15 octobre 2012

Les Dalton vont braquer la nouvelle Constitution

Joe Dalton (alias Christian Grobet), le plus petit, est aussi le plus méchant. Un teigneux. Jamais content, c’est lui qui décide des mauvais coups à faire. Ses plans sont souvent foireux mais il n’aime pas être contredit. C’est lui, si sûr de son coup, qui annonce le futur braquage.


Lucky1.jpgLe plus grand, Averell Dalton (alias Michel Ducommun), et bien, enfin, heuuu... bref c’est Averell. Il compte le maigre butin. Dans sa logique toute Averellienne il se dit que s’il n’a pas gagné c’est parce que les autres ont perdu. Averell, c’est le gentil, celui qui se demande: «Quand est-ce qu’on mange?» Soyez sympa: ne lui dites pas que l’isoloir n’est pas une cuisine.

Entre les deux il y a Jack et William Dalton (alias Pierre Vanek et Pierre Gauthier). Des faire-valoir qui préparent les voies du Seigneur Joe. Ils parlent très bien la novlangue. Quand les masses populaires des Pâquis ne voteront plus du tout, il iront sans doute l’enseigner en Afghanistan ou en Corée du Nord, un pays démocratique quoi!

Donc les Dalton veulent braquer la nouvelle Constitution. Joe a annoncé qu’il tirerait 5 coups initiatives pour descendre le nouveau shérif texte. En bon conservateur amoureux du progrès passé il veut que tout soit comme avant. «Selon moi, il faudrait remettre dans la Constitution tout ce qui a été retiré des textes des initiatives acceptées par le peuple.»

Le peuple? Joe se moque des constituants, du processus, des votants. Depuis quand a-t-il donc besoin du peuple pour faire ce qu’il a envie? D’ailleurs, le peuple, pfoui! Staline aussi l’aurait dédaigné.

Un des projets est de fixer le nombre de signatures pour les initiatives et référendums à 5’000. A ce taux-là on votera tout le temps sur tout. Pourquoi élire encore des parlementaires? Ils ne serviront plus à rien. Ah si: à compter le nombre de signatures. Et éventuellement à les envoyer en courrier B à la Chancellerie. S'ils y pensent.

C’est populiste en diable cette proposition des 5’000! Il va présenter cela comme un grand merdier progrès démocratique alors que cela ne servira qu’à bloquer un peu plus Genève. D’ailleurs 5’000, c’est encore trop. Disons 3’000, non 1’000... allez 10 signatures et il offre l’apéro en plus.

Maintenant que Genève est avertie on verra si un Lucky Luke se dresse devant cette érection bande des quatre. En espérant que Billy the Kid (alias Eric Stauffer) ne s’allie pas à eux. Tout les rapproche. Le mariage de raison se profile.

Bon on sait déjà que Salika Calamity Jane restera en dehors du coup. D’une part elle a d’autres occupations en ce moment. Ensuite je l’aime bien et elle ne me ferait pas ça. Enfin, là, je m’avance peut-être...



Image: Lucky Luke, Tous à l’ouest.


21:46 Publié dans Humour, Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : geneve, constotution, votation, grobet, afghanistan, dalton, lucky luke | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Décidément vous me prenez comme cible! Averell Dalton est peut-être gentil, mais surtout stupide. Pour éviter d'être stupide, il est utile de savoir lire! Vous écrivez:”Dans sa logique toute Averellienne il se dit que s’il n’a pas gagné c’est parce que les autres ont perdu”. Dans le blog que j'ai signé, j'ai précisément écrit: ”C'est la droite qui a gagné” Faut-il être Einstein pour voir la différence entre ces 2 affirmations?
Mais je réagis surtout suite à votre affirmation: ”C’est populiste en diable cette proposition des 5’000!”. Il est toujours bon de connaître un minimum un sujet dont on veut parler. Genève dans le trio de tête quand au nombre de signatures pour l'exercices des droits démocratiques. 3% des électeurs sont exigés pour un référendum, alors que la moyenne suisse est de 1%. 3% pour une initiative, alors que 0,7% suffisent à Zürich! Et le délai de récolte est le plus court de Suisse à Genève. La Suisse est vraiment sous la domination des populistes selon vous, mais je refuse de donner ce nom aux défenseurs des droits démocratiques.

Écrit par : Michel ducommun | 16 octobre 2012

Les cantons fixent le nombre de signatures selon leur propre perception de la réalité locale. Le nombre de recours en tous genres à Genève est suffisamment pointé du doigt comme un frein à différents projets. Entre les droits démocratiques si précieux en Suisse et le risque de freiner la mise en mouvement de projets il y a un équilibre à trouver.

Le nombre actuel de signatures demandées pour le référendum et l'initiative cantonale n'a pas empêché les citoyens d'exercer leurs droits à diverses reprises. Je ne vois donc ni l'urgence ni la pertinence à proposer de descendre à 5'000 signatures, sinon pour caresser l'électeur dans le sens du poil, cet électeur à qui l'on dit que la nouvelle constitution est une régression démocratique.

Écrit par : hommelibre | 16 octobre 2012

Très belle description du teigneux vaudois Grobet (il n'a jamais aimé Genève) qui en compagnie du sinistre Patrice Mugny font partie de ma collection des têtes à claques et casques à boulons de Genève

Écrit par : Hypolithe | 16 octobre 2012

"Joe Dalton (alias Christian Grobet), le plus petit, est aussi le plus méchant. Un teigneux."

Vous pouvez ajouter: Le Fossoyeur de Genève durant son "règne" où il a pourri l'ambiance de cette belle ville où il faisait bon vivre!

NB: Les réactions des gauchosocialistes ne manqueront pas surtout quand c'est Patoucha - IP svp - qui intervient. :)

Écrit par : Patoucha | 16 octobre 2012

Bien vu John, même si je vous trouve un peu dur avec Michel Ducommun qui a l'air de bien connaître ses classiques en BD, puisqu'il refuse de jouer le rôle d'Averell.

S'agissant du nombre de signatures requises pour les initiatives et les référendums, je trouve pour ma part que c'est une bonne chose que d'en avoir fixé le seuil en valeur relative (3 % "des titulaires des droits démocratiques"), plutôt qu'en valeur absolue (par exemple 5000).

En effet, la croissance démographique ne peut qu'augmenter avec le temps et par voie de conséquence le nombre de titulaires des droits démocratiques également. En fixant le seuil en valeur absolue, on assisterait au cours des années à une réduction irrémédiable de l'effet de modération souhaité par le législateur.
Cet effet de modération, faut-il le rappeler, n'est absolument pas un obstacle à la démocratie, mais plutôt une protection de celle-ci, destinée à éviter l'encombrement du processus démocratique par un nombre pléthorique d'initiatives et de référendums dont les chances de succès devant le peuple seraient proches de zéro.

Monsieur Ducommun parle d'une moyenne suisse de 1% des électeurs dans les cantons. Il affirme que 0,7% suffisent à Zurich (" ... alors que 0,7% suffisent à Zürich! "). Fort bien, vérifions !

J'ai vérifié : Zurich ne fixe pas le seuil en valeur relative, mais en valeur absolue, soit 6000 signatures de "citoyens ayant le droit de vote (initiative populaire)" (Art. 24 de la Constitution du canton de Zurich).
En mathématicien qu'il est, M. Ducommun a déterminé les 0,7% de la manière suivante : il a divisé 6000 par TOUTE la population du canton de Zurich et NON PAS PAR LES SEULS AYANTS DROIT !

Démonstration :

6000 / 0.007 = 857142 => Ce chiffre correspond approximativement à la population du canton de Zurich et non pas à celui des seuls ayants droit "citoyens électeurs" dont le nombre est probablement au moins deux plus faible !
Donc à Zurich, ce seuil est probablement plus proche des 2% que de 0,7% !

Prenons un autre exemple, celui de Neuchâtel qui fixe le seuil à 4500 signatures (initiatives et référendums) dans sa Constitution. Ramené au nombre d'électeurs inscrits dans ce canton (estimés à 80'000), ce taux n'est pas de 1%, mais d'environ 5,5% !

Je vous laisse apprécier !

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 17 octobre 2012

Jean,

Merci pour cette vérification et démonstration sans appel!

M. Ducommun donne des informations à géométrie variable. C'est vrai que ça, Averell Dalton n'aurait pas su le faire.
:-)

Bien à vous.

Écrit par : hommelibre | 17 octobre 2012

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