12 octobre 2012

Constituante: mon premier vote électronique

J’ai franchi le pas: je suis passé au vote électronique. J’ai trouvé très pratique. Simple, facile, rapide. Je ne sais pas si les doutes sur la sécurité et la confidentialité sont réels. Je n’ai pas approfondi. Mais à part la crainte de voir un hacker changer mon vote, je ne suis pas assez paranoïaque pour flipper sur ce mode de vote.


Geneve,constituante,constitution,Et puis un hacker aurait un boulot de fou pour s’introduire dans un système et changer les votes. De plus ils doivent être comptabilisés au fur et à mesure. J’ai donc fait confiance au système mis en place.


Et alors, cette Constitution?

J’ai voté oui.

Je me suis décidé tardivement. J’étais partagé. Je comprends les critiques. Ce n’est pas une révolution. Mais ce n’était pas le but. Il manque le concept de devoir, comme le remarquait Jean-François Mabut. Elle reflète bien une époque revendicatrice où se plaindre et réclamer est plus courant que d’assumer sa vie et d’agir pour l’améliorer. Mais ça c’est un changement culturel profond qui demandera des décennies.

La Constitution de Fazy était plus audacieuse? C’est parce que l’époque était beaucoup plus novatrice que maintenant. La société actuelle est bloquée intellectuellement, prisonnière de discours qui n’inventent plus le réel.

Cette Constitution est trop longue, pas assez essentielle. Elle représente bien l’état du monde: aucune idée forte n’apparaît et personne n’est capable de tirer le corps hors de l’eau. Alors ce projet est cohérent avec notre temps et l’on ne pourra pas tirer mieux de nos cervelles en recherche. Si c’était possible cela se serait fait. Cette Constitution est le produit de ce que toutes les tendances représentées ont pu produire ensemble. Elle est donc réaliste. On voulait du rêve? Le rêve, c'est ce que nous avons envie de faire du monde à venir et de la suite de notre vie. La Constitution 2012 n'est que la gestion de la République. Ni moins, ni plus.

Les excès des détracteurs m’ont aussi influencé. Ils ont beau jeu de mettre des fusils et des casques sur les affiches, des cercueils, des pièges et autres symboles: ces positions expriment leur propre incapacité à innover et convaincre.

Voter non est donc inutile. On ne fera pas mieux avant 50 ou 100 ans, simplement parce qu’il n’y pas le paradigme intellectuel qui le permette. La seule chose de mieux à faire était de la faire plus courte. C’est-à-dire de n’écrire que des articles sur les institutions et leur fonctionnement. Tout le reste n’étant que les programmes des partis et relevant de législations variables modelées au gré des tendances électorales.

Nous avons le projet de Constitution que nous valons. Ne nous flagellons pas!

23:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : geneve, constituante, constitution | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Les commentaires sont fermés.