19 juillet 2012

Rasez ces pyramides qui cachent le soleil de Dieu!

Dieu était assis tranquillement dans le désert. Il aime bien le désert, Dieu. Il y a du soleil du matin au soir. Et de l’espace! Il comptait les grains de sable pour savoir combien il en restait. C’est qu’avec le vent, les constructions et la litière des chats sacrés d’Egypte, la quantité diminuait. Et le désert sans sable, ce n’est pas le désert.


pyramide-gizeh-.jpgIl n’avait pas envie que son bureau devienne une annexe de Radio-Litanie. Il imaginait voir défiler les dromadaires:

- A quoi sert d’avoir une bosse s’il n’y a plus de désert?

Les vendeurs de palmiers:

- Nous exigeons une indemnité!

Et les Tours operators:

- Les dromadaires font la grève!

Bref, que des emmerdes. Et il n’aime pas ça, Dieu. Il aime quand ça file droit, et basta! Pourtant il était très mécontent. Depuis longtemps. Depuis la construction des pyramides. D’accord, lui qui était là depuis l’éternité, ça peut paraître assez court. Mais court ou non ces pyramides lui ôtaient chaque jour quelques heures de soleil. Dieu ne peut quand-même pas vivre à l’ombre!

Un jour il se fâcha:

- Rasez ces pyramides qui cachent Mon soleil, tonnerre de Moi! s’écria-t-il plein de courroux. Et l’on sait que le courroux de Dieu est terrible. Ce courroux est comme une courroie de transmission entre les cataclysmes cosmiques causé par Son poing tapant sur la table du ciel, et les désastres terrestres que les humains prennent toujours pour une punition. A croire qu'ils ont vraiment quelque chose à se reprocher.

Mais les égyptiens ne voulaient évidemment pas les raser, ces pyramides. Il y avait leurs pharaons à l'intérieur. Alors il se dit: «Je vais inventer une nouvelle religion et envoyer des prophètes pour raser les pyramides». C’est ainsi qu’il engagea Jésus. Mais Jésus ne s’occupa pas des pyramides. Il n’en eut pas le temps. Et puis avec ces fous de romains un peu partout, même qu’il y en avait un, nommé Pilate, qui ressemblait à de la pierre ponce, allez faire le malin de l’autre côté du Nil!

Dieu inventa alors une autre religion. Il envoya ses prêtres et soldats coloniser l’Egypte. Ils détruisirent des reliques, et selon certains historiens mirent le feu à la bibliothèque d’Alexandrie (Alexandra). Il fallait effacer le passé, gommer toute trace de où nous venons. Brûler la culture et l’origine des civilisations humaines. Anéantir nos racines. Comme des barracudas.

Mais ils ne détruisirent pas les pyramides.

1400 ans après ils colonisaient toujours l’Egypte. Les français, à côté, ils font minables avec seulement 150 ans de colonisation en Algérie. Dieu, dont la patience a des limites, se rappela à leur bon souvenir. Ils se dirent qu’il fallait faire quelque chose. Car Dieu n’était pas content. Qu’on lui rende son soleil!

Alors les descendants des conquérant demandèrent au nouveau président égyptien de raser les pyramides.

On ne sait pas ce qu’il a répondu. Ni si Champollion s’est retourné dans sa tombe. Mais les pyramides sont encore en place. Pour le moment.

23:00 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : dieu, pyramide, égypte, religion, jésus, prophète, radio litanie, dromadaire, palmier, sable | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Il y a une bande d'abrutis qui se prennent pour dieu-roi...

Si l'Occident, le monde libre ne fait rien tout peut arriver!

http://www.israel-flash.com/2012/07/moyen-orient-deminents-religieux-musulmans-appellent-a-la-demolition-des-grandes-pyramides-degypte/

Écrit par : Pierre NOËL | 20 juillet 2012

Rasez les Alpes, qu'on voit la mer! Les hommes ont construit des avions pour voler, des trains pour voyager, des voitures pour batifoler. Dieu se déplace dans le Temps et grandit dans l'Espace avec lui. Il est Relativité et Amour. Les hommes et femmes de science, les poètes, les artistes, les architectes et toute femme ou homme de belle culture ont compris cela et vouent à Dieu une admiration libérée du culte imbécile des idéologues dogmatiques de toutes religions anciennes ou nouvelles cherchant à maintenir leur pouvoir sur les âmes en peine. Quand les pyramides tomberont, le soleil s'éclipsera de l'Histoire des Humains.

P.S. J'ai mis un terme à l'aventure dans la blogosphère. Parce que beaucoup trop de raseurs de pyramides virtuelles préfèrent les dogmes des cinglés ayant le pouvoir d'asservir l'Humanité aux belles histoires d'amour des poètes marginaux libérant le champ d'investigation de Dieu...

Dieu est une particule qui nous a offert la vie et la liberté avec un Commandement plus puissant et plus absolu que les autres: Aimer pour ne point que la Haine nous emporte vers les Enfers de Damas ou d'ailleurs.

A force d'être inexistant aux yeux du monde, on retourne forcément dans les cieux du silence éternel et la poussière du désert:)

Bonne route, John. On se retrouvera peut-être un jour... ou l'autre. Inch'Allah.

Écrit par : pachakmac | 20 juillet 2012

@hommelibre
pachakmac a fait un billet bizarre sur son blog.
Moi je ne sais plus quoi faire.
Parlez-lui d'homme à homme svp.

Écrit par : Cristal Gagnante | 20 juillet 2012

Pachakmac arrête de nous faire peur c'est contraire à ta foi!


"J'y suis j'y reste!"

MAC-MAHON (1808-1893)

Écrit par : Pierre NOËL | 20 juillet 2012

Pachakmac,

Je n'ai rien écrit sous votre billet "Sortir de la blogosphère". Vous avez décidé d'en sortir. Vous commenter aurait pu paraître vouloir vous y retenir. Et de quel doit me serais-je mis en travers de votre volonté? Vous décidez de vos appartenances et de vos errances. L'une d'elle a été de vous convertir pour une femme. Une femme dramatiquement belle, j'en conviens. Sommes-nous cons, parfois! Surtout cons de ne pouvoir sortir de choix que nous n'avons pas vraiment fait, mais dont nous nous justifions sans relâche pour garder la cohérence nécessaire qui nous tient debout, chevaliers d'une mission qui ne tient pas debout,elle.

Mélanger amour et religion, amour et espace public des blogs, c'est votre liberté - ou votre enchaînement. Et quelle fidélité autiste vous crucifie aujourd'hui?

Partir de la blogosphère, avec des raisons foireuses comme celle que vous me donnez aujourd'hui!!! Non. J'ai bien fait de ne pas commenter votre billet. Il n'y avait rien à dire. Vos raisons étaient mauvaises. Elles le sont toujours.

Mais quand donc cesserez-vous de vous justifier? Quand cesserez-vous de courir près la meilleure crucifixion possible? Quand direz-vous simplement: "J'ai mal, serrez-moi dans vos bras, car Dieu lui n'a pas de bras pour m'y blottir" au lieu de dire: "Ma souffrance n'existe pas, je la transmute en permanence en amour inconditionnel"? (Quelle prétention!) Ou direz-vous simplement: "Dieu parle des milliards de fois plus dans un seul morceau d'Ibrahim Maalouf que dans tous vos Corans et autres illumineries. Je voudrais vivre encore 10'000 couchers de soleils pour entendre ad libitum ce morceau d'Ibrahim Maalouf."

La pièce à Avignon, dont vous parlez dans votre premier billet posthume, est l'histoire de quelqu'un que l'on oubliera: les suicidés ne changent pas le monde, et leur acte se noie si vite dans la mémoire des vivants.

Un de mes projets de livres, je pense d'ici un an, est l'histoire d'un athée qui a lu: "Parle et Je te répondrai" et qui décide de prendre cette phrase au premier degré: il fait un voyage pour parler à Dieu. Je ne vous dis pas la suite...

:-)))

Écrit par : hommelibre | 20 juillet 2012

A mon dernier repas... J'ai rajouté ce titre de Brel, John. A mon grand étonnement, je ne le savais pas encore au moment de mon billet, avant de le lire cet après-midi sur une critique de cette pièce, ce titre figure au début de 33 Tours et quelques secondes. Alors que j'ai écrit ce matin et à deux reprises dans mon billet "Chez ces gens-là", une autre chanson de Brel. Comme quoi les coïncidences frisent parfois le mysticisme. Vous dites que les suicidés ne font pas l'Histoire. Oui, vous avez raison... Sauf que dans l'Histoire des révolutions, ils sont inoubliables. Roméo et Juliette, un drame d'amoureux inexistants... Le Christ...un suicide commandé par lui-même et exécuté par les autres...D'ailleurs, dans cette pièce, il y a interrogation sur la nature du suicide. Est-ce l'Etat libanais et la religion qui suicide cet homme tout-à-fait normal et social ou le jeune homme qui ne se sent pas libre dans ce monde de fou qui vient à commettre l'irréparable sur sa personne.

John, soyons honnête. Je suis foireux puisque je fais tout foirer dans ma vie ou que tout foire dans ma vie sans que je sache vraiment pourquoi. Ma sortie de cirque à le droit d'être tout aussi foireuse après tout. Me retenir au-dessus de la falaise littéraire? Je vole dans le vide avec la prétention d'Icare... Mais cette prétention n'est juste qu'un terrible aveux d'échec et un agacement infini devant l'hypocrisie du monde.

Mon étonnement suprême vient de l'amour d'une femme qui aime un homme à la manière d'une enfant plutôt que comme une femme. Femme-enfant. Homme-enfant. Je n'arrive plus à savoir de quel genre d'amour nous nous aimons. L'amour existe, durable et éternel entre nous deux. C'est tout ce que j'arrive à écrire sur nous deux en cet instant tellement je suis décontenancé et bousculé par notre histoire.

Patience. La vie continue. La mort littéraire est un masque qui cache une autre réalité. J'ai envie de faire autre chose, quelque chose de concret. Je ne sais pas encore où et comment. Je laisse mon esprit vagabonder. La culture ne m'abandonne pas. C'est une certitude. Quand à la religion, John, laissons les âmes se cultiver dans leur jardin secret. Je n'ai pas la prétention de détruire les religions. J'aimerais seulement que l'ouverture sur les autres l'emporte sur les haines et les divisions. Je suis devenu musulman et cela me rapproche, par l'acte, d'une autre culture millénaire. Je n'ai rien perdu ni abandonné. J'y ai gagné beaucoup. Je suis sincère envers moi-même. J'ai pris un pont entre deux religions et l'alliance est belle, libre, solitaire. Je trace mon sillon singulier, libéré des dogmes et croyant en l'Amour, et la culture est mon fil rouge.

Une page se tourne, John. Un autre projet viendra. Sans objectif, je meurs pour de vrai. Je n'aimerais pas arriver à cette extrémité morbide. J'aime la vie à mort:)...même si tout foire dans ma vie. C'est la différence entre un loser sans histoire et un champion qui fait l'Histoire.

P.S. je vous conseille d'aller visionner sur mon blog la vidéo tournée à Avignon concernant cette pièce de théâtre. Cette pièce sera par ailleurs bientôt présentée en Suisse dès fin août à la Bâtie puis au Théâtre du Grütli. Peut-être qu'un suicidé peut éventuellement faire la culture d'un petit coin de Romandie à défaut de faire l'Histoire...

Écrit par : pachakmac | 20 juillet 2012

Je crois que dès lors qu'il y a amour universel les humains se font tout-petits.

Écrit par : Cristal Gagnante | 20 juillet 2012

Pour être au plus près de l'Origine... Et sentir comme des enfants pour le bien d'un enfant possible et désiré ou même surprise entre deux bons tourtereaux :)

Écrit par : Cristal Gagnante | 20 juillet 2012

Et la connaissance je l'ai de cet amour.
Bonne nuit à tous.

Écrit par : Cristal Gagnante | 20 juillet 2012

si ils pouvaient avoir les poltergeists des pharaons ceux là, ils m'énervent!!!
bizzzouxxx !!!

Écrit par : Sarah | 21 juillet 2012

Sarah: du coup il viendraient nous demander si nous ne connaissons pas un bon exorciste... ;-)

Bizzzouxxx!!!

Écrit par : hommelibre | 21 juillet 2012

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