des individus.
Pour ce qui est de Berlusconi et de DSK ce que je trouve malheureux dans leur cas c'est qu'ils ont chacun une fille toutes les deux des femmes pleinement épanouies, ce qui doit plutôt bien les gêner d'avoir un parent qui court après les jupons des jeunes femmes.

Écrit par : prometheus | 25 février 2013

Bonsoir Loredana,

Je ne peux vous contredire sur le sentiment que c’est trop. C’est toujours trop. Mais je souhaite compléter. L’Italie est un des pays d’Europe où il y a le moins d’homicides.

Il est cependant difficile d’avoir des statistiques précises et recoupées. Un article de 2010 cite le nombre de décès par violence conjugale en Europe en 2009.

http://www.20minutes.fr/societe/580141-Societe-Neuf-personnes-meurent-chaque-jour-en-raison-de-violences-conjugales-en-Europe.php

«Dans l’Union européenne, neuf personnes dont sept femmes meurent chaque jour en raison de violences conjugales.»

«Dont sept femmes»: curieuse formulation. Et dont deux hommes, semble-t-il. Ce n’est pas mentionné. Deux hommes, cela fait 22% des victimes, quand-même. L’homicide conjugal est une criminalité où les hommes sont majoritairement les auteurs, cela n’est pas contesté.

Toutefois l’article mentionne ceci:

«L’étude dévoile des chiffres plus élevés que les données habituelles, car ils regroupent la totalité des morts liés aux violences conjugales, et pas seulement le nombre de décès de femmes sous les coups de leur conjoint. En effet, dans plusieurs pays, dont la France, le nombre des suicides de femmes violentées est plus important que le nombre de décès sous les coups de leur compagnon.»

Je suis surpris que l’on inclue les suicides de femmes et qu’on les impute comme homicides commis par les hommes. C’est déraisonnable. La loi, la justice n’y trouve plus son compte. Mais cela fait du chiffre.

L’étude citée précise encore:

«L’étude comptabilise donc les homicides de femmes par leur conjoint («fémicides»), les suicides de femmes victimes de violences, les meurtres d’hommes par leur compagne violentée, les homicides entre personnes du même sexe, mais aussi les homicides collatéraux au moment de «l’épisode meurtrier», et les suicides des auteurs d’homicides.»

On a donc additionné tout ce qui touche aux homicides conjugaux pour avoir un chiffre global, mais avec une lancinante répétition: les hommes sont les auteurs, même des suicides, même des meurtres commis sur eux par leur femme. Cela ne tient pas debout. Il est toutefois intéressant de voir mis en valeur le néologisme «fémicide». Le mot «homicide» signifie donc que de tous temps il y a eu surtout des hommes assassinés, toutes violences meurtrières additionnées.

Si l’on allait encore plus loin que cette étude, qui comptabilise les suicides des femmes (à cause de supposée violence), on pourrait comptabiliser pas les suicides des hommes, surtout lors d’une séparation ou après divorce, ou privés de leurs enfants. Au Québec par exemple 80% des suicidés sont des hommes. On les met où? Et si l’on compte l’ensemble des homicides familiaux (pas seulement conjugaux), cela fera combien d’infanticides maternels? C’est devenu presque banal. En France on sait déjà que la maltraitance est à plus de 50% le fait des mères et à moins de 40% le fait des pères. Il faudrait parler dès lors non plus de simple violence conjugale, mais de violence familiale si l’on veut vraiment faire un groupe spécifique avec la proximité comme dénominateur commun.

Ensuite, les chiffres bruts ne disent rien. D’autres études montrent que la violence conjugale est dans environ 50% des cas liée à l’alcoolisme. Une campagne qui culpabilise les hommes n’aura donc aucun effet sur ceux-là, sinon celui de donner des subventions aux associations féministes. C’est d’ailleurs en partie à cause de cela que les campagnes ont peu d’effet. C’est aussi parce que cette violence conjugale est très faible en pourcentage de la population: les gens ne se sentent pas concernés. Nombres d’homicides sont commis pas un ex-conjoint. Donc hors du couple, pas dans le couple. Et là c’est toute l’histoire du couplée qui est en cause. Les chiffres sans le contexte ne signifient rien.

Et puis, les morts par violence familiales sont bien peu nombreux à côté de ceux dus aux accidents de la route, à l’alcoolisme, etc. Or il y a plus de campagnes sur la violence conjugale que sur les accidents de la route...

Alors les manipulations des Femen, dans cette réalité douloureuse, c’est franchement déplacé.

Au fait, avez-vous vu le tram aux couleurs de la prévention de la violence conjugale? Amusez-vous à compter les «Il», par rapport aux «Elle». Edifiant du biais. Le décervelage bat son plein. On peut ainsi faire des comptabilités par genre. Sur l’ensemble, cela semble s’équilibrer. Mais je ne suis pas sûr que l’on avance beaucoup ainsi en opposant les genres.


PS: pour le droit de cuissage du sieur Berlu, j'ai cru comprendre que les jeunes femmes en question avaient été payées et avaient agi de leur plein gré. Il ne saurait donc être question de droit de cuissage. Tout au plus un deal charme contre argent.

Écrit par : hommelibre | 25 février 2013

Aoki: complice, oui. A ce point on peut imaginer une volonté délibérée des responsables des médias à présenter les faits de manière inexacte ou déformée. Il aurait pourtant été simple d'analyser les images à l'écran comme je l'ai fait ici.

Loredana, je reviens sur le droit de cuissage. C'est surtout le droit de l'argent, et celui du pouvoir octroyé par l'argent. Les hommes pauvres ou vivant simplement n'ont pas la place ni les moyens pour payer des femmes. On voit d'ailleurs le même rapport inversé avec des femmes aisées de passé la cinquantaine qui vont payer des jeunes hommes en Afrique du Nord.

Le droit de cuissage, qui fait partie de la Légende noire du Moyen-Âge et est une invention, est dans l'imaginaire attribué aux hommes. Droit de cuissage, meurtres, etc, ce sont les hommes encore. Mais non: le cas des femmes qui paient pour des jeunes hommes montrent que ce comportement n'est pas spécifique aux hommes mais au fait d'avoir assez d'argent d'un côté et d'en avoir besoin de l'autre.

Le rapport de couple est souvent marchand: le prince épouse la princesse, ou une roturière mais alors très jolie. Autrement le pouvoir et l'argent s'attirent. Beyoncé a épousé un rappeur milliardaire, pas un laveur de voiture du Bronx. Le sexe est aussi un moyen d'ascenseur social. Les filles payées par Berlusconi, ou Zahia (de Ribery) l'ont bien compris. Ce sont elles qui ont le pouvoir par leur beauté et leur sexe. Le droit de cuissage serait-il en réalité inversé?

A faire des théories sur les genres on ne voit plus le réel, on le biaise. Les meurtres conjugaux, qui concernent 0,00048% de la population masculine ou féminine - soit une part très faible de la criminalité globale, environ 1 homicide pour 100'000 habitants et seulement 15% du nombre total des homicides en Italie - alors qu'au Brésil par exemple il y a 22 homicides pour 100'000 habitants. Au Mexique, près de 100'000 morts en cinq ans. Au Venezuela 155.483 assassinat entre 2003 et 2011, plus de morts qu'en Irak à la même période. Une écrasante majorité de ces morts sont des hommes. Au Mexique beaucoup meurent à cause de la drogue et des luttes de gangs.

On parle partout de la violence faite aux femmes, jamais de celle faite aux hommes. On est comme au XIXe siècle ou les dictionnaires étaient des livres de morales. Aujourd'hui ce sont les rapports d'Etats ou de l'ONU qui sont de la morale, culpabilisant les hommes par principe, en négation de la réalité et en instituant un biais totalement contre-productif et sexiste.

Écrit par : hommelibre | 26 février 2013

Merci homme libre pour cette mise au point cinglante mais qui apparait comme une voix dans le désert.
Pour montrer comment la communication est complètement manipulée je vous invite a comparer, en France, les chiffres (les miens sont approximatifs...) de mortalité avec la médiatisation et les budgets qu'on leur affecte:

morts violentes toutes causes en France (accident, suicide, crime): 44000
accidents de la vie privée: 19000 morts..
suicide 11000 morts (80 % d'hommes)
accidents de la route 4000
accidents du travail : 700
meurtres 400
mort d'enfants par maltraitance: 500 (estimation grossière)
femmes par violence conjugale: 122
hommes par violence conjugale: 24
mort par ingestion accidentelle de viande de cheval: 0

Les morts dont on parle le plus sont aujourd'hui, les femmes victimes de violences conjugales, les accidentés de la route et le non morts de le viande de cheval...

Écrit par : pat | 26 février 2013

@Aoki

C'est spécieux en effet. Je suis une femme, j'ai donc un regard de femme.
Le regard survole, n'a pas parcouru le net ...
D'accord avec vous sur le fait que cela n'a rien à voir avec le sujet.
Sympa de comprendre ...


@Hommelibre

Contente d'apprendre que l'Italie est le pays ou il y a le moins d'homicides ... Ce n'est pas l'impression que j'ai quand je regarde le journal télévisé.
Merci également pour tous les renseignements.

Écrit par : Loredana | 26 février 2013

"on constate depuis plusieurs années une augmentation constante de crimes d'honneur commis par des immigrés de culture islamique sur le sol italien"

en france aussi c'est comme ça, beaucoup plus de meutre conjugaux où ex conjugaux en île de france cherchez l'erreur.

des populations non intégrées, parce que notre société est trop maternante et leurs meurtres conjugaux mis sur le dos des souchiens, et puis un meurtre tous les deux jours ça frappe beaucoup plus l'esprit que rapporté à la population

le chiffre 0,00048 ne choque pas lui.



"C'est spécieux en effet. Je suis une femme, j'ai donc un regard de femme.
Le regard survole, n'a pas parcouru le net ..."

et les féministes le savent bien leur propagande marche à fond.

c'est comme ça qu'on arrive à condammer des hommes pour viols sans aucune preuve, uniquement en jouant sur l'émotion, avec des femmes dans la justice non partiales.

"C’est d’ailleurs en partie à cause de cela que les campagnes ont peu d’effet."

pour pouvoir faire baisser la violence conjugale il faudrait traiter les femmes co-responsables de la violence dans le couple, mais le but des campagnes contre la violence conjugale n'est pas de faire baisser cette violence mais de culpabiliser les hommes.

"même des meurtres commis sur eux par leur femme. Cela ne tient pas debout."

effectivement ça ne tiens pas debout.

" et pas seulement le nombre de décès de femmes sous les coups de leur conjoint"

sous les coups euh seulement 10% des meurtres conjugaux sonts des décés suite à des coups.

mais le terme sous les coups dramatise c'est fait exprés.

plus de meurtre conjugaux sonts imputables aux hommes c'est eux qui se retrouvent éjectés et ne voient plus leurs enfants du jour au lendemain, et puis les hommes et les femmes n'onts pas les mêmes méthodes les méthodes féminines sonts plus insidieuses mais tous aussi efficaces elles préférent pousser les hommes au suicide.

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?rubrique53

EN FRANCE, TOUS LES TREIZE JOURS, UN HOMME MEURT DES SUITES DE LA VIOLENCE CONJUGALE.

COMBIEN SE SUICIDENT, A FORCE DE SUBIR LES VIOLENCES PHYSIQUES, PSYCHIQUES, LE RAPT DES ENFANTS, LES FAUSSES ACCUSATIONS ?

trés bien le film qui dit que les images honnêtes sur les fement on les trouve dans une dictature !!!

c'est là qu'on se demande actuellement où est la vrai dictature, la dictature douce est de plus grande ampleur, plus efficace plus insidieuse avec toutes ces ..... de journalistes qui léchent les bottes aux féministes. manipulateurs de l'opinion sans aucune honnêteté.

ce que fait caroline fourest n'a rien d'étonnant pour une féministe, les autres pseudo scientifiques ne fonts pas mieux en manipulant leur enquêtes, et en faisant des conclusions bidons.

Écrit par : leclercq | 26 février 2013

L'illustration Femen au début de cette article, que l'on retrouve sur le site de ce groupe haineux, en dit long sur la mentalité de ces individus infréquentables. Comme toutes les féministes, elles sont animé par une haine total de l'autre. Il faut creuser notre mémoire et remonter au nazisme pour trouver des manifestations de haine d'une tel intensité.

Cette image, comme bien d'autre du genre et le discours qui les accompagnes, constituent tout à la fois une incitation à agresser et une banalisation de l'agression. Une banalisation qui tend à rendre socialement acceptable l'agression, la mutilation voir le meurtre du groupe cible. De tel images d'atrocités combinées à un discours omniprésent diabolisant on un effet terrible. Elles déshumanise l'homme, rendant acceptable toute les atrocités toutes les dérives tout les abus. Cest la recette nazis qui connu son aboutissement dans la solution finale à la question juive.

Qu'observetons aujourd'hui même? Les hommes victimes de mutilations atroces sont objet de moquerie, ça amuse. Un homme est assassiné dans son someil, on fait de la meutrière une victime. Etc. La propagande déhumanisante, de diabolisation, continue allant de plus en plus plus loins chaque jours qui passe. Je n'ai vu ici aucun commentaire pas un seul pour dénoncer le message que porte cette image d'atrocité, cette porte ouverte à l'androcide de masse. J'ai froid dans le dos tant la tournure des choses me rappel celle de l'Allemagne d'avant guerre.

Écrit par : juden | 27 février 2013

voilà où veut nous amener le féminisme.

http://www.youtube.com/watch?v=GoWh-d6Oaqo

Écrit par : leclercq | 03 mars 2013

@juden

Et que voulez-vous qu'on réponde je préfère personnellement rire de leurs élucubrations et leur démontrer leur médiocrité certaine que de les prendre au sérieux.

Si on commence à se facher pour tout on ne rigolerait jamais

Écrit par : prometheus | 03 mars 2013

belle analyse

http://www.philippebilger.com/blog/2013/03/des-seins-qui-prennent-froid.html

"Je respecte les Femen, les vraies. C'est-à-dire les femmes ukrainiennes qui ont initié ce mouvement pour manifester de cette façon leur hostilité au tourisme sexuel qui sévit dans leur pays, transformant chaque jeune fille en prostituée potentielle. Et dans ce contexte, les seins nus ont une signification, le risque est réel, la cause est cohérente avec la démarche.

La mascarade Femen en France est à pleurer de bêtise. L'enjeu ukrainien a disparu, ne reste que les nibards à l'air et des piaillements incompréhensibles avant que l'intervention de quelque force de l'ordre ne provoque des hurlements stridents et des têtes jetées au sol pour saigner un peu.

Je ne parviens pas à comprendre l'engouement de certains pour cette magnifique démonstration de l'infériorité intellectuelle des femmes ! Les Femen ne sont plus les représentantes d'une cause, elles sont la cause elle-même, le comble ultime du marketing quand une marque parvient à se vendre pour elle-même sans qu'on se soucie du produit. Il y en a encore, sans doute d'obscurs provinciaux, qui trouvent de l'audace dans ce conformisme poussiéreux. C'est vieillot, c'est idiot mais ça plaît à quelques quinquas qui reluquent sous couvert de pureté militante.

Caroline Fourest, cette vraie méchante...

Rédigé par : Jean-Dominique Reffait | 06 mars 2013 à 22:59

Ce n'est pas leurs seins qui sont des armes : ce sont les caméras. Retirez-les : plus de Femen. Idem pour Fourest, d'ailleurs.

Rédigé par : HT | 06 mars 2013 à 21:45

Bonjour à tous,

« Leurs poitrines dénudées et peintes. Leurs seins qui prennent froid au lieu de nous donner chaud. Le triste et satisfait étalage d'une féminité s'efforçant de disparaître derrière un dévoilement intempestif et y parvenant trop bien.»

Les attributs de séduction de la femme utilisés à des fins de militantisme fanatique ne sont en rien de la féminité. Quel homme peut éprouver le moindre désir en voyant ce pitoyable spectacle d’hystériques vociférantes fussent-elles dénudées ?
La féminité ce n’est pas ça. C’est d’abord un pouvoir de séduction qui n’appartient qu’aux femmes, même si elles ne sont pas forcément des canons de beauté. La féminité inspire le désir, l’amour, un instant de bonheur que l’on voudrait éternel.

Alors de voir ces mouvements féministes ravaler leur féminité au rang de vulgaire provocation, en laissant à penser sans doute que les hommes ne sont que des obsédés sexuels, est non seulement insultant pour les hommes, mais méprisable pour les femmes qui utilisent ce pitoyable stratagème.

Heureusement ces mouvements féministes ne constituent qu’une infime minorité de femmes mal dans leur peau. D’une façon générale les femmes ont bien compris que leur arme la plus efficace est leur intelligence, voire leur redoutable intuition « féminine » qui ne se trompe jamais.


Rédigé par : Achille | 06 mars 2013 à 21:18

Écrit par : leclercq | 16 mars 2013

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