12 août 2012

Compétition ou coopération: une distinction hommes-femmes?

Markus Theunert, ex-Délégué aux questions masculines du Bureau zurichois de l’égalité, posait hier un principe: «La lutte des sexes n’est pas envisageable, car elle ne peut être gagnée. Il n’existe tout simplement aucune perspective stratégique en dehors de la coexistence et de la coopération entre hommes et femmes.» Ce préalable devrait figurer en tête de toute déclaration d’intention sur l’égalité des sexes.


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Il n’y a aucune finalité positive à une quelconque guerre des sexes. Toute généralisation dénigrante, toute stigmatisation est nulle et non avenue, de quelque bord qu’elle vienne. Cela étant posé, rien n’interdit de rechercher les différences entre les femmes et les hommes. La quête d’une identité spécifique, qu’elle soit culturelle ou biologique, reste d’actualité. Si l’on admet d’ailleurs qu’il y a des réalités spécifiquement féminines, on doit aussi admettre qu’il y a des réalités spécifiquement masculines. Sans quoi parler d’égalité n’aurait aucun sens. L’existence d’un féminisme est la preuve d’une distinction entre les hommes et les femmes. Distinction qui ne signifie nullement subordination ou différence de valeur.

La parité, soit la représentation numériquement égale des hommes et des femmes dans les administrations publiques comme dans les activités privées, conduit à quelques réflexions:


1. Dans le contexte de la fin de la répartition des rôles qui prévalait jusqu’au XXe siècle, la parité est un coup d’accélérateur à la présence des femmes dans le monde du travail et de la politique. Toutefois on remarque aussi que les besoins de l’économie ont plus fait pour cette présence des femmes dans le monde du travail que l’idéologie de la parité. Notons aussi qu’en fait les femmes n’ont jamais été absentes du monde du travail. Dans le passé européen entre autre, elles excellaient dans l’artisanat, le commerce, la gestion de l’exploitation familiale et en remplacement des hommes pendant les guerres. La parité ne serait aujourd’hui utile qu’aux postes les plus élevés de pouvoir et d’argent et en politique. A noter qu’elle n’est jamais demandée pour les postes les plus bas de la hiérarchie sociale: éboueurs, manoeuvres de chantier par exemple.


2. La parité est malheureusement une contrainte politique contraire aux sociétés de liberté et de libre détermination des individus. Car elle devrait imposer le retrait des femmes enseignantes au profit d’hommes pour atteindre une égalité numérique, et aussi de femmes soignantes au profit d’hommes. La logique de la parité est contraignante également dans les filières de formation. En effet pour ne pas former des individus pour rien, il faut dès le départ qu’il y ait autant de femmes que d’hommes dans toutes les filières et dans tous les niveaux préparatoires. Par exemple il faudrait retirer le droit de faire des études de médecine à un certain nombre de femmes, puisqu’elles sont plus nombreuses que les hommes. La différence est encore plus forte dans les sciences sociales.

La parité devient donc contraire à la liberté et au libre choix du métier ou de la manière de compétition,coopération,hommes,femmes,féminisme,lutte,sexes,différence,masculin,féminin,culture,nature,rôles,stéréotypes,travail,chacune et de chacun de s’investir dans le monde. Ce n’est pas une vue de l’esprit: faire des goulets d’étranglement paritaires à l’arrivée, dans le travail, obligera à anticiper et à contraindre à une parité dès la formation, et peut-être dès les premières filières scolaires. Si donc il y a plus de filles douées en sciences, certaines n’auraient pas le droit de développer leur talent à cause de la parité. On les remplacerait par des garçons moins bons, uniquement pour une question de nombre et non de qualification. Dans ce sens la parité tirera la société vers le bas.

Parité et liberté ne font donc pas bon ménage. L’évolution vers la parité est une évolution vers une société de contrainte où la libre détermination ne sera plus une référence fondamentale. Ce qui mettrait en cause toute la philosophie libérale du libre consentement, dans le domaine de la formation, mais pourquoi pas aussi par contagion et par souci de cohérence dans le domaine du couple?


Les besoins des hommes


3. Les hommes se sont toujours investis dans le travail. C’est historiquement leur lieu de réalisation. Nourrir une famille était une motivation et une fierté, en plus d’un rôle social. Aujourd’hui peu d’hommes souhaitent renoncer à ce domaine de réalisation. Très peu voient comme un plan d’avenir le fait d’être père au foyer. S’étant historiquement plutôt bien acquitté de la tâche du travail ils ressentent comme une injustice ou comme une contrainte le fait que l’on veuille leur retirer ce domaine ou du moins le partager. Pourtant le travail était déjà partagé avant. Qu’est-ce qui change? Peut-être la contrainte justement, et le stéréotype d’exploiteur qui est parfois utilisé pour justifier cette contrainte.

Allez faire avaler à des hommes qui ont toujours pensé que leur rôle était utile et important, qui avaient le souci de leur famille, qu’il n’auraient été en fait que des salauds d’exloiteurs de femmes, des tyrans de pondeuses cuissables à merci, des fabricants d’esclaves domestiques! Et en plus déniez leur culture, demandez-leur dans le même paquet de développer leur côté féminin, de pleurer, de se plaindre (je ne dis pas que toutes les femmes se plaignent mais le féminisme politique nous a habitué à ne voir dans ses revendications qu’une litanie de plaintes). Ajoutez à cela la dévalorisation qui est faite de l’activité domestique, de l’éducation des enfants. Je doute que beaucoup d’hommes aient des raisons de changer de rôle.

compétition,coopération,hommes,femmes,féminisme,lutte,sexes,différence,masculin,féminin,culture,nature,rôles,stéréotypes,travail,4. Les hommes ont besoin des femmes. Ils ont ainsi voté de nombreuses loi en leur faveur depuis 60 ans, bien qu’ils soient majoritaires en politique. C’était déjà le cas lors de la rédaction du code d’Hammourabi il y a 4000 ans. Cela montre que la défense des humains quels qu’ils soient ne passe pas automatiquement par une représentation numériquement égale des sexes. La parité n’a donc d’autre fondement idéologique que d’imposer la présence des femmes à égalité numérique dans tous les domaines.

Elle ne peut être fondée sur l’affirmation qu’il y aurait une différence qualitative de gestion des affaires selon qu’on est femme ou homme. Cette indifférenciation est un des courants féministes. Il suggère l’équivalence des hommes et des femmes. Il conduit peu à peu à nier toute différence entre les sexes bien au-delà de l’égalité fondamentale qui est celle des droits, des devoirs, des chances et de la valeur. Au point où l’on voit se développer des théories qui dénient toute influence aux distinctions biologiques (la nature) et qui refusent et déconstruisent les différences acquises (la culture). Ce courant heurte de front la notion d’identité spécifique à chaque sexe, alors pourtant que cette question est loin d’être tranchée, et alors que l’existence même de courants féministes et en France d’un ministère du droit des femmes affirme de fait que les deux sexes ont des besoins différents. On pourrait rétorquer que le but est justement d’aplanir les différences et de les effacer. Ce qui laisse entendre que le comportement masculin, le rôle des hommes, est celui de référence puisqu’on ne propose pas de ministère en son nom: il serait donc l’aboutissement.

C’est le phénomène de la masculinisation de la société. L’indifférenciation se réalise en fait en prenant référence au modèle masculin d’implication dans le monde. La société égalitaire sera masculine. C'est ce que semble souhaiter les féministes.

Cela ne peut que conforter les hommes à rester ce qu’ils sont. S’investir comme hommes au foyer est un total contre-sens dans cette dynamique, une négation du modèle positif au profit d’un modèle décrit comme aliénant par les féministes elles-mêmes. Serait-ce à dire que si des féministes réclament des hommes au foyer, ce serait uniquement pour prendre la place qu’ils laissent vacante? Soit. Mais combien de femmes sont prêtes à nourrir leur homme quand il reste à la maison? Le féminisme politique, grand pourvoyeur de stéréotypes, n'a pas encore inventé celui qui motiverait les femmes à payer pour les hommes.


Compétition versus coopération

Un autre courant du féminisme affirme que la gestion du monde par les femmes estcompétition,coopération,hommes,femmes,féminisme,lutte,sexes,différence,masculin,féminin,culture,nature,rôles,stéréotypes,travail, différente de celle des hommes. Les femmes seraient plus enclines à la coopération alors que les hommes privilégieraient la compétition. Dans un prochain article je reviendrai sur cette question à partir d’une étude sur les résultats des entreprises où il y a des femmes dans le conseil d’administration, étude qui consacrerait cette différence de gestion et de résultats. Dans l’immédiat, bien que je ne sois pas opposé par principe aux stéréotypes, j’en constate un qui divise le monde entre le masculin et le féminin. La société serait construite sur des valeurs masculines de compétition, donc supposément d’écrasement de l’autre et de guerre, de dureté, de violence, d’absence d’empathie, de haut risque. Il serait temps selon certaines théories de basculer dans une ère féminine, caractérisée par la coopération, la paix, l’empathie, la compassion, la douceur, le respect.

Peut-on vraiment dire que les hommes n’ont pas de compassion? Qu’ils n’aiment pas la paix? Qu’ils ne savent pas coopérer? De même peut-on affirmer que les femmes n’ont pas soutenu les hommes quand ils partaient en guerre? Qu’elles sont toutes pacifiques? Jamais en compétition entre elles par exemple pour s’approprier un mâle? Qu’elles sont incapables de dureté? Qui affirmerait cela ne verrait pas le monde tel qu’il est. Ce stéréotype sert surtout une stratégie de prise de pouvoir par le dénigrement des hommes et la valorisation a contrario les femmes.

Actuellement différentes recherches sur l’humain et sur certaines espèces de singes, ainsi que la théorie de l’économie de comportement, démontrent que les espèces sociales ne peuvent survivre sans coopérer. La coopération est le comportement le plus développé, même s’il n’exclut pas, à l’intérieur de lui-même, qu’il puisse y avoir des compétitions. Dans le comportement de coopération l’intérêt et les avantages du plus grand nombre priment, à différents degrés, sur la satisfaction d’un seul.

Cette coopération est le fait autant des hommes que des femmes. Si les hommes n’étaient que dans la compétition ils disparaîtraient rapidement de la surface de la Terre puisque l’aboutissement de la compétition est la survivance d’un seul et l’élimination de tous les adversaires. Si les hommes sont en fait plus dans la coopération que dans la compétition, cela infirme le stéréotype précédemment décrit. Cela démonte aussi la théorie du patriarcat qui aurait été une infériorisation systématique et délibérée des femmes par les hommes. Comment aurait-il été possible de coopérer dans une relation où l’une est l’esclave et l’autre tient le gourdin pour la frapper si elle désobéit? L’espèce n’y eût pas survécu. Les hommes ne seraient d’ailleurs jamais partis faire la guerre en laissant tout le pouvoir civil aux mains des femmes si la coopération n’était pas prioritaire. Que ce soit pour reproduire l’espèce, pour faire tourner une exploitation agricole, pour aller à la guerre, les hommes ont eu besoin des femmes. Ce qui suppose forcément un mode de relation fondé sur l’échange (selon les modes développés précédemment) et non sur la domination.

C’est en laissant chacun être ce qu’il est et faire ce qu’il sait faire que la société est prospère. Ce que démontre notre société.

Il faut donc relativiser le stéréotype de l’homme essentiellement compétiteur et de la femme essentiellement coopératrice. La réalité est plus mélangée, plus complexe. Nous sommes coopérants dans certains cas, compétiteurs ou compétitrices dans d’autres cas. Cela depuis toujours.

Il ne saurait donc y avoir de bascule d’une ère masculine vers une ère féminine. Ce d’autant moins que, comme mentionné plus haut, le masculin reste le modèle...

07:19 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : compétition, coopération, hommes, femmes, féminisme, lutte, sexes, différence, masculin, féminin, culture, nature, rôles | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Il y aurait tant à dire qu'il est difficile de choisir.

Commençons par le premier point : la parité.
Ca devrait être un idéal, pas un objectif contraignant.
On devrait p.ex. encourager les hommes à devenir enseignants, afin d'améliorer l'équilibre dans ce domaine. Encourager signifierait déjà attirer l'attention sur le fait que c'est un métier tout à fait valorisant pour un homme. Et de même pour les femmes : on peut conduire un bus ou être mécanicienne sur moto, si cela nous intéresse.

"3. Les hommes se sont toujours investis dans le travail"
A cette phrase, il manque quelque chose, la précision : en-dehors du domicile. En effet, cette phrase pourrait sous-entendre que les femmes ne se seraient pas investies dans leur travail traditionnel. Ou que de s'investir dans le travail domestique ne compterait pas pour assurer le bien-être de sa famille.
Ce paragraphe me semble préconiser une situation du type tout ou rien, comme si le travail rémunéré de la femme impliquait que l'homme doive rester à la maison. Alors que la réalité actuelle, à Genève p.ex., ne permet pas toujours à une famille de survivre financièrement avec un seul salaire.
Même si l'épouse désire travailler en-dehors de la maison sans y être contrainte, cela ne devrait pas représenter une dévalorisation du travail de l'époux.
Point 4 : Je vous cite : "Au point où l’on voit se développer des théories qui dénient toute influence aux distinctions biologiques (la nature) et qui refusent et déconstruisent les différences acquises (la culture)."
Si les tenants de ces théories arrivaient à prendre le pouvoir, je me demande comment ils feraient pour imposer aux femmes des carrières qu'elles ne choisissent pas spontanément. La parité deviendrait, dans ce cas, effectivement une contrainte difficile à imaginer.

D'accord avec vous que le stéréotype du compétiteur avant tout masculin est probablement exagéré, mais en ces temps de J.O., on doit constater que les femmes peuvent se montrer très motivées pour gagner.

Vous dites que "le masculin reste le modèle" et qu'il "ne saurait donc y avoir de bascule d’une ère masculine vers une ère féminine". Cela voudrait donc dire que la féminisation des valeurs de notre société, qui est souvent évoquée ici,
n'est pas réellement d'actualité ?

Écrit par : Calendula | 10 août 2012

"On devrait p.ex. encourager les hommes à devenir enseignants, afin d'améliorer l'équilibre dans ce domaine. Encourager signifierait déjà attirer l'attention sur le fait que c'est un métier tout à fait valorisant pour un homme."

je pense que ce n'est plus un métier valorisant pour les hommes, les éléves sonts maternés par l'éducation nationale, il n'y a plus d'autorité, l'enseignant n'est plus respecter par les éléves.

quel homme peut être intéressé pour materner !!!

"D'accord avec vous que le stéréotype du compétiteur avant tout masculin est probablement exagéré, mais en ces temps de J.O., on doit constater que les femmes peuvent se montrer très motivées pour gagner."

"Pour la plupart, les femmes ont atteint des emplois définis par l’ambition masculine. En tournant les talons, plus de la moitié des avocates disent qu’elles rejettent cette idée de la réussite.

Une ténacité plus typiquement masculine peut avoir un coût en termes de bonheur et de santé."

entre gagner dans un sport et la ténacité pour tout sacrifier à une carriére c'est pas la même chose les priorités de vie rentrent en compte.

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article312

" Cela voudrait donc dire que la féminisation des valeurs de notre société, qui est souvent évoquée ici"

oui elle est d'actualité pour la société et les hommes, alors qu'en réalité ce sonts les valeurs masculines qui sonts les modéles des féministes.

Écrit par : leclercq | 11 août 2012

Bonjour, leclercq !
Je vous attendais ...

A propos de l'enseignement : il faudrait justement des hommes pour équilibrer le forces !
Chez nous, ce que vous appelez "l'éducation nationale " n'est pas omniprésente dans le classes. Les enseignants sont maîtres à bord, face à la classe.
Certes, en cas de conflits graves, il faut trouver du soutien auprès de la direction et peut-être se confronter à des parents d'élèves compliqués, mais qui peut prétendre faire des métiers sans problèmes de ce type-là ?
Il est indispensable que les enfants aient une proportion non-négligeable d' hommes face à eux.
La question n'est pas de savoir si l'enseignant est respectée d'emblée (ce n'est effectivement pas le cas), mais de s'arranger pour qu'on le soit. Même en tant que femme !!!
Si on dit: "Ah, non, je ne serai pas respecté, parce que l'institution s'est mise à materner les élèves", ce serait une grave démission, tant de la part des hommes que des femmes.
Partir de l'idée que la vie professionnelle devrait être un truc simple, où tout se passe sans confrontation n'est pas raisonnable. Il faut toujours se battre, toujours prendre sa place.
Ca n'a pas besoin d'être une démarche agressive, il faut juste savoir quel est notre champ d'action et trouver le moyen de s'affirmer.
Le parallèle entre le sport et la vie professionnelle n'est pas totalement absurde: il s'agit d'avoir des prédispositions, de se former (s'entrainer), de faire de son mieux, de ne pas se décourager en cas d'échec, mais de changer d'activité si on est vraiment en-dessous d'une certaine compétence.
La partie "compétition" a lieu dans beaucoup de situations professionnelles. Elle peut être mal vécue même parmi des professions à majorité masculine, il n'y a pas besoin que des femmes viennent semer la zizanie.

Écrit par : Calendula | 11 août 2012

L'étude sur laquelle je m'appuie est réalisée par Frans de Waal et son équipe, chercheurs en primatologie. Il ont fait une étude expérimentale approfondie sur la question de l'économie de comportement chez les primates. Cette étude, exosée dans Dossiers pour la Science de juillet-septembre, mentionne d'autres recherches qui vont dans le même sens.

La différenciation sexuelle provoque une tension et éventuellement des conflits. Mais la coopération semble primer sur la pure compétition, voire sur la domination, en tous cas chez les primates étudiés. L'économie des espèces ne survivrait probablement pas à une guerre de domination pure et simple.

Je trouve intéressant et même fondamental de changer de prisme de lecture des relations hommes-femmes. Trop d'hommes ne se retrouvent pas dans le stéréotype décrit par le féminisme, et trop de femmes du passé n'ont pas été des femmes soumises et déclassées. Ce prisme est idéologique mais erroné. Essayons-en un autre et relisons l'histoire selon ce nouveau prisme de la prévalence de la coopération plutôt que de celle de la domination. Il ne satisfera pas aux standards marxistes qui sous-tendent la doxa féministe, mais s'ils permettent d'avoir une vision plus raisonnable dans laquelle intimement l'on peut se retrouver, cela en vaut la peine.

En tous cas elle se rapproche du réel et les cas de violence, de domination, etc, qu'ils viennent d'hommes ou de femmes, ne sont plus alors que ce qu'ils sont: des débordements de la règle, des comportements excessifs d'individus ne représentant pas la globalité de l'espèce. Cette vision a l'avantage de se rapprocher des chiffres de la violence conjugale - 2 à 2,5% de femmes victimes, 1 à 2% d'hommes victimes. Avec de tels chiffres on ne fait pas une généralité.

De plus la thèse de la prévalence de la coopération a l'avantage de rapprocher les sexes plutôt que de les opposer comme le féminisme tente de le faire actuellement.

Si l'on veut avancer il faudra de toutes façons mettre à la poubelle la théorie non démontrée de la domination masculine, production simpliste d'un féminisme rageur et revanchard.

Écrit par : hommelibre | 11 août 2012

Calendula, je reviens sur votre comm plus tard ou demain.

Écrit par : hommelibre | 11 août 2012

D'ores et déjà, en réponse à vote comm ci-dessus:
Il est évident que nous sommes destinés à coopérer. Personne n'aurait avantage à la guerre des sexes.
L'article de M. Theunert fait référence à la question des générations. Si je l'ai bien lu et compris, il pense que les femmes jeunes ne se sentent pas dans l'obligation de "s'émanciper", elles ne se poseraient même pas cette question.

Les études sur l'aptitude à coopérer et les avantages qui en découlent sont passionnantes.
Vous avez écrit un billet sur la revanche des "mâles bêta" récemment. Je pense qu'avec le thème de la coopération, on se retrouve dans le même domaine.

Écrit par : Calendula | 11 août 2012

Tiens, un bon job pour les femmes afin de remonter le chiffre des ventes automobiles!

http://www.youtube.com/watch?v=EnfVsoTXjK0&feature=share

Écrit par : Pierre NOËL | 12 août 2012

bonjour Calendula

j'ai posté deux fois hier avec un lien c'est pas passé, il y a des jours où ça passe mieux que d'autres !!!

Écrit par : leclercq | 12 août 2012

@ Calendula

"Certes, en cas de conflits graves, il faut trouver du soutien auprès de la direction et peut-être se confronter à des parents d'élèves compliqués, mais qui peut prétendre faire des métiers sans problèmes de ce type-là ?

le probléme c'est à la justice que des profs peuvent être confrontés.

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/la-symbolique-du-pere-l-autorite-l-41717

je vais pas écrire grand chose j'ai peur que ça passe pas, d'aucun vonts dire ça va pas changer, puisqu'il qu'il écrit déjà pas grand chose. c'est vrai mais mon temps est compté, je suis indépendant, et puis je devrais me relire parce que quel cata des fois.

Écrit par : leclercq | 12 août 2012

@ Calendula

extrait du lien ci-dessus

"La place de l’enfant au sein de la famille a affecté l’école, devenue elle aussi maternante.

La fonction paternelle, source symbolique de l’autorité, a définitivement disparu. Le père, réduit à son rôle de géniteur, a été amené à devenir une "mère bis". Ce qui le conduit à se lancer avec la mère dans un concours de maternité, toxique pour l’enfant. Les valeurs maternelles, conjointes à un enfant devenu roi, ont envahi les structures de nos sociétés, qui sont devenues maternantes. Plus aucun tarissement du lait maternel, même si celui-ci est servi en boîte et même si maman travaille. La féminisation de la société a contribué à brouiller un peu plus le problème par une surimpression de la femme sur la mère, bien entendu en l’absence de tout symbolisme du masculin et du père... L’enfant doit être un consommateur et rien d’autre. Pas d’altérité et pas d’effort non plus, qui pourraient contrarier son potentiel à consommer. Le besoin infini de l’enfant et la consommation, sont les modèles référant de notre société. Ils soutendent notre système tout entier.

Cette vague déferlante a atteint le système scolaire. Les enseignants sont censés devoir combler le déficit éducationnel, derrière lequel se cache, en réalité, le déficit du père, ils sont invités "à accompagner l’enfant dans la découverte de son savoir", comme la mère et la fonction maternelle l’avait accompagné dans ses premiers besoins et comme si l’enfant avait un génie inné, à la façon de son besoin infini. Il n’est plus question de délivrer un savoir ou d’éduquer ! L’enfant est au centre de l’école a la place du savoir, comme il est au centre de la famille à la place de l’éducation. Derrière ce système maternel, ce cache en réalité le consumérisme érigé en système absolu et non dépassable. Le monde de la mère, non dépassé, c’est la satisfaction du besoin materiel, érigé en finalité absolue."

je connais un prof d'atelier plomberie qui passe plus de temps à faire de la discipline qu'a apprendre aux éléves, il dit des méres des ado ce sonts des louves.

elles défendent leur ado comme une poule défend ses poussins, cet home était à son compte maintenant il est prof parce qu'il avait des soucis de santé (dos sciatique).

Écrit par : leclercq | 12 août 2012

Bonsoir, leclercq,
Le lien que vous nous donnez décrit le genre de conflit que les enseignants peuvent avoir, ici en Suisse également. Il arrive même que des enseignants soient menacés physiquement et il y a eu des passages à l'acte.
Le cas relaté par le lien met en scène un père trop protecteur.
L'histoire de cette gifle me rappelle d'autres, mais cela ne se passe pas toujours aussi mal.
Une collègue avait giflé un insolent, suite à des paroles totalement déplacées. Elle s'était rendue chez le directeur à la sortie du cours pour lui annoncer la chose. Il lui a répondu : "Vous avez bien fait." Certes, un téléphone outré du papa s'en était suivi, mais le directeur avait su désamorcer la bombe.
Je ne défends nullement les châtiments corporels, une gifle dans le cadre scolaire est forcément le signe d'un gros problème, comme elle le serait d'ailleurs à tout lieu de travail.
Un geste physique est généralement jugé comme plus grave que des paroles insultantes. On considère qu'il y a une perte de maîtrise de soi.
Je combats la violence verbale assez systématiquement, aussi sur les blogs, parce qu'elle est pernicieuse. Elle met en route une sorte de cercle vicieux.
Personne n'est d'accord de se faire insulter.

Mais que pensez-vous de la capacité à coopérer ? Est-ce vraiment en lien avec le sexe des individus, ou est-ce simplement une question de cadre ou de circonstances ?

Écrit par : Calendula | 12 août 2012

@ Calendula

"Mais que pensez-vous de la capacité à coopérer ? "

je pense que c'est trés important, et qu'il y a toujours eu de la coopération entre les hommes et les femmes, c'est indispensable.

Écrit par : leclercq | 12 août 2012

Bonjour,
Savant mélange de notions, intéressantes et très discutables.Le féminisme ici présenté est une caricature de ce qu'il a pu être à une époque où le contexte historique et économique nécessitait une présence marquée et idéologique.
Les temps ont évolué, le contexte aussi.Et de nombreux H et F associent leurs travaux, recherches et actions afin d'aboutir à une société plus équilibrée et juste pour tous et toutes.Il y est question d'avenir pour tous et toutes, d'évolution de valeurs de la société, impactant celles des organisations et bien sûr des H et des F, mais aussi de mutation de comportements pour les deux sexes.
Je vous recommande la lecture de mon ouvrage disponible via internet : La Femme expliquée à nos amis les hommes, ou mon blog : www.lafemmeexpliquee.com.
Le sujet est vaste et ne voyez de ma part aucune prétention de répondre à toutes les interrogations, mais sachez que la recherche et surtout sa mise en application est à l'oeuvre pour, nous l'espérons, un plus grand respect mutuel.Un second ouvrage à paraître traitera du Pouvoir et de ses dimensions culturelles.Un petit pas de plus...
Cordialement
Isabelle Deprez

Écrit par : deprez | 14 août 2012

Isabelle Deprez le lien ne correspond à aucun blog?

Écrit par : Pierre NOËL | 14 août 2012

Si le lien est inactif, avec mon nom et prénom sur Google vous trouvez immédiatement :-))
Isabelle Deprez
France

Écrit par : Deprez | 18 août 2012

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