25 juillet 2012

Zürich: monsieur Égalité démissionne!

Moins d’un mois après être entré en fonction, Markus Theunert, le Monsieur Égalité du canton de Zürich, a présenté sa démission. Sur les pressions de la directrice. «Elles» ont donc eu sa peau, et vite fait. «Elles»? Celles qui dès le début ont été étonnées que l’égalité ne soit pas une chasse gardée féministe.


theunert.jpgDe Zorro...

Rappelons-nous de la réaction pour le moins étrange de la responsable du Bureau Fédéral de l’ Égalité lors de la prise de fonction de monsieur Theunert. Sa courte interview est un modèle de misandrie masquée. Sylvie Durrer n’a pas eu peur du ridicule ni de montrer à quel point le féminisme politique n’est qu’une prise de pouvoir communautariste sur les rouages du pouvoir. Comment Markus Theunert allait-il survivre sur le territoire des prédatrices?

On le sait aujourd’hui: il n’a pas survécu. En cause: son appartenance à l’organisation masculine maenner.ch.

Waow, elles flinguent plus vite que les hommes!

On sait la polémique qui est sortie il y a deux semaines, sur le porno à l’école. On sait comment la position de l’organisation dont M. Theunert est président a été déformée de manière délirante par des journalistes dignes des chemises brunes. La campagne a été efficace. Maenner.ch ne proposait rien d’autre que de dépénaliser le fait pour des adultes de visionner de la pornographie avec des ados pour en faire une analyse critique. Mieux valait, du point de vue de maenner.ch, en parler avec eux que de les laisser visionner ces images seuls sur leurs portable. M. Theunert a clairement exprimé cette position, il n’y a pas à lui faire de procès d’intention. La proposition ne suscite pas l’unanimité mais elle touche un sujet tabou. C’est au moins son intérêt minimal. Ce qui a été dit dans la presse, que je préfère ne pas répéter, est juste ignoble. Une campagne dont sont aujourd'hui capables les sbires des basses-oeuvres féministes.

La directrice du bureau zürichois de l’égalité, Helena Trachsel, de son propre chef ou sous des pressions trachsel.jpgcachées, a donc mis en demeure M. Theunert de choisir: son nouveau job ou l’association qu’il préside. Il faut ici noter que cette double appartenance était connue. On imagine que ses employeurs avaient épluché son CV. Rien n’avait été dit sur cette double appartenance au moment de sa prise de fonction. Ni par elle ni par Sylvie Durrer, qui tentait seulement de le ridiculiser en parlant à son propos de Zorro.

 

... à l'homme potiche

Et soudain madame Trachsel déclare au quotidien Le Temps:

«Je savais que l’engagement de Markus Theunert à la tête de männer.ch pouvait se révéler problématique, mais je n’ai pas voulu l’exclure d’emblée. Mes craintes ont toutefois été vite confirmées. Les comptes rendus récents dans les médias ont conduit à des irritations auprès des organisations partenaires.»

On peut épiloguer sur le bien-fondé de cette double appartenance. Là n’est pas le sujet puisqu’il a été engagé en connaissance de cause. Ce qui est en cause est que Markus Theunert soit un homme déterminé, sachant de quoi il parle, tout sauf un toutou-alibi pour les prédatrices des Bureaux de l’Égalité, tout sauf un homme mou, docile et malléable.

Car l'homme mou, docile et malléable est le seul modèle d’homme supportable pour les harpies. La preuve? La petite phrase lâchée un peu bêtement par madame Trachsel. Elle explique le titre de «Délégué aux questions masculines»: «ce titre était le moyen d’attirer des hommes sinon peu intéressés par la fonction de simple collaborateur scientifique».

Si l’on comprend bien, le titre de «Délégué aux questions masculines» signifie «femme de ménage» au masculin. Dans certains dialectes il pourrait même être traduit par «paillasson». Ou «toutou», «homme mou, docile et soumis». Quelqu’un de facilement manipulable, quoi. Un potiche.

Il est de plus en plus clair qu’un des grands enjeux du XXIe siècle sera d’éradiquer la Féminista et d’en décontaminer la société. D’ici là, la guerre sera sans merci.

 

FéministaCouv2.jpg

09:52 Publié dans Féminisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : hommes, femmes, féminisme, égalité, zurich, markus theunert, maenner.ch, polémique, porno, sylvie durrer, sexisme, misandrie, nazis | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

En effet si personne ne réagit il ne restera bientôt plus d' indépendance masculine.
Il est extrêmement urgent d' agir, se battre pour sa propre liberté.
Les harpies finiront dans le musée des pires horreurs qu' a connu l' histoire de l' humanité.

Écrit par : kasilar | 25 juillet 2012

Oulà ... ouais ...
Bonjour Hommelibre :o)
Dites ... Je sais pas si les Madame Egalité des autres bureaux sont féministes au point de faire partie d'une association ni si elles ont voulu briser des "tabous" ... ouais hum tabou tabou ... je le vois pas comme ça.
Mais avouez qu'il n'y a pas été de main morte. Pas un mois qu'il est là ... à sa place j'y aurai été en douceur. Ce qui veut pas dire mollement ... Dans tout nouveau job ce n'est pas en ayant une "grande gueule" que l'on va s'intégrer et être écouté.
Selon moi.

A part ça cet été en dents de scie commence à me les courir ... lol

Écrit par : Loredana | 25 juillet 2012

"«Je savais que l’engagement de Markus Theunert à la tête de männer.ch pouvait se révéler problématique, mais je n’ai pas voulu l’exclure d’emblée. Mes craintes ont toutefois été vite confirmées. Les comptes rendus récents dans les médias ont conduit à des irritations auprès des organisations partenaires.»

mais elle se prend pour qui en écrivant ça comme une patronne d'une boite à la toute puissance ommipotente.

mais les hommes lucides commencent de mieux en mieux à se rendre compte à qui ils onts affaire, là elles révélent leur mentalité et leur fonctionnement au grand jour, elles révêlent ce quelles valent çest à dire pas grand chose, d'aucun vonts contraire que c'est histoire d'égalité et tout ce qui va avec c'est une vaste fumisterie pas autre chose, un emfumage.

"Mais avouez qu'il n'y a pas été de main morte. Pas un mois qu'il est là ... à sa place j'y aurai été en douceur. Ce qui veut pas dire mollement ... Dans tout nouveau job ce n'est pas en ayant une "grande gueule" que l'on va s'intégrer et être écouté"

en douceur c'est un mec c'est mormal qu'il agisse en mec !!!

il y en a assez des valeurs sois-disants féminines. ça sert à rien c'est faux cul c'est tout.

être écouté mais le seul but de ces militants bornées de ces harpies c'était de l'éjecter pas autre chose, si les hommes sonts éjectés des instances démocratiques comme celle là, alors ils n'auronts plus rien à perdre, ils utiliseronts leurs armes a eux, ces femmes onts besoin de contre pouvoir pas d'autre chose, leur l'auronts leur contre pouvoir.

"Mais avouez qu'il n'y a pas été de main morte. Pas un mois qu'il est là ... à sa place j'y aurai été en douceur. "

ce n'est pas de ça quelles onts besoin Loredana c'est de fermeté pas d'autre chose, ces femmes sonts des délinquantes de la démocratie, des malhommêtes avec leur clique de journalistes véreux.

on ne passe pas la pommade à des gens comme ça on leur rentre dedans, comme à des voyous, c'est gens là c'est le seul language qu'ils comprennent ces femmes n'ayant pas de contre pouvoir sonts dans l'irrespect des hommes la premiére chose à faire c'est de leur apprendre le respect, la justice est corrompue va dans leur sens, quelques unes qui tomberaient en duel aux premiéres lueurs de l'aube une balle dans la tête, ça en refroidirait plus d'une.

Écrit par : leclercq | 25 juillet 2012

extrait d'une revue sur les armes article de dominique Venner.

"usage du duel se perd dans la nuit des temps euro-péen. Les chansons de geste en content plusieurs par le menu. Au Moyen-Age, dou-ter de l'honneur ou du cou-rage d'un homme libre était la pire insulte que seul le combat pouvait laver. Le duel judiciaire était admis comme preuve juridique pour trancher dans les cas douteux. Tout gentilhomme était exposé à devoir risquer sa vie pour venger une of-fense. Il fut fait de cette idée haute un grand nombre d'abus, mais elle recelait néanmoins un principe dont la perte n'apparaît pas né-cessairement comme un pro-grès, à savoir que l'honneur a plus de prix que la vie.
Louis Le Gros avait étendu l'usage du duel judiciaire aux serfs et aux vilains, ce qui entrait dans sa politique d'émancipation du bas peu¬ple. Il limitait néanmoins les armes au bâton, l'épée res¬tant un privilège noble. Ce¬pendant , les soldats se virent toujours assimilés à la no¬blesse pour la bonne raison qu'ils exerçaient le noble métier des armes, et le duel fut toujours pour eux, dans les régiments de la monar¬chie, non seulement un droit, mais un devoir. Ce devoir du duel chez le soldat, est la seule exception officielle¬ment tolérée par les rois de France qui, depuis Charle-s IX, avaient toujours tenté de l'interdire, au besoin par des exécutions capitales. La. vie de la noblesse apparte¬nait au roi et ne devait pas être gaspillée dans des que¬relles privées.
Il fallut attendre la Révolu¬tion pour que la pratique du duel s'étendisse à la roture civile.
Les nouveaux bénéficiai¬res s'en donnèrent à cœur joie durant les guerres de l'Empire. Le superbe film Les Duellistes n'a fait que mettre en scène l'histoire véritable des duels qui opposèrent jusqu'en 1818 François Four-nier, dit Fournier Sarlovèse, fils d'un cabaretier de Sarlat,
et le capitaine Dupont. A la suite de leur première « ren¬contre » en 1794, à Stras¬bourg, ils signèrent une convention au terme de laquelle « chaque fois que MM. Dupont et Fournier se trouveront à 30 lieues de distance l'un de l'autre, ils franchiront chacun la moitié du chemin pour se rencontrer l'épée à la main ».
Pendant vingt ans ces deux hommes s'entretuèrent
cordialement, sans haine, par habitude et certainement par vanité. Ce fut Dupont qui proposa, à la veille de son mariage, de mettre fin à ce dangereux divertissement par un duel au pistolet re¬constitué dans le film. Four-nier-Sarlovèse était entre -temps devenu général. D mourut dans son lit avec le titre de comte d'Empire.
Fournier et Dupont ne fu¬rent pas seuls à s'acharner de la sorte. Après Waterloo, les « demi-soldes » prirent la relève. La longue redingote sombre pincée à la taille et boutonnée à l'ordonnance, la poitrine fleurie d'un ruban rouge éclatant, le pantalon à la houzarde, la grosse canne et la moustache retroussée, ils guettaient l'occasion d'envoyer au cimetière les officiers de la Restauration.
Le duel qui proliféra sous Louis-Philippe et Napo¬léon III, ne connut jamais tant de fortune qu'aux premières années de la IIIe République. La liste des duels célèbres est interminable : Lamartine contre Pape, Bugeaud contre Dulong, Armand Carrel contre Girardin, Portalis contre Meyer, Clemenceau contre Déroulède, Boulanger contre Floquet...
On commença à employer le pistolet pour le duel au XVIIe, ce qui provoqua la colère des maîtres d'armes. Pourtant, l'adoption du pisto¬let fut un progrès en matière d'équité, puisqu'elle donnait ses chances au gringalet qui n'avait jamais tenu un fleuret. C'est le thème d'une nou¬velle de Maupassant, intitu¬lée Le Duel (1) où l'on voit vers 1871 un paisible bour¬geois français, M. Dubuis, in¬sulté, puis provoqué en duel par un officier prussien ruis-selant de morgue :
«M. Dubuis n'avait jamais tenu un pistolet. On le plaça à vingt pas de son ennemi. On lui demanda :
« Etes-vous prêt ?
Il répondit «oui, mon¬sieur ! »
« Une voix commanda :
«Feu !
« M. Dubuis tira, au hasard, sans attendre, et il aperçut avec stupeur le Prussien, de¬bout en face de lui, qui chancelait, levait les bras et tombait raide sur le nez. Il l'avait tué ».
A la fin du XVIIIe siècle, les arquebusiers commencent à
exécuter des pistolets à silex spécialement conçus pour le duel. Ces pistolets sont sou¬vent réunis par paires dans des coffrets qui contiennent tous les accessoires néces¬saires au chargement des armes et à leur entretien. La boîte de duel devint un ac¬cessoire indispensable dans l'équipement du gentleman ou du gentilhomme. Sous l'influence anglaise, on atta-chait plus d'importance à l'efficacité pratique de ces pistolets qu'à la richesse de leur ornementation. Le fer ciselé, l'argent et les incrus¬tations en or furent peu à peu remplacées par l'acier bruni. Certains grands arquebu¬siers comme Boutet ou Le Page continuèrent à exécu¬ter des boîtes de duel riche¬ment ornées, mais qui ten¬dront à devenir l'exception avec l'apparition de la per¬cussion dans la première moitié du XIXe siècle.
Tout comme le duel, l'ac-quisition d'une boîte de pis¬tolets et la pratique du tir ne se limitent plus à la noblesse.
Dans la seconde partie du XIXe siècle, le seul frein que connaisse cette mode du pis¬tolet est son prix. Les boîtes
sont chères. Mais elles sont si belles dans leur sobriété qu'on les achète au moins autant pour leur attrait esthé¬tique que pour un usage improbable. Des milliers de boîtes de duels sont ainsi vendues en France, qui ne tueront jamais personne et dont les pistolets n'auront même jamais tiré. Ce sont les plus beaux cadeaux mascu¬lins de l'époque, pour le simple plaisir de l'objet, mais aussi pour les satisfactions du tir.
Le duel obéissait à des règles strictes. Selon celles-ci, le choix des armes appar¬tient à l'offensé. La définition de l'offense est donnée par Châteauvillard dans son Code du duel (2) qui servit de référence aux duellistes français du siècle dernier : « Toute parole, tout écrit, dessin, geste, coup blessant l'amour-propre, la délica¬tesse ou l'honneur d'un tiers constitue une offense ». Il pré¬cisait encore trois degrés dans l'offense :
L'offense simple qui donne seulement le choix des armes.
L'offense avec insulte qui entraîne le choix du mode de duel et des armes.
Enfin, l'offense accompa¬gnée de voies de fait qui procure le choix du duel, des armes et des distances.
On connait la vieille plai-santerie du duelliste malgré lui à qui l'on demande : « Que choisissez-vous, l'é-pée ou le pistolet à vingt pas ?» Et qui répond : « L'épée... à vingt pas ».
Si l'on en croit Adolphe Tavemier que je citerai fré-quemment (3) : « Il n'y a que deux espèces de duel au pistolet : le duel au visé, le duel au commande¬ment. Les duels au pistolet à ligne parrallèle, à marche interrompue, en se retour¬nant, constituent des compli¬cations fantaisistes que je ne conseillerai point de recher¬cher ».
Les règles généralement admises sont les suivantes : 1° La distance la plus rappro¬chée entre les adversaires ne peut être inférieure à quinze pas (12 mètres environ) s'il s'agit d'un duel au comman-
« Monsieur, lui dit Louis-Napoléon en lui tendant la main, tout est fini maintenant, soyons amis - mais permet-tez-moi de vous dire, ajouta -t-il en désignant l'écu de cent sous, que vous avez de l'ar¬gent bien placé ! ».
Après la visite, donc, les adversaires placés et les pis-tolets livrés à chacun, non armés, les témoins se placent de façon que chaque combattant ait pour voisin un témoin adverse.
Le directeur du combat rappelle rapidement les conditions du duel, puis, se mettant à l'abri, il donne le commandement prépara¬toire : « Armez ! ».
«Dans l'air chaud, pas un bruit. Vraiment, tout était re-cueilli et solennel. Tout à coup, au moment où le direc¬teur venait de prononcer la formule consacrée, deux bruits se firent entendre. L'un tonitruant et bref à la fois, comme une tonne qui se dé¬bonde, l'autre, long et pres¬que plaintif, avec une note soutenue d'étoffe qu'on dé¬chire ».
Rouzier-Dorcières, qui trousse si joliment cette his¬toire vécue, ajoute : «Je vous expliquerais bien - si c'était
utile - la chose en latin, mais vous m'avez déjà compris, n'est-ce pas ? Avec un en¬semble vraiment admirable, les deux combattants venaient de faire dans leur culotte ».
Quand les adversaires ne manquent pas à ce point de cœur au ventre, le directeur du combat commande cette fois : « Tirez ! ». A partir de ce commandement, chacun a le droit de faire feu dans le délai d'une minute, soit suc-cessivement et suivant l'or¬dre de primauté convenu, soit à volonté s'il a été réglé que les adversaires auraient la faculté de tirer en même temps.
Dans le duel en marchant, les adversaires sont placés à une distance de quarante pas l'un de l'autre. Il est loisible à chacun d'avancer de dix pas, au maximum. Cette marche peut donc ré¬duire la distance les séparant à un minimum de vingt pas. Ces limites extrêmes sont marquées sur le sol de façon bien visible. Le directeur du combat donne le signal par ce seul commandement : « Marchez ! ».
Les adversaires marchent à volonté l'un sur l'autre, avec la faculté d'ajuster en
marchant s'ils le désirent et en tout cas de faire-feu à leur volonté dans le délai d'une minute.
Le combattant qui a tiré doit attendre dans une im¬mobilité complète le feu de son adversaire.
Le délai d'une minute expiré, si l'un des combat¬tants n'a pas tiré, les témoins doivent lui faire mettre l'arme bas.
Le duel Bugeaud-Dulong, en 1834, est un exemple de ce type de duel.
Le général Bugeaud s'était vu confier contre son gré par Louis-Philippe le soin de veiller à la mise en sûreté de la duchesse de Berry, inlas¬sable conspiratrice de la cause légitimiste. Ce rôle déplaisant lui avait valu l'hostilité conjuguée de la droite et de la gauche, ainsi que diverses avanies dont il entendait se laver à la pre-mière occasion. Celle-ci se présenta le 25 janvier 1834 à l'occasion d'une discussion à la Chambre sur le budget de la Guerre, quand un journa¬liste important de la gauche, M. Dulong, l'apostropha en le traitant de geôlier. Le journa¬liste ayant refusé de s'excu¬ser, le général demanda ré¬paration par les armes. Lui-même a raconté dans quelles circonstances :
«Je pris heure et je choisis
l'épée. Les témoins de Du¬
long ne voulurent jamais. «Eh
bien, Messieurs, nous tirerons
chacun un coup de pistolet et
nous prendrons l'épée s'il n'y
a pas eu de résultat ». Je
proposai successivement
deux coups de pistolet et l'épée, le sabre, le fusil, et, sur leur refus de tout, je proposai par dérision le bâ¬ton. Enfin, fatigué d'une si longue discussion, je finis par
dire : « Eh bien ! Messieurs, puisqu'il faut que l'offensé fasse toutes les concessions, je me battrai au pistolet jusqu'à ce que l'un des deux soit sur le carreau ».
«A dix heures du matin, nous nous sommes rencontrés au bois de Boulogne ; on nous a mis à trente pas, pouvant marcher l'un sur l'autre jusqu'à vingt. Je l'ai couché en joue deux fois pour le faire tirer, mais sans succès ; arrivé à la limite, j'ai cru prudent de me donner le premier feu, ayant une très bonne arme. Ayant abaissé mon pistolet dans la ligne de son nez jusqu'à sa cravate, mon coup est parti contre ma volonté, et je lui ai cassé la tête. Il est tombé raide et il a respiré jusqu'au lendemain six heu¬res » (6).
Dans le duel à volonté, les adversaires sont placés dos à dos, à une distance moyenne de vingt-cinq pas. Au commandement de « tirez ! » ils se retournent face à face et tirent à volonté.
Dans le duel au comman¬dement, la distance peut va¬rier de vingt-cinq à trente-cinq pas. Le signal se donne de la façon suivante : « Etes-vous prêts ? ». Sur la réponse affirmative des deux antago¬nistes, le directeur ordonne « Feu ! » et compte sans ar¬rêt, à voix très forte, en frappant dans ses mains : « Un - deux - trois ».
A partir de feu ils ont droit de tirer. Ce droit cesse dès que le mot trois a été pro¬noncé.
L'intervalle entre chaque mot compté varie entre une demi-seconde et une se¬conde et demie.
Dès que les combattants ont reçu les pistolets des mains de leurs témoins, ils les arment et tiennent le canon vers le sol jusqu'au signal. Le coup doit partir entre le commandement « Feu !» et « Trois ! ». Le fait de tirer avant ou après constitue une tentative d'as¬sassinat.
Celui qui tire le premier et très précipitamment a de fortes chances de forcer son adversaire à lâcher son coup « à la diable ». L'émotion produite par la détonation
fait instantanément partir l'arme encore chargée. Il faut être doué d'une forte dose de sang-froid pour ré¬sister, ne fût-ce qu'une demi-seconde, à l'attraction magnétique et nerveuse causée par la détonation de l'arme sœur.
A la fin du siècle, M. Emile André, bretteur distingué et fine gâchette, s'étonnait du grand nombre de rencontres au pistolet dont les adversai¬res sortaient indemnes, n enquêta minutieusement sur les méthodes sournoises em¬ployées par certains armu¬riers pour rendre les armes inoffensives (fausses balles, bourre sans balle, charge insuffisante, détentes dures pour provoquer des coups de doigt, etc.). D les cite dans son livre Les Trucs du duel (7), tout en assurant que
les pratiques frauduleuses étaient l'exception. Puis il concluait : « Ce qui est, de l'avis général, la principale cause de l'atténuation du duel moderne au pistolet, c'est l'adoption, presque toujours, du duel au commandement, remplaçant le combat au visé d'autrefois. ■
«L'adoption de ce genre de combat et la rapidité des commandements suffiraient, avec l'inhabileté de beaucoup de combattants, à expliquer les nombreux échanges de balles sans résultat. Le tir au
commandement exige un en-traînement spécial. Puis, il y a chez les adversaires une natu-relle appréhension de tirer trop tard, après le comman¬dement. Ajoutons que les commandements sont voci¬férés par les directeurs de combat qui tâchent de trou¬bler les adversaires et de leur enlever de la précision de tir ».
Quelle tenue porte-t-on pour le duel au pistolet ?
Costume sombre, pantalon foncé, redingote noire, cha¬peau haut-de-forme. Le col¬let de la redingote relevé pour éviter de présenter le point de mire d'un col de chemise éclatant. Le but est de n'offrir qu'une silhouette noire se profilant dans l'es¬pace sans point de repère apparent.
Sur le terrain, les adversai¬res se placent de profil, les jambes légèrement écartées, le genou en-dedans, ce qui
efface le ventre, où les bles¬sures sont presque toujours mortelles.
Avant le signal, l'arme bien placée dans la main, le canon vers le sol, on s'assure qu'elle est dans la direction du but, en portant rapide¬ment le regard, sans bouger la tête, du sommet du guidon au but et réciproquement.
« Dès que le signal est donné dans le tir au comman¬dement, conseille M. Taver-nier, retenez votre respira¬tion, élevez votre arme d'un mouvement rapide, au mot
« feu ! », à la hauteur de la ceinture de votre adversaire et, dès que votre rayon visuel passant par le fond de l'enco-che et le sommet du guidon a rencontré le but, pressez la détente. Si vous n'avez pas donné de coup de doigt, vous avez beaucoup de chances de loger votre balle au bon en¬droit ».
Qu'en termes galants ces choses sont dites !
Tavernier ajoute quand même : « Malheureusement, ou plutôt fort heureusement, l'ignorance de la détente,
l'émotion, la précipitation et surtout l'arme ennemie bra¬quée sur vous, font que neuf fois sur dix les tireurs, même exercés, se manquent parfai¬tement au duel au comman¬dement à vingt-cinq pas ».
L'auteur conclut sur le mode souriant : «Je ne sau¬rais trop vous répéter de vous exercer souvent au pistolet pour y devenir d'une force redoutée. Cultivez ferme la « mouche » et... ne la prenez pas trop souvent ».

à l'époque ils savaient traiter les journalistes comme ils le méritent.

"Le duel Bugeaud-Dulong, en 1834, est un exemple de ce type de duel.
Le général Bugeaud s'était vu confier contre son gré par Louis-Philippe le soin de veiller à la mise en sûreté de la duchesse de Berry, inlas¬sable conspiratrice de la cause légitimiste. Ce rôle déplaisant lui avait valu l'hostilité conjuguée de la droite et de la gauche, ainsi que diverses avanies dont il entendait se laver à la pre-mière occasion. Celle-ci se présenta le 25 janvier 1834 à l'occasion d'une discussion à la Chambre sur le budget de la Guerre, quand un journa¬liste important de la gauche, M. Dulong, l'apostropha en le traitant de geôlier. Le journa¬liste ayant refusé de s'excu¬ser, le général demanda ré¬paration par les armes. Lui-même a raconté dans quelles circonstances :
«Je pris heure et je choisis
l'épée. Les témoins de Du¬
long ne voulurent jamais. «Eh
bien, Messieurs, nous tirerons
chacun un coup de pistolet et
nous prendrons l'épée s'il n'y
a pas eu de résultat ». Je
proposai successivement
deux coups de pistolet et l'épée, le sabre, le fusil, et, sur leur refus de tout, je proposai par dérision le bâ¬ton. Enfin, fatigué d'une si longue discussion, je finis par
dire : « Eh bien ! Messieurs, puisqu'il faut que l'offensé fasse toutes les concessions, je me battrai au pistolet jusqu'à ce que l'un des deux soit sur le carreau ».
«A dix heures du matin, nous nous sommes rencontrés au bois de Boulogne ; on nous a mis à trente pas, pouvant marcher l'un sur l'autre jusqu'à vingt. Je l'ai couché en joue deux fois pour le faire tirer, mais sans succès ; arrivé à la limite, j'ai cru prudent de me donner le premier feu, ayant une très bonne arme. Ayant abaissé mon pistolet dans la ligne de son nez jusqu'à sa cravate, mon coup est parti contre ma volonté, et je lui ai cassé la tête. Il est tombé raide et il a respiré jusqu'au lendemain six heu¬res » (6)."

"Il fut fait de cette idée haute un grand nombre d'abus, mais elle recelait néanmoins un principe dont la perte n'apparaît pas né-cessairement comme un pro-grès, à savoir que l'honneur a plus de prix que la vie."

mais les harpies de la féminista en onts-elles elles de l'honneur à méditer.

Écrit par : leclercq | 25 juillet 2012

Cela ressemble à un coup monté, Loredana. Cela ne doit pas en rester là. Alors, oui, je comprends votre remarque. Personnellement cette proposition n'aurait pas été dans mes priorités si j'avais à donner mon avis. Mais d'une part elle date d'il y a un moment, d'autre part cette affaire masque les autres activités de maenner.ch, et enfin elle est sortie bien opportunément.

Je vais faire une suite à ce billet car je pense que la responsable du bureau de Zürich n'est plus à sa place.

A part ça, les dents de scie, ouaip... Z'avez vu ça dimanche matin? Pfff... Si encore c'était de la scie musicale avec une chanson d'été italienne!!!

:-)

Écrit par : hommelibre | 25 juillet 2012

A propos, j'ai fait une recherche rapide sur la secréatire du bureau fédéral: elle a été il y a peu secrétaire de humanrights.ch, qui s'occupe aussi d'égalité...

Écrit par : hommelibre | 25 juillet 2012

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