01 août 2012

Injures de rue à Bruxelles: lettre ouverte à Sofie Peeters

Madame Peeters, je ne marche pas avec vous. Je crois que votre production, mal documentée et partiale, poursuit un but caché malhonnête. Ne serait-ce que celui de vous faire de la pub injustifiée. Votre documentaire étale votre complaisance et votre incompétence, et peut-être votre capacité à manipuler l’information et les images dans un but à éclaircir.


anneessens,bruxelles,injures,machisme,sofie peeters,salope,maghrébins,racisme,europe,afrique,Je reste très étonné qu’une vidéo, travail d’école de cinéma réalisé par une étudiante, puisse atteindre ce degré de vérité universelle et d’audience publique. La plupart des réactions que j’ai lues sur différents forums chargent deux cibles: les maghrébins et les hommes. Suite à mon premier billet sur le sujet, «Traitée de salope dans  la rue, elle filme» je précise que:


1. Votre vidéo ne cible que quelques cas de maghrébins dans quelques rues de Bruxelles, en particulier du quartier Anneessens. Ce quartier proche du centre-ville est habité principalement par des maghrébins. Extrait de Bruxelles Santé:

«Nous avons essentiellement une population d’origine étrangère (venant surtout du Maghreb, de l’Amérique du Sud ou de l’Europe de l’Est) qui reste faible économiquement et une population importante de sans-papiers, très fluctuante et relativement pauvre elle aussi », explique Serge Noël, directeur de l’asbl Interpôle, qui mène plusieurs projets socioculturels dans le quartier.»

Et plus encore:

«Comme l’indique Carol Etienne, directrice de l’asbl Cultures & Santé, qui travaille avec les populations fragilisées : « C’est un quartier à handicaps cumulés, vivant dans un environnement qui, jusqu’il y a peu, était assez dé-gradé ». En effet, les vieux bâtiments, les maisons abandonnées, le mauvais éclairage public à certains endroits, l’absence d’espaces verts, les artères publiques en piètre état, etc., faisaient du quartier Anneessens un endroit peu engageant où il ne faisait pas bon circuler à la nuit tombée, racontent certains habitants…)

Il y a environ trois ans un couple homosexuel s’est résigné à déménager de ce quartier après avoir été harcelé, insulté et menacé.

Le quartier où vous avez tourné, Madame Peeters, est donc problématique pour tous les habitants et pas simplement pour les femmes. «... un endroit peu engageant où il ne faisait pas bon circuler à la nuit tombée». Or votre documentaire ne le précise pas. Voici d’ailleurs le genre d’ambiance à Anneessens:

«BRUXELLES Le 17 mars 2007, une petite trentaine de 1140 ont attaqué les Anneessens, place Anneessens.

L'un des assaillants, Randy Mbambu, 19 ans, reçoit un coup de bouteille sur la tête et il doit être suturé. Il a une nuit pour préparer sa vengeance et, le lendemain, il revient armé d'un pistolet chargé, avec un chauffeur et, selon plusieurs témoins, trois occupants dans la voiture.

Mbambu fait rapidement feu, atteignant un adolescent de 17 ans, dans la région du cœur. Conduit en soins intensifs, ce dernier n'en sortira qu'après une semaine pour en passer plusieurs autres en chambre.» (La Dernière heure, 9 mai 2009).

Instructif aussi, le blog Anneessens-G.


2. Ne le précisant pas, et le «machisme de rue» étant posé comme une généralité, le film laisse entendre qu’il s’agirait d’un comportement habituel de tous les immigrés d’origine maghrébine, et par extension de tous les hommes. Les réactions de culpabilisation masculine lues sur divers forums témoignent de l’efficacité du procédé que vous utilisez.


3. Concernant l’origine exclusivement maghrébine des hommes qui apparaissent dans votre film vous avez d’ailleurs dû moduler votre discours en précisant que ces cas ne anneessens,bruxelles,injures,machisme,sofie peeters,salope,maghrébins,racisme,europe,afrique,représentent pas tous les maghrébins. Le film ne le précise pas et laisse la porte grande ouverte à une généralisation. Et c’est un travail de fin d’étude apparemment validé par vos professeurs...? L’incompétence est au pouvoir. Les cultures très différentes sont certes difficilement acclimatables. On a même le droit d'être pour ou contre une immigration. Tous les pays du monde choisissent qui ils accueillent: pourquoi ne le ferions-nous pas? Mais là vous faites un carton!

Voyons quelle est la proportion d’immigrés à Bruxelles:

«D'après un tableau démographique de Wikipédia, il y avait, en 2004, pour la région de Bruxelles, environ 184000 immigrés d'Europe, pays slaves, roumanie..., 61000 immigrés originaires d'Afrique dont 45000 du Maghreb, 14000 d'Asie, et 8800 des Amériques, pour un total de 263000. En clair, les maghrébins représentaient 45000/263000, soit 17% des immigrés.»

Comment expliquez-vous que, selon vos propos, 95% des harceleurs du quartier Anneessens seraient d’origine Maghrébine alors qu’ils ne représentent que 17% du total des immigrés? Les asiatiques ne draguent-ils pas? Les africains d’origine noire non plus? Pas plus que les slaves? Personne chez eux pour produire de la drague lourde? Formidable!

Ou bien auriez-vous soigneusement sélectionné la population que vous entendiez montrer à l’image?


4. Madame Peeters, vous dites par ailleurs être venue de Louvain à Bruxelles pour vos études. Parlons un peu de la ville de Louvain. Les nationalistes flamands avaient déclenché une crise nationale en 1967-1968, exigeant que l’Université catholique réputée devienne néerlandophone. C’est allé assez loin puisque 30‘000 flamands avaient alors défilé à Anvers demandant le départ des étudiants francophones de l’université au nom du droit du sol et de la langue unique flamande. Résultat: l’Université a été coupée en deux et la section francophone a été déplacée dans une ville nouvelle: Louvain-la-Neuve.

Il y a donc à Louvain l’enracinement d’une forme d’exclusion. C’est dans cette Université catholique de Louvain, section flamande, qu’une enquête d’opinion a été produite en 2009. Elle y confirme les tendances nationalistes de la population flamande.

«La majorité des électeurs flamands (42.5% vs 34.3%) estiment que les minorités ethniques sont une menace pour leur culture et leurs coutumes. Une écrasante majorité (52.2% vs 18.7%) déclare que les allochtones "profitent" de la sécurité sociale. (...) Et 44.9% des électeurs flamands estiment que les propos racistes dans les lieux publics ou à la télévision devraient être acceptés (vs 50.3% qui veut l'interdiction).»

anneessens,bruxelles,injures,machisme,sofie peeters,salope,maghrébins,racisme,europe,afrique,Quel lien avec vous? Votre ville d’origine, Louvain. L’usage du même terme «allochtone» pour mentionner les maghrébins. Mais surtout votre film entier est sous-titré en flamand quand il n’est pas parlé flamand. Il n’y a pas de sous-titre français pour les parties en flamand ou en anglais. Et il a été présenté et diffusé à la télévision flamande. Que de coïncidences...

Comme son contenu s’inscrit en droite ligne dans la mouvance nationaliste et raciste flamande, ces coïncidences n’en sont peut-être pas.


5. On ne sait donc pas, d’après le film, combien il y a d’insultes envers les femmes dans la rue, selon les quartiers et les différentes origines ethniques. On sait seulement que grâce à une terriblement efficace campagne de presse un film amateur d’une étudiante, au propos visiblement réducteur et ciblé, est devenu un buzz international, et que sa réalisatrice bénéficie d’une notoriété exceptionnelle.


6. Je lis sur plusieurs forums que les femmes sont toujours et partout importunées, insultées, habituellement, dans la rue. Or je ne lis nulle part que des femmes de régions rurales pauvres de la France ou de l’Italie subissent un tel outrage.

Par contre je lis ce témoignage parmi d’autres sur un forum:

«Enfin, je suis une femme, je vis à Paris, avant je vivais ailleurs, je ne crois pas vivre dans des quartiers particulièrement bourgeois, et je n'ai jamais, jamais, eu a subir cela dans la rue. Pourtant je sais bien que c'est massif.»

«... jamais, jamais eu à subir cela dans la rue... pourtant je sais bien que c’est massif...»

Incroyable qu’elle ait passé entre les gouttes («jamais, jamais») si c’est massif. Moi-même je connais des femmes qui sont draguées dans la rue, mais injuriées et harcelées comme dans votre film, aucune. Certains quartiers de certaines villes sont peut-être plus problématiques. Ils le sont aussi pour les hommes blancs.


7. On pourrait aussi bien sûr encore développer la question culturelle de la différence et de la dissymétrie entre les sexes. Pourquoi sont-ce les hommes qui s’exposent dans la recherche d’un contact de nature sexuelle? Pourquoi les criminaliser pour cela (je ne parle pas bien sûr d’injures, et j’abhorre la drague lourde)? Quelle femme osera dire combien de fois elle trouve un homme attirant et combien de fois elle en traite de connards ou pire dans sa tête (la femme, par nature ou par culture, s’exposant de manière moins visible)?


J’aurais apprécié qu’une analyse critique de ce «documentaire» soit produite par des milieux journalistiques ou intellectuels. Non: tout le monde plonge avec vous. Le temps de la réflexion est révolu. Celui de l’émotion à tout va, sans effet autre que de susciter des réflexes conditionnés, est venu.

Triste travail.

 

Premier billet sur le sujet, «Traitée de salope dans  la rue, elle filme»

16:29 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (112) | Tags : anneessens, bruxelles, injures, machisme, sofie peeters, salope, maghrébins, racisme, europe, afrique | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

"Je lis sur plusieurs forums que les femmes sont toujours et partout importunées, insultées, habituellement, dans la rue."

et voilà les féministes menteuses et malhonnêtes en remettent encore une couche.

Écrit par : leclercq | 01 août 2012

Les chiffres c'est comme les statistiques,sondages et tarot on peut leur faire dire ce qu'on veut.La rumeur c'est bien connu les fait gonfler comme un soufflé au fromage !

Écrit par : lovsmeralda | 01 août 2012

Dans le milieu rural Français il y a pire que les insultes, c'est quasiemment la fin des libertés!

"Dans un collège de l'Ain, des collégiennes avaient décidé de participer à la Journée de la Femme en faisant une "journée de la jupe". Mais la direction de l'école a signifié son refus en invitant les jeunes filles à se changer.

«En raison d'agressions verbales dont certaines ont été victimes, un membre de l'équipe de direction leur a proposé d'adopter une autre tenue», a expliqué vendredi Sylvain Weisse, le principal du collège.

L'association "Ni Putes ni soumises" a réagi via sa présidente : «Je la trouve dégradante. C'est scandaleux, s'offusque sa présidente, Asma Guenifi. Ce genre d'attitude laisse penser que la provocation vient de la fille qui porte la jupe. On cautionne l'idée que cette fille est une pute. C'est très symptomatique de la régression du droit des femmes et des jeunes filles.»

Que pensez-vous de cette histoire ? Alors que le débat sur l'hypersexualisation des jeunes filles vient d'être relancé, comprenez-vous l'attitude de l'école ou la trouvez vous au contraire dangereuse comme l'association "Ni putes ni soumises" ?

Je peux écrire sur un autre sujet, en ce qui concerne les cantines, les sorties de lycées.

Bien sûr qu'en centre de village, les islamistes se font petits, qui plus est ils baragouinent dans leur dialecte. Qui va aller dans un commissariat ou une gendarmerie pour porter plainte pour insulte sous peine de se faire éjecter des lieux.....

Il faut sortir le soir en banlieue de PARIS, LYON et aller là ou ils sont. Si vous êtes en campagne sachez que les filles en mini sont rares le soir et souvent accompagnées. Les Maghrébins savent ou il ne faut pas aller.

Ce n'est pas réaliste.

Écrit par : Pierre NOËL | 01 août 2012

""Dans un collège de l'Ain, des collégiennes avaient décidé de participer à la Journée de la Femme en faisant une "journée de la jupe".

franchement est-ce bien utile que des collégiennes participent à la journée de la femme en adoptant une tenue vestimentaire spécicifique qui veut nous faire croire que les droits des femmes baisse.c'est quand même pour soutenir le ramassis de mensonges sur la violence conjugale), ce sonts des ado, ce genre de manifestation pro féministe n'a rien à faire dans un collége, ça signifie juste que la propagande mensongére féministe prends les ado pour cibles. donc non à l'enbrigadement de collégiennes.

http://www.aufeminin.com/combats-de-femmes/journee-de-la-jupe-2011-n86298.html

Écrit par : leclercq | 01 août 2012

Homme libre si 95% des incivilités sont commises par une population représentant 17% c'est qu'ils sont concentrés dans certains quartiers, votre charge contre cette femme est infondée... Qui plus est bon nombre de vos billets passés allaient plusloin s'agissant d'islam et de musulmans...

Écrit par : La Chose | 01 août 2012

John 17% est le total de la moyenne nationale. Ce chiffre ne peut être indiqué pour une zone de Bruxelles ou il faudrait refaire un comptage.

Si j'ai bien compris Mme Peeters n'a pas fait le tour de la Belgique en moyenne, mais un endroit de la capitale, le quartier Anneessens.

Mathématiquement il y a une erreur ?

Signé: le cousin du Diable emmerdeur.

Écrit par : Pierre NOËL | 01 août 2012

@ Pierre & La Chose: plus c'est gros plus cela passe. L'affaire est déjà reprise politiquement par un parti flamand, le CD&V, qui il y a quelques années avait fait cause commune avec le parti nationaliste NVA. Des élections communales et provinciales auront lieu en octobre prochain. Le film sort vraiment à point nommé...

Selon la candidate Blancs Debaets, "toutes les femmes à Bruxelles ont déjà connu pareille situation". Toutes les bruxelloises ont donc été traitées de chiennes, de salopes, et on leur a proposé de l'argent pour coucher vite fait? Toutes? Des preuves, svp. La surenchère a commencé.

Les 95% de 17%: ah, c'est bien de le remarquer que ce n'est pas le bon chiffre quand je l'écris. Mais pourquoi donc personne ne le remarque pour le film? Pourquoi personne n'a donné de chiffre sur le pourcentage de maghrébins dans ce quartier? Pourquoi personne ne questionne, pourquoi tout le monde fonce dans le cliché "un musulman arabe derrière chaque lampadaire traite les femmes de salopes et de chiennes"? Et dans quelles rues du quartier? Qui ici a ce chiffre? Ni moi ni personne. Donc on avale une information que la réalisatrice se garde bien de faire vérifier. Il y a des arabos-musulmans qui posent problème ici. Proportionnellement il semble qu’il y en ait plus que d’Européens de souche. Mais je me refuse à généraliser à l’ensemble des populations arabo-musulmanes.


Pierre: sur la journée de la jupe, j'avais bien aimé le film avec Adjani. Mais dans l'exemple que tu donnes j'aimerais une vidéo avec explication du pourquoi faire cette journée. Les collégiennes d'aujourd'hui sont-elles donc opprimées, empêchées dans un millimètre de leur liberté? De qui se moque-t-on? C'est surtout une belle provocation victimaire.

Que les garçons et les filles ne se comportent pas pareils dans les relation est évident. Mais les filles savent très bien comment chauffer les garçons. Elles sont co-actrices des relations.

Tiens, regarde cette infos: les ados pensent avoir tous les droits.

http://www.youtube.com/watch?v=gqcpkVdE0ao

Les collégiennes devaient être des victimes. De quoi on n’en sait rien, peu importe. L’important est d’être victime et de revendiquer. Saut qu’en organisant une journée de la jupe le 8 mars, elles font de la politique, une politique partisane, à l’intérieur du lycée. Ce n’est pas le lieu. Certaines ont subi des agressions verbales. Et l’agression morale qu’elles font en portant la jupe dans ce contexte très spécifique, quelqu’un s’en occupe? Mettre la jupe c’est considérer les garçons du collège comme ceux du film. C’est une insulte grave. Et il faudrait bien que quelqu’un leur apprenne à respecter les garçons, comme on doit apprendre aux garçons à respecter les filles.


@ La Chose: je suis clairement opposé à l’islamisme et à l’islam. Je suis clairement opposé à cette religion qui ne peut pas séparer l’Etat de la vie privée et qui s’immisce dans tous les recoins de la vie. Je suis opposé au discours anti-occidental. La culture islamique telle que présentée par les intégristes - ceux qu'on entend le plus - pose un réel problème ici tant elle est éloignée de la liberté pour laquelle nos ancêtres sont morts.

Vous m’avez visiblement mal lu, pour insinuer hypocritement je ne sais quelle saleté. Mais cela n’est pas nouveau, n’est-ce pas?...

Écrit par : hommelibre | 01 août 2012

Sophie Peeters,

Si tant et tant de magrhébins fuient leur pays, il y a une raison, pas 36, mais une et unique raison !

Dans leurs pays, ils subissent un pillage éhonté de leur patrimoine, de leurs ressources naturelles, de leurs espoires !

Oû donc finissent tous ces atouts, milliards de barils par an ?

Vous ne vous êtes sans doute jamais posé la question ?

Et bien je vais faire court, ces milliards de barils, ces sous-sol riches en tous les minerets rares et moins rares, tous ces milliards de barils, de tonnes et de souffrances, finissent sur les comptes à numéros des ordures qui dirrigent ces pays !

Ces pays tellement spoliés, que leurs habitants n'ont qu'un seul espoir, allez dans le pays qui accueille tous leurs biens !

Dans ce pays où d'autres ordures ont organisés ces pillages, dans ce pays qui organise également les mesures qui assassinent des centaines de milliers de paysans et d'inocents dés qu'ils accusent les voleurs-tueurs qui les diriges !

Sophie, ce pays est un tout petit pays dont peut d'informations transpirent !

En ce qui me concerne, ce pays, je le connais !

Et le jour où ce pays redistribuera, ne serait-ce que 1% de ce qu'ils ont pillés, l'Afrique toute entière sortira de ses famines, de ses misères, juste 1% de ce qu'ils ont volés !

Et bien non, ils ne donnerons jamais 1% de ce qu'ils ont fait fuire de cette immence Afrique tant spoliée !!

Écrit par : Corto | 02 août 2012

John, merci pour ton courage à me répondre à cette heure!

Demain j'irai à la pioche...

Bonne nuit ou bonjour....?

Écrit par : Pierre NOËL | 02 août 2012

Pas besoin de stat. des quartiers entiers Bruxelles sont exclusivement peuplés de maghrébins, je connais Bruxelles, je n'y rend 3 à 4 fois par ans, il y a des quartiers où les européens ne mettent plus les pieds, point barre !

Je ne me rappel que d'une seule stat. concernant les écoles bruxelloises, 60% des élèves sont musulmans, c'est tout ce dont je me rappel et c'est l'adjoint du Burgmestre de Bruxelles qui me l'a dit il y a 6 mois !

Je n'ai pas de raison de douter de ce qui'il dit !!!

Écrit par : Corto | 02 août 2012

Mais puisque vous vous bataillez sur des pourcentages, 90% des richesses pillées en Afrique sont "cachées" dans des banques suisses, là dessus, aucun doute !!!!

Écrit par : Corto | 02 août 2012

Pas de souci Pierre on continue demain. Moi mes yeux ne voient plus ce que j'écris, donc repos.

A demain Corto, bonne nuit!

Écrit par : hommelibre | 02 août 2012

A part ça le coup de la lettre qui s'addresse directement et personnellement à Sophie Peeters via un blog, me semble des plus douteux !

Sophie est étudiante dans une célèbre école d'art (cinéma/théâtre) de Bruxelles, école dans laquelles je donne des cours, je ne la connais pas, je n'ai rien à voir avec les arts plastiques, mais une de mes élèves l'a connait bien, elle n'est pas raciste, son copain est ivoirien et de couleur, donc vous vous égarez John !

Écrit par : Corto | 02 août 2012

Les "Flahutes" sont racistes c'est bien connu, lorsque nous habitions à la frontière, sur la porte de certains magasins il était indiqué : "l'argent Français est interdit" "interdit aux Français" "ici on ne parle pas Français" etc

Je dois dire que la première fois ça refroidit, on a plus envie d'y mettre un "cocktail Molotov" que d'y faire des amplettes...

Pourtant j'aime Ostende et les Belges! (pas d'histoires sur les Belges aujourd'hui..)

La monarchie belge comme d'autres, est détestable et inutile.

Faire une lettre ouverte à cette personne me paraît justifié, puisqu'il existe un doute. C'est la meilleur manière de le lever.

Écrit par : Pierre NOËL | 02 août 2012

@ Homme Libre - Je n'insinue rien, j'ai juste le sentiment que votre côté antiféministe a pris ici le pas sur un certain réalisme qui vous caractérise d'habitude... Et en fait j'ai de la peine à comprendre la virulence de votre charge tant la fille semble tout à fait honnête et ne fait que confirmer un nombre incalculable d'analyses sur le sujet. Il y a un réel problème avec les femmes dans les pays du Magrheb, faut-il rappeler les agressions sexuelles collective en pleine révolution pour la liberté? Je n'ai jamais rien vu de tel dans les rangs de manifestants pacifistes ailleurs dans le monde...

Écrit par : La Chose | 02 août 2012

Corto: je n'en ai pas la preuve donc je n'en sais rien. Et même si c'était vrai cela ne prouve rien. Le racisme, la stigmatisation d'une ethnie ne dépend pas de la couleur de la peau.

Enfin si c'était vrai cela expliquerait pourquoi elle évite les africains noirs dans son film.

De toutes façons cela n'enlève rien à l'analyse que je propose, à la suspicion de partialité, à l'absence de moyens de vérifier, aux généralisations, et au fait que j'ai l'impression que certains passages sont bidouillés.

Écrit par : hommelibre | 02 août 2012

En fait je crois que j'ai compris, je pense que vous êtes si virulent parce que le sujet touche au harcèlement et que, fatalement vu votre histoire, vous sur-réagissez... Je ne vois pas d'autre explication..

Écrit par : La Chose | 02 août 2012

Réponse à Will sur l'autre blog déstiné à ce "vaste" sujet !


"Will, on voit que vous ne voyagez pas beaucoup, mais e que vous ne savez pas :

C'est que 90% du tourisme suisse vers des pays nord-africain et arficain est du tourisme sexuel !!!

Toutes les vielles et moches europèennes vont vers ces destinations pour trouver l'amour à coups de billets par encores blanchis !!!

Quant aux hommes, ils y vont pour un tourisme pédophile, jeunes, voir petit garçons et gamines de 13 ans à la clé dans toutes les villes d'afrique !

Alors, l'exemple de la totale décadence vient plutôt des européens et spécialement des suisses, bizarrement, dans ce domaine !!

Nous sommes en train de tourner un autre film avec des "immigrés" en Suisse, et nous leur demandons quel furent leurs parcours, nous en sommes à 10 contacts nord-africains avec qui nous avons parlé des consignes de tournage, les 10 sont arrivés en Suisse par l'intermédiaires de suissesses en manque "Damour", leur ayant obtenu des visas et assez d'argent pour traverser la grande bleue.

Mais une fois en Suisse, croyez-vous que ces jeunes d'environ 18-22 ans veulent encore partager leurs nuits avec de vielles femmes de 50-70 ans ?

C'est aussi une des raions pour laquelle ces jeunes traitent les blanches de "salopes et de chiennes", à mon goût, le terme est encore faible !!! "

Écrit par : Corto | 02 août 2012

Corto,
Il y en a marre, à la fin.
Personne n'a à traiter personne de chien, ni de chienne, sous aucun prétexte.

On appelle un chat un chat. Et un chien un chien.

Nous, les suisses, on porte une honte et une culpabilité universelle et vous devriez nous admirer. Pour bientôt 8 millions d'habitants ( dont vous soustrairez les non-suisses), nous réussissons à pourrir toute la planète. C'est d'une efficacité rare.
Trouvez-nous une formule d'auto-flagellation rapide, Corto-compatible, qu'on
puisse utiliser désormais à chaque fois qu'on écrit, mais également lorsqu'on n'écrit pas.
Parce que nos silences sont encore plus coupables que nos paroles.

Écrit par : Calendula | 02 août 2012

Calendula, c'est vous qui insultez les suisses, notamment en faisant des amlgames entre les ordures qui dirigent les banques les plus criminelles de la planète et la population suisse, qui quant même ne fait pas grand chose contre c'est état de fait !

En ce qui me concerne, je m'en prend aux bqaquiers vouyous qui pillent la planète entière et ensuite c'est aux citoyens suisses de payer 4'000 sfr par immigré renvoyé dans leurs pays !!!

Maintenant, Calendula, je ne sais pas, peut être que vous êtes membre d'un conseil d'admunistration d'une banque très amie avec les généraux algériens, comme c'est le cas et ne le nié pas !!!

Écrit par : Corto | 02 août 2012

La population helvètique confond systématiquement : Les banquiers et le peuple, les musulmans et les ilsamistes !!

Ce genre de confusion répétée, est elle coupable ou imbécile ?

Écrit par : Corto | 02 août 2012

@Corto,
Je ne comprends pas tout à fait la dernière phrase. Vous aimeriez savoir si je suis dans le Conseil d'administration d'une banque suisse ?
Si vous me croyez sur parole, je le démens effectivement.
Vous êtes mieux infiltré dans ces milieux, puisque ce printemps vous avez obtenu l'information selon laquelle mes économies seraient planquées en Corée du Nord.
:-))
C'était une de super info, qui a dû intéresser plus d'un lecteur. Je n'ai pas bien compris comment vous en étiez arrivé là, mais peu importe. C'était probablement une sorte de métaphore.
Comme "chienne" pour les femmes suisses (ou belges, pour le coup).

A l'époque de ces échanges qui avaient abouti à vos révélations concernant mes supposées économies, je vous avais dit très clairement ma position personnelle concernant le système bancaire de ce pays.
Cela m'avait valu des quolibets du style "Calendula = Corto" (une histoire d'hermaphrodite). Ca m'avait marquée, c'est pour ça que je m'en souviens encore.
C'était très rigolo.

Le mot amalgame est intéressant. Il me semble que vous vous adressez aux Suisses, en général, dans vos commentaires. Ai-je mal compris quelque chose ?

Je vous cite, en prenant juste dans le commentaire ci-dessus :
"La population helvètique confond systématiquement :"
Cette phrase de 5 mots contient deux généralisations.
Vous êtes responsable de vos écrits, si on ne vous comprend pas bien, vous y êtes également pour une petite part.

Coupable ou imbécile ? Quelle importance ?
Si vous savez que vous vous adressez à une population qui ne vous comprend pas, pourquoi ne pas en tirer des conclusions pragmatiques ?

Écrit par : Calendula | 02 août 2012

Elle me comprend très bien, vous en êtes la preuve vivante !

Concernant vos économie, vous êtes de mauvaise foi, c'était une suggestion et non une affirmation, ça vous arrive de ne pas mentir 5 fois sur 2 lignes ??

Écrit par : Corto | 02 août 2012

Mais où voulez-vous en venir, vous niez que les banques assassines helvétique détiennent tout le firc spolié aux populations exsangues de la planète ?

Ne tournons pas deux mois autour du pot !!!!

Écrit par : Corto | 02 août 2012

Les banques assassines helvétique sont les uniques responsables des immigrations maghrébines en Europe, j'attend la contradiction de mes propos !!!!

Écrit par : Corto | 02 août 2012

Non, Corto, je ne le nie pas.
Vous ne vous souvenez donc plus que j'ai dit être de votre avis.
Je suis de votre avis, sans connaître les chiffres exacts, au sujet des spoliations. Je crois qu'il y a encore quelques autres paradis fiscaux, donc, éventuellement, le terme "tout le fric" reste à vérifier.

Allons-y pour la suggestion: Vous suggériez que mes économies étaient en Corée du Nord. Je n'ai pas encore suivi cette suggestion. Il faudrait d'abord que j'économise.
Qu'aimeriez-vous encore obtenir ?
Mon aveu comme quoi je mens ? Mais alors, à quoi cela sert-il que je vous réponde du tout ?
C'est vrai que cela tourne en rond ...

Écrit par : Calendula | 02 août 2012

Et concernant le poste de Calendula, disant qu'il n'y aucune raison de traiter de chien ou de chienne......

Vous avez entièrement raison Calendula, les chiens ou les chiennes ne font pas des milliers de km en avion pour aller se vautrer dans les 5 étoiles tunisiens, égyptiens et autres pour soulager leurs libido !!!

Écrit par : Corto | 02 août 2012

La chose

J' entends bien que le féminisme n' a accessoirement rien à voir avec le comportement en dessous de l' animal de ces individus, mais la récupération des pleurnichardes pour rendre encore plus confus la drague, l' agression et le viol à tous les hommes... pardon salauds, est tout autant dangereux et plus simpliste que de tout mettre sur le dos des arabo musulmans.

Écrit par : kasilar | 02 août 2012

Corto pour votre dernière remarque ce sont les oligarques qui font du tourisme sexuel dans les pays étrangers en dégradant la condition de la femme : prostituées et pire ceux des enfants : pédophilie ...
Ce sont 1% de gens qui ne valent que pire que ceux qui insultent dans la vidéo.

Au fait l' affaire Dutroux c' est bien en Belgique que ça s' est passé ?

Écrit par : kasilar | 02 août 2012

kasilar, le problème est que le féminisme ne touche pas à proprement dit parlé les femmes, mais le coté féminin des hommes, les sexes ne supportent pas de se voir au travers de leurs opposés, c'est ce qui rend hystériques les musulmans en Europe, ils se confrontent au coté masculin hautement développé dans les attitudes adoptées par les femmes en Europe.

Cette anihiliation de la condition masculine et vouloir uniformisé les sexes a mené l'occident dans une grave crise des identités "hommes/femmes" !

Écrit par : Corto | 02 août 2012

Corto : Je vais vous laisser à vos chiens et vos chats.
Il y a une vie en-dehors des blogs.
Pour vous également.
Donc vous interpréterez mon silence comme vous le voudrez.
Vos suggestions sont toujours intéressantes et pleines d'imagination.

Écrit par : Calendula | 02 août 2012

@ La Chose:

Non, je ne pense pas. Je ne le ressens pas ainsi. La charge est virulente parce que le document manque singulièrement d'épaisseur et qu'il est repris sans précautions par tous les médias. De plus je ne partage pas la généralisation qui en découle.

Faire un tel fromage avec un tel document est outrancier. Les médias ont surréagi en fonçant tête baissée sans analyser.

Encore une fois je ne nie pas qu'il y ait problème. Mais à quelle hauteur?

Écrit par : hommelibre | 02 août 2012

"Les banques assassines helvétique"
Personne n'ose le dire, mais les banques suisses ne sont suisses que de nom. Elles sont toutes en mains juives et les attaques de Corto, le fasciste juif de service défenseur des Arabes, n'en sont que plus ridicules...
Souvenez-vous des affirmations de Corto sur l'immonde Dominique Strauss-Kahn et de sa mémère perverse complice Anne Sinclair, avec la clique des millionnaires juifs socialistes Bernard-Henri Lévy, Jean-François Kahn, les Badinter, Jack Lang et même l'excellente Elisabeth Lévy, normalement peu encline à la political correctness.
Il a fallu cette affaire pour que je comprenne ce qui s'était passé dans les années 33-45 en Allemagne...

Écrit par : Géo | 02 août 2012

Mon pauvre Géo, t'as pas idée que ce que tu dis va nuire à la Suisse !

Pictet, Lombard, Odier, Pasche, Hentch, etc.. des exemples qui vont payer et qui payent déjà très cher ce quìls ont pillés !!

Rien que les fonds en déshérences ont coutés aux banquiers voyous le regard facrouche des financiers de Wall-street, ce qui a fait plonger les banquiers suisses dans des abîmes sans fond, avec des déclarations comme celle de Géo, et soyez certain quelle ne passera pas inaperçue, la guerre contre les voyous des banques blocheriennes vont plonger profond !

Depuis 3 ans, un bon 25% de la clientèle crapuleuse à fuit les banquiers suisse pour placer leurs fonds dans des banques chinoises, l'hémoragie va considérablement s'amplifier, jusqu'aux faillites successives de toutes les banques suisses, encore 3 ans et finit les privilèges.

Alors là, vous verrez si les suisses se comportent mieux que les syriens !

Écrit par : Corto | 02 août 2012

Vous allez tous assiter à ce que l'on appel en physique, l'effet papillon !!!!

Écrit par : Corto | 02 août 2012

Géo a oublié françois genoud, grand ami personnel de plusieurs conseillés fédéraux !!

Quand on parle d'histoire, c'est bien de mentionner des noms !!!

Mais il a beaucoup de vrai suisses qui ne pensent ni n'agissent comme ces banquiers assassins et c'est à ces suisses d'agir, pas contre les étrangers, mais contre les causes obligeant ces derniers de fuirent leurs pays corrompus !

Écrit par : Corto | 02 août 2012

"Géo a oublié françois genoud, grand ami personnel de plusieurs conseillés fédéraux !!"
Et juste en dessous :
"Quand on parle d'histoire, c'est bien de mentionner des noms !!!"

On ne te le fait pas dire, pauvre corto...

Écrit par : Géo | 02 août 2012

Au départ, le blog parlait de cette jeune belge ben, ma foi, qui ne fait que refléter une vérité. Dire que tous les hommes et plus particulièrement ceux de confession musulmane se comportent ainsi, je ne crois pas qu'elle l'ai fait, ce qui d'ailleurs serait faux, mais il est évident que oui, c'est une réalité, on se fait nettement plus draguer en tant que femme par les hommes issus de cette culture. En fait, c'est pas tant qu'on se fait plus draguer par eux mais c'est que leur drague et ca c'est une affirmation, est beaucoup plus lourde, insistante et agressive, j'en ai fait l'expérience....mais bien sûr je ne représente pas l'ensemble des femmes et certaines diront sans doute qu'elles n'ont jamais rencontré de problèmes avec les maghrébins. Alors, suis-je une farouche féministe en osant ce propos? je ne le crois pas. Suis-je raciste? au vu de ma progéniture merveilleusement métissée, je ne le crois pas non plus. Ces dragues lourdissimes et agressives quand elles s'accompagnent d'un refus, même très courtois, je les ai vécues. Lorsque je visite ou que je vais en vacances en Afrique du nord, je respecte certains codes vestimentaires ou de conduite afin d'éviter tout désagrément...et encore là c'est pas gagné! par contre à Bruxelles, comme à Genève, je me sens le droit de me balader en tenue qui me convient sans que cela soit considéré comme une invitation à la drague. Mais bon, tout ceci n'est pas un gros problème pour moi car je n'ai aucun souci pour envoyer balader une personne qui m'importunerait. Donc je ne me sens pas victime de quoique ce soit car pour le moment j'ai toujours su me faire respecter, même si c'était risqué. Par contre la suite des commentaires du blog m'a beaucoup amusée et je remercie notamment Corto pour les quelques vérités qui font mal mais qui moi me ravissent.

Écrit par : vali | 03 août 2012

Madame Vali, en espérant ne pas trop avoir réveillé votre libido, je l'entend bien, malgré "la gravité des invectives" sourir de cette situation quelque peu comique !

Les femmes se sont escrimées pendant 3 générations durant à remettre leur statut sur un semblant de pied d'estale et ne voilà pas que les banquiers ont renversés la vapeur d'un coup sec et déterminé ne faisant de cette laborieuse histoire une anecdote de grand mère ex-militante !!

Un siècle de lutte et se faire traiter de chienne, plutôt flateur, non ? Comme quoi, plus on pédale moins fort, moins on va plus vite, ou, plus y a du gruyère et plus y a de trous, mais plus y a de trous et moins y a de gruyère !!!

Écrit par : Corto | 03 août 2012

Question, si les femmes européennes étaient restées totalement soumise à leurs "chefs de familles", y aurait-il eu autant de magrhébins en Europe, c'est encore de la faute de ces salopes !!!!!!

Écrit par : Corto | 03 août 2012

Ben je vois que s'arrange, les blogues...

Écrit par : yves scheller | 04 août 2012

Un autre point de vue sur le même quartier de Bruxelles, pas une journaliste belge qui le connaît bien

http://www.comingout-info.be/2012/08/08/femme-de-la-rue-ou-le-reportage-que-lon-merite/

Écrit par : hommelibre | 12 août 2012

Messieurs les hommes libres,

Soit vous ne connaissez pas la Belgique, ni Bruxelles, ni Charleroi, ni Verviers... Auquel cas je vous pardonnerais volontiers votre aveuglement !
Soit vous êtes de cette communauté qui honni les femmes et les considère comme juste un peu plus plaisantes, quoique moins utiles que les chèvres et les chamelles !
Soit vous n'êtes jamais sortis de votre tour d'ivoire où un "intellectualisme" de mauvais aloi et une peur panique du petit peuple vous confinent !
Dans tous les cas de figure, vivant en Belgique et obligé de temps à autre à me déplacer dans ces communes de non droit où le machisme, la peur et la crapulerie d'un autre temps sont devenu la norme, je ne puis que condamner votre jugement à l'emporte pièce !
Messieurs les "petits suisses" je me permettrai aussi, pour y avoir travaillé, de vous dire que dans votre bonne ville de Bâle le climat et l'insécurité y sont tout aussi délétère qu'à Bruxelles !
Revoyez donc votre copie avec un petit peu d'ouverture d'esprit !
Le temps des bobos gauchistes est révolus !

Écrit par : Potar | 13 août 2012

Les causes ne sont absolument pas socio-économiques mais bien culturelles, liées profondément ancrées à l'idéologie musulmane. J'en ai marre d'entendre parler de discrimination à longueur de journée. La mentalité "calimero" des musulmans me hérisse au plus haut point. Quelle idée stupide encore une fois de la part de ces journaleux de la RTBF de tendre le micro à ces bonnes femmes qui ne peuvent produire que la même logorrhée dogmatique. Alors que les insultes du film visent bien une jeune femme occidentale. Là est le problème et pas ailleurs. L'intolérance des musulmans vise la femme et la culture occidentale faite d'ouverture et de modernité.
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Comme n'hésitent pas à rappeler les personnes âgées : "nous avons aussi connu la pauvreté et des conditions de vie bien plus précaire, durant la guerre. Ce n'est pas pour cela que nous nous sommes permis de faire n'importe quoi durant notre jeunesse ! "
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Écrit par : HL | 13 août 2012

trés intéressant ce lien ci-dessus. dommage que deux commentateurs en remettent une couche, sur la supposée importante violence conjugale masculine.

"Philippe Schwarzenberger dit :
10 août 2012 à 18:52
Bonjour Jacqueline,

Les généralisations que j’évoquais sont celles qui sont … généralement pratiquées par une certaine presse qui se repaît de clichés relatifs aux jeunes hommes arabe-musulmans. Je ne nie pas les faits montrés par le reportage incriminé mais permettez-que j’en souligne l’utilisation réductrice qui en est faite. Je comprends par ailleurs l’approche de cette jeune réalisatrice et là s’arrête mon constat.

Il y a effectivement des hommes qui battent « leur » femme et cela est malheureusement fréquent. C’est grave et important. Il y a aussi de manière très minoritaire des femmes violentes qui battent « leur » homme. Ces cas sont souvent présentés à la rigolade et à titre anecdotique. Comme ces violences intra-conjugales se passent entre deux individus il est rare que nous disposions des images de ces faits. Heureusement les reportages thématiques sur les violences faites aux femmes sont là pour attirer notre attention sur ces situations dramatiques. Je n’ai effectivement jamais battu la femme qui me supporte depuis plus de trente ans et il n’y a aucune raison que ça change. Je ne vois pas ce qui vous permettrait de croire que je suis un défenseur univoque de la gent masculine."

"Heureusement les reportages thématiques sur les violences faites aux femmes"
ce brave garçon n'a pas encore compris que ce n'était que de la propagande mensongére. on notera aussi les femmes qui battent leur homme de maniére trés minoritaire. d'aprés certaines enquêtes pas si minoritaire que ça. et il oublie la violence psychologique donts elles sonts de ferventes adeptes.



"Anne dit :
10 août 2012 à 10:28
Vous êtes ce qu’on appelle une « machotte », et comme telle d’une arrogance phénoménale. Vous vous prenez littéralement pour superwoman en dépit de votre langage parlé pseudo populaire.
Sofie Peteers, avec sa caméra cachée respectant le droit à l’image et floutant les visages, filme une fois ce qu’elle vit chaque fois qu’elle sort de chez elle dans ce quartier où elle habite depuis deux ans, elle. Contrairement à vous elle n’y va pas une fois tous les 36 du moins pour faire son petit reportage altermondialisant « oh oui comme c’est bô le multicultarisme ».
Le sexisme existe dans toute les classes sociales et dans toutes les sociétés, et elle a fait d’une pierre deux coups parce qu’elle décrit à la fois ce sexisme universel ET celui du quartier où elle habite qui est un quartier à majorité immigrée et musulmane.
Elle décrit une réalité dans laquelle une foule de femmes s’est reconnue sur le web. Mais avez-vous lu les nombreux tweets? Les commentaires des articles suscités par son reportage? Faites un tour sur Rue 89, sur une infinité de sites féministes ou simplement féminins, c’est édifiant. Les hommes sont « étonnés » par l’ampleur du phénomène tant il est nié, occulté, et c’est le grand « mérite » de son reportage que d’avoir mis le doigt sur cette plaie taboue."

sites féministes, elle n'a pas mieux comme référence objective. "le sexisme universel, bien sur au moins autant que ça. l'ampleur du phénoméme !!!

"Linda Mondry dit :
10 août 2012 à 20:10
Ben évidemment que le machisme et les insultes sont répandues dans toutes les couches de la société"

sur ce coup là je suis déçu par cette journaliste, elle le pense vraiment elle a des preuves, où c'est pour faire plaisir à celle qui écrit au-dessus ?

"En fait, non, elle ne les aurait pas entendu à cause d’un vernis de bienséance. Mais en tant qu’homme, donc aux yeux de beaucoup d’autres hommes forcément « sympathisant », l’on peut en entendre de « belles ». "

tiens les hommes normaux sonts coupables de ce qu'ils sonts supposés penser maintenent, s'ils n'insultent pas les femmes c'est qu'ils onts un vernis de bienséance sympa il fallait y penser. voilà la dictature douce à l'oeuvre coupable des paroles et maintenant des pensées, zemmour dit la même chose.

"Linda Mondry dit :
9 août 2012 à 10:30
« angoisse sexuelle soi-disant objectivée, qu’on tente de nous imposer comme norme »… Ben oui tout à fait exact. Encore un prétexte pour imposer la dictature policière dans les bas quartiers. Je conseillerais au policiers, et aux autorités communales, d’essayer le respect. A la région et à l’Etat de lutter contre la discrimination à l’embauche, pour une école en bon état qui tienne compte de chaque enfant dans ses spécificités, etc etc… Les airs sont ultras connus. Déjà respecter la fête, juste ce jour là, ça aurait été pas mal. Tout allait hyper bien avant qu’ils arrivent."

la discrimination à l'embauche, mais dans cette population il y a un pourcentage d'associaux, imemployable, donc c'est simple un employeur ne se posera pas de question il n'embauchera personne issu de ces quartiers et il a raison, liens sur le sujet au prochain post, j'ai peur que le lien passe pas dans celui là.

"et aux autorités communales, d’essayer le respect" pour faire court ce sonts des victimes, on devent associal actuellement, par manque de référence d'autorité pas parce que des adultes aurait manqué de respect à ces jeunes.

"Dans le parc Fontainas, j’ai été hélée par un groupe, clairsemé, de jeunes que je ne connaissais pas mais qui, eux, me reconnaissaient sans peine: « Madame la journaliste! » Ben oui, j’avais bien suffisamment fait de ma merde par ici… Y m’ont carrément lâché en pleine face tous les clichés véhiculés par les massmédias: « Ici, on ne fait plus confiance aux gens comme vous. » Et chiotte de merde! J’me suis, de surcroît, fait chopper mon appareil photo pendant que je négociais l’affaire! "

on notera que leur respect envers la journaliste n'a pas été bien loin, elle a me semble t'il été plus où moins insultée, volée, mais c'est pas grave ce sonts des victimes ils n'onts pas fait exprés ce n'est pas leur faute.

"Déjà quand t’as un nom à consonances marocaines, c’est pas trop facile de trouver du taf, m’y souligne-t-on. Mais quand tu mentionnes ton adresse, ça devient carrément mission impossible. » Ben oui… Qui ne connait pas la réputation du quartier? Suffit d’en parler pour que tout qui n’y habite pas se mette à trembler. Et comme ça fait quarante ans qu’ils s’y sont installés… Les immigrés marocains. Avant, tout simplement, c’était surtout des espagnols qui y vivaient. Un de mes potes de cette origine y a même grandi, à la rue évidemment. De toutes sa bande d’amis, ils ne seraient que deux à avoir survécu. C’était d’ailleurs déjà comme ça pour les polonais"

et à l'époque quand c'était des polonais où des espagnols dans la rue ça m'étonnerait qu'ils se soient permis d'insulter les femmes comme ça.

ah oui c'est vrai c'est qu'ils avaient un vernis de bienséance.

Écrit par : leclercq | 13 août 2012

bon les liens passent je mets les textes entiers.

"pour une école en bon état qui tienne compte de chaque enfant dans ses spécificités, etc etc…"

mais l'école éduque plus elle materne. et pui il ne faut pas qu'ils souffrent non plus.

"Arrêtez de faire souffrir les enfants...
Par Natacha Polony le 6 mai 2010 18h11 | 155 Commentaires
La scène se passe où l’on veut, dans toute ville de France où l’on peut être tenté de choisir son lieu d’habitation en fonction de l’ « offre scolaire » :

- Toi qui t’y connais un peu, c’est embêtant qu’une maternelle soit en ZEP ?

Réponse sur le ton prudent de celui qui sait que les conseilleurs ne sont pas les payeurs, et qu’en la matière, les critères – et les seuils de tolérance – sont profondément variables.

- Embêtant… Il faut voir. Il y a ZEP et ZEP. Une classe est comme une mayonnaise, tout dépend de la proportion des ingrédients.

- Oui, mais quand même, si je mets ma fille en ZEP, elle peut être dans une classe vraiment difficile ? Parce que, la mixité, je trouve ça très bien. Qu’elle puisse être avec des enfants d’autres milieux sociaux, c’est une ouverture. Mais il peut y avoir des classes vraiment mauvaises, ça peut perturber ma fille ?

- Tout dépend des problèmes des enfants. Si ce ne sont que des difficultés sociales, ce n’est pas gênant. Mais il peut y avoir des enfants dont la situation est telle qu’ils sont profondément déstructurés. S’ils sont peu nombreux dans la classe, elle peut fonctionner. Mais encore une fois, c’est une question de proportions. Et surtout, cela dépend de la pédagogie de l’institutrice. Si elle connaît son métier, si elle est elle-même très structurée, elle peut parvenir à tenir une classe très difficile, à recadrer les enfants. Mais tu peux avoir, dans des zones très favorisées, des institutrices dont les méthodes font que les élèves n’acquièrent pas les règles de vie en commun et ne deviennent pas élèves.

- Mais comment puis-je savoir ?

- Tu ne peux le savoir qu’en rencontrant l’institutrice, en discutant avec elle.

- Mais je déménage, et je cherche un appartement en fonction des écoles. Je ne vais tout de même pas rencontrer toutes les institutrices pour savoir laquelle est bien ? C’est dingue, qu’il n’y ait pas moyen d’avoir des données fiables sur la qualité des écoles. Il faudrait un classement.

- Un classement, j’en doute. Encore une fois, bonne classe, c’est un concept très variable. Mes critères ne seront pas forcément les tiens.

- C’est vrai, parce que moi, tu sais, les tenants des « bonnes vieilles méthodes », je m’en méfie. Ce sont des gens qui pensent que l’école doit être un lieu de souffrance.

- Euh… Ce n’est pas vraiment ça. Mais après tout, si on veut pousser jusqu’au bout le raisonnement, l’école est un lieu d’apprentissage, et pour apprendre, il faut travailler. Or l’étymologie du mot travail, c’est tripalium, l’instrument de torture…

La dernière réplique a été prononcée sur le ton de la plaisanterie. On devrait toujours se souvenir qu’il ne faut pas plaisanter avec les choses graves. Et le choix d’une école est quelque chose de très grave. C’est drôle comme on peut sentir venir la situation inconfortable et l’installer avec ferveur, pour le plaisir d’un bon mot, ou d’une petite provocation. Crispation de l’interlocutrice et de la petite assistance.

- Et bien moi, dit une autre, je ne suis pas d’accord du tout. On ne doit pas faire souffrir les enfants.

- Mais je n’ai pas dit cela… Et puis, c’est une question de définition. Apprendre par cœur une table de multiplication, ce n’est pas forcément plaisant. Sans aller jusqu’à dire que c’est une souffrance, c’est pénible. Mais c’est comme les gammes pour un instrument de musique. Si elles ne deviennent pas automatiques, on ne se débarrasse jamais de la technique, et l’on ne passe jamais au stade de l’interprétation.

Il faut savoir égrener les lieux communs, pour la gloire de la cause. La répétition est la base de la pédagogie… Intervention d’une troisième :

- Mais je ne suis pas d’accord du tout. Moi, j’ai appris les tables de multiplication par imprégnation, juste à force de les entendre répéter par la maîtresse. Je ne les ai jamais apprises par cœur. C’est inutile d’imposer cela à des enfants.

- Euh… Il me semble que pour que cela soit possible, il faut une concentration des élèves qui n’est obtenue que par une tenue de classe très stricte et un enseignement très structuré. Sinon, je ne vois pas bien comment ils peuvent les retenir réellement. Mais encore une fois, il ne s’agit pas de faire souffrir les enfants. Seulement, l’apprentissage demande des efforts qui ne sont peut-être pas spontanément plaisants. Il s’agit simplement de ne pas sacrifier l’avenir au présent. Ce n’est que plus tard que les enfants comprendront pourquoi on leur a fait apprendre tout cela. Mais ils seront heureux, alors, d’avoir fourni ces efforts grâce auxquels ils auront accédé à tant de merveilles.

Réplique de la première, à présent révulsée par le chapelet d’insanités qui viennent de lui être imposées, mais qui a la grandeur d’âme de contenir son effroi :

- Non, on ne doit pas forcer des enfants à faire des choses qui leur déplaisent. On ne doit pas les faire souffrir. S’ils ne voient pas pourquoi on leur demande d’apprendre quelque chose, ça ne peut pas marcher. Et de toute façon, je suis scandalisée par ce système qui n’est absolument pas tourné vers les enfants.

Fin de la conversation, après un retrait en rase campagne. Il y a des jours où l’on ne se sent pas la trempe d’un missionnaire. Surtout si l’on sent qu’on pourrait finir dévoré par les cannibales sans avoir réussi à évangéliser la moindre petite âme. Profond sentiment de lassitude. Et de compassion envers un type nommé Sisyphe."

Écrit par : leclercq | 13 août 2012

la discrimination à l'embauche,

"Discrimination, dites-vous ?
Par Natacha Polony le 18 avril 2011 10h22 | 139 Commentaires
La récente étude menée sur les expériences de CV anonyme recèle, pour qui veut bien la lire objectivement, une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne : les patrons français ne sont pas aussi racistes qu’on a longtemps voulu le faire croire. La mauvaise : l’école française est dans un état lamentable, et crée plus que jamais l’inégalité.
En effet, cette étude du Centre de recherche en économie et statistiques (Crest), du Laboratoire d'Action contre la pauvreté (J-Pal Europe) et de PSE-Ecole d'économie de Paris sur les résultats d’une généralisation du CV anonyme dans huit départements démontre que, si l’on efface l’identité et l’origine géographique des candidats, si plus rien ne distingue un postulant issu de l’immigration, vivant dans une banlieue de sinistre réputation, d’un candidat venu de n’importe où ailleurs, les jeunes gens que l’on aime dire « issus de la diversité » ont encore moins de chances d’obtenir un entretien d’embauche. Les statistiques sont implacables : en cas de CV identifié, les probabilités d’obtenir un rendez-vous sont de 1 sur 8 pour un candidat lambda, et de 1 sur 10 pour un candidat vivant en banlieue, et issu de l’immigration. En cas de CV anonyme, les chances tombent à 1 sur 22 pour ces derniers.
Comment interpréter ces données brutes ? Les auteurs de l’étude supposent que les patrons, devant le courrier d’un candidat venu des banlieues, pardonnent plus facilement les fautes d’orthographe ou de grammaire, et se montrent moins méfiants vis-à-vis des « vides » biographiques, ces périodes de non activité qui entachent un parcours « normal ». Pour le dire clairement, les patrons pratiquent spontanément une forme de discrimination positive. Avec un CV bancal, le candidat défavorisé par son origine géographique se verra juger sur d’autres critères : on lui donnera sa chance. Voilà qui va ravir les jeunes gens qui vivent en milieu rural et rurbain, et qui n’ont pas droit à tant de mansuétude. Rappelons simplement que 85% des foyers défavorisés vivent en dehors des banlieues…
En tout état de cause, le démenti apporté à tous les discours culpabilisants sur le racisme supposé des Français, et notamment des employeurs, est criant. Ces derniers ont intégré les discours sur la « diversité », sur les discriminations et la « stigmatisation » des banlieues. Certes, ce constat est à nuancer, puisque l’étude en question semble présenter un biais tout à fait singulier. En effet, la seule comparaison valable eût été entre des CV identiques, accompagnés de lettres de motivation correctement rédigées. A diplôme égal, à qualités égales, un candidat noir ou arabe a-t-il autant de chances qu’un autre ? L’étude ne le dit pas. Mais elle ne le dit pas parce que le problème n’est visiblement pas là, ou du moins pas majoritairement.
Car ce que nous apprend également cette étude, c’est donc que, plus que les autres postulants à des emplois, de quelque niveau qu’ils soient, les jeunes gens venus des banlieues et issus de l’immigration envoient aux employeurs des missives surchargées de fautes d’orthographe et de grammaire. De sorte que leur candidature est immédiatement invalidée selon les critères normaux en vigueur dans le monde du travail. De là, une seule conclusion à tirer : l’école française est parfaitement incapable d’enseigner les bases de ce qui fait qu’un jeune peut s’insérer dans la société, les codes et les règles du langage commun.
Ce n’est pas le racisme d’une France frileuse et renfermée, comme on veut trop souvent nous le faire croire, mais la destruction de l’école républicaine dans ses missions de base qui empêche l’intégration et crée des inégalités flagrantes. Et la meilleure preuve de cela est bien à chercher dans cette étude même, puisqu’elle démontre que, là où il y a réellement discrimination, alors que les niveaux scolaires sont les mêmes, le principe du CV anonyme fonctionne à merveille et corrige les biais : c’est entre hommes et femmes. En effet, l’étude démontre que face à un recruteur masculin, une femme n'a qu’une chance sur 27 d'être reçue en entretien, contre une sur cinq pour un homme. Quand le CV est anonyme, ô miracle, les femmes ont 4,5 fois plus d'occasions de passer le cap du tri des CV…
Une fois de plus, quiconque veut bien, de bonne foi, se pencher sur ces chiffres en tirera la conclusion que l’urgence est de rendre à l’école son efficacité dans les plus petites classes, là où s’apprennent ces règles que ne maîtrisent pas les jeunes gens issus de quartiers difficiles. L’urgence est dans une remise à plat des méthodes de l’école, et non dans l’ensemble des gadgets que proposent les différents partis pour habiller la misère. Si le fondement de notre république est dans l’idée que la puissance publique doit l’instruction au peuple, le grand échec des politiques, depuis ces trente dernières années, est essentiellement là."

Écrit par : leclercq | 13 août 2012

""et aux autorités communales, d’essayer le respect"

"Le respect

Autre notion héritée de Mai 68 et devenue une véritable obsession : celle d’expression de soi fondée sur la conviction que chacun porte en soi un génie créatif qu’il faut à tout prix laisser s’exprimer. C’est même spécifié dans la loi d’orientation de 1989 qui fait surgir dans les classes la liberté d’expression. Mais l’école n’est pas un lieu d’exercice de la liberté. C’est un lieu d’apprentissage de la liberté, ce qui n’est pas pareil ! Le résultat de cette idéologie est qu’on se retrouve avec des élèves dont le principal but est de s’exprimer, même lorsqu’ils n’ont rien à dire, et qui ne font pas la différence entre une argumentation et une opinion."

Entretien sur l'école française, ce chef-d'oeuvre en péril
Par Natacha Polony le 16 décembre 2011 17h19 | 102 Commentaires
Rares sont les occasions de synthétiser une pensée, de brasser différents points précis pour finalement construire une vision cohérente d’un sujet. Le Nouvel économiste, sous la plume de Caroline Castets, a bien voulu, en novembre dernier, me donner cette occasion. Les propos qui suivent retranscrivent une discussion à bâton rompu, et la journaliste a choisi de leur conserver leur part d'oralité pour en rappeler le contexte. Ils viennent compléter l’excellent entretien (sur des sujets plus divers, médias, écologie, rapports hommes-femmes…) mis en ligne par David Desgouille sur le blog Antidote, partenaire de l’indispensable site Causeur. Histoire de réviser un peu son Polony dans le texte…



Réac. Tel est généralement le qualificatif qui accompagne son nom dès lors que que celui-ci se trouve accolé à une question d’éducation. Natacha Polony le sait et s’en moque. Celle qui était venue à l’enseignement “la tête pleine d’idées sur l’école de la République et les chances qu’elle était censée offrir à tous” a l’impression “d’un terrible gâchis”. Et elle entend le faire savoir. Pour cela, elle passe au crible le système scolaire et ses manquements. De la méthode globale – dont les ambitions égalitaires pénalisent tous les élèves – au culte de l’immédiateté – qui tue le temps long et la forme d’abstraction nécessaires à la lecture – en passant par le culte de la liberté d’expression – qui s’exerce au détriment des apprentissages – et la peur du traumatisme – qui interdit toute sanction –, tout y passe. Jusqu’à la récompense accordée sans effort et donc obtenue sans fierté et jusqu’au respect exigé sans contrepartie. A l’arrivée : le portrait d’une école qui crée de l’injustice en entretenant les clivages “ entre ceux qui ont les moyens de se payer Acadomia et les autres” et n’a plus qu’une ambition : “fabriquer de la bonne employabilité”. Et derrière elle, celui d’une société où l’individu écrase peu à peu le collectif et où la démocratie produit plus d’aliénation qu’elle ne libère. Une société en cours de décivilisation “où chacun fonctionne comme une sorte de structure solitaire qui exige des autres mais qui jamais ne se sent redevable”. Brutal et utile.

“Lorsque j’ai enseigné le français, entre 1999 et 2000, dans un lycée d’Epinay-sur-Seine, j’ai vécu cette année comme un véritable choc culturel. Je me suis retrouvée face à une classe de seconde lambda dont la moitié des élèves était incapable de comprendre un texte en français courant du XXe siècle. Moi qui étais venue à l’enseignement la tête pleine d’idées sur l’école de la République et les chances qu’elle était censée offrir à tous, j’ai eu l’impression d’un terrible gâchis. Autour de moi, beaucoup de professeurs de lettres, histoire et philo étaient dépressifs. A trente ans, certains étaient totalement brisés, ce qui, dans le cadre d’un métier qui reste un métier de vocation, est bien la preuve qu’il existe un réel problème.

J’ai décidé de démissionner lorsque Jack Lang a réussi à faire passer des réformes qui transformaient l’enseignement de la littérature en une démarche utilitariste visant à instrumentaliser le patrimoine culturel et littéraire pour en garder uniquement les notions d’argumentation, de négociation, etc., considérées comme utiles au monde du travail. Désormais, on devait étudier les textes pour en tirer de la matière à débat. Plus parce que, comprendre la beauté d’une œuvre, c’est cheminer soi-même vers la liberté, l’humanité et le savoir, ce qui constitue une démarche gratuite. Or, à l’époque, Claude Allègre expliquait qu’il était plus intéressant, en classe de première, d’apprendre à faire une lettre de motivation et un CV que d’étudier la littérature. Il avait même déclaré que si, dans certains lycées de France, il fallait enseigner Astérix plutôt que La Princesse de Clèves, il n’y voyait pas d’inconvénients étant donné que La Princesse de Clèves, cela ne servait pas à tout le monde. La seule question que j’aurais aimé lui poser à l’époque étant : ses gosses, il aimerait les mettre dans le lycée où l’on enseigne Astérix ou dans celui où l’on enseigne La Princesse de Clèves ?



La politique

Tout cela m’a donné le sentiment que le métier que je voulais faire n’existait plus. J’ai donc quitté l’enseignement mais je l’ai fait sans déserter. Je suis partie décidée à agir pour l’école autrement. J’ai alors regardé les programmes des partis politiques pour l’éducation, j’ai trouvé que celui de Chevènement me correspondait et je suis allée prendre ma carte. C’est ainsi que je me suis retrouvée deux ans plus tard candidate aux législatives : uniquement parce que je voulais trouver un autre moyen d’agir.

Mais bien sûr, quand on est petite militante de base, on n’a absolument aucun pouvoir pour changer les choses. Je suis montée dans les instances du parti parce qu’ils avaient besoin de jeunes et de femmes, mais je n’avais aucune prise sur le fond. J’ai poursuivi jusqu’à la présidentielle de 2002 et aux législatives. Je suis allée jusqu’au bout : j’ai été candidate, j’ai fait ma campagne, je me suis ramassée bien sûr mais j’ai tout de même fait le double du score national du Pôle républicain : 2,24 % ! Après quoi, j’ai décidé de passer à autre chose.



La culture générale

Je suis entrée chez Marianne comme spécialiste de l’éducation en même temps que je me suis mise à donner des cours de culture générale à Léonard-de-Vinci où j’ai pu constater ce qu’était le niveau d’un bachelier français moyen. C’est dramatique. Certains sont capables d’écrire le pluriel des noms avec “ent” et la plupart n’ont aucune base grammaticale. Mais il suffit de regarder les consignes de corrections au bac pour comprendre : l’orthographe ne doit pas retirer plus de deux points, si bien que lorsque les phrases ne sont pas en français, ce n’est pas grave. D’autant que cela fait des années qu’on répète aux enseignants que l’orthographe est la science des imbéciles et que, de toute façon, tous les ordinateurs sont équipés de correcteurs. Cela donne des jeunes qui n’ont aucune notion de la langue et à qui on est obligé de faire des cours de remise à niveau en orthographe et grammaire en reprenant toute la base, du “sujet-verbe-complément” aux accords de participe passé.

Léonard-de-Vinci a été l’une des premières écoles de commerce en France à donner des cours de culture générale. Et cela les intéressait. Même s’il y en avait toujours pour nous dire : “Je croyais qu’on allait enfin faire des trucs importants.” Des “trucs importants”, c’est du marketing, de la communication. Tout ce qui a trait à l’univers de l’entreprise. Tout le défi consistait donc à leur faire comprendre qu’avoir quelques connaissances d’Histoire et avoir lu une page de L’Illiade dans leur vie, cela pouvait leur servir. Les aider à comprendre le monde.



La méthode globale

Je crois que ce dont souffre d’abord l’école, c’est encore et toujours d’un problème de méthode d’apprentissage. En maternelle comme au CP, on n’apprend toujours pas à lire et à écrire correctement pour la simple raison que 98 % des enseignants pratiquent des méthodes à départ global. Autrement dit, ils n’ont pas recours à la syllabique qui permet de déchiffrer les mots mais les font identifier par des méthodes purement visuelles. En les faisant dessiner aux enfants et en les encourageant à les reconnaître au doigt mouillé. C’est une méthode avec laquelle on ne peut pas fabriquer de lecteurs fluides. On le sait : plus l’apprentissage contient de méthode globale, plus les enfants sont en difficulté.

C’est une méthode qui ne fonctionne pas. Si elle est encore pratiquée, c’est pour des raisons idéologiques. Au nom d’un rêve égalitaire qui, au final, s’avère être de l’angélisme totalement déconnecté de la réalité. Parce qu’aux Etats-Unis – où la méthode globale a été inventée – des gens ont politisé les méthodes d’apprentissage après avoir constaté que les enfants issus de milieux défavorisés avaient plus de difficultés que ceux des familles aisées à apprendre à lire et écrire. Ils en ont conclu que l’école apprenait à lire aux enfants de la bourgeoisie mais seulement à déchiffrer aux enfants d’ouvriers et ont jugé qu’en adoptant une méthode qui emmènerait tout de suite au sens sans passer par le déchiffrage, tout le monde serait à égalité. Ce qui partait d’un excellent sentiment mais était totalement erroné. Car lire c’est déchiffrer puis reconnaître le mot. Ce dont beaucoup d’enfants des milieux défavorisés étaient incapables parce qu’il leur manquait le vocabulaire. Ce n’était donc pas la méthode qui était en cause. Et en changeant, on a pénalisé tous les enfants.



Les classements

Notre système produit des enfants qui n’ont jamais été poussés. Si bien que dès qu’un problème se présente, ils sont découragés et n’essayent même pas. Car tout est comme cela dans le système scolaire aujourd’hui. Il ne faut pas faire redoubler parce que cela décourage, il ne faut pas mettre de mauvaises notes parce que cela traumatise, il ne faut pas faire de classements parce que cela humilie… Ce qui est d’ailleurs totalement faux. Dans ma classe d’Epinay j’avais organisé un concours d’éloquence. Les trois premiers gagnaient un livre que j’avais moi-même acheté. Et cela fonctionnait : les enfants aimaient cela et ils étaient fiers d’eux. Et le classement, ils l’acceptaient tout à fait ; non seulement parce qu’ils y participaient mais aussi parce que, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, ils sont parfaitement capables de savoir qui est bon et qui ne l’est pas.

Mais lorsque, à la sortie de mon premier livre – Nos enfants gâchés -, j’ai mentionné cette initiative sur un plateau de radio devant une sociologue, un principal de collège et une instit, tout le monde a été horrifié. Et l’instit m’a dit : “Vous voulez dire qu’à la fin de l’année, tous les élèves n’avaient pas reçu un livre ? Alors cela veut dire que l’Education nationale n’a pas fait son travail.” Or, non seulement il s’agissait d’une initiative privée, mais en plus, elle valorisait les enfants. Parce que, pour une fois, on leur donnait une carotte, un but, et qu’on les encourageait à se battre pour l’atteindre en leur montrant qu’on les en savait parfaitement capables. Alors que d’ordinaire, on leur donne tout sans qu’ils aient d’effort véritable à fournir, ce qui les prive de tout sentiment de fierté et produit de l’angoisse – parce qu’encore une fois, ils savent très bien qu’on leur donne du papier démonétisé et que le bac ne vaut plus rien – tout en entretenant les clivages entre ceux qui ont les moyens de se payer Acadomia pour faire la différence et ceux qui ne l’ont pas. Pour moi, c’est cela l’injustice.



La lecture

Un des effets de tout cela est qu’on lit de moins en moins. Et qu’on arrête de nous répéter qu’on n’a jamais vendu autant de livres ! On n’a jamais vendu autant de livres parce qu’on inclut la bande dessinée dans le total des ouvrages vendus alors que celle-ci n’a rien à voir avec la lecture cursive puisqu’elle relève d’un processus morcelé. Or tout le problème vient précisément du fait que beaucoup d’enfants n’arrivent pas à tenir une lecture sur le long terme, qui nécessite une concentration et une forme d’abstraction.

Et cela s’explique en grande partie par le fait que, depuis des années, on explique aux profs qu’il faut “mettre les élèves en activité”, les faire travailler en petits groupes. Résultat, ils ne parviennent plus à rester concentrés une ou deux heures et, une fois étudiants, s’avèrent souvent incapables de travailler seuls alors que savoir accepter des moments de solitude, d’isolement, de retrait du groupe, c’est absolument essentiel. D’autant plus que si l’on ne sait pas travailler seul on sera incapable de travailler en équipe. Or qu’on le veuille ou non, la lecture est un exercice solitaire d’abstraction du monde et d’appréhension du temps long auquel ils ne peuvent se plier parce qu’ils sont dans l’immédiateté. Ce qui donne des jeunes qui ne savent pas travailler. Je le vois clairement chez mes étudiants à qui il ne viendrait jamais à l’esprit de passer plus d’une demi-heure sur un exposé. Même déterminant dans la moyenne de l’année.



Mai 68

Mai 68 a été le cristalliseur de toute cette idéologie égalitariste de renversement des valeurs. Pour comprendre ce phénomène, il est essentiel de garder à l’esprit que ceux qui ont fait la révolution étaient les enfants de ceux qui avaient 20 ans en 1940. Autrement dit, les enfants de la défaite de 40, porteurs de cette idée que les valeurs de leurs pères n’étaient pas les bonnes puisqu’elles avaient échoué. Ils ont donc entièrement remis en cause l’héritage collectif.

Mais quand je vois Stéphane Hessel, un homme éminemment estimable, qui, dans son livre Indignez-vous ! soutient les désobéisseurs – ces instituteurs qui refusent d’appliquer les programmes de 2008 parce que ceux-ci comportent de l’apprentissage par cœur et des exercices systématiques pour faire travailler la mémoire, ce qui, selon eux, relève du fascisme -, je trouve cela catastrophique. Il les soutient pour la simple raison que pour lui toute résistance est bonne ; parce que notre société valorise par-dessus tout l’opposition et considère qu’on est soit rebelle et résistant, soit fasciste. Et où l’on vous explique que tout apprentissage par coeur est stupide, ce qui est totalement faux puisque pour réellement apprendre il faut forcément comprendre.

Simplement, apprendre par cœur implique qu’on a pris le temps d’assimiler ; de faire sien le savoir. Ce qui est à l’opposé du culte de la spontanéité hérité en partie de Mai 68 qui veut qu’on exprime son moi, qu’on laisse parler sa créativité. Mais c’est une aberration ! Cela fait l’impasse sur le besoin qu’a chacun de se nourrir du savoir des autres avant d’être capable de raisonner par lui-même. Parce que, qu’on le veuille ou non, tous les gosses ne sont pas des Rimbaud en puissance. Cette obsession du fascisme nous vient de Mai 68. De ce fameux “Cours jeune homme le vieux monde est derrière toi” et, avec lui, du fantasme de l’homme autoconstruit fondé sur l’idée que, pour être soi-même, il faudrait ne rien avoir à faire avec les siècles qui nous ont précédés. Mais pour être soi-même il faut aussi savoir d’où l’on vient. Il faut qu’on nous ait transmis un héritage. Sinon on ne sait pas où l’on va.



Le respect

Autre notion héritée de Mai 68 et devenue une véritable obsession : celle d’expression de soi fondée sur la conviction que chacun porte en soi un génie créatif qu’il faut à tout prix laisser s’exprimer. C’est même spécifié dans la loi d’orientation de 1989 qui fait surgir dans les classes la liberté d’expression. Mais l’école n’est pas un lieu d’exercice de la liberté. C’est un lieu d’apprentissage de la liberté, ce qui n’est pas pareil ! Le résultat de cette idéologie est qu’on se retrouve avec des élèves dont le principal but est de s’exprimer, même lorsqu’ils n’ont rien à dire, et qui ne font pas la différence entre une argumentation et une opinion.

Une fois de plus, cela montre que l’on n’est plus dans le collectif mais dans l’individu qui s’exprime et qui réclame le respect, ce mot continuellement invoqué aujourd’hui, non pas comme quelque chose qui se gagne et se mérite, mais comme quelque chose qui est dû. Même chose avec la dignité. Dans le vocabulaire classique, la dignité évoque une façon de se tenir et de se comporter, justement pour se rendre digne du regard des autres. C’est à la fois la honte, la pudeur, le fait qu’il y a des choses qui ne se font pas et que, pour être au sein de la collectivité, on doit s’en montrer digne. Rien à voir avec l’emploi actuel du mot qui est continuellement utilisé comme un point de départ. Un dû. Ce qui révèle un renversement des valeurs très dangereux et montre que les problématiques de l’éducation sont des problématiques civilisationnelles.



Individu versus collectif

On le sait, Mai 68 n’est que l’aboutissement d’une montée de l’individualisme qui débute en réalité à la Renaissance. C’est là que l’on voit émerger cette notion d’individu même si, à l’époque, il s’agit d’individu existant au sein d’une collectivité. En fonction du regard des autres. C’est pourquoi l’idéal humaniste porte sur cette idée de l’homme qui acquiert les savoirs pour conquérir sa dignité. Aujourd’hui, même s’il est évident que tout individu a droit au respect, cette notion n’implique plus la moindre contrepartie. Alors, on oublie qu’on est dans une collectivité et que l’individu doit quelque chose aux autres. Si bien qu’on le voit peu à peu écraser le collectif.

Toute cette problématique que l’on désigne sous le terme d’incivilité vient de là : du fait qu’aujourd’hui, l’individu se définit contre les autres. Alors que, dans une communauté, toute action individuelle a un impact sur le groupe. Mais le problème est que cette réalité n’est plus jamais enseignée. Résultat : cela produit une société décivilisée, au sein de laquelle chacun fonctionne comme une sorte de structure solitaire qui exige des autres mais qui jamais ne se sent redevable. C’est ainsi que la société actuelle produit de la barbarie. Dans le sens où est barbare celui qui ne se sent pas appartenir à la civilisation. Ce qui se produit par absence de mémoire, lorsque l’on n’apprend plus aux jeunes qu’ils sont le produit d’une civilisation. Si l’école ne transmet pas cet héritage, on se retrouve avec des individus complètement coupés de ce qui les a précédés et, à cela, s’ajoute l’absence de dimension morale, avec des individus coupés de ce qui les entoure. Ce qui aboutit à la barbarie : à l’incapacité de produire une communauté.



Démocratie

Les gens pensent que la démocratie n’est qu’une somme d’individus qui tous vont pouvoir voter et s’exprimer ; mais ce n’est pas vrai. D’abord parce qu’on oublie que la démocratie sans un peuple éduqué, c’est la tyrannie des imbéciles, ensuite parce que sans ce processus de transformation de la somme des individus en une communauté politique, alors la démocratie ne peut exprimer un avenir commun. C’est dans le passage de l’individu au collectif que se trouve la capacité à construire un avenir ensemble. Et c’est cela, la république : le fait de prendre des individus et, par le processus politique, de les rendre capables de décider de leur avenir ensemble. Sans cela il n’y a que des individus éparpillés et la démocratie ne sert à rien. Il est là, le danger qui nous guette.



Le modèle français

Pourquoi y a-t-il une telle violence et un tel échec au collège ? Tout simplement parce que certains enfants y arrivent avec de telles lacunes accumulées, de tels problèmes de lecture et de calcul, qu’ils ne peuvent absolument pas suivre et restent coincés huit heures par jour dans un endroit où ils ne comprennent plus rien, ce qui bien évidemment produit une souffrance épouvantable. C’est bien avant que ces lacunes doivent être comblées. On sait que 80 % des enfants qui quittent le CP sans savoir lire ne rattraperont jamais ce retard. A l’arrivée au collège, 25 % des élèves se trouvent en grande difficulté. Ce qui est énorme.

L’idée de mon bouquin Le pire est de plus en plus sûr est de montrer que l’échec du système finira par mener à la libéralisation de l’école. Alors que le modèle français n’est ni ringard ni inadapté, comme on cherche à nous le faire croire, mais capable d’offrir un mix idéal entre les modèles asiatiques, qui caracolent en tête des classements mais qui sont ultra-coercitifs et ultra-rigoureux, et le modèle américain, par exemple, qui privilégie avant tout la créativité. Or l’originalité du modèle français, c’est justement de pouvoir concilier les deux : avec un rapport aux anciens qui permet de se construire dans une continuité sans être, pour autant, dans la reproduction bête de ce qu’on vous apprend, parce qu’il conserve une dimension de créativité. C’est pourquoi je pense que l’on dispose de l’outil idéal.



L’instrumentalisation des savoirs

On ne se sert pas de cet outil parce qu’on a décrété qu’il était ringard et qu’il fallait s’adapter à une sorte de vulgate internationale qui voit l’école comme un outil destiné à fabriquer de la bonne employabilité. Si bien que l’on ne pense plus en termes de savoir mais uniquement de savoir-faire et de savoir-être. Les savoirs sont instrumentalisés et ne sont plus qu’un prétexte pour que l’élève vienne montrer ses compétences. Tout cela afin de s’assurer que, à terme, il fera un bon salarié.

L’idée que les savoirs puissent nous changer de l’intérieur et nous faire évoluer a disparu puisque, désormais, tout est devenu utilitaire. Mais l’idéal de la république, ce n’est pas cela. C’est que la puissance publique doit l’instruction au peuple car c’est par les savoirs que les individus vont s’émanciper, devenir libres et pouvoir jouer leur rôle de citoyen. Au lieu de tenir cette promesse, nous produisons de l’aliénation ; et je trouve effrayant qu’on puisse se satisfaire de cela.



Propos recueillies par Caroline Castets

Écrit par : leclercq | 13 août 2012

En fait, non, elle ne les aurait pas entendu à cause d’un vernis de bienséance. Mais en tant qu’homme, donc aux yeux de beaucoup d’autres hommes forcément « sympathisant », l’on peut en entendre de « belles ». "

tiens les hommes normaux sonts coupables de ce qu'ils sonts supposés penser maintenent, s'ils n'insultent pas les femmes c'est qu'ils onts un vernis de bienséance sympa il fallait y penser. voilà la dictature douce à l'oeuvre coupable des paroles et maintenant des pensées, zemmour dit la même chose.


http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/28/1363864-attaques-contre-taubira-zemmour-denonce-une-inquisition-contre-lui.html

"Le chroniqueur a ensuite dénoncé des "Torquemada de café de commerce qui essaient de me brûler en place de Grève régulièrement", faisant référence à Tomas de Torquemada, premier Grand Inquisiteur de l'Inquisition espagnole de 1483 à 1498. "Ils passent leur temps à vous faire des procès d'inquisition, non seulement sur les mots que vous employez, c'est même pas les mots, parce que derrière les mots il y a vos pensées et derrière vos pensées, il y a vos arrières pensées", a-t-il ajouté."

Écrit par : leclercq | 13 août 2012

J'ai lu de nombreuses réactions du reportage de Sofie Peeters, et je dois avouer que celui-ci ne vole vraiment pas haut. Reprenons chaque point.

1. Rien qu'ici, on sent déjà le jeu du "au plus il y a d'arguments, au mieux c'est". Bref, le reportage ne plaît pas, alors on le démonte le plus possible, même avec des arguments minuscules ou douteux. "Le quartier où vous avez tourné, Madame Peeters, est donc problématique pour tous les habitants et pas simplement pour les femmes [...] Or votre documentaire ne le précise pas". Bah, heu, et alors ? C'est interdit par la loi ? Elle fait un focus sur les femmes, point barre. Si vous voulez faire un focus sur les hommes, les vieux ou je ne sais quoi, libre à vous de le faire. C'est comme les associations : il y en a pour les femmes, pour les seniors, pour les personnes handicapées, etc. Ce n'est pas interdit de se concentrer sur une catégorie de population. Elle a choisi les femmes car elle se sentait concerné. Dans la recherche scientifique (particulièrement dans les sciences sociales), c'est très souvent comme ça. Suivez un cours sur le genre à l'université, la proportion de femmes donnant ce genre de cours est très élevé par rapport à d'autres cours.

2. Vous dites "Ne le précisant pas [...] le film laisse entendre qu’il s’agirait d’un comportement habituel de tous les immigrés d’origine maghrébine, et par extension de tous les hommes." Elle l'a précisé clairement. Vous critiquez le fait qu'elle s'était mal documentée, mais vous ne l'avez pas fait avant de poster ce billet. Écoutez les interviews sur les chaînes flamandes, elle insiste encore et encore qu'elle est convaincue que ce n'est pas une attitude "proprement maghrébine". Ici aussi, on sent que le billet de ce blog n'a que pour but de détruire le reportage et d'empêcher tout débat et ce, uniquement parce que le reportage ne plaît pas à l'auteur. Vous supposez des choses sur Sofie Peeters que vous n'avez même pas vérifiées, parce que dans votre tête, vous avez "Peeters -> originaire de Louvain -> Flandre -> extrémisme-racisme-nationalisme-etjenpasse". Et oui, vous aussi vous faites des généralités (voir aussi votre point 4). Si vos généralités étaient vraies, j'aurais été assassiné depuis longtemps (j'étudie en Flandre et les gens savent d'où je viens par mon accent), or je n'ai même jamais été insulté ni quoi que ce soit.

3. "Le film ne le précise pas et laisse la porte grande ouverte à une généralisation" faux. Revoyez le reportage. Et en plus vous vous emballez dans un autre débat que vous menez à votre convenance.

Mais le plus ridicule dans ce point 3, c'est la statistique sur la population immigrée de Bruxelles. Si la compétence de Sofie Peeters est douteuse sur certains points, votre utilisation de la statistique "17%" est un cas d'école.

Premièrement, parler de 17% de Maghrébins parmi les immigrés ne signifie pas que c'est valable dans chaque quartier de Bruxelles. Si vous allez sur le site de l'institut de statistiques de la Région de Bruxelles-Capitale, il y a des cartes avec la répartition des immigrés dans Bruxelles en fonction de la nationalité. Vous verrez à quel point le mélange est de loin l'exception plutôt que la règle ("les communautés se rassemblent" diront certains).

Deuxièmement, comment cette statistique est calculée ? Quand on acquiert la nationalité belge, sommes-nous encore comptés parmi les "étrangers/immigrés" ? Dans le cas présent (après vérification), non. Je vous invite à consulter les autres tableaux de la même page Wikipedia, qui vous aideront à relativiser ce chiffre de 17%. C'est une "coïncidence" (vous aimez ce mot) que ni vous ni votre source ne le fassiez...

Calculer une statistique et lui conférer un nom à la définition très variable, c'est facile. D'ailleurs, n'importe quel démographe vous dira que comparer ce chiffre-là entre pays est rarement fiable sans aller voir comment cela a été calculé dans chaque pays. Car oui, d'un pays à l'autre, la définition d'une même statistique change, et donc les critères pour qu'une personne soit comptabilisé dedans aussi.

D'accord qu'un Marocain qui a acquiert la nationalité belge est officiellement un Belge, mais il n'attrape pas une peau blanche de blanche avec sa nouvelle carte d'identité, et n'adopte pas un nouveau profil socio-économique radicalement différent du jour au lendemain. Et dès lors, quand vous le croiserez à Annessens, vous devinerez qu'il vient du Maghreb, mais vous ne saurez pas s'il a la nationalité belge ou pas.

4. Alors là, on est dans le ridicule atomique. À votre place je retirerais votre reproche à Sofie Peeters de s'être mal documentée... vous ne connaissez pas le mouvement flamand, vous ne connaissez pas l'histoire politique, sociologique et linguistique de la Belgique. Je pourrais me contenter de dire que c'est extrêmement complexe et que je peux comprendre votre erreur. Mais non. En réalité, vous utilisez ces faits juste pour démontrer d'une manière complètement détournée qu'en Flandre, on est raciste et on n'aime pas "l'autre". Sophisme. En plus, vous faites un copier-coller d'un site ultra subjectif sur le conflit communautaire belge. Pour avoir déjà vu le site, je sais que l'auteur est proche du FDF, parti radical sur le plan communautaire et qui voit le mal partout en Flandre. Jusqu'il y a peu, FDF signifiait d'ailleurs "Front Des Francophones". Ca dit tout, non ? D'ailleurs, s'il y avait eu une compétition "mauvaise foi et interprétation détournée pour opportunisme politique" aux Jeux Olympiques, le FDF aurait remporté la palme d'or.
Et vous allez même plus loin. Vous ne vous contentez pas de d'utiliser des faits et des chiffres d'une manière absurde pour dire qu'en Flandre, on a une "tendance raciste" (inutile de rester doux dans vos mots, vous aviez envie de dire "raciste" tout court). Vous faites remarquer que Sofie Peeters vient de Louvain. Et alors ? Tiens, on n'a pas la suite. Vous espérez qu'on fasse le raccourci "Sofie Peeters -> originaire de Louvain -> Flandre -> racisme" que j'ai évoqué précédemment ? Les "coïncidences" dont vous parlez, on peut en trouver de manière à dire des choses totalement contradictoires.
D'ailleurs, vous dites "Comme son contenu s’inscrit en droite ligne dans la mouvance nationaliste et raciste flamande". Incroyable... avec des idées pré-conçues (que vous dénoncez probablement sur ce reportage, pourtant) et des raccourcis pareils, j'ai juste l'impression que vous ne voulez pas de débat. Et que vous ne voulez même pas savoir, en fait. Et vous concluez par un "ces coïncidences n’en sont peut-être pas" digne de la théorie du complot. Coïncidence sur le fait que ce soit en néerlandais sans sous-titre français et en français avec sous-titre en néerlandais ? L'enseignement est communautaire en Belgique : il est donc soit flamand, soit francophone, soit germanophone. Si elle fait ses études dans une Haute-école flamande, alors le régime linguistique est le néerlandais. Normal, dès lors, qu'elle ait traduit les paroles en français. Enfin, vous dites aussi "il a été présenté et diffusé à la télévision flamande". On en a fait un reportage à la télévision francophone aussi. Et libre à chaque chaîne de télévision de diffuser le documentaire si elle en a envie. Les chaîne sont indépendantes. Aucune loi ne stipule que ce documentaire aurait dû être diffusé au Sud du pays parce qu'il a été diffusé au Nord du pays. Et la programmation des chaînes est différente : la chaîne qui a diffusé le reportage a en fait un programme chaque jour de la semaine où des questions d'actualité sont traitées plus en profondeur que dans un journal télévisé (on montre davantage d'images, on a des intervenants sur le plateau pour un débat, et j'en passe). D'ailleurs, le JT de cette chaîne télévisée est plus court qu'ailleurs en raison de l'existence de ce programme "complémentaire". Comme c'est un programme où on peut parler d'un sujet assez longtemps (alors que dans un JT, on n'arrête pas de changer), alors la chaîne s'est permise de diffuser l'entièreté du documentaire. Elle en avait le temps. Au Sud du pays, il n'y a pas de programme comparable sur les chaînes télévisées. Cessez donc de voir la "théorie du complot" (je déteste quand les gens disent ça dans un débat, mais là vous le cherchez sérieusement) partout. Enfin, vous parlez de la télévision flamande, mais bizarrement pas du contenu qui a été fait : quand Sofie Peeters est intervenu sur le plateau juste après la première diffusion sur la chaîne, la majeure partie de la discussion avec la présentatrice avait justement trait au côté délicat de sa méthodologie ("vous êtes consciente que cela pourrait être mal interprêté, que cela pourrait être récupéré politiquement par un parti d'extrême droite, que vous donnez l'impression de viser justement les Maghrébins ?). Si la Flandre et ses chaînes de télévision étaient comme vous dites, la présenatrice n'aurait pas dit tout ça. Et juste après la discussion avec Peeters, il y a eu un débat entre un politicien et un "Maghrébin" dans le milieu associatif. Selon la théorie du complot, on n'aurait pas invité ce second intervenant... j'ajoute, enfin, que Canvas, la chaîne qui en surtout parlé en Flandre (avec la diffusion, le débat,... que je viens de mentionner) est une chaîne publique et qu'elle est fort dépendante du pouvoir politique. C'est souvent critiqué en Flandre (au Sud du pays, ce problème est moins présent). Difficilement conciliable avec la théorie du complot...

5. "On ne sait donc pas, d’après le film, combien il y a d’insultes envers les femmes dans la rue, selon les quartiers et les différentes origines ethniques" ? Hein ? La fille n'est pas une doctorante en sociologie ou que sais-je... non, elle fait des études d'art. Un film n'est pas nécessairement un travail de recherche scientifique. Le cinéma est ultra varié. Ici, elle a juste voulu montrer comment c'était quand elle se baladait dans la rue. Et interpeller. Mais je constate à votre style que vous cherchez juste à démonter le reportage de Sofie Peeters avec un argument qui n'en est pas un.

6. Et allez donc... vous partez d'une anecdote racontée par une femme sur un forum où elle se contredit (du moins en apparence) pour en faire un argument contre le reportage de Sofie Peeters. Hein ? Où est le lien ?
Pourtant, la contradiction que vous voyez ("«... jamais, jamais eu à subir cela dans la rue... pourtant je sais bien que c’est massif...»") n'en est pas nécessairement une. Mais pour vous, elle l'est parce que vous ne voyez que des généralisations partout. Un quartier précaire n'est pas un autre. La variable "quartier précaire" peut jouer beaucoup sur la variable "quartier difficile et peu rassurant" mais ce n'est pas forcément toujours le cas. Mais pour vous, c'est soit toujours le cas, soit jamais. Donc la femme qui se pseudo-contredit, ses propos ne me frappent pas. Et pour les régions rurales pauvres de France ou d'Italie, même chose : il y a d'autres éléments qui peuvent jouer. La mentalité rurale et urbaine n'est pas la même. Je viens du Brabant wallon en Belgique, province autrefois rurale et pauvre mais qui reçoit depuis des décennies l'exode urbain massif de Bruxelles. Aujourd'hui, dans ma province, il y a un gouffre de mentalité largement reconnu entre les "natifs du Brabant wallon" et les "nouveaux de Bruxelles". Autre expérience personnelle (puisque vous parlez aussi des vôtres) : j'étudie aujourd'hui à Gand et loue un studio dans un quartier particulier de cette ville (la troisième du pays) : forte précarité, et présence quasi-exclusive d'étrangers (ou de personnes d'origine étrangère). Quasiment aucun blanc ne vit ici. Pourtant, aucune violence, aucun sentiment d'insécurité, jamais de problème. Ma copine s'y balade tous les jours, ainsi que d'autres filles "blanches" sans que cela ne pose le moindre problème. Mes ami(e)s bruxellois, en revanche, ont leur liste de rues et autres quartiers à éviter. Parmi ceux qui y ont vécu toute leur enfance, une bonne proportion (surtout ceux ne vivant pas dans un quartier chic, naturellement) a été agressé plusieurs fois en rue ou dans le métro. Occasionnellement, après une soirée à Bruxelles, je raccompagnais l'une ou l'autre amie qui souhaitait la présence d'un homme pour rentrer.

"J’aurais apprécié qu’une analyse critique de ce «documentaire» soit produite par des milieux journalistiques ou intellectuels" En ce qui vous concerne, c'est raté : c'est tout sauf critique.
"Le temps de la réflexion est révolu" Oui, mais si vous voulez faire un reproche à quelqu'un, alors c'est aux gens qui empêchent tout débat (dans votre genre, d'ailleurs), pas à Sofie Peeters.

Écrit par : XDB | 13 août 2012

"Encore un prétexte pour imposer la dictature policière dans les bas quartiers. "

la dictature policiére rien de moins euh en france dans ce domaine les mots onts perdus leur sens. "genre politique sécuritaire"

" les indignations contre une «politique sécuritaire» qui «ferme des écoles et ouvre des prisons» ? L’adjectif «sécuritaire», accolé à tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une tentative de faire respecter la loi républicaine, a d’ailleurs quelque chose d’angoissant. Tout aussi angoissant que ces rodomontades hyperboliques d'un pouvoir qui pense cacher l’impuissance sous le flot des affirmations grandiloquentes. User les mots est dangereux, surtout de la part de celui qui avait promis de leur redonner sens, et qui s’était fait un programme de la volonté politique enfin réinstaurée. Mais qui ne savait pas, alors, que la communication politique, parce qu’elle tue la politique, ne saurait prétendre lui rendre son trône ? Et qui ne sait pas aujourd’hui que la France ne souffre pas d’une politique trop sécuritaire mais d’une politique de l’impunité masquée par quelques agitations verbales dont le plus choquant n’est pas tant qu’elles ne correspondraient pas à notre histoire, mais qu’elles sont parfaitement inefficaces, et donc exacerbent inutilement les tensions."


"Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons»: qui a fait mentir Victor Hugo ?
Par Natacha Polony le 9 septembre 2010 9h26 | 135 Commentaires
Les mots, comme les tissus, ne supportent pas l’usure. D’être trop portés, trop arborés, ils perdent leur forme et sont réduits à l’état de loque. La célèbre harangue de Victor Hugo est citée tant et plus, brandie en étendard, jetée dans les discours et sur le papier comme un gage de grandeur d’âme (et les mouvements annoncés pour cet automne de désespoir et de colère vont immanquablement lui ôter un peu plus de sa force). Il n’est rien de plus dangereux que les concours de bonne conscience, surtout quand ils se nourrissent du désarroi des plus faibles.

D’autant que cette phrase, témoin de ce que fut l’immense ambition de l’école républicaine française, sert aujourd’hui de paravent pour masquer sa grande misère. Son usage immodéré relève surtout d’un malentendu, ou plutôt d’un authentique anachronisme. Car elle est utilisée pour justifier la poursuite des mêmes aberrations pédagogiques qui ont miné l’école depuis plus de trente ans, et réclamer toujours plus de moyens jetés à fond perdus dans un navire en perdition. «Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons» ce beau cri du cœur est devenu le plus triste des chantages : «Par la magie du nombre, la magie du budget, vous luttez contre la délinquance et les inégalités, vous luttez contre la misère et les injustices. Qui n’en convient pas est un complice des exploiteurs.» Mais s’y lit également une curieuse pétition de principe libertaire : «Il faut fermer les prisons, toutes les prisons, car l’éducation – et même la rééducation – est la solution.» Et qui n’adhèrerait pas à cette croyance est coupable – le terme est à la mode – de «dérive sécuritaire».

Il n’est rien de plus triste que cette ironie de l’histoire, qui fait que les plus farouches partisans de la phrase d’Hugo sont précisément ceux qui l’ont fait mentir. Car cette phrase, si pleine de générosité, n’est malheureusement pas vraie pour l’éternité. Elle le fut, au XIXème siècle, quand l’école républicaine n’existait pas encore, quand de pauvres gamins étaient livrés à eux-mêmes, abandonnés à une existence frustre et condamnés à voler leur pain pour survivre. De Claude Gueux, héros tragique d’une nouvelle tirée d’un fait réel, à Jean Valjean, cette figure du martyr humain, tous deux envoyés au bagne pour avoir volé un quignon, de Gavroche à ses deux petits frères perdus dans un Paris hostile, les personnages d’Hugo nous racontent cette machine sociale qui broie les plus faibles et les condamne «au crime ou au vice, selon le sexe».

Harcelé par son geôlier, Claude Gueux finit par le tuer et meurt sur l’échafaud. Dans son plaidoyer, Hugo lance aux politiques : «Puisque vous êtes en verve de suppressions, supprimez le bourreau. Avec la solde de vos quatre-vingts bourreaux, vous payerez six cents maîtres d’école. Songez au gros du peuple. Des écoles pour les enfants, des ateliers pour les hommes. Savez-vous que la France est un des pays de l’Europe où il y a le moins de natifs qui sachent lire ! Quoi ! La Suisse sait lire, la Belgique sait lire, le Danemark sait lire, la Grèce sait lire, l’Irlande sait lire, et la France ne sait pas lire ? C’est une honte.» Parce qu’en 1834, on coupe la tête d’un homme sans entendre les pauvres gens qui le défendent, et que l’ordre social, croit-on, est à ce prix. Parce qu’en 1834, une classe dominante assoit son pouvoir sur l’ignorance du peuple. On meurt de faim et de froid partout en France. On meurt de misère dans chaque ville, dans chaque rue. Et face au tribunal qui le condamne et le tue, un malheureux qui n’a que son bon sens et l’intelligence de son métier n’a pas l’ombre d’une chance.

Mais ce combat pour l’émancipation des peuples et contre l’horreur de la peine de mort a-t-il grand-chose à voir avec les indignations contre une «politique sécuritaire» qui «ferme des écoles et ouvre des prisons» ? L’adjectif «sécuritaire», accolé à tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une tentative de faire respecter la loi républicaine, a d’ailleurs quelque chose d’angoissant. Tout aussi angoissant que ces rodomontades hyperboliques d'un pouvoir qui pense cacher l’impuissance sous le flot des affirmations grandiloquentes. User les mots est dangereux, surtout de la part de celui qui avait promis de leur redonner sens, et qui s’était fait un programme de la volonté politique enfin réinstaurée. Mais qui ne savait pas, alors, que la communication politique, parce qu’elle tue la politique, ne saurait prétendre lui rendre son trône ? Et qui ne sait pas aujourd’hui que la France ne souffre pas d’une politique trop sécuritaire mais d’une politique de l’impunité masquée par quelques agitations verbales dont le plus choquant n’est pas tant qu’elles ne correspondraient pas à notre histoire, mais qu’elles sont parfaitement inefficaces, et donc exacerbent inutilement les tensions.

Les voleurs d’aujourd’hui ne volent pas de pain (ou du moins, quand il arrive – fait assez rare – qu’une mère désespérée vole de la viande pour ses enfants, le tribunal se montre-t-il clément) et ils ne risquent pas le bagne. Les remises de peines automatiques réduisent le temps d’incarcération de moitié, et les peines de moins de deux ans ne sont pas exécutées en France, faute de place dans les prisons. Et faute d’avoir compris que ce sont ces peines-là, celles qui sanctionnent les premiers écarts, qui sont les plus fondamentales. Parce que, contrairement à ce que croient quelques gentils libertaires – un peu prompts à se prendre pour Victor Hugo à Guernesey – sanction et éducation ne s’opposent pas : la sanction juste et conforme à la loi commune est bien au contraire une des formes de l’éducation, en ce qu’elle inclut celui qui la subit dans un ordre commun. D’autant que les mêmes faux naïfs semblent développer une notion purement quantitative de cette éducation dont ils font une panacée. Mais le tout n’est pas d’aller à l’école, encore faut-il se demander ce qu’on y fait.

Le braqueur du Casino d’Uriage les Bains, qu’un juge des libertés a choisi de relâcher devant des policiers impuissants a sans doute passé de très nombreuses heures sur les bancs de l’école. Tout comme ces petits mafieux qui ont finalement eu raison d’un épicier courageux, aux Francs Moisins, à Saint-Denis. Il s’appelle Mahmed Abderrahmen, et sa dignité force le respect. «On vit dans l’enfer» racontait-il à Pierre-Louis Basse, le 8 septembre. «Les voyous de cette cité n’aiment pas qu’on appelle la police. (…) Ils ont déposé une bombe dans ma voiture. Dernièrement, on s’est fait braquer par une arme, la personne a été arrêtée, elle a été relâchée au bout de 48h, elle vient nous narguer tous les jours. (…) C’est des gamins de 15 ans qui font la loi, et la police est dépassée. (…) Eux, sur les murs, ils ont marqué que j’étais un sale juif. (…) La vraie réalité, c’est que ce sont des zones de non droit. La France, c’est un beau pays, mais la justice est trop gentille, c’est tout ce que je peux dire.»

Comment est-il possible que le formidable espoir porté par les Lumières, que le rêve de tant d’hommes qui croyaient à l’émancipation par le savoir, aboutisse à ce gâchis immense ? La réponse se situe sans doute en partie dans la question. Ce qui se lit dans le plaidoyer de l’auteur des Misérables, autant que dans les Mémoires sur l’Instruction Publique de Condorcet, c’est cette idée caractéristique de la pensée des XVIIIème et XIXème siècles, selon laquelle l’égalité des droits, associée à l’accès de tous au savoir, sera le terreau d’une société harmonieuse où chacun, selon ses possibilités et sa condition, participera à la vie publique. Ces gens-là sont imprégnés d’auteurs grecs et latins, ils baignent dans les vertus romaines et la démocratie athénienne. Mais ils sont également pétris de morale chrétienne. Il n’est besoin que de lire la suite de Claude Gueux pour s’en persuader. «Et maintenant dans le lot du pauvre, dans le plateau des misères, jetez la certitude d’un avenir céleste, jetez l’aspiration au bonheur éternel, jetez le paradis, contrepoids magnifique ! Vous rétablissez l’équilibre. La part du pauvre est aussi riche que la part du riche. C’est ce que savait Jésus, qui en savait plus long que Voltaire. Donnez au peuple qui travaille et qui souffre, donnez au peuple, pour qui ce monde-ci est mauvais, la croyance à un meilleur monde fait pour lui. Il sera tranquille, il sera patient. La patience est faite d’espérance. Donc ensemencez les villages d’évangiles. Une bible par cabane. Que chaque livre et chaque champ produisent à eux deux un travailleur moral.»

Qui rappelle la phrase de Victor Hugo doit se souvenir qu’elle est prononcée dans un contexte où l’on n’imagine pas une seconde que puissent être contestées les instances qui représenteraient un pouvoir légitime. Les baïonnettes de l’oppression monarchiste peuvent être combattues sur les barricades, mais le maître d’école qui transmet son savoir, ou le policier qui procède à un contrôle, jamais. Qu’on se rappelle combien de temps exista le livret ouvrier, qui interdisait aux «classes dangereuses» de circuler librement.

L’école, dans ce contexte, ne doit pas par miracle faire du fils d’ouvrier un normalien. Elle doit faire en sorte qu’aucun citoyen ne dépende d’autrui dans son jugement. Et elle doit inscrire chacun dans une mémoire et une histoire qui font de lui le porteur d’une civilisation. Libre à lui, ensuite, d’accroître ce savoir pour lequel on aura éveillé l’intérêt. Mais cette école n’avait nullement pour objet d’abolir les classes sociales. Et c’est peut-être pour cela qu’elle a réussi relativement, dans la mesure où, en deux générations, un petit fils de paysan pouvait accéder aux grandes écoles. Certes, ce système était injuste, seuls quelques enfants de pauvres passaient par les mailles du filet (cette injustice des filières a d'ailleurs été abolie). Mais cet espoir, même infime, justifiait que l’on adhérât au projet de l’école, et que l’on jouât le jeu de la société. En ce sens, ouvrir des écoles permettait de fermer des prisons.

Aujourd’hui que l’on supplie les enfants de bien vouloir aller au collège ou au lycée (au point de prévoir pour cela une « cagnotte »), et que l’on veut bien les assurer que, quoi qu’ils fassent, ils auront toujours droit à ce que l’Etat leur fournisse remédiation et aide personnalisée, l’école a perdu ce pouvoir de socialisation. Des professeurs ont beau s’échiner, des structures ont beau proposer tous les aménagements possibles, le droit à l’éducation a tué l’instruction du peuple. Des générations de beaux esprits ont tant clamé «ni Dieu ni maître» qu’ils ont aboli toute forme d’autorité nécessaire à la transmission des savoirs, processus lent et complexe s’il en est.

Car dans le même temps, ils ont estimé que ces vieux savoirs – ceux-là même qui devaient émanciper les individus par la fréquentation des grandes œuvres et la connaissance pratique des sciences – ne servaient à rien. Seul comptait pour chacun de se réaliser, de se révéler à soi-même. En cela, ils se faisaient les meilleurs complices d’une société de consommation qui prétend développer le bien-être des peuples pour mieux augmenter le profit de quelques grands groupes (et tuer ce tissu de petites entreprises qui fait la richesse économique, sociale et culturelle d’un pays). Escroquerie intellectuelle dont on commence à peine à entrevoir l’ampleur. Cet enfant dont on prétend développer l’ «esprit critique» à coup de « débats citoyens » et de vagues « travaux personnels encadrés » avec un professeur dans le rôle du Gentil Organisateur, cet enfant-là n’a plus le cadre ancien qui écrasait des masses populaires contraintes par un ordre injuste, mais il n’a pas pour autant acquis ce savoir qui lui permettrait d’agir en individu autonome et responsable, capable d’exercer son libre arbitre, et donc d’adhérer aux lois délibérées en commun. Autrement dit, il n’a pas reçu les armes intellectuelles pour assumer son statut de citoyen et résister à cette arme de destruction massive qu’est la télévision (aujourd’hui fabuleusement secondée par les jeux vidéo et les réseaux sociaux, ces outils d’asservissement pulsionnel).

Ne nous trompons pas, l’école n’a jamais, par magie, empêché certains d’enfreindre les lois, ou de sombrer dans la violence. Mais dans le monde que nous décrit Victor Hugo, le vice est enfant de l’ignorance et de la misère. Et cette misère est sans commune mesure avec les conditions de vies en ce début de XXIème siècle. Les jeunes gens qui récupèrent des marchandises «tombées du camion» ne sont pas Jean Valjean, et les jeunes filles qui, de plus en plus, monnayent leurs charmes pour un téléphone portable, ne sont pas Fantine. Et qui force un barrage de police n’est pas Gavroche sur les barricades. Il existe de vrais miséreux, même en France, mais exonérer tout vol au nom de ceux-là sert juste à se sentir à peu de frais l’âme d’un Victor Hugo. Confondre voyous ou miséreux, traiter les uns comme les autres, ou l’inverse, de la part d’un pouvoir pris dans une surenchère de communication, ou de la part de personnalités avides de jouer les figures morales, se fait toujours au détriment de la cohésion sociale. Si nous voulons que notre école n’ajoute pas au malheur du monde, quand elle devait au contraire contribuer à le combattre, il faut sans doute retrouver cette certitude que le savoir libère les hommes en les inscrivant dans une continuité, celles des hommes qui les ont précédés, et dans une communauté, celle de la société dont ils partagent les valeurs.

«I am the rules» dit le slogan d’une marque de chaussures de sport. Face à cela, toute incantation, même signée Victor Hugo, est inutile. Vous pouvez ouvrir toutes les écoles que vous voulez, si les enfants n’y apprennent pas que Nike leur ment pour mieux leur vendre sa camelote et que seul le savoir et le respect des règles communes émancipent, aucune école ne permettra de fermer des prisons."

Écrit par : leclercq | 13 août 2012

dommage que dans le forum de cette journaliste il y ai ces deux liens.

Linda Mondry dit :
8 août 2012 à 21:03
http://blogs.mediapart.fr/blog/la-vraie-gavroche/080812/femme-de-la-rue-terrible-recul-de-la-liberte-des-femmes

Merci.

Dont le texte original: http://mouvdf.blogspot.be/2012/08/femmes-de-la-rue-oui-mais-lesquelles.html

un véritable ramassis de propagande mensongére féministe.

Écrit par : leclercq | 13 août 2012

leclercq, tu es depuis longtemps découvert, en fait tu dois t'appeler Muhamed ou Mouloud, c'est bon, pas la peine de faire comme des "frères" poluer le net, ça ne prend pas !!!

Arrêtez de nuire, svp !!!

Écrit par : Corto | 13 août 2012

@ Corto

t'es encore plus disjoncté que d'habitude aujourd'hui

Écrit par : leclercq | 13 août 2012

leclercq, va nourrir tes femmes et va travailler, au lieu de poluer le net !!

Écrit par : Corto | 13 août 2012

Ne pas vouloir admettre que le machisme est particulièrement developpé dans la population magrebhine et qui plus est chez les djeuns de banlieu qui manquent cruellement d'éducation est simplement ridicule. Il n'y a qu'à voir la condition de la femme dans ces pays!
Sofie Peters est bencore bien en dessous de la réalité, sur les dangers que cela implique pour les femmes dans les pays européeens au vu de l'immigration massive des pays d'afrique du nord et du sud. Il faut vraiment être un bobo aveugle et bienpensant qui vit dans les beaux quartiers et ne sait pas de quoi il parle pour ne pas voir cette simple réalité.

Écrit par : chris | 14 août 2012

Bonjour,
je suis originaire de Liège, une ville de 200.000 habitants, c'est une ville à forte population étrangère: italienne, espgnole, marocaine, algérienne...
Je ai vécu de supperbes années, j'y suis sorti souvent très tard, et j'ai toujours tenu un discours ouvert et positif quant à immigrés de tous bords, que ce soit dans la famille, les amis, les petites amies...on se mélange finalement avec bonheur, j'insiste sur le fit que j'ai vécu pendant 11ans avec une
mosquée comme voisin mitoyen, voisin respectueux, amaible...et toujours très accueillant envers tout le voisinage, y compris non musulmans.

Bruxelles, j'y vis depuis 2 ans. L'abscence totale d'identité de la ville, la préscence permanente et disproportionnée des touristes, le flux des technocrates européens....laisse un trou béant dans la vie sociale de la ville. La ville est crasseuse, dans certains quartiers les maisons sont dans un tel état (parfois à 100m de la fameuse Grand'Place) qque je ne comprends pas comment Bruxelles laisse faire cela...
Dans ce climat d'abandon, les minorités prennent une place importante, d'ailleurs minorités n'est pas les mots adéquat! Vous tous qui parlé du quartier Anneessens, qui visiblement êtes suffissement impliqués que pour passer des heures à rédiger dees textes que je dois avouer sont intérressants et impliqués, si vraiment cette cause vous touche, venez donc passer une petite journée jusqu'à la tombée de la nuit rue du midi ou Anneessens, et vous verrez que le film de Sophie Peeters n'est pas tronqué ( bien sûr, les film est composé de morceau choisi, peut-être a-t-elle filmé plus de 8 jours pour récolter tous ces extraits) néanmoins ces altercations sont bien réelles, mon épouse (elle même non-européenne) est complètement choquée de la liberté et de l'impunité de ces gens, certes pas tous arabes, on est bien d'accord....mais est-ce dû à leur langue, leur manière de traiter les femmes, ils sont beaucoup plus agressifs et impolis que les autres population, et les amis ou connaissances d'origine arabes eux-aussi en souffrent finalement plus que nous, en ce sens que l'image négative engendrée par ces petits (et grands ) connards teinte tout les personnes originaires d'Afrique du Nord, je vais terminer par un lieu commun(encore un diront certains) je pense qu'il s'agit autant, si ce n'est plus, un problème d'éducation que de religion, je me répète: je viens de passer 11 ans à 5m d'une mosquée et pas une seule fois je n'ai senti du rejet, de la violence et encore moins de la vulgarité, les ainés encadraient les parents qui eux-même encadraient leurs enfants, et la mixité que j'ai vécu avec eux me donnent un réel espoir ....quant à Bruxelles et ses quartiers exclusivement musulmants, je pense qu'une des solutions passera sans aucun doute par l'éducation....des parents!!!!

Écrit par : Cedcouscous | 14 août 2012

Bonjour,
je suis originaire de Liège, une ville de 200.000 habitants, c'est une ville à forte population étrangère: italienne, espagnole, marocaine, algérienne...
J'y ai vécu de superbes années, j'y suis sorti souvent très tard, et j'ai toujours tenu un discours ouvert et positif quant aux immigrés de tous bords, que ce soit dans la famille, les amis, les petites amies...on se mélange finalement avec bonheur, j'insiste sur le fait que j'ai vécu pendant 11 ans avec une
mosquée comme voisin mitoyen, voisin respectueux, aimaible...et toujours très accueillant envers tout le quartier, y compris non musulmans.

Bruxelles, j'y vis depuis 2 ans.
L'absence totale d'identité de la ville, la présence permanente et disproportionnée des touristes, le flux des technocrates européens....laisse un trou béant dans la vie sociale de la ville.
La ville est crasseuse, dans certains quartiers les maisons sont dans un tel état (parfois à 100m de la fameuse Grand'Place) que je ne comprends pas comment Bruxelles laisse faire cela...
Dans ce climat d'abandon, les minorités prennent une place importante, d'ailleurs minorités n'est pas les mots adéquat si l'on tient compte uniquement de la ville de Bruxelles!
Vous tous qui parlz du quartier Anneessens, qui visiblement êtes sufisamment impliqués que pour passer des heures à rédiger des textes que je dois avouer sont intéressants et informatifs, si vraiment cette cause vous touche, venez donc passer une petite journée jusqu'à la tombée de la nuit rue du midi ou Anneessens (centre ville à 150m de chez moi), et vous verrez que le film de Sophie Peeters n'est pas tronqué ( bien sûr, le film est composé de morceaux choisi, peut-être a-t-elle filmé plus de 8 jours pour récolter tous ces extraits) néanmoins ces altercations sont bien réelles, mon épouse (elle même non-européenne) est complètement choquée de la liberté et de l'impunité de ces gens, certes pas tous arabes, on est bien d'accord....mais est-ce dû à leur langue, leur manière de traiter les femmes, ils sont beaucoup plus agressifs et impolis que les autres population, et les amis ou connaissances d'origine arabes eux-aussi en souffrent finalement plus que nous, en ce sens que l'image négative engendrée par ces petits (et grands ) connards teinte toutes les personnes originaires d'Afrique du Nord.
Je vais terminer par un lieu commun(encore un diront certains) je pense qu'il s'agit autant, si ce n'est plus, un problème d'éducation que de religion, je me répète: je viens de passer 11 ans vivant au quotidien à proximité d'une mosquée et pas une seule fois je n'ai senti du rejet, de la violence et encore moins de la vulgarité, les ainés encadraient les parents qui eux-même encadraient leurs enfants dans le respect de leurs coutumes et des notres, et la mixité que j'ai vécu avec eux me donnent un réel espoir ....quant à Bruxelles et ses quartiers exclusivement musulmans, je pense qu'une des solutions passera sans aucun doute par l'éducation....des parents!!!!

Écrit par : Cedcouscous | 14 août 2012

"vais terminer par un lieu commun(encore un diront certains) je pense qu'il s'agit autant, si ce n'est plus, un problème d'éducation que de religion"

oui il y a un vrai probléme d'éducation !!! tout à fait d'accord.oui surtout avec nos immigrés

.merci à natacha Polony de son analyse lucide."Les Territoires perdus de la RépubliquePar Natacha Polony le 26 mars 2012 14h05 | 225 Commentaires Une semaine, une toute petite semaine après l’horreur de ces enfants massacrés sous les yeux de leurs parents. Une semaine et déjà, la société du spectacle a recyclé l’abomination, déréalisé les faits et organisé le déni. Déjà, de gentils parents emmènent leur enfant de sept ans voir « l’appartement du monstre » « parce qu’il posait des questions, alors je lui ai dit qu’on allait voir pour qu’il sache que ça existe dans la vie » ; déjà de sympathiques adolescents se photographient devant le balcon d’où a sauté Mohamed Merah, dans une gestuelle rappelant Bruce Willis dans Piège de Cristal. Une semaine, et les candidats à l’élection présidentielle dissertent sur les éventuelles fautes du RAID, de la DCRI… Eva Joly, avec l’air grave de ceux qui espèrent cacher qu’ils évitent soigneusement les vrais problèmes, demande la démission du directeur central du renseignement intérieur et du patron de la police. D’autres s’écharpent pour savoir qui a « récupéré » le premier. D’autres encore évoquent avec des airs entendus le « climat » de la campagne puisqu’il est bien évident qu’un tueur écoute les déclarations électorales des uns et des autres avant de décider d’aller massacrer ses semblables.Donc, il est bien entendu que la « sécurité » est de retour dans la campagne électorale. Et l’on va pouvoir débattre de l’organisation des forces de l’ordre, réclamer solennellement la reconstitution de la police de proximité (dont quiconque doué de mémoire peut rappeler les résultats). Même le terme « terroriste », répété à l’envi, permet de transformer l’événement en une conspiration d’une machine lointaine nommée Al Quaïda. Une affaire d’agents secrets, donc, de soldats et de flics.Un jeune Français qui a passé une dizaine d’années sur les bancs de l’école républicaine peut abattre à bout portant une fillette parce qu’elle est juive, il peut tuer des militaires pour « mettre à genoux la France », et il n’y aurait là qu’une affaire de bon fonctionnement des services de renseignement ? Son frère commence par se déclarer fier de ce qu’il a fait ; après la minute de silence observée dans les écoles, des jeunes demandent à leur professeur s’il y aura « une minute de silence pour les enfants palestiniens », et l’on ne devrait pas chercher plus loin ?Il y a dix ans paraissait un livre, Les Territoires perdus de la République (Mille et une nuits), dans lequel des professeurs alertaient sur un climat qui commençait à les inquiéter. Ils expliquaient comment certains élèves contestaient de plus en plus violemment les cours d’histoire ou de biologie. Ils décrivaient les importations récurrentes du conflit israelo-palestinien, les références à un Islam simpliste et littéraliste, coupé de son histoire et de ses évolutions, l’antisémitisme quotidien, agressif et assumé. Ils racontaient les comportements machistes de petits caïds pétris de leur toute-puissance. Un silence gêné accompagna la publication du livre. D’aucuns lui reprochèrent de ne pas assez insister sur le racisme anti-arabe et anti-noir, de ne pas jouer l’équilibre des victimes, de ne pas chercher d’excuses.Quelques années plus tard, le rapport Obin tentait lui aussi de sortir les autruches du sable. Il décrivait les atteintes à la laïcité dans certains établissements scolaires, les demandes confessionnelles croissantes, les difficultés à faire appliquer la règle commune. Ce rapport, que le ministère de l’éducation nationale mit un an à rendre public, fut bien sûr récusé par toute une armada de chercheurs : pas scientifique, car il portait sur une soixantaine d’établissements les plus problématiques, accusèrent certains qui oubliaient que le rapport ne se voulait pas un panorama de toutes les écoles de France mais bien une photographie d’un phénomène à l’œuvre dans une partie importante des banlieues françaises. Islamophobe, proclamèrent les autres, pour qui les faits décrits dans le rapport ne devaient pas être l’être ouvertement : ne pas « stigmatiser », tel est le credo de l’époque.Ce livre et ce rapport traitaient de l’école. Parce que ce qui se passe dans l’enceinte des établissements scolaire nous dit l’état de notre société. Parce que les jeunes gens qui osent infliger à leurs professeurs des florilèges antisémites ou les manifestations d’un ritualisme inculte ne sont que le reflet de leurs aînés. Jean Zay, ministre de l’Instruction Publique du Front Populaire, et auteur d’une circulaire bannissant les signes religieux et politiques de l’école (si Lionel Jospin s’en était souvenu en 1989, bien des dérives eussent été évitées, de même que le recours à la loi en 2004), parlait en 1936 de « manœuvres d’un genre nouveau » qui rendaient nécessaire la réaction de la puissance publique, parce que les établissement scolaire devaient, selon lui, « rester l’asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas » (le même Lionel Jospin inventa avec la loi 1989 les lycées « lieu de vie » ouvert sur les violences et les préjugés du monde).Nous avons renoncé à l’école sanctuaire parce que nous avons renoncé à l’école lieu d’intégration par le savoir et la culture commune. Et ce qui se manifeste dans les classes n’est que le reflet d’une société travaillée par des forces centrifuges parce que la République a cessé de proposer un modèle aux enfants qui arrivent sur son sol comme à ceux qui y sont déjà. Mohamed Merah est l’enfant d’une société mêlant la sous-culture des séries américaines, son imagerie et sa déréalisation de la violence, et le ressentiment converti en quête d’absolu à travers l’adhésion à un Islam mythifié. Cette société-là peut aussi produire Youssouph Fofana, son délire narcissique, son antisémitisme instinctif et ses envies d’argent facile (Morgan Sportès a magistralement décrit ce processus dans Tout, tout de suite, livre indispensable et terrible). C’est une société qui a renoncé à son être même, une société qui n’a plus rien à opposer au fanatisme ou à l’avidité parce qu’elle ne croit plus que certains comportements sont intolérables et qu’il appartient aux institutions de la République de le proclamer, parce qu’elle n’ose plus affirmer que certaines valeurs sont préférables à d’autres et qu’être Français, ce n’est pas seulement avoir un tampon sur une carte d’identité, mais c’est aussi adhérer à ces valeurs.L’empire romain s’est effondré de n’avoir plus transmis ses valeurs aux nouveaux arrivants, d’avoir construit des thermes et des colisées dans toutes les villes en croyant que le mode de vie romain suffirait à intégrer les populations qui affluaient aux frontières. Mais qui s’intéresse encore à l’histoire romaine ? Certainement pas l’école républicaine, qui en a effacé les dernières traces dans ses programmes en renonçant au latin, cet enseignement élitiste. Certainement pas des syndicats enseignants dont quelques membres bien intentionnés sont plus occupés à trouver des excuses à une enseignante rouennaise qui a évoqué une minute de silence pour Mohamed Merah, lui aussi « victime » et dont les liens avec Al Quaïda auraient été « inventés par les médias et Sarko ». Ce genre d’insanité, selon eux, s’explique par le surmenage…Il est évidemment plus confortable d’éviter une réflexion trop complexe et qui risquerait de remettre en cause tant de certitudes, d’ébranler tant de bonnes consciences. On pourrait croire, pourtant, à voir surgir certaines références grandiloquentes, que les yeux vont se déciller. « Ni rire ni pleurer, mais comprendre. Enoncée par Baruch Spinoza, cette exigence est celle de la raison. C’est celle de l’esprit des Lumières et de l’humanisme de la Renaissance. Celle d’une pensée qui ne cède pas aux passions tristes de la haine et de la violence. Face à des actes terrifiants comme ceux de Mohamed Merah qui, a priori, nous semblent incompréhensibles tellement ils blessent notre humanité, comprendre ne signifie évidemment pas excuser, mais apprendre pour faire en sorte que cela ne se reproduise pas. Apprendre pour prévenir. Apprendre, y compris de l’inhumanité de l’homme. » Ces lignes sont issues de l’éditorial d’Edwy Plenel sur le site Mediapart. Sous les auspices de Spinoza et de l’humanisme, on s’attend à un texte ambitieux s’attachant à mettre en lumière les causes et les conséquences de la haine de soi qui travaille une partie de la société française, ou la remise en cause de l’idéal des Lumières et de son universalisme. Eh bien non. Quand l’ancien patron du Monde, période « journal de référence », convoque Spinoza, c’est pour parler de… Nicolas Sarkozy. « Le sarkozysme ne l’entend pas ainsi, poursuit le texte. Le président-candidat et son parti, l’UMP, rêvent de mettre en congé la démocratie et, avec elle, l’intelligence. Plus de questions dérangeantes, plus de réflexions stimulantes, plus de débats utiles, plus de critiques constructives. Rien d’autre qu’un silence général avec une seule voix autorisée, celle du pouvoir, d’un pouvoir réduit à son essence policière. » C’est ce qui s’appelle être à la hauteur des enjeux.Quoi qu’on pense des choix politiques des uns et des autres, de leurs échecs et de leurs non-dits – et ils sont légions – il serait de la responsabilité de toute personne jouissant d’une tribune d’élever le débat. Ne serait-ce que par respect pour sept vies sacrifiées. Elever le débat, c’est-à-dire analyser les choix et les évolutions des sociétés occidentales en général et de la société française en particulier. C’est-à-dire sortir des slogans et des mots creux (« pas d’amalgame » « pas de stigmatisation ») pour rappeler ce que signifie Liberté Egalité Fraternité au fronton de nos mairies, et pourquoi nous entendons faire accepter ces valeurs par tous les enfants de France."

Écrit par : leclercq | 14 août 2012

Dans les prisons de France la religion qui domine est l'islam. (En une ligne)

Écrit par : Pierre NOËL | 14 août 2012

ça commence avec des "salopes", "chiennes" et après ça passe au actes : Amien

Écrit par : Corto | 14 août 2012

@ Pierre NOËL

vrai j'ai un ami qui travaille à la prison de roanne 80% des détenus sonts d'origine étrangére.

Écrit par : leclercq | 14 août 2012

leclercq tu parles d'une petite ville de province, dans les grandes métropoles cela est invivable.

Écrit par : Pierre NOËL | 15 août 2012

Merci pour ce pertinent billet venant d'un HOMME basé à GENEVE. Maintenant tu mets un jean, un tee-shirt, tu t'appelles Marie, Aurore ou Mounia et tu te balades dans des quartiers comme Molenbeek, tu prends le métro et tu descends au marché du Midi, tu vas dans le centre en passant par Lemonnier et tu rentres en bus. Tu fais ça pendant trois ans et on en reparle si tu veux.
Ce reportage a probablement des lacunes et les médias se sont fait un plaisir d'envenimer les conflits inter-culturels/ethniques/religieux etc...mais s'il y a bien une chose qu'il fait bien, c'est montrer le quotidien de beaucoup de jeunes filles vivant dans le centre de Bruxelles. Alors merci pour la fine analyse du berceau socio-culturel mais Bruxelles, on y vit et on a essayé avant toi.
Je veux bien qu'on arrête de stigmatiser les Juifs, les Arabes, les hommes et les ours polaires mais cette politique de l'autruche qui consiste à nier en bloc les atteintes à l'intégrité quotidienne subies par-entre autres-les femmes ne fait qu'envenimer la situation. C'est un harcèlement moral, une atteinte à l'intégrité et si sous toutes ces données socio-psycho-géographiques tu as aussi un minimum d'honnêteté intellectuelles tu ne peux nier que se faire traiter de pute 10 fois par jour peux nuire au moral.
Non seulement la plupart des gens, tout comme toi, préfèrent tourner le dos à ces situations et éviter de réflechir à des solutions (potentiellement impopulaires) pour limiter ce genre de cas mais en plus on a droit au grand bal des commentaires misogynes de merde sur les femmes chiennes de garde.
Alors que ce soit clair entre nous: une femme qui nie la réalité des choses et se balade en mini jupe en plein quartier Anneseens, pour l'instant, hélas, c'est elle qui est inconsciente, je veux bien le reconnaître. Mais qu'en tant que femme on exige juste le droit à un minimum d'intégrité physique et mentale alors j'estime que c'est de notre plein droit (les droits de l'Homme valent aussi pour les femmes).
Enfin, le plus affligeant dans ton billet est probablement la référence au fait que les "hommes blancs" eux aussi aient des problèmes. Bien, très bien, en quoi cela minimise-t-il les insultes subies par les femmes? Ne serait-il pas temps de s'unir contre les incivilités auieu de jouer à qui aura le plus mal?
Sur ce, je te fais pas la bise, j'ai pas envie de me faire traiter de salope.

Écrit par : Gaelle | 15 août 2012

Le journalisme de son canapé c'est facile, donc je t'encourage a aller faire un peu de terrain. Prend donc un ticket de train et va donc passer une semaine a Bruxelles, ni dans un quartier privilégié, ni dans un réputé "craignos" pour éviter "l'effet de loupe" que les gens comme toi mettent en avant quand ils critiquent ce reportage, va simplement te balader dans le centre ville entre la gare, la bourse et les rues adjacentes, tu pourras enfin voir la réalité telle qu'elle est. Car excuse moi, je ne te connais pas mais ton article fais un peu "petit bourgeois Suisse" donneur de leçon.
Pour avoir vécu a Bruxelles deux ans je vais te la décrire la réalité, ce sont deux agressions, une rue Neuve (la rue la plus commerçante de Bruxelles) et l'autre Boulevard Anspach avec ma copine et deux fois.. des arabes, c'est deux ans a faire profil bas vis a vis de ces "*****" (car c'est bien de cela qu'on parle) quand ils t'insultent car ils comptent sur la force du nombre, c'est deux ans a récupérer sa copine en pleure car elle s'est fait insulter ou agresser physiquement, c'est deux ans a en venir d'éviter de sortir de chez soi certains jours car tu sais que tu n'auras pas la patience de supporter cette ambiance de merde, c'est deux ans a en venir a détester Bruxelles.
Ceux qui tiennent tes propos sont généralement des gens qui nous qualifient de racistes mais laisse moi te dire: avec de tel propos JE T'ACCUSE de contribuer a la montée de ce sentiment en Europe, tu veux savoir la réaction des flics juste après s’être fait frapper la gueule en plein centre un samedi après-midi? "Changez de quartier, changez de travail, que voulez vous faire on ne va pas faire justice nous même...", donc voila aujourd'hui nous sommes coincés entre les fatalistes et les négationnistes et tout va bien du moment qu'on ferme notre gueule, qu'on accepte et qu'on s'habitue.
Ton post de bien-pensant qui s’efforce de bien garder les pieds loin de la merde me dégoûte tout simplement!

Écrit par : @l'auteur | 15 août 2012

@ : Gaelle

trés bon post trés intéressant.

"on a droit au grand bal des commentaires misogynes de merde sur les femmes chiennes de garde"

euh lesquels, pour ma part j'estime qu'accuser les hommes en général, pour ne pas faire de racisme où de stigmatisation est inadmissible, et quelles se fassent renter dedans pour ce genre de propos super j'applaudie

Écrit par : leclercq | 15 août 2012

Pour Gaëlle: j'habite dans le centre ville, je suis totalement d'accord avec toi!
Pour l'auteur: le centre de Bruxelles devient (toutes propotions tenues) un lieu de non-droit passé 22h, ça pue, ça humilie...et ça ne sait pas aligner deux mots! Je pense que cette ville est foutue, perdue dans l'absence totale de "direction", une ville un sans joie, livrée à qui voudra bien en faire quelque chose...qui que ce soit malheureusement.

Écrit par : Frederu | 15 août 2012

Pour Gaëlle: j'habite dans le centre ville, je suis totalement d'accord avec toi!
Pour l'auteur: le centre de Bruxelles devient (toutes propotions tenues) un lieu de non-droit passé 22h, ça pue, ça humilie...et ça ne sait pas aligner deux mots! Je pense que cette ville est foutue, perdue dans l'absence totale de "direction", une ville un sans joie, livrée à qui voudra bien en faire quelque chose...qui que ce soit malheureusement.

Écrit par : Frederu | 15 août 2012

Oui, je vois bien John en jupette, sac à main en zinc et talons aiguilles "acier trempé" dans certains quartier de Bruxelles !

Le reportage serait excellent.

Écrit par : Pierre NOËL | 15 août 2012

En tous cas, il faut reconnaître que le blog de John sert pour donner des arguments. Est-ce que les juifs s'en prennent au femmes à Bruxelles? Pas que je sache.

Si des femmes veulent se balader en mini le soir quel que soit l'endroit, elles en ont parfaitement le droit. Elles ne sont pas inconscientes. Ce sont les autorités qui ne font pas leurs boulot. Qui créé des zones de non droit avec des gens arriérés, qui n'ont pas les mêmes moeurs?

Enfin qui fait venir ces gens?

L'eurabia remplace l'Europe progressivement, les femmes doivent se révolter.

Écrit par : Pierre NOËL | 15 août 2012

Pierre, tu viens de dire une grosse connerie "les femmes doivent se révolter" !

Regarde, rien que l'attitude de John et imagine un peu !

Pierre, les femmes sont les victimes de cette merde et ce n'est pas pour rien, les arabes ne s'attaque pas à plus fort qu'eux, comme le faisaient les nazis, toujours s'en prendre aux plus faible !

Moi ce que je te dis, c'est que j'ai déjà étalé des mecs pour ce genre de raisons, racisme ou malveillance sur des victimes en situation de faiblesse, dans ce genre de cas, je tape et je ne fait pas de quartier !

Même qu'à Genève alors que je défendait une victime féminine contre un algérien connu des services de police pour plusieurs affaires du genre. les flics on chercher à m'inculper pour violence, alors que cette ordure avait, je l'ais su après avait balafrer une prof d'école au couteau pour lui soustraire son code de carte bancaire !

Je ne sais pas si tu te rend compte, mais même quand un gars, comme moi, prend la défense d'une femme menacée de violence, les flics perdent deux heures pour tenter de piéger celui qui prend la défense de cette victime féminine, sans défense en cherchant à me retrouver.

Il y avait des dizaines de personnes dans la rue, toutes défendaient l'auteur des violences.

Pierre ce qu'il se passe en Suisse comme dans une grande partie de l'Europe est d'une gravité dont tu n'as pas l'air de comprendre la réalité du problème !

Ces mecs, voilent, volent, tuent et les flics écoutent leurs version mensongères et les mettent au même niveaux que les témoignages fait par les victimes, c'est un truc de fous !!

Regarde l'exemple syrien en matière de communication, comment assad inverse la situation, c'est exactement de la même façon que les ordures qui envahissent nos rues fonctionnent, une fois arrêtés, ils mentent avec un aplomb, tu ne t'imagines même pas !

Un autre exemple sera les tonnes de copier/coller fait par leclerq ben salade pour recouvrir les commentaires venant témoigner de la réalité !!

A toi leclerq, gêne toi pas, c'est gratos, pas compliquer de comparer ton style avec celui d'un autre pseudo disparu depuis 1 mois !!

Écrit par : Corto | 16 août 2012

La déclaration de Bruxelles 2012, peut-être le début de la fin pour Eurabia…
août 15th, 2012 Europe-Israel.org

Rappelons nous: En 1973, suite à la défaite des armées arabes qui avaient attaquées Israël par surprise le jour de Kippour, les pays de la Ligue Arabe et des pays producteurs de pétrole décidèrent de créer le premier choc pétrolier pour mettre l’Europe à genoux et l’obliger à se rallier à la politique arabe.

Déjà le Général De Gaulle avait pris ses distances avec les pays occidentaux en se rapprochant des pays arabes et en décidant un embargo à l’égard d’Israël. Le chantage des pays arabes fût clair: « Si vous voulez du pétrole vous devez non seulement devenir nos alliés contre Israël et les Etats Unis, mais aussi accepter un deal avec nous… » Ce fût le début de qu’il est convenu d’appeler le Dialogue Euro-Arabe, Eurabia.

En fait de dialogue ce fût plutôt l’élaboration d’un soumission progressive mais totale de l’Europe aux pays Arabes, puis à l’OCI qui pris le relais.


Aujourd’hui, les peuples d’Europe se réveillent pour constater que toutes les politiques successives de leurs dirigeants n’ont conduit qu’à faire passer d’énormes couleuvres telles que: les délocalisations de nos industries au profit des pays du Maghreb, des flux incontrôlés d’émigrés depuis plus de 30 ans depuis les pays du Maghreb et de l’Afrique musulmane accompagnés par une politique folle de regroupement familiale qui fait des étrangers des résidents permanents et qui leur octroie les mêmes droits aux avantages sociaux que les européens mettant ainsi en péril nos propres politiques sociales, un refus de ces nouvelles populations de s’intégrer et une volonté d’imposer leur mode de vie et leur religion au reste de l’Europe, etc… Tout cela fût planifié soigneusement dans les divers accords signés entre pays Arabes et pays Européens sous le nom de « Dialogue Euro-Arabe »… De nombreux parlementaires européens contribuèrent à élaborer cette transition d’une Europe de culture judéo-chrétienne à une nouvelle Europe où l’Islam aurait une place dominante.

Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac et même Nicolas Sarkozy y contribuèrent chacun leur tour, plus ou moins, mais toujours les accords du Dialogue Euro-Arabe primèrent sur tout autre considération. C’est ce que l’on appelle depuis plus de 40 ans « la politique arabe du Quai d’Orsay ». En fait de politique arabe, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une politique de soumission aux idées de l’Organisation de Coopération Islamique (OCI).

Jacques Chirac fût certainement le président français le plus « pro-arabe » de la cinquième république: il n’hésita pas à aller jusqu’à provoquer Israël à Jérusalem même simplement dans le but de caresser dans « le sens du poil » ses amis de l’OCI. Il fût le président le plus virulent contre Georges Bush et la seconde guerre d’Irak et épousa complètement les positions de l’OCI.

Il serait trop long de décrire ici ces 40 années de politique pro-arabe qui mis l’Europe sous la coupe de l’OCI et qui conduisit à cet envahissement progressif des pays européens par des millions d’émigrés musulmans. Tout fût planifié de longue date.

Le Dialogue Euro-Arabe avait même prévu qu’il fallait rallier les intellectuels, les artistes, les journalistes et les médias afin de préparer les populations européennes à l’acceptation de l’Islam. Pour ce faire, la Ligue Arabe créa un cheval de Troie afin de sensibiliser les peuples européens: « la cause palestinienne ».

Elle vu le jour dans les années 70, création de la Ligue Arabe aidée par le KGB. Ils trouvèrent un égyptien qui n’avait jamais vécu en Palestine: Yasser Arafat. Ils en firent un héros terroriste qui luttait contre l’injustice que représentait l’existence d’Israël sur une terre prétendument arabe… En fait, quelques années avant la création de l’Etat d’Israël, lors de la seconde Guerre Mondiale, le Mufti de Jérusalem, ami personnel d’Hitler et grand antisémite, désignait les juifs qui vivaient majoritairement en Palestine anglaise comme « palestiniens » !

En effet, les Juifs étaient considérés par les arabes, et l’un de leur plus éminents représentants de l’époque le Grand Mufti, comme des êtres inférieurs qu’ils appelaient les « palestiniens » en opposition au peuple Arabe seul digne d’intérêt.

Les pays de la Ligue Arabe se servirent donc de Yasser Arafat et de cette nouvelle cause palestinienne, inventée de toute pièce, pour imposer à l’Europe un sentiment de compassion et solidarité avec l’ensemble du Monde Arabe… Il est utile de rappeler également qu’à l’époque pratiquement toute l’Europe soutenait Israël contre les hordes arabes qui voulaient détruire le jeune pays.

C’est ainsi qu’en 1967 lors de la Guerre des Six jours d’immenses manifestations de soutien à Israël eurent lieu dans plusieurs capitales européennes.

Pour les pays de la Ligue Arabe la « cause palestinienne » devait devenir un vrai cheval de Troie permettant de jouer sur la compassion des européens afin de leur faire accepter une prétendue amitié arabo-européenne… Il fallut plus de 30 années de rabâchage incessant pour que l’ensemble des pays européens finirent par désigner Israël comme l’ennemi mettant en péril la paix dans le Monde. Vaste fumisterie quand on sait qu’Israël est un minuscule pays d’une surface représentant deux départements français et comptant 7 millions d’habitants, bien moins que la région parisienne. En comparaison les 57 pays musulmans représentent plus d’un milliard d’êtres humains…

Mais qu’importe l’absurdité, qu’importe la vérité historique et la morale, l’Europe s’est totalement soumise à la politique de l’OCI en condamnant Israël et les USA. Tout était planifié et clairement exposé dans le fameux Dialogue Euro-Arabe, c’était même l’une des principales exigences arabes pour continuer à avoir du pétrole à un prix « modéré »…

Là encore, le chantage des pays Arabes n’était qu’une grande escroquerie mais l’Europe avec la France en tête décidèrent d’y céder: en effet, les pays Arabes étaient tous totalement dépendants de l’Europe pour toutes les matières premières et industrielles, il eut été facile de refuser ce chantage au pétrole, les pays Arabes auraient très vite été asphyxiés…

Quelques pays refusèrent comme le Danemark qui ne souffrit d’aucune pénurie de pétrole ! Israël, le pays le plus détesté du Monde Arabe, ne souffrit jamais de pénurie de pétrole non plus… Mais la France poussant une partie de l’Europe préféra se rallier à la politique Arabe, espérant vendre des armes, des avions, des usines…

C’était là aussi sans compter sans l’influence soviétique qui s’étendait sur l’ensemble du Monde Arabe et ce sont les chars et les avions russes qui furent achetés par nos nouveaux amis arabes… L’échec le plus sanglant de cette politique arabe fût le Rafale qui ne s’est jamais vendu à nos « amis »… Idem pour le char Leclerc.

En revanche, le Dialogue Euro-Arabe prévoyait la délocalisation d’une partie de nos industries vers le Maghreb: cela fût appelé « échange technologique »… En fait d’échange, la France délocalisa toute son industrie textile au Maghreb, puis une partie de son industrie automobile. Aujourd’hui pratiquement tous les « call centers » se trouvent au Maghreb et ainsi que beaucoup d’usines françaises… La France perdit ainsi plusieurs millions d’emplois au profit de nos « amis » arabes.

Pire encore, l’Europe dût accepter les flux migratoires en provenance des pays arabes de population n’ayant aucune formation, ne parlant pas ou peu les langues européennes, mais venant en Europe pour bénéficier de nos systèmes sociaux. Là encore, le Dialogue Euro-Arabe avait prévu tout cela…

Aujourd’hui l’Europe se réveille et les peuples européens prennent conscience que leurs dirigeants ont pris des décisions graves de conséquences qui non seulement hypothèques l’équilibre de nos systèmes sociaux mais changent radicalement notre civilisation en voulant nous imposer une culture issue de l’Islam et de la Charia.

Déjà plusieurs dirigeants européens ont constaté l’échec du multiculturalisme. Certains pays comme la Hollande prennent des dispositions pour stopper net les flux migratoires et le développement de l’Islam.

De nouveaux mouvements, qualifiés dédaigneusement de « populistes » voir d’extrême droite par l’intelligensia complètement acquise à Eurabia, apparaissent un peu partout en Europe. Ces divers mouvements sont pour la plus part anti-charia, pour une préférence européenne, mais aussi antiraciste, libéraux, pro-isréaliens et pro-atlantiste.
Ils sont bien loin du Front National et de l’extrême droite française qui prônent un replis sur soi, plus d’interventionnisme de l’Etat, un anti-américanisme primaire et, sous l’influence d’un Alain Soral antisioniste notoire, continue à croire en la « politique arabe de la France »…

L’une des initiatives les plus intéressantes de ces nouveaux mouvements anti-charia est la « Déclaration de Bruxelles 2012″ dont vous pourrez lire l’intégralité ci dessous.

Cette déclaration est une première pierre d’une nouvelle Europe des peuples qui rappellent leur attachement à nos valeurs judéo-chrétiennes qui ont données naissances à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et qui refusent toute compromission et toute entente avec les pays de l’OCI qui n’ont pour seul but que d’imposer la Charia et l’Islam dans le Monde entier.

Ce pourrait bien être la fin d’Eurabia qui prend forme…

Reproduction autorisée et vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
Jean-Marc MOSKOWICZ - © www.Europe-Israel.org et www.Israel-Flash.com

Écrit par : Pierre NOËL | 16 août 2012

assad bombarde des villages le long de la frontière turque !!!!

Écrit par : Corto | 16 août 2012

@ pierre NOËL

"Le Dialogue Euro-Arabe avait même prévu qu’il fallait rallier les intellectuels, les artistes, les journalistes et les médias afin de préparer les populations européennes à l’acceptation de l’Islam."

pas de probléme avec ces gens là pour faire avancer la cause arabe, ils marchent à fond.

Écrit par : leclercq | 16 août 2012

Homme Libre,

Moi je suis connardhophobe et fier de l'être. Magrébins, Allemand, Suédois, Italien rien à foutre. Nos cons nous font déjà assez chier comme ça alors les cons des autre pays non merci!

En Suisse dans les années 80 nous avions beaucoup d Égyptiens, Libyens Saoudiens etc. Ils étaient journalistes, princes, diplomates etc. En bref des gens bien qui avaient une vraie culture qui complémentait la nôtre. Pas comme ces pauvres types sans culture, sans éducation, sans manières, sans respect et sans classe ! Des connards chez eux donc des connards chez nous ! Homme libre, ne nous ramener pas l’Andalousie, la contribution de l’Islam etc, ce n’est pas pertinent.

Ne defender pas des cons qui n’hésiteraient pas à harceler voir agresser votre fille si vous en avez une! Ou peut-être votre femme qui sait ? N’essayer pas de nous dire que la pauvre Sophie ne devrait pas se promener seul dans ces quartiers avec une jupe qui lui arrive au-dessous des genoux (quel crime!).

Non ! ses pauvres types ne sont pas des victimes du racisme. La seul victime c’est belle est bien Sophie Peteers (et le couple homos qui a dû se faire la malle). Et si racisme il y a, c’est bel et bien de la connardhophobie . Et oui, les cons que nous voyons a l’écran sont des arabes et alors? Pas des Malaysien musulman (c’est une culture bien différente) je précise, alors pas d’argument à la con sur d’Islamophobie SVP.

Malheureusement pour Sophie les arabes que nous voyons dans ce documentaire ne sont pas les arabes que nous avions à Genève dans les années 80. L’Europe ne devrait pas avoir honte d’avoir une immigration choisie pour éviter au maximum les cons dans ce genre qui nous pourrissent la vie de tous les jours (d’où qu’ils viennent !). Pas de vrai métier ou de licence donc pas de visa ! Des analphabètes sans culture et violent chez eux ne peuvent pas contribuer à une meilleure société chez nous. En plus se sont même pas des refugiés humanitaires, donc pas d’excuses, les cons dehors !

Homme Libre aimez-vous a ce point ces cons pour les defendre?

Écrit par : droitdereponse1 | 16 août 2012

@ droit de réponse

Vous avez une drôle de manière de vous exprimer sur le blog de HL. Avec des gens comme vous, la démocratie est en danger. On peut ne pas être d'accord, soit, mais les explications et les arguments sans une "atmosphère sympathique" suffisent aux gens civilisés pour la compréhension.

Vous n'êtes pas digne d'être -invité- à commenter sur ce blog ou d'autres comme vous se permettent bien des choses, qu'ils ne permettraient pas sur leur blog.

Votre message en est réduit qu'à sa plus simple expression.

Écrit par : Pierre NOËL | 16 août 2012

Si le ton de droitderéponse n'invite pas au dialogue, il pose une question. Puis-je dire sur la base d'un acte ou d'un comportement qu'un c*n est c*n, même s'il est juif, abbé, ministre ou noir ? Madoff est juif, les prisons françaises ont une proportion élevée de pensionnaires maghrébins, l'église collectionne les cas de pédophilie, etc...

En d'autres termes, dois-je m'abstenir de dénoncer Madoff parce que cela pourrait être pris pour de l'antisémitisme, dois-je m'abstenir de dire que les maghrébins sont nombreux dans les prisons au risque de me faire traiter d'anti-musulmans ou dois-je me taire sur la pédophilie de quelques prêtres pour ne pas nuire à l'honorable église ?

Où commence le racisme ? C'est à cause de l'absence de frontières claires dans le concept populaire de racisme qu'on en vient à s'interdire de parler de certains faits. Le débat dans ce blog en est une intéressante illustration.

Écrit par : archi-bald | 16 août 2012

Le mot "dialogue" convient pour échanger de manière sympathique, cultivée non obligatoire, cette façon d'être, exclut* les adeptes de la communication de charretier.

Comme la loi de 1905, le mot raciste est devenu erroné. Critiquer les religions et leurs adeptes est une obligation au 21ème siècle.

* normalement ils s'excluent eux mêmes.

Écrit par : Pierre NOËL | 16 août 2012

"le mot "raciste" dans sa définition est devenu erroné..."

Écrit par : Pierre NOËL | 16 août 2012

Pierre est l' exemple même du racisme avec ses généralités.

Écrit par : kasilar | 16 août 2012

Kasilar, et si tu allait massacrer quelques chiites ?

Écrit par : Corto | 16 août 2012

Oui avec des femmes et enfants en guise de dessert nyaaarkkk

Écrit par : kasilar | 16 août 2012

C'est vrai qu'y a pas que les maghrébins qui sont lourds et mauvais dans ces dragues sauvages.

(ps : j'en suis un de maghrébin de France)

Mais c'est une réalité, c'est un peu comme au bled, la pauvreté, le fait que les maghrébines sont inaccessibles par ceux-là même qui draguent, le non accès à la vie sociale et économique, tout ça crée de la misère sexuelle effroyable, j'en parle un peu dans mon blog, et surtout dans un livre que je suis en train d'écrire.

Du coup c'est vrai que c'est rebutant mais voilà, tant que les maghrébins n'auront pas traité leurs problèmes entre eux ils en créeront beaucoup avec les blancs, Blancs qui d'ailleurs outre ces malheureuses altercations savent aussi se prémunir et les traiter comme il se doit dans la machine économique. Mais je répète, c'est normal, le problème vient de nous même à la base.

Écrit par : Red Le Chacal | 21 août 2012

@ Red le Chacal

Il faut que tu développes ton point de vue en toute liberté. Merci.

Écrit par : Pierre NOËL | 21 août 2012

Pierre, c'est encore une manière de ce faire victimiser et ensuite entrer dans le jeux "social" bien chrétien et sacrificiel, Red, les chrétiens s'apitoient vers une idole sacrifiée et les musulmans se sacrifie pour une idole "grande" et "puissante", mais tous les deux meurent et tuent pour des idoles, alors ne faite pas celui qui fait son mea-culpa, s'en ait pas un, c'est une ruse grossière qui marche avec des socialistes en quête de voies, pas avec Corto !!!

Écrit par : Corto | 21 août 2012

Corto, peut être a-t-il un message qui diffère de ceux que nous connaissons?

Écrit par : Pierre NOËL | 21 août 2012

Pour ça Pierre, faudrait-il encore débattre, là je ne fait que reprendre des thèmes au premier degré !

Par contre, je ne sais pas, mais il faudrait au moins que je me relise, c'est affreux !!

Écrit par : Corto | 21 août 2012

Corto et pierre sincèrement qu' est-ce que vous b.....z de vos journées ?
J' ai l' impression que vous passez votre vie sur tdg. J' ai bon ?

Écrit par : kasilar | 21 août 2012

Ce blog devient de plus en plus « amusant » pour ceux qui veulent insulter la Femme à longueur d’année !
Peut-être figurera-t-il dans les annales.

Écrit par : Benoît Marquis | 22 août 2012

Belgique : les autorités préoccupées par le fondamentalisme islamique dans les écoles (ministre de la Justice)
Les autorités belges sont préoccupées par la propagande du wahhabisme dans une dizaine d'écoles "où l'on enseigne la langue arabe et une version radicale de la religion islamique", ont annoncé mardi les médias belges, se référant à la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom. Selon elle, ces écoles sont financées avec des fonds provenant d'Arabie saoudite. La Sûreté de l'Etat estime que ces écoles constituent un problème "dans le contexte de la lutte contre le radicalisme", souligne le journal La Dernière Heure, citant la ministre. Les islamistes radicaux ont intensifié leurs activités en Belgique. Début juin, ils ont organisé des troubles dans la commune de Molenbeek-Saint-Jean, à Bruxelles, en réponse à l'interpellation d'une jeune femme portant un niqab. Quelques jours après, un Français musulman de 53 ans a blessé deux policiers avec un couteau dans le métro de Bruxelles. L'intéressé a avoué être spécialement venu de Paris pour "attaquer la police et venger le gouvernement belge qui a interdit le port de la burqa". Le chef de la Sûreté de l'Etat, Alain Winants, a proposé d'interdire le mouvement islamiste radical Sharia4Belgium en Belgique.

Écrit par : Corto | 22 août 2012

Pierre-Noel,

Arrêtez l’auto flagellation!

Vous me parlez de démocratie alors que mon opinion est telle que je n’aurais pas le droit de dire qu’un abrutit est un abrutit (quel que soit sa religion). N’ai-je pas le droit de dire que nos cons nous emmerdent assez comme ça et que les cons des autres pays n’enrichissent pas notre société ? Non ! ce n’est pas raciste de dire qu’une immigration en parti choisi (pas par pays mais par profession – ce qui est au antipode de ce que dis l’extrême droite) attenue ce genre de problèmes. Regarder l’Australie, il y fait bon vivre, les gens d’où ils viennent sont fière d’avoir été accepté.

C’est vrai, j’aurais pu avoir la parole un peu moins franche, mais j’ai été sidéré par le procès d’intention d’homme libre envers Sophie Peteers alors que clairement, sans ambiguïté la victime est bel et bien cette jeune femme qui a pour crime de se promener dans la rue toute seul. Ce ne sont pas ces magrébins qui sont pauvre, bêtes, sans culture et pas éduquer qui sont des victimes de nos sociétés. Ces sont ces abrutit (et dieux sait combien il y en a en Europe) qui stigmatise l’ensemble de la communauté magrébine/arabe, pas nous !

Un pote Tunisien de Marseille y a pas longtemps c’est fait traiter de sale Français (et oui par a maghrébin !) par ce genre de cons. Il était mort de rire mais il en a aussi marre de ce genre de types qui le stigmatise lui.

Quant au type qui propose à Sophie d’aller tirer un coup, il mériterait une belle claque. Mais nous le savons, cella ce se serait très mal passé pour cette jeune femme. Je le dis et redis, si cette personne était votre fille, femme ou sœur (qui je l’ajoute aurait pu sortir traumatiser de cette expérience jusqu’à ne plus vouloir sortir seul) que diriez-vous? Non je ne peux pas dire que ce genre de types sont des cons car cela risquerait de stigmatiser l’ensemble des maghrébins ? Imaginer si quelqu’un avait osé dire ça a la sœur de de pauvre gars ? Imaginer l’affront a l’honneur (lequel est bien évidement à sens unique – je t’insulte mais ne m’insulte pas) ?

Maintenant imaginer qu’une Thaïlandaise filme les beaufs a la cabu pervers Suisse en Thaïlande pour montrer à quel point la situation est infernal pour la population locale. Est-ce que quelqu’un oserait dire que cette Thaïlandaise essaye de stigmatiser ces pauvres Suisses ? La personne qui oserait dire une chose pareille passerait pour un abrutit. Car tout le monde sait qu’ils sont notre honte nationale.

Eh oui, on peut être pauvre, bête et maghrébins (et non pas maghrébins donc pauvre et bête grande différence) et ne pas être une victime mais bel et bien le bourreau

Bonne soirée.

A+

Écrit par : droitderponse1 | 22 août 2012

droitderponse1, vous reprenez exactement les mêmes arguments que j'ai exposé au début de ce blog ou le précédent sur le sujet fait par HL !!

Maintenant vous posez la question ? si c'était votre "votre fille, femme ou sœur", pourquoi, si ce n'est pas votre fille, femme ou sœur vous vous en tapez, ça résonne un peu arabe comme argument !!!

Écrit par : Corto | 22 août 2012

@ Benoît:

C'est votre remarque qui va rester dans les annales. Lire de manière aussi sélective et ne relever que quelques remarques sans tenter d'en comprendre le fond, on atteint un bon niveau de déculturation, là.

Dans ce billet les hommes en prennent beaucoup pour leur grade. Spécialement les maghrébins, dont il ne s'agit pas de dire qu'ils ne sont pas en cause, mais dont on ne saurait généraliser, et surtout à partir d'un document qui n'est fait que pour attiser le feu et qui à mon avis vire au racisme.

Je comprends que le racisme, soit la stigmatisation dénigrante d'une communauté partageant une même origine ne vous dérange pas.

A part ce billet ce blog parle de beaucoup de choses différente. Mais il s'emploie aussi à déconstruire le stéréotype qui se met en place (hommes bourreaux - femmes victimes) et le dénigrement contre les hommes. J'y défends aussi des femmes, régulièrement.

Il ne s'agit donc pas d'insulter les femmes comme vous l'écrivez avec beaucoup de mauvaise foi, mais de déconstruire un certain langage sur les hommes porté par un féminisme politique qui pollue la société.

Si vous considérez que critiquer des femmes c'est les insulter, il faudra refaire vos classes. A moins que vous ne soyez vous aussi contaminé par l'interdit de critique sur les femmes? C'est vrai que l'enquête de l'ENVEFF en 2000 avait déjà classé la critique (vestimentaire par exemple) dans la violence conjugale...

Au fait, si vous voulez voir un site qui insulte les hommes, faites le tour, il y en a.

Écrit par : hommelibre | 22 août 2012

"à partir d'un document qui n'est fait que pour attiser le feu et qui à mon avis vire au racisme"

Je comprend votre crainte, car il serait dangereux de faire des amalgames, mais je crains également que vous vous trompiez, car, quelles sont les voies qui s'élèvent au nom de la communauté musulmane pour dénoncer les abus commis envers tant les femmes que la société européenne dans cette forme de confrontation !

Egalement, vous qui lisez certaines interprétations du Coran lorsque Kasilar vous le suggère, lisez les surates 29, 31, 44, c'est disponible sur le net , sans parlez des hadiths qui elles vont beaucoup plus loin dans l'atrocité !!

Autre point, le rôle minimisant des médias face aux atrocités pratiquées dans le monde arabe et la similarité de certains comportement observés en Europe et en Suisse, l'affaire Merah et tant d'autres !!

Ne pas dénoncer ces comportements intolérables et intolérants, c'est encore plus raciste que ce vous "dénoncez" !!

Écrit par : Corto | 22 août 2012

"Je comprends que le racisme, soit la stigmatisation dénigrante d'une communauté partageant une même origine ne vous dérange pas."

il est vrai que l'on peut appeler cette généralisation du racisme.

c'est aussi à la mode de traquer le racisme par les temps qui courrent.

extrait des "yeux grands fermés" de michéle Tribalat.

"La prudence est de rigueur, d'autant que le racisme est présenté comme une maladie capable de frapper aveu-glément sans que les nouveaux malades soient toujours conscients de leur affection nouvelle. Ils sont, en quelque sorte racistes « à l'insu de leur plein gré ». Tout homme bien portant est peut-être un malade qui s'ignore1. La vigilance s'impose donc tous azimuts et détruit la confiance minimum nécessaire à un débat sain. Tout homme apparemment en bonne santé doit faire la preuve en permanence de son innocuité et donner les gages suf-fisants pour détourner le soupçon. Par principe de pré-caution, à la moindre toux, on suspecte le patient d'être atteint de la grippe. La chasse au suspect est devenue un sport prisé, avec l'avantage non négligeable de fournir la preuve la plus crédible que l'on n'est pas atteint soi-même. C'est un peu la rhinocérite à l'envers : il faut trouver des cornes à ses voisins. Cela fait des années que cette chasse empoisonne le débat français et handicape ce pays. Cette rhinocérite fait le bonheur des médias, mais gangrène les sciences sociales. Les chercheurs et les experts sont eux-mêmes, quelquefois, trop occupés à se prémunir de la sus¬picion, y compris, le cas échéant, en dénonçant leurs petits camarades, quand ils ne le sont pas à redresser l'opinion publique, pensant ainsi faire œuvre utile.
Telles sont les armes puissantes d'une nouvelle uto¬pie progressiste, mais profondément obscurantiste, que Pierre-André Taguieff a vertement critiquée sous l'appel-lation d'« immigrationnisme1 ». Il y voyait, lui aussi, une méfiance à l'égard de la connaissance : « Si l'immigration est un bien commun de l'humanité, il faut la favoriser par tous les moyens. Vouloir par exemple la connaître selon des méthodes scientifiques, en formulant des distinctions conceptuelles consistantes et en établissant des statisti¬ques fiables, c'est déjà manifester une défiance coupable à l'égard de ce qui doit être globalement accepté, les yeux fermés. Pour la belle âme immigrationniste, le devoir d'accueil sans réserve implique une obligation de mécon-naissance. L'ignorance ou la connaissance vague devient une preuve de bonne disposition vis-à-vis des flux migra-toires. L'acteur politique ne peut être qu'un spectateur qui applaudit au réjouissant spectacle, quitte à en facili¬ter le déroulement. »
Ce que manque, à mon avis, l'article de Pierre-André Taguieff, c'est la prise en compte des intérêts de classe des promoteurs et des croyants à ce nouveau progres¬sisme. Certes, en détenant l'arme absolue — l'accusation de racisme —, ils renforcent leur « pouvoir symbolique ». Mais faire peur et empêcher tout débat sur les effets réels de l'immigration a l'énorme avantage d'éviter de dévoi¬ler ses intérêts propres. S'il y a dépolitisation, comme le souligne justement Pierre-André Taguieff, c'est aussi en ce sens. Une société qui ne peut identifier les inté¬rêts contradictoires des groupes sociaux ne se donne pas les moyens de procéder à des arbitrages politiques transparents, susceptibles d'être sanctionnés par les élec-
teurs. Or des intérêts de classe existent bel et bien sur la question de l'immigration puisque ce sont les salaires des moins dotés en qualifications qui sont pénalisés par l'immigration telle qu'elle est aujourd'hui, ne seraient-ce que ceux des immigrés de plus longue date, alors que les employeurs et les salariés qui ont les moyens de profiter des divers services rendus par les immigrants — garde d'enfants, repas, ménage notamment — sont les béné-ficiaires. Ces derniers ont les idées d'autant plus larges qu'ils n'ont pas à supporter le voisinage des nouveaux venus. L'utopie aux mains pures que dénonce Pierre-André Taguieff est donc aussi un habile camouflage des intérêts de classe car, comme l'écrit George J. Bor-jas, le débat sur l'immigration oppose les perdants et les gagnants. «L'immigration modifie la répartition du gâteau économique et cet indéniable constat a beau¬coup à voir avec le fait que certains sont favorables à une forte immigration quand d'autres cherchent à la réduire ou à l'arrêter1.» On comprend pourquoi ces utopistes ne sont guère pressés de voir se développer des études sérieuses sur ce sujet et, quand elles existent, préfèrent faire silence un certain temps avant de reprendre l'an¬tienne. C'est ce qui est arrivé au rapport de Gilles Saint-Paul en mai 2009 qui n'a eu aucun écho dans la presse. Les médias avaient pourtant là l'occasion de fustiger la politique migratoire de Nicolas Sarkozy, occasion qu'ils laissent rarement passer. Mais ils ne l'ont pas fait parce que ce rapport remettait aussi en cause, comme celui de la Chambre des lords en 2008, le postulat des besoins économiques en travailleurs immigrés et la gestion éta¬tique de ces soi-disant besoins qui aggrave la segmenta-tion du marché du travail, au profit des salariés protégés. Les médias n'ont donc pas un goût très prononcé pour la vérité et restent tétanisés par l'injonction de ne pas favo-riser le racisme en risquant une remise en cause des ver¬tus de l'immigration. Le pouvoir politique, destinataire du rapport, n'a pas été plus bavard sur ce rapport, dont il ne tenait pas non plus à ébruiter les conclusions. Il pré¬fère, lui aussi, le discours mettant en valeur les atouts de l'immigration, même si ce discours renforce la légi¬timité des revendications en faveur d'une politique plus libérale. Ces revendications lui permettent d'afficher, par contraste, une certaine fermeté qui plaît à une partie de l'électorat, quand le discours vantant les mérites de l'im-migration offre l'habillage d'une certaine impuissance politique."

Écrit par : leclercq | 23 août 2012

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Traquer les pensées racistes Les sondages de la CNCDH
L'antiracisme dominant a bien déclaré la guerre au racisme introuvable (parce que indéclaré), une guerre aussi absolue qu'impuissante, car il ne vit que de sup¬poser l'existence de son ennemi désigné, et, n'ayant nul intérêt à la disparition de ce dernier, ne peut qu'éviter d'agir sur les causes réelles de ce qu'il prétend combattre. Simulacre de guerre paré des prestiges du «combat pour l'homme».
Pierre-André Taguieff1
La CNCDH actuelle trouve son origine dans la com-mission consultative pour la codification du droit inter¬national et la définition des droits et devoirs des États et des droits de l'homme créée en 1947, présidée par René Cassin, et qui a contribué à la rédaction de la Déclara¬tion universelle des droits de l'homme adoptée à Paris en 1948. Relais national de la Commission des droits de l'homme des Nations unies, sa compétence internationale s'est étendue au plan national lorsqu'elle a été rattachée, en 1986, au secrétariat des droits de l'homme auprès du
Premier ministre. En 1989, elle a dépendu directement du Premier ministre et bénéficié de la faculté d'autosai-sine. De moins en moins souvent saisie par le gouverne¬ment, c'est cette autosaisine qui justifie en grande partie aujourd'hui les travaux de la CNCDH.
Le vote, en juillet 1990, de la loi Gayssot réprimant le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie a été l'occa¬sion pour la commission de se voir attribuer la rédaction d'un rapport annuel sur le sujet. C'est dans le cadre de ce rapport qu'ont été ensuite menés les sondages sur le racisme réalisés presque chaque année. Les prérogati¬ves de la commission ont été progressivement étendues jusqu'à la loi du 5 mars 2007, adoptée à l'unanimité par le Parlement, qui a réformé ses statuts en conformité avec les exigences des Nations unies pour l'accréditation des institutions nationales1 et le décret du 26 juillet 2007. « Conformément à la loi du 5 mars 2007 et au décret du 26 juillet 2007, la compétence de la commission s'étend à la totalité du champ des droits de l'homme : libertés
individuelles, civiles et politiques ; droits économiques, sociaux et culturels ; domaines nouveaux ouverts par les progrès sociaux, scientifiques et techniques, ainsi qu'à l'action et au droit humanitaires1.» En 1947, du temps de René Cassin, la commission comprenait dix mem¬bres. Elle en comptait un peu plus de cent dans l'avant-dernière commission, avec force ONG, syndicats, mais aussi des personnalités qualifiées (religieuses, universitai¬res, etc.). La commission a vu ses membres renouvelés le 1er avril 2009, après quelques mois de vacance, l'ancienne commission ayant terminé son mandat le 8 novembre 2008. Les membres sont désormais moins nombreux : trente représentants d'ONG (avec autant de suppléants), trente personnalités qualifiées, auxquels il faut ajouter le médiateur de la République, une personne nommée par le président de l'Assemblée nationale, une autre par le président du Sénat et une autre par le Conseil économi¬que et social. Soit soixante-quatre membres au total. : La commission n'a pas eu, officiellement, d'activité entre le 8 novembre 2008 et le 1er avril 2009. La remise du rapport annuel 2008 au Premier ministre par l'an¬cien président Joël Thoraval le 3 avril 2009 est donc, pour le moins, surprenante. Quel est le statut du rapport puisque la commission n'a pas pu se prononcer sur son contenu? Elle n'avait d'ailleurs aucune légitimité à le faire puisqu'elle n'existait plus après le 8 novembre. Les derniers votes en assemblée plénière, avant le 8 novem-bre donc, ont porté sur le sommaire et, d'une étrange manière, sur le maintien du sondage, alors que ce point ne figurait pas à l'ordre du jour et que la reconduite du sondage avait été repoussée à l'unanimité par la sous-commission Sondage. Le vote a donné 27 voix pour et 27 voix contre. C'est grâce à la voix prépondérante du président que le sondage a été maintenu, contre l'avis unanime de la sous-commission spécialisée. Il est pour le moins étonnant de voir se développer de telles pratiques à l'intérieur d'une institution qui ne peut faire la leçon à la société qu'à la condition d'être irréprochable.
Le sondage a donc été l'enjeu d'une bataille interne qui n'est peut-être pas terminée. Il a, par le passé, déjà reçu des critiques1. J'avais moi-même manifesté mes réti¬cences lors d'une audition en 2004. Plus récemment, des critiques sont venues de l'intérieur de la commission. Des membres se sont interrogés sur la poursuite du son¬dage, ce qui m'a valu d'être auditionnée à nouveau2 en juillet 2008 par la sous-commission Sondages. Les tra¬vaux de cette sous-commission l'avaient amenée à déci¬der la non-reconduction du sondage.
C'est du rapport annuel sur le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie dont il sera question ici et tout parti-culièrement du sondage annuel réalisé par un institut de sondage privé, le CSA, depuis 2005. Ma réflexion est ali-mentée par le travail de préparation de ces auditions.
Un stéréotype, même positif, reste une idée toute faite
Il m'a semblé d'abord que cette commission, toute préoccupée à exercer sa vigilance vis-à-vis de la société française, manquait parfois de vigilance vis-à-vis d'elle-même. C'est le problème posé par toute institution pla¬cée en surplomb. Les membres de la commission seraient ainsi miraculeusement épargnés par le travers du stéréo¬type qu'ils traquent inlassablement chez les autres. À
partir du moment où elle œuvre dans le camp du bien, la commission peut se croire à l'abri des défauts humains les plus courants. Cette absence de vigilance sur son pro¬pre discours l'amène à exclure les bons sentiments dans la fabrication des stéréotypes. Or, on peut développer des stéréotypes négatifs, mais aussi positifs. Les deux types de stéréotypes peuvent d'ailleurs être repris de façon routinière sans forcément mobiliser de sentiment particulier. Les premiers, les négatifs, sont plus souvent dénoncés quand les seconds passent généralement ina¬perçus. Dans les deux cas, le stéréotype est une opinion toute faite. C'est-à-dire une opinion qui ne s'instruit pas de la réalité, elle-même changeante et complexe. La dénonciation des stéréotypes dépréciatifs peut conduire, en l'absence de connaissance précise, à recourir à des stéréotypes motivés par une bonne intention visant à positiver l'image des victimes des stéréotypes négatifs.
En 2003, le rapport consacrait un chapitre à l'intolé¬rance et aux violences à l'égard de l'islam dans la société française. La sollicitude vis-à-vis des victimes amenait la commission à émettre des points de vue ou des recom-mandations peu informés. Ainsi le rapport déplorait, page 197, que les associations musulmanes soient le plus souvent des associations selon la loi de 1901 et non selon la loi de 1905 et se trouvent ainsi «privées» de leurs droits. Il recommandait au préfet d'informer les associa¬tions en gestation de la possibilité de bénéficier de la loi de 1905 pourvu qu'elles séparent les activités culturel¬les des activités cultuelles et concluait que ce qui faisait problème ce n'était «pas tant le conflit avec la laïcité que le manque de dynamisme et le retard pris par les pou¬voirs publics pour assurer l'égalité de traitement1 ». Il n'est pas venu à l'esprit de cette éminente assemblée que ces associations pouvaient préférer, en toute connaissance
de cause, surtout lorsqu'elles n'étaient pas propriétaires des lieux, bénéficier de la souplesse de la loi de 1901 qui autorise le mélange des genres. Pourtant, le 2 juillet 1998, le président de l'Association culturelle des musulmans de Bobigny répondait ceci à M. Birsinger qui l'avait incitée à se déclarer en loi de 1905 : « Vous avez semblé surpris du caractère "culturel" de notre association tout en sug¬gérant de nous transformer en association loi de 1905. Ce n'est pas notre intention actuellement. Notre association s'aligne sur les dispositions de la loi de 1901 qui nous garantissent la liberté d'organiser les activités d'éducation et d'animation ainsi que la possibilité d'assumer les prati¬ques culturelles de notre religion1.» L'association en for¬mation accompagnait sa lettre au maire de Bobigny d'une bibliographie se référant notamment à la loi du 20 jan¬vier 1907 qu'elle connaissait parfaitement. Où le bon cœur peut être une forme d'aveuglement. La commission consultative devrait, au contraire, se trouver au-dessus de la mêlée et peser prudemment les arguments.
Page 201 du rapport, la commission évoquait les pro¬pos antisémites de Mohamed Mahathir, Premier minis¬tre de Malaisie, lors de la réunion de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) du 16 octobre 2003 sur « les Juifs qui dirigent le monde par procuration », pro¬pos qui n'avaient soulevé aucune désapprobation de la part des participants. La commission attribuait cette absence de réaction à « la passivité des représentants de pays musulmans présents dans la salle, voire l'approba¬tion tacite de certains2 ». La réaction des représentants de l'OCI méritait mieux que cette explication convenue. La commission ne s'est pas cru obligée de préciser que cette organisation appelait en 2003 à mettre fin aux cam¬pagnes, qu'elle jugeait injustifiées, lancées par des ONG,
contre certains États, pour leur demander d'abroger les peines et sanctions prévues par la charia. La CNCDH aurait pu, par exemple, s'interroger sur la Déclaration islamique des droits de l'homme de 1990 signée par les pays de l'OCI, en flagrante contradiction avec celle de 1948. Dans son article 2.a sur le droit à la liberté, elle déclare que «l'homme est né libre. Aucune restriction ne doit être apportée à son droit à la liberté, sauf sous l'autorité et l'application normale de la Loi [traduction française de charia]1». Elle aurait aussi pu se demander pourquoi l'OCI finançait, en novembre 1998, à hauteur d'un demi-million de dollars, un séminaire des Nations unies à Genève intitulé « Enrichissement de l'universa¬lité des droits de l'homme : des perspectives islamiques de la Déclaration universelle des droits de l'homme ».
Lorsque la commission écrit que Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix en 2003, «rappelle que le Coran est com-patible avec les droits de l'homme2 », elle a l'air d'énoncer une évidence qui ne mérite que d'être rappelée. Il n'est pas sûr que la lecture du Coran pratiquée par les États mem-bres de l'OCI soit celle invoquée par Shirin Ebadi.
Le souci constant de dénoncer les stéréotypes à l'égard de l'islam amène la commission à se contredire. Page 183, elle reprend la définition extensive de Michel Reeber : : « à la fois religion, mode de vie, projet communautaire et culture». Mais lorsque, page 202, elle en vient au sta¬tut des femmes, elle souligne que, dans les aspects qui, je cite, «semblent traduire une idéologie réactionnaire et antinomique avec les valeurs et la réalité françaises », « il est parfois difficile de démêler ce qui tient de la tradition culturelle et de l'obligation religieuse ».
Nous sommes tous susceptibles de sauter sur un argu-ment facile, pourvu qu'il présente un caractère exemplaire.
La commission n'échappe pas à ce travers bien commun. Mais c'est plus grave pour elle que pour tout autre, car elle est censée se situer au-dessus de la mêlée. C'est le cas lorsqu'elle évoque la destruction de la salle de prière de Charvieu-Chavagneux comme étant exemplaire de l'hos-tilité des autorités dans les années 19801 alors qu'un juge-ment a innocenté le maire en 1991. L'honnêteté voudrait que l'on rappelle que la salle de prière était hébergée dans un local municipal, mis à la disposition par la mairie, et que c'est par erreur que l'entreprise chargée de démolir une aile du bâtiment s'est attaquée au local où se trou¬vait le lieu de prière. Je m'interroge toujours sur la répu¬gnance à raconter l'histoire jusqu'au bout. Peut-être faut-il y voir l'attrait pour la fiction relevé par John Ford lorsqu'il faisait dire à Maxwell Scott, journaliste à Shinbone, dans L'homme qui tua Liberty Valance : « When the legend becomes facts, print the legend2. »
n Un rempart contre ce type d'excès réside dans le souci du réel. L'idée que toute appréciation négative d'un fait se rapportant à l'immigration est forcément erronée et révélatrice de sentiments mauvais qu'il suffirait de dénoncer est d'un simplisme effrayant qui ne laisse pas place au réel. Dans ses sondages, la CNCDH a réglé la question du rapport au réel en le congédiant purement et simplement. Dans la mesure où elle pose des questions auxquelles les réponses ne sont connues de personne, l'appréciation des réponses ne peut être que d'ordre moral. La critique qui suit se fondera sur les question¬naires de 2006 et de 20073. Ce dernier a été expurgé des
questions les plus douteuses de l'année précédente. Mais de nombreuses questions et interprétations des réponses au questionnaire de 2007 restent fort problématiques par leur effet déréalisant.
Un sondage à visée moralisante et sans cible explicite
Tout d'abord, le défaut principal de ce sondage est qu'il est censé s'adresser à tout le monde, les victimes poten¬tielles du racisme comprises, mais qu'il s'adresse surtout aux racistes potentiels. D'où le flou étrange de la cible car s'adresser à ces derniers suppose que l'on soit en mesure d'en faire l'inventaire, d'établir des quotas et donc de les définir a priori, ce qui, en plus d'être hautement difficile, serait, à n'en pas douter, raciste.
Comme le sondage s'adresse à tout le monde avec les mêmes questions, on peut s'interroger sur ce que va répon¬dre, par exemple, un Gabonais arrivé en France il y a deux ans, à la question de savoir si «en France aujourd'hui on ne se sent plus chez soi comme avant ». Que veut dire comme avant ? Le bon vieux temps d'avant l'immigration maghrébine et africaine? Que pense un père maghré¬bin de la gravité de l'opposition au mariage d'un de ses enfants avec une personne d'origine maghrébine ? Que pense un musulman pratiquant des problèmes posés par ses pratiques ? Ne serait-il pas plus transparent d'adresser ce questionnaire aux personnes qui n'ont pas une origine étrangère ?
Si le sondage est fait pour débusquer les racistes, pourquoi leur demander, comme en 2006, ce qu'ils sont prêts à entreprendre pour lutter eux aussi : « Pour lutter contre le racisme, dites-moi si vous seriez personnelle-ment prêt ou pas à signer des pétitions, boycotter des commerçants ou des entreprises condamnés pour acte
raciste, signaler un comportement raciste à la police, participer à une manifestation, porter un badge ou un signe distinctif affirmant son antiracisme, aider finan¬cièrement une association de lutte contre le racisme, adhérer à une association antiraciste ? » Où l'on retrouve le problème de l'imprécision de la cible. Qu'est-ce qu'un raciste déclaré peut envisager ? Signer une pétition, por¬ter un badge le signalant comme antiraciste, participer à une manifestation, s'inscrire à une association. La question est d'ailleurs peut-être plus sérieuse qu'il n'y paraît si l'on veut bien suivre Timur Kuran pour qui la meilleure façon de se protéger est parfois de dénoncer chez les autres des comportements que l'on a soi-même. Alors, pour un raciste, porter la petite main jaune n'est peut-être pas une si mauvaise idée.
Le problème se pose également quant à l'interprétation des réponses. Les commentateurs confessent d'ailleurs que « même » les interviewés d'origine étrangère ne sont pas exempts de préjugés. Bigre. Pourquoi ne pas consen¬tir à ce que des ethnocentrismes différents ne s'expriment pas de la même manière ? Ce problème n'est pas insur¬montable. Dans certaines enquêtes, les questions posées diffèrent en fonction de l'origine des répondants et l'on s'arrange pour que les questions soient en miroir. C'est le cas de l'enquête menée aux Pays-Bas en avril 1998 (Préjudices and Values of Dutch Citizens) dans laquelle on interroge les enquêtes sur «la partie adverse» : ce que pensent les Néerlandais d'origine des pratiques des musulmans et réciproquement. On s'aperçoit alors que l'hostilité à certaines pratiques culturelles est partagée, mais à l'envers, par les deux parties. Une majorité de Néerlandais d'origine n'aiment pas la manière dont les femmes et les enfants sont traités dans la culture musul¬mane, mais la réciproque est également vraie.

je sais que ces extraits copiés d'un livre ne vonts pas plaire à corto mais je m'en fous de ce qu'il pense !!!!

Écrit par : leclercq | 23 août 2012

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Qu'est-ce qu'être raciste?
Dans les sondages de la CNCDH, dès la deuxième question, on demande aux enquêtes de se prononcer sur le fait de savoir si le racisme est plus ou moins répandu en France à la date de l'enquête. La question se pose de savoir ce que les sondeurs et les sondés entendent par racisme. Il suffit pour s'en persuader de se reporter aux sondages des années 2002,2003 et 2004 dans lesquels une question sur ce sujet était posée aux enquêtes. La question était ouverte et ne se présentait donc pas comme une suite d'items prédéfinis. Une majorité écrasante de l'échantillon déclarait alors que le racisme était un sentiment de rejet à l'égard de groupes divers et variés, le rejet des différences en général. Si le racisme est assimilé à toute irritation à l'égard d'une différence, qui y échappe ? Chaque répon-dant a quelque chose de particulier en tête. Quel est l'inté¬rêt de recueillir ses mauvaises pensées ? Qui n'en a pas ?
Les enquêtes passent donc à confesse. Il est tout à fait étonnant de trouver en fin de rapport un tableau inti¬tulé «renseignements signalétiques des enquêtes» qui donne la répartition des réponses à la question : «En ce qui vous concerne personnellement, diriez-vous de vous-même que vous êtes plutôt raciste, un peu raciste, pas très raciste, pas raciste du tout ? » D'après Le Petit Robert, signalétique veut dire «qui donne un signale¬ment », signalement qui, toujours d'après Le Petit Robert, correspond à la « description physique d'une personne que l'on veut reconnaître ». En quoi l'aveu de racisme, dont le contour est flou, définit-il une population à ce point ? Dans le rapport de 2008, la CNCDH a supprimé, non pas la question, hélas, mais sa qualification de ren¬seignement signalétique, ce qui est un progrès1.
Que signifie être un peu raciste et quelle est la dif-férence entre l'être un peu et l'être pas très? Pour la CNCDH, dans un cas, vous êtes classé raciste et dans l'autre vous échappez à l'étiquette infamante. Qu'attend-on alors du raciste avoué à qui l'on demande s'il estime nécessaire une lutte « vigoureuse » contre le racisme ? Le sondage de 2007 a heureusement épargné aux enquêtes la liste des moyens (une douzaine) de lutte contre le racisme et les discriminations que leur proposait la commission en 2006 et sur laquelle ils devaient se prononcer quant à l'efficacité. En effet, certaines propositions inféraient ce que les sondés devaient tenir pour une évidence. ■*t
Des questions approximatives, des opinions sur des faits inconnus
Lorsqu'on demande aux enquêtes si un traitement impartial des médias serait efficace, c'est que l'on pose une équivalence entre «avec impartialité» et «d'une manière valorisante ». Une information qui ne serait pas valorisante deviendrait-elle partiale ? Lorsqu'on suppose qu'en faisant « mieux connaître les apports sociaux, éco¬nomiques et culturels de l'immigration à notre société » on ferait reculer le racisme et les discriminations, c'est que l'on sous-entend que ces apports sont forcément positifs et que le seul problème est la méconnaissance de cette vérité incontestable. La commission suggérait même qu'une campagne médiatique de lutte contre les préjugés à l'échelle nationale pourrait faire partie des instruments envisageables de lutte contre le racisme et les discrimi-nations. On imagine sans mal cette grande entreprise de redressement moral. On tremble à l'idée que la CNCDH en ait l'initiative. Que sait-elle de précis pour reconnaître un préjugé à coup sûr? Quels sont ceux des sondeurs ?
Comme on mélange ce qui est de l'ordre des senti-
ments, de la pensée, et ce qui est de l'ordre du compor¬tement et des actions, comment interpréter la question demandant aux enquêtes de s'identifier avec la propo¬sition selon laquelle rien ne peut justifier1 les réactions racistes ou avec celle selon laquelle certains compor¬tements peuvent parfois justifier une réaction raciste ? Qu'est-ce qu'une réaction raciste ? Un regard lourd, une marque d'hostilité, le fait de changer de trottoir, de sortir son couteau ?
Dans le sondage, le mélange entre opinion sur des impressions et non sur des faits d'une part et impréci¬sion des termes d'autre part est catastrophique. On refait le monde, mais approximativement. Pourquoi ne pas demander aux enquêtes s'ils pensent que la terre est plate ou ronde ? En fait, les sondeurs semblent avoir une grille normative toute faite sans rapport avec la réalité.
C'est le cas lorsqu'on demande aux enquêtes de se
prononcer pour savoir si les gens du voyage, les musul¬
mans, les Maghrébins, les Asiatiques, les Juifs, les Afri¬
cains, les homosexuels, etc. forment « un groupe à part »
ou un «groupe ouvert aux autres». D'abord, le contraire
d'un groupe ouvert n'est pas un groupe à part mais un
groupe fermé. Du temps de la ségrégation, les Améri¬
cains noirs formaient-ils un groupe à part ou un groupe
fermé aux autres ? Quelle connaissance les enquêteurs et
les enquêtes ont-ils de la situation dans la mesure où les
données sur les appartenances religieuses ou les origines
ethniques sont généralement inaccessibles. Les quelques
études réalisées, avec Bernard Aubry, sur les concentra¬
tions ethniques et les voisinages en France n'ont guère eu •->
d'écho médiatique. *
Que dire par exemple des cadres, si ouverts et si tolé¬rants dans les enquêtes d'opinion et qui préfèrent généra- -lement vivre entre eux et éviter autant que faire se peut les ;
voisins d'origine étrangère ? En l'absence de connaissance établie, tout le monde n'a que des impressions informées par l'expérience personnelle, les récits de seconde main ou les médias. Les réponses aux questions du sondage sont censées mesurer un sentiment de manque d'ouverture de certains « groupes » qui ne dit rien de la réalité mais tout des mauvaises pensées des enquêtes. Le réel n'a là aucune importance, c'est le positionnement en soi qui compte. Comme on ne peut pas donner raison aux sentiments négatifs, quelle qu'en soit l'inspiration, le réel se trouve congédié. On ne s'étonnera pas que l'on ait eu si peu le souci de développer les outils statistiques nécessaires à la connaissance en France si, de toute façon, le sentiment que l'on a des choses prime à ce point.
Il en va de même avec l'appréciation du nombre d'im-migrés en France. Tout d'abord, pour le commun des mortels, l'immigré c'est aussi bien la personne venue de l'étranger s'installer en France que celle née en France de parent(s) immigré(s). Beaucoup d'Européens font d'ailleurs la même confusion avec les termes « migrants » ou «immigrants», y compris dans les instituts de statisti-que et dans les écrits savants. On parle alors de migrants, d'immigrés de deuxième ou troisième génération, ce qui est une absurdité1. Ensuite, la formulation de la ques-tion mérite qu'on la cite entièrement, tant elle est ridi-cule : «D'une manière générale, diriez-vous qu'en France aujourd'hui, le nombre d'immigrés n'est pas assez impor-tant, est trop important, est juste comme il faut, ou qu'il vous est indifférent ? » On suppose que les sondeurs sau-raient nous expliquer à quoi correspond, dans la réalité, la réponse «juste comme il faut».
L'interprétation des réponses à cette question est entièrement normative. Trouver qu'il y a trop d'immi-
grés c'est vilain quelle que soit la réalité vécue, quand le fin du fin est de déclarer qu'il n'y en a pas assez. Il ne peut y avoir un «trop» qui soit objectif dans l'esprit des sondeurs. Pour penser correctement et ne pas se voir taxé d'ethnocentrisme ou de racisme, l'enquêté d'origine française qui réside à Clichy-sous-Bois, La Courneuve ou Aubervilliers, où les trois quarts des jeunes étaient d'origine étrangère en 2005, doit trouver qu'il n'y a pas trop d'immigrés et, si possible, «juste comme il faut» ou, encore mieux, «pas assez». En la circonstance, la personne d'origine étrangère résidant au même endroit fera preuve d'ouverture en déclarant qu'il n'y a pas assez d'immigrés, ce qui peut vouloir dire que ses voisins d'ori¬gine française seraient bien avisés d'aller voir ailleurs.
En 2006, cette question était redoublée à l'échelon local par la question suivante : «D'une manière générale, diriez-vous que, autour de vous, le nombre d'immigrés n'est pas assez important, est trop important, est juste comme il faut, ou qu'il vous est indifférent ? » C'était au moins un niveau d'appréciation en rapport avec l'expérience indi¬viduelle des enquêtes, introduisant donc un élément de réalité, lequel restait, par ailleurs, inconnu. Comment interpréter les réponses à de telles questions quand on ne connaît rien des conditions de vie des enquêtes ?
Interprétations normatives et opinions des sondeurs embarquées dans les questions
Le sondage de 2007 abordait aussi la question de « la diversité » dans différentes institutions ou professions, en coupant l'échantillon en deux pour demander aux enquê¬tes s'ils trouvaient qu'il y avait trop, suffisamment ou pas assez de personnes de couleur, versus d'origine étrangère dans ces institutions. Que veut dire trop ? Est-ce par rap-port au goût des enquêtes ou par rapport à l'idée qu'ils
se font de la réalité ? Les sondeurs n'en savent pas plus que les sondés car ils sont, les uns et les autres, privés de référence nationale et de statistiques sur les origines des personnes travaillant dans les institutions sur lesquelles les sondés doivent se prononcer (personnel politique, télévision, police, services publics et enseignants). Que veut dire «trop» quand on évoque tous les jours dans les médias l'insuffisante présence des personnes de cou¬leur sur le petit écran, parmi les politiques, etc., sinon se déclarer raciste ? Là encore, la grille d'interprétation ne peut être que normative. Le «trop» n'a finalement aucune légitimité, si ce n'est débusquer le raciste.
La question qui se rapporte directement à l'intégra¬tion comprend une opinion «embarquée», présentée comme une évidence. En effet, elle inclut l'avis des son¬deurs, avis qui est bien près du stéréotype, si l'on veut bien admettre qu'un stéréotype est fondé sur une repré¬sentation erronée ou une idée toute faite. Les sondeurs demandent ainsi aux enquêtes de choisir entre les deux options suivantes : 1) Ce sont les personnes d'origine étrangère qui ne se donnent pas les moyens de s'intégrer ; 2) C'est avant tout la société française qui ne donne pas les moyens aux personnes d'origine étrangère de s'in¬tégrer. Cette question présuppose que l'intégration ne fonctionne pas, alors que nous manquons de consensus sur la définition et d'éléments d'observation de la réalité. Les sondeurs ont donc une vue pessimiste qu'ils deman¬dent aux sondés de partager implicitement en choisissant entre deux options extrêmement simplistes permettant d'apprécier, encore une fois, s'ils font preuve d'ouverture d'esprit. Pour les répondants qui ne sont pas d'origine étrangère, cela revient à incriminer la société, c'est-à-dire principalement eux-mêmes ou les politiques qu'ils ont mis aux affaires.
Les sondeurs ont leur conception de l'intégration qui leur permet de diagnostiquer un échec. Quant aux sondés,
ils déclaraient la leur en adhérant, à 90 %, à la proposi¬tion selon « laquelle il est indispensable que les étrangers qui viennent vivre en France adoptent les habitudes de vie françaises ». On aimerait savoir exactement ce qu'ils entendent par là et jusqu'où vont leurs exigences.
Armés de leurs bons sentiments, les sondeurs tran¬chent des questions hautement débattues. C'est le cas lorsqu'ils demandent aux enquêtes d'adhérer ou de reje¬ter des propositions auxquelles ils prêtent un caractère d'évidence parce que correspondant à un jugement posi¬tif ou à un stéréotype associé au dénigrement de la pré¬sence immigrée en France. On ne présente alors jamais à l'enquêté un propos mesuré qui pourrait avoir quel¬que justification, mais un propos outrancier qui a pour fonction de signaler, avec force « clignotants », le raciste assumé ou le type qui manque franchement d'ouverture.
C'est le cas lorsque le rapport déclare que les enquêtes reconnaissent [je souligne] très majoritairement la néces¬sité de recourir à l'immigration pour occuper certaines professions. Cette question fait pourtant l'objet de contro¬verses et ne saurait se résoudre à une affaire d'ouverture d'esprit face à un phénomène quasi naturel. Les écono¬mistes du marché du travail ne semblent pas partager cette « évidence ». La commission faisant preuve d'inno¬vation permanente, des questions sont ajoutées au fil des ans afin de tenir compte de l'actualité1. L'argument des pénuries de main-d'œuvre n'est proposé que depuis 2003. Il va même au-delà d'un ajustement du marché du travail puisque l'item proposé est le suivant : « La présence d'im¬migrés en France est nécessaire pour assurer certaines professions [je souligne]. » Après un moment de doute en
2005 (année où la société française a été saisie par une «bouffée d'ethnocentrisme1»), les enquêtes approuvent effectivement très majoritairement ce point de vue.
Mais ils sont tout aussi nombreux à « adhérer au pré-jugé» selon lequel «de nombreux immigrés viennent en France uniquement pour profiter de la protection sociale». Cette fois, les enquêtes ne reconnaissent plus une vérité, mais se laissent aller au préjugé commun. Pourtant, là encore, si la formulation n'était pas aussi outrancière, il y aurait matière à débat. Certains écono¬mistes évoquent cette motivation. On parle en anglais de social magnet (« aimant social »).
Les enquêtes «reconnaissent» également que «la pré¬
sence d'immigrés est une source d'enrichissement cultu¬
rel ». Ils ont d'ailleurs fait beaucoup de progrès depuis le
début des années 1990 où ils étaient minoritaires. Sans
doute mieux instruits des réalités depuis, ils se déclarent
désormais très majoritairement de cet avis (68 % en 2007
contre 42 % en 1992). C'est tout juste s'ils ont faibli dans
leur enthousiasme en 2005. i
Les questions pièges sur l'islam ;î
Les sondeurs tranchent aussi des questions théologiques débattues parmi les musulmans eux-mêmes. Ils listent un certain nombre de pratiques dites « religieuses musulma-nes » susceptibles de faire problème en société. La ques-tion est formulée précisément ainsi en 2006 et 2007 :
«Selon vous, le respect des pratiques religieuses musulmanes suivantes peut-il, en France, poser problème pour vivre en société ? Le port du voile, l'interdiction de montrer l'image du prophète Mahomet, le sacrifice du
mouton lors de l'Aïd-el-Kébir, les prières, le jeûne du ramadan, l'interdiction de consommer de la viande de porc ou de l'alcool. »
La question amalgame pratiques privées et pratiques publiques, en insistant sur l'aspect public de chaque prati¬que. Elle est donc extrêmement floue. Chacune de ces pra¬tiques, y compris les plus privées, peut effectivement poser des problèmes de vie en société. C'est le cas des prières quand on revendique de les faire sur les lieux de travail ou d'éducation, ou dans la rue. C'est aussi le cas du ramadan sur les lieux de travail, sans parler de l'école. Premièrement, les enfants sont extrêmement fatigués. Deuxièmement, on sait que les enfants de familles d'origine musulmane n'ont plus guère le choix que d'observer le ramadan ou de faire semblant dans certaines écoles. Est-ce que l'on peut appe¬ler cela un problème pour vivre en société ? Ma réponse est oui, d'autant que le verbe employé est «peut-il». La commission fait de l'interdiction de la représentation du prophète une pratique religieuse musulmane. Si elle n'était que cela, elle ne poserait aucun problème aux non-musul¬mans indifférents au fait que leurs voisins musulmans aient ou non, chez eux, une image représentant le prophète. Le problème commence lorsque cette interdiction est suppo¬sée s'appliquer aux non-musulmans qui, par définition, ne pratiquent pas l'islam et seraient alors contraints de prati¬quer contre leur gré.
Il n'est donc pas évident d'interpréter toute réponse positive à ces questions comme un simple signe d'intolé¬rance à l'islam. Là encore, il y a un effet de déréalisation dans la mesure où l'on sait déjà que certaines pratiques posent des problèmes réels. Le dire serait faire preuve d'intolérance. Pourtant, une idée déplaisante n'est pas forcément une idée fausse.
Dans l'enquête néerlandaise de 1998, l'hostilité à cer¬taines pratiques dites musulmanes n'était pas systémati¬quement interprétée comme un signe d'ethnocentrisme,
de xénophobie ou d'aversion pour l'islam1. On y distin¬guait l'opposition des Néerlandais d'origine à certaines pratiques sociales associées à l'islam (place de la femme et traitement des enfants), d'une hostilité plus générale à l'égard des musulmans. L'étude néerlandaise montrait également que l'hostilité aux pratiques sociales associées à l'islam conduisait à une plus grande opposition à l'im¬migration en général, y compris chez ceux qui n'éprou¬vaient pas d'aversion particulière pour l'islam. C'était le cas d'un Néerlandais d'origine sur deux qui n'approuvait pas le traitement des femmes et la manière autoritaire qu'ont les musulmans d'élever leurs enfants, sans mani¬fester pour autant une opposition aux musulmans en général. Il semble bien qu'une opposition de principe à certaines pratiques, au nom des valeurs néerlandaises, ne puisse pas se réduire à l'expression de préjugés négatifs sur les musulmans en général, mais rende méfiant vis-à-vis de l'immigration, y compris ceux qui, autrement, auraient été les mieux disposés. L'argument selon lequel il s'agirait là des plus malins qui réussissent à dissimu¬ler leur hostilité à l'égard de l'immigration ne tient pas la route non plus. Une manière d'éviter de suspecter la dissimulation des préférences réelles des enquêtes est de pratiquer, comme cela a été fait dans cette enquête, un test secret sur les préjugés éventuels des répondants. Cela revient à couper l'échantillon en deux. On demande alors à la première partie de nommer, parmi un certain nombre d'items lus à haute voix par l'enquêteur, ceux qui rendent les répondants mécontents. La seconde moi¬tié se voit proposer la même liste d'items plus un, égale-ment lus à haute voix. Le nouvel item glissé au milieu des autres était, dans l'enquête néerlandaise, «l'aide spécifi¬que apportée aux minorités ». On demande alors à cette moitié des répondants, non pas de nommer les items pro-
blématiques, mais de donner le nombre d'items qui les mécontentent. Un traitement statistique de ces réponses permet de tester la sincérité des affirmations données par ailleurs. Ce test confirme la sincérité des réponses des mieux disposés vis-à-vis des musulmans en général. L'incitation à la tolérance de pratiques qui choquent pro-fondément les Néerlandais a donc pour effet non prévu de les «remonter» contre une politique migratoire jugée trop libérale. L'invocation du préjugé ethnocentrique n'est guère convaincante : « En quoi, dans une culture libérale comme celle des Pays-Bas, l'invocation de valeurs libéra¬les comme référence normative pourrait être une mani-festation d'ethnocentrisme1 ? » L'enquête néerlandaise a, par ailleurs, introduit une grille d'items permettant d'apprécier les préjugés à l'égard des principaux groupes d'immigrants aux Pays-Bas, sans tourner autour du pot. Cette grille porte sur les défauts supposés de ces groupes ; égoïstes, malhonnêtes, violents, etc. Cette grille simple et sans détour leur permet de définir des niveaux de préju¬gés parmi les Néerlandais. Dire que tous les Marocains ou tous les Turcs sont égoïstes, malhonnêtes ou violents est un stéréotype évident. C'est raciste.
Les sondages de la CNCDH ne se satisfont pas de cette simplicité et brassent nombre de questions aux remugles douteux. Sous prétexte de mettre à nu les pensées des enquêtes racistes, les sondeurs forcent le trait ou donnent de la consistance à des hypothèses franchement racistes. Il devient ainsi légitime de s'interroger pour savoir si les Français juifs ou musulmans sont des Français comme les autres ou si des injures ouvertement racistes telles que «sale Juif» ou «sale Arabe» doivent être condamnées sévèrement par la justice, pas sévèrement ou pas condam-nées du tout. Qu'est-ce qu'une condamnation sévère? Chacun a sa petite idée. Quel est l'intérêt de laisser penser
que de telles injures pourraient être anodines ? Pourquoi demander à l'enquêté si la chose mérite d'être sanction¬née alors que la loi l'exige ? L'injure raciste est un acte sanctionné par la loi et non une vilaine pensée. C'est une veine de questions relativistes inépuisable. Pourquoi ne pas demander s'il faut sanctionner les pédophiles ?
Comment justifier la question sur les races alors que l'on s'échine par ailleurs à disqualifier l'usage du terme ? La question précise est la suivante : « Vous, personnelle¬ment, de laquelle des opinions suivantes vous sentez-vous le plus proche ? Les races humaines, ça n'existe pas ; tou¬tes les races humaines se valent ; il y a des races supérieu¬res à d'autres. » Visiblement, les Français n'ont pas encore assimilé l'information selon laquelle les races n'existent pas puisqu'ils sont encore 60 %, en 2007, à déclarer que toutes les races humaines se valent et 12 % à penser que certaines races sont supérieures à d'autres. Seuls 23 % des sondés déclarent que les races n'existent pas.
Un sondage aux effets déréalisants
Dans les sondages de la CNCDH, un grand nombre de questions laissent croire qui celle-ci envisage la lutte contre le racisme d'abord comme un grand nettoyage de ce qu'il y a dans les têtes. Ce nettoyage nécessiterait la mise à plat des mauvaises pensées, d'où ces questions faites pour prendre en défaut le raciste potentiel. C'est pourquoi la grille d'interprétation est si sommaire et si dédaigneuse du réel. Le questionnaire de la CNCDH révèle l'état d'esprit des sondeurs plus encore que celui des sondés. Ainsi, déclarer que certaines pratiques de l'islam posent problème devient un signe d'intolérance en soi, et donc un mauvais signe, quelle que soit la réalité, notamment vécue par le répondant. Penser qu'il y a trop d'immigrés est en soi coupable de manque d'ouverture au
monde quelle que soit la situation concrète de l'enquête. C'est une mauvaise pensée en soi et ce n'est pas une opi-nion qui pourrait être instruite par la réalité. À l'inverse, déclarer qu'un traitement impartial de l'immigration par les médias serait un bon moyen de lutter contre le racisme et les discriminations est un bon point en soi, quelles que soient les pratiques réelles des médias.
C'est une manière détournée de désapprouver tout sentiment d'inquiétude vis-à-vis de l'immigration. Le sondé, s'il veut faire bonne figure, doit donc décoder le sens caché des questions et deviner quelle réponse est correcte et moralement recevable et apprendre, en conséquence, à mentir. On chercherait à détruire tout sens moral et tout sens de la réalité qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
On peut d'ailleurs se demander si le souci de faire bonne figure n'est pas plus présent dans les classes socia¬les supérieures, par ailleurs mieux à même de se repré¬senter en quoi cette bonne figure peut consister. Ce pourrait être un élément d'explication de la distorsion entre leur ouverture manifestée dans l'opinion publi¬que et leurs pratiques privées cultivant l'entre-soi. C'est exactement ce que suggère une étude américaine sur les préférences de voisinage. Les individus qui ont fait des études longues sont plus sensibles aux pressions sociales sur ce qu'il est convenable de dire. Ils admettront moins volontiers avoir une attitude négative sur les questions raciales et seront mieux à même de « présenter leurs inté¬rêts, en tant que groupe racial, d'une manière plus sub¬tile1 ». Une autre explication des réponses plus favorables à l'immigration parmi les mieux éduqués tient au simple fait qu'ils sont moins concernés. Comme ils ne vivent pas autant à proximité des familles immigrées, ont fréquenté
des écoles où les enfants de ces dernières n'étaient guère présents et ne sont pas en compétition avec les immigrés ou leurs enfants, ils peuvent manifester plus d'ouverture, celle-ci restant largement théorique. Une autre recherche néerlandaise a montré que la plus grande tolérance affi-chée parmi les jeunes adultes qui ont le meilleur niveau d'études était liée d'abord à la moindre crainte ressentie à l'égard des minorités ethniques, et dans une moindre mesure à un autoritarisme moins prononcé, mais n'était en aucun cas liée à une plus grande capacité intellectuelle à comprendre les enjeux ou à une ouverture d'esprit plus large1.
'* Enfin, l'acharnement mis à traquer les pensées racis¬tes, xénophobes ou ethnocentristes joue aussi le rôle de caisse de résonance, maintenant le racisme au cœur de l'actualité, ce qui joue en faveur de l'activité des ONG subventionnées qui participent aux travaux de la com-mission2. Après tout, tant que 80 % des personnes vivant en France estiment que le racisme est répandu, une lutte « vigoureuse », comme il est dit dans le sondage, reste un impératif.
*i Une des raisons souvent avancées au maintien du son-dage en l'état est la nécessité de conserver la profondeur historique apportée par des séries longues. Dans le rap¬port de 20083, Nonna Meyer, Guy Michelat et Vincent Tiberj, qui analysent chaque année les résultats du son¬dage de la CNCDH, insistent sur le «caractère indis¬pensable du baromètre CNCDH » pour la connaissance des préjugés en France et plaident pour «la réintégra-
tion des questions disparues1». Je ne suis pas insensi¬ble à l'argument de la continuité. Cependant, le carac¬tère « barométrique » du sondage ne peut constituer un argument d'autorité pour ne rien changer. On aurait pu fort bien envisager de « changer de pied » progressive¬ment en introduisant des questions plus directes, plus saines, plus ciblées qui auraient fini pas se substituer aux précédentes. Il faut ajouter que, dans ce rapport établi après la fin de la mandature de la commission, sans que cette dernière ait pu se prononcer sur son contenu, on ne trouve pas trace des débats qui ont agité la commission sur l'opportunité du sondage tel qu'il est, ni a fortiori des conclusions de la sous-commission dédiée à ce sujet qui, je le rappelle, était unanime à en demander la suppres¬sion. Ce rapport est donc de parti pris, du seul fait que l'on y vante les vertus d'un sondage qu'il faudrait main¬tenir, non seulement en l'état, mais en y réintroduisant les questions abandonnées pour leur caractère douteux, alors même qu'il a été si fortement remis en cause à l'in¬térieur de la commission.

Écrit par : leclercq | 23 août 2012

Au risque de me répéter mon cher corto, un Coran se lit en entier pour que cela ne prête pas à confusion. De plus il faut avoir l' esprit pur pour comprendre le sens des versets.

Ce que vous faites est tout juste malhonnête.

Écrit par : kasilar | 23 août 2012

Kasilar, autant je suis arabisant que je suis pour l'abandon de l'islam, unique obstacle vers une solution des problèmes arabes !

Le Coran est un appel au meurtre et aux génocides, c'est clairement écrit et mis en application, il suffit de constater le chaos sévissant dans le monde arabe pour s'en convaincre, le Coran n'a cessé d'égarer les arabes et tant d'autres populations sur la planète, c'est pas compliqué, où que vous alliez et que vous y trouvez des musulmans, c'est la totale catastrophe, c'est en regardant vieillir une pratique que vous voyez ses limites venir à la surface, l'islam ne survivra pas au temps, c'est indéniable !!

Écrit par : Corto | 24 août 2012

Pourquoi vouloir abandonner une religion que vous non musulman vous ne comprenez pas. Imaginez un peu que l'on interdise votre religion ou votre propre conviction, opinions ...

C'est faux, l'appel au meurtre était uniquement pour se défendre contre les idôlatres lorsque les musulmans furent attaqués au 7 ème siècle à La Mecque, où on les empêchèrent de pratiquer leur religion.

Corto vous ne voyez pas que des occidentaux, juifs se sont convertis à l'Islam, et bizarrement ils suivent mieux la religion que les arabo-musulmans.

Écrit par : kasilar | 24 août 2012

Annecdote sur la culture,

L’autre jour je parlais a une dame juive originaire de Tunis donc les ancêtres vivaient surement sur cette terre bien avant l’arrivée de l’islam.

En bref, je lui ai raconté l’histoire de Sophie, le documentaire etc. Et puis elle a commencé à me raconter que la raison pour laquelle sa famille était partis de Tunis était principalement due au harcèlement sexuel constant (pincement de fesse, attouchement de la poitrine etc) souvent devant les yeux effaré de son père, qui savait que porter plainte à la police contre les préparateurs allait mener à des accusations d’insulte à l’islam et au prophète (ce qui devenait un jeu très dangereux). En bref, ce père de famille Tunisien qui parlait l’arabe avait peur pour sa famille. Elle me disait que son père pleurait et disait que si l’on ne le respectait plus (lui et sa famille) il était temps de partir. Ce qu’il fit avec sa famille 1963.

Comme quoi, on peut constater que pas grand-chose a changé. Ces comportement ne l’on pas surprise. Moi non plus d’ailleurs.

Écrit par : droitdereponse1 | 25 août 2012

Annecdote sur la culture,

L’autre jour je parlais a une dame juive originaire de Tunis donc les ancêtres vivaient surement sur cette terre bien avant l’arrivée de l’islam.

En bref, je lui ai raconté l’histoire de Sophie, le documentaire etc. Et puis elle a commencé à me raconter que la raison pour laquelle sa famille était partis de Tunis était principalement due au harcèlement sexuel constant (pincement de fesse, attouchement de la poitrine etc) souvent devant les yeux effaré de son père, qui savait que porter plainte à la police contre les préparateurs allait mener à des accusations d’insulte à l’islam et au prophète (ce qui devenait un jeu très dangereux). En bref, ce père de famille Tunisien qui parlait l’arabe avait peur pour sa famille. Elle me disait que son père pleurait et disait que si l’on ne le respectait plus (lui et sa famille) il était temps de partir. Ce qu’il fit avec sa famille 1963.

Comme quoi, on peut constater que pas grand-chose a changé. Ces comportement ne l’on pas surprise. Moi non plus d’ailleurs.

Écrit par : droitdereponse1 | 25 août 2012

"préparateurs" pardon.

Écrit par : droitdereponse1 | 25 août 2012

"préparateurs" pardon.

Écrit par : droitdereponse1 | 25 août 2012

"préparateurs" pardon.

Écrit par : droitdereponse1 | 25 août 2012

Ce à quoi vous assistez maintenant, attendez que les iraniens aient leur bombe atomique et vous allez tout de suite percevoir la "profondeur" du Coran !!!

Écrit par : Corto | 25 août 2012

Monsieur,
Votre article est injuste et le fait que vous puissiez mettre en doute ce que SP relate me dégoûte tout simplement parce qu'Anneessens n'est qu'un quartier de Bruxelles où la femme a à subir les dégueulis de ces attardés! Il serait intéressant que vous vous tourniez vers les réactions provoquées par ce documentaire dans les monde Arabo/Musulman. Faire un amalgame avec ce qui c'est passé à Louvain et le nationalisme flamand actuel est de pur mauvaise foi intellectuellement. Il s'agit d'un regard de femme sur le harcèlement que nous sommes nombreuses à subir à Bruxelles et comme je l'ai dit dans bien d'autres endroits que la place Anneessens et par cette communauté précisément qui tant qu'elle ne se penchera pas sur ses frustrations sexuelles comme il est très clairement expliqué par Mourad (tiens comme c'est curieux) continuera à harceler les femmes que ce soit en Europe ou au Maghreb!
Je ne vous salue pas Monsieur,
Une Bruxelloise francophone!

Écrit par : murdar | 05 septembre 2012

Droit de réponse vos commentaires m'ont échappé! Je ne vous avais pas vu vous vous cachiez derrière la haie?

A bientôt....

Écrit par : Pierre NOËL | 06 septembre 2012

On voit bien que l'auteur de cet article n'est pas une femme! 
Oui marcher dans la rue aujourdh'hui à Bruxelles, Paris ou ailleurs est un calvaire  au regard des harcèlements permanents- sous couverts d'une volonté de rencontre ou de dialogue dont nous nous passerions tout à fait!- que nous subissons.
Oui nous aimerions pouvoir circuler librement dans la rue- qui je crois n'appartient à personne- sans rencontrer tentatives de drague et altercations libidineuses insultantes, symboles du plus profond manque de respect à l'égard de la femme.
Et ne vous inquiétez pas nous savons nous manifester lorsque le désir s'en fait ressentir; alors si vous ne recevez aucuns signes explicites, c'est peut-être que nous n'éprouvons aucunement l'envie de vous en donnez et que nous souhaitons tout simplement marcher, seule!
À bon entendeur, salut.

Écrit par : Mikha | 20 octobre 2012

lol
cette lettre ouverte aussi bien construite puisse t'elle être... et malgré tous les efforts déployés par son auteur ne change rien.

nous sommes de milliers pour ne pas dire plus, à vivre dans des quartiers sensibles, pauvres, partout dans le monde, et la violence sexuelle verbale pour ne citer que la verbale) qui nous aient faite est un fait

il faut le dire, ce qu'elle a fait est bien.
et ce buzz la j'espère qu'il pourra servir à une première prise de conscience!

mellle leïla nakab.
habitante de marseille, d'un quartier populaire également.

Écrit par : leïlanekab | 04 juin 2014

@ leïlanekab

comme par hasard ce comportement est courant dans certains quartiers dit sensibles, mais il ne faut pas le dire ça serait du racisme, il est tellement plus simple d'accuser globalement tous les hommes !!!

il est grand temps de serrer la vis dans ces quartiers dit sensibles pour assimiler ces populations au lieu de les faire passer pour des victimes.

Écrit par : leclercq | 04 juin 2014

"Concernant l’origine exclusivement maghrébine des hommes qui apparaissent dans votre film vous avez d’ailleurs dû moduler votre discours en précisant que ces cas ne anneessens,bruxelles,injures,machisme,sofie peeters,salope,maghrébins,racisme,europe,afrique,représentent pas tous les maghrébins". Pourquoi faut il le préciser à chaque fois? Pourquoi devraient ils avoir un traitement spécial? On ne le préciserait pas pour d'autres populations. D'autre part vous stigmatisez l'origine de cette jeune femme arguant que sa région à été frappée par le nationalisme ,c'est comme si vous soupçonner un tunisien d'extrémisme sous prétexte qu' énnahda ratisse large en Tunisie. Bref vous fustigez cette jeune femme qui a le courage de dénoncer une réalité pourtant bien présente. En France la situation se dégrade ,le racisme anti blanc augmente et a cause de bien-pensants comme vous les victimes sont stigmatisées et indexées. Cessez de trouver des excuses et ouvrez les yeux. Au fat changez le titre de votre blog vous n'êtes pas un homme libre.

Écrit par : toutoune | 20 mars 2015

Les commentaires sont fermés.