30 novembre 2012

La déconnexion du corps

Etre père ou mère, n’est-ce qu’une construction sociale? Un rôle qu’un homme et une femme jouent autour de l’enfant? Selon la théorie du genre il n’y a pas d’attribut sexué par nature, à part les organes sexuels et quelques hormones.


père,mère,genre,rôle,construction,psychiatrie,pathologieLa mère est une femme, le père est un homme

Un enfant n’aurait donc pas besoin d’avoir une mère femme ni un père homme: une mère peut tenir le rôle paternel, un père peut tenir le rôle maternel. Rien ne serait attaché aux spécificités biologiques. Cela appelle quelques remarques.

La première est que les rôles paternel et maternel sont par définition construits par des pères et des mères, donc par des hommes et des femmes. Les rôles étant différenciés, il faut admettre que les sexes sont différenciés. Le rôle maternel vient de la mère, qui a été fécondée, a porté le foetus, a accouché, a nourri le bébé de son lait, en a pris soin comme une partie d’elle-même. Aucun homme, jamais, n’a porté et accouché. La répartition des rôles n’est donc pas arbitraire. Elle colle à la réalité biologique.

Au nom de quelle démonstration peut-on aujourd’hui affirmer que ces rôles n’ont plus de lien avec la biologie qui les a fondés? Aucune. La mère en tant que rôle vient de la femme en tant que biologie. Cela se démontre à chaque accouchement.

Toute autre considération est le produit d’une déconnexion du corps et du réel. Une fuite du réel. Une peur ou un refus d’assumer ce que certains nomment le destin, ce dont nous sommes faits malgré nous. Cette rébellion contre le destin n’est pas inintéressante. Elle est possiblement à l’origine de bonds évolutifs. L’invention de la roue, la création d’empires, l’exploitation effrénée de la planète sont des rébellions contre le destin et contre l’acceptation de la limitation humaine. Mais le positivisme qui porte en avant l’affirmation que l’Homme se fait selon sa propre volonté est une vision consumériste.

Le pays des brumes et des étangs

Si aucune fonction ou rôle n’est plus lié au corps, si mon sexe biologique ne me donne pluspère,mère,genre,rôle,construction,psychiatrie,pathologie d’identité, je peux m’affirmer d’un genre nouveau. Par exemple, je peux déclarer que je suis du genre «complexifié». Ni masculin, ni féminin, un peu extraplanétaire par les poussières d’étoiles dont je suis fait, un peu étoile de mer par les miracles de l’évolution. De plus je ne suis pas décidé à me laisser imposer des frontières étatiques. Je ne me reconnais d’aucun des pays que l’on me propose. Je suis du pays des brumes et des étangs. Je suis du pays des longues plages où la mer jamais ne finit. Je suis du pays où le vent soulève les oiseaux.

Aucun autre pays n’a de pouvoir sur moi. Ma propre loi est la seule valable. Je suis mon propre juge. Quiconque voudrait me soumettre aux lois d’un pays particulier devra le faire part la force. Il affirmera ainsi la limite de ma libre détermination. On ne me laissera pas longtemps choisir ma vie si je brûle mon passeport et vais habiter les arbres d’une belle campagne. On ne me laissera pas vivre longtemps si je ne reconnais plus d’autre autorité que moi-même et que ma décision à chaque instant.

- Comment, on ne peut pas tout décider pour soi-même? D’autres peuvent encore nous imposer leur loi?

Le corps n'est pas transparent, détachable de l'identité pensée. Je reviens à la loi du corps, élément stable au travers du temps. Le corps est une mémoire. Il ancre l’évolution. Il contient les marqueurs biologiques qui forment les matrices des rôles. Il porte le sentiment d’exister et d’être soi-même. La déconnexion du corps est une pathologie. C’est la schizophrénie. Une pathologie où il n’y a plus d’identité de référence. La  théorie du genre est une schizophrénie sociale, doublée d’une paranoïa qui se lit dans la peur que la notion de différence ne soit un complot contre les femmes. L’une de ses prêtresses, Judith Butler, est probablement schizophrène, comme l’était une autre prêtresse féministe qui haïssait les hommes, Valérie Solanas. Valérie Solanas avait communiqué sa maladie à un premier cercle. Judith Butler l’a diffusée beaucoup plus largement. Elle est en route pour contaminer toute la société occidentale.


père,mère,genre,rôle,construction,psychiatrie,pathologieFausse route

Une femme peut endosser, dans des circonstances obligées ou par excès personnel de caractères hormonaux masculins, les comportements de l’homme, et vice versa. Si elle prend ces attributs, s’ils peuvent être identifiés comme paternels ou masculins, c’est parce qu’ils ont initialement à voir avec le sexe masculin. Et vice versa. Le masculin vient de l’homme, le féminin vient de la femme.

Ne sentez-vous pas la déconnexion du réel quand il est dit que les rôles n’ont rien à voir avec la biologie? Ou qu’un enfant peut nommer papa une femme avec un vagin, et maman un homme avec un pénis, un homme sans aucun vécu intime de mère? Ou n’est-ce que du théâtre? Joue-t-on à papa maman comme les enfants jouent au docteur? La parentalité n’est-elle qu’un jeu d’acteurs? Et si l’enfant nomme papa une femme, ou maman un homme, comment sa tête intégrera que pour le 95% des autres familles c’est différent? Que sa propre famille est si différente que les mots n’ont plus le même sens? Paradoxe extrême: le mariage pour tous, supposé aplanir différences et discriminations sociales entre couples hétérosexuels et homosexuels, aboutit en réalité à recréer encore plus fortement cette différence. Les mots, repères universels d’une communauté, marqueurs d’identité et outils de communication, deviennent objets de division et de confusion des esprits.

La loi tente de pallier cette confusion en supprimant les notions juridiques d’identité père et mère. Je dis que c’est faire fausse route. Que les mots ont un sens. Qu’être père vient d’être homme, qu’être mère vient d’être femme.

La déconnexion du corps est une pathologie.

Images Marie-Jo Chapatte


02:40 Publié dans Féminisme, Philosophie, Politique, Psychologie, société | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : père, mère, genre, rôle, construction, psychiatrie, pathologie | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Effectivement, non seulement il y a cette pensée déconnectée du corps ... Moi je dirais déconnectée du réel ... Mais en plus il faut absolument tout garantir au niveau d'une loi !

"Icare peut penser qu'il va s'élever dans le ciel, il ne s'en casse pas moins la figure. La notion de réalité n'a de sens et d'intérêt que si elle est clairement distinguée de l'opinion et de la pensée en général."

Écrit par : aoki | 29 novembre 2012

"La loi tente de pallier (à) cette confusion en supprimant les notions juridiques d’identité père et mère."

Je m'attendais à cette fin....

Bonne soirée. Je quitte!

Écrit par : Patoucha | 02 décembre 2012

Bonjour Homme libre:

Voici un extrait d'un texte fort intéressant publié sur un blog excellent comme le votre qui rejoint et complète votre perspective:

"Dans le même temps, la distinction homme-machine, induite par la robotisation des tâches et la rationalisation extrême des rapports sociaux nous rapproche de la machine alors même que la complexification des processus et techniques mécaniques ou génétiques efface peu à peu la distinction entre nature et artificiel. « Nos machines sont étrangement vivantes, et nous, nous sommes épouvantablement inertes », conclut Donna Haraway. De fait l’avenir que dessine le Manifeste Cyborg dans ce monde transformé par la technologie est glaçant. La conception même de la valeur et de l’identité humaine est soumise à réévaluation. « N’importe quel objet, n’importe quelle personne peut être raisonnablement pensé en termes de démantèlement et de ré-assemblage. » C’est l’apogée effroyable de la théorie de la déconstruction que nous dépeint le féminisme gender et high tech de Donna Haraway, qui trouve notamment son aboutissement au sein du courant transhumaniste américain[2], s’inspirant largement de ses thèses. « Aucun objet, écrit Donna Haraway, aucun espace, aucun corps n’est sacré en lui-même ; tout composant peut être mis en interface avec un autre, il suffit pour cela de construire la norme adéquate, le code qui permet de traiter les signaux dans un langage commun. »

"L'homme échantillon"

"Idiocratie" 04 décembre 2012

http://idiocratie2012.blogspot.fr/

Écrit par : Montagnard | 07 décembre 2012

" Qu’être père vient d’être homme, ..."

Un gamin de 4 ans l'a payé de sa vie pour l'avoir compris:

Un enfant torturé et tué par deux lesbiennes parce qu’il refusait d’en appeler une papa
23 novembre 2012 Posté par: Jean-Patrick Grumberg

Papa? Maman? Les 2?

Un enfant de 4 ans a été torturé puis battu à mort pour avoir refusé d’appeler l’amante lesbienne de sa mère « Papa ».

C’est une histoire horrible, mais ce sera demain une histoire banale, vu le climat de folie qui souffle sur les pays des droits homosexualistes.

Mercredi, le tribunal régional de Vereeniging en Afrique du sud a statué qu’Engeline de Nysschen (33 ans ), et la mère de l’enfant Hanelie Botha (31 ans) sont coupables d’avoir assassiner l’enfant.

Bien que Nysschen a été reconnue coupable d’avoir infligé des violences, la juge s’est prononcée contre la mère qui n’a pas réagi face à la violence physique répétée de son enfant par Nysschen ainsi que pour avoir menti afin de la protéger.

Après que les parents du petit Jandre Botha ont divorcé, sa mère obtint sa garde auprès d’un tribunal. Puis, elle se mit en « couple avec une femme »…

Au bout d’un moment, celle-ci ne supporta pas que le petit garçon de 4 ans refuse de l’appeler « papa », malgré ses injonctions.

Elle finit par battre et torturer le petit, sans que sa mère ne réagisse ni ne proteste, jusqu’à ce que mort s’en suive.

Les deux lesbiennes tentèrent sans succès de faire croire que le garçonnet avait glissé dans sa baignoire. Mais les médecins comprirent vite que cette version n’était pas crédible, au vu des terribles blessures subies par l’enfant : fracture du crâne et lésions cérébrales, jambes, clavicules, mains et bassin cassés…

Les Témoignages devant le tribunal des employés du couple de lesbiennes a indiqué que le garçon a été agréssé violemment pour avoir refusé les demandes répétées d’appeler Nysschen « Papa ».

A l’heure où l’on veut chambouler la notion de parentalité, ne comptez pas sur les médias occidentaux pour rapporter ce genre de faits divers.

Le principe de précaution ? Seulement quand ça arrange.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

http://www.iol.co.za/news/south-africa/lesbian-couple-guilty-of-gruesome-murder-1.270415#.UJpX-Ia6WSo

http://actualitechretienne.wordpress.com/2012/11/10/un-enfant-tue-par-deux-lesbiennes-parce-quil-refusait-den-appeler-une-papa/

Écrit par : Patoucha | 12 décembre 2012

"Mais les médecins comprirent vite que cette version n’était pas crédible, au vu des terribles blessures subies par l’enfant : fracture du crâne et lésions cérébrales, jambes, clavicules, mains et bassin cassés…"

Dommage que cela ne se soit pas passé en Valais. Cela aurait été mis sur le dos du chien de la famille...

Écrit par : Géo | 12 décembre 2012

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