04 octobre 2012

Les trans confirment les différences sexuées traditionnelles

Les transsexuels sont des personnes ayant changé de genre et parfois de sexe grâce à la chirurgie. Cette catégorie d’humains est ultraminoritaire mais il n’y a pas de chiffres statistiques pour quantifier. Néanmoins ils servent à illustrer la théorie gender, selon laquelle les différences hommes-femmes ne seraient que des constructions sociales, soit des inventions, des concepts fabriqués n’ayant pas de lien avec le sexe physique.


trans,sexualité,genre,identité,féminisme,hommes,femmes«Les notions d'homme et de femme ne sont que de simples constructions sociales, à ne pas confondre avec l'aspect des organes sexuels définissant les mâles, les femelle et les intersexes. La variabilité des aspects sexuels est étendue au-delà de la simple binarité imposée qui veut qu'il n'existe que des mâles (qui sont, de facto, des hommes) et des femelles (qui sont, de facto, des femmes).»

Le but de cette théorie gender est d’annuler toute différence parce qu’elle peut devenir discriminante. Hommes et femmes physiques ne seraient des hommes et femmes sociaux que par conformisme à la culture dominante. En réalité n’importe qui pourrait être femme (genre) dans un corps d’homme (sexe), et vice-versa. Il n’y aurait donc pas de différence naturelle entre les sexes qui puisse fonder la différence culturelle.

Cela c’est la théorie. L’existence des personnes transgenres, parfois qualifiées de troisième sexe, validerait cette théorie d’indifférenciation. Le fait qu’un homme puisse se sentir une âme féminine, ou qu’une femme se sente une fibre masculine, démontrerait que le sexe physique n’est pas la source du genre. Si un homme physique peut se sentir femme, ou l’inverse, c’est que le sexe physique ne détermine pas les particularités que l’on attribue d’habitude aux différents sexes. Il n’y aurait de cause ni anatomique ni physiologique aux différences hommes-femmes.

La théorie gender, largement développée par les féministes lesbiennes américaines pour ne plus avoir à assumer leur différence, donne entre autre comme produit sociétal l’école d’Egalia, où l’on gomme toute différence sexuée entre les filles et les garçons.

On sait déjà que la théorie gender est incompatible avec le fond de commerce du féminisme victimaire. En effet soit les femmes sont les victimes et la violence est genrée avec une prévalence masculine, soit la violence n’est pas genrée (puisqu’il n’y a pas de différence naturelle entre les sexes) et les hommes ne sont pas plus violents que les trans,sexualité,genre,identité,féminisme,hommes,femmesfemmes. On invoque parfois le fait que les hommes sont plus violents parce qu’ils sont culturellement conditionnés à cela, en particulier pour faire la guerre. Mais c’est faire leu de cas du fait qu’ils n’enfantent pas et que leur perte est moins dommageable pour la survie de l’espèce. Or cela est bien conditionné à la biologie. Et c’est aussi passer sous silence la violence dans les couples lesbiens.

L’existence des personnes transgenre pousse la contradiction plus loin, au contraire de ce qui est affirmé communément dans les études de genre. Si un homme se sent féminin et se comporte en femme, c’est qu’il y a:

- un ressenti spécifiquement féminin, différent du ressenti masculin;
- un comportement féminin, également différent.

Plus encore: l’opération chirurgicale visant à changer de sexe affirme encore que ces différences de ressenti et de comportement sont étroitement liées au sexe physique. La personne a besoin de prendre les caractéristiques anatomiques du sexe dont elle se réclame. C’est ainsi qu’elle peut se sentir en unité et en cohérence intérieure. Ce sentiment d’unité, d’accord intérieur, est la confirmation de la sexualisation physique des genres culturels. La sexualisation physique, biologique, est intimement associée à la définition culturelle du genre et celui-ci n’est pas une simple construction sociale décorporée.

Il faut hélas noter que le Conseil de l’Europe et certains pays suivent la théorie gender et prônent à l’école une éducation d’où les genres en tant que réalité physique sont effacés.

Certains politiques feraient n’importe quoi pour être réélus.

Et des universitaires sont grassement payées pour véhiculer cette théorie aberrante.

23:24 Publié dans Féminisme, Philosophie, Psychologie, société | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : trans, sexualité, genre, identité, féminisme, hommes, femmes | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Excellent billet, John, clair et argumenté. Merci et bonne journée!

Écrit par : Jmo | 05 octobre 2012

Merci Jean-Michel. Au fait je vais devoir me faire offrir votre nouveau livre, je n'ai pas de budget pour. Mais j'ai envie de connaître la suite...

Bonne journée et bon succès pour votre livre.

Écrit par : hommelibre | 05 octobre 2012

" la théorie gender et prônent à l’école une éducation d’où les genres en tant que réalité physique sont effacés."

le délire continue


http://www.saint-ouen-socialiste.fr/?p=2304

Écrit par : leclercq | 05 octobre 2012

C'est clair les transsexuels sont le résultat d'une dysharmonie entre le corps et l'esprit. Ce qui prouve bien qu'il y a un pôle masculin et un pôle féminin distincts; ainsi que l'interdépendance entre le corps et l'esprit, qui doivent être au diapason dans ces cas là.

Il y a quelque chose de trompeur dans les questions de genres tels qu'elles nous sont présentées par nos militants ou politiques.
On nous dit il s'agit d'avoir plus de choix, de liberté, de se défaire du carcan bla bla bla...
Moi ce que je constate, en France notamment, c'est que petit à petit le champ des possibilités se restreint de plus en plus. Il faut adhérer à une progressive androgynie généralisée, condition obligée pour accéder à une égalité obsessionnelle sacralisée et utopique.
C'est très visible dans les médias. A partir de là, une fille habillée en rose avec des couettes, c'est stéréotypé, c'est du sexisme; il faut éliminer. Les hommes virils, pareil; on essaye d'éliminer. Pas non plus de femme qui serait trop attachée à son rôle de mère etc. On fait même interdire des affiches de films exhibant des jambes de femmes (film les infidèles), par celles-là même qui iront manifester une journée en jupe pour pouvoir les montrer(WTF!).

Ainsi, peu à peu, toutes différences entre hommes et femmes deviennent suspectes et sources de jalousie.

Si je ne m'abuse, la théorie du genre, qui a d'ailleurs fini par être reniée par sa propre théoricienne; n'a pas plus d'influence que ça aujourd'hui à l'échelle nationale du pays ou elle a été crée. Pourquoi on nous impose ça en France? Serait-ce parce que ce pays fini par être obnubilé par l'égalité au point de sacrifier les libertés individuelles?

On nous cite souvent en exemple le modèle suédois. Je crois qu'on ferait mieux de s'inspirer d'un modèle américain sur ces questions là. Un modèle où le plus de gens possibles pourraient trouver leurs comptes selon leurs sensibilités, même disparates; plutôt qu'une espèce de fusion coercitive où l'HOMO-gèneité est de rigueur.

Écrit par : Didier | 06 octobre 2012

Bien vu!

Écrit par : Sérum | 11 octobre 2012

", condition obligée pour accéder à une égalité obsessionnelle sacralisée et utopique."

"l'égalité" (confondu avec similitude au non de la théorie "gender") aux mains des féministes on voit ce que ça donne ,de l'inégalité, là elles fonts l'étalage de toute leur malhonnêteté, mauvaise foi.

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?rubrique76

"Tant de constance dans la mauvaise foi et la mauvaise volonté donne à réfléchir. en particulier sur l’origine du problème dans le programme papier. Si au départ l’on pouvait admettre l’hypothèse du bug informatique, celle de l’acte de censure délibéré apparaît désormais comme de plus en plus vraisemblable."

ces chantres de l'égalité sonts trés douées pour faire de l'égalité à sens unique !!!!

Écrit par : leclercq | 11 octobre 2012

@ leclercq

Je suis bien d'accord avec vous. D'après ce que j'ai compris vous ne portez pas beaucoup les féministes dans votre coeur vous aussi.

Voyez mon commentaire récent sur cet article : http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2012/04/02/83384e269f4c4da5b16836747895a98e.html

J'y ai exposé brièvement une problématique qu'on n'entend je crois jamais, même lorsqu'on critique le féminisme. Vous en pensez quoi, vous en tant qu'anti-féministe?

Écrit par : Didier | 11 octobre 2012

Les commentaires sont fermés.