21 février 2013

Giflé, Joey Starr porte plainte

Le rappeur a fait appel à la maréchaussée pour défendre son honneur et son intégrité en justice. C’est inattendu. De lui, membre d’un groupe de rap nommé NTM - Nique ta mère, lui qui traitait publiquement Carla Bruni-Sarkozy de «Tassepé» (pétasse), qui a insulté la police (avec condamnation), frappé une hôtesse de l’air, entre autres, faire appel à la justice paraît étrange.


justice,joey starr,violence,gifle,plainte,victime,condamnation,femme,homme,vengeance,picsou,Les faits relatés dans divers organes de presse:

Dans un supermarché, en public, une femme, ivre selon les témoins, lui demande de l’argent. Il refuse. Après des insultes elle lui donne une gifle. Il la maîtrise avec un agent de sécurité et dépose plainte auprès de la police.

C’est légitime. Il est l’agressé.

On pourrait pourtant se dire que la femme était ivre et qu’il serait plus humain de ne pas donner suite vu les circonstances. C’est aussi souvent ce que l’on attend d’un homme alors que l’on encouragera une femme à aller en justice pour «violence faite aux femmes». Mais serait-on compréhensif envers une personne qui cause un accident par alcool au volant? L’alcool n’est-il pas une circonstance aggravante? On pourrait aussi se dire que c’est pour lui un juste retour des choses, vu son passé, et qu’une plainte de sa part c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité et que l'on peine à le voir en victime.

Pourtant il décide, et lui seul doit en décider. Selon les premiers éléments divulgués dans la presse, cette femme ne l’aurait pas reconnu. Par contre, nous, nous savons qui il est. Il traîne une image publique violente, détestable, facilement méprisante des autres. Il fait maintenant partie des célébrités riches. Autant dire que le gamin de banlieue est devenu une cible. Joey Starr cumule le pire des comportements de «parvenu capitaliste»: l’argent, l’irrespect, la violence, le mépris de la loi. Et il dépose plainte.

C’est un peu comme si Picsou déposait plainte contre un mendiant qui regarde de trop près son sandwich. Les commentaires sur le web sont très critique et ironiques. Il en prend pour son grade à donner l’image du fort qui pourchasse le faible. En voici quelques perles:

«Et il porte plainte...
c'est à mourir de rire
ou à pleurer
on a les idoles que l'on mérite.»

Ici il est question de vendetta - ce qui est assez dans l’ambiance de l’époque, malheureusement:

«Combien de femmes vont-elles se sentir vengées ? Alors quand le grand méchant loup s'en va en pleurnichant à la police, tout le monde est mort de rire et de plaisir.»

Ou:

«Après tout ce que cet individu a fait, mon dieu une gifle sur son auguste personne, ça mérite une plainte. Pauvre mec !!!!»

Un internaute semble avoir mieux compris le biais des relations femmes-hommes actuel et l’image de coupable entretenue contre ceux-ci:

«Plus sérieusement, Être agressé par une femme quand on est un homme est une voie sans issue. On ne peut ni se défendre ni attaquer. La réaction de Joey Starr a été la meilleure. Encaisser et aller porter plainte. Toute autre initiative aurait été perdante.»


Une violence est une violence. Joey Starr - alias Didier Morville - a peut-être appris de son passé. Les condamnations lui ont peut-être été utiles pour qu’il réalise que la violence est sans issue, et pour se changer. Ce n’est pas parce qu’il est Joey Starr qu’il serait moins légitimé à déposer plainte. Sauf à admettre que l’on ne guérirait jamais de son passé, ou que la société - c’est-à-dire nous - serait incapable de pardonner les conneries des autres. Ou sauf à admettre que parce que c’est lui, il aurait moins le droit d’obtenir justice qu’une autre personne. Si un SDF était agressé par un banquier, que ne dirait-on! Il recevrait du soutien de tous côtés et le banquier serait stigmatisé. Mais la justice étant la même pour tous, c’est Joey l’agressé. Et gifler une personne, comme cela, sans raison, dans la rue, est un comportement inacceptable.

On ne connaît pas la motivation de cette femme. Elle est peut-être sans le sous. Joey lui a peut-être dit des noms d'oiseaux blessants. La justice tranchera. Mais la gifle n'est pas un comportement acceptable en société.
Si Joey Starr a peut-être pu réfléchir en prison, le passage en tribunal sera peut-être aussi bénéfique pour elle.

On peut ne pas aimer Joey Starr. On peut avoir quelques difficultés à pardonner ses violences physiques et verbales passées. Mais notre civilisation admet la réparation et le paiement de sa dette. C’est donc en homme libre qu'il dépose plainte. Qu’aurait-il pu faire d’autre?

08:17 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (46) | Tags : justice, joey starr, violence, gifle, plainte, victime, condamnation, femme, homme, vengeance, picsou | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

"Qu’aurait-il pu faire d’autre? " Il aurait pu se dire que c'était une bonne leçon, qu'enfin il pouvait mesurer ce qu'est une incivilité, attitude pour laquelle il milite depuis plus de dix ans, avec appel au meurtre des policiers par exemple.
Ce type représente ce qu'il y a de plus franchement haïssable dans notre monde. Il est donc assez normal que sa plainte fasse quelque peu réagir...
Et à vrai dire, il est assez curieux que ce type ait réussi à préserver son intégrité physique jusqu'ici. Ces réseaux d'extrémistes qui font la gloire et la fortune de Caroline Fourest ne doivent pas être si dangereux que cela pour qu'un tel individu puisse insulter la France et les Français à longueur de journée depuis si longtemps sans que cela ne lui coûte...

Écrit par : Géo | 20 février 2013

" Qu’aurait-il pu faire d’autre? "

Continuer à montrer que c'est un gros dur et pas l'être à géométrie variable seulement quand cela l'arrange.

Bien qu'il est dans sont droit il devrait réfléchir à deux fois; c'est lui qui va passer pour un " con " aux yeux du publique ".

D.J

Écrit par : D.J | 20 février 2013

@DJ

"Bien qu'il est dans sont droit il devrait réfléchir à deux fois; c'est lui qui va passer pour un " con " aux yeux du publique."

Une chose est passer pour un con. Une autre être con.

Écrit par : Auguste | 20 février 2013

Qu'aurait-il pu faire d'autre?
ben lui rendre sa gifle tiens! Si Joe était finalement l'horrible monstre que l'on prétend, nul doute qu'il lui aurait retourné un gnon à cette excitée!
Ok, suis pas neutre dans l'histoire, j'avoue je craque pour ce bad boy.
C'est vrai qu'il n'est pas du tout politiquement correct, qu'il a fait preuve de violence, que ses textes sont parfois très provoc, mais bon.....

Écrit par : vali | 20 février 2013

Ben... vali il a été condamné en 2008 pour violences conjugales et en 1999 pour des violences sur sa compagne de l'époque.

Vous aimez les coups vali?

:-p

Écrit par : Patoucha | 20 février 2013

"j'avoue je craque pour ce bad boy."
Voilà qui résume tout votre blog de sa naissance jusqu'à aujourd'hui, HL. Plus les hommes sont cons, hideux, moches, violents et dégueulasses, plus le troupeau de fumelles en rut les aime. Tout le désastre de l'humanité se trouve là, en quelques mots...Hitler était adoré par les Allemandes, Staline par les femmes russes, Mao par les Chinoises. Et cette saleté de racaille pourrie fait mouiller son slip à celle qui signe vali. La messe est dite...
Que peut-on dire de plus ? Il faut supprimer les femmes, on respirera mieux sur cette planète...

Écrit par : Géo | 20 février 2013

On voit de nos jours apparaître de plus en plus d'archives. Par exemple, ces femmes de mafieux qui hurlent au procès de leurs hommes à Palerme qu'elles ne les reconnaissent plus parce qu'ils se sont "repentis"...
Tuez bien, volez, violez, faites tout ce que vous voulez, pourvu que vous nous rameniez du fric pour qu'on puisse élever notre famille et se payer du luxe...
Trop cool, les femmes. Ou plutôt 99% d'entre elles...

Écrit par : Géo | 20 février 2013

oups, ch'ai kogné un peu fort, silence dans le troupeau de fumelles. Mauvais signe, mais bon. Un bon coup de baston dans la fourmilière pour réveiller un peu ces neurones fortement endormis par trente ans de gauche féminisante et torra-torracintesque au pouvoir, hein...

Écrit par : Géo | 20 février 2013

@Géo
Du calme mon petit! bon ceci dit j'ai passé un bon moment en lisant votre commentaire excessif bien sûr mais drôle finalement. Je n'ai pas dit que je ne craquais que pour les bad boy. Suis capable de tomber en extase devant un ange aussi. Tiens, si ca se trouve, tu me ferais de l'effet va savoir!!!! la beauté est très relative et j'avoue ne jamais avoir choisi mes partenaires uniquement en fonction d'une belle gueule ou pas, mais bon sans femme tu ne serais pas là pour en débattre mon cher! quand à savoir si ma petite culotte est mouillée, bien ma foi c'est plutôt bon signe, c'est que tout fonctionne bien de ce côté là et vous autres hommes que j'aime ne devriez pas vous en plaindre je pense....... amicalement. Vali

Écrit par : vali | 20 février 2013

Géo ...

Bien sûr silence radio ... La seule chose dans laquelle vous avez tapé, c'est dans les réflexes stéréotypés avec une dose certaine de rancœurs.
Un peu de retenue bon sang ... Votre premier comm était très censé, mais contredits par votre réaction qui a suivi.

@Vali

Ben, finalement je vous trouve aussi contradictoire ... Je me souviens votre position absolue anti-fessée; sauf si c'est par une grande brute rebelle comme Joey Starr ?

Plus sérieusement
Moi, il me fait plutôt penser à ces ados arrogants en tant qu'agresseurs et très procéduriers lorsqu’ils sont pris à parti !

Un grand bad boy comme lui devrait savoir encaisser quelques retours de balancier sans broncher, s'il y avait quelques grandeurs dans ses côtés rebelles. Quant à porter plainte, comme n'importe quel notable outré, il en a perdu son calcif.

Pour le reste on pourrait psychologiser pendant des heures !

Écrit par : aoki | 20 février 2013

@aoki
ma position contre la fessée n'a pas changé lorsqu'il s'agit d'un adulte la donnant à un enfant pour des vertus soit-disant pédagogiques et je pense que mon propos allait dans ce sens. Pour ce qui est de fessées entre adultes consentants, on peut négocier! mais je vous concède que je peux être parfois paradoxale et vous avez raison de me le faire remarquer.

Écrit par : vali | 20 février 2013

Je comprend pas ceux qui le critique pour sa réaction. Alors quoi il aurait du réagir comme ça :
http://www.youtube.com/watch?v=bTSw6zDFO8I
Vous pensez qu'il en serait pas capable s'il avait voulu?

Je pense que c'était une racaille, mais aujourd'hui il a muri (même si il doit avoir des restes), et donc tout naturellement après de multiples passages en prison, il pense aux conséquences de ces actes. Un type au passif judiciaire comme le sien n'aura sans doute pas droit à l'erreur.

En fait en la ménageant au lieu de l'éclater, on pourrait même dire qu'il a réagi en macho. Dans ces cas là essayer de maitriser l'agresseure avec une clé de bras, semble être la meilleure solution. Et même là il a eu de la chance, qu'il n'y ait pas de malentendu, on pouvait déja imaginer les clients du supermarché s'écrier "regardez le salaud il a recommencé à agresser une femme!".

Écrit par : Didier | 20 février 2013

"Plus sérieusement
Moi, il me fait plutôt penser à ces ados arrogants en tant qu'agresseurs et très procéduriers lorsqu’ils sont pris à parti !

bien vu ce ge,nre de racaille sait trés bien utiliser les rouages de notre société maternante a son avantage.

Vali

"ma position contre la fessée n'a pas changé lorsqu'il s'agit d'un adulte la donnant à un enfant pour des vertus soit-disant pédagogiques "

en dernier recours d'un caprice j'estime quelle est nécessaire, et si c'est l'homme qui la donne sa compagne n'a pas à s'en mêler puisquelle là investit du rôle de pére, donc elle ne doit pas contester ce qu'il fait ni en reparler aprés. n'oublions pas que l'homme est détenteur de l'autorité paternelle dans la famille. c'était une erreur d'avoir enlever ça de la loi.

en suéde où elle est interdite, les parents n'éduquent plus il négocient avec leur enfants.

Écrit par : leclercq | 20 février 2013

Hello,

Pour ceux qui ne le savent pas encore, il existe une forme de discrimination que subissent les hommes : http://www.huffingtonpost.fr/2013/02/18/sexisme-hommes-victimes-de-discriminations_n_2709518.html

J'ai par ailleurs relevé un commentaire très intéressant :
"Violences et trucidations des femmes sur les hommes et réciproquement :

Voici une réponse intéressante qui m'a été faite, par ailleurs, par @lehmansister

"Il existe des recherches sur le NOMBRE (de morts) : (78% H, 22% F)
mais, aussi sur des analyses comparées sur les MOTIFS des homicides H/F et F/H.
Les hommes tuent majoritairement par jalousie, ou après la séparation par vengeance.
Les femmes majoritairement pour se défaire d'un mari violent, pour protéger les enfants.
(je simplifie bien sûr, lisez l'enquête, elle est édifiante)

P. Mercader, A. Houel et H. Sobota, « Asymétrie des comportements dans le crime dit passionnel », Sociétés contemporaines, n° 55, 2004.""

Bien évidemment il y a des commentaire qui vont dans le sens de la propagande Feminista, mais notez qu'il y a également des commentaires de bon sens

Écrit par : prometheus | 20 février 2013

@ prometheus:

« "Il existe des recherches sur le NOMBRE (de morts) : (78% H, 22% F)
mais, aussi sur des analyses comparées sur les MOTIFS des homicides H/F et F/H.
Les hommes tuent majoritairement par jalousie, ou après la séparation par vengeance.
Les femmes majoritairement pour se défaire d'un mari violent, pour protéger les enfants.
(je simplifie bien sûr, lisez l'enquête, elle est édifiante)

P. Mercader, A. Houel et H. Sobota, « Asymétrie des comportements dans le crime dit passionnel », Sociétés contemporaines, n° 55, 2004.""

Bien évidemment il y a des commentaire qui vont dans le sens de la propagande Feminista, mais notez qu'il y a également des commentaires de bon sens »



Vous vous foutez du monde!?!

Vous feriez mieux de vérifier un minimum vos "sources" au lieu de nous bassiner avec des données et des chiffres manipulés et transformés l!!!!

Les données véridiques, tirées de l'article en question, et que n'importe qui peut contrôler (voir lien), sont les suivantes:


« 3. LE CRIME DIT PASSIONNEL EN FRANCE, QUELQUES ASPECTS PHENOMENOLOGIQUES

3.1. CRIMINELS ET CRIMINELLES

32 Dans notre corpus, les hommes recourent au crime dit passionnel beaucoup plus souvent que les femmes. Nous avons, en effet, repéré et analysé 263 affaires où l’auteur du crime est un homme (78 %) et 74 où l’auteur du crime est une femme (22 %). Ces proportions présentent une remarquable stabilité historique : l’étude des crimes dits passionnels conduite par Joëlle Guillais (1986) sur une décennie du XIXe siècle relève que la criminalité privée est dans 82 % une affaire d’hommes. »

Source: « L’asymetrie des comportements amoureux : violences et passions dans le crime dit passionnel »; P. Mercader, A. Houel et H. Sobota.
( http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=SOCO_055_0091 )

Écrit par : Διογένης | 21 février 2013

Il faut que je mette la main sur cette vidéo qui met en scène un homme qui frappe une femme (bien entendu c'est une comédie) dont tous les passants en sont profondément choqués tandisque dans l'autre sens qui est aussi une comédie les passants n'y prêtaient pas attention.
Comme dirait Géo malgré la misogynie de quelques uns de ses commentaires (faites attention l'ami on a déjà pas une bonne réputation face aux moutons de la bienpensance n'en rajoutez pas une couche par pitié )qui ne lui font pas honneur "Un bon coup de baston dans la fourmilière pour réveiller un peu ces neurones fortement endormis par trente ans de gauche féminisante et torra-torracintesque au pouvoir, hein..."

Eh oui quarante cinq ans de propagande soixante huitarde sans compter que le féminisme victimaire ne date pas de ces années-là, autant dire qu'il y a du pain sur la planche afin que les gens prennent conscience de la réalité et des secrets de Polichinelle de l'idéologie partisane de la gent féminine

Écrit par : prometheus | 20 février 2013

Prêt pour le duel? Etonnant qu'il ne vous ai pas donné rendez-vous le 24 avril.....

Au fait prometheus? Il vous offre le voyage? Un aller/retour - sait-on jamais...- en 1ère classe et une limousine pour vous rendre à ce rendez-vous. Vous "sabrez" le champagne après... :)))))))))))))

En attendant, profitez-bien de la vie :)))))

Écrit par : Patoucha | 20 février 2013

Prometheus@ Relisez votre texte : "qui ne lui font pas honneur" Où ça, comment ça, pourquoi ? Si vous avez un problème d'honneur, on se retrouve demain à Vidy, là où le Major Davel a été exécuté, au sabre avec deux témoins. A quatre heures.
Votre réponse ?

Écrit par : Géo | 20 février 2013

Il ne me semble pas opportun de reprendre le débat sur la fessée ici!

Encore moins sur les relations hommes-femmes qui sont déjà omniprésents sur d'autres fils !

Par contre Didier, je suis bien d'accord qu'il a évité de récidiver classiquement et que de ce fait, bon gré mal gré, il a a changé. Cependant je ne vois vraiment pas ce que peut lui apporter une plainte contre une paumée qui lui réclamait 1,50 euros dans un quartier bien fréquenté de Paris ?

Écrit par : aoki | 20 février 2013

@vali

Sans rire vous devriez faire dans l'humanitaire, votre bon coeur vous perdra ma bonne dame vous pouvez me croire ... Bref, comment comptez-vous inculquer les valeurs, principes et surtout les limites à vos chères têtes blondes

Écrit par : prometheus | 20 février 2013

Faut croire qu'un "vrai mec", ça fait plus facilement preuve courage face à un singe en cage que face à une pocharde!!

http://www.youtube.com/watch?v=ILBEjKw8X8U


Entre un demeuré jet-setteur, une poivrote, un petit facho appelant au meurtre (alias conno Géo)... et un singe, difficile de faire son choix!

Écrit par : Διογένης | 20 février 2013

Voici un extrait d'une autre étude, tout aussi révélateur, et qui devrait parler à un bon nombre de blogueurs...!


« On peut envisager l’attachement extrême aux valeurs traditionnelles comme un
mouvement défensif lié à l’angoisse de castration. Il appartient au même registre que le
mécanisme défensif désigné comme « virilité » par Dejours : la virilité se mesure à l’aune de
la violence qu’on est capable de commettre contre autrui, les dominés et singulièrement les
femmes, au nom de l’exercice, de la démonstration ou du rétablissement de la domination ;
elle « doit être radicalement distinguée de la masculinité, qui se définirait précisément par la
capacité d’un homme à se distancier, à s’affranchir, à subvertir ce que lui prescrivent les
stéréotypes de la virilité » (1998 : 100). La parade virile (Dejours, 1993), dont le ressort
psychologique est la honte de passer pour une femme auprès des autres hommes si l’on se
révèle incapable de maîtriser la peur au travail, si l’on s’effondre devant une situation difficile
(Molinier, 2000), concerne aussi, dans la vie privée, le courant tendre des émotions. Mais
cette prétendue capacité de l’homme viril à maîtriser ses affects est plutôt une répression,
elle repose sur une rigidification du comportement affectif qui l’appauvrit et le fragilise, et
constitue donc une véritable « normopathie » virile.

La virilité mascarade peut se dévoyer en machisme, et on retrouve dans le machisme
la terreur d’être assimilé à une femme, puisque le féminin ne peut être entendu que comme
l’équivalent de « châtré » (Fain, 1990 ; Cournut, 2001). Et « pénétré », avec des angoisses
de pénétration anale qui expliquent la mise en place de défenses particulièrement rigides,
de type anal elles aussi, qui s’incarnent dans les rituelles expéditions « punitives » contre
les homosexuels. Voilà pourquoi, dit Cournut, « le macho s’identifie à un père viril, actif et
volontiers sadique » (Cournut, 2001 : 272), ce qui permet de comprendre, dans la plupart
des cas, la grande soumission de ces criminels aux modèles paternels dans un mouvement
d’identification à l’agresseur qui transforme toute évolution en trahison, abandon ou
déshonneur insoutenable, le déshonneur n’étant jamais, après tout, que la face socialisée
de la castration. »


« Le crime dit passionnel : le paradoxe d’une violence supposée normale »; P. Mercader, A. Houel et H. Sobota.
( http://www.psychiatrieviolence.ca/articles/texte_25_Mercader310111.pdf )

Écrit par : Διογένης | 21 février 2013

Cette "étude" ne prouve absolument rien; comme d'habitude avec les féministes. Ensuite vous semblez confondre virilité et persécution, puissance et sadisme, envies destructrices retenues et inaffectivité.

C'est navrant mais c'est tout bêtement la transposition des aspirations féministes à l'homme. Comme si désormais elles devaient nous dicter notre identité masculine, et nous expliquer qui nous sommes à travers leur vision erronée à elles.

Lisez attentivement les 2 versions vous verrez :
"la virilité se mesure à l’aune de la violence qu’on est capable de commettre contre autrui, les dominés et singulièrement les femmes, au nom de l’exercice, de la démonstration ou du rétablissement de la domination"
Si on retranspose aux aspirations féministes ça nous donne :
"la féminité se mesure à l'aune de la violence qu'on est capable de subir par autrui, les dominants et singulièrement les hommes, au nom de l'exercice, de la démonstration ou du rétablissement de la domination".

Autre exemple :
"elle (la virilité) doit être radicalement distinguée de la masculinité, qui se définirait précisément par la capacité d’un homme à se distancier, à s’affranchir, à subvertir ce que lui prescrivent les stéréotypes de la virilité"
Retransposition féministe:
"il (le féminisme) doit être radicalement distingué de la féminité, qui se définirait précisément par la capacité d'une femme à se distancier, à s'affranchir, à subvertir ce que lui prescrivent les stéréotypes de la féminité".

Vous voulez nous faire penser comme vous? zero! ça marchera pas ou plus avec nous, je me suis fais pigeonner plus jeune, je parle en connaissance de cause, on m'y prendra plus.

Écrit par : Didier | 21 février 2013

@Διογένης

En l'occurrence, je crois qu'il s'agit moins d'une angoisse de castration que d'une grosse dose de testostérone exacerbée par les violences subies et le sens de la survie qu'il a du développer dans un milieux ultradifficile dans l'enfance. Angoisse de la mâlitude je ne le crois pas chez lui.

C'est bien cela qui touche les sens paradoxaux de certaines femmes ; )))

Mais le côté grand seigneur dans le sens noble du terme, ben il a pas appris

Écrit par : aoki | 21 février 2013

@ Diogène,

Ce discours est fumant! Il sort tout droit des autoroutes d’une pensée psychanalytique mais ne représente que ses auteurs.

Encore faudrait-il définir ce qu’est l’attachement aux valeurs traditionnelles, et ce que signifie extrême. Par exemple la famille hétérosexuelle avec deux parents est une valeur constitutive de la société occidentale. Où serait donc l’angoisse de castration à vouloir la maintenir comme élément sociétal de référence? D’ailleurs, dans cette logique - si elle a du sens, les couples homosexuel ne seraient dès lors qu’animés d’un mouvement défensif lié à l’angoisse de castration. Eux pour qui on fait des lois supposées progressistes ne veulent grâce à ces lois que s’identifier à ce qui est le plus traditionnel: le couple plan plan, la famille. Cet exemple montre que les grands discours sur l’évolution de la société recouvrent en fait une réalité bien plus traditionnelle. Après, on peut considérer à égalité les couples hérétos et homos, ceci afin de déboulonner un peu plus le père et toute représentation du masculin, il n’empêche qu’en dehors de toute aide médicale ou de circonstances rares ce sont les couples hétéros qui ont assuré la survie de l’espèce. Mêmes les couples homos ont besoin de l’hétérosexualité par le truchement d’une ovule et d’un spermatozoïde. Ah, la tradition, difficile d’y échapper en terme de biologie.

Sur la définition de la virilité: « la virilité se mesure à l’aune de
la violence qu’on est capable de commettre contre autrui, les dominés et singulièrement les femmes, au nom de l’exercice, de la démonstration ou du rétablissement de la domination». Cette définition ne concerne que son auteur qui a donné sa propre version solitaire de la virilité. Qu’en dit le dictionnaire en ligne cnrtl.fr, excellent outil de travail qui reprend plusieurs dictionnaires dont l’ancien Littré:
Ensemble des attributs, des caractères physiques de l'homme adulte. (Chez Van Eyck, il y a plus de charpente, de muscles et d'afflux sanguin)
Vigueur sexuelle, puissance sexuelle, comportement sexuel de l'homme; en partic., capacité normale d'engendrer chez l'homme.
Ensemble des attributs virils, sexe masculin.
Âge, époque de la vie à laquelle un homme atteint toute sa force.
Ensemble des qualités (fermeté, courage, force, vigueur, etc.) culturellement attribuées à l'homme adulte.

Quant à l’étymologie: «Empr. au lat. d'époque impérialevirilitas « âge viril; sexe de l'homme, caractère mâle ».

Il n’y a rien qui fasse mention d’une supposée domination, à la violence contre autrui.


http://www.cnrtl.fr/definition/virilit%C3%A9


Plus loin: « elle « doit être radicalement distinguée de la masculinité, qui se définirait précisément par la
capacité d’un homme à se distancier, à s’affranchir, à subvertir ce que lui prescrivent les
stéréotypes de la virilité ».

La distinction est un peu courte et demanderait d’amples développement. L’auteur semble opposer les deux notions de virilité et de masculinité. Le cnrtl en donne ceci: «Caractère masculin, ensemble des caractères spécifiques − ou considérés comme tels − de l'homme.» La distinction n’est pas si radicale... On peut éventuellement parler de la virilité comme de caractère plutôt physiques et spécifiquement génitaux et sexuels, et de la masculinité comme la traduction sociale et culturelle de cette virilité. Laquelle traduction sociale est forcément plus complète et nuancée parce qu’elle tient compte de l’ensemble. Les comportements sont sujets à des interactions et à des emprunts mutuels ou lissages.

Les caractéristique comme la fermeté, le courage, ne sont pas exclusivement masculins (et par le taux de testostérone certaines femmes sont dotées de caractères virils), mais c’est ce que l’on attend des hommes en premier lieu depuis belle lurette. A l’homme a été assignée la guerre, ils ont la force musculaire pour cela, ils n’accouchent pas, donc leur rôle de défenseurs a une certaine logique. Il est ou a été demandé par les femmes, lesquelles devenues mères les ont élevé dans ce sens.

Je n’ai pas le temps pour plus dans l’immédiat, j’y reviendrai.

En attendant j’ajoute ceci: le comportement violent de Joey Starr tel qu’il a été connu ne représente certainement pas l’ensemble des hommes, mais une infime minorité. Il ne saurait faire loi ou typologique psychologique. Et si c’était le cas il faudrait inclure la violence féminine, comme celle des bandes d’adolescentes, mais là on brouillerait les cartes.

Je reviendrai sur cette notion abusive de père volontiers sadique et de normopathie. C’est l’auteur de ce texte qui est pathologique dans sa généralisation freudienne. La grande majorité des hommes ne s’y reconnaissent pas. Et le seul but semble être de contribuer au dénigrement et à la déconstruction du masculin.

Écrit par : hommelibre | 21 février 2013

@Patoucha
Je n'aime pas les coups, je ne pense pas que quelqu'un les apprécie, d'ailleurs, sauf dans le cadre de relations sado-maso.
Je précise que je n'ai pas dit que j'aimerais partager ma vie avec Joey Starr, pardonnez ma légèreté, il ne s'agissait que d'une attirance chimique, volcanique dont je faisais état. Les goûts et les couleurs..... je ne pensais pas que cela m'engageait sur les débats : femmes battues, fessées........
@Leclercq
votre argument sur la fessée, que doit donner prioritairement le père etccc est incroyable. Mais bon, vous ne m'étonnez pas. C'est votre conception éducative, ma foi pour le moment cela ne fait pas de vous un hors la loi, puisque les châtiments corporels ne font pas encore l'objet de poursuites.
@Prometheus
Trvailler dans l'humanitaire? tiens c'est une idée, si ce n'est pas déjà fait...bref. Comment je fais, sans frapper avec mes chères têtes brunes? je punis, si si je vous assure il existe des punitions autres que les coups et puis je négocie à fond! c clair je me fais avoir à tous les coups mais vous avez raison...ma bonté me perdra. Les valeurs à inculquer je crois que j'ai fait passer les principales : l'honnêteté ne paie pas, ne respecter les adultes que s'ils te respectent etccc

Écrit par : vali | 21 février 2013

"un petit facho appelant au meurtre (alias conno Géo).." et c'est signé Diogène. Voilà vraiment un pseudo qui n'est pas mérité. Diogène cherchait les hommes libres avec sa lanterne, vous vous vautrez dans la pensée dominante, le mainstream à la viande de cheval congelée. Le fascisme, c'est la pensée unique dictée par le Chef, le parti unique, le totalitarisme et la haine de l'individu. Je suis certainement réactionnaire, vu ce que j'ai vécu et vis ici depuis 60 ans. Aucune génération d'humains dans l'histoire n'a vécu une telle transformation de son environnement dans de telles proportions. Le réactionnaire est conservateur, le fasciste est révolutionnaire et veut un ordre nouveau. Même que c'est devenu le nom d'une de leurs officines, avec Jeune Europe. Exactement tout ce que je déteste.
Au-delà de ces précisions, il arrive qu'à lire certaines conneries, on a envie d'en rajouter une couche. Je suis un adepte de la méthode consistant à pousser les raisonnements dans leurs limites, pour en montrer leur absurdité. Et comme vous êtes visiblement peu fûté, je vous l'explique gentiment.
Bonne journée, ...

Écrit par : Géo | 21 février 2013

@ Vali

étonné par votre réponse.

" ma foi pour le moment cela ne fait pas de vous un hors la loi, puisque les châtiments corporels ne font pas encore l'objet de poursuites."

pour le moment !!!! pas encore.

mais la loi n'a pas à s'immiscer dans les familles !!!
ça fait partie de la liberté, on est pas en dictature, être contre la fessée je dirais que c'est la façon féminine d'éduquer les enfants, les hommes fonctionnent différement, l'homme est investi de son rôle de pére par la mére, et c'est un irrespect de vouloir imposer au pére une maniére toute féminine d'éduquer les enfants.

et vouloir interdire la fessée où la gifle pour les ado, où les coups de pied au cul, c'est déposséder encore plus les péres de leur rôle. moi je n'admettrais pas que mon épouse me dicte ma façon de faire en tant que pére.

on voit bien le délire en suéde, les féministes onts mis en place des lois pour interdire la fessée, on est en plein maternage, on demande aux enfants de faire de la délation, c'est une vrai dictature, le régime nazi ne faisait pas mieux.

voilà la réalité du maternage des ados.


http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/la-symbolique-du-pere-l-autorite-l-41717

"Les parents prennent parti pour leurs enfants, des que se présente le moindre problème, à la façon des femelles, dans le règne animal, qui défendent bec et ongles leurs petits. "

c'est ce que fonts les méres maintenant face aux enseignants, que fonts les péres !!!!

ils ne jouent plus leur rôle qui dans ce cas serait d'agir avec fermeté pour que ces méres cessent leur maternage.

un prof d'atelier en plomberie m'a dit il y a un an "les méres sonts des louves"
voilà le résultat actuel du maternage sur les ado.

Écrit par : leclercq | 21 février 2013

Pour rebondir sur l'affirmation d'aoki "je crois qu'il s'agit moins d'une angoisse de castration que d'une grosse dose de testostérone exacerbée par les violences subies et le sens de la survie qu'il a du développer dans un milieux ultradifficile dans l'enfance" ; je conseille à ceux que ça intéresse de visionner l'épisode des chevaliers du zodiaque - le secret du phenix (particulièrement le passage sur l'ile de la mort):
http://www.wat.tv/video/cdz-15-1quij_2h7pt_.html

Le chevalier du phenix est considéré comme le plus fort des chevaliers de bronze, qui doivent se mettre à 4 contre lui. Orphelins, à l'instar des autres, il a lui du survivre dans un environnement encore plus difficile, ceux qui l'a rendu si fort. Le maitre masqué qu'il a sur l'ile de la mort pourrait symboliser une sorte de père symbolique que peuvent s'inventer ceux qui en sont privé. Malheureusement sa force est aussi sa faiblesse puisqu'il sera sans cesse tourmenté par des envies destructrices qui le contraindront à s'isoler.

A noter aussi le contraste entre lui et Esmeralda (elle apparait aussi en flashback dans je ne sais plus quel autre épisode), qui excepté son frère Shun, semble être la seule à pouvoir l'attendrir. Elle représente l'innocence et la tendresse qui lui manque. Là aussi les rôles sont très marqués. Superbe épisode.
(Ceci n'est que mon interprétation, je ne prétend pas détenir la vérité absolue).

Écrit par : Didier | 21 février 2013

@ hommelibre:


« Ce discours est fumant! Il sort tout droit des autoroutes d’une pensée psychanalytique mais ne représente que ses auteurs. »


Alors dans ce cas, on pourrait en dire autant de vos théories... non? Sauf que votre discours ne vient pas de théories universitaires mais de votre seul intellect.


Ce travail est comme tous les travaux en psychologie, une tentative d'interprétation basée sur l'étude de cas cliniques, de données statistiques et/ou de notions théoriques.

Après, que vous vous braquiez, et que vous y voyiez une quelconque entreprise de destruction du masculin... bin ça c'est votre affaire, votre histoire.
À mes yeux, les premiers qui souillent l'image masculine sont les hommes imbus d'eux-même et obtus, les brutes épaisses, les bas de plafond violents et autoritaires... Mais apparemment, pour d'autres personnes, les uniques coupables sont les femmes, féministes ou non.


Enfin, désolé, mais je suis certainement plus enclin à prendre en compte les travaux de professionnel(le)s universitaires que les articles d'un blogueur, même prolifique.

Écrit par : Διογένης | 21 février 2013

@ Geo:


« vous vous vautrez dans la pensée dominante, le mainstream à la viande de cheval congelée. »


C'est sûr que vous, vous donnez plus dans la pensée de "niche": le repli identitaire, la xénophobie, la phallocratie, l'homophobie, l'appel au meurtre... Beau programme élitiste!!!



« Le réactionnaire est conservateur, le fasciste est révolutionnaire et veut un ordre nouveau. »


C'est sans doute pour cela que le fascisme s'est construit et a prospéré sur des bases conservatrices, traditionalistes et nationalistes, et qu'il fut soutenu et financé par la bourgeosie militaro-industrielle et les propriétaires fonciers!

C'est bien de réécrire l'histoire à votre convenance...

Le réactionnaire, le conservateur comme le fasciste ont sans cesse œuvré contre le changement, l'évolution, le progrès. Ils détestaient la démocratie et le parlementarisme naissants, tout en vivant dans la nostalgie d'un régime nationaliste, autoritaire et militariste.

De plus, ils se réfugiaient constamment dans une posture paranoïaque et victimiste... un peu comme la votre.

Ainsi le réactionnaire rejoint le fasciste.

Écrit par : Διογένης | 21 février 2013

Doigène,

Vous écrivez: "l'étude de cas cliniques, de données statistiques et/ou de notions théoriques."

Et bien une étude de cas cliniques (combien?) doit certainement montrer des pères sadiques. Comme elle doit montrer des mères sadiques. Combien sur l'ensemble? Est-ce généralisable?

Données statistiques: lesquelles, et comment peut-on statistiquement démontrer qu'un père ou une mère est sadique?

Notions théorique: piste bien pratique puisqu'elle permet de catégoriser selon des normes ou concepts préétablis.


J'ai eu sous les yeux une abondante documentation sur le sujet. Les études universitaires ne sont pas une garantie parce qu'elles sont universitaires. Les biais sont nombreux: l'air du temps contribue pour beaucoup aux attributions de crédits pour telle ou telle recherche, en plus du "patron" auquel on veut plaire et de l'opinion des collègues ou superviseurs.

De plus la référence universitaire n'autorise pas à changer le sens des mots et de les aligner dans la direction prévue.


La charge est quand-même un peu grosse pour des professionnels. Ils étalent le biais intellectuel en pleine page:

"La virilité mascarade peut se dévoyer en machisme, et on retrouve dans le machisme
la terreur d’être assimilé à une femme, puisque le féminin ne peut être entendu que comme
l’équivalent de « châtré »"

Mascarade, connoté ici de manière particulièrement négative, est un choix de mot moral. Mais une mascarade est aussi une parade. Les femmes connaissent bien la parade de la féminité. Cela fait partie du jeu amoureux. La critique du comportement masculin ne lui laissant ici aucune chance d'avoir tant soit peu d'utilité et de fondation autre que pathologique, l'affaire est entendue: si l'université est devenue cela, il faut la mettre à bas. Tant d'argent mis au service d'une caste intellectuelle dominante et malhonnête, cela fâche.

La différenciation des sexes est une constante dans l'histoire. Ce n'est peut-être pas pour rien. Les femmes demandent elles aussi à ne pas être confondues avec les hommes. Dites à une femme qu'elle ressemble à un mec, sauf rares exceptions je doute qu'elle apprécie. La différenciation a possiblement une fonction de stimulation reproductive. Mais vos auteurs préfèrent n'y voir que la griffe du bourreau masculin et omettent de parler des parades féminines - à moins qu'ils n'y voient "l'intériorisation de la soumission" - thèse à fabriquer des victimes?

Libre à vous de ne pas vouloir voir ce biais fondamental et de considérer que les femmes n'ont pas elles aussi leur libre contribution dans le jeu des relations. Libre à vous de poser par principe une défiance à l'égard du masculin. C'est la doxa féministe, et son fond de commerce.

Écrit par : hommelibre | 22 février 2013

@Leclercq
"la loi n'a pas à s'immiscer dans les familles"
ah bon? tiens donc, on aurait donc tous les droits au sein d'une famille, aucune ingérence de l'Etat possible? Heureusement que la loi peut s'immiscer dans les familles! lorsque celles-ci disfonctionnent et que l'intégrité physique ou psychique de l'enfant est menacée, ce n'est plus un droit de l'Etat que de s'immiscer dans la famille, c'est un devoir!

"être contre la fessée je dirais que c'est la façon féminine d'éduquer les enfants, les hommes fonctionnent différement"
Vous êtes drôle Leclercq. Quelle étrange affirmation. En plus, je la crois discutable. Les pères sont parfois beaucoup plus posés et tempérés que les mères qui ont à mon avis parfois plus tendance à l'explosion, voire l'hystérie face à leur progéniture. Mais, bien sûr, pas de généralité. C'est ce qui nous différencie mon cher Leclercq, pas de généralité.

Écrit par : vali | 22 février 2013

@ Vali

http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/html/fr/articles.php?article_id=3286

"Dans ces conditions, prônez-vous le retour de la fessée, de la gifle ? Absolument pas. J’ai toujours dit que je condamnais totalement les châtiments corporels, jusqu’à la petite tape sur la main. Chaque coup donné est le résultat d’un échec de la parole. Le parent qui sait exercer son autorité n’a pas besoin de donner une gifle, puisque son enfant lui obéit. Pourtant, dans ¬cer-taines circonstances, le parent perd sa maîtrise et le coup part. C’est ¬inévitable mais ce n’est pas une catastrophe. Une fessée n’a jamais ni tué ni démoli qui que ce soit. En revanche, je pense qu’il est fondamental de ne pas intervenir dans ce type de situation et je ¬condamne l’intervention des institutions. Il ne faut surtout pas légiférer. En entrant dans l’intimité de la relation parents-enfants, on nuit encore une fois aux parents, on altère leur position. "

" lorsque celles-ci disfonctionnent et que l'intégrité physique ou psychique de l'enfant est menacée, ce n'est plus un droit de l'Etat que de s'immiscer dans la famille, c'est un devoir! "

qu'un enfant reçoive une fessée ce n'est pas un disfonctionnement !!!

ce n'est pas de la violence envers enfant !!!

"Les pères sont parfois beaucoup plus posés et tempérés que les mères qui ont à mon avis parfois plus tendance à l'explosion, voire l'hystérie face à leur progéniture."

plus autoritaire plus efficaces c'est leur rôle.

et l'inefficacité des méres pour poser des limites ça c'est une généralité, la catastrophe éducative en suéde ça aussi c'est une généralité !!!

les méres qui donnent toujours raison à leur enfants comme une poule défends ces poussins ça aussi c'est une généralité.

http://blog.lefigaro.fr/education/2011/04/sos-enfants-battus-et-societe-a-la-derive.html

une femme lucide pas du style edwige Antier

"Cette obsession contre la fessée, rebaptisée « violence éducative », ou même « châtiment corporel », est une vieille lune de quelques militants forcenés, parmi lesquels la pédiatre Edwige Antier, également adepte de l’allaitement jusqu’à deux ans et autres utopies délicieuses. L’argumentation est rodée : la « violence » est un échec, un « aveu d’impuissance », il faut « privilégier le dialogue »… Argumentation qui ressemble à s’y méprendre à celle qui fut servie pendant des années aux jeunes professeurs dans les IUFM, à propos des punitions, et dont les résultats se lisent à la rubrique faits divers des journaux.
Le processus qui consiste à amalgamer des éléments différents pour en tordre le sens est relativement classique. En l’occurrence, une fessée n’est pas une gifle, ni une petite tape sur la main, et qui les assène n’est pas forcément hors de ses gonds et prêt à se défouler sur une victime. La gifle, pour qui a un quelconque sens des relations d'autorité, est un geste plus violent qu'une fessée (destinée au jeune enfant, et qui ne doit pas faire mal), et qu'il faudrait pouvoir éviter. Mais elle vient généralement, vis-à-vis d'un enfant plus âgé ou d'un adolescent, sanctionner une provocation manifeste, une marque d'irrespect (et si ce geste ne pourra jamais pallier une absence d'autorité ou de légitimité, il ne prouve absolument pas pour autant un "échec" ou une "impuissance")."

Écrit par : leclercq | 22 février 2013

@ Vali

lien au dessus obsoléte

Il faut réhabiliter l’autorité des parents. Celle qui permet de dire “non” sans avoir à se justifier. Dans notre entretien, le Dr Naouri explique que les parents doivent retrouver leur statut d’adulte.

Quand Aldo Naouri parle de la relation parents-enfants, évoque la crise que traverse l’éducation, aborde le problème lié à l’autorité, il est très loin des discours “psy” qui font la mode et aux antipodes du mythique best-seller d’Alexander S. Neill, Libres enfants de Summerhill. À 70 ans, ce pédiatre passionné de psychanalyse a vu défiler des générations d’enfants – et de parents – dans son cabinet. Il a assisté, au fil du temps, à l’évolution de l’éducation de nos enfants, de moins en moins “éduqués”, de plus en plus ingérables. La réflexion qu’il livre aujourd’hui sur l’autorité est avant tout fondée sur le bon sens d’un pédiatre qui a croisé des parents débordés, voire perdus, face à des enfants de plus en plus “indomptables”. Son livre Éduquer ses enfants, l’urgence aujourd’hui, paru avant l’été chez Odile Jacob, est devenu un best-seller en quelques semaines. Naouri a reçu des centaines de lettres de parents le remerciant de leur avoir, enfin, proposé un nouveau schéma, en les réhabilitant dans leur rôle d’éducateur de leurs enfants.

« Redevenez parents, leur clame-t-il, n’hésitez pas à faire preuve d’autorité, vos enfants ont besoin d’entendre ce “non” qui pose des limites. » En confondant autoritarisme et autorité, au lendemain de Mai 68, on a plongé les parents dans un profond désarroi. Par souci de bien faire, ils ont abandonné leur rôle d’adulte pour devenir “parents copains”, “parents complices”, incapables d’imposer un horaire de coucher sans discussion, paniqués devant des enfants qui se roulent par terre le jour où ils tentent, timidement, de leur refuser une quatrième sucette avant le dîner.

Aldo Naouri parle d’urgence parce qu’au-delà du problème des parents déboussolés qui n’arrivent plus à se faire obéir, c’est à l’école que l’on enregistre dorénavant les dégâts de l’abandon de l’autorité. Pour le pédiatre, une bonne partie du problème des 40 % d’enfants qui arrivent au collège sans maîtriser la lecture et le calcul vient directement du déficit éducatif de parents à qui l’on a fait croire que faire preuve d’autorité faisait d’eux des bourreaux. Aujourd’hui, ce sont les instituteurs qui se trouvent face à des enfants refusant de sortir leurs cahiers quand on le leur demande, incapables de respecter une consigne parce qu’ils n’ont jamais appris à obéir. Et les parents, toujours perdus, d’expliquer que les enseignants ne font pas leur travail, parce qu’ils manquent d’autorité.


Comment définissez-vous l’autorité ? L’autorité, c’est tout simplement le pouvoir de parvenir à se faire obéir sans difficulté. Cette capacité d’un parent, tranquillement installé dans la certitude de la légitimité de sa place, de donner des ordres sans douter de leur pertinence. À partir de ce moment, l’enfant obéit. Il faut avant tout comprendre que, pour l’enfant, le parent n’est pas un simple partenaire, un “copain” avec qui il a une relation horizontale.

Qu’entendez-vous exactement quand vous parlez de la légitimité de la place de parent ? La légitimité vient du statut de parent, de la position d’adulte, fondé à savoir pour son enfant et qui n’a pas à douter des responsabilités à prendre pour lui. L’enfant doit rester dans une position d’enfant, ayant une relation verticale avec ses parents. L’essentiel est là. De tout temps, les parents se sont sentis dans cette position, légitimée parce que la société les confortait dans ce rôle. Depuis quatre décennies, on a décidé, au nom d’un idéal démocratique et d’un pseudo-discours éclairant, qu’il n’y avait plus de différence générationnelle entre le parent et l’enfant, qui est devenu un “partenaire”. On est passé à une relation horizontale, avec des parents constamment dans la crainte d’écorner l’image qu’ils espèrent donner. Ce sont des parents qui fonctionnent sur le mode de la séduction. Le ¬problème, c’est que la séduction, c’est tout le contraire de l’éducation.

Les parents ont donc peur ? Les parents ont peur de mal faire. Dans ces conditions, il y a tou¬jours un défaut d’autorité. Comme le disait très bien Freud, le parent est condamné à « mal faire », par rapport à l’idée qu’il se fait d’une éducation idéale. Qui n’existe pas. Ni l’enfant ni le parent idéal n’existent.

Quels conseils donnez-vous aux parents ? Il est fondamental de comprendre le développement psychique d’un tout-petit. C’est le premier message que je leur délivre. Il y a encore quarante ans, on pensait que le nouveau-né était un tube digestif. On s’est aperçu à cette époque que le bébé était doté de potentialités considérables, ayant avec sa mère un lien très étroit, un langage commun, non verbal, qui fait que leur relation est d’une grande fiabilité. La mère devine son bébé et lui la perçoit. Pendant les dix premiers mois de sa vie, le bébé croit qu’il est un morceau de sa mère. Ensuite, il s’aperçoit avec horreur qu’il est un être indépendant de sa mère. Dès lors, il va prendre conscience de son immaturité motrice, comprendre qu’il n’est pas capable de se débrouiller seul. C’est la fin du nirvana. Il va revêtir sa mère d’une notion de toute-puissance.

Quelle est la relation entre cette explication et l’éducation ? Quand le bébé prend la mesure de la puissance de sa mère, il va développer contre elle sa propre toute-puissance, totalement illusoire. Mais néanmoins très expressive. C’est le bébé qui jette la cuillère par terre, crache sa purée, se comporte en “sale gosse”, enchaîne les caprices. Ce phénomène culmine pendant la crise d’opposition, vers 3 ans. L’attitude des parents à ce moment-là est déterminante. S’ils veulent impérativement satisfaire cet enfant, ils vont le conforter dans son attitude et dans sa stratégie. Et ils vont faire de lui un individu qui ne se débarrassera plus de cette illusoire toute-puissance. Ce sera un enfant tyran, un adolescent infernal et, plus tard, un adulte égocentrique. Si les parents entreprennent d’éduquer, c’est-à-dire précisément de marquer la différence générationnelle, ils vont contenir cet enfant, lui imposer des limites et l’amener petit à petit à reconsidérer son scénario et à se débarrasser de l’illusion de sa toute-puissance. Là est le but de toute éducation. Ce constat permet de ¬comprendre les enjeux de l’autorité.

Nous traversons donc une crise de l’éducation ? Oui et elle a entamé l’exercice de l’autorité. Parce que justement on a laissé croire aux parents que leur enfant était un partenaire. Ça n’est pas par un effet de hasard mais c’est un effet collatéral des excès de Mai 68. Ce qui est resté dans tous les esprits, c’est “jouir sans entrave” et “il est interdit d’interdire”. Et dans la foulée, on a complètement déformé les propos de ¬Françoise Dolto à la radio. Ses interventions étaient thérapeutiques. Et on a cru que cette attitude devait être une norme, à adopter systématiquement. Par exemple, quand Dolto s’apercevait qu’une femme n’avait pas fait le deuil de sa mère, elle lui expliquait que son enfant sentait sa ¬dé¬tresse et elle lui conseillait d’expliquer à cet enfant pour¬quoi elle était si triste. On en a déduit qu’il fallait tout dire à un enfant, pour ne pas risquer de produire chez lui un désordre quelconque. J’ai vu dans ma carrière des caricatures. Des mères déshabillant leur bébé de 3 semaines et leur disant : « Tu vois, mon chéri, là je t’enlève ton bonnet et maintenant la manche gauche de ton manteau. » Cela n’a aucun sens. Dolto n’avait jamais dit qu’il fallait tout dire aux enfants. Pour autant on s’est engouffré dans cette voie. Il ne devrait pas y avoir de règle figée sur ce qu’il faut dire ou pas aux enfants, c’est une question de conjoncture, de circonstances, de problématique.

Pouvez-vous nous don¬ner des exemples de comportements pa¬ren¬taux à proscrire ? Je vais vous raconter une histoire. Un jour, je vois un père arriver dans mon cabinet avec son fils de 5 ans. Le garçonnet se précipite sur le pèse-personne et se met à sauter dessus. Le monsieur lui dit : « Tu sais, mon chéri, c’est un pèse-personne, c’est l’instrument du médecin. Si tu continues comme cela, tu vas le casser et le docteur Na¬ouri ne pourra plus s’en servir. » L’enfant file vers le pèse-bébé et se met à le secouer. Son papa lui dit alors : « Tu sais, c’est un pèse-bébé, c’est fragile, cela pèse même à 10 grammes près, le docteur en a besoin. » L’enfant laisse tomber le pèse-bébé, monte sur mon bureau et se met à sauter. Le papa lui dit encore : « Tu sais, le bureau du docteur est en verre, non seulement tu vas le casser et le docteur n’aura plus de bureau, mais en plus tu risques de te blesser. » Et il continue à parler et l’enfant à sauter. Nos regards se croisent alors et je lui demande s’il ne peut pas, tout simplement, lui dire “non” ? Il a réagi avec une violence terrible. « Vous voulez que je me comporte en fasciste ? » m’a-t-il crié. Et là, je lui ai répondu : « Vous allez lui donner quels arguments, à votre fils, quand il vous dira qu’il veut coucher avec sa mère ? Notre espèce est soumise à une loi. Celle de l’interdit de l’inceste, qui est purement arbitraire. Chaque fois que vous dites “non”, vous rappelez cet arbitraire et vous humanisez votre enfant. » J’avais été tellement violent moi-même que l’enfant s’est arrêté, est descendu tranquillement et n’a plus bronché du reste de la consultation. Cet homme m’a ensuite expliqué qu’il venait me voir parce qu’il n’arrivait pas à se faire obéir. Cette attitude, même si ce cas est un peu caricatural, est très répandue. Il fallait donner une explication dès que l’on donnait un ordre.

Que se passe-t-il quand un parent ¬n’arrive pas à donner fermement un ordre ? L’enfant perçoit que le parent ouvre la voie de la négociation, est prêt à lui rendre des comptes. Il peut donc prendre le pouvoir. N’oublions pas qu’il est habité par son désir de toute-puissance infantile. Le message environnant a installé l’enfant au sommet de la pyramide familiale. Nous vivons une époque où l’enfant est roi. Et on a fabriqué cette machine à donner des ¬adultes infernaux. C’est pourquoi je dis : « Soyez parents » et que l’on lit sous ma plume¬, scandalisant certains : « Élevez vos enfants de façon fasciste et ¬autori¬taire, vous en ferez des démocrates, élevez-les de façon démocratique, vous en ferez des fascistes. »

Dans ces conditions, prônez-vous le retour de la fessée, de la gifle ? Absolument pas. J’ai toujours dit que je condamnais totalement les châtiments corporels, jusqu’à la petite tape sur la main. Chaque coup donné est le résultat d’un échec de la parole. Le parent qui sait exercer son autorité n’a pas besoin de donner une gifle, puisque son enfant lui obéit. Pourtant, dans ¬cer-taines circonstances, le parent perd sa maîtrise et le coup part. C’est ¬inévitable mais ce n’est pas une catastrophe. Une fessée n’a jamais ni tué ni démoli qui que ce soit. En revanche, je pense qu’il est fondamental de ne pas intervenir dans ce type de situation et je ¬condamne l’intervention des institutions. Il ne faut surtout pas légiférer. En entrant dans l’intimité de la relation parents-enfants, on nuit encore une fois aux parents, on altère leur position. Beaucoup d’enfants disent encore accepter l’autorité de leurs parents parce ¬qu’elle est juste. Cela signifie que l’enfant per¬çoit que les limites posées fonctionnent comme des parapets autour de lui. -Solides, justifiés et qui le protègent. Il remer¬cie ses parents de les avoir construits et de lui donner une très grande sécurité. Parce que les limites posées sont rassurantes. Et c’est là le problème. Aujourd’hui, les parents, bien souvent, ne fabriquent plus ces parapets, ne placent plus ces limites avec leurs enfants au nom de l’idée selon laquelle il est fondamental de laisser l’enfant se déployer. Même l’école, dans les ¬consignes qu’elle donne, a parfois perdu le sens commun. On est passé de l’individu à qui l’on délivrait un savoir et dont on contrôlait les acquisitions à un enfant qu’il faut “accompagner” dans le dé¬ploiement de ses potentialités. Il serait en quelque sorte un être capable, seul, de découvrir la bonne voie.

Quelle est, selon vous, la proportion de parents qui ne savent plus exercer cette autorité légitime ? L’Éducation nationale, en septembre 2007, a relevé que 40 % des enfants arrivent en sixième sans maîtriser l’écrit ni le calcul. Et je crois que cela correspond aux parents ne sachant plus comment éduquer leurs enfants. Ce qui les met d’ailleurs en difficulté. Pourquoi j’associe ces deux phé¬nomènes ? Parce que le ¬sys¬tème ¬scolaire, qui est là pour délivrer un savoir, exige de l’enfant qu’il ne déploie plus sa toute-puissance infantile, qu’il ait intégré un certain nombre de règles. Un jour, une institutrice de CE2 m’a dit, désespérée, qu’elle n’avait plus des élèves, mais des clients. Quand elle disait : « Ouvrez vos livres, on va faire de la lecture », la moitié de la classe se levait, se mettait à discuter. Les uns disaient qu’ils voulaient plutôt dessiner, les autres chanter. Quand cette enseignante essayait de signaler aux parents ces comportements, ils lui répondaient qu’elle manquait d’autorité. Cette institutrice n’en pouvait plus. Et les parents avaient tort. Ce qu’ils ne comprennent plus, c’est que l’école n’est pas là pour éduquer, même si l’on parle d’Éducation nationale. L’éducation doit être préalable à l’entrée à l’école et doit commencer au berceau. Ce n’est pas à l’école mais aux parents d’éduquer. L’école est là pour délivrer un savoir. Autre problème, nous sommes passés d’une société de pénurie dans laquelle le message était : “Dans la vie on ne peut pas tout avoir”, où chacun allait essayer d’obtenir le maximum en étant conscient qu’il ne pourrait pas tout obtenir, à une société d’abondance où l’on considère avoir droit à tout. C’est au nom de cette idée que les publicitaires se vantent de ce que 53 % des décisions d’achat dans les familles sont prises par les enfants.

Écrit par : leclercq | 22 février 2013

@ Vali

""être contre la fessée je dirais que c'est la façon féminine d'éduquer les enfants, les hommes fonctionnent différement"

oui les hommes fonctionnement différement des femmes.

jean gabard explique bien ce fonctionnement très actuel.

"S’il doit, en principe, y avoir accord après concertation, celle-ci n’est cependant pas toujours possible soit qu’elle n’est pas pu se faire ou soit qu’elle n’ait pas abouti. Qu’ils soient opposés aux méthodes autoritaires ou qu’ils craignent de « passer pour des fachos et des machos », très souvent les « papas », même plutôt moins patients, n’osent plus intervenir. De plus, voyant en général moins leurs enfants que les « mamans », ils n’ont plus envie de jouer le rôle ingrat et préfèrent rester dans l’affectif et le ludique avec eux. Les mamans, plus proches des enfants parce qu’elles les ont portés et protéges, ont tendance à être plus compréhensives. Ce sont pourtant souvent d’elles que viennent les limites. En effet, en prenant l’initiative et en choisissant elles-mêmes la sanction, elles prouvent qu’elles sont libérées et s’épargneront le spectacle de leur enfant malmené par un autre. Qu’en est-il alors de l’autorité des pères ? Peuvent-ils l’avoir le jour où ils décident d’intervenir ? L’autorité parentale leur est donnée par la loi, mais il se pourrait que pour être effective celle-ci ait besoin d’être acceptée par l’enfant. En effet sortant du ventre d’une femme, l’enfant a pour référence première celle avec qui il veut rester dans la fusion. Percevant cette femme toute-puissante, il est fasciné par elle et veut l’imiter et surtout ne pas la perdre. Pour cela il a intérêt à l’écouter pour lui plaire et n’obéit à une autre personne que si cela peut plaire à sa maman. S’il voit sa maman prendre les décisions ou les laisser quand elle le souhaite à quelqu’un d’autre, l’enfant continue de la voir toute-puissante et n’a pas de raison de prendre en compte celui qui semble tenir la place de subalterne, même si celui-ci peut être un « gentil papa ». Cet homme, ne pouvant plus imposer son autorité au risque de devenir un ennemi de la maman et donc quelqu’un qui ne mérite pas d’être écouté par l’enfant, est dépendant de la volonté de la « maman » d’apparaître dépendante ou pas du père ! Si la « maman » ne joue pas devant l’enfant ce « jeu de l’aliénation » qui la fait apparaître moins « toute-puissante » et qui valorise le père, elle n’entre pas dans la fonction de mère et ne permet pas au « papa » d’entrer dans la fonction de père."

Écrit par : leclercq | 22 février 2013

suite

"Si la « maman » ne joue pas devant l’enfant ce « jeu de l’aliénation » qui la fait apparaître moins « toute-puissante » et qui valorise le père"

Certes, les hommes conservent encore la majorité des pouvoirs dans les domaines politiques et économiques mais la nouvelle vision du monde s’opposant à la domination de l’homme, devient majoritaire parmi les femmes et les hommes. Elle a contribué à transformer la société. Réagissant contre les valeurs masculines, elle a imposé des valeurs contraires. C’est ainsi que la force, la distance, la froideur sont devenues des défauts alors que la douceur, la proximité et la sensibilité sont devenues des qualités. A la fermeté est préférée la négociation, à la rigueur, la flexibilité. Il ne faut plus être réfléchi mais spontané, ne plus être raisonnable mais passionné, ne plus se contrôler mais lâcher prise, ne plus être obéissant mais rebelle, ne plus être adulte mais jeune etc. Nous baignons ainsi dans une société réactive qui après avoir rejeté tout ce qui était féminin se féminise et rejette à son tour tout ce qui ressemble de près ou de loin au machisme et à l’autoritarisme des mâles dominants. Les conséquences sont particulièrement visibles dans la famille et dans l’éducation en général.

Eduquer des enfants consistait à leur fixer des limites. Cette « éducastration » attribuée au « pater familias » à été bannie et même si de nombreux parents constatent aujourd’hui qu’il ne leur est plus possible « d’interdire d’interdire », ce rôle répressif reste suspecté. Il devient même délicat lorsque les règles et la façon de les poser ne sont plus aussi évidentes et que la socio-culture ambiante valorise le « no limit ». C’est ainsi que dans les familles « modernes » où l’autorité parentale est comprise comme une autorité partagée et identique, les « mamans », comme les « papas » peuvent réprimander et sanctionner leurs enfants. S’il doit, en principe, y avoir accord après concertation, celle-ci n’est cependant pas toujours possible soit qu’elle n’est pas pu se faire ou soit qu’elle n’ait pas abouti. Qu’ils soient opposés aux méthodes autoritaires ou qu’ils craignent de « passer pour des fachos et des machos », très souvent les « papas », même plutôt moins patients, n’osent plus intervenir. De plus, voyant en général moins leurs enfants que les « mamans », ils n’ont plus envie de jouer le rôle ingrat et préfèrent rester dans l’affectif et le ludique avec eux. Les mamans, plus proches des enfants parce qu’elles les ont portés et protéges, ont tendance à être plus compréhensives. Ce sont pourtant souvent d’elles que viennent les limites. En effet, en prenant l’initiative et en choisissant elles-mêmes la sanction, elles prouvent qu’elles sont libérées et s’épargneront le spectacle de leur enfant malmené par un autre. Qu’en est-il alors de l’autorité des pères ? Peuvent-ils l’avoir le jour où ils décident d’intervenir ? L’autorité parentale leur est donnée par la loi, mais il se pourrait que pour être effective celle-ci ait besoin d’être acceptée par l’enfant. En effet sortant du ventre d’une femme, l’enfant a pour référence première celle avec qui il veut rester dans la fusion. Percevant cette femme toute-puissante, il est fasciné par elle et veut l’imiter et surtout ne pas la perdre. Pour cela il a intérêt à l’écouter pour lui plaire et n’obéit à une autre personne que si cela peut plaire à sa maman. S’il voit sa maman prendre les décisions ou les laisser quand elle le souhaite à quelqu’un d’autre, l’enfant continue de la voir toute-puissante et n’a pas de raison de prendre en compte celui qui semble tenir la place de subalterne, même si celui-ci peut être un « gentil papa ». Cet homme, ne pouvant plus imposer son autorité au risque de devenir un ennemi de la maman et donc quelqu’un qui ne mérite pas d’être écouté par l’enfant, est dépendant de la volonté de la « maman » d’apparaître dépendante ou pas du père ! Si la « maman » ne joue pas devant l’enfant ce « jeu de l’aliénation » qui la fait apparaître moins « toute-puissante » et qui valorise le père, elle n’entre pas dans la fonction de mère et ne permet pas au « papa » d’entrer dans la fonction de père.



L’autorité parentale censée donner l’autorité « aux pères et aux mères » se traduit en fait très souvent par la perte de la fonction de père et de mère. Dans cette fusion-confusion l’homme perd l’autorité et la femme qui croit la conquérir ne fait que du chantage affectif incapable de faire entrer l’enfant dans la loi. En voulant fuir, à juste titre, l’autoritarisme et le machisme, non seulement nous fabriquons des « enfants-rois », mais il se pourrait que nos enfants en manque de pères et de repères aient besoin de s’en inventer un et de le faire dans la caricature … comme de nombreux Allemands dans les années trente !

http://le-forum-parents-profs.xooit.com/t181-le-feminisme-Du-male-dominant-au-pere-conteste.htm

auteur jean Gabard

Écrit par : leclercq | 22 février 2013

"C'est sûr que vous, vous donnez plus dans la pensée de "niche": le repli identitaire, la xénophobie, la phallocratie, l'homophobie, l'appel au meurtre... Beau programme élitiste!!!"

Des clous. Vous n'êtes pas capable de sortir de vos schémas primitifs de robot programmé au catéchisme socialiste de base. Votre culture, c'est du copié/collé de wikipedia. On rediscutera quand vous vous servirez de vos neurones et ferez autre chose qu'ânonner la pensée de vos maîtres...

Écrit par : Géo | 22 février 2013

"Alors dans ce cas, on pourrait en dire autant de vos théories... non? Sauf que votre discours ne vient pas de théories universitaires mais de votre seul intellect. "

C'est bien ce qu'il affirme lui et accessoirement d'autres personnes pensent par eux-mêmes et suivre des théories universitaires c'est pas faire preuve d'intellectualisme autonome mais juste suivre comme un mouton de base une pensée commune. C'est clairement pas une démarche intellectuelle mais une imposture

"Mais apparemment, pour d'autres personnes, les uniques coupables sont les femmes, féministes ou non."

Et pour vous ce sont les hommes qui ne sont pas féministes ou en tout cas qui ne rentrent pas dans le moule de la bienpensance sophistique telle que la vôtre.

"Enfin, désolé, mais je suis certainement plus enclin à prendre en compte les travaux de professionnel(le)s universitaires que les articles d'un blogueur, même prolifique."

C'est votre choix, celà dit, des sophistes comme Bourdieu ou autre intellectuel aux intentions douteuses, ce n'est pas faire honneur à l'unniversité que reconnaître leurs mensonges.

A mon tour de te montrer également la réalité de la violence féminines bien loin des chimères que proposent les statistiques à la solde de la Féminista :
http://www3.unil.ch/wpmu/allezsavoir/les-femmes-sont-elles-toujours-des-victimes/
"Souvenez-vous de 2004, quand le monde découvrait, estomaqué, les photos de la soldate américaine Lynndie England faisant subir des sévices, souvent à caractère sexuel, à des prisonniers irakiens dans la prison d’Abou Ghraib.

La photo où la soldate tient un détenu en laisse a fait la une de nombreux journaux, et elle a suscité bien plus de commentaires que si un homme s’était livré à des humiliations identiques. La même stupéfaction s’était déjà manifestée, quelques semaines plus tôt, quand Michelle Martin, la compagne du pédophile belge Marc Dutroux, avait été reconnue coupable d’avoir joué un rôle très actif dans ses crimes pédophiles, avant que l’on mette sa participation sur le compte de l’influence de son conjoint."
"Depuis quelques années, enfin, on parle de plus en plus de mères infanticides qui cachent les cadavres de leurs bébés dans le congélateur ou qui les enterrent au fond du jardin. Dès qu’il y a violence de la part d’une femme, surtout un homicide ou une agression sexuelle, c’est l’incrédulité générale. Notamment parce que ces femmes criminelles ne cadrent pas avec le stéréotype de la mère pacifiste et aimante qui façonne notre imaginaire.

Entre les tenants de la femme trop douce pour être criminelle, et ceux qui postulent que les hommes et les femmes sont capables du meilleur et du pire, qui a raison? «Les femmes sont capables de tous les crimes, y compris les plus violents et les plus sanguinaires. Elles ont exactement la même palette de comportements criminels que les hommes», répondent sans hésiter Véronique Jaquier et Joëlle Vuille, criminologues et chercheuses à l’Université de Lausanne (UNIL)."
"Si ces préjugés n’ont plus guère cours, le regard que porte la société sur la criminalité des femmes reste très stéréotypé, constatent les deux chercheuses: «Il y a des gens qui se refusent à croire à la culpabilité d’une femme dans des crimes violents, le meurtre d’une famille entière par exemple, parce qu’en tant que «porteuse de vie», elle ne saurait donner la mort, et encore moins à ses propres enfants.»"
"Si ces préjugés n’ont plus guère cours, le regard que porte la société sur la criminalité des femmes reste très stéréotypé, constatent les deux chercheuses: «Il y a des gens qui se refusent à croire à la culpabilité d’une femme dans des crimes violents, le meurtre d’une famille entière par exemple, parce qu’en tant que «porteuse de vie», elle ne saurait donner la mort, et encore moins à ses propres enfants.»
l’histoire se répète donc, mais à chaque fois l’opinion publique semble redécouvrir qu’être une femme ne fait pas automatiquement d’elle une sainte…"
@hommelibre

"Tant d'argent mis au service d'une caste intellectuelle dominante et malhonnête, cela fâche."

Il y a bien longtemps que les intellectuels universitaire n'ont d'intellectuel que le nom. Les vrais intellectuels dans ces milieux sont justement ceux qu'idôlatre Diogène et ses semblables.

Écrit par : prometheus | 22 février 2013

Et puisque monsieur semble apprécier la lecture, ma foi, je vous propose cet ouvrage "les femmes tuent aussi" de Solène Haddad qui présente malgré le fait que ce soit majoritairement des hommes qui tuent, la cruauté dont en ont rien à envier celui des hommes des meurtres de ces dernières. Comme quoi la "soumission" de la femme n'a pas que du mauvais

Écrit par : prometheus | 22 février 2013

@ Vali

@Leclercq
votre argument sur la fessée, que doit donner prioritairement le père etccc est incroyable. Mais bon, vous ne m'étonnez pas. C'est votre conception éducative, ma foi pour le moment cela ne fait pas de vous un hors la loi, puisque les châtiments corporels ne font pas encore l'objet de poursuites

" Je ne parviens pas à m’indigner devant ce qui n’est absolument pas passible de quoi que ce soit de juridique, sur les plans pénal ou civil, qui se trouve situé très en amont des inadmissibles mauvais traitements et sans l’ombre d’un lien avec eux. C’est mélanger la banalité de l’affection qui se laisse aller et qui en a le droit avec l’intolérable. "

http://veille-education.org/2009/11/20/interdiction-de-la-fessee-le-point-de-vue-de-philippe-bilger-avocat-general-a-la-cour-dappel-de-paris/


"La loi est banalisée. La loi est détournée. La loi est moquée, en profondeur, quand elle s’attache à ce qui ne la regarde pas mais s’élabore trop vite pour l’essentiel qui la concerne. La loi, sauf exceptions, n’a pas à s’immiscer dans la vie domestique, dans notre espace d’autonomie où nous sommes les témoins de nous-mêmes et de nos proches, vraiment proches."

Écrit par : leclercq | 24 février 2013

@ leclercq

"ce ge,nre de racaille sait trés bien utiliser les rouages de notre société maternante a son avantage."
Sur ce point je ne vous suit pas très bien. Pas spécialement par rapport à la délinquance, qui sévit aussi outrageusement aux Etats Unis où la punition va pourtant jusqu'à la mort.
Mais plus généralement, maternante est un terme que vous employez souvent de manière péjorative. Hors pour moi c'est quelque chose de plutot positif. Une (bonne) mère est gentille et bienveillante envers son enfant.

J'ai au contraire souvent l'impression que les femmes de ce type là (individuellement et par rapport à l'ensemble de la société donc) sont rares de nos jours. Il y a surtout des indépendantes qui pensent beaucoup à jalouser le masculin ou s'en venger au lieu de l'aider, comme lui pourrait l'aider à son tour.

la virilité n'est pas l'invulnérabilité, de même que la féminité a aussi ses failles. C'est très bien le maternage. Comme la galanterie envers celles qui le méritent.
Justement ce qu'on entend partout ce serait plutot une déconstruction du maternage et de la virilité. Au lieu d'admettre que les hommes virils ont aussi leurs faiblesses comme les femmes ont les leurs; on martèle aux gens qu'être viril c'est être un animal préhistorique, et être une femme qui aime ce genre d'homme c'est être une aliénée.

Alors ça donne des générations de types qui finissent par se rendre compte qu'on les a bernés et qu'ils n'ont pas pu exprimer tout leur potentiel, parce qu'ils ont cru ce que les féministes leur ont dit. La virilité c'est pas bien, il faut être féminin (si on est un homme, si on est une femme pas trop!), toujours céder à ses faiblesses, ne jamais tendre vers un idéal de puissance masculine, ne pas chercher à se dépasser.
En faisant des recherches sur la virilité je me suis rendu compte que des sites de développements personnels qui apprennent à être viril, fleurissent à foison sur le net. Il y a une importante demande aujourd'hui, malgré ce que les bigleux de France inter ou autre leplusnouvelobs ressassent.

Écrit par : Didier | 24 février 2013

@ Didier

"Mais plus généralement, maternante est un terme que vous employez souvent de manière péjorative. Hors pour moi c'est quelque chose de plutot positif. Une (bonne) mère est gentille et bienveillante envers son enfant."

j'aime bien le livre de michel schneider qui explique bien le maternage de notre société. BIG MOTHER

un enfant a besoin d'être materné et a aussi besoin de limites. les limites c'est son pére qui lui donne et la société, mais la société le pose en victime le materne, et son pére est souvent dépassé, il n'est pas appuyé dans son rôle par notre société.

http://www.uniondesfamilles.org/absence_du_pere.htm



ce prof avec son vécu a la même analyse.

http://www.contrepoints.org/2012/11/14/104374-racisme-anti-blancs-lavis-des-internautes

"Sur lepoint.fr, un prof en zone sensible, Chamil, estime que « certains jeunes se sont affranchis de toutes règles, sauf quand elles les servent : il n’y a pas plus procédurier que le jeune racaillou dès lors qu’il se sent ‘victime’ » [racaillou est une créature de Pokémon]. Son ressenti est celui d’une personne agressée par des populations qui posent en victimes et qui en jouent.

Écrit par : leclercq | 24 février 2013

@ leclercq

On est bien d'accord le role du père semble minimisé, et donc moins d'autorité, plus de conneries, voir de délinquance. Mais quand vous parlez de société maternante, vous faites plus allusion à l'absence d'une forte autorité paternelle, qu'au maintient du role maternant positif des femmes j'imagine. Parce que je n'ai pas l'impression qu'une société "féministé" soit plus tolérante avec les fautes (réelles ou hypothétiques) des hommes, au contraire; et on est loin d'une mère bienveillante avec ses enfants, très loin.

Pour ce qui est des institutions et de l'autorité, je n'ai pas vraiment une foi aveugle envers elles, même si on ne pourrait pas s'en passer. J'essaye de ne pas trop les idéaliser. Des profs ou des flics hommes autoritaires mais cons y'en a aussi plein, et c'est plutot une bonne chose de leur désobeir dès que possible (pas à tord et à travers comme les racailles bien entendu).

La loi, les règles, les institutions, tous ça je pense qu'on doit s'en éloigner le plus possible, s'en libérer (de manière appropriée biensur) pour laisser exprimer ce qu'on est, ce qu'on veut, ou ce qu'on ressent vraiment. Sans quoi on devient tous des moutons, sans désirs propres, malléables, des robots téléguidés par l'état ou toute forme d'autorité.

Écrit par : Didier | 24 février 2013

Didier,
Votre intervention est très intéressante, parce qu'elle montre combien l'éducation est une tâche compliquée.
Toute la difficulté consiste à apprendre comment ne pas obéir à des injonctions impossibles (= comment ne pas devenir mouton), tout en respectant le grand cadre, de façon appropriée.
Faisant part du corps enseignant, je suis dans le groupe des personnes qui posent des contraintes aux enfants et qui les obligent à penser au groupe qui pose des exigences à tout moment, entre autres pour éviter le violence, mais aussi pour obtenir les conditions nécessaires au travail scolaire.
Je suis donc du côté d'une pensée qui valorise l'autorité, tout en sachant qu'elle n'est pas une fin en soi.

Écrit par : Calendula | 25 février 2013

@ Didier

dans une société maternante comme la notre, ce sonts les victimes qui sonts maternés , comme les hommes n'en sonts pas des victimes, voir la doxa féministes, eux ne sonts pas maternés.

http://www.cairn.info/revue-che-vuoi-2005-1-page-219.htm

mon livre de chevet

sur le reste du propos plus en accord avec Calendula, son métier ne doit pas être facile, vu le peu de soutien de leur hiérarchie qu'on les profs

Écrit par : leclercq | 26 février 2013

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