10 février 2013

Le repassage des seins

On l’appelle aussi le massage des seins. Une bien jolie expression qui suggère un moment caressant. Mais repassage des seins est plus réaliste. Non, ce n’est pas une caresse. Ce n’est pas plus une technique de déplissage des chemises, robes ou soutiens-gorge. On n’utilise pas de fer à repasser.


femmes,hommes,afrique,repassage des seins,excision,mutilation,massage,seins,enfants,victimes,violence,violence féminine,contrôle,sexualité,cameroun,mère,féminité,tradition,adolescentes,Contrôler la sexualité des adolescentes

Ce sont les mères qui le pratiquent. Elles utilisent des pierres chauffées sur le feu, des bâtons brûlants, des pilons, ou tous objets durs permettant d’écraser la chair. Parfois ce sont leurs poings fermés qui triturent la poitrine jusqu’à sentir les glandes être aplaties.

L’expression «repassage des seins» signifie écraser les seins en formation des adolescentes à peine pubères. Le but est d’empêcher la poitrine naissante de se développer. Cela commence vers 8 ou 9 ans, au tout début de la puberté, chez les fillettes du Cameroun - où des millions de femmes en sont victimes. Le repassage des seins est aussi pratiqué dans d’autres pays de l’Afrique équatoriale. Avec les même outils de torture, la même détermination dans la cruauté. Et la même justification donnée par les mères: soustraire les filles au regard des garçons.

D’où cela vient-il? On l’ignore. La raison donnée est une volonté de retarder le passage des filles vers l’adolescence afin qu’elles se détournent des garçons et étudient avec sérieux. Le «traitement» est pratiqué de force par les mères. La cruauté n’a pas de sexe.

Quelle est la vraie raison ce cette pratique? Pourquoi casser ainsi la féminité des filles et la fierté de leur poitrine, organe à la fois de maternité et de séduction? Pourquoi ces mères humilient-elles leurs filles au prétexte de les protéger des garçons? C’est comme les punir en quelque sorte d’être des filles.

Si l’on s’en tient à la raison invoquée, comment ces mères peuvent-elle transmettre à leurs filles un tel rejet, une telle détestation ou peur de l’homme? Où trouvent-elles le culot de se défausser sur les hommes pour reproduire sans discuter ce qu’elles-mêmes ont subi? Beaucoup de questions, peu de réponses.

Une piste n’est jamais explorée: le contrôle de la sexualité des filles par les mères. Dans toutes les sociétés, plus encore que les pères, ce sont les mères qui veulent contrôler la sexualité des adolescentes. Dans toutes les sociétés dites machistes, il n’est que de voir la place dominante des mères ou des aïeules dans la famille et leur pouvoir psychologique sur la descendance. Elles contrôlent parfois pour de bonnes raisons: éviter une grossesse précoce. Mais aussi par jalousie et rivalité. Ou besoin de dominer.

Le contrôle sur les femmes vient des mères, pas des hommes. Eux se contentent de reprendre à leur compte la parole maternelle. Les hommes n’ont au fond pas de vraie raison de contrôler les femmes. Puisque leur but est de se reproduire - ou simplement de coucher - ils ont avantage à ce que les femelles soient disponibles. La violence ne serait pas une bonne stratégie car les femelles n’acceptent la violence que si elles la contrôlent. Le repassage des seins est une méthode de contrôle de la sexualité très violente, autant psychologiquement que physiquement puisqu’elle atteint la fille, la future femme, dans son intégrité physique et dans une représentation de sa féminité.


La violence faite aux femmes par des femmes

Trois extraits d’un article paru sur afrik.com en date du 19 octobre 2012:femmes,hommes,afrique,repassage des seins,excision,mutilation,massage,seins,enfants,victimes,violence,violence féminine,contrôle,sexualité,cameroun,mère,féminité,tradition,adolescentes,

«En décembre 2005, deux anthropologues, le Dr. Flavien Ndonko et Germaine Ngo’o, s’intéressent au phénomène et décident de mener une enquête. Le résultat est accablant. Au Cameroun, elles seraient près de 24% à avoir vu leurs seins naissants écrasés. Une torture initiée par les mères qui font croire aux adolescentes que c’est un service qu’elles leur rendent.»

«Pour aplatir les seins, les mères utilisent souvent des pilons ou des pierres écrasées et chauffées. Il y a aussi la méthode des peaux de bananes plantain, de feuilles et de serviettes chaudes à appliquer sur les poitrines. Certaines vont plus loin encore en utilisant des "serres-seins" ou du sel et du pétrole. Les poitrines tombent au fur et à mesure des massages.»

«Un jour, ma mère m’a appelée et elle a commencé à me masser les seins avec une pierre chauffée dans le feu. Elle avait un chiffon pour ne pas se brûler et a posé la pierre brûlante sur moi. Elle disait qu’il fallait que la pierre soit bien chaude pour casser le ‘noyau’ qu’il y a quand les seins poussent. Ça faisait très mal. Quand elle massait, je criais tellement que les voisins venaient voir ce qui se passait dans la cuisine.»


Cette pratique n’est que très peu dénoncée.

Dans l’excision ce sont des femmes qui mutilent les filles. On le sait. Elles le reconnaissent elles-mêmes: «l’excision est uniquement due aux femmes». Ici comme dans l’excision, ce sont des femmes et des mères qui justifient cette mutilation des seins. Pas d’hommes à rendre responsables. Les victimes sont des enfants, les bourreaux uniquement des femmes. Comme dans l’excision. Il ne s’agit pas ici de diaboliser les femmes et les mères mais de dire la réalité, de transgresser ce tabou de la violence féminine.

L’excision et le repassage des seins sont deux illustrations de la violence physique faite aux femmes par des femmes. Une violence banalisée, incorporée dans la culture, justifiée. Les victimes se comptent par millions. La Féminista parle de la première violence (l'excision), l'indignation est bien vue socialement même si elle est inefficace, mais à peu près pas de la seconde. N’y a-t-il donc pas d’argent à se faire dans ce cas-ci? Ou bien cela dérange-t-il de reconnaître que la violence féminine est une réalité tout sauf marginale?


La vidéo ci-dessous est une reconstitution. La réalité est pire.





Commentaires

Les phobies représentent même la pathologie psychiatrique la plus fréquente chez les femmes... CQFD

Écrit par : Will | 10 février 2013

quelle horreur, mutiler ainsi sa fille !!!

sa fille ne sera jamais comme ça, photo 4, 6, 7, 8, 9

http://ibisette.centerblog.net/rub-image-femme-africaines-.html

Écrit par : leclercq | 10 février 2013

@hommelibre,
La raison d'être de ces coutumes cruelles doit effectivement résider dans le besoin de neutraliser les jeunes femmes.
On peut s'imaginer un groupe de personnes de tout âge, dans lequel les rôles sont bien définis. Il y a les adultes dans la force de l'âge, les anciens et les enfants. Lorsque les enfants arrivent à la puberté, filles ou garçons, cela perturbe l'ordre établi.
Pour une matrone, la jeune fille peut représenter une menace, une rivale. Et si la jeune fille tombe enceinte, ce n'est pas toujours bien vu. Même si je ne sais pas si la virginité est une chose universellement valorisée.
Les valeurs et les coutumes sont très variables en Afrique et il serait intéressant de savoir ce qu'il y a de particulier au Cameroun pour justifier des
tortures pareilles.
C'est peut⁻être juste la tradition et les femmes sont souvent les gardiennes des traditions. Pour le meilleur et pour le pire.
Comme les commentaires sur le billet sur l'excision sont partis sur ce qui me semble être des chemins de traverse, je profite de signaler ici un film très bien fait sur l'excision :"Fleur du désert". Il raconte l'histoire vraie d'une jeune femme devenue top-model en Europe et qui a décidé de parler de son histoire publiquement. On n'y accuse nullement les hommes, mais si mes souvenirs sont bons, justement les vieilles femmes et le poids de la coutume obtuse et indéfendable.

Écrit par : Calendula | 10 février 2013

Le contrôle sur les femmes vient des mères, pas des hommes. Eux se contentent de reprendre à leur compte la parole maternelle.

la réalité des hommes et de la violence conjugale que certains subissent en afrique


http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article263

Écrit par : leclercq | 10 février 2013

@ Calendula:

A propos de l'excision, le film que vous citez ne soutient pas la même thèse que Mireille Valette sur son billet. Elle incrimine clairement les hommes. Très contradictoire avec un lien qu'elle propose où il est question, comme dans un des extrait que j'ai mis, que le clitoris est considéré comme un petit pénis. Son ablation rendrait la femme plus femme.

Il n'est donc pas exclu que l'excision soit à l'origine une tradition initiée par les femmes elles-mêmes.

La systématique dans laquelle verse Mireille Valette est la domination masculine. Systématique bateau, non démontrée, stupide. Et sexiste. Voyez, il y a encore du pain sur la planche...!
:-)

Votre analyse sur le repassage des seins est très sensée.

Écrit par : hommelibre | 10 février 2013

- « Le contrôle sur les femmes vient des mères, pas des hommes. Eux se contentent de reprendre à leur compte la parole maternelle. »

Dans toute société patriarchale, le rôle d'entretenir et de conduire un bébé à la puberté et/ou à l'autonomie est attribué aux mères.

Dans toute société patriarchale, les normes de comportement sont définies, approuveés ou réprouveés par les pères, les chefs de famille, arbitrés par des chefs de communauté ayant une autorité supérieure reconnue par les chefs de famille.

Dans une société patriarchale, toutes les pratiques entretenues auxquelles des chefs estiment avoir un droit de regard sont définies ou approuvées par les chefs.

Dans une société patriarchale, toute pratique qui n'a pas de justification immédiate est une pratique qui a été imposée dans un passé de mémoire commune continue de la société au moins une fois pour le bénéfice immédiat des hommes.

Écrit par : Chuck Jones | 11 février 2013

@hommelibre,
Au point où on en est actuellement, c'est à dire dans une dénonciation assez unanime et internationale de l'excision, il est certes intéressant de chercher les vrais responsables de la mise en place de cette tradition, mais cela ne résoudra pas entièrement le problème.
Est-ce un acte d'intrusion du type colonialiste dans des cultures anciennes ? La réponse est plus simple pour l'excision que pour la circoncision, puisque la première n'est pas justifiée par de grandes religions.
Selon moi, il est impossible d'isoler les femmes de leur contexte culturel, en les désignant comme les seules coupables. Il y a un laisser-faire. Il est difficile d'isoler l'excision du contexte des cultures assez diverses (musulmanes ou pas).
Je ne suis vraiment pas anthropologue, pourtant j'ose affirmer qu'il est assez compréhensible que les femmes s'occupent de tout ce qui concerne le sexe féminin : les règles, la grossesse, l'accouchement, les soins du nouveau-né. Et donc également d'un rite incroyable à nos yeux qui consiste à mutiler les organes génitaux des filles.
Tout comme c'est un homme qui va pratiquer la circoncision, n'est-ce pas ?

Les sociétés qui admettent l'excision se trouvent désormais à une croisée des chemins. Elles doivent se poser la question sur leur avenir sans l'excision. Est-elle consubstantielle ou peut-on s'en passer, sans perdre son identité ?

Nous avons perdu beaucoup de nos rites, mais comme vous l'avez écrit il y a déjà des mois de cela, les nôtres étaient ou sont souvent symboliques. Comme la sainte cène, qui peut être perçu comme du cannibalisme.
Les contes de fée racontent des histoires violentes aux petits enfants de chez nous. P.ex. la terrible sorcière qui a peur d'être surpassée par la jeune Blanche Neige est désignée comme sa belle-mère. Cette meurtrière ne peut être
la vraie mère. L'histoire se doit d'être racontée, mais la violence est rendue supportable.
Le témoignage de la jeune femme ci-dessus, dont la mère a mutilé les seins, en est d'autant plus insupportable à mes yeux. C'est une histoire vraie, répétée sur d'autres filles. Dans cet endroit du monde, on ne finit pas en prison pour avoir fait cela. C'est donc toléré par l'ensemble de la communauté ?

Écrit par : Calendula | 11 février 2013

Il y a vraiment des traditions qui sont... particulières... pour ne pas dire horribles :/ Je ne savais pas du tout que cela se faisait, et je dois avouer, je suis sur le cul... Le pire c'est que c'est la mère qui inflige ça à sa fille...

Écrit par : F1 | 11 février 2013

Calendula,

J'ai lu encore différents articles sur l'excision, et les hommes sont plus nombreux que les femmes à ne plus en vouloir! Etonnant.

La difficulté est qu'elle est inscrite dans les mythes fondateurs. Ce serait comme renoncer à la communion pour un catholique (qui est un cannibalisme symbolique).

En Europe les changements sont venus de l'intérieur, par le courage de gens qui ont assumé le mauvais rôle. Georges Sand, par exemple. Si les femmes africaines ne sont que peu nombreuses à dénoncer ou refuser l'excision, que pouvons-nous faire? Aller marteler de force que c'est mauvais, et les amener à refuser une pratique au risque de leur vie (c'est ce que certaines croient)? Pas simple. Mais si en effet les hommes africains ne prennent pas assez la parole sur cette question (d'où mes affichettes), les femmes doivent choisir et prendre leurs responsabilités.

Écrit par : hommelibre | 11 février 2013

@ Chuck:

«Dans toute société patriarchale, le rôle d'entretenir et de conduire un bébé à la puberté et/ou à l'autonomie est attribué aux mères.»

Ce n’est pas une question de patriarcat. Les femmes portent, enfantent, allaitent, personne ne les a contraints, c’est la nature. Saleté de nature! Et vous connaissez beaucoup de mères qui refusent de s’occuper des enfants quand le père est à la mine, à la guerre ou sur le tracteur?


«Dans toute société patriarchale, les normes de comportement sont définies, approuveés ou réprouveés par les pères, les chefs de famille, arbitrés par des chefs de communauté ayant une autorité supérieure reconnue par les chefs de famille.»

Les normes de comportement sont revendiquées par les femmes autant que par les hommes. Les grossesses non désirées n’ont jamais été à la mode chez les mères. Dans toutes les familles que je connais ou que j’ai connues gamin, les grandes décisions se discutaient dans le couple, les normes morales et de comportement faisaient l’objet d’un consensus. Vous avez vu où le père décider de tout et faire taire sa femme? Vous avez quelle opinion des femmes pour croire qu’elles se taisaient? La représentation juridique par le père n’était qu’une forme d’organisation, hérité des clans (une unité représentée par une personne), elle ne signifiait pas que le père était un dictateur. Il y en a eu (comme des mères, relisez Vipère au poing). C’est abusif de relire cette organisation avec un tel biais.


«Dans une société patriarchale, toutes les pratiques entretenues auxquelles des chefs estiment avoir un droit de regard sont définies ou approuvées par les chefs.»

Les chefs font la politique, les femmes gèrent la reproduction et l’éducation. Chacun son lieu de pouvoir. Un chef qui ne tiendrait pas compte des avis de son entourage serait vite hors jeu.


«Dans une société patriarchale, toute pratique qui n'a pas de justification immédiate est une pratique qui a été imposée dans un passé de mémoire commune continue de la société au moins une fois pour le bénéfice immédiat des hommes.»

Le bénéfice immédiat des hommes? Où voyez-vous cela? Croyez-vous que la construction d’une maison dans les campagnes n’était pas faite aussi selon les besoins des femmes? Croyez-vous que la recherche médicale n’avait pour but de ne soigner que les hommes? Croyez-vous que le bénéfice immédiat des hommes soit une mauvaise chose par définition? Croyez-vous que le bénéfice immédiat des femmes n’a jamais existé? Je ne vois pas sur quoi vous vous fondez.

Écrit par : hommelibre | 11 février 2013

@Leclercq

- « Le contrôle sur les femmes vient des mères, pas des hommes. »

Qui vous dit que ces mères ne le font pas pour les hommes, pour leurs croyances, ou pour l'ordre établi reconnaissant la domination de l'homme ?

Écrit par : Chuck Jones | 12 février 2013

@F1

- « Le pire c'est que c'est la mère qui inflige ça à sa fille... »

Pour lui épargner pire encore ... des hommes ?

Écrit par : Chuck Jones | 12 février 2013

@hommelibre,

Je crois que ça va prendre du temps, mais le changement est probablement en route.
Si les hommes sont majoritairement opposés à l'excision, on peut être optimiste.

Il doit y avoir 2-3 femmes africaines influentes (entre autre dans le cadre des campagnes de l'UNICEF) qui peuvent peser dans le débat.
Tant de pays sont concernés, que c'est forcément un combat de longue haleine.
Ca ne peut pas s'arrêter du jour au lendemain.
Si le législateur, les autorités judiciaires, la police (qui ne sont pas dans les mains des femmes, je crois), vont dans le bon sens, peut-être que, à terme, la situation de fillettes peut changer.
Le pouvoir central n'est certes pas toujours très fort ... On l'a appris avec le cas du Mali.
Toutefois, il existe des procédures de campagnes de santé publique en Afrique, p.ex. pour lutter contre la propagation du HIV. Ce type d'action a certainement déjà lieu pour lutter contre l'excision.
Avec la motivation des hommes, la bataille est à moitié gagnée.

Écrit par : Calendula | 12 février 2013

J'approuve les propos de chuck jones.
"Croyez-vous que le bénéfice immédiat des femmes n’a jamais existé? Je ne vois pas sur quoi vous vous fondez."

Et vous, sur quoi vous fondez vous pour affirmer qu'il en revient de la responsabilité unique de la femme ? Démontrez donc, quels peuvent être les bénéfices immédiats que peuvent avoir ces femmes à avoir recours à ce genre de pratique. Si ce n'est peut être pour elles la protection, et se soustraire au regard des hommes, pour éviter d'avoir des ennuis. (viol notamment).
"C’est comme les punir en quelque sorte d’être des filles." Elles ne font que reproduire et se conformer à ce qu'elles ont intériorisé, la misogynie intériorisée, que les hommes leur ont transmis, la honte et la malheur d'être née fille, qui est encore considéré comme punissable dans certains pays ou on tue les petites filles à la naissance.(Chine) Comment avoir une image positive de la féminité et du fait être femme, quand dans beaucoup de pays on considère les attributs féminins comme "indécents" malsains ou sales... je ne crois pas que ce soient les femmes d'elles même qui se sont mises seules en tête l'idée qu'être femme était un crime, un malheur une honte. On ne naît pas avec la haine ou le rejet de soi, sans influence extérieure.

Écrit par : yellowbox | 12 février 2013

@ Yellowbox:

Je me fonde sur le fait qu'aucun homme n'intervient dans cette pratique et qu'aucun mythe ne la fonde.

Vous incriminez le fait de "se soustraire au regard des hommes, pour éviter d'avoir des ennuis. (viol notamment)."

"pour éviter d'avoir des ennuis": c'est votre interprétation, ce n'est pas ce que disent les femmes: il s'agit d'éviter les contacts avec les garçons pour que les filles ne soient pas détournées de leurs études. Voyez, vous avez transformé le propos dans le sens de votre idéologie victimaire.

Si c'était pour éviter le viol, ce serait absurde: le viol ne dépend pas de la poitrine.

D'ailleurs combien y a-t-il de viols au Cameroun? Quelques statistiques fantaisistes tournent en boucle, mais jamais fondées avec une méthodologie expliquée. Par exemple cette statistique:

"Selon les statistiques établies, une femme sur trois est victime de viol chaque jour au Cameroun."

Une femme sur 3 chaque jour? Donc toutes les femmes en trois jours? Mais quel pays!!!... Pas très sérieux.

La misogynie intériorisée? Ben tiens, elles sont donc irresponsables, les femmes, elle font les choses sans le décider elles-mêmes. C'est exactement le discours méprisant du féminisme sur les femmes.

"... être femme était un crime, un malheur une honte." : il y a des familles où ce doit être le cas - il y a des familles pathologiques. En Europe, autour de moi, je n'ai jamais entendu cela. Je m'étonne que dans de nombreuses cultures on glorifie les femmes.

Revoyez votre imagerie.

Écrit par : hommelibre | 12 février 2013

C'est quoi ça pour de la cruauté? Complètement barjes là...en plus de l'excision? On aura tout vu et tout entendu!

HORREUR!!!!!!!!!

Je passais.....

Écrit par : Patoucha | 13 février 2013

Les commentaires sont fermés.