07 février 2013

Un cas épineux

Voici une situation qui pose de manière très délicate la question de la parentalité et en particulier de la paternité. Le cas s’est produit au Québec. Un homme, père de quatre enfants conçus dans le cadre d’un mariage, se sépare de sa femme. Que se passe-t-il alors dans sa tête?


Père3.jpgIl fait faire un test ADN à leurs enfants. Et là il découvre qu’il n’est pas le père biologique de trois d’entre eux. Depuis il se bat en justice car il refuse de payer la pension alimentaire. Il dit avoir travaillé jours et nuits pendant des années pour subvenir aux besoins de sa famille. La justice lui impose de payer une pension, considérant qu’il a accepté la paternité depuis des années, qu’il figure sur le registre d’état-civil comme le père, et qu’il a construit une relations parentale réelle avec les enfants. Les pères biologiques, retrouvés, refusent toute contribution financière. Le père trompé ne reçoit aucune aide dans son cas.


Plusieurs questions et pistes contradictoires dans cette affaire.

1. La paternité biologique reste un marqueur fondamental de la parentalité. Récemment Rachida Dati a assigné un riche homme d’affaire pour l’obliger à se soumettre à un test ADN. A part ce qu’une telle situation contient de mécanismes de pouvoir, la loi donne foi à la génétique dans l’identification du père. Sur cette base elle peut contraindre un homme à payer une pension alimentaire. En 2010 un tribunal suisse a cassé une paternité suite à un test ADN négatif, preuve encore de la place prépondérante de la génétique dans la parentalité.

2. Certaines estimations chiffrent de 5% à 15% le nombre de pères qui ne sont pas pères biologiques et qui ne le savent pas. Ils l’apprennent parfois après des années de vie commune. Faut-il accorder la prépondérance au lien social, éducationnel et affectif, à la représentation donnée par la présence, ou faut-il la donner à la biologie? La biologie donne au père une certitude d’être pour quelque chose dans la procréation. Le social, lui, est toujours discutable. Les mères sont toujours les mères. Les pères n'en savent rien. Les parents, pas plus que le couple, ne sont symétriques. C'est un des fondements possibles de la transmission du nom du père comme nom de famille.

3. Les enfants eux-même donnent à la filiation biologique une forte signification symbolique. La biologie conduit à une forme d’amour inconditionnel. L’appartenance biologique est plus grande que la contingence sociale. La biologie est formatrice de familles, de clans, de peuples, d’ethnies, c’est-à-dire des marqueurs qui supposent entre autre collaboration, solidarité, responsabilité mutuelle. Le social est le monde réel, celui de la négociation, de l’échange, du contrat. Le social produit un bilan des avantages et inconvénients de la relation. Qu’est-ce qui est le mieux: un père biologique ou un père symbolique? Une image de la paternité qui serait réduite à un rôle social, sans ancrage biologique, et où les pères sont interchangeables comme des comédiens? Pour ma part je pense que la biologie doit rester un marqueur fort. C'est le lien au corps, à la matière primordiale où nous nous faisons. Par la biologie on acquiert une dimension au-delà du simple choix personnel. Je ne veux pas dire que le choix est une mauvaise chose, au contraire, il montre un engagement. Mais il est limité aux éléments de la personnalité, alors que la biologie demande de s’accepter au-delà de nos choix personnels. La biologie impose l’apprentissage de l’altérité là où le social n’impose que la conformité à un rôle, affectivité comprise.

4. Mais dans la pratique ce n’est pas si simple: faut-il que la blessure affective et morale du père qui apprend la trahison et les années de mensonge retombe sur les enfants, qui se sont construits avec cet homme-père et qui le perdent sans savoir pourquoi? S’il a aimés ces enfants quand il pensait que c’étaient les siens, qu’est-ce que l’amour pour que, d’une certaine manière, il les abandonne aujourd’hui?

07:44 Publié dans Philosophie, société | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : père, paternité, mère, enfant, couple, divorce, pension alimentaire, adn | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Le mieux est de ne pas faire d'enfant dans les régimes féministes d'aujourd'hui. Une fois le coup parti, c'est trop tard. Il n'y a pas de retour en arrière possible. La machine à broyer s'emballe.

Non seulement les femmes actuelles ont tous les pouvoirs et se retrouvent tout en haut de la chaine alimentaire, mais le système réduit les pères à des carnets de chèques et des pourvoyeurs ad-vitam aeternam.

Il n'y a pas de justice. La justice n'est pas là pour dire ce qui est juste ou injuste, bien ou mal. La justice, par ses tribunaux, applique la loi sociale votée par les politiques et insufflée par les lobbys. Et aujourd'hui, la loi sociale donne les enfants, l'argent et la bénédiction à la femme; l'homme étant coupable d'en être un et condamné à rédemption par la pension alimentaire, justifiée ou non et décidée sur sa seule "capacité à payer".

Dans les pays occidentaux ou les cartels féministes font rage (Québec, Canada, France, Australie, Scandinavie...) il faut conseiller aux garçons de ne pas se reproduire, de préférer vivre une vie égoïste, asexuée ou sans attache, ou alors d'adopter des enfants qu'une femme ne leur prendra pas en échange d'un loyer supplémentaire. Il faut même leur conseiller d'éviter d'être un beau-père trop longtemps parce que la jurisprudence peut les faire payer après un moment, puisque dans beau-père, il y a père et que père = pension. L'idéal est la vasectomie, mais le procédé irréversible laisse des séquelles psychiques difficiles à prévoir.

L'argent a toujours été le mantra des féministes. Chaque loi qui est votée, chaque manifestation donnée, chaque jour qui passe sous leur joug nous le prouve davantage.

Le communisme a lui aussi fini par tomber le masque, des millions de victimes trop tard.

Écrit par : Yann Takvorian | 07 février 2013

actuellement des femmes peuvent obliger des hommes a payer avec le test ADN, des hommes qui ne savaient même pas qu'ils étaient péres et qui évidement ne vivent pas avec la femme !!!

dans l'autre sens un homme donts les enfants ne sonts pas les siens qui ne vit plus avec qui ne peut plus assumer son vrai rôle de pére auprés d'eux devrait lui continuer à payer c'est beau la justice à deux vitesses.

"Il n'y a pas de justice. La justice n'est pas là pour dire ce qui est juste ou injuste, bien ou mal. La justice, par ses tribunaux, applique la loi sociale votée par les politiques et insufflée par les lobbys. Et aujourd'hui, la loi sociale donne les enfants, l'argent et la bénédiction à la femme; l'homme étant coupable d'en être un et condamné à rédemption par la pension alimentaire, justifiée ou non et décidée sur sa seule "capacité à payer".

tout à fait vrai c'est c'est l'égalité à la mode féministe.

Écrit par : leclercq | 07 février 2013

Une nouvelle fois, je suis choqué... Une nouvelle fois, je suis indigné... une nouvelle fois, de constater un manque de loyauté et une nouvelle agression de l'éthique... bref, un conflit de plus entre un homme et une femme, qui se solde par la condamnation, non pas de la partie coupable, malhonnête, perverse... mais bien de la partie naïve et lésée... Bref, encore une belle escroquerie non punie par la loi !

Aujourd'hui, si la vertu est considérée comme une qualité qui pousse l'homme et la femme à aller jusqu'à l'excellence, au meilleur de soi... trop souvent, on s'aperçoit que du contraire !
Pourtant l'étique se donne pour but d'indiquer comment les êtres humains doivent se comporter, agir et être, entre eux et envers ce qui les entoure....

Depuis plus de 50 ans, en Belgique, j'entends que la justice est faite pour les malhonnêtes... Une nouvelle preuve vient nous conforter avec cet exemple-ci !

Dans ce cas ci, il faut pouvoir vérifier quelles étaient les attitudes des 3 enfants ''Bâtards'' envers ce ''père de rechange''... qui pensait, à juste titre, qu'ils avaient été conçus par lui.
Il n'y a rien qui puisse remplacer les ''liens du sang'' ! Un enfant peut même haïr un ''père de remplacement''... Tout comme les beaux-pères de familles recomposées qui, en général, ne peuvent pas considérer... aussi bien les enfants de leurs nouvelles compagnes... comme leurs propres enfants ! Même ces ''pères de remplacements'', en général, ne supportent pas... autant que les leurs... ces enfants qui leurs sont imposés par les circonstances de la vie moderne !

Oui, ''la biologie conduit à une forme d’amour inconditionnel'' !
Oui, ''L’appartenance biologique est plus grande que la contingence sociale'' !
Oui, ''La biologie est formatrice de familles, de clans, de peuples, d’ethnies, c’est-à-dire des marqueurs qui supposent entre autre collaboration, solidarité, responsabilité mutuelle'' !

Il faut avoir vécu longtemps et avoir eu de bonnes observations pour pouvoir tirer des conclusions.
L'on peut dire que depuis la liberté sexuelles, des années 70, (Belgique et France) les tromperies ne se comptent plus ! Nous avons même constaté que les principales tromperies se déroulent... entre collègues... sur les lieux de travail !
L'on peut même penser que c'est à +- 20 % le nombre d'enfants qui n'ont pas été conçus par leurs ''pères-conjoints'' de leurs mères... mais bien conçus par les ''amants passagers'' de leurs mères !
Ces constatations furent consignées et publiées en Suisse (si j'ai bonne mémoire), après des TESTS ADN opérés lors d'actes médicaux à la suite de pathologies ou d'accidents !

L'on peut mettre un terme à ces actes déloyaux, en pratiquant un TEST ADN, à chaque naissance d'un enfant ! Ce serait une mesure éthique plus parfaite. Car, dans tous les cas, l’éthique vise à répondre à la question « Comment agir au mieux ? »

Ici, avec ce témoignage, l'on peut voir que les femmes sont encore et toujours privilégiées par rapport aux hommes ! Et ce papa, s'il a de la chance d'avoir beaucoup d'argent, il pourra intenter des recours... même jusque la Cour Européenne de Justice s'il le faut... car il s'agit d'actes totalement déloyaux et d'injures graves à son égard !

Il faut penser aux conséquences négatives, sur les enfants, de l'après divorce ! Et s'inquiéter aussi des réactions négatives de ces enfants ? Comment réagiront-ils, lorsqu'ils seront adultes ? Rechercheront-ils leurs ''pères biologiques'' ? Seront-ils affectés par leurs incapacités à connaître leurs vrais pères ? Seront-ils, eux aussi, manipulés par leurs mères (SAP = aliénation parentale) contre leur père absent /de rechange ??? Peut-on aussi penser à ça ?
Comme beaucoup d'autres enfants (et d'enfants devenus adultes)... très probablement qu'ils haïront leurs ''père nourricier'' !

En conclusion : de fait, il s'agit d'une grave maltraitance psychologique sur un père... mais c'est aussi de graves maltraitances psychologiques, non seulement sur les 3 ''enfants bâtards'', mais aussi sur le véritable enfant de ce père lésé.

Écrit par : Will | 07 février 2013

Vous, les hommes, voulez voir cette histoire de point de vue de l'homme et c'est juste ainsi. C'est non seulement normal, c'est juste.
A la place du père bafoué, je serais également furieux. Il a été trompé au-delà du raisonnable.

On peut malgré tout essayer d'aller un peu plus loin.

En lisant l'article, on apprend que les pères biologiques des adolescents ne veulent pas assumer de charge financière, ils on "eu du fun" et ça s'arrête là.
Il y a donc un petit problème du côté de ces messieurs-là. Et ce ne sont certainement pas des féministes.
En fait, c'est une joyeuse équipe, puisque les pères biologiques sont des copains du mari.
Pour vous, la femme est la zinzin de l'histoire, mais je trouve que c'est juste un maillon du dispositif.
En fait, toutes les femmes deviennent suspectes, à cause de ce cas particulier... Du moment qu'elles peuvent tomber enceinte à tort et à travers. Pourquoi ces types n'ont-ils pas pris de précautions ? Il existe un truc qui s'appelle préservatif. Ils ne peuvent pas jouer aux innocentes victimes.

Difficile de s'imaginer à la place de cette femme. Pourquoi n'a-t-elle pas utilisé de contraception, sans compter sur ces hommes qui voulaient du fun ?
Comment a-t-elle pu exister avec ça? S'est-elle raconté des histoires, en voulant croire que les enfants étaient ceux de son mari légitime ?

Enfin, il y a les enfants. Celui qu'ils ont pris pour leur père et dont ils portent probablement le nom de famille (et il dit considérer les 3 non-siens comme ses enfants), refuse de payer pour eux. Comment ne pas se retrouver avec des problèmes d'identité, avec une configuration pareille et la publicité internationale en plus !
J'espère qu'ils auront le punch nécessaire pour quitter ce nid de coucous au plus vite. Et tous ces adultes qui se comportent comme des ados, qui ont eu du fun.

Comme c'est si bien dit : pour un enfant, il faut un père et une mère. Mais ce n'est pas toujours aussi simple. Le parent biologique n'est pas toujours le plus apte à porter la responsabilité.

En écrivant ceci, je m'expose à toutes les étiquettes. Tant pis. C'est un risque à prendre, je survivrai.

Écrit par : Calendula | 07 février 2013

Calendula:

Vos remarques sont pertinentes. "un maillon du dispositif": il y a de cela. Il y a une part d'irresponsabilité bien partagée. Je trouve que juridiquement on est dans du Kafka, mais humainement je ne donne pas raison au père par principe.

Pour ce qui est de vous exposer, bah, prévoyez le diluant contre les étiquettes. A moins que cela ne fasse une robe Courrège! :-)))

Vos interventions sont toujours bienvenues.

Écrit par : hommelibre | 07 février 2013

Oui, mais dans toute cette saga... ce sont les enfants qui trinquent... et qui subiront les conséquences désastreuses d'une mère qui n'a aucun sens de la loyauté ! Et qui a agi selon ses impulsions sexuelles, comme un simple animal... sans réfléchir aux conséquences de ses actes déloyaux !

Écrit par : Will | 07 février 2013

La robe Courrèges - pourquoi pas ! Je vois tout à fait le modèle. Alors j'y vais, de court vêtue et avec une robe à trou-trous. ;-)))

Will, ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi seulement la femme est un simple animal dans ce cas ?
Les impulsions sexuelles ne seraient survenues que de son côté ? L'histoire ne dit pas qu'elle ait réussi une sorte de rapt qui aurait consisté à s'inséminer artificiellement (j'ai vu ça une fois dans une série américaine, mais j'imagine que ça peut se faire).
Avez -vous lu l'article mis en lien par hommelibre ?

Je n'approuve pas le comportement de cette femme, je suis de tout coeur avec cet homme qui découvre la vérité des années plus tard. Toute cette histoire est lamentable, mais cette femme n'a pas été seule, lorsqu'elle est tombée enceinte.Des hommes sont passés par là et ils ont trahi leur copain d'école , en ayant du "fun" avec l'épouse d'icelui-ci.
Déjà, l'adultère n'est pas un truc ouvertement approuvé par les personnes mariées, mais l'absence de contraception est carrément irresponsable, de la part des "animaux" des deux sexes.
Irresponsable envers les enfants à naître.
Dans votre long commentaire, j'ai trouvé intéressant que vous considériez le cas de l'enfant légitime. Il est probablement malgré tout mieux loti que les trois autres.
Lorsque hommelibre dit qu'il est difficile de donner raison au père bafoué du point de vue humain, je l'entends bien. Au fond, ces trois enfants subissent une sorte de rejet, alors qu'ils n'y sont pour rien.
J'espère que le père arrive à distinguer les différents niveaux du problème, à se faire comprendre par les 3 jeunes. Je l'imagine, puisque dans l'article, il dit se sentir être le père des enfants. Il se bat à un autre niveau.
On ne sait effectivement pas toujours qui est le père génétique et parfois, cette ignorance a un côté confortable. Avec les mères porteuses, on pourra flouter l'ancienne certitude sur la maternité ...

Écrit par : Calendula | 07 février 2013

Il y a beaucoup d'affaire comme ça dans les pays anglo-saxons.
J'en ai lu une il y a quelque jour l'homme a gagné il ne paie plus de pension alimentaire et son ex femme lui doit des dédommagements à hauteur de 40 000 dollars.
Petit problème lui il a investis des années de sa vie pour des enfants qui ne sont pas les siens et payé tous frais divers plus de 300 000 dollars.

On dit que ses affaires sont compliqués mais si on dit ça c'est parce que ce sont des hommes qui sont lésés et l'idée sous entendu c'est ferme la bonhomme et assume des enfants qui ne sont pas les tiens.
Si la biologie ne rentre pas en compte alors qu'on donne n'importe quel bébé a une femme qui vient d’accoucher, vous faites ça c'est le carnage.
D'ailleurs un enfant ne sort pas de la pièce ou il a accouché sans un petit bracelet (certain sont même a puce ou magnétique), comme quoi al biologie compte et beaucoup.

Dans ce genre d'affaire c'est a l'homme de voir et de décider ce qu'il veut faire et a la justice e prendre des sanctions envers les femmes qui imposent l'enfant d'un autre.
Pour le reste dans l’état actuel des choses je dirais monsieur les pères et futur pères prenait vos responsabilités et faites des tests ADN.

Écrit par : dereck | 07 février 2013

@ Derek:

Votre exemple est en effet très fort: "Si la biologie ne rentre pas en compte alors qu'on donne n'importe quel bébé a une femme qui vient d’accoucher, vous faites ça c'est le carnage." De même en effet que le bracelet. Comment réagirait une mère qui vient d'accoucher et à laquelle on propose un échange de bébé avec une autre mère dans la chambre voisine? Inimaginable.

Votre argument sur la biologie est très recevable.

Écrit par : hommelibre | 07 février 2013

@ Calendula

"En fait, c'est une joyeuse équipe, puisque les pères biologiques sont des copains du mari"

Ce n'est pas ce que j'ai lu dans l'article en question. Le mari sait de qui il s'agit, il y a une nuance qui fait un peu pencher la balance dans votre explication. "ils ont eu juste du fun, ça s'arrête là " est un raccourci exprimé par le même mari.

En réalité, on ne sait pas dans quelles circonstances tout cela s'est passé. Je comprend votre développement de prendre l'affaire comme un tout.
Seulement pour répéter 3 fois la chose avec des hommes différents en plus, je trouve qu'en l’occurrence, la femme en question est bien la plus responsable de cette affaire.

Certes, quand l'ambiance est chaude la raison tend à s'éclipser et chacun a vécu une fois (je l'espère) le délice de sombrer déraisonnablement face aux vagues qui montent dans les sens exacerbés. Ce mécanisme là, renvoie à la responsabilité des deux partenaires. Sur ce point je suis d'accord avec vous.
Seulement dans cette affaire, quand on est en couple en famille et qu'on tend à le rester (17 ans pour ce couple) on est sensé prêter moins le flanc au jeux de la séduction à moins de le rechercher activement...

Et puis , c'est vrai, c'est une inégalité biologique, mais c'est la femme qui endosse le résultat des rapports non protégés en terme de contraception. Cela devrait la rendre un peu plus prudente, même si éthiquement, l'homme devrait s'en inquiéter aussi.

Là, elle a fait porter le poids de ses dérives à son mari, en lui masquant la réalité ce qui est une deuxième tromperie en quelque sorte, et ceci trois fois de suite ... La justice entérine cela sans état d'âmes particuliers.

@ HL,

Je peux comprendre le besoin de cet homme à ressentir une réparation sur une tromperie qui a duré tant d'années où il s'est investi de bonne foi. Il n'est pas facile d'être un père divorcé et le régime des pension est une affaire délicate. Aux abois financièrement, découvrant la supercherie après coup, la pilule doit être très dure à avaler de devoir encore payer 4 pensions alimentaires, dont 3 où il s'est fait berner.

Écrit par : aoki | 07 février 2013

Bonjour, aoki,

D'accord avec vous, ce ne sont pas des copains, plutôt des connaissances, voici le passage:
"Je les connais, ce sont des connaissances d'école, un travaille dans ma ville et il m'a dit que c'était une erreur de jeunesse. Ils ne veulent rien savoir. Ils ont eu du fun pis c'est tout. Mes enfants connaissent le nom des pères, mais je ne crois pas qu'ils les ont déjà rencontrés.»

On apprend beaucoup de choses dans ce passage et je reste focalisée sur la situation des enfants...
Et le fait que cet homme dise "mes enfants connaissent ...".
Cela veut bien dire que la relation parentale est plus forte que cette histoire de biologie.
Il est clair que dans un tel cas la question de la pension alimentaire doit être réglée de façon équitable. J'imagine que les lois canadiennes ne se sont pas adaptées aux tests ADN, dont l'avancée est en faveur des hommes, clairement.

Il y a la loi et le vécu des gens. La position de cette femme est désormais plus qu'inconfortable. Ses enfants doivent être dans un drôle d'état et ont mille raisons de lui en vouloir. Je me demande s'il se trouve des personnes pour la défendre.
Et les probables épouses des 3 pères biologiques ? Ont-elles également été trompées ? Qu'en pensent-elles ? L'article ne le dit pas.
C'est le scénario pour un film : la réalité dépasse la fiction ...

Écrit par : Calendula | 08 février 2013

Pour revenir à cet article original, nulle part je n'ai lu que les 3 amants, de cette femme, étaient les ''copains d'école'' du mari ! ! !
Mais j'ai bien lu que les trois premiers enfants sont nés de trois pères différents.
L'article original précise même  :
''D’ailleurs, les trois enfants concernés savent maintenant que l’homme avec qui elles ont grandi n’est pas leur géniteur''... et ''Et les pères biologiques ont aussi été avisés de leur lien de paternité à l’égard de leur enfant respectif. Les enfants ne les auraient toutefois jamais rencontrés, croit l’homme''.
Au regard de la loi, et selon plusieurs cas de jurisprudences... ce sont les géniteurs qui devraient payer les pensions alimentaires pour les 3 premiers enfants !!!... Et que le dernier enfant devrait être confié à son père !
Mais... comme le papa n'a pas le sou... (ce n'est pas écrit dans l'article, mais je le sais) il restera condamné à payer de lourdes pensions alimentaires... (+- 250 € par enfant, c'est le tarif minimum)... à son ex... et il sera condamné à vivre durant 20 à 25 ans, sous le seuil de la pauvreté !
Bref, sa vie est fichue par le manque de loyauté de son ex épouse !
L'on peut croire qu'aucune femme n'acceptera de vivre avec un tel ''Cas social'' ! Seul un miracle pourrait remettre les ''pendules à l'heure'' : c'est l'intervention d'un avocat motivé pour la ''cause des papas lésés''... où il intenterait des procédures jusqu'à pleine satisfaction. Mais ça pourrait durer 10 à 15 ans, ou plus !
Oui, il n'a pas accès à la justice ! Car la justice, ça coûte bien trop cher... et de plus, elle est faite pour les malhonnêtes !

Écrit par : Will | 08 février 2013

J'ai bien lu ceci : '' Will, ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi seulement la femme est un simple animal dans ce cas ?''
--> Non, mais c'est quoi ça pour une réflexion, ou un commentaire ?
Je rêve ou quoi ?

Cet article parle pourtant bien de cette femme, Canadienne, qui a eu 3 enfants avec d'autres amants... tonnerre de Brest ! ''Trois de ses enfants ne sont pas de lui''
http://www.journaldemontreal.com/2013/02/05/trois-de-ses-enfants-ne-sont-pas-de-lui
Alors, soit on ne parle pas du même sujet... soit on n'a pas lu la même chose... soit il s'agit de mauvaises interprétations ! Mais pas de ma part... et, depuis longtemps, je ne rentre plus dans des jeux de bacs à sable !
Bref, pour avoir approché, depuis plus de 18 ans, plus de 10.000 cas de conflits de séparations et de divorces, je ne puis ignorer les conséquences désastreuses sur les enfants (des milliers / millions) qui sont impliqués dans ces conflits de ruptures conjugales... et qui finissent... au bout de quelques mois... par haïr leurs pères... alors, qu'avant la rupture, ils les aimaient ! Cette haine perdurera aussi longtemps que leurs mères vivront ! Car, durant tout ce temps... ils resteront les victimes du ''Conflit de loyauté'' vis-à-vis de leurs mères... et ils ne s'inquiéteront jamais comment se portent leurs pères !
Et ce, même lorsqu'ils sont adultes !

Écrit par : Will | 08 février 2013

Ce que j'avais écris en premier lieu et qui ne fut pas publié :

J'ai bien lu ceci : '' Will, ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi seulement la femme est un simple animal dans ce cas ?''
--> Non, mais c'est quoi ça pour une réflexion, ou un commentaire ?
Je rêve ou quoi ?

Cet article parle pourtant bien de cette femme, Canadienne, qui a eu 3 enfants avec d'autres amants... tonnerre de Brest ! ''Trois de ses enfants ne sont pas de lui''
http://www.journaldemontreal.com/2013/02/05/trois-de-ses-enfants-ne-sont-pas-de-lui

Alors, soit on ne parle pas du même sujet... soit on n'a pas lu la même chose... soit il s'agit de mauvaises interprétations ! Mais pas de ma part... et, depuis longtemps, je ne rentre plus dans des jeux de bacs à sable !
Bref, pour avoir approché, depuis plus de 18 ans, plus de 10.000 cas de conflits de séparations et de divorces, je ne puis ignorer les conséquences désastreuses sur les enfants (des milliers / millions) qui sont impliqués dans ces conflits de ruptures conjugales... et qui finissent... au bout de quelques mois... par haïr leurs pères... alors, qu'avant la rupture, ils les aimaient ! Cette haine perdurera aussi longtemps que leurs mères vivront ! Car, durant tout ce temps... ils resteront les victimes du ''Conflit de loyauté'' vis-à-vis de leurs mères... et ils ne s'inquiéteront jamais comment se portent leurs pères !
Et ce, même lorsqu'ils sont adultes !

Écrit par : Will | 08 février 2013

@Will,
Il y a effectivement des problèmes de lecture et d'interprétation. Donc restons-en là. Et puis aussi de bonne volonté.
Je retourne dans mon bac à sable. ;-))

Écrit par : Calendula | 09 février 2013

Ben moi je suggère que cet homme attaque en justice son ex compagne et lui demande des dommages et intérêts. Elle doit payer mais pas les enfants. S'il a élevé ces enfants comme les siens biologiquement parlant, ce n'est plus une histoire de gros sous à mon sens qui prévaut mais le lien construit avec ces enfants qui l'on appelé papa et envers qui il s'est comporté comme tel.

Écrit par : vali | 12 février 2013

Les commentaires sont fermés.