29 janvier 2013

Mariage gay et pères absents

Une remarque à propos du mariage gay. Elle concerne la lutte idéologique qui entoure le projet de loi socialiste. Sur une pancarte vue dans la manifestation d’hier à Paris on pouvait lire: «Mieux vaut 2 mamans plutôt qu’un père absent». On ne peut que constater le déni de réalité et l’écart entre l’idéologie du mariage gay et la situation des pères qui est ici évoquée avec le dénigrement habituel.


MariageGay3-1.jpgCombien de pères sont absents parce que le lien père-enfant a été détruit après une séparation? Combien de tribunaux, piétinant leur devoir de neutralité, consacrent la destruction de ce même lien par un mépris affiché des pères? Ce même devoir de neutralité que l’Etat jette aux orties quand il s’agit de faire de la propagande pour l’idéologie victimaire du féminisme, alors qu'il ne fait rien pour les pères et pour dénoncer par exemple les fausses accusations dont ils sont régulièrement victimes? En quelques jours ce sont encore plusieurs pères qui m'ont parlé de la même infamie subie, avec les conséquences que l'on sait.

Combien de féministes défendent-elles l’égalité des relations parentales après séparation, elles dont la puissante branche lesbienne est à la pointe du féminisme misandre et des mouvements LGTB qui exercent un véritable lobbying sur l’Etat en faveur du mariage gay? Combien de pères ont été historiquement absents parce qu’ils émigraient pour nourrir leur famille à des époques de famine? Combien de pères sont morts sur les champs de bataille pour défendre leur pays et leurs proches? Après le slogan de décembre: «Mieux vaut une paire de mères qu’un père de merde», celui d’hier enfonce le clou et révèle le fond de cette campagne: il faut abattre l’homme. Je ne crois pas à un hasard: c’est une stratégie.

« Mieux vaut 2 mamans plutôt qu’un père absent». Il faut être averti pour réaliser ce que signifie socialement ce slogan stupide et déplacé, qui d’ailleurs n’est pas vérifié quand on constate combien d’hommes et de femmes ont eu des relations conflictuelles avec leur mère. Ou bien l’exemple du couple lesbien qui a encouragé leur fils à devenir une fille est-il le modèle parental idéal? Deux mères plutôt qu’une: le médicament pourrait être pire que le mal. Et la démocratie, l'égalité, deviennent des prétextes à des objectifs moins avouables.

14:19 Publié dans Féminisme, Politique, société | Lien permanent | Commentaires (33) | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Le lobby des lesbiennes va bientôt manger la poussière en France : foi de gaulliste authentique. A bientôt dans un monde de paix entre les sexes. Les pronostics sont ouverts : combien de temps encore François Hollande sera-t-il président ? Mai ? Juin ? Juillet 2013 ou bien dès le printemps ? J'opte pour le printmps (période très propice pour les révolutions).

Écrit par : Alexis | 28 janvier 2013

Je préfère encore celui-la :

"Les lesbiennes sont des parents hors père"

http://www.leparisien.fr/societe/mariage-pour-tous-des-milliers-de-partisans-defilent-en-province-19-01-2013-2495281.php

Écrit par : Antisthene | 28 janvier 2013

Et ce qui est fascinant, c'est que pour la circonstance, elle font alliance avec Pierre Bergé qui a tout de même déclaré qu'il n'y a pas de différence entre une femme qui vend ses bras, et une femme qui vend son ventre. Si un "macho désigné tel par celles qui s'autorisent à penser tout haut" osait prononcer la moitié de ces mots odieux, on en entendrait parler sur tous les tons. Là : rien du tout, on trouve cela normal. Il faut dire que lui, on ne peut pas le soupçonner d'être homophobe, alors tout est bien.

Écrit par : MM | 29 janvier 2013

On trouve de tout chez Lapeyre, ouvert le dimanche.

Mieux vaut un père absent qu'une absence de paire.

Est ce qu'une père mairesse pourra se marier avec un mère maire
lorsque le cumul des mandats sera interdit ?

Écrit par : pli | 29 janvier 2013

Si la première partie de votre texte est tout à fait intéressante concernant les droits bafoués des pères, notamment divorcés, par contre le lien que vous faites ensuite avec le mariage gay et plus particulièrement avec les lesbiennes qui voudraient "abattre l'homme" révèle votre ignorance la plus totale du milieu LGBT et particulièrement lesbien. Vos propos relèvent du procès d'intention et sont donc déplacés.

Écrit par : didier bonny | 29 janvier 2013

Avoir un père décédé ou disparu, c'est toujours avoir un père. Avoir un père et découvrir que sa mère aime une autre femme et qu'elle vit en harmonie sa relation avec cette femme, c'est encore avoir un père. Avoir un père et découvrir qu'il aime un autre homme et qu'il vit en harmonie sa relation avec cette femme, c'est encore et toujours avoir un père. Mais lorsqu'un "couple de femmes qui s'aime" choisit de fabriquer un enfant sans homme, et avec des moyens de substitution, il efface la possibilité d'un père. L'enfant n'aura pas de père. Allez lui expliquer que c'est pour son bien!

Écrit par : MM | 29 janvier 2013

Un des pseudo argument rabâché par les pro mariage gay est que le mariage hétéro est en faillite.... En gros c'est mieux d'avoir des parents homos que d'avoir de mauvais parents hétéros. A croire que tous ces homos ont grandi dans des familles d'hétéros en faillites ou dans des familles arc-en-ciel parfaite. Le couple hétéro est donc condamné à se fracasser... d'ailleurs il est devenu ringard. La famille traditionnelle, c'est veille France, c'est catho, c'est facho, c'est bon pour la poubelle. Mais heureusement, le mariage gay va nous sauver. Les pauvres orphelins auront des parents.... et qui sait? les hommes pourront peut-être enfanter et connaître les joies de l'accouchement!

On part dans un grand rêve utopique sous perfusion d'une politique socialiste inefficace pour régler les vrais problèmes et des délires scientifiques dépourvu de toute morale. Quel vilain mot "morale", d'ailleurs... à interdire.

Écrit par : Riro | 29 janvier 2013

...vous aurez corrigé de vous-même l'erreur de clavier de mon post précédent relative au couple homme-homme.
Et je profite de cette rectification pour ajouter au post de Riro que la grande illusion entendue ici et là, selon laquelle les couples homos ne connaîtraient pas dans les même proportions que les couples hétéros, des problèmes d'adultère, de violence et/ou de maltraitance, est une escroquerie idéologique de plus.

Écrit par : MM | 29 janvier 2013

Que de faux bons raisonnements dans votre texte...

Soyons sérieux et simplifions : lutte pour le mariage pour tous = égalité entre êtres humains adultes...

Faire un raccourci entre le mariage, l'adoption et surtout la procréation médicalement assistée pour provoquer une poussée anxiogène vis-à-vis de la gent masculine est tout aussi finement joué que le mouton noir de l'UDC...

Soyons sérieux, un slogan n'est bon que parce qu'il interpelle largement, pas pour l'exactitude juridique.

Un père valablement reconnu à la naissance de son enfant - c'est à dire tout mâle (j'inclus volontairement les femmes transgenres) ou ayant été retrouvé via une recherche en paternité ne PEUT se voir VOLER son enfant. Il n'y a pas besoin d'être juriste pour le comprendre.

Qu'un couple de lesbienne non stérile par essence, utilise les services d'un donneur ANONYME (oui il y a aussi de braves mâles hors de nos frontières, désireux de rendre service) mais se voit refuser une co-parentalité qui a néanmoins lieu de fait, au seul prétexte de leur orientation sexuelle ou de leur inéligibilité au mariage est scandaleux. Mais tout ceci d'après la Cour européenne des Droits de l'Homme peut encore ne pas être de la pure et simple discrimination, soit...

Par contre priver un enfant de la possibilité d'avoir 2 parents officiels, capable de prendre le relai de l'autre en cas de décès, voilà ce qui est totalement inacceptable au 21ème siècle...

Le féminisme est encore mal perçu, dans son essence, par nombre d'homme, il est clair que voir les paillassons se rebeller contre l'autorité n'est pas drôle en soi. Les femmes ne vous empêchent pas, cher Monsieur, de réinventer votre propre rôle - just do it ! Mais cessez donc de pleurnicher comme si les féministes vous avaient castré...

Votre lien sur cet enfant transgenre est lui tout à fait déplacé, dans le contexte de cet article. Votre méconnaissance à notre sujet est patent...

Écrit par : Alicia Parel | 29 janvier 2013

Cher hommelibre,

Comme souvent, votre billet contient des remarques intéressantes et d'autres qui me font frémir.
Tout d'abord, vous ne devriez pas prendre des slogans sur des pancartes aussi sérieusement. Ces slogans que vous citez ("Mieux vaut deux mamans qu'un père absent") ne constituent pas une critique de toutes les familles hétérosexuelles. A mon sens, la démarche est bien davantage celle de montrer qu'aucune famille n'est parfaite, que les familles hétérosexuelles ont aussi leurs problèmes, et que le modèle revendiqué par les "antis" n'est en fait qu'une fiction (papa, maman, les enfants dans le bonheur et la stabilité la plus totale, ça n'existe pas).
En utilisant la même démarche que vous, je pourrais décrédibiliser les opposants au mariage gay parce que certains d'entre eux arboraient des panneaux "Stop à l'homofolie": ils associeraient donc homosexualité et maladie mentale, ce qui en ferait pratiquement des nazis. Mais non, je pense que ce panneau vise à faire un jeu de mot (tout comme le "mieux vaut une paire de mères qu'un père de merde" que vous citez) et surtout à frapper l'attention, comme tout panneau dans une manifestation.

Rien à redire sur la question des droits bafoués des pères, je partage totalement votre point de vue là-dessus.

Pour ce qui est de la fin de votre billet, je la trouve nauséabonde (et je pèse mes mots; pourtant, vous savez qu'il est rare que je porte de tels jugements). Vous avez choisi de déterrer une histoire effectivement aberrante, et de l'instrumentaliser dans le cadre du débat sur le mariage gay. Vos propos sous-entendent que le fait que ces femmes soient de mauvais parents, ou aient fait des choix discutables, est lié à leur orientation sexuelle.
Pourant, je peux vous citer un exemple de couple hétéro complètement fada de la théorie du genre (http://www.lalibre.be/societe/insolite/article/679218/un-bebe-sans-sexe.html). Je pourrais aussi vous citer un exemple de père incestueux sur sa fille et sous-entendre que c'est l'hétérosexualité qui a mené à ce comportement déviant.
Depuis quand généralisez-vous des exemples particuliers? Oui, il y a des crétins et des mauvais parents chez les homosexuels, tout comme il y en a chez les hétérosexuels. Merci de ne pas tout mélanger.

Écrit par : Laura | 29 janvier 2013

Je précise que je suis un hétéro indécrottable, pour qu'il n'y ait pas d’ambiguïté laissant entendre que je défendrais "ma" cause.

Dans la mesure où un enfant est éduqué par 2 personnes, y compris de même sexe, il est équitable que si l'une décède, l'autre puisse conserver la garde et bénéficie de la pension de réversion si elle est retraitée, idem pour l'héritage qui permet de subvenir aux besoins d'éducation et de soin d'un enfant. Donc il s'agit d'une sécurisation améliorée pour l'avenir de ce dernier. Cette loi ne fait qu'entériner ce qui existe depuis longtemps, à savoir des enfants élevés par des individus de même sexe, mais en assurant une amélioration.

Écrit par : pli | 29 janvier 2013

"le modèle revendiqué par les "antis" n'est en fait qu'une fiction (papa, maman, les enfants dans le bonheur et la stabilité la plus totale, ça n'existe pas)."

une fiction n'importe quoi, un enfant a besoin d'un pére et d'une mére pour l'élever l'éduquer pourquoi parce que les rôles éducatifs sonts différents !!!

un enfant ne s'éduque pas avec deux méres où deux péres, deux méres c'est quoi le résultat la même catastrophe éducative que les familles monoparentales !!!

Mieux vaut 2 mamans plutôt qu’un père absent».

tout à fait d'accord avec ton analyse HL, pére abscent sous entend pére ayant abandonné sa famille pour une femme plus jeune, c'est un mensonge répandu dans la gent féminine à propos du divorce, la réalité est moins reluisante pour les femmes la majorité des divorces sonts demandés par les femmes cause principale manque de romance dans le couple, et elles onts trés majoritairement le droit de garde des enfants. il n'y a pas de quoi être fiéres vu les dégats éducatifs que ça engendre.

Écrit par : leclercq | 29 janvier 2013

En France, toutes les questions de protection de l'enfant vivant dans un couple homosexuel sont D'ORES ET DEJA réglées par la loi sur le PACs en vigueur. TOUTES les questions : décès du conjoint, maladie, séparation, héritage, etc. (lisez le texte de Loi, renseignez-vous, vous verrez!)
Alors arrêtons de donner dans le mélo style: "priver un enfant de la possibilité d'avoir 2 parents officiels, capable de prendre le relai de l'autre en cas de décès, voilà ce qui est totalement inacceptable au 21ème siècle...". C'est ridicule, et hors débat!
Les promoteurs de la Loi sur le "Mariage pour tous",traitent uniquement d'une question symbolique (ce qui a fait dire à certains députés de l'opposition qu'il fallait amender la loi sur le PACS pour y introduire cette donne) et revendiquent la libéralisation de la PMA et de la GPA.

Écrit par : MM | 29 janvier 2013

"Cette loi ne fait qu'entériner ce qui existe depuis longtemps, à savoir des enfants élevés par des individus de même sexe, mais en assurant une amélioration."

Ce qui existe déjà; c'est le PACS ! Il suffisait simplement de l'aménager pour garantir optimalement, les intérêts mutuels des pacsés en cas de décès !

Je suis quasi certain que personne n'aurait trouver à redire, ou bien peu !

C'est ce qui me rend mal à l'aise, parce que ce débat qui déchire l'opinion en deux camps n'est pas tout à fait ce qu'il présente comme arguments.

-D'un côté, on a de l’opportunisme électorale.
-De l'autre on a de l'opportunisme pour asseoir son influence politique.

Au milieu de cela, on a tout un chacun qui est capté dans un débats qui, en majorité ne le concerne pas directement.

Pour ma part, je connais bien plus de gens qui commence à faire l'expérience de la précarité, que de couple homo en quête d'enfants. Le seul cas que j'aie vu dans ce genre est un couple qui gagne près de 30'000.- par mois.

Je me dis quand même que les questions essentielles passent bien après, de ce qui semble un luxe de bobos narcissiques qui s'admirent dans l'image de vie qu'ils veulent imposer à tous comme une évolution branchée.

Écrit par : aoki | 29 janvier 2013

MM

OK, alors si le PACS donne les mêmes droits que le mariage homo, pourquoi tant de ramdam contre le mariage homo ? Parce que le mot mariage, symbole chrétien, serait la propriété intellectuelle des religions et sous copyright depuis 2000 ans ? Vous avez vos symboles, personne ne vous en empêche, mais ne les imposez pas aux autres, qui en ont une vision différente et qui ne vous imposent pas les leurs sous prétexte d'un monopole symbolique que vous revendiquez, à tort.

La PMA et la GPA ne font pas partie de la loi du mariage, c'est un autre débat. Vous ne pouvez pas biaiser le débat en cours sous prétexte qu'un autre débat aura éventuellement lieu. Vous faites donc du hors débat à votre tour.

Écrit par : pli | 29 janvier 2013

@ Alicia parel

"Le féminisme est encore mal perçu, dans son essence, par nombre d'homme, il est clair que voir les paillassons se rebeller contre l'autorité n'est pas drôle en soi. "

l'autorité quelle autorité !!!! vous gobez tellement bien les rodomontades féministes que vous en êtes au stade d'être incapable de voir la réalité, l'homme est castré depuis des décennies, la france étouffe sous la misandrie et vous ne vous en rendez même pas compte les peaux de saucissons que vous avez devant les yeux sonts vraiment épaisses.

le féminisme n'est qu'une idéologie qui n'a aucune opposition, tout ce qu'elle affirme sous couvets d'enquêtes sérieuses n'est qu'un ramassis de mensonges, le féminisme c'est la gangréne du monde occidental pas autre chose sa lie !!!

Écrit par : leclercq | 29 janvier 2013

@PLI: pourquoi être c" contre" le mariage homo? Eh bien parce que le rôle du mariage c'est de sanctionner l'union entre un homme et une femme en vue d'avoir un enfant (de façon naturelle, oui...) et de créer ainsi une filiation.

PAs de revendication pour la PMA et le GPA dans ce débat, prétendez-vous? : ENFUMAGE!! Et j'en veux pour preuve les photos présentées en illustration de la manif pour, publiées dans notre chère Tribune de Genève.... VOilà

Écrit par : MM | 29 janvier 2013

@ Laura:

L'exemple du bébé dont on cache le sexe procède de la même idéologie. J'ai déjà porté critique sur le modèle gender type Egalia. Je relève l'histoire de ce couple américain parce qu'il est un exemple du relativisme d'une société, pour laquelle tout est bon si on le décide, et qui ne réfléchit plus aux fondamentaux. Peut-être n'y a-t-il pas de fondamentaux, mais on ne peut en être sûr. Ce couple qui transforme son garçon est dans la droite ligne d'une théorie bien plus générale. Pour moi il s'agit de plus qu'un cas individuel. Et même si ce n'était que cela, et que l'on considère que les panneaux sur les pères ne sont que des cas isolés, la provocation contre les pères est peut-être allée trop loin. La saturation approche.

Je viens de publier un autre billet, qui précise la critique du lesbianisme féministe. Je pense que ce qui se dit contre les hommes, les pères, les hétéros, est dans la logique d'une idéologie actuelle. Cela va plus loin que des cas isolés.


@ Didier:

Non, ce n'est pas déplacé. Je répond plus complètement dans mon nouveau billet.


@ Alicia:

"Le féminisme est encore mal perçu, dans son essence, par nombre d'homme, il est clair que voir les paillassons se rebeller contre l'autorité n'est pas drôle en soi. "

Votre affirmation est déraisonnable et indémontrable. De plus en plus d'hommes ouvrent les yeux sur le féminisme. Quant au paillasson, ce n'est même pas à prendre au sérieux. Quel mépris vous avez des femmes. Comme si elles avaient accepté d'être des paillassons!

Écrit par : hommelibre | 29 janvier 2013

MM

Et une femme qui accouche sous péridurale, voire césarienne, c'est naturel ? Les médocs en tous genres, c'est naturel ? Non. Le progrès technique, non plus n'est naturel.

Vous savez, les nazis, un point godwin, ont beaucoup invoqué le "naturel" pour utiliser des techniques pas trop naturelles à base de chimie gazeuse pour faire taire leurs opposants.

Ce que je trouve étrange, c'est que sur un blog se revendiquant libéral, on trouve des arguments dignes du fascisme écolo le plus étroit d'esprit.

Écrit par : pli | 29 janvier 2013

pli . Entièrement d'accord avec vous : le progrès technique, ce n'est pas naturel . Le fait est que les pharmas sont là pour régler ou palier à des déficiences, des pathologies, des problèmes . Alors venez me dire que l'homosexualité est un problème ou une pathologie, et on ne va plus rigoler du tout!!

La location de ventres, un boulot comme un autre, n'est-ce pas,Monsieur Bergé, ou l'achat de paillettes sur catalogue me semble ouvrir la voie à l'eugénisme (choix du sexe, et de caractères propres (similaires) aux " parents clietns " en attente de résultats.

Gardez donc vos insultes pour vous et réfléchissons ensemble à cette teinte extrémiste que nous risquons de donner à notre société sous couvert d'égalitarisme. En tous cas, cet égalitarisme là ne passera pas par moi !

Écrit par : MM | 29 janvier 2013

@ Pli:

Les avis divergent et sont acceptés s'il n'y a pas d'injures ou de diffamation. Le débat est contradictoire.

Mon billet portait principalement sur les attaques contre les pères. Les interventions vont plus loin, signe que cela questionne. Je vais moi aussi aller plus loin. Sur l'aspect naturel des choses, je suis bien d'accord que la FIV ou la césarienne ne sont pas naturelles. La médecine triche avec la nature pour en déjouer les bugs. Personne ne refusera une anesthésie sous prétexte que le produit n'est pas naturel et qu'inciser c'est blesser.

Je ne dis nulle part qu'un enfant élevé dans un couple homo est mal élevé. Le cas que je cite est l'expression d'une idéologie, c'est différent. Et la dévirilisation est le trend du moment. Mais les questions que je me pose sont multiples. Entre autres: jusqu'où découpler le physique du culturel? Faut-il une limite, laquelle? C'est une question fondamentale pour moi. La liberté est une chose, elle n'interdit pas la limite. En ce sens le débat actuel suscite de nombreuses autres questions de société.

Une autre question est la disparition du père, mais pas seulement dans ce cas où on le programme, mais aussi dans des couples hétéros. Je pense qu'^à long terme ce ne sera pas sans incidences graves sur la société.

Une autre question est l'adoption. Elle n'est juridiquement pas faite pour former des couples mais pour sauver des enfants. L'enfant est le but, pas le couple. C'est pour cela qu'elle est si difficile pour les couples hétéros. ils n'adoptent pas pour eux, pas pour faire une famille mais pour donner une chance à un enfant. C'est fondamental. Ici on la place comme un but en soi de manière à normaliser les couples. Je pense que c'est ce point qui suscite le plus de réserves pour moi. Pour le reste, des enfants ont été élevés par des couples homos, pas moins bien que par des couples hétéros. Des personnes de même sexe vivent ensemble et c'est leur choix, que je défends.

Écrit par : hommelibre | 29 janvier 2013

"ils n'adoptent pas pour eux, pas pour faire une famille mais pour donner une chance à un enfant"

Oui, très bien et les motivations des homos seraient d'un autre ordre de priorités, et que les chances de l'enfant soient secondaires ?

Quand on voit la barbarie que des couples hétéros peuvent avoir vis à vis de leur progéniture biologique, tamponnée par l'état civil, et que ces enfants ne peuvent d'aucune façon légale échapper à la folie de leurs parents déglingués.

Moi, je sais de quoi je parle, un père hétéro qui me dominait de son mépris quand j'exprimais un avis différent et me frappais à coups de ceinture, une mère hétéro qui me frappait à coups de talons de chaussures quand je n'étais pas assez obéissant, et un instituteur de la république qui m'a en partie arraché les cervicales d'une baffe monumentale dans la tête à l'âge de 10 ans. J'en ai des séquelles depuis, et ce ne sont pas des fantasmes psychanalytiques.

Écrit par : pli | 30 janvier 2013

@ Pli:

Sous ce lien le témoignage de parents qui ont adopté: le parcours du combattant!

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/mariage-gay-l-adoption-qu-on-soit-homo-ou-hetero-est-un-combat_1210682.html

Et c'est normal. Il y a toutefois une différence. Pour un couple hétéro l'adoption est une solution éloignée, en général après les autres (dont les FIV qui désespèrent aussi des couples quand elles ne marchent pas). Le couple qui adopte souhaite d'abord créer une famille, puis, de par la difficulté des procédures, il réalise que l'enfant n'est pas là pour remplir le projet du couple mais pour devenir un projet grâce au couple.

J'ose espérer que les procédures d'adoption pour les couples homosexuels seront identiques et difficiles. Il n'empêche que si dans le couple hétérosexuel l'enfant est dans la grande majorité des cas le prolongement logique, dans le cas de l'adoption il peut devenir un objet qui remplit le besoin du couple. Qu'on le veuille ou non le couple hétéro est normatif, c'est la biologique qui a prévu cela, et le désir de couples homosexuels de créer une famille montrent à quel point ce couple hétéro et ses conséquences est normatif.

Pour l'adoption tout dépendra de la loi et de son application. Quand elle aura passé - car elle passera - c'est alors que l'on verra à l'oeuvre la manière de l'appliquer.

Reste la notion de filiation. La filiation biologique est l'ancrage de la reconnaissance des enfants par les parents. Pour la mère c'est automatique. Pour le père il y faut un test génétique. Cette filiation reste juridiquement la pierre d'angle de la famille et je suis favorable à cela. Une pension alimentaire est payée par le père ou la mère biologique. C'est le socle de leur responsabilité parentale. Je pense que cela doit rester.

Dans le cas de l'adoption cette pierre d'angle n'est pas réalisée, pas plus pour les couples hétéros que pour les couples homos. Mais ce sont des situations exceptionnelles. Dans le cas du mariage gay, elles tendent à être présentées comme non exceptionnelles, comme la norme de base en plus ou avant la PMA, et comme un droit.

Il n'y a pas fondamentalement de droit à l'adoption dans l'esprit. Il y a le droit pour un enfant à être adopté. C'est très différent dans l'esprit de la loi moderne et dans la place de l'enfant au sein du couple adoptant.

Si l'on revient au terme de mariage, celui-ci a été défini comme l'union d'un homme et d'une femme. Le reprendre et l'étendre à des couples non hétéros est une provocation culturelle et sociale du think thank socialiste Terra Nova, sorte d'oligarchie intellectuelle qui analyse l'air du temps pour donner un programme à la gauche et qui donne légitimité à des groupes comme les LGTB (je me demande toujours ce que font les bi dans ce groupe car leurs problématiques n'ont rien à voir). Les thèmes sont largement choisis en fonction non pas de leur représentativité sociale - après tout le "mariage" homosexuel ne touchera que peu de couple, d'après ce qui s'évalue - mais leur intérêt électoral et de provocation sociale. Terra Nova inclut dans ses membres un certains nombres d'énarques, biaisant singulièrement l'idée que la gauche représente des aspirations démocratiques. C'est une oligarchie bourgeoise et de pouvoir qui en réalité impose sa vision de la société. Le politique n'est qu'une chambre d'enregistrement et de débats frustrants.

Le pouvoir actuel fonctionne à la provocation, malgré l'apparente mollesse de Hollande. La taxe de 75% en est une. Les rodomontades contre PSA ou Mittal en sont. Le mariage gay vient à point pour donner du grain à moudre, faute d'un projet économique solide. Ne doutons pas que la gauche est aux anges avec l'ampleur de la controverse sur le mariage gay.

Écrit par : hommelibre | 30 janvier 2013

En travaillant les clientèles de niches, la gauche tente aussi de remplacer les ouvriers manquants dans son électorat et tente de trouver les 2-3% d'électeurs qui aujourd'hui font basculer les majorités. Elle trouve un vague lien entre le prolétariat et les LGTB: le patriarcat qui forcément serait masculins, patronal, moraliste et anti-gay!

Le concept de patriarcat a remplacé celui de patronat et permet au PS de se positionner auprès de minorités sociologiques. Pourtant l'analyse du patriarcat est biaisée et n'a rien à voir avec les hommes dans leur très grande majorité. Résultat: ce thème (patriarcat, "domination masculine")se construit bien sur une guerre faite aux hommes, et tout ce qui découle de ce thème, dont le féminisme lesbien très marqué à gauche, y contribue.

Écrit par : hommelibre | 30 janvier 2013

En Pologne la grossesse in vitro c'est direction la prison! Aussi on comprend mieux le ramdam de l'église catholique entre anti et pro comme l'Eglise d'Econes et ses prêtres révolutionnaires . Il y a de quoi élargir le débat ou comme dirait ce cher Watson cherchons à qui profite *le crime*

Écrit par : lovsmeralda | 30 janvier 2013

Bonjour à tous,
Cette histoire de "mariage pour tous" a l'immense mérite de faire sortir absolument toutes les opinions qui existent sur la famille, le couple et les enfants.
C'est un immense déballage, une sorte de nettoyage de printemps, ou comme on dit "les à-fonds".
En observant ce débat, il faut faire attention de ne pas se laisser enfermer dans les paramètres de son propre cas particulier.
Nous avons tous fait nos expériences difficiles dans nos familles. Personnellement, j'ai refusé d'avoir des enfants pendant très très longtemps, tellement j'ai détesté la vie de famille. Parents archi-hétéros et sûrs de leurs valeurs, pas de divorce. Cela ne peut pas rester ma référence unique, je dois pouvoir écouter d'autres parcours possibles.
En écoutant les "pour" et les "contre", j'ai l'impression qu'il s'agit d'une revendication de "bonheur pour tous", qui passerait par deux institutions incontournables, qui seraient le mariage et la parentalité.
Au lieu d'approcher le problème de façon juridique (= comment assurer aux enfants dans une situation de famille recomposée des droits et la sécurité affective), les socialistes français en ont fait un "droit" des adultes, un droit symbolique, qui a forcément de vastes implications .
Pourquoi cela fait-il tant débat en France et pas en Belgique ou en Espagne ?
J'ai l'impression que les Français ont besoin de ce genre de grande lessive de façon périodique. Il y a le besoin de s'affronter de façon passionnée. C'est probablement un besoin de démocratie plus grande, un appel à un changement institutionnel vers plus de participation. Le débat parlementaire n'inspire plus assez confiance, est-ce que le politique est trop coupé de la base ?
C'est intéressant de voir comment la droite se retrouve dans la posture qu'elle reprochait à la gauche...

Écrit par : Calendula | 30 janvier 2013

@ pli

"Quand on voit la barbarie que des couples hétéros peuvent avoir vis à vis de leur progéniture biologique, tamponnée par l'état civil, et que ces enfants ne peuvent d'aucune façon légale échapper à la folie de leurs parents déglingués."

ouvre les yeux sur le complet manque éducatif des familles monoparentales, elles sonts beaucoup plus nombreuses que tes cas particuliers.

"Une autre question est la disparition du père, mais pas seulement dans ce cas où on le programme, mais aussi dans des couples hétéros"

voilà la réalité du manque éducatif des enfants actuellement.

et en mariant les couples homos c'est comme si on normalisait cette réalité.

Écrit par : leclercq | 30 janvier 2013

"Je ne dis nulle part qu'un enfant élevé dans un couple homo est mal élevé."

moi je dis que si, dans un cas comme dans l'autre un manque un pére où une mére, l'enfant a besoin dans son éducation d'un pére et d'une mére jouant chacun leur rôle.

Écrit par : leclercq | 30 janvier 2013

"la réalité est moins reluisante pour les femmes la majorité des divorces sonts demandés par les femmes cause principale manque de romance dans le couple"
Rhooo, il y a bien que Leclerq pour me faire exploser de rire de bon cœur
:-)))))))
Tellement vrai par moment.
on va se faire écharper ici, je le sens :-)))))

Écrit par : Patricia | 30 janvier 2013

j"'ai l'impression qu'il s'agit d'une revendication de "bonheur pour tous", qui passerait par deux institutions incontournables, qui seraient le mariage et la parentalité."
Les progressistes seraient t'ils finalement d'incorrigibles conservateurs ?

Écrit par : Patricia | 30 janvier 2013

pour patricia

extrait d'un livre d'yvon Dallaire.

"Divorce
D'après la sociologue française, Evelyne Sullerot, féministe delà première heure, mais reconvertie après la fondation de l'organisme Retravailler où elle a reçu plus de 500 000 femmes, dont beaucoup étaient divorcées,
«Il ne faut pas oublier que ce sont les femmes, dans trois cas sur quatre, qui demandent la séparation... Et pourquoi la demandent-elles ? Diverses études montrent que la cause numéro un est le désappointement... Elles ne supportent pas le quotidien sans la romance : je m'ennuie, donc je veux refaire ma vie...
s'exclame la
Vous n'êtes pas tendre envers les femmes, journaliste.
Non. Je crois qu'elles n'ont pas très bien géré la formidable liberté qui leur avait été donnée. Je pense que tout cela est rattrapable. Mais je voudrais leur dire qu'elles ne sont pas les propriétaires de leurs enfants. »"


http://www.sos-papa.net/pages/sullerot.htm

"Dans le domaine de la famille, que tous concèdent aux femmes, le féminisme devient l'attitude à la mode dans les médias, pour les psys, et pour les juges. D'où quinze années de "Garde à la mère!" et d'éclipse de la paternité. Or, sur les talons de la révolution contraceptive, les hommes ont cru pouvoir lancer, orchestrer, commercialiser une révolution sexuelle. Celle-ci, envahissante, entêtante, n'a pas rendu aux hommes leur dignité de pères, mais a fragilisé les couples ; aussi, de 1975 à 2005, on voit augmenter sans cesse les séparations et divorces, dont une forte proportion (65%) avec enfants. Tout au long de la révolution sexuelle, les enfants vont être confiés aux mères, dans un climat très spécial : minimisation des effets sur les enfants de la séparation de leurs parents, victimisation des "familles monoparentales", criminalisation accrue des "agressions sexuelles", ignorance des souffrances des pères. Quand j'ai publié en 1992 Quels pères ? Quels fils ?, premier livre sur la crise de la paternité, j'ai reçu des centaines de lettres de pères séparés de leurs enfants, j'ai été traitée de "traitresse" par les féministes, "

Écrit par : leclercq | 30 janvier 2013

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http://www.parent-solo.fr/modules/smartsection/item.php?itemid=169

Que voulez vous dire lorsque vous écrivez " De même l'Etat n'a pas à rémunérer, par le biais de la politique familiale, les parents séparés " ou " L'argent public n'est pas là pour remplacer un conjoint défaillant ou un conjoint repoussé. ". Le titre de votre ouvrage prendrait-il tout son sens ici ?
C'est vrai : la famille est une affaire privée dans le sens que les gens sont libres de s'aimer, de se marier ou pas, de faire des enfants ou pas, et en même temps, c'est une affaire publique car l'avenir de la société ce sont des enfants qui ne sont pas des petits atomes isolés, mais qui vivent dans des familles. Il est tout à fait légitime que la puissance publique aide les familles à élever leurs enfants, mais elle n'a pas vocation à aider les gens dans leur mode de couple : cela ne regarde pas la collectivité. Elle fait déjà beaucoup pour traiter les divorces, assurer les placements d'enfants quand les parents sont défaillants, etc. Il faut savoir qu'1/3 des dépenses du Ministère de la Justice sont consacrées à la gestion des instabilités familiales. L'Etat dépense pour les enfants, pourquoi " récompenserait "-il un adulte qui se sépare de son conjoint ? Il est vrai qu'on sent encore l'empreinte des mentalités des années 1975-2000 pendant le'squelles les adultes se sont dit qu'ils pouvaient tout faire dans leur vie privée, que l'Etat providence les aiderait. Je pense que les choix de vie privée restent du domaine privé, et que chacun reste responsable de son enfant quoiqu'il arrive.

ça coûte cher le bovarysme féminin à la société.

ou d''absence de contact de l'enfant avec son père. S'agissant des résultats scolaires, l'absence de relations avec le père joue de façon très nette, même si la mère est très cultivée.

http://cidp31.free.fr/CIDP/dossiers/le_pere.htm

Les efforts de la mère d’assumer les deux rôles (paternel et maternel) seront souvent perturbants pour l’enfant. Les enfants peuvent également manifester leur malaise au travers de comportements. Ils réagissent sur un mode réactionnel et évacuent les conflits par des actes. On constate que 75 % des délinquants juvéniles proviennent de familles dont les parents sont séparés.

Lorsque le père ne remplit pas sa fonction, les enfants présenteront plus souvent des troubles caractériels. Ces enfants seront instables, agressifs, hyper-émotifs, anxieux, impulsifs, renfermés ou excités, coléreux...

Écrit par : leclercq | 30 janvier 2013

Lobbying LGTB?

http://www.inter-lgbt.org/spip.php?article1185

Écrit par : hommelibre | 04 février 2013

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