03 janvier 2013

Le procès en Inde

Rarement un procès aura été agendé aussi rapidement. 18 jours après le crime les accusés sont aujourd’hui en procès devant un tribunal «expéditif» à New Dehli. Le gouvernement a instauré tout récemment ces tribunaux où les affaires de viol doivent être traitées en express.


justice,inde,viol collectif,décès,tribunal expéditif,sexualité,indien,colère,manifestations,bus,new dehli,Il faut rappeler la violence du crime de New Dehli pour comprendre l’émotion de colère suscitée en Inde, particulièrement dans la population féminine. Selon ce que la presse en relate il s’agit de six hommes sous l’effet de l’alcool, qui ont reconnu avoir violé la jeune indienne dans un bus après avoir assommé son ami. Non seulement elle a été violée dans le bus mais a subi une agression mutilante par une barre de fer qui a causé de telles lésions internes qu’elle en est morte.

L’idée de cette agression est insoutenable. La réaction de la population a été à la hauteur de la violence subie par l’étudiante. Les manifestations se succèdent depuis deux semaines pour demander d’une part une condamnation rapide des agresseurs, d’autres part une meilleure écoute policière à l’égard des femmes qui déposent plainte. En Inde, pays de 1,2 milliards d’habitants, plus de 25’000 viols sont dénoncés chaque année.

«Les viols collectifs sont courants en Inde, et beaucoup ne font pas l'objet de plaintes puisque les femmes font souvent peu confiance à la police. En 2011, un viol était signalé toutes les 20 minutes dans le pays, mais seulement le quart des dossiers portés devant la justice débouchaient sur une condamnation des agresseurs, selon les chiffres du Bureau national des statistiques criminelles.»


Il est toujours difficile d’évaluer avec exactitude ce genre de criminalité, qui reste par ailleurs très marginale. En supposant qu’en Inde seul un viol sur 100 aboutisse à une condamnation, ce qui est un coefficient d’incertitude très supérieur à la moyenne occidentale, le viol concernerait alors environ 0,01% des femmes. Le coéficient étant volontairement placé haut, la réalité est probablement très inférieure. Mais malgré sa très faible proportion il est un des crimes les plus redoutés et choquants des sociétés modernes, plus choquant même que le meurtre à cause des images qu’ils éveille et du fait qu’il concerne la sexualité et une dimension très intime de la personne où la barrière naturelle du corps, de l'émotion et de la psychologie est abattue de manière brutale. Il y a une négation extrême de la dimension humaine dans le viol, d'où la gravité du crime. La sexualité est une question très problématique dans toutes les sociétés. L’Inde si mystique n’échappe pas à cette tension sociale autour de la sexualité.

Que les agresseurs soient puni sévèrement s’ils sont reconnus coupables par le tribunal est souhaitable, à cause même de la violence de leur crime et de ses conséquences. Toutefois les circonstances dans lesquelles se déroulent le procès posent question. Les avocats de la région ont refusé de défendre les accusés afin, disent-ils, de ne pas freiner la justice. Les accusés sont jugés par un tribunal expéditif, sous la pression de colère d’une foule qui demande leur mise à mort. Quel que soit le crime on peut se demander s’il s’agit encore de justice. On s’achemine possiblement vers un procès caricatural, avec l’assentiment de la population indienne et de l’opinion internationale. La justice qui doit juger des faits et les évaluer, pourrait être ici, de manière trop évidente, le bras vengeur de la population - ce qu’elle doit en principe éviter.

La colère des indiens et des indiennes est compréhensible et cette agression, par son extrême violence et cruauté, a déclenché un ras-le-bol. Mais la réponse judiciaire est dangereuse parce qu’expéditive et sous pression. En comparaison il y a en France le Tribunal des flagrants délits, qui est habilité à juger d’une affaire dans les heures qui suivent l’action délictueuse. Ce flagrant délit doit toutefois avoir été constaté par des témoins assermentés où être démontré par des preuves matérielles, et il ne concerne pas des crimes susceptibles d’être jugés en Cour d’Assise.

Ici la justice indienne semble vouloir se faire l’exécutrice du désir de vengeance populaire. Or quelle que soit la légitimité de la colère populaire, la justice doit précisément éviter cela. La justice rendue sous la pression de la rue ne garantit plus l’Etat de droit.

Avec ce procès, et à cause d’une justice trop laxiste jusqu’alors dans les crimes sexuels, l’Inde entre dans la justice de l’émotion. L’Etat de droit, au nom duquel la population demande justement des sanctions contre les criminels, n’est paradoxalement pas garanti.

 

14:30 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (48) | Tags : justice, inde, viol collectif, décès, tribunal expéditif, sexualité, indien, colère, manifestations, bus, new dehli | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Beaucoup de gens considère le viol comme le pire crime qui puisse exister. Certains réclament même la peine de mort exceptionnellement contre les violeurs.

En France, le criminel s'expose à une peine allant de 15 ans de prison ferme jusqu'à la prison à perpétuité (par exemple en cas de récidive ou si le viol est accompagné de tortures); parait-il. La perpétuité! vous vous rendez compte, pour avoir abusé quelques minutes de quelqu'un pour lui faire subir un acte sexuel forcé.
Est-ce que je suis le seul à être choqué par une telle sentence? N'est-ce pas complètement disproportionné?

Personnellement, je préfère me faire violer que d'être gravement mutilé, perdre un bras ou me faire handicaper. Pourtant, le viol est toujours décrit comme l'abomination suprême, car il concerne en écrasante majorité des agresseurs hommes et des femmes victimes.

Les femmes étant sacralisées, le viol sera le suprême sacrilège. Personne ne parlera des détenus violés tous les jours derrière les barreaux, ça ne concerne pas des femmes, ça compte pour du beurre.
D'ailleurs les détenus violeurs sont aux bas de l'échelle carcérale, ils sont violemment humiliés par leurs co-détenus et gardiens, qui eux ont une morale attention, y réprouvent les violeurs et les pédés, mais finissent par se sodomiser entre eux, c'est à n'y rien comprendre.

Enfin j'ai trouvé intéressant l'avis de la dénommée Catherine Millet sur la question :

"Plutôt que de créer des associations pour aider les femmes à déposer des plaintes et payer des avocats, les féministes feraient mieux de leur apprendre à considérer ces agressions sexuelles avec une certaine distance, à les relativiser, à renforcer leurs « défenses naturelles »."

"Vous voulez dire qu’on exagère le traumatisme que provoque une agression sexuelle ?
Oui, complètement."

"Au contraire, on devrait leur dire :
« La chose a eu lieu, elle ne t’a pas marqué de façon indélébile, tu peux vivre ta vie dans un autre habit que celui de la jeune fille victime d’un viol. »"

"s’il n’y a pas eu ce genre d’agression, de menaces avec une arme, de coups, c’est un traumatisme qu’on peut surpasser comme n’importe quelle violence ordinaire."

Voici l'article entier :
http://www.rue89.com/2011/06/24/dix-ans-apres-catherine-millet-vous-reparle-de-sexe-et-damour-210817

Écrit par : Didier | 03 janvier 2013

tout à fait d'accord avec toi didier.

je me souvient d'un toréador "el cordobés" qui a subit aussi des viols en prison en espagne pendant sa jeunesse.

http://www.lexpress.fr/informations/le-mythe-el-cordobes_599022.html

Écrit par : leclercq | 03 janvier 2013

Didier,

Sur le fond je suis d'accord avec Catherine Millet et vous-même. Cela vaut pour tous les traumatismes. Il faut encourager à la résilience et non à la stagnation dans le statut de victime d'un crime dont on ne sortirait jamais. On reste blessé mais on doit vivre. Je suis d'ailleurs bien placé pour le dire aussi.

Je veux souligner la gravité du crime de viol. Mais est-il plus grave qu'un meurtre? Pas à mon sens. Par contre plus la société ou l'entourage dramatise, plus la victime est psychiquement atteinte.

La mise en place de tribunaux expéditifs va dans le sens d'une dramatisation intense. L'émotion prime, ce qui est un biais dangereux. De plus, une justice expéditive préservera-t-elle la présomption d'innocence? Dans le cadre du viol qui a pris une dimension sociale énorme, et à défaut d'aveux, ce n'est pas sûr.

Écrit par : hommelibre | 03 janvier 2013

"L’idée de cette agression est insoutenable", mais que de ligne pour la soutenir, que de mise en doute, de calcul de pourcentage, etc.
Et le fait qu'une femme violée s'est fait conseiller de se marier avec un de ses violeurs? Pas entendu, pas lu? Pourtant c'est aussi dans les médias, non? HL?
Et le mépris de la poupulation? Pourquoi donc?
Votre façon de commencer l'année est... Exactement!
Finalement vous êtes un teneur de bougie?
Berk, et bye!

Écrit par : Trio-Octet infernal | 04 janvier 2013

Puisque Me Poggia va certainement censurer mon commentaire sur son blog, je me permet de le proposer ici.

Monsieur Poggia,
Un peu d'humanisme vous va bien. Je reste pourtant surpris par votre méconnaissance de l'Inde et surtout de la politique en général.
Lorsque vous serez conseiller d'Etat, vous comprendrez que certaines décisions douloureuses doivent être parfois prises, dans l'urgence, pour le bien du plus grand nombre et pas forcément sur la base de critères humanistes.
Si un seul des accusé devait échapper à la sanction, c'est tout le pays qui serait à feu et à sang. N'est-ce pas un prix un peu élevé à payer pour des principes ?
A moins que vos lignes n'expriment qu'une stratégie électorale bien cynique pour développer une facette séduisante qui n'apparait pas de manière évidente à priori...
Ou plus simplement, votre besoin de vous convaincre que vous êtes un type bien.

Écrit par : Pierre Jenni | 04 janvier 2013

@Didier

Je ne pense pas que le viol soit considéré comme égal au meurtre parce que les femmes sont sacralisées.

Je pense que c'est ainsi parce que le sexe à une dimension sale et répugnante qui n'a pas lieu d'être .
On fait tout un bataclan sur la pureté , la réserve,la retenue et la "dignité" tout le long de la vie; Se faire violer c'est briser tout ça , et ceux et celles qui se focalisaient trop là dessus sont brisés .
Et ça , navré , mais c'est en parti à cause de ce que l'on a ( la société , pas simplement les hommes ) imposé au femmes dans cette culture et d'autres , c'est à dire rester pure .
Déjà qu'elles sont , j'ai 'impression , naturellement plus prudes que les hommes sur la question du sexe , sans doute à cause du risque de tomber enceinte , faut pas s'étonner que ça prenne ces proportions .

Et il y'a aussi la colère et le sentiment d'impuissance face à quelqu'un de plus fort que soi par la suite , la remise en question , bref le traumatisme . Et ca doit être flippant de se dire que dés fois la personne réussira à s'enfuir et recommencera.
Cette nana en Inde à été violée à la barre de fer et battue , c'est effrayant .

Je pense que le viol c'est se faire rabaisser physiquement et aussi moralement , au point que certains , plus fragiles , vont jusqu'à dire "être mort à l'intérieur" .
Mais ce "mort à l'intérieur" c'est en parti être mort dans ses croyances et ses principes , chacun ayant plus ou moins la possibilité de surmonter ça . Donc , pas question de le mettre à égalité avec le meurtre véritable qui met véritablement fin à tout.
Mais pas question de le laisser impuni pour autant .

Je dirai donc qu'il y a au moins 3 niveau de souffrance

-Les idéaux , suivant la personne , sont atteints (à la limite ça c'est pas grave, vaut mieux pas avoir ce genre d'idéaux pour pas se sentir "mort" après) qui peut engendrer le dégoût de l'autre et de soi .

-La violence physique , l'acte lui même , la brutalité et le risque de grossesse, de MST...etc.

-La peur que ça se reproduise et le fait de se dire que le violeur a des chances de rester impuni.

Écrit par : nemotyrannus | 04 janvier 2013

Dans l'idée de justice pénale, quand la société européenne ne marchait pas sur la tête, il y avait l'idée que les criminels étaient punis pour éviter la vengeance privée. Comme l'Etat n'ose plus punir, les parents des victimes restent les bras ballants devant l'énormité des crimes commis ici, la déficience totale des salopards qui bossent pour l'Etat et blanchissent les criminels (psychiatres, assistants sociaux, éducateurs spécialisés). L'Inde n'est pas dans l'état de dégénérescence que nous connaissons malheureusement ici. Mais que vous défendiez ces gens ne m'étonnent pas une seule seconde, HL.

Écrit par : Géo | 04 janvier 2013

@ Géo: que voulez-vous dire avec votre commentaire? Il est incompréhensible.

@ Némotyrannus: la distinction en trois causes différentes de souffrance est intéressante. On peut différencier les réponses à apporter, et tenter déjà par exemple de donner moins de force à la cause liée aux croyances afin de mieux gérer les autres qui sont plus objectives.

@ Pierre Jenni: je comprends votre argument. Mais il s'agit bien ici d'une justice pour circonstance exceptionnelle. Le danger est qu'à partir de cette situation la pratique n'en vienne à se généraliser. La justice d'Etat ne serait alors que l'expression d'une pression de la rue. Dans le cas de ce viol et de ses conséquences, je crois avoir lu que les accusés ont passé aux aveux, ce qui évite le risque d'erreur judiciaire. Mais en principe la justice doit tenter d'établir des faits, indépendamment des pressions extérieures. Et pour cela les accusés doivent être défendus.

Écrit par : hommelibre | 04 janvier 2013

La justice indienne, la police et les politiques ont laissé la situation se dégrader depuis tellement longtemps, qu'elle est désormais simplement hors-contrôle.
Le bus, dans lequel ces viols avaient lieu, a passé par plusieurs barrages de police, sans que personne n'intervienne! Tant le chauffeur que les policiers devraient faire partie des personnes qui rendent des comptes.
Le jugement expéditif de ces 6 personnes (doit-on dire violeurs présumés ?)serait juste un raté de plus.
Si j'ai bien compris tout ce que j'ai pu lire et entendre depuis le jour, où ce cas particulièrement choquant a donné lieu aux manifestations, la situation en Inde est arrivé à un point, où la population n'en peut plus.
Cela rappelle le suicide de ce jeune vendeur de légumes en Tunisie : c'est la souffrance de trop.
Si on regarde les images diffusées par la télévision, on constate qu'il y a un grand nombre d'hommes parmi les manifestants. Cette problématique concerne tout le monde. Si les hommes sont si mobilisés, c'est qu'ils savent que le mauvais fonctionnement de la police et des tribunaux est une catastrophe qui dépasse le simple cas des femmes violées. Si même on pouvait imaginer qu'elles font des chichis pour rien, les hommes semblent penser autrement, sur place.
Le 90 % des crimes violents concerneraient les femmes.(Journal télévisé de France 2)
Ca commence par l'avortement sélectif des filles.
Le taux femmes /hommes est devenu tellement déséquilibré qu'un homme ne peut pas raisonnablement espérer se marier, selon l'état dans lequel il réside. Cela serait une des origines du grand nombre de viols.
Le problème de la dot (pourtant officiellement hors-la-loi) est à l'origine des avortements sélectifs, car le parents ne peuvent souvent pas fournir la dot exigée par de "bonnes familles".
Et puis il y a les femmes des castes inférieures et les crimes d'honneur.
Je n'arrive pas à décider ce qui est moins pire : faire mourir sa victime tout de suite ou bien la torturer et la laisser en vie.
En cela, la peine de mort serait peut-être une sanction clémente, puisqu'elle permettrait à ces violeurs (si leur identification est correcte) d'arrêter de se confronter à leur image de monstres ivres et violents dans ce monde. Pour rester dans une logique hindouiste, même si je ne connais pas la religion des agresseurs, ils ont un drôle de karma à parcourir...
L'histoire de la barre de fer va au-delà d'une frustration sexuelle, il y a là un problème bien plus grave, que même Catherine Millet ne peut relativiser.
Non, ce n'était pas juste un viol comme un autre. Les Indiens ont à réfléchir sur leur société et ses priorités. je ne leur lance pas la pierre, mais je constate que ceux qui s'insurgent sur place, s'occupent,comme ils le peuvent , d'un sujet qui dépasse le destin d'une femme violée.

Écrit par : Calendula | 04 janvier 2013

Il manquait ceci en exergue :
"La mise en place de tribunaux expéditifs va dans le sens d'une dramatisation intense. L'émotion prime, ce qui est un biais dangereux"
Il nous faut impérativement revenir à une justice qui s'occupe des victimes et non de l'intérêt des coupables. Vous vous souvenez de ce film d'Ingmar Bergman. Le septième Sceau ? Le chevalier tombe sur une scène de viol, où trois manants se sont fait une jeune fille noble. Il les zigouille de belle manière à la grande satisfaction du spectateur, et il reste un jeune garçon, qui n'a rien fait mais qui a assisté à la scène sans réagir en faveur de la victime. Le chevalier hésite mais e tue aussi.
Et tout le monde est bien d'accord avec lui.
Si parmi les 6 salopards, il y en a un qui est un peu moins coupable, je n'en ai rien foutre. La corde lui ira tout aussi bien, il n'a rien fait pour sauver la jeune femme.
Le monde a changé, HL. On a touché le fond et on remonte. Et si j'ai une seule qualité, c'est de voir ces choses-là.

Écrit par : Géo | 04 janvier 2013

Cette affaire sordide nous révèle combien le sort des femmes dans certaines parties du monde est peu enviable. Combien de violeuses pour combien de violeurs? des chiffres? des statistiques dont certains sont si friands? je crois que la messe est dite et il faut véritablement combattre ces souillures institutionnelles que sont les viols commis sur les femmes, les fillettes en Afrique etc....

Écrit par : vali | 04 janvier 2013

L’Inde c'est un monde dans le monde, tellement de cultures différentes de vision du monde différente et plus d'un milliards de personne.
La vérité c'est que c'est qu'un tel pays est incontrôlable et les pouvoirs public le savent très bien.
Certains ceux demandent pourquoi les pouvoirs publics tentent de calmer la foule (une certaine foule) parce qu’en face une autre foule pourrait ce soulevé.

Écrit par : dereck | 04 janvier 2013

Je suis sur le c.l quand je lis certains commentaires, le viol n'est pas si grave, la victime est vivante, faut pas exagérer, c'est parce que le sexe est considere comme sale etc....elles doivent oublier elle ont de la chance elles sont en vie et puis quoi encore, si quelqu'un vous faisait subir cette chose dans certaines parties de votre corps, parleriez vous toujours le même langage H.L. Didier, Leclerc et compagnie. Je ne suis pas d'accord avec les femens et cie et autres ultras féministes mais excuser ou admettre le viol quelque qu'en soit les circonstances est inadmissible.

Écrit par : Grindesel | 04 janvier 2013

" Et pour cela les accusés doivent être défendus. "

On devrait surtout les défendre de sortir de prison. Moi je préfère la prison à la peine de mort pour ce genre de crime. Généralement ce genre de criminel vont regréter de n'être pas mis au bout d'une corde. Le violes sont généralement très mal vu de la part des autres prisonniers de droit commun.

D.J

Écrit par : D.J | 04 janvier 2013

@ Grindesel

Vous vous trompez, à aucun moment je n'excuse ou j'admets le viol. Il n'y a même pas a discuter là dessus, le viol est un délit voire un crime et doit le rester.

Par contre je m'interroge sur la légitimité de la place de n°1 qu'il occupe au hit-parade des abominations humaines. C'est tellement flagrant, que même les tueurs les plus ignobles et cruels prisonniers, considèrent les violeurs comme les plus vils individus.

Je le répète le viol n'est rien à coté de tous un tas d'actes beaucoup plus immondes, il devient même enviable à coté d'eux, c'est la vérité. Vous même préférez-vous qu'on vous coupe la main comme en Arabie Saoudite (je crois) pour avoir juste volé une pomme, ou qu'on vous viole 1 fois comme en Inde en vous laissant la vie sauve. Répondez-moi franchement; moi personnellement je préfère le viol haut la main.

En plus vous ne nous connaissez pas à "H.L. Didier, Leclerc et compagnie", pour savoir si on ne nous a pas fait "subir cette chose".

Écrit par : Didier | 04 janvier 2013

Grindesel

el cordobés a été violé en prison ça ne là pas empêché de faire la carriére qu'il a fait

" Il faut encourager à la résilience et non à la stagnation dans le statut de victime d'un crime dont on ne sortirait jamais"

trés vrai

Écrit par : leclercq | 04 janvier 2013

@D.J

"Le violes sont généralement très mal vu de la part des autres prisonniers de droit commun."

Il aura fallu écrire: "Les viols" à la place de "Le violes".

Les viols ne sont pas mal vus de la part des autres prisonniers de droit commun, en fait, les viols sont une pratique courante en prison.

Faut s'informer avant de dire n'importe quoi.

Écrit par : Dave | 04 janvier 2013

@Leclercq: parce que d'après vous il existe un hit parade des abominations, pour moi tous les actes que vous citez sont des crimes impardonnables et je ne fais pas de différence entre eux. Tous sont condamnables. Quand a parler de 1 viol vous êtes du compte c'était un viol collectif avec en plus une tentative d'assassinat, et la victime n'a pas survécut. Si vous préférez la peste au choléra libre à vous.
@H.L. D'accord avec vous ils ont le "droit" d'être défendus si tant est qu'un avocat accepte de les défendre.
Je trouve ces derniers temps que dans votre blog, vos élans antifeministes vous entraîne très loin et pourtant je ne suis pas d'accord avec les femens & cie et je ne m'en suis jamais caché.
Bonne fin de semaine.

Écrit par : Grindesel | 04 janvier 2013

@ Dave,

Les violeurs sont très mal vu dans le prisons. Ce n'est pas une affirmation gratuite; c'est vous qui êtes mal informé sur le milieu carcérale. En Inde je l'affirmerais pas à 100% mais je doute que c'est différent. Dans les prisons occidentales c'est la cas. Ce sont le détenus ou ex détenu qui le disent. On détestent ceux qui touchent aux enfants et les violeurs en général.

Dans le cas des viols en prison c'est justement souvent le sort réservé a certains condamnés pour viol. De plus dans les prisons pour homme, il n'y a ni gosse, ni femme à violer ce n'est plus pareil.

D.J

Écrit par : D.J | 04 janvier 2013

@ Grindesel

J'imagine qu'en répondant à Leclercq, vous vouliez en fait vous adresser à moi? Si c'est le cas mon pseudo est "Didier". En tout cas en parlant de "hit parade des abominations", vous faisiez surement référence à mon commentaire.

"Quand a parler de 1 viol vous êtes du compte c'était un viol collectif avec en plus une tentative d'assassinat, et la victime n'a pas survécut."
Vous englobez une tentative d'assassinat (réussie) et un viol, pour renforcer l'argumentation selon laquelle un viol serait aussi grave, la même chose. Je regrette ce n'est pas le cas pour moi, quand bien même ce serait fait à plusieurs.

"pour moi tous les actes que vous citez sont des crimes impardonnables et je ne fais pas de différence entre eux."
C'est bien ça le problème, parfois il y a bel et bien une hiérarchie entre telle ou telle souffrance. D'ailleurs vous n'avez pas voulu répondre à ma question, est-ce que ça vous gênerait de reconnaitre que malgré vos apparentes positions d'indifférenciation des souffrances, au fond de vous, vous la faite aussi?

Écrit par : Didier | 05 janvier 2013

On est devant une rupture du droit, et j'y vois autant de drame à venir que dans le sort de cette étudiante. Il ne s'agit d'aucune manière de défendre les violeurs quels qu'ils soient. Le corps est une limite qui ne doit être franchie qu'en accord. Et comme le dit Calendula la violence avec une barre de fer est une torture et est insupportable. En lisant cela je pense que chacun et chacune ici a vu l'image mentalement, ne serait-ce que furtivement. Et je comprends que cela puisse donner envie de tuer, ou de faire tuer. Envie de fracasser la tête de celui ou ceux qui sont en train de faire subir cela à cette femme.

Comme je l'écris, pour qu'il y ait une telle réaction populaire, c'est parce que le laxisme a régné, c'est ce que les indiens disent à leurs dirigeants. Comme le dit Calendula c'est la souffrance de trop. Cela peut advenir à n'importe qui: la souffrance de trop, celle qui fait jeter les règles de société à la décharge.

Les violeurs ont ô combien plus jeté les règles de société. Mais faut-il faire pareil qu'eux? C'est une question récurrente. L'émotion de la rue appelle la vengeance. La vengeance a une fonction punitive et cathartique. Peut-elle servir d'exemple? Pas sûr: la peine de mort n'a jamais empêché les meurtres. Donc punir de mort soulage le besoin de venger, de faire payer, mais ne sert pas le droit et la justice. Nous ne devons jamais, jamais oublier cela! Si nous l'oublions alors ok, retournons à une sorte de far west. On comptera les cadavres tous les matins. Moi je n'irai pas dans ce sens. Et je crois être justement bien placé pour dire cela, parce que quelle que soit ma résilience ma vie a été dévastée par un crime, crime dont l'auteur n'a pas été sanctionné - au contraire. Je pourrais donc descendre dans la rue avec les indiennes et les indiens pour presque les mêmes raisons.

Mais j'ai appris et j'apprends encore de cela qu'il vaut mieux travailler à renaître que de tuer soi-même. C'est très, très difficile. C'est une seconde épreuve, comme si l'on abandonnait toute légitimité à une réparation sociale.

La réparation nous appartient en propre. Je cite de mémoire une phrase d'Yvon Dallaire, que je travaille à faire mienne: "La rancune ou le désir de vengeance nous empoisonnent nous-mêmes alors que l'on croit rendre l'autre malade". A un degré de souffrance et de violence il est probable que l'on ne puisse plus entendre cela. Que l'on ait besoin de renvoyer à l'autre cette souffrance. Et je me garderai bien de juger. Mais si nous le pouvons, nous devons rappeler que le droit c'est le fondement de la civilisation, du respect, du vivre ensemble, et que la justice doit se garder de venger les uns ou les autres. Quand ce rempart fond on ouvre une boîte de Pandore.

Un procès doit être un moment de réflexion sur un crime et pour cela il faut des débats, et donc des avocats. Je ne comprends pas la décision des avocats de New Dehli. Ils refusent de défendre probablement par peur pour eux-mêmes. Et bien lynchons et tuons, les accusés sont de tels salauds qu'on ne les pleurera pas. Mais si l'on accepte cela alors qu'on laisse aux parents de l'étudiante le doit de tuer les violeurs de leur propre mains.


@ Géo: dans un film on peut facilement prendre le spectateur à témoin et lui faire prendre le parti que l'on souhaite. Mais dans le réel, que ferions-nous? Irions-nous risquer notre peau pour quelqu'un d'autre? Certains oui. Mais combien? Que la justice ne condamne pas assez, des affaires le laissent à penser. Mais encore faudrait-il que nous ayons tous les éléments pour en juger, sans quoi nous serions capable de projeter sur certains cas nos propre ressentiments et frustrations.


@ Graindesel: je ne vais pas trop loin dans mes réflexions: je pense que c'est la société qui ne va pas assez loin, et qui s'abrutit trop d'émotions pour réfléchir encore. Je pense que le crime doit être sanctionné à la mesure de sa violence. Mais je pense aussi que la victime doit être à tout prix encouragée à la résilience, à revivre, à accepter que la réparation personnelle n'est pas dépendante ni couplée à la réparation judiciaire ou à l'obtention du statut de victime. On voit de plus en plus d'affaires judiciaires où la victime est une monnaie pour quelqu'un: pour la société qui se défausse de comprendre ses dysfonctionnements; pour un lobby qui utilise des victimes ou des présumées victimes comme des étendards de leurs objectifs politiques. La politisation risque de faire virer la justice du côté de celui ou celle qui crie le plus fort. A partir de là il n'y a plus de justice. Il ne faut donc pas faire subir une double peine aux présumées victimes - je ne parle pas ici de l'étudiante indienne puisque son état et son décès montrent sans aucun doute qu'elle était victime. La double peine consiste à être victime - si on l'est - et en plus à porter une charge sociétale sur l'état de victime. On doit garder une distance à l'égard de ceux qui vous plaignent trop sans en même temps vous inciter à revivre, au-delà de toute raison, simplement parce que la résilience ne vient pas d'un tribunal, elle vient de nous-même.


@ Vali: le viol est un crime très majoritairement masculin. Il signifie pour moi beaucoup de choses en amont dont les deux suivantes: la perte de la référence paternelle, donc de l'altérité, aggravée par le traitement judiciaire des divorces; le fait que les garçons doivent être éduqués autrement que les filles car nous sommes différents dans notre approche de la sexualité. J'ajoute que je ne peux faire de ce cas en inde un combat de genre: d'une part d'autres crimes sont plus féminins mais n'ont pas l'impact sociétal du viol; d'autre part les filles ont de plus en plus souvent une part active aux tortures: le cas du jeune homme violé avec un objet, dents arrachées, puis tué dans le midi de la France, ou les cas de jeunes femmes violées avec des objets par d'autres femmes:

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2010/09/03/faits-divers-recents-la-banalisation-de-la-torture.html

Je n'ai pas entendu de cortège de femmes dans la rue à propos de ces actes de viols avec torture. Pardonnez-moi si je souligne cela. Faut-il aussi rappeler les jeunes garçons abusés par une adulte femme, les viols d'hommes dans les guerres - cela existait déjà au temps de Rome, comme humiliation ultime, cela se répand en RDVC actuellement. Pas de cortèges dans les rues pour autant. Alors oui, je conviens que les viols sont largement plus le fait des hommes, mais je ne crois pas que l'on puisse avancer si l'on en fait une problématique genrée. Cette manière de voir ne fait que prolonger des injustices et des souffrances.

@ Dave: les accusés ou condamnés pour viol sont la bête noire des autres prisonniers. Il ne sont pas traités comme les autres. C'est de notoriété commune.


Je défends le droit à dire sa souffrance, et je défends aussi le droit au Droit et à une justice non partiale. Je maintiens que les tribunaux d'exception mis en place depuis le drame en Inde répondent à une urgence et vont servir à calmer la population. Mais cela reste dangereux pour la justice en elle-même. La justice d'exception n'a jamais accompagné la démocratie. Je rappelle où cela conduit: un policier a été tué pendant une manifestation suite au viol de l'étudiante. Qu'avait-il fait pour être tué? Il était policier. Peut-être intègre, peut-être bon père et bon mari, peut-être un salaud. On n'en sait rien: la violence a eu raison de lui et de la justice.

Enfin, non tous les crimes ne sont pas identiques et la justice leur accorde un degré de gravité différents: voler n'est pas frapper; frapper n'est pas violer; violer n'est pas tuer. On doit différencier les crimes et les circonstances où ils sont commis. Je pense que tuer semble plus banal dans notre société que violer. Est-ce logique? Comment en est-on arrivé là? Si l'on veut déminer les débats et faire avancer les sociétés, on ne peut faire l'économie de ces questions.


PS: sur l'Inde, en écho à Calendula, j'avais posté ce billet il y a quelques temps:

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2009/02/12/inde-les-filles-la-religion-la-dot-la-mort.html

Écrit par : hommelibre | 05 janvier 2013

"@ Dave: les accusés ou condamnés pour viol sont la bête noire des autres prisonniers. Il ne sont pas traités comme les autres. C'est de notoriété commune."

Faux. La plupart des prisonniers sont amateurs du viol.

Ce sont les violeurs d'enfants qui sont la bête noire des autre prisonniers.

Écrit par : Dave | 05 janvier 2013

Erreur à la fin. Lire: "On doit différencier les crimes et les circonstances où ils sont commis. Je pense que tuer semble plus banal dans notre société que violer. Est-ce logique?"

Écrit par : hommelibre | 05 janvier 2013

@ Dave: en effet si les enfants sont les victimes c'est la circonstance la plus aggravante. Mais les violeurs de femmes sont aussi violemment rejetés et agressés par les autres prisonniers (même par des meurtriers: comme quoi il y a une sorte de code d'honneur en ce qui concerne le crime, et les crimes sexuels sont hors de ce code). Dans les prisons on les appelle les pointeurs.

Écrit par : hommelibre | 05 janvier 2013

Bonjour à tous,
Il me semble assez stérile de discuter sur la perception du degré d'abomination de tel ou tel crime. A chacun sa sensibilité. La mienne n'est pas meilleure que la vôtre.
Il existe effectivement un "tarif" judiciaire, selon le crime commis: un meurtre n'est pas un assassinat, une prise d'otage n'est pas un viol. On peut bien sûr cumuler plusieurs actes.
La particularité de viol est l'intromission par la force. A mon sens, le périmètre de sécurité, au sens biologique du terme, est tellement pulvérisé qu'on n'est plus capable de réfléchir calmement. D'où cette idée que le viol serait pire que tout.
Que des femmes craignent le viol et s'en émeuvent particulièrement ne devrait pas surprendre. On est dans l'émotionnel et on s'imagine mal gérer les suites d'un viol. Pour cette raison, il est intéressant d'entendre les personnes (hommes ou femmes) qui ont su surmonter ce traumatisme. Pas tant pour banaliser le viol que pour améliorer la qualité de vie des personnes ayant eu à subir ça.
Comme toujours, certains vont s'en sortir mieux que d'autres, comme pour les simples fractures du tibia ou une opération à coeur ouvert. Une mauvaise récupération n'est pas une raison pour critiquer l'accidenté !
Le plus important, à mes yeux, est de tout faire pour diminuer la survenue du viol. C'est un gros boulot, ça concerne vraiment tout le monde. Il ne s'agit pas juste de faire prendre des cours de self-défense aux enfants des deux sexes, ni de poster des vigiles partout.
La prise de conscience de la dignité de l'autre personne est probablement liée à sa propre dignité.
Que se passe-t-il chez une personne qui se met à violer un autre être humain ?
Les bourreaux de l'étudiante indienne étaient ivres. Ils ont donc effacé la barrière de la décence humaine par l'alcool. La dynamique de groupe aura fait le reste.

Comme l'écrit hommelibre, juste imaginer la barre de fer rouillée à l'intérieur de soi provoque des sentiments violents.
Un homme peut s'imaginer victime d'un tel geste, opéré par une femme un un homme ou un groupe de personnes. Si j'ai bien lu et écouté les hommes qui ont eu à subir cela, c'est à peu près la chose la plus humiliante qui puisse leur arriver. C'est p.ex. une arme de guerre redoutable.
Un homme voudra cacher le fait qu'il a été violé, beaucoup de femmes également. A cause de la honte paradoxale.
Dans le cas du viol collectif dans le bus en Inde et de l'inaction de la police, on ne peut pas cacher la honte. La résilience de tout le pays va être testée.

Écrit par : Calendula | 05 janvier 2013

@HL

"Dans les prisons on les appelle les pointeurs."

Dave à raison, en prison, les violeurs de jeunes femmes, ne sont pas considérés comme des pointeurs.

Écrit par : Hector | 05 janvier 2013

@HL non là je ne puis rejoindre votre raisonnement. Votre réponse à mon propos est affligeante et très grave, mais surtout très révélatrice sur votre personne. Ne m'opposez pas les violences faites aux femmes dans le monde aux cas de violences sexuelles faites aux hommes, car si le sujet n'était pas si grave, cela prêterait au fou rire!!!!!
les femmes actrices des violences qui leur sont faites? aie aie aie. Oui, nos combats sont résolument différents, mais cela je le savais depuis le début de mes visites sur votre blog. Vous êtes intelligent, cultivé et je suis certaine que cela a du vous servir dans vos combats personnels.

Écrit par : vali | 05 janvier 2013

HL@ Plus j'avance, plus je pense que je me situe politiquement dans une droite raisonnable nationale et identitaire.
"Le malheur des hommes naît de leur incapacité à savoir quand tout va bien et quand il leur faut s'asseoir tranquillement et s'en satisfaire"
Adam Smith
Les Suisses actuels veulent le beurre, l'argent du beurre et baiser toutes les laitières. Leurs maris français, italiens et allemands n'en sont pas très contents. Il serait temps de voir que la politique actuelle de dix mille personnes de plus dans le canton de Vaud nous mène droit dans le mur. Mais cela demande du talent pour dénoncer cette folie, et la France paie cher la stupidité du père Le Pen, qui, par ses abjections, a complétement déconsidéré la défense des valeurs nationales chez lui.
Vous avez principalement raison sur bien des points en dénonçant les excès du féminisme, mais malheureusement il vous arrive de tomber dans certains excès qui déconsidère cette cause. Et c'est bien dommage. Cette cause ne vous appartient pas...

Écrit par : Géo | 05 janvier 2013

@ Vali:

Je suis surpris de votre commentaire. Vous me prêtez des propos que je ne tiens pas. Je parle des violences sexuelles, je dis que le viol est très majoritairement masculin.

Vous me prêtez ceci: «les femmes actrices des violences qui leur sont faites? aie aie aie.»

Non je ne l’ai en aucune manière écrit. Mais je dis aussi que dans la cruauté des femmes peuvent rejoindre des hommes et que cela se passe de plus en plus.

Vous démontrez ce que j'écris: trop d'émotion déforme le sens de la justice, et déforme jusqu’à votre lecture de mes propos.

La question de l’évaluation de la gravité des crimes reste posée, même si elle dérange. Je constate qu’il n’y a aucune compassion exprimée, nulle part, pour le policier lapidé par la manifestation féministe, qui n’avait que le tort d’être homme et policier, au mauvais endroit au mauvais moment:

«La victime, un policier de 47 ans, s'est fait lapider par un groupe de protestataires dimanche alors qu'il était chargé d'assurer la sécurité près de la Porte de l'Inde, l'un des monuments les plus emblématiques de la capitale. Il est tombé dans le coma et décédé deux jours plus tard à l'hôpital. Ce mouvement de contestation féministe...»

http://www.leparisien.fr/international/viol-collectif-en-inde-un-policier-tue-lors-d-une-manifestation-25-12-2012-2433639.php?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

Mort lapidé par la foule, pour rien, suscite moins d’émotion que le viol par une bande d’hommes saoûls. A-t-on identifié celles et ceux qui l’ont lapidé? Un procès est-il agendé? La peine de mort pour ce crime est-elle demandée? Rien. Ici comme là-bas: une mort aux pertes et profit.

Trop d’émotion tue la justice. Des temps comme celui-ci instaurent des biais.


Pas de manifestations non plus lors de crimes d’honneurs dans le nord de l’Inde: couples lapidés par leur famille, avec le soutien ou la participation des mères, parce qu’ils sont de castes différentes. Je ne vais pas prolonger sur ce sujet, ce n’est pas mon but ici.

http://www.indianexpress.com/news/couple-stoned-to-death-in-ap-honour-killing/624490/1

Mais je dis qu’il ne faut pas commencer une lutte de genre car on voit les dégât du biais de genre en Europe. Je dis aussi, et j’insiste, que faire une lutte genrée ne fera pas reculer d’un point le taux de viols. Ce qui les fera reculer est entre autre l’éducation, le dépistage précoce des cas psychiatrique, la globalisation du problème de la violence à la personne, et une position commune des femmes et des hommes, position qui ne peut être obtenue par une position genrée. Que certains crimes soient plus commis par un genre que par l'autre (les hommes pour le viol, les femmes pour l'infanticide, entre autres) ressort au fond du même problème de la violence générale qui, elle, n'a pas de sexe. Les luttes genrées font perdre à la justice et à l'Etat leur nécessaire neutralité.

En ce moment les hommes indiens sont aussi dans la rue, solidaires de l’étudiante tuée et des femmes. Ils sont dans la rue parce qu’ils ne pensent pas que les hommes sont coupables par principe. Une lutte genrée les culpabilisera et les femmes perdront leur soutien, comme ici. Demandez-vous pourquoi il y a si peu d’hommes dans les manifestations contre la violence conjugale par exemple.

J’excuse votre mot «affligeant» et votre manière de parler de propos «révélateurs de ma personne», comme écrits avec trop d’émotion pour que vous puissiez rester lucide et respectueuse.

Je parle au nom de la justice, d’autres parlent au nom de leur genre. Je maintiens ma position, quelle que soit l’émotion soulevée. Que vous trouviez cela «révélateur de ma personne» - révélateur de quoi, on se le demande, mais on sait que ce genre de petite phrase porte une charge malveillante et stigmatisante qui n’a même pas besoin d’argumenter pour être nuisible - montre que vous aviez cru pouvoir me cerner et m’enfermer dans votre vision du monde. Mais je ne suis pas vous. Et vous avez le choix de me respecter pour moi, ou de me stigmatiser. Cela vous appartient.

Le temps me donnera raison: trop d’émotion tue la justice et la lucidité.

Écrit par : hommelibre | 05 janvier 2013

Bonjour, hommelibre,

Beaucoup de nouveaux éléments nous sont transmis par les médias au sujet de ce viol collectif et ses suites. L'interview du fiancé qui a survécu à l'agression nous apprend que les passants n'ont pas porté secours au couple ensanglanté.
Ca laisse sans voix. Et me fait mesurer mon ignorance, mes fausses représentations. Je me suis dit que je ne connaissais vraiment rien de l'Inde. Les reportages à la télé nous montrent des rites religieux, des villageois, le Gange, des monuments. Bien sûr, on a eu vent de graves affrontements au Cachemire, on sait qu'il y a des conflits entre différents groupes religieux, mais je ne m'imaginais pas que des personnes blessées resteraient de longs moments au bord de la route, sans aide. Si c'est comme ça, alors comment comprendre la mort du policier que vous évoquez ? J'ai de la peine à saisir quelle est valeur de la vie d'une personne dans le contexte indien.

La mort du policier me fait penser à toutes les personnes qui sont mortes dans les manifestations qui ont suivi le ramdam causé par la publication des caricatures au Danemark. Ca aurait dû et pu être évité.
La mort d'un policier, d'un pompier, d'un soldat dans l'exercice de ses fonctions est toujours une mort de trop, mais ça arrive dans le contexte d'une prise de risque calculée. Ce sont des métiers dangereux.
Rentrer en bus du cinéma devrait se passer sans violence, dans n'importe quel pays. Cette revendication basique n'est effectivement pas genrée.
Si le cas présent a fédéré les foules en Inde, le pays tout entier aura a en subir les conséquences, positives ou négatives.
Même si les droits de l'homme sont les mêmes pour tous, nous européens ne pouvons pas plaquer notre système de valeurs tel quel sur l'Inde. A un moment donné, j'arrive aux limites de mes possibilités de compréhension.

On peut essayer de s'imaginer un tel viol collectif chez nous.
Cela ne provoquerait pas d'émeutes ou de manifestations dans la rue. On polémiquerait sur plein de choses, on focaliserait sur tel ou tel aspect, on prendrait parti. Le verdict serait commenté, il y aurait appel, on crierait à l'injustice d'un côté comme de l'autre. Il y aurait de l'émotion, les images à la télé aideront, si nécessaire...
On connaît le scénario, en principe cela resterait une bataille de mots et d'idées.
Il n'y aurait pas de morts supplémentaires.

Écrit par : Calendula | 06 janvier 2013

Calendula,

La relation à la mort est étrange et varie selon les régions du monde, pour des raisons qui peuvent nous échapper. Je suis également dans l'incompréhension à lire que le couple, gravement blessé et choqué, a été laissé à lui-même sur le bord de la route pendant une durée très longue, qu'elle soit 30 ou 90 minutes selon les versions. Peut-on imaginer ici que personne ne porte la moindre assistance à un blessé exposé au vu de tous? Sur une route de campagne où ne passent que de rares personnes, ce n'est pas exclu. Et encore. Mais en Inde, selon toutes les personnes qui y sont allées, il y a toujours beaucoup de monde partout. Je ne comprends pas. Ici ce serait condamnable comme non-assistance.

J'ai vu quelque chose d'approchant au Nigéria lors des 4 voyages que j'y ai fait. La vie humaine n'a pas le même prix que chez nous. Si un homme armé vous arrête et veut votre voiture, il faut la lui donner, sinon il vous tue pour la prendre de force. J'ai aussi vu à deux reprises un cadavre au bord de routes passantes, dont personne ne s'occupait. Je n'ai pas eu d'explication pour cela.

Concernant le policier, certes il est dans un métier à risque. Il était surtout un double symbole. Mais en effet, que de morts dans des circonstances de violences comme celle que vous mentionnez, que de morts sans suite, sans réparation, sans justice.


L'Inde est réputée être un pays violent. Les passions y sont extrêmes, de même qu'une sorte d'indifférence. C'est le témoignage que j'entends régulièrement de voyageurs (je n'y suis moi-même jamais allé). Mais quoi qu'il en soit, je suis d'accord avec vous et avec les valeurs qui inspirent votre phrase:

"Rentrer en bus du cinéma devrait se passer sans violence, dans n'importe quel pays. "

Écrit par : hommelibre | 06 janvier 2013

@ Calendula

Vous dites qu'il est stérile de discuter sur la perception du degré d'abomination de tel ou tel crime; mais c'est pourtant bien ce que vous faites en évoquant l'idée que le viol serait pire que tout et en l'expliquant. Il faut arrêter de s'interroger sur le degré d'abomination du viol, sauf pour finalement admettre qu'il est en pole position. C'est pas cohérent.
Ce que vous appellez tarif judiciaire est lié à ce degré d'abomination; plus il est élevé, plus la peine est lourde.

Si on appliquait les lois différemment en fonction de la sensibilité personnelle de chaque individu, on n'en finirait pas (quoi que parfois c'est le cas justement).

Pour moi il n'est pas stérile de se questionner sur ce qu'on nous présente comme indiscutable, si on n'est pas d'accord. Le viol est un sujet tabou, en tout cas l'aborder autrement que sous l'angle d'éternelles victimes ou d'une irréversible condamnation est très rare.

Je n'ai pas compris ce que vous entendez par "on n'est plus capable de réfléchir calmement", spécifiquement par rapport à un viol.

"Que des femmes craignent le viol et s'en émeuvent particulièrement ne devrait pas surprendre. On est dans l'émotionnel"
Exactement, et certaines émotions aussi sont malléables en fonction des situations, des lieux, des milieux, des individus, des époques etc. Si on prend la corrida par exemple, ce sera une barbarie sanguinaire pour les uns et une tradition de bravoure pour d'autres.

On se prive d'une dédramatisation du viol qui choquerait peut-être l'opinion, mais qui serait tellement salutaire pour les victimes. Mais non, on préfère leur dire ce que vous avez subi est pire que tout et il finisse par y croire, pourtant c'est faux.
Avant d'en arriver à reconsidérer les conséquences du viol, pour que de manière généralisé il y ait des gens qui l'ait complètement surmonté, il est nécessaire de se questionner sur le degré de gravité de cet acte. C'est bien souvent cette même gravité qu'on lui attribue qui en touche si durement les victimes.

A quoi vous sert un gilet pare-balles si vous vous rendez compte qu'on vous tire sur le torse avec un pistolet à billes?

Écrit par : Didier | 06 janvier 2013

Ce qui se passe en Inde appartient aux Indiens. Il est à eux de s'emparer de leurs réalités et de les transformer si nécessaire. Nous ici, il nous appartient de garder le cap, de maintenir la barre pour que la barque helvète ne sombre pas. Le droit à la sécurité, n'en déplaise aux socialistes amis de la truanderie mondiale, est un droit fondamental, ou plutôt le plus fondamental qui soit. Les autres droits dépendent de celui-ci. Pour le moment, en Suisse, nous voyons des juges mentalement perturbés faire beaucoup d'efforts pour ne pas condamner des criminels, pour la simple et bonne raison qu'ils en ont peur. Les juges pèlent de trouille face aux criminels, il faut qu'ils pèlent de trouille face aux citoyens fâchés de leur incurie face aux criminels. Aujourd'hui, ici, la majeure partie du boulot des juges consiste à saborder le boulot de la police...

Écrit par : Géo | 06 janvier 2013

@Didier,
Je me suis probablement pas exprimée assez clairement, alors je réessaye :

Comme il y a un "tarif" qui punit de tant d'années de prison tel et tel acte, cela ne me semble pas nécessaire de dire que le viol serait le crime le plus grave. Selon le code pénal, il est plus grave d'assassiner que de violer. Punkt Schluss.
Effectivement à choisir pour mes enfants, je préférerais qu'elles ne soient pas tuées, donc nous sommes d'accord, vous et moi.
En ce qui me concerne personnellement, j'espère être trop vieille pour être violée. ;-))
Du point de vue statistique, on risque de se faire violer plus souvent que trucider, c'est donc une crainte plus réaliste que l'assassinat. De même, on risque de se faire voler plus souvent que violer. Je pense que nous tous essayons de ne pas être l'objet d'un vol, sans pour autant verser dans la terreur.
J'ai essayé de dire que le viol est effrayant, parce qu'on n'est pas forcément mort après et il faut évacuer le souvenir. C'est cela que je trouve émotif de la part des femmes, une peur est forcément une émotion. De plus, il peut y avoir une MST, dont le VIH et une grossesse en prime. Les hommes violés éviteront la grossesse.
Je ne fais pas partie des femmes qui pensent que le viol est la pire chose qui puisse nous arriver. Mais je pense qu'on devrait l'éviter au maximum.
Si vous m'aviez citée en entier, on se serait rendu compte que nos opinions ne sont pas très éloignées, dans le cas où un viol avait malgré tout dû avoir lieu. J'ai écrit ceci hier :
" On est dans l'émotionnel et on s'imagine mal gérer les suites d'un viol. Pour cette raison, il est intéressant d'entendre les personnes (hommes ou femmes) qui ont su surmonter ce traumatisme. Pas tant pour banaliser le viol que pour améliorer la qualité de vie des personnes ayant eu à subir ça.
Comme toujours, certains vont s'en sortir mieux que d'autres, comme pour les simples fractures du tibia ou une opération à coeur ouvert. Une mauvaise récupération n'est pas une raison pour critiquer l'accidenté !"

Ceci étant dit, est-ce qu'il est inéluctable que des viols doivent se produire ? Ca ne devrait pas être une fatalité ...

Écrit par : Calendula | 06 janvier 2013

Justement non, un assassin peut ressortir de prison au bout de 20 ans, et un violeur peut prendre perpétuité. Je trouve cela incompréhensible. Il n'y a même plus besoin de le dire en effet, c'est parfaitement intégré par presque tout le monde; toucher au vagin sacré, c'est la pire des infamies, quiconque voudrait remettre en question cela blasphèmerait.

Le viol semble effectivement pour les femmes une crainte plus réaliste que l'assassinat (pour les hommes ce serait plutot l'inverse); mais entre la crainte que tels ou tels malheurs arrivent en fonction des probabilités, et son jugement une fois que les faits se sont produits, il y a une différence. Ce n'est pas la crainte que ça arrive qui devrait déterminer la dureté d'une peine.

En plus il n'y a pas que le tarif judiciaire qui punit. Un tueur à sa sortie de prison galèrera surement beaucoup, mais un violeur, je vous raconte pas. Partout où il ira, contrairement à un tueur, à qui on pourra peut être trouver des circonstances atténuantes; le violeur lui, sera impardonnable à jamais, rejeté par tous. Bien souvent sa réinsertion sera très compliquée, voire impossible. La justice lui épargne l'échafaud, mais c'est comme s'il était mort socialement.

Écrit par : Didier | 06 janvier 2013

@Didier,
L'idée de la prison ou de la sanction judiciaire a pour objectif d'être dissuasif. Ou pour le dire autrement : induire la peur du gendarme.
Avant de tuer ou de violer, la personne est censée se demander si elle n'aurait pas avantage à passer son chemin au lieu de passer à l'acte.
La peine de prison a également pour but de protéger les autres personnes et d'éventuellement amener le criminel à prendre conscience de ses actes. Mais je sais bien que ce n'est pas toujours un franc succès.
Est-ce vrai que les violeurs ont plus souvent des peines à vie incompressibles et les meurtriers pas ? Je ne suis pas très au clair là-dessus, puisque l'internement à vie vient seulement d'être introduite en Suisse.
Je n'ai pas d'expérience dans le domaine de la réinsertion. Existe-t-il des études démontrant que les meurtriers se réinsèrent mieux que les violeurs ?
Il est vrai que la récidive est également un problème.
Ces derniers temps, on a assisté à des histoires difficiles, comme l'enlèvement de cette jeune fille, retrouvée dans le coffre d'une voiture en Allemagne. Son ravisseur était récidiviste...
Vous écrivez une chose étrange :
"Il n'y a même plus besoin de le dire en effet, c'est parfaitement intégré par presque tout le monde; toucher au vagin sacré, c'est la pire des infamies, quiconque voudrait remettre en question cela blasphèmerait."
Votre formulation laisse penser que vous êtes entouré par des personnes qui soit déprécient le fait de tuer, soit sanctifient excessivement l'intégrité corporelle des femmes et cela de façon tellement insistante que cela vous agace.

Je ne comprends toujours pas pourquoi il faudrait choisir et établir une hiérarchie ! Il me semble aller de soi qu'on ne doit ni tuer, ni violer. Si on s'en tient à ça, pas besoin de mesurer des peines de prison et de soucier de la réinsertion plus ou moins difficile.
Il n'est pas possible d'aller plus loin dans cette discussion. Donc j'arrêterai ici.

Écrit par : Calendula | 06 janvier 2013

Une fatwa saoudienne – à effet immédiat – autorise les rebelles syriens à « se servir » sexuellement de fillettes de 14 ans
5 janvier 2013 Posté par: Ftouh Souhail

Al-Arifi, auteur de la fatwa

Alors que le conflit syrien s’intensifie avec l’arrivée de combattants de différents pays arabes, le prédicateur saoudien Mohammed Al-Arifi a lancé une fatwa, un avis religieux autorisant les mariages temporaires des jeunes filles avec les combattants venus soutenir les rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL).

Selon Al-Arrifi, le mariage de jouissance « Zawaj Almouta » avec des jeunes adolescentes à partir de quatorze ans est permis aux moudjahidines en Syrie.

Il leur est permis de se servir de femmes ayant atteint l’âge de 14 ans

Pour les combattants de l’ASL qui ne se seraient pas réunis à des femmes depuis deux ans, il est permis de « se servir » de femmes ayant atteint l’âge de 14 ans, de divorcées et de veuves, stipule la fatwa, afin de régler les problèmes sexuels chez les combattants syriens de l’armée libre (1).

Les combattants détiennent déjà un groupe de 13 filles

La chaîne libanaise arabophone Al Jadeed TV a révélé que dans la banlieue de Damas, l’un des groupes extrémistes composant les rebelles syriens détenait déjà un groupe de 13 filles ( dont 8 syriennes), et un groupe d’environ 220 hommes réunis à des fins sexuelles.

L’une des détenues, qui n’avait pas encore 16 ans, a déclaré en pleurant que son père l’avait sacrifiée pour le « Jihad », parce qu’il ne pouvait pas participer à des opérations de combat avec les »moudjahidines » (2).

Recevoir le sperme des « moudjahidines » est le billet d’entrée au Paradis

Selon le savant musulman, le mariage des filles « pendant quelques heures » leur favorise l’accès au « Paradis d’Allah » car les relations sexuelles lors d’un mariage temporaire avec des jeunes adolescentes sont permises et même encouragées, car recevoir le sperme des « moudjahidines » est le billet d’entrée au Paradis.

Ce cheikh est l’une des vedettes des télévisions des pays arabes. Il est notamment connu sur youtube pour avoir expliqué de quelle façon un bon musulman doit battre sa femme. Il est également l’auteur de propos antisémites et de déclarations insultantes sur les homosexuels.

Al-Arifi a affirmé que les femmes occidentales se « marient » avec des chiens et des ânes

Sur la chaîne saoudienne Al-Rissala, soutenue financièrement par les autorités religieuses, Al-Arifi a affirmé que les femmes occidentales se « marient » avec des chiens et des ânes et que 54% des femmes danoises ne savaient pas qui est le père de leurs enfants !

Le cheikh saoudien a été désigné persona non grata en Suisse, en novembre 2012, par l’Office fédéral des migrations (ODM) qui lui a interdit l’entrée en Suisse et dans l’espace Schengen.

Les salafistes wahhabites pratiquent le mariage temporaire des jeunes filles

Les salafistes wahhabites saoudiens sont adeptes des mariages temporaires de jeunes filles. Ce n’est pas la première fatwa qui autorise les relations sexuelles forcées avec des filles sous couvert de la notion de « mariage temporaire ».

Salih bin Fawzan, un dignitaire religieux membre du prestigieux Conseil islamique d’Arabie Saoudite, avait publié en 2011 une fatwa en affirmant qu’il n’y a pas de minimum d’âge pour le mariage, et que les filles peuvent être mariées, même si elles sont au berceau. Il s’appuyait sur le Coran 65:4, qui traite du mariage aux femmes qui n’ont pas encore eu leurs règles (sont pré-pubères). Fawzan conclut sa fatwa par un avertissement :

Il incombe à ceux qui appellent à fixer un âge minimum pour le mariage de craindre Allah et de ne pas contredire sa loi (sharia), ou d’essayer de légiférer les choses qu’Allah n’a pas permises. Les lois sont la souveraineté d’Allah, et la législation est son droit exclusif, ne devant être partagé par aucun autre. Et parmi ces lois figurent les règles qui régissent le mariage. »

L’ancien grand mufti d’Arabie Saoudite a encouragé « le mariage des enfants »

Même l’ancien grand mufti d’Arabie Saoudite, Cheikh Abd al-Aziz ibn Abd Allah ibn Baaz, a encouragé « le mariage des enfants », puisque « le Coran et la Sunna l’approuvent » . (Fawzan fut un élève de Bin Baz).

Au Maroc, une fatwa similaire avait autorisé, en 2007, le mariage des fillettes à partir de neuf ans. Pour appuyer sa fatwa, Mohamed ben Abderrahmane Al-Maghraoui avait cité l’exemple de Mahomet qui se serait marié avec l’une de ses épouses (Aïcha) âgée de neuf ans.

Qaradawi, dirigeant du Conseil européen de la fatwa, épousa une fillette de 14 ans.

Le religieux le plus populaire du monde arabe, Youssef Qaradawi (86 ans) et dirigeant du Conseil européen de la fatwa, épousa une fillette qui avait 14 ans.

Le mariage temporaire, « bénédiction de Dieu »

Le mariage temporaire est tout à fait naturel, d’un point de vue islamique. Il est même décrit comme « une bénédiction de Dieu » par les premiers musulmans. Le Coran le déclare licite :

Ô les croyants ! Ne déclarez pas illicites les bonnes choses que Dieu vous a rendu licites. Et ne transgressez pas. Dieu n’aime pas les transgresseurs » [Coran 5 :87]. Ce verset fait indirectement allusion au mariage temporaire.

Un autre verset un peu plus clair va jusqu’à énoncer la nécessité de recourir au mariage temporaire :

Puis de même que vous jouissez d’elles, donnez-leur leur récompense comme une chose due. Il n’y a aucun péché contre vous à ce que vous concluez un accord quelconque entre vous après la fixation de la récompense. Dieu est savant, sage » [Coran 4 :24].

Ce verset fait directement allusion au mariage temporaire, appelé également « de jouissance ». Le verbe « jouir » est employé pour dire que le but principal de ce mariage est de satisfaire son désir.

Quand le désir sexuel de l’homme s’entend, qu’il est à son comble, ce type de mariage devient nécessaire.

Contrairement au mariage ordinaire musulman, le mariage temporaire est à durée déterminée. Son temps peut être fixé par exemple à quelques heures, voir une semaine ou un mois. Toutes les durées sont possibles, tout dépend des circonstances. Le mariage temporaire n’est pas fait pour fonder une famille mais pour satisfaire des désirs sexuels dans l’immédiat. Quand le désir sexuel de l’homme s’entend, qu’il est à son comble, ce type de mariage devient nécessaire.

Selon la législation islamique, les musulmans s’accordent aussi sur le fait que le Prophète Mahomet a institué ce mariage temporaire.

Le mariage temporaire, tradition islamique pour « le repos du guerrier »

La plupart des juridictions civilisées considèrent qu’un enfant en dessous de l’âge de la majorité sexuelle, ne peut valablement consentir à un rapport sexuel, à l’exception de l’Islam, qui a connu cette pratique mise en place pour assurer, en autres, « le repos des guerriers musulmans ».

Le mariage temporaire « Zawaj Almouta » ( appelé aussi Nikâhoul Mout’ah) est une pratique qui est apparue au début de l’Islam lors des conquêtes. Les érudits musulmans le justifient par l’extrême nécessité de ce genre de mariage où se trouvaient les Compagnons de Mahomet à ce moment-là, surtout que la plupart d’entre eux venaient à peine d’embrasser l’Islam et souffraient d’un célibat acerbe accompagné de la rareté de femmes (3).

Le mariage temporaire était une autorisation exceptionnelle, au début de l’Islam, pour celui qui était dans le cas de force majeure (comme pouvoir manger une bête morte, du sang et de la chair de porc). Il était consommé principalement au cours du Jihad, lorsque les femmes étaient rares par rapport au nombre de guerriers musulmans.

Le Prophète lui même avait autorisé cette pratique pour les combattants qui étaient autour de lui, et qui éprouvaient des désirs sexuels forts avant et après les combats. Le mariage temporaire est donc authentique en Islam, puisque il est cité dans le « Sahih » le livre officiel où sont rapportées les paroles véridiques du Prophète. C’est la seconde source d’inspiration de la législation islamique après le Coran (4).

Le mariage temporaire, qui est décrit comme « une bénédiction de Dieu » pour les premiers musulmans, n’était pas pratiqué sans abus. Le Prophète, au cours de certains de ses voyages où ses compagnons se trouvaient loin de leurs épouses, et éprouvaient une certaine difficulté à supporter les privations sexuelles, autorisait ceux-ci à contracter des mariages temporaires.

Ce mariage du désir était aussi un élément de conquête et de propagation de l’Islam. La dispersion des Compagnons du Prophète dans les territoires nouvellement conquis et leur mélange avec les peuples convertis de fraîche date permettaient le mélange de sang avec celui des nouveaux convertis.

Cette pratique autorisée par le fondateur de la Communauté islamique (Oumma) permettait à la fois aux guerriers musulmans de satisfaire leurs désirs de chair fraîche, et de faire avancer la cause de l’Islam.

Le premier calife qui a succédé au Prophète, Abu Bakr Al-Siddiq, n’a fait que confirmer la tradition prophétique. Ce n’est qu’à l’époque du deuxième calife, Omar ibn Al-Khattab que les choses ont changé. Ce dernier finit par interdire momentanément le mariage temporaire après la mort du Prophète et d’Abou Bakr, étant donné que les premiers musulmans en avaient abusé.

Le mariage temporaire de retour dans le monde musulman

Une partie des musulmans considère que l’abrogation de ce mariage de jouissance n’est plus valide aujourd’hui, car les sources islamiques affirment, en se basant sur des rapports traditionnels, que ce mariage n’a pas été abrogé définitivement. Les jurisconsultes estiment que la prohibition était d’ordre administratif, car le deuxième calife Omar ibn Al-Khattab aurait dit : « Il y avait, au temps du Prophète, deux jouissances qu’il avait permises. Quant à moi, je les interdis et je punirai ceux qui s’y adonneront « .

Ils appuient leurs positions sur le principe islamique qui dit que «personne ne pourra interdire ce qui a été permis par le Messager de Dieu». On doit comprendre que la prohibition en question était administrative, dictée par un intérêt limité, à un moment bien déterminé.

Les jurisconsultes citent une autre tradition émanant de l’imam Ali (cousin du prophète de l’Islam) qui dit: « Si Omar n’avait pas prohibé le mariage de jouissance, personne en dehors des malheureux n’aurait commis l’adultère », ou selon, une autre version, « très peu de gens auraient commis l’adultère ».


Le 4e calife de l’Islam (656-661) a restauré le mariage de jouissance

Pratiqué depuis des années par les salafistes, en Algérie, en Tunisie, au Maroc ainsi qu’en Égypte

C’est donc sous cet angle qu’on peut expliquer le retour au mariage temporaire dans le monde musulman. Il est connu sous le nom « sigheh» en Iran et dans les communautés chiites, et « zawaj Al moutâa » (mariage de jouissance) dans le monde sunnite. A signaler que ce dernier est pratiqué depuis des années par les salafistes, en Algérie, en Tunisie, au Maroc ainsi qu’en Égypte. Ils proposent aux jeunes, notamment dans les milieux estudiantins, pour ne pas consommer leur union dans le péché, de le conclure devant deux témoins, afin de légitimer leur union devant Dieu.

Cette nouvelle fatwa saoudienne autorisant les mariages collectifs de jeunes filles par les « moudjahidines » ne fait que confirmer cette tendance.

La nouvelle fatwa pour les moudjahidines, incitation au viol en temps de guerre ?

Mohammed Al-Arifi, comme on vient de le voir, n’est pas le premier à insister sur la légitimité de la pédophilie en Islam. Il ne faut pas se tromper, la Sharia n’est rien moins qu’un système juridique construit sur la base des mots et des actes du 7e siècle, dont le comportement – de la pédophilie à l’esclavage à la guerre et au pillage – a été celui des Arabes au 7ème siècle.

Les pays européens, par cynisme raciste, refusent de rapporter les violences sexuelles du camp des rebelles.

Mais cette nouvelle fatwa ajoute à la détresse des femmes de Syrie, déjà en proie à la guerre civile. Les femmes subissent, depuis 22 mois, toutes sortes de sévices perpétrés par les « moudjahidines » (mais aussi par les forces de l’ordre syriennes). Le dernier rapport des Nations unies sur la Syrie a évoqué les viols comme l’un des crimes contre l’humanité infligé à la population civile (6). Les pays européens refusent jusqu’à présent de rapporter l’utilisation des violences sexuelles par le camp des rebelles.

Mis à part le fait que cette fatwa, qui est immédiatement entré en pratique, incite au viol des jeunes adolescentes, ce qui est condamné par la Convention internationale des droits de l’enfant, elle peut aussi être qualifiée d’incitation aux viols en temps de guerre, ce qui est encore plus grave au sens du droit international.

Le 27 juin 1996, pour la première fois dans l’histoire, le Tribunal pénal international de la Haye avait qualifié le viol contre les femmes commis en temps de guerre de crime contre l’humanité (7).

En 2008, une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU a défini le viol comme une « arme de guerre ».

Cette fatwa saoudienne est donc un crime contre l’humanité, elle encourage le viol comme arme de guerre dans les conflits.

Le silence de l’occident face à cette fatwa, dans la situation que traverse le peuple syrien, équivaut à légaliser le viol en temps de guerre, mais aussi la torture, la barbarie ou l’extermination au nom de l’Islam.

Les témoignages d’agressions sexuelles de femmes et de jeunes filles ne manquent pas, en Syrie, et cela va empirer avec cette fatwa, qui autorise jusqu’au viol collectif de fillettes par les milliers de moudjahidins (7).

Les Syriens se souviendront, dans le traumatise de cette guerre civile, que le cheikh Mohammed Al-Arifi a légalisé, par sa fatwa « les maisons d’abattage Hallal », à la gloire des premiers guerriers musulmans d’Arabie.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Souhail Ftouh pour www.Dreuz.info

Voir l’information ici, sur la chaîne libanaise arabophone Al Jadeed TV :
Voir le lien en arabe : http://www.aljadeed.tv/MenuAr/news/DetailNews/DetailNews.html?id=46600
Ainsi que relève ce motif Abdullah Ibn Mas’oud en ces termes : « Nous partions au combat avec le Messager d’Allah alors que nous n’avions pas de femmes. Nous nous sommes donc dit : pourquoi ne pas se castrer ? Le Prophète nous l’y interdit et nous autorisa d’épouser temporairement la femme contre l’habit ». Rapporté par Al-Boukhari (4784) et Mouslim (1404). Beaucoup de savants ont mentionné ce motif comme c’est le cas avec Ibn Hajr dans Fatwoul Bâry (9/170 – 171) qui dit : « … Ceci n’était fait qu’au cours du Jihad et les femmes étaient rares. »
C’est ainsi que Jabir ibn Abdallah et que Salameh ibn Accou‘a, deux grands Compagnons du Prophète de l’Islam rapportent qu’un messager du Prophète est venu et a dit : « Le Prophète de Dieu vous a permis de pratiquer le mariage temporaire » (Sahih Muslim). Cette parole citée dans le Sahih de l’imam Muslim est indiscutable. La deuxième preuve de l’authenticité de cette parole est qu’elle est rapportée par deux grands Compagnons du Prophète, qui sont dignes de confiance.
Nous retrouvons Jabir Ibn Abdallah qui rapporte une autre parole dans le livre de l’imam Muslim dans son Sahih : « Nous avons pratiqué le mariage temporaire durant la vie du Prophète (Paix sur lui) et ensuite Omar nous a interdit de le pratiquer et nous n’y avons plus jamais recouru ». Dans le même Sahih, on a la même parole rapportée par Ibn Abbas qui est une référence à lui seul pour les Musulmans, ce qui est une autre preuve.
Navi Pillay, haut commissaire des Nations unies pour les droits de l’Homme, a déclaré, le 11 septembre 2012, que les tueries de masse et la torture étaient devenues « la norme » en Syrie, insistant pour que ces crimes soient portés devant la Cour pénale international.
Voir le dossier de Foca dans le dossier de l’ex-Yougoslavie, du nom d’une ville bosniaque, établit qu’en avril 1992, une partie des forces armées serbes et surtout des paramilitaires se sont notamment livrés à des viols1systématiques, collectifs et accompagnés de sévices et de meurtres de femmes et de petites filles.
Selon un rapport des Nations unies publié en novembre 2011, il rapporte que plusieurs femmes ont été frappées au niveau des parties génitales, contraintes de faire des fellations, soumises à des séances d’électrochoc et à des brûlures de cigarettes sur l’anus. Des témoignages recoupés par HRW dans son rapport de juin dernier affirment que des rebelles ont capturé une femme et lui ont inséré un rat dans le vagin.

Écrit par : Pierre NOËL | 07 janvier 2013

@Pierre Noel ,mais à l'ONU il y a Banki Moon proche parent de la secte des mariages universels.Ne vous arrive -t'il jamais de mettre en doute tout ce qui est rapporté de l'étranger surtout de nos jours ou à la fraction de seconde près on a des infos qui arrivent de quoi meubler un immeuble aussi grand qu'une tour Effel et ce en un jour?
De nombreux faits divers relatés par les médias arrivent tout par hasard en périodes de vacances scolaires ,périodes de fêtes surtout juives et orthodoxes enfin bref tout ce qui permettrait à l'occident aussi de se détendre.Ou les islamistes utilisent leur satellite à bon escient pour démoraliser tout le monde ou on nous sort des reportages truqués de quoi alimenter les salons de commères.
Ces faits se sont peut-être produits il y a plusieurs années aussi.Personne ne peut dire c'est absolument vrai et l'on sait la haine raciale existant entre diverses communautés religieuses en Inde alimentée aussi par des occidentaux qui croient pouvoir tout résoudre grâce à Internet et qui ne font que compliquer la tâches aux vrais intervenants de la loi qui elle est particuière à chaque pays.
Si internet offert comme moyen dérivatif aux hindous lontemps privé d'électricité sert à arroser l'occident de faits divers ,meurtres et autres ignominies qui ont été leur lot et connus de l'occident depuis longtemps, y'a fort à parier que le Comte Machiavel ne va pas tarder à se manifester pour remettre de l'ordre dans l'esprit des tordus qui croient pouvoir mieux manipuler que lui à son époque
Il y a trop de trafics entre le faux et le réel dans le monde des médias d'aujourd'hui j'espère ne pas être le seule à prendre ces infos avec des pincettes
toute belle journée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 07 janvier 2013

Lovsmeralda, sachez que j’essaie de recouper les informations vous connaissez mon sérieux sur ce sujet....

Les faits sont têtus et comme vous le savez, les paroles s'envolent les écrits restent.Les fatwas sont une réalité, elles sont formulées, écrites pour faire valoir ce que de droit.(droit islamique)

L'ONU est devenu un machin inféodé au pétrole et ses divins rois, ben machin en est le responsable ne soyez pas étonnée.

Vous avez raison sur internet, mais de mon point de vue il faut avoir une certaine expérience pour distancier ce "magma" d'informations, d'images etc. D'ou les danger de faire avaler aux gens, en particulier aux jeunes tout et n'importe quoi.

Il est important que nos gamins et d'autres acquièrent une culture top niveau afin de faire le tri. Hors on fait avaler des connaissances avec une culture médiocre (allez sur face de bouc "Facebook") pour apprécier la culture on tombe de sa chaise!

Enfin, vous savez que les religions et leurs adeptes sont extrêmement dangereuses notamment l'islam si elles sont "lues" "crues" à la lettre, c'est pire que internet, il suffit de constater ce qui a mené le monde jusqu'à ce jour.

Le viol, la lapidation, la torture, l'assassinat, les bombes humaines, l'esclavage des femmes et des enfants etc, ne sont pas des contes de Perrault.

Les yeux, les oreilles, nos doigts entre autres ne sont que les instruments qui servent à notre cerveau pour décoder les milliards d'informations reçues chaque jour. Qui développe celui-ci? Une petite partie par les connaissances, le reste par la pratique de la -Culture, des -Arts. Réciter par coeur comme un perroquet une pièce de théâtre ne fait pas de vous un excellent acteur.

Bonne année et bonne santé !

Écrit par : Pierre NOËL | 07 janvier 2013

@HL je ne suis pas spécialement dans l'émotion car, plus rien ne me surprend de l'être humain. Je suis dans la lucidité, au contraire, en ce qui concerne le sort des femmes et des fillettes dans le monde.
Bien entendu, en homme intelligent que vous êtes, vous vous arrangez toujours pour dénoncer les violences faites aux femmes.......mais il est très rare alors, qu'en même temps, vous n'y ajoutiez quelques violences faites aux hommes. Est-ce la honte d'être un homme et de voir ce que vos congénères font aux femmes? ou est-ce que le propos qui consiste à admettre les violences faites aux femmes, finalement, vous gêne. Pourquoi? vous avez raison, je ne vous connais que peu, qui vous êtes, au fond, je n'en sais trop rien et dans mon emballement, j'ai prétendu le contraire, ce qui est injuste et je retire mes propos à ce sujet, ce n'est pas vous mais votre fonctionnement à l'écrit qui est révélateur.
Pour info : je vous confirme que les violences faites aux hommes me révoltent au plus haut point. On ne compare pas l'incomparable c'est tout.

Écrit par : vali | 07 janvier 2013

@Pierre Noel je vous remercie pour vos bons voeux cependant je ne pensais pas spécialement à vous en écrivant mon commentaire.J'aurais dû le spécifier ,
Depuis 49 je lutte contre la stupidité humaine et je suis fort heureuse de constater malgré tout des jeunes qui après avoir franchi la barre des 40 ans commencent sérieusement à vouloir prendre le relai,dans le sens de ne plus accepter de se laisser embobiner par des anarchistes/verts socialistes/ utopistes.Enfin d'autres se réveillent.je me sens nettement moins seule /rire
Au fait ces Verts qui aiment tant cette couleur pourquoi ne font -il pas de service militaire,là en gris vert ils seraient comblés
Je vous souhaite également une toute bonne santé

Écrit par : lovsmeralda | 07 janvier 2013

Vali, quand un homme se fait violer ou lapider c'est moins grave que si c'était une femme, c'est pour cela qu'on parle comme vous de "violence faite aux femmes". Je suis bien certain que vous pensez en toute bonne foi que le nombre d'homme violés ou lapidés est infime, renseignez vous quand même si vous avez le temps vous allez peut être mieux comprendre. En Iran il se lapide plus d'hommes que de femmes, en France il se viole environ 34 000 hommes tous les deux ans...

Écrit par : pat | 07 janvier 2013

@ Calendula

Si vous voulez. Mais c'est dommage qu'apparemment vous n'ayez pas compris ce que je voulais dire. Nous sommes à peu près d'accord sur la surmontabilité du viol, simplement vous vous êtes focalisé sur la peine juridique, alors que ce n'est pas ça qui m'importe le plus. C'est juste un exemple qui illustre le fait que le viol soit considéré comme la pire des infamies, alors qu'il ne l'est pas. J'ai cité aussi d'autres exemples : pointeurs en prison, réinsertion, comparatif avec d'autres sévices bien plus graves etc.

Je n'ai pas voulu non plus lancer une guéguerre entre les victimes pour savoir qui souffre le plus. Mon raisonnement est que le traumatisme du viol est grandement amplifié par l'idée qu'il serait l'ultime abomination. En annihilant cette croyance, on pourrait améliorer considérablement la condition des victimes. Simplement cette croyance ne va pas s'éliminer toute seule; il faut que nous l'éliminions en nous questionnant d'abord. Le viol est-il la chose la plus terrible qui puisse nous arriver par exemple? Dans ce cas il faut bien comparer avec d'autres violences subies, pour évaluer sa gravité, faire des constats, pour revenir à quelque chose de raisonnable.
Sans ça nous serons trop influencé par l'émotionnel ambiant, et la justice prêtera surtout attention à ceux (ou plutôt celles) qui pleurent le plus fort.

Écrit par : Didier | 07 janvier 2013

Bonsoir, Didier,
C'est difficile de se comprendre.
Comme je n'ai jamais considéré que le viol était le nec plus ultra des abominations, nous ne partageons pas le postulat de départ.
J'ai même refusé de classifier les crimes dans une sorte de hit-parade.
Si vous connaissez des personnes qui font ce classement, ça leur appartient.

Mais en lisant votre dernier commentaire, je pense que nous sommes d'accord sur une grande part du problème posé par le viol.
Il peut prendre plusieurs formes et l'histoire avec la barre de fer, en réunion et avec des barrages de police successifs est particulièrement difficile à admettre.
Je trouve qu'on commence à se trouver aux abords de l'abomination. Il ne s'agit pas d'une croyance, dans ce cas, il y a vraiment eu torture violente et mort d'un être humain, qui était juste sorti au cinéma.
Pour en rester à la situation en Inde, je crois comprendre qu'il y a foule et foule : des personnes qui ont laissé le couple ensanglanté et nu au bord de la route et la foule qui réclame la peine de mort pour les violeurs.
Ca montre bien qu'en Inde, tous n'ont pas les mêmes valeurs.
La justice se trouve à devoir utiliser tous les ressorts de la loi existante pour résoudre ce cas, dans un contexte hyper-médiatisé ...

Écrit par : Calendula | 07 janvier 2013

@pat
le viol d'un homme n'est pas moins grave que celui d'une femme. Le viol est un acte immonde et doit être sévèrement puni, quelque soit le sexe de l'auteur (e).
Je suis assez bien renseignée, figurez-vous, sur la question. Oui, vous avez raison, les hommes en Iran sont lapidés majoritairement. Ils le sont par des hommes, sauf erreur, et non par des femmes. Idem pour les viols d'hommes ou de garçons en France. Les prédateurs sexuels qui violent ces hommes ou ces petits garçons sont en grande majorité des hommes. Les femmes auteures de violence existent et j'ai en mémoire des témoignages terrifiants, je vous assure. Ces femmes méritent la même sanction que les hommes, sans aucune circonstance atténuante du fait de leur sexe. Je suis pour que l'on dénonce ces violences autant que n'importe quel homme le serait. Je suis d'accord pour dire, qu'hélas, les faits de violences sexuelles dont les femmes sont auteures, restent encore tabou à évoquer et il faut que cela se sache. La femme n'est pas un être pur, une mère exemplaire ou une femme aimante par essence.Mais je maintiens que le sort des femmes est aussi à améliorer de part le monde car l'arme sexuelle est trop souvent utilisée envers elle.

Écrit par : vali | 08 janvier 2013

Vali je suis d'accord avec vous , mais une chose me chagrine: beaucoup parlent de femmes victimes, et quand on rappelle que les hommes sont aussi victimes, la question est vite éludée en disant que de toutes façons ce sont "des" hommes qui sont majoritairement agresseurs (on entend aussi que les hommes étant victimes minoriataires il ne faut pas en tenir compte!!!!).
Ce type de raisonnement malheureusement est utilisé pour exclure les hommes victimes en généralisant a tous les hommes la culpabilité d'une infime minorité, c'est se lancer dans un combat de genre.
Je connais la violence de certaines femmes de près , elles ne violent pas souvent, non, mais certaines savent détruire un homme ou un enfant tout aussi surement qu'un violeur.
Je pense qu'il faut arrêter de coller une étiquette sexuée aux victimes et aux agresseurs cela ne sert que certains lobbies et dessert des causes justes. Il faut avoir la sagesse de lutter contre toutes les violences.

Écrit par : pat | 08 janvier 2013

Vali,

vous faites fausse route. J'ai jeté aux orties depuis longtemps la "honte de voir ce que mes congénères font aux femmes" - qu'en termes délicatement sexiste cela est dit... Je ne m'identifie pas aux assassins, voleurs, violeurs, salauds en tous genres. Le mal n'a pas de sexe ni de genre. Traiter les choses de manière genrée crée une division qui bloque les vraies solutions, lesquelles passent par l'éducation entre autre. Croyez-moi Vali, traiter la violence de manière genrée augmentera la violence, ou en tous cas ne la fera pas reculer. Je ne défends personne en disant cela, sauf les victimes quelles qu'elles soient.

J'ai dénoncé à de nombreuses reprises des violences subies par des femmes, sans mentionner les hommes en parallèle. Je ne vais pas en faire la liste ici ce n'est pas le but.

Beaucoup de choses ne sont en effet pas comparables. Celle-ci par exemple:

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2011/07/10/survivre-a-une-fausse-accusation-3-et-fin.html?c

(lire l'avant-dernier commentaire signé "Mari condamné, qui a été posté vendredi).

le biais sociétal sur la violence est installé chez nous. C'est une fausse route. Il faudra des décennies pour en sortir et avancer un peu. D'ici là il y aura d'autres victimes des deux sexes. Pour les unes on descendra dans la rue. Pour les autres, on minimisera les chiffres et leur silence n'effraiera personne, vu que de toutes façons ce sont des "congénères" dont il faudrait avoir honte et qu'il l'ont forcément bien cherché...

Écrit par : hommelibre | 08 janvier 2013

Lovesmeralda, je ne crois pas qu'il faille mettre en doute un rapport des Nations unies publié en novembre 2011! Et vous seriez surprises des viols perpétrés en Syrie en 2012 et cela n'est pas prêt de s'arrêter. Des toutes jeunes filles disparaissent.... Cela est dénoncé par des représentants des droits de l'homme en faction en Syrie.

Écrit par : Patoucha | 13 janvier 2013

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