12 février 2013

L’excision, une demande des femmes

Soyons encore plus précis que précédemment. Une journaliste féministe affirmait sur son blog que les hommes savent exactement pourquoi ils veulent des femmes «pures» - c’est-à-dire excisées. Elle laisse entendre, selon la stratégie féministe d’accablement des hommes, que l’excision est voulue par eux. C’est faux. Elle est demandée par les femmes.


Je reprends donc et synthétise ce que j’ai écrit dans mes deux derniers billets. J’ai raccourci au mieux et développé plus précisément certains points. C’est un peu long mais nécessaire. Diviser le billet en deux était en affaiblir le déroulement argumentaire. Quant au titre de ce billet, s'il peut choquer, mon souhait est qu'il donne envie de s'informer et de réfléchir.


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1. L’excision, comme le repassage des seins, est une demande exclusivement féminine. C’est la mère ou une femme de la famille qui amène la fillette chez l’exciseuse. C’est la mère qui détruit délibérément les seins de sa fillette adolescente. Cela est abondamment documenté.

2. C’est une femme qui pratique l’excision. Son statut d’exciseuse est clairement défini dans la communauté. Elle se fait en principe payer pour cette pratique. Dans certains cas elle peut exciser plus d’une centaine de fillettes en une journée, dans des conditions d’hygiène plus que précaire et sans anesthésie.

3. On n’a aucune donnée selon laquelle l’excision serait une demande masculine. Les hommes des pays concernés semblent même ne pas apprécier l’excision. La journaliste féministe précise: «... les hommes des sociétés exciseuses préfèrent dans leur écrasante majorité faire l'amour avec des femmes impures (non excisées)». Les hommes n’ont donc pas d’intérêt objectif à vouloir l’excision.

4. Ont-ils un intérêt culturel? Selon cette journaliste: «... cette tradition a pour but de supprimer le plaisir sexuel de la jeune fille afin qu’elle garde sa virginité, et de l’épouse afin qu’elle n’ait pas envie de tromper son mari.» En quoi la suppression du plaisir clitoridien pourrait-il inciter une jeune femme à garder sa virginité? Il n’y a pas de lien de cause à effet. En quoi cette suppression empêcherait une femme de tromper son mari? Aucune pertinence. Une femme excisée raconte qu’elle peut avoir des orgasmes vaginaux. Sans plaisir solitaire clitoridien elle pourrait même être davantage incitée à un rapport occasionnel avec pénétration. On verra d'ailleurs plus loin que cette théorie est fausse.

5. La thèse du contrôle de la sexualité est évoquée par l’AMREF Flying Doctors, première ONG africaine de médecins en avion qui vont dans les territoires les plus reculés du continent africain. «Selon certaines traditions, les femmes non excisées sont impures et incapables de dompter leurs pulsions sexuelles.» La tradition ne rapporte pourtant pas que ce soient des hommes qui aient initialement eu cette exigence. En déduire que les hommes voulaient assujettir les femmes et contrôler leur sexualité est sans rapport avec les traditions documentées. Et si c'était le cas rien ne permet d'affirmer que la demande eût été masculine: la croyance que les femmes sont incapables de dompter leurs pulsions sexuelles et qu’il faut modifier ce corps aurait pu être initiée par un mythe ou par les femmes elles-mêmes. La transformation du corps est plutôt féminine. Le féminin semble davantage polymorphe que le masculin. D’une part dans de nombreuses sociétés les femmes acceptent plus que les hommes de modifier leur aspect physique pour exprimer leur singularité, leur féminité ou leur appartenance: chirurgie esthétique, coiffure, parures, botox, maquillage, femmes girafes, repassage des seins. D’autre part les femmes n’étant pas moins intelligentes que les hommes, l’acceptation de ces pratiques suppose de leur part une adhésion à la culture ambiante.



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6. On pourrait opposer au point 5 la théorie développée par Pierre Bourdieu, sociologue marxiste, selon laquelle les femmes auraient intériorisé une contrainte et la reproduisent par soumission culturelle, ancestrale, à l’oppresseur homme. Elle reproduiraient dès lors les mutilations parce qu’inconscientes du rapport de domination qu’elles subiraient.

7. Cet argument est réfuté de la manière suivante. On laisse entendre que les femmes auraient été incapables de dire non à des tortures et qu’elles les auraient reprises à leur compte malgré elles. Cette idée tient d’une imagerie de film de série B sur le Moyen-Âge et non de l’étude historique du réel. C’est une image grossière, déformée et interprétée à tort, de la réalité. Si d’ailleurs elles agissaient de cette manière il faudrait se questionner sur leur état mental. Une supposée soumission jusqu’à se mutiler est pathologique. Cette argument laisse donc entendre que les femmes seraient des êtres psychologiquement inférieurs aux hommes. Idée particulièrement méprisante et misogyne véhiculée par le féminisme lui-même dans son lyrisme victimaire. De plus cet argument, en assignant aux femmes un unique statut de victime, produit la désastreuse conséquence de les déresponsabiliser de leurs propres choix et de les infantiliser. Masochistes, demeurées, irresponsables: c’est l’image des femmes telle que développée par le féminisme politique. Enfin, en économie de survie de l’espèce, on ne voit pas l’intérêt qu’auraient les mâles à vivre avec des femelles amoindries dans la fonction du désir, fonction qui gouverne celle de la reproduction. Dans toutes les espèces les femelles contribuent activement à l’éveil du désir en vue de la reproduction. Le fait que les hommes préfèrent faire l’amour avec des femmes non excisées, comme vu plus haut, va dans ce même sens: le désir féminin stimule le désir masculin.

8. Dans le cas des «seins repassés», aucune tradition n’implique une volonté masculine. Toute la responsabilité de cette forme de torture incombe aux mères. La raison théorique en est le contrôle de la sexualité des adolescentes. Dans les sociétés occidentales on peut observer que ce sont les mères qui, plus que les pères, contrôlent la sexualité de leurs adolescentes et s’inquiètent de leurs comportement amoureux à la puberté. Il n’est pas exclu que cette motivation soit fondée non seulement sur la crainte de grossesse précoce mais aussi sur des jalousies générationnelles et des rivalités mères-filles. Les femmes sont donc capables d’infliger collectivement à leurs filles des sévices graves dans le but de contrôler leur sexualité. On ne peut dès lors écarter cette hypothèse dans le cas de l’excision, qui est l’affaire exclusive des femmes.

9. Les femmes ne sont pas les dernières à traiter de putes celles d’entre elles qui vivent leur corps avec un plus haut degré de liberté sexuelle que la moyenne. Le contrôle de la sexualité des femmes s’opère d’abord par d’autres femmes, sur leurs filles ou entre adultes. L’éducation et le jugement moral font partie de l’outillage du contrôle féminin de la sexualité. Les femmes en donnent donc l’idée et le modèle. Cela s’explique en partie par le fait que le contrôle de la sexualité donne le contrôle de la reproduction. C’est un immense pouvoir sur la société humaine. La libération des moeurs, la notion d’égalité et la contraception n’ont fait que renforcer ce pouvoir féminin. Par nature l’une des fonctions du sexe féminin est le contrôle de la reproduction. Les femmes contrôlent également la sexualité masculine en exigeant la fidélité et en surveillant les comportements du mari, ou par des conflits internes dans les couples polygames. Les femmes participent très activement au contrôle de la sexualité en général. Le contrôle féminin de la reproduction et la dissymétrie sexuelle homme-femme mettent en échec la théorie de l'indifférenciation des genres.



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10. La tradition propose une autre hypothèse, rapportée par l’ONG africaine des Flying Doctors: «...l’excision permet à la fillette de s’affirmer comme femme dans la mesure où le clitoris serait un organe masculin.» L’excision est alors perçue comme une marque identitaire de genre et comme une préparation positive à l’âge adulte. Un article paru dans l’Express du 6 février dernier confirme ce point: «Depuis des millénaires, les Maliennes sont marginalisées si elles ne se font pas enlever leur partie masculine. Dans ces contrées lointaines, le clitoris est, en effet, considéré comme un petit pénis. La plupart des filles de mon pays veulent être excisées pour devenir une femme à part entière, explique Nana». Il n’est fait aucune mention à une supposée domination masculine.

11. Une femme, médecin pédiatre et anthropologue, Christine Bellas Cabanes, qui travaille dans le cadre de l’excision au Mali, évoque la tradition et les mythes fondateurs. L’origine symbolique pourrait venir de la Bible, précisément de la femme d’Abraham, Sarah, jalouse de la servante qui avait donné un fils, Ismael, à son mari: «Devant l’entente qui s’affirmait entre son mari et Hadiara, la jalousie grandit dans l’âme de Sarah et elle décida de faire exciser sa rivale qu’elle chassa ensuite.» C’est ici symboliquement la femme qui initie et pratique l’excision. L’anthropologue rapporte également un mythe Dogon où un dieu ôta par la circoncision le prépuce de l’homme car c’est là où se logeait sa féminité, la femme étant ensuite excisée pour la libérer de son attribut masculin. Ici circoncision et excision sont étroitement liés. Le but était de mettre fin à la dualité interne des femmes et des hommes et de clarifier leur appartenance à un sexe. Dans un mythe bambara c’est aussi une femme qui initie la circoncision puis l’excision.

12. Toujours selon cette anthropologue: «A partir de ces mythes, se dégagent des éléments d’interprétation, annonciateurs des «fonctions de l’excision»: selon le mythe d’Hadiara (servante d’Abraham), l’excision (comme la circoncision) est un marquage corporel qui signe la particularité d’un peuple béni de Dieu.»

13. L’analyse que fait Christine Bellas Cabanes de ces mythes va bien au-delà de excision,domination,homme,femmes,sexualité,identité,rite,culture,afrique,tradition,colonialisme,famille,ethnie,symbole,anthropologie,mythe,mali,reproduction,repassage des seins,bourdieu,moyen-âge,liberté,soumission,contrôlel’indignation émotionnelle occidentale: «Symboliquement, la différenciation sexuelle recherchée par l’ablation du prépuce et du clitoris opérait en fait une différenciation de genre, c’est-à-dire une répartition sexuée des rôles sociaux masculins et féminins. Ainsi, l’objectif principal était de doter les enfants des qualités d’adultes responsables et porteurs des valeurs fondatrices du groupe. La maîtrise était considérée comme la qualité suprême que les enfants devaient acquérir pour être des adultes responsables : maîtrise de la peur, de la douleur, de la parole. Si les jeunes initiées résistaient à l’épreuve avec courage, la considération du groupe social leur était acquise, et la famille entière portait cette fierté.» On trouve des rites initiatiques touchant à l’intégrité corporelle dans de nombreuses cultures: l’adolescent Masaï va combattre seul un lion avec une simple lance. Dans le film «Un homme nommé cheval», un blanc capturé par les Sioux devient un guerrier en subissant des épreuves où son corps est mis en souffrance (voir vidéo).


Rites de passage

14. Grâce au rite la femme entrait dans le groupe et construisait une famille dont l’homme était le chef à l’extérieur, et elle le chef à l’intérieur. La classique économie du couple par répartition des rôles, des tâches et des lieux de pouvoir. Les garçons, en plus de la circoncision, n’étaient pas épargnés par la souffrance initiatique: «Le marquage corporel, mais aussi les épreuves infligées étaient censés permettre l’incorporation des statuts respectifs de chacun. On recherchait délibérément l’atteinte à l’intégrité des corps, car l’enfant pour passer d’un état à un autre devait symboliquement mourir pour renaître autrement. C’était l’éducation par métamorphose. (...) A partir de ce moment-là, le groupe pouvait exiger de l’individu un autre comportement...» On est donc devant des rites de passage, marqueurs d'une culture multimillénaire. Par comparaison notre culture a renoncé aux rites corporels de passage et les individus sont gardés enfants jusqu’à des âges avancés, émotionnellement dépendants et immatures.

15. Hormis ces mythes et hypothèses la cause initiale de l’excision semble oubliée. On ne peut pas incriminer une supposée domination masculine qui n’est pas documentée. Mais on peut constater que les femmes y font recours massivement et délibérément, comme signe identitaire de genre et d’appartenance ethnique. Dans ces cultures les femmes parlent beaucoup ensemble. Un refus de l’excision se serait manifesté de longue date si elle n’était pas perçue dans une dimension identitaire et fondatrice, si ce n’était qu’une hypothétique soumission aux hommes. En l’état des choses, l’excision est une demande féminine et non masculine. On peut cependant supposer, suite à quelques témoignages, que les hommes ont été instruits par les femmes de ce que l’excision entrait dans le jeu des rôles sociaux, rôle où le chef de famille avait une fonction lui imposant des devoirs et non un privilège de domination dans une société tribale et clanique très réglementée.

16. Toute référence à une domination masculine est un collage abusif d’une théorie non démontrée du féminisme politique. La théorie agit en contaminant les sociétés traditionnelles africaines. Une élite bourgeoise occidentale colonise culturellement des populations féminines africaines, que la journaliste féministe décrit elle-même comme «souvent illettrées ou peu scolarisées». On croirait lire un document raciste du XVIIIe siècle! Les femmes africaines seraient donc peu capables de comprendre ce qui leur arrive. Cela dénote une condescendance et un esprit de domination culturelle et intellectuelle d’une incroyable arrogance. «L’humanisme» féministe cache un prédateur sans merci.


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Le public occidental, à force de voir le monde avec les yeux de sa sensiblerie, à force d'avoir perdu tout recul historique et anthropologique, noyé dans ses émotions dégoulinantes et stupides, ne réfléchit plus. La tactique du harcèlement sociétal féministe est d’ailleurs de l’empêcher de réfléchir et de l’engouffrer dans tous les leurres que le pouvoir propose. Aujourd'hui, alors que j’ai toujours été contre l’excision (et j’y suis toujours opposé), je me demande s’il ne faut pas laisser les pays concernés décider eux-mêmes de leur culture plutôt que de les humilier en venant détruire et diaboliser les rites de passage qui structurent leur société. Imposé de l’extérieur, l’abandon de l’excision va déraciner des millions de gens de leurs culture et des balises sociales. Dans ces régions sensibles leur culture était un rempart contre l’extrémisme. La détruire de l’extérieur sans proposer de nouvelles valeurs laissera des gens perdus, déracinés, proies idéales pour les idéologies extrêmes ou pour la fuite dans un consumérisme hypnotique.

C’est déjà la stratégie féministe en occident: stress, agressivité, pression, exigences sans cesse en augmentation, usurpation de légitimité par culpabilisation de la société. Tout pour attirer à soi les personnes que l’on aura soi-même jetées dans la confusion. Cela, c’est la stratégie secrète du féminisme pour gagner le pouvoir partout. Non seulement on falsifie l’Histoire mais on déculture les sociétés. Une stratégie de secte.

Pour l’excision ne faut-il pas plutôt laisser faire les femmes africaines, sans les mettre sous la tutelle occidentale (culturelle et financières), afin qu’elles puissent initier non pas une capitulation face à l’occident mais une réelle évolution de l’intérieur?

Mises sous pression par les lobbys féministes qui cherchent l’argent des subventions (on commence à comprendre que l’alpha et l’oméga du féminisme c’est le pouvoir et l’argent), les institutions internationales occidentales imposent à l’Afrique une culture étrangère. Dans l’exemple de l’excision on voit clairement la stratégie colonialiste et impérialiste de la Féminista.

Et l’on s’étonne que l’intégrisme monte en réaction à ce colonialisme féministe par ONU et Unicef interposés!


Cliquer sur les images pour les agrandir. Les affiches sont celles que j’avais moi-même réalisé il y a cinq ans dans un premier billet sur l’excision pour mobiliser les hommes qui sont trop absents de la décision de mutilation. Billet où je n’analysais pas encore la question comme aujourd’hui.

Le tableau en deux parties est extrait de l'étude de madame Bellas Cabanes. Il synthésie clairement la situation. La dernière image illustre le rite initiatique dans Un homme nommé Cheval.


Le rite initiatique dans Un homme nommé Cheval:


Commentaires

- « 16. Toute référence à une domination masculine est un collage abusif d’une théorie non démontrée du féminisme politique. »

Bonne chance pour expliquer à coup de rhétorique anti-féministe le rôle de *** la dot *** sur la société africaine et son influence sur l'excision.

Écrit par : Chuck Jones | 11 février 2013

... et les mariages précoces.

Écrit par : Chuck Jones | 11 février 2013

@ Chuck:

Le rôle de la dot, payée par la famille du fiancé à celle de la future épouse, est une tradition très forte d'alliance des familles. C'est un autre débat. A moins que vous ne vouliez développer.

Pour les mariages précoces, cela évolue, comme ce fut le cas en Europe. Il y a des siècles, les jeunes gens se mariaient parfois dès la puberté. La durée moyenne de vie étant beaucoup plus courte c'était indispensable.

Il est intéressant de lire dans certaines enquêtes qu'aujourd'hui en Afrique ce sont plus les hommes que les femmes qui s'opposent à l'excision. Ils n'en voient pas l'intérêt et ne la demandent pas.

En tout cas la rhétorique féministe, culpabilisante des hommes et dénigrante des valeurs régionales, n'est sûrement pas un avantage pour préserver une culture tout en faisant évoluer certains de ses aspects.

Écrit par : hommelibre | 11 février 2013

Peut-être Chuck veut bien nous expliquer ce qui est de la "rhétorique anti-féministe" dans les propos d'hommelibre. Il s'agit plutôt de rétablir des faits avérés et vérifiables.
Les accusations qui sont portées contre les hommes, la gente masculine en générale, sont complètement déplacées, étant donné que l'excision est abolie dans tous les pays occidentaux, pays où la vie politique, économique et sociale est, selon les dires des cercles féministes, dominée par les hommes.

Écrit par : benpal | 11 février 2013

@benpal

- « Peut-être Chuck veut bien nous expliquer ce qui est de la "rhétorique anti-féministe" dans les propos d'hommelibre. »

Mais, à votre humble service.

Un exemple ?

L'expression reine "théorie non-demontrée des -istes", dans le message précédent juste le vôtre, pour décrire des schémas de comportements humains, comme s'il s'agissait d'une science exacte, telle la physique et son fardeau de démonstration formelle par les mathématiques.

Écrit par : Chuck Jones | 11 février 2013

@benpal

- « Les accusations qui sont portées contre les hommes, la gente masculine en générale, sont complètement déplacées, étant donné que l'excision est abolie dans tous les pays occidentaux, pays où la vie politique, économique et sociale est, selon les dires des cercles féministes, dominée par les hommes. »

Je ne vois pas de contradiction entre:

- les hommes sont dominants,

- l'excision sert en premier lieu les hommes, quand elle ne sert pas leurs croyances, y compris celle que l'homme est supérieur à la femme et en abuser,

- les hommes des pays occidentaux ont décidé d'abolir l'excision.


- « Les accusations qui sont portées contre les hommes, »

Mais arrêtez de jouer les caliméros et les "c'est pas juste".
Ces réactions épidermiques pour justifier des croisades anti-féministes sont tout simplement ridicules!!!

D'abord, le discours féministe n'est pas un réquisitoire, qui fait état d'un tribunal et d'un procès contre les hommes.

C'est PAS des accusations qui sont émises, mais des affirmations d'états de fait pour mettre en évidence l'existence d'opportunités de schémas d'abus.

Mais quelle quantité de temps et d'énergie vous dépensez tous à vous défendre contre des accusations qui n'en sont pas avant de glisser au détour d'un paragraphe ...

"Aujourd'hui, alors que j’ai toujours été contre l’excision (et j’y suis toujours opposé)" (hommelibre).

Écrit par : Chuck Jones | 12 février 2013

@Chuck : "pour décrire des schémas de comportements humains, comme s'il s'agissait d'une science exacte,"
Je suis sûr que vous pouvez apporter la preuve du contraire, c. à d. que ce sont les hommes qui commandent et exécutent les excisions.
Et pendant que vous y êtes, vous pouvez certainement aussi confirmer que cette pratique est répandue partout où il y a des homme. et non pas seulement dans certaines ethnies.

Mais alors que vous pouvez impunément accuser les hommes de commettre ces atrocités, vous ne pourriez pas accuser une certaine ethnie, sans risquer d'être en conflit avec les lois anti-racisme.

Écrit par : benpal | 12 février 2013

Ce qui est compliqué dans le débat ci-dessus : savoir de qui on parle.
Une société sub-saharienne avec ces exigences n'est pas comparable à la réalité européenne.
Il n'est pas possible de tirer des conclusions concernant le statut de la femme en général, en partant du cas particulier de l'excision.
Lorsqu'on parle de l'excision en Afrique, on a bien sûr peur de friser le code, quant au racisme.
Et il se pose la question sur l'interventionisme en général.
Fallait-il intervenir en Libye, Irak, Afghanistan, Mali ? Faut-il intervenir en Syrie ?
Ce n'est pas prendre les gens pour de cons, si on décide d'intervenir, pour faire cesser un massacre ou essayer de mettre fin à un régime complètement ahurissant. Tout est dans le comment et également dans une sorte d'appel au secours, qu'on va entendre ou pas.
Les cas d'intervention militaire ne sont jamais simples, ça ne se passe jamais comme on l'avait prévu et il y a toujours un prix à payer.
Pour en revenir à l'excision :
Les femmes qui tiennent tant à faire perdurer cette tradition cruelle sont elles-mêmes des personnes marquées dans leur chair. Et donc dans leur psychisme.
On observe souvent que ceux qui ont subi des abus ont tendance à la faire subir à d'autres, plus faibles. C'est bizarre, mais c'est comme ça.
L'idéal serait effectivement que les sociétés pratiquant des sévices rituels sur des enfants en viennent à comprendre, de l'intérieur, que ça n'est pas acceptable. Pour cela, il faut bien une influence extérieure, il faut qu'il y ait une sorte de membrane perméable, qui fasse entrer des informations ou des remises en question. Et qu'on s'adresse aux femmes âgées, aux mères, de sorte
à pouvoir être entendu. Et cela, seuls les Africains peuvent savoir le faire.
Faut-il que la croyance soit forte pour qu'on pense bien faire en portant atteinte de telle façon à l'endroit le plus sensible du corps humain, en voyant la détresse de l'enfant.
En cela "La Fleur du Désert" est un film intéressant. Le récit est fait par une femme africaine, de son point de vue. Le message n'en est que plus fort.

Pour moi, les situations les plus absurdes sont les excisions pratiquées en Europe. Là, visiblement, il n'y a pas eu de relativisation de la tradition, pas de membrane perméable entre les sociétés. Mais il y a au moins notre loi qui sanctionne.

Écrit par : Calendula | 12 février 2013

@Calendula: excellente analyse

Écrit par : benpal | 12 février 2013

@ Chuck:

Vilain procédé que le vôtre:

" avant de glisser au détour d'un paragraphe ...

"Aujourd'hui, alors que j’ai toujours été contre l’excision (et j’y suis toujours opposé)" (hommelibre)."

Vous oubliez la suite qui explique ce passage:

"... je me demande s’il ne faut pas laisser les pays concernés décider eux-mêmes de leur culture plutôt que de les humilier en venant détruire et diaboliser les rites de passage qui structurent leur société."

C'est plus clair comme ça?

Écrit par : hommelibre | 12 février 2013

@ Calendula:

Un premier point est que l'idée d'une domination masculine n'est pas citée à propos de l'excision, ni par les mythes fondateurs, ni par les femmes, ni par une femme anthropologue qui travaille sur place, mais seulement par les féministes européennes. Cette instrumentalisation de l'excision est non seulement stigmatisante des hommes mais peu honnête et fait se demander si les féministes sont réellement intéressées au sort des femmes africaines, ou si elles leur servent d'alibi pour enfoncer leur clou.

Un autre point qui pose question est la reproduction de la souffrance. Ici on a affaire à un mythe fondateur, dans un cadre où l'expérience corporelle est pédagogique aux yeux de la population. Ce n'est pas une simple reproduction de la souffrance subie, comme dans le cas d'un enfant maltraité, mais un devoir sociétal et spirituel! Toutefois la situation évolue puisque de plus en plus de femmes et de nombreux hommes mettent en cause l'excision dans leur pays.

La reproduction n'est d'ailleurs pas une fatalité: tous les enfants maltraités ne deviennent pas maltraitants.

La notion de membrane perméable est intéressante. En effet de nombreuses évolutions sociétales sont venue de diverses influences et non seulement de l'intérieur. Mais souvent ce sont les autochtones qui vont chercher ailleurs une influence et qui la rapportent. Ici l'influence me semble quand-même imposée de l'extérieur. Pourquoi pas. Mais il est mélangé à une idéologie qui elle est malveillante.

Écrit par : hommelibre | 12 février 2013

Calendula@ je n'arrive pas à voir quel peut-être le rapport entre intervention militaire en Libye ou au Mali et l'excision. De plus mêler la Syrie à cette liste n'est pas pertinent en raison de l'opposition de la Russie et de la Chine. Nous sommes assez nombreux en Europe à ne pas vouloir de guerre mondiale juste pour rendre service à des Syriens sunnites contre des Syriens chiites. Bref...

"On observe souvent que ceux qui ont subi des abus ont tendance à la faire subir à d'autres, plus faibles."

Ce n'est pas cela qui est en cause dans les populations sub-sahariennes. Ce sont des ordres des Ancêtres qui ne se discutent pas, sous peine de malédiction générale.

Écrit par : Géo | 12 février 2013

@ Géo:

"Ce sont des ordres des Ancêtres qui ne se discutent pas, sous peine de malédiction générale."

C'est bien ce qui est en jeu et ce qui donne autant de force à cette pratique.

Écrit par : hommelibre | 12 février 2013

Ma compagne avait préféré engagé une femme plutôt qu'un grand dadais de boy pour l'aider au ménage dans le sud du Burkina. En passant du temps ensemble, elles sont devenues confidentes. Fatima lui a raconté l'horreur de sa propre excision, mais qu'elle a quand même fait exciser ses filles, sous la pression sociale. Elle pleurait beaucoup, paraît-il, et croyez-moi, les Africains, cela ne pleure pas pour rien. On était en brousse, à Léo, pour ne rien vous cacher. Un peu plus tard, ma compagne a eu l'occasion de s'engueuler profond avec un intellectuel burkinabé qui défendait l'excision à 100%. L'accusation de racisme de Calendula pour les gens qui oseraient poser la moindre question aux Africains sous couvert de respect me fait bien marrer. Quand une jeune fille blanche refuse de coucher après la 1ère sommation, l'Africain de base la traite de raciste et nous on ne pourrait pas les questionner sur certaines de leurs charmantes coutumes ?

Écrit par : Géo | 12 février 2013

@Géo: "L'accusation de racisme de Calendula pour les gens qui oseraient poser la moindre question aux Africains sous couvert de respect me fait bien marrer." Si j'ai bien compris Calendula, elle n'a pas accusé mais plutôt fustigé ceux qui utilisent le terme "racisme" pour tout et n'importe quoi et l'accusation de "racisme" pour empêcher toute discussion honnête et ouverte.

Écrit par : benpal | 12 février 2013

Bonjour Géo,
Le parallèle avec les interventions militaires avait pour unique but de parler de l'intervention extérieure tout court. C'est à dire : se demander si l'intervention dans les affaires d'autres pays signifie que l'on prend les autres pour des cons (ou connes).
Comme vous, je ne pense pas que toute intervention est possible.
Je ne pense pas qu'il est raciste de dire que l'excision est de la torture, loin de là. Il faut juste essayer de comprendre comment c'est possible que ça existe. J'ai dit qu'on peut "friser le code", je n'ai accusé personne de racisme.
Comme la plupart des Européens, je ne connais pas l'Afrique. Vous, vous avez votre expérience et votre vision est forcément toute différente.
Votre témoignage direct est donc très intéressant et montre bien qu'on n'est pas dans un discours raisonné, lorsqu'il s'agit d'excision.
Lorsque j'écrivais : "Faut-il que la croyance soit forte pour qu'on pense bien faire en portant atteinte de telle façon à l'endroit le plus sensible du corps humain, en voyant la détresse de l'enfant.", je faisais allusion à ce que vous
appelez "les ordres des Ancêtres".
Le billet d'hommelibre postule que les femmes sont demandeuses d'excision.
On pourrait aussi penser qu'elles sont davantage obéissantes face aux ordres des Ancêtres et objets de la pression sociale.

Écrit par : Calendula | 12 février 2013

"On pourrait aussi penser qu'elles sont davantage obéissantes face aux ordres des Ancêtres et objets de la pression sociale."

Evidemment.. Pauvre Goetelen.

Écrit par : Walter | 12 février 2013

Calendula, question pression sociale ou religieuse, mon sentiment est que tous nous pouvons y être sensibles.

Quand j'écris que les femmes sont demandeuses d'excision, c'est un constat de ce qui se passe. Un extraterrestre au Mali sans connaissance des cultures terrestres verrait essentiellement des mères conduire leur fille chez des femmes qui excisent. Qu'en conclurait-il? Que c'est une affaire de femmes.

Écrit par : hommelibre | 12 février 2013

"Quand j'écris que les femmes sont demandeuses d'excision, c'est un constat de ce qui se passe. Un extraterrestre au Mali sans connaissance des cultures terrestres verrait essentiellement des mères conduire leur fille chez des femmes qui excisent. Qu'en conclurait-il? Que c'est une affaire de femmes."

Oui oui

Écrit par : Walter | 12 février 2013

Oui, hommelibre, mais nous ne sommes pas des extraterrestres ! ;-)))

(Je me suis souvent imaginé ces mêmes observateurs venus d'ailleurs, regardant dans une classe du Cycle d'Orientation, où, n'en déplaise aux pessimistes, la plupart du temps on voit des jeunes humains, dans la pleine force de l'âge, assis sagement derrière des tables, alors qu'un seul adulte se tient debout face à eux et il "tient" la classe. Je me suis souvent demandée ce que l'extraterrestre en concluerait.)

Nous savons bien que ces femmes-là ne vivent pas sans lien avec le reste de leur société et qu'elles ne sont, p.ex., pas toujours l'unique épouse d'un homme. Ca m'a toujours eu l'air très compliqué et pas tellement comparable avec ma situation. C'est pour cela que je ne ferais aucun parallèle avec une situation en occident et j'avoue ma grande ignorance des tenants et aboutissants de la chose appelée "excision" et "repassage des seins".
Je ne peux uniquement m'exprimer sur ce que je peux constater de mes yeux de terrienne par la lecture et le visionnement de documentaires. C'est peu de chose, certes.
J'espère avancer dans ma compréhension et je concède que c'est une affaire de femmes, mais pas dans un vacuum.

Écrit par : Calendula | 12 février 2013

Géo,
En y ayant encore réfléchi et pensé au cas de Fatima, que votre compagne à côtoyée, j'aimerais vous poser une question théorique:

Partant de l'idée que ce besoin de perpétuer l'excision tient à la loyauté et au respect des traditions (ordres des Ancêtres), quel serait la meilleure façon de s'adresser à ces femmes ? Que faire, pour qu'elles puissent envisager l'abandon de cette pratique cruelle ?

Beaucoup disent que c'est l'instruction. Je n'en doute pas, mais c'est une approche qui conviendrait aux plus jeunes.
Faut-il juste l'interdire et condamner les contrevenantes à la prison ?
Faut-il obtenir l'adhésion franche des autorités religieuses, qui ensuite obtiendraient celle des femmes, par un discours approprié ?

Écrit par : Calendula | 12 février 2013

Moralité : il aurait raison de prime abord. Mais bien évidemment, les rapports hommes-femmes chez les Africains n'ont pas grand'chose à voir avec ce qui se passe chez nous. Que les gens qui ne connaissent pas l'Afrique veulent bien comprendre que ce continent, c'est une autre planète. Pour nous, ce sont des extra-terrestres.
Nous connaissons ici en Europe ce rapport un peu bizarre qu'il y a entre gens rationnels et gens irrationnels. L'autre jour, j'étais en compagnie d'un sculpteur connu qui me parlait du pouvoir des pierres, surtout la serpentine. La géobiologie, l'astrologie, l'homéopathie...
Que voulez-vous dire à ces gens au bout d'un moment ? Ce que je sais, c'est qu'aucun instrument de géophysique, si sensible soit-il, n'a jamais mis en évidence quoi que ce soit de la géobiologie. Que l'astrologie est un non-sens absolu, qu'aucun astrologue n'a su dire quoi que ce soit d'intéressant quand on leur a présenté les données astrales de Adolf Hitler, Staline, Einstein, Beethoven, etc...
En Afrique, aucune mort n'est due au hasard. Il y a toujours un coupable. La foudre est sous le pouvoir des sorciers. Qui maîtrisent tous les poisons les plus subtils issus des plantes. Le ministre de la santé de la province de Huambo en 1989 dans une soirée chez MSF : pourquoi croyez-vous qu'on prend nos femmes avec nous dans une soirée où l'on serait invité ? Tous les Blancs se regardent sans comprendre. Chez nous, on prend nos femmes avec, en principe...
Le ministre : Pour surveiller nos verres, de manière à ce que personne ne puisse y mettre quelque poison...
En Afrique, les puissants ne partent jamais seul, particulièrement en Côte d'Ivoire. Quand Houphouët-Boigny est mort, la cérémonie dans sa cathédrale mégalo n'était pas la dernière, avec cette andouille de Mitterrand et sa rose. Après, il y avait une cérémonie privée avec sa famille. On estime à 50 têtes coupées pour l'accompagner. Il y a d'ailleurs un trafic de têtes entre le Burkina et la Côte d'ivoire pour ce genre de cérémonies...
Et après cela, ces gens débarquent aux NU et critiquent le racisme des Suisses.
N'est-ce pas, Doudou ?

Écrit par : Géo | 12 février 2013

Calendula@ Ce n'est pas à nous, c'est à eux. Faut arrêter de jouer aux missionnaires. Ou alors, jouez-y jusqu'au bout, allez-y, ouvrez un couvent, apprenez durant 20 ou 30 ans et après vous nous direz. Mais cela fait 200 ans que certains le font, sans succès.

Écrit par : Géo | 12 février 2013

OK, Géo, j'ai compris.
Ca ne sert à rien de me creuser le méninges à ce sujet, puisque je n'ai pas l'âme d'une missionnaire, s'entend. L'ouverture du couvent n'est pas une option, sorry !

Écrit par : Calendula | 12 février 2013

@benpal,

- « Je suis sûr que vous pouvez apporter la preuve du contraire, c. à d. que ce sont les hommes qui commandent et exécutent les excisions. »

Apparemment le message à propos des sciences humaines et des preuves a du mal à passer.

Quant à qui commande, il suffit de remonter à qui fournit la dot pour déterminer les intérêts de qui sont pris ***d'abord**** en considération.

Inutile que les hommes se salissent les mains si quelqu'un d'autre est prêt à le faire moyennant finance.

- « Mais alors que vous pouvez impunément accuser les hommes de commettre ces atrocités, vous ne pourriez pas accuser une certaine ethnie, sans risquer d'être en conflit avec les lois anti-racisme. »

Pqrdonnez ma franchise, mais là vous nagez en pleine confusion.

Écrit par : Chuck Jones | 12 février 2013

@hommelibre

- « Un premier point est que l'idée d'une domination masculine n'est pas citée à propos de l'excision, ni par les mythes fondateurs, ni par les femmes, ni par une femme anthropologue qui travaille sur place, mais seulement par les féministes européennes »

Vous plaisantez ?

Approche anthropologique

"Du point de vue anthropologique, l’excision est une pratique culturelle de marquage du corps. Elle a lieu dans des sociétés à domination masculine, principalement en Afrique ainsi que dans certains pays d’Asie et du Moyen-Orient, mais elle se retrouvait aussi en Occident entre les 19e et 20e siècles: "historiquement, l’excision a été pratiquée en Europe et en Amérique du Nord, afin de soigner des désordres mentaux liés à ce qui était considéré comme de l’hypersexualité féminine", dixit Hélène Martin, anthropologue et professeure à l’Ecole d’Etudes Sociales et Pédagogiques (EESP)."

http://www.fedevaco.ch/cms/page.php?p=219


L'excision, une « affaire de femmes » ?

http://uncertaingenre.blogspot.ch/2012/02/lexcision-une-affaire-de-femmes.html



La pratique de smutilations génitales féminines à Djibouti :
une « affaire de femmes » entre les mains des hommes.

"Il est en effet surprenant de parler d’une affaire exclusivement féminine dans
une société patriarcale où les hommes exercent autorité et pouvoir, où les femmes, dans un contexte de division sexuelle des activités très marqué, exercent des tâches peu ou pas valorisées et restent fréquemment cantonnées dans l’espace domestique.

Les hommes, dans la société djiboutienne, en tant que père et chef de famille, sont au cœur des décisions prises au sein de la cellule familiale. En outre, en tant qu’époux, ils accueillent leur femme à résidence ; en tant que père, ils prennent en charge le mariage de leurs filles. Ils organisent ainsi la circulation des femmes au sein de leur communauté. Ils ont le pouvoir de contrôler la sexualité et la fécondité des femmes. Or, la pratique des MGF, présentée comme un moyen de préservation de la chasteté des femmes par inhibition du désir sexuel, assure aux hommes la fidélité de leur femme et l’origine de leur progéniture. En garantissant la virginité des jeunes filles avant les noces, elle rend la femme éligible à un mariage. La prééminence des hommes dans le domaine de la sexualité et de la reproduction de leur lignée contraste largement avec leur absence dans le domaine des MGF."

http://ceped.org/IMG/pdf/autrepart_carillon-petit.pdf

Écrit par : Chuck Jones | 12 février 2013

@hommelibre

- « Quand j'écris que les femmes sont demandeuses d'excision, c'est un constat de ce qui se passe. Un extraterrestre au Mali sans connaissance des cultures terrestres verrait essentiellement des mères conduire leur fille chez des femmes qui excisent. Qu'en conclurait-il? Que c'est une affaire de femmes. »

ET LA DOT ? et la dot ?
Alouette, je te plumerai.!

Écrit par : Chuck Jones | 12 février 2013

@Calendula,

- « Faut-il obtenir l'adhésion franche des autorités religieuses, qui ensuite obtiendraient celle des femmes, par un discours approprié ? »

Exactement ce qui se passe an afrique sub-saharienne, qui voit la participation active des imams pour réaffirmer que l'excision ET la circoncision ne sont PAS des pratiques défendues dans le Coran.

Écrit par : Chuck Jones | 12 février 2013

Et la dot, et la dot ... n'a aucune rapport avec l'excision.

" ... la dot traditionnelle européenne se dit uniquement de l'apport du père à sa fille au moment du mariage, affectée aux besoins du ménage. Elle incombe donc intégralement à la famille de la mariée."

"En Afrique, la dot, ou plus précisément le prix de la fiancée, est offerte par l'homme à la famille de la femme et n'entre donc pas dans le patrimoine du couple. Cette méthode est parfois critiquée par les détracteurs de la dot qui estiment que l'homme achète sa femme. Or, dans bien des cas, surtout en Afrique, il est clairement dit durant la cérémonie que ce qui est apporté ne représente pas un achat de la femme. Il s'agit de cadeaux apportés à la famille dans le but d'une alliance entre deux familles."

Source Wikipedia

Écrit par : benpal | 12 février 2013

@ Chuck jones

c'est un peu un dialogue de sourd ... Si l'on sait que cette pratique remonte au néolithique et qu'avec le temps, les raisons de cette tradition très ancienne divergent selon les régions.

AInsi votre exemple concernant Djibouti démontre une récupération de cette tradition par la religion locale. Dans d'autres régions on retrouve effectivement une revendication de la tradition du côté des femmes chefs.

Vous prenez cependant délibérément l'interprétation que ces pratiques sont dues à une société patriarcale, alors que manifestement ce n'est pas aussi simple.

Votre argument sur la dot est par trop simpliste dans le sens où là aussi les pratiques divergent. Majoritairement en Afrique c'est le mari qui doit payer les parents de sa futur femme et cette somme ne revient pas dans le patrimoine du futur couple ... Cela démontre également qu'une grande valeur est attribuée aux femmes puisqu'il faut dédommager la famille pour sa perte. Les femmes en Afrique ont la mainmise sur tout ce qui concerne la culture de la terre, l'agriculture et le marché aux fruits. C'est sont domaine incontesté. D'autres part bien des traditions africaines voient une catégorie de femmes d'âge mûr, plutôt dominantes et je vous jure que la danse des femmes que j'ai vu une fois, dans ce pays réputé machiste qu'est le Sénégal, montrait bien que dans la tradition ces femmes là, aurait foutu la trouille à n'importe quel lutteur sénégalais.

En réalité c'est la colonisation qui a mis fin à ces rôles bien définis entre genre, dans la société traditionnelle africaine.

Et quand vous prenez le parti d'affirmer que des pratiques traditionnelles sont le fait de société patriarcales, je crois que c'est vous qui faîtes une confusion entre ces traditions et les colonisateurs. Ce n'est pas le même problème.

Écrit par : aoki | 12 février 2013

@ Benpal:

La notion d'alliance est fondamentale. Elle l'était antérieurement en Europe, elle l'est toujours en Afrique. La dot en effet n'est pas liée à l'excision.

Comme vous le soulignez c'est la famille de l'homme qui donne à celle de la femme. En Inde c'est l'inverse. On dit qu'en Inde cette dot discrimine les femmes. Et en Afrique c'est la dot par par la famille de l'homme qui discrimine la femme?

Décidément, il n'y a plus aucune logique ni cohérence. le seul principe est que la femme doit toujours être présentée comme victime et l'homme comme exploiteur et dominant.


@ Chuck:

Vous n'avez pas expliqué en quoi vous faites un lien entre la dot et l'excision. Voulez-vous dire que qui paie commande? Alors ce devrait être pareil en Inde. Non, c'est la famille qui reçoit qui commande. Elle commande en décidant si la dot est suffisante pour accepter le mariage.

Il faut savoir qu'en Afrique la fertilité féminine est hautement valorisée, puisqu'elle promet la potentielle survie et richesse de la famille et du clan.

J'ai fait plusieurs voyages en Afrique, dans les villages loin des grandes villes. Ce que j'ai vu? Aucune femme soumise! Elles discutent tout, absolument tout, jusqu'au bout. La palabre est l'institution la plus démocratique. Elles se fâchent, engueulent le mari, travaillent, élèvent les enfants. Dans le passé elles ont été guerrières pour faire gagner l'empire Mandingue. Les femmes africaines sont le pouvoir réel en Afrique. Après, que les hommes disposent d'un pouvoir symbolique, bien sûr. Mais ce pouvoir est assez limité.

La littérature africaine traditionnelle, les contes surtout, montrent cette place très forte des femmes dans la société.

Je parle de l'Afrique chrétienne, mais même dans l'Afrique musulmane les mères et aïeules ont une place très forte et écoutée. L'homme ne prend de décision qu'après qu'une discussion avec les femmes ait eu lieu, et si elles ne sont pas contentes de la décision elles le font savoir. Dans la réalité il est rare qu'un "chef de famille" (statut juridique) contrarie les femmes. On dit que l'homme a décidé, mais derrière c'est la famille et les femmes qui ont nourri la décision.

La vision occidentale est biaisée par le discours féministe qui a falsifié l'histoire et tord la réalité.

Écrit par : hommelibre | 12 février 2013

Calendula, d'accord avec vous sur le vacuum. Les comportements individuels prennent forme et logique dans un contexte (ce qui ne doit pas amoindrir la responsabilité individuelle).

Dans cette même logique le comportement masculin doit être perçu comme répondant aussi à des besoins du contexte, et ne sauraient dès lors être isolés. Le bénéfice immédiat des hommes, suggéré par Chuck dans le billet précédent, laisse entendre que l'homme n'agirait que pour lui-même et au détriment des femmes. Cela n'a pas de logique. Les comportements masculin et féminin correspondent à des standards que le groupe a déjà validés et dans lesquels l'individu se donne une marge de liberté.

Écrit par : hommelibre | 12 février 2013

"La vision occidentale est biaisée par le discours féministe qui a falsifié l'histoire et tord la réalité."

Merci hommelibre, merci pour cette vision qui me paraît plus authentique que les récits fumeux de certains.
Celà mériterait un billet pour décortiquer des années voire des décennies de mensonges médiatiques et scolaires sur les tribus en Afrique. D'ailleurs on pourrait démontrer tout autant que en Islam la femme a une place également plutôt forte, à l'exception de l'Arabie Saoudite, encore que dans certaines contrées je ne suis pas sur que la femme soit soumise.

Bref quand l'idéologie dominante affirme une thèse il faut chercher à comprendre le contraire

Écrit par : prometheus | 12 février 2013

@ Prométheus: je viens d'en publier un nouveau billet.

Écrit par : hommelibre | 12 février 2013

@Aoki

- « Les femmes en Afrique ont la mainmise sur tout ce qui concerne la culture de la terre, l'agriculture et le marché aux fruits. »

La mainmise sur des travaux les plus fatigants, le fait de leur volonté ?

Essayeriez-vous de me faire croire que les esclaves d'amérique avaient aussi "la mainmise" sur leurs travaux ?


- « En réalité c'est la colonisation qui a mis fin à ces rôles bien définis entre genre, dans la société traditionnelle africaine. »

Curieux, j'avais cru que la colonialisation avait au contraire fait tout pour faciliter et renforcer la pratique des coutumes et traditions à titre de gage de bonne volonté pour faire accepter aux indigènes les pratiques colonialistes les plus extrêmes visant à améliorer l'obéissance, la docilité et la productivité des colonisés.

Vous auriez l'obligeance d'indiquer des références supportant votre avis ?

Écrit par : Chuck Jones | 13 février 2013

@hommelibre:

- « Vous n'avez pas expliqué en quoi vous faites un lien entre la dot et l'excision. »


"Dans un contexte où l’union d’un couple est surtout celle de deux familles, l’ultime fonction de l’excision est donc de mener des filles vierges au
mariage dans l’optique de préserver l’honneur familial et d’optimiser la dot (Badini, 1994; Dembele, 1999).

Comme le note le comité de bioéthique (1998) « Les MGF sont endémiques dans les sociétés pauvres où le mariage est essentiel à la sécurité sociale et économique des femmes.4 » Pour Yount et Balk (à paraître : p.2), dans les sociétés qui pratiquent l’excision, il en va de la pérennité des systèmes familiaux patriarcaux, de l’identité sociale et de la sécurité économique des femmes. Exciser ses filles, c’est garantir leur intégration culturelle, leur virginité et leurs chances de se marier (Committee on Bioethics, 1998); d’où l’insistance des mères à perpétuer cette pratique afin de ne pas faire
obstacle aux perspectives de mariage, de maternité et de réussite socio-économique de leur fille (Yount et Balk , texte à paraître).

"Évolution de la pratique et de la perception de l’excision au Burkina Faso
entre 1998 et 2003," Joannah VALMA, Université de Montréal, 2008.

Écrit par : Chuck Jones | 13 février 2013

@aoki:

- "ET LA DOT ? et la dot ?"


LA DOT DANS LE CODE DES PERSONNES ET DE LA FAMILLE DES PAYS D’AFRIQUE OCCIDENTALE FRANCOPHONE CAS DU BENIN, DU BURKINA-FASO, DE LA COTE D’IVOIRE ET DU TOGO, par Isabelle Akouhaba Anani, 3/2008.

http://www.humanrights.dk/files/doc/forskning/Research%20partnership%20programme%20publications/I.Anani.pdf


"L'Afrique, bien avant la colonisation, avait ses coutumes qui régissaient la vie dans les sociétés. Le colonisateur en s'installant souhaita appliquer sa loi et par la même éradiqua certaines pratiques traditionnelles, telles que la polygamie, les rites de veuvage, la dot ou l’excision. Ainsi la loi du 24 avril 1833 ..."

"L’application des textes métropolitains a néanmoins connu un échec en raison de la persistance des pratiques traditionnelles par les populations autochtones. Le législateur français contraint de reconnaître l'importance des coutumes devint plus tolérant en élaborant le décret du 20 mai 1857 qui reconnaissait l’application des coutumes dans les colonies françaises2. Les pratiques traditionnelles avaient été alors reconnues aux populations autochtones dans certains domaines comme l'état civil, le mariage, les successions ou les donations. Cependant, le législateur français ayant vu en certaines de ces pratiques une atteinte à la dignité de la femme, a revu sa position sur les législations applicables aux populations autochtones...."


"Les effets néfastes de la dot ne s'arrêtent pas aux violations des droits de l'homme, « il est apparu aussi clairement que le maintien de certaines règles coutumières touchant au mariage (telles que l'obligation de payer la dot ou l'étroite sujétion de la femme) pouvait être source de déséquilibre sur le plan économique et constituer un frein au développement : le besoin s'est, dès lors, fait jour d'y remédier»10 ...."

Écrit par : Chuck Jones | 13 février 2013

@ Chuck Jones

Vous avez bien fait de mettre ce lien que vous avez survolé trop rapidement pour trouver des pseudos informations !

Vous n'avez qu'à vous reporter à la conclusion de cette publication pour vous en rendre compte !
Je peux aussi à votre manière sortir des éléments de ce même travail :

"Ce type de dot permet de vérifier les qualités du futur époux, essentiellement ses qualités à nourrir sa future épouse ou plus exactement son obligation alimentaire en vers elle. "

"En effet, la dot à travers le mariage traditionnel crée un lien très étroit entre les membres de deux familles, d’une même communauté et même au-delà, entre les membres d’une même société en supprimant les barrières inter-ethniques. Elle constitue un fondement pour la tolérance, l’esprit de dialogue entre les différentes familles de la société africaine. Elle pourrait également constituer une stratégie d’alliance entrant dans la dynamique des traditions culturelles et pratiques participant à la prévention et à la résolution des conflits inter- ethniques. "

Il n'est pas soutenu dans cette publication un lien de cause à effet entre la coutume de la dot et la pratique de l'excision . Bref revoyez votre copie ! C'est le cas de le dire

Écrit par : aoki | 13 février 2013

@ Chuck:

La citation du Ceped est typique de la rhétorique féministe, elle-même inspirée des déclarations de Lénine sur la femme à la maison (qui devrait plutôt s’occuper du grand ménage socialiste, selon lui...).

«... exercent des tâches peu ou pas valorisées et restent fréquemment cantonnées dans l’espace domestique.» Quelle pitié de lire cela. Il y a deux siècles le rôle des femmes était valorisé. Reines de la maison ce sont elles qui accueillaient les voyageurs ou les blessés pour les soigner, et le mari n’avait qu’à accepter. Elle s’occupaient de la santé de la famille et de l’éducation. A ce titre elles formaient les hommes de demain. A l’époque les femmes formaient des hommes prêts à se battre pour vivre, pas des pleurnicheurs qui comblent leurs manques bovarystes. Cantonnée? Mais on est où là? On se dirait dans une prison ou une caserne! C’est hallucinant. Les femmes savaient pourquoi elles étaient là, ce qu’elles avaient à faire, ce qu’elles attendaient des hommes (dont la différence de force physique avait généré une division des sexes naturelle à une époque où les activités professionnelles étaient limitées et partagées entre travaux durs - les champs et travaux moins durs - la maison).

La citation laisse entendre que les hommes décident de tout. Où sont donc les palabres avec les femmes, palabres qui précèdent toute décision? Curieusement elles ne sont pas citées. le document fait plus penser à un déroulement d’idéologie qu’à une enquête sur le terrain. Le reste est à l’avenant.

Écrit par : hommelibre | 13 février 2013

@hommelibre

- « "... exercent des tâches peu ou pas valorisées et restent fréquemment cantonnées dans l’espace domestique." Quelle pitié de lire cela. Il y a deux siècles le rôle des femmes était valorisé. Reines de la maison ... »


LA SOCIÉTÉ PATRIARCALE FACE A LA RÉSISTANCE DES FEMMES
L'histoire interdite du problème de genre
Esther Resta, docteur en sociologie et philosophie.
ISBN: 978-2-29636797-7 9 7

...
En 1909 Cicely Hamilton (l852-1952), femme écrivain et journaliste anglaise, avait montré que les hommes avaient reconnu qu'aux temps primitifs ils avaient dû recourir à la force pour se procurer des compagnes. Puisque la femme avait des besoins simples qu'elle pouvait satisfaire facilement toute seule, elle n'avait pas besoin d'échanger la possession de sa personne et d'entrer dans une servitude permanente en échange des moyens de subsistance.

En effet, d'abord le besoin de certitude de paternité et ensuite un modèle de société stratifiée fondée sur la violence structurelle avaient poussé l'homme à contrôler le corps de la femme, son cerveau, le fruit de son travail et ses biens. Lorsque l'homme comprit son rôle dans la procréation, il ressentit le désir instinctif ou le

Écrit par : Chuck Jones | 16 février 2013

"Puisque la femme avait des besoins simples qu'elle pouvait satisfaire facilement toute seule, elle n'avait pas besoin d'échanger la possession de sa personne et d'entrer dans une servitude permanente en échange des moyens de subsistance."

c'est quoi cette imbécilité elle est dérangée du cerveau cette écrivain !!!

Écrit par : leclercq | 16 février 2013

@ Chuck Jones

Cicely Mary Hamilton (15 June 1872 – 6 December 1952), born Hammill, was an English actress, writer, journalist, suffragist, lesbian and feminist.

là je comprends mieux le personnage !!!! une hystérique complétement déconnectée de la réalité

"LA SOCIÉTÉ PATRIARCALE FACE A LA RÉSISTANCE DES FEMMES
L'histoire interdite du problème de genre
Esther Resta, docteur en sociologie et philosophie.
ISBN: 978-2-29636797-7 9 7

probléme de genre, ça sera bientôt du passé des doctorats et autres dans ce domaine, cette vaste fumisterie issue du cerveau détraqué de lesbiennes féministes américaines, les travaux et enquêtes de diplomées féministes on sait ce que àa vaut, ça sert l'idéologie pas autre chose, les conclusions des enquêtes vonts dans le sens des l'idéologie, la méthodologie de l'enquête aussi, aucune honnêteté objectivité dans ces travaux, sur la violence conjugale les inégalités salariales, les taches ménagéres, c'est un ramassis de propagande féministe pas autre chose, une vaste imposture.

lis le grand absent de françois caviglioli l'histoire secréte du pére méditerranéen.

c'est plus honnête.

Écrit par : leclercq | 16 février 2013

http://books.google.fr/books?id=S8St8PhDiGwC&pg=PA116&hl=fr&source=gbs_selected_pages&cad=3#v=onepage&q&f=false

LA SOCIÉTÉ PATRIARCALE FACE A LA RÉSISTANCE DES FEMMES

c'est du lourd

Écrit par : leclercq | 16 février 2013

http://books.google.fr/books?id=hjg6S5ghxR4C&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

dans le même acabit même délire !!!

mais elle voit un monde patriarcal où actuellement cette brave dame !!!

Écrit par : leclercq | 16 février 2013

JE SUIS UN HOMME CAPABLE DE COMPRENDRE QUE LE PATRIARCAT EXISTE ET QU'IL DOMINE LA VIE DES FEMMES...
JE L'AI BIEN COMPRIS EN LISANT DEUX LIVRES EXCEPTIONNELS QUI ONT PROFONDEMENT MODIFIE MA VISION DES FEMMES ET DU MONDE.
DE PLUS, J'AI PU COMPRENDRE QUE LORSQUE LE PATRIARCAT EST MENACE SES "HOMMES DE MAIN" NIENT SA REALITE. ILS INSULTENT CEUX QUI L'ATTAQUENT, LES PERSECUTENT, LES FRAPPENT, LES VIOLENT...
TOUT CELA NOUS ARRANGE BIEN... N'EST-CE PAS? IL FAUT AVOIR LE COURAGE DE L'ADMETTRE... A LA CONDITION D'ETRE UN "HOMME".
SACHIEZ QU'AUCUN RELATIVISME CULTUREL NE PEUT JUSTIFIER DES LESIONS CORPORELLES GRAVISSIMES INFLIGEES A DES PETITES FILLES QUI EVIDEMMENT NE PEUVENT RIEN DECIDER. LE MEME RAISONNEMENT VAUT POUR L'OBLIGATION DU VOILE ET POUR TOUTES LES AUTRES DISCRIMINATIONS IMPOSEES...
SI VOUS NE COMPRENEZ PAS CELA, VOUS NE POUVEZ PAS INVOQUER LE RESPECT D'AUCUN DES DROIT HUMAINS QUE VOUS PRETENDEZ POUR VOUS MEMES...

LES LIVRES DONT JE PARLE SONT TOUS SUR "AMAZON.FR":
1)LA SOCIETE PATRIARCALE FACE A LA RESISTANCE DES FEMMES, L'HISTOIRE INTERDITE DU PROBLEME DE GENRE PARIS, L'HARMATTAN, 2012, DE ESTHER RESTA.
2) DU MATRIARCAT AU PATRIARCAT. LES MYTHES MASCULINS A L'EPREUVE DE LA SCIENCE, PARIS, L'HARMATTAN, 2012, DE ESTHER RESTA.

JE SIGNALE AUSSI UN LIVRE DU MEME AUTEUR QUI EST "le" TEXTE DE REFERENCE POUR COMPRENDRE LA SITUATION EN IRLANDE DU NORD :
3)GUERRE DE RELIGION ET TERRORISME EN IRLANDE DU NORD. MENSONGES ET MANIPULATION, PARIS, L'HARMATTAN (LE DR. ESTHER RESTA DOIT CONNAITRE FORT BIEN L'IRA POUR CONNAITRE LA QUESTION SI PROFONDEMENT...)

JE NE SUIS PAS INTERESSE A CONTINUER CETTE DISCUSSION ICI CAR INSULTER DES SCIENTIFIQUES DE TRES HAUT NIVEAU C'EST VRAIMENT L'UNE DES PIRES EXPRESSIONS DU PATRIARCAT... ENCORE EN 2013...

APPRENEZ A "PENSER" ET LE MONDE IRA MIEUX...

Écrit par : Daniel MIEVILLE | 22 février 2013

Bravo Daniel Mieville vous faites les questions et les réponses vous assénez vos croyances et vous quittez précipitemment le terrain sans doute trop sur de vous, et de vote capacité a maintenir votre croyance face a quelques arguments simples.
Je vous conseille (je sais que vous ne le ferez pas) la lecture d'un petit bijou: "la souris truquée" ça vous remettra les idées en place sur la haute valeur des "scientifiques de haut niveau" . On peut être docteur , écrire des livres qui passent sur amazon, et dire un maximum d'aneries.

Écrit par : pat | 22 février 2013

APPRENEZ A "PENSER" ET LE MONDE IRA MIEUX..."
Je PENSE que D. MIEVILLE (qui ne semble pas savoir qu'écrire tout en majuscule est considéré comme crier) devrez plutôt apprendre a réfléchir et a appliquer la logique dont tout être humain avec un minimum d'éducation scolaire devrait être capable. Bon débarras. S'il ne revient plus, il ne nous manquera pas.

Écrit par : benpal | 22 février 2013

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